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  • Mobilisation sans précédent

    Feux de forêt

    Une 8 septembre, 2026

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  • Coupures et pannes électriques à répétition

    Hydro-Québec

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Foudre

Mobilisation sans précédent

Feux de forêt

Une 8 septembre, 2026

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Coupures et pannes électriques à répétition

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Coupures et pannes électriques à répétition

Feux de forêt

Mobilisation sans précédent

par Éric Cyr

Sur la photo, le centre des opérations de la Sopfeu à Fermont.

Tout comme durant la période estivale 2024, alors que des incendies de forêt hors de contrôle et d’une ampleur inégalée ont fait rage sur la Côte-Nord et au Labrador, où près du tiers de la population labradorienne avait alors été déplacée dans le cadre de deux évacuations, l’été 2026 restera assurément gravé dans la mémoire collective des habitants de la région. Confrontées à une saison particulièrement difficile marquée par de nombreux épisodes de foudre, ainsi que par la sécheresse et des températures élevées, les autorités ont dû faire face à une recrudescence importante des incendies de forêt.

La Société de protection des forêts contre le feu (Sopfeu) a déployé des moyens considérables sur le territoire, allant jusqu’à mettre sur pied une véritable organisation de lutte contre les incendies directement dans le secteur de Fermont. La situation était d’autant plus complexe que les feux ne connaissaient évidemment pas les frontières administratives. Plusieurs incendies ont touché simultanément le territoire de la MRC de Caniapiscau et le Labrador, obligeant les responsables québécois et leurs homologues du Labrador à coordonner étroitement leurs interventions. La crise a véritablement pris de l’ampleur à la fin de juin. Un important incendie qui s’est déclenché le 28 juin à proximité du kilomètre 437 de la route 389 a rapidement pris de l’expansion. Le feu, causé par une activité récréative, avait atteint plusieurs milliers d’hectares et était considéré comme hors de contrôle. L’unique lien routier entre Fermont et le sud de la Côte-Nord, la portion québécoise de la TransQuébec-Labrador, la route 389, a dû être fermée à quelques occasions en raison de la fumée dense et de la visibilité devenue pratiquement nulle.

Centre des opérations à Fermont

L’éloignement des incendies et l’immensité du territoire ont posé un important défi logistique. Afin de rapprocher les pompiers forestiers des zones d’intervention, la Sopfeu a installé un campement aux abords de l’ancienne ville de Gagnon. Cette base temporaire devait permettre d’accueillir davantage de personnel et de faciliter le déploiement des équipes sur le terrain. Au moment où l’incendie du kilomètre 437 s’amplifiait, quatre équipes de pompiers forestiers, des avions-citernes (bombardiers d’eau) et trois hélicoptères étaient notamment mobilisés dans le secteur. Quelques jours plus tard, devant la multiplication des incendies aux alentours de la route 389, une équipe spécialisée de gestion des feux majeurs a établi son centre des opérations à Fermont. La municipalité est ainsi devenue l’un des principaux centres opérationnels de la Sopfeu dans le nord du Québec. Le centre opérationnel établi à Fermont regroupait initialement quatre sections de 20 pompiers forestiers. Deux sections additionnelles se sont ajoutées, portant l’ensemble des pompiers et autres ressources affectées localement à près de 150 personnes. Jusqu’à six hélicoptères soutenaient également les opérations, principalement pour effectuer de la reconnaissance aérienne et transporter les équipes vers les lieux difficiles d’accès.

Plusieurs fronts

Les pompiers forestiers ont dû intervenir à plusieurs endroits simultanément, notamment au sud et au nord de Fermont ainsi que le long de la route 389 dans les environs de la mine de fer de Fire Lake et dans des secteurs plus éloignés du territoire de Caniapiscau. Les opérations variaient selon le comportement des incendies. Lorsque les conditions le permettaient, les équipes travaillaient directement sur le terrain afin de construire et de consolider des lignes de confinement, d’éteindre les points chauds et de sécuriser les bordures des périmètres touchés. Les hélicoptères étaient utilisés pour de la surveillance aérienne, du transport de pompiers et, au besoin, pour procéder à des opérations d’arrosage. Des avions-citernes pouvaient également être déployés lorsque l’intensité du feu et les conditions météorologiques favorisaient

une intervention efficace et sécuritaire. La situation a parfois rendu toute intervention aérienne impossible. La fumée, l’intensité extrême de certains incendies et les vents forçaient à l’occasion les responsables à suspendre temporairement certaines interventions. La Sopfeu devait alors adapter continuellement sa stratégie, notamment en concentrant ses efforts sur les flancs et les portions du périmètre où les équipes pouvaient travailler sans danger.

Feu du lac de la Bouteille

L’un des incendies les plus surveillés a été celui situé près du lac de la Bouteille, au nord de Fermont. Ce feu, causé par la foudre le 29 juin, a connu une activité particulièrement intense au début de juillet. L’objectif de la Sopfeu n’était pas nécessairement d’éteindre l’ensemble du feu, mais de le contenir à l’intérieur d’une zone prédéterminée et de consolider ses bordures afin de protéger la ville de Fermont. Le comportement du brasier illustrait également le caractère transfrontalier de cette crise. Une progression du feu a franchi la frontière en direction du Labrador. Des échanges quotidiens ont alors été maintenus entre la Sopfeu et les équipes responsables de la lutte contre les incendies de la province voisine afin de coordonner les opérations des deux côtés de la frontière. Environ une soixantaine de pompiers forestiers étaient affectés à ce secteur à la mi-juillet, avec l’appui d’hélicoptères et, au besoin, de bombardiers d’eau.

Au Labrador

Le Labrador Ouest a aussi été durement touché. À la fin de juin, un incendie situé à proximité de Labrador City a entraîné l’évacuation de secteurs de chalets dans le périmètre de la rivière Walsh, de villégiateurs au terrain de camping du lac Duley, ainsi que du secteur du lac Throne et des environs du club de golf Tamarack. La municipalité de Labrador City avait alors déclaré l’état d’urgence. La situation s’est progressivement améliorée au début de juillet. Certaines zones ont pu être rouvertes, tandis que les équipes poursuivaient leur travail afin de circonscrire le feu et d’éteindre les derniers points chauds. Des boyaux, des pompes, des hélicoptères et d’autres équipements de lutte contre les incendies étaient notamment visibles pour les citoyens.

Défi logistique

Cette nouvelle crise a mis en évidence la vulnérabilité particulière de cette région éloignée, où les communautés, les infrastructures essentielles, les installations minières et les routes sont dispersées sur un immense territoire forestier. La route 389 représente notamment un axe stratégique dont la fermeture peut rapidement isoler Fermont, ce qui complique l’approvisionnement et les déplacements. Elle a aussi démontré l’importance de la coopération régionale et la nécessité de disposer de ressources permanentes ou rapidement mobilisables. Le gouvernement de Terre-Neuve-et-Labrador a annoncé en juillet son intention de poursuivre la planification visant à assurer une présence saisonnière d’un avion-citerne à Wabush, en plus de prévoir de nouveaux équipements de protection et des ressources additionnelles pour la lutte contre les feux de forêt. Grâce à la mobilisation de centaines de combattants auxiliaires, de pompiers forestiers, de spécialistes de la gestion des feux, d’avions-citernes et d’hélicoptères, la situation a progressivement été stabilisée. Toutefois, ce déploiement aura rappelé avec force que, dans le vaste territoire situé entre Gagnon, Fire Lake, Fermont et le Labrador, un incendie de forêt peut rapidement se transformer en crise régionale nécessitant une organisation logistique et humaine hors du commun.

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Publié le 8 septembre, 2026, dans la publication : Numéro_14 Volume_44

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Publié sur le site le 8 septembre 2026

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Hydro-Québec

Coupures et pannes électriques à répétition

par Éric Cyr

Les citoyens fermontois ont eu à composer avec de multiples coupures de courant planifiées et de nombreuses pannes électriques indésirables durant la période estivale, ces phénomènes répétés causant de la frustration et du mécontentement.

Cure de jeunesse pour le mur-écran

Les travaux réalisés depuis le début de l’année touchent plus particulièrement les équipements du mur-écran de Fermont et ont nécessité des coupures de courant planifiées visant à rénover les équipements situés dans les chambres électriques, des pièces qui abritent le matériel servant à l’alimentation en électricité des clients du mur. Ces chambres annexes, au nombre de six au total, ont été construites en même temps que le rempart architectural dans les années 1970 et étaient devenues vétustes. Les appareils qui s’y trouvent ont été à la source de quelques pannes ces dernières années d’où la décision d’Hydro-Québec de procéder à la réfection de ces installations.

Selon le conseiller aux Affaires autochtones et relations avec le milieu à la direction régionale de Manicouagan et à la direction et production d’Hydro-Québec à Baie-Comeau, Patric Frigon :

« Les travaux permettront d’assurer la fiabilité de l’approvisionnement en électricité pendant une quarantaine d’années. »

La conseillère en relations avec le milieu, Côte-Nord, à la Direction des Affaires régionales et collectivités, Marie-Julie Roy explique : « Dans les derniers mois, des interruptions planifiées totalisant moins de sept heures ont été requises pour effectuer ces travaux de rénovation qui se termineront à l’automne 2016. » M. Frigon poursuit : « Parallèlement, mais sans lien entre les deux, des travaux réalisés au poste Normand dans le secteur du lac Bloom ont entrainé des interruptions planifiées totalisant 2,5 heures » précise M. Frigon.

Les éléments

Des pannes causées par des bris d’équipements et par la foudre ont particulièrement affecté le secteur de Fermont en juillet et aout dernier, coupant l’alimentation électrique pendant près de 17 heures au total.

Travaux à venir

Mme. Roy ajoute que : « La rénovation des six chambres électriques du mur-écran se poursuit jusqu’à l’automne 2016. La modernisation de ces équipements est rendue nécessaire pour assurer la fiabilité du service électrique de la clientèle du mur. Il reste deux chambres à moderniser. Au total Hydro-Québec Distribution (HQD) prévoit deux interruptions plutôt courtes et localisées pour compléter la réfection. » Cette dernière assure que les équipes de la société d’État tentent de restreindre les désagréments occasionnés par ces opérations le plus possible. « Des travaux qui visent à renforcer l’architecture électrique du poste Normand  pour pallier l’augmentation de charge demandée par le client ArcelorMittal Mines Canada se poursuivent également jusqu’à la fin de l’année 2016. » Les tâches consistent notamment à installer un troisième transformateur de puissance et tout l’équipement connexe. « Aucune interruption n’est prévue pour ces travaux. »

Des opérations de modernisation sur le réseau de télécommunications d’Hydro-Québec sont aussi en cours dans le secteur de Fermont. Ce chantier prévoit entre autres le transfert des circuits analogiques vers le réseau numérique.

« Ces travaux qui visent à assurer la pérennité du réseau de télécommunications ont débuté en 2014 et se termineront en 2017. Ils sont sans conséquence pour les clients de Fermont. »

Provenance de l’énergie pour Fermont

Pour brosser un portrait d’ensemble des infrastructures, la ville de Fermont est alimentée en électricité par le poste Normand, situé près du Mont-Wright, qui puise lui-même sa source au poste Montagnais (localisé à l’est de Fermont dans le secteur de la rivière Nipissis un affluent de la rivière Moisie à plus de 250 km au nord de Sept-Îles près de la voie de chemin de fer QNS&L) qui peut recevoir et distribuer de l’électricité. Le client industriel ArcelorMittal (mine du Mont-Wright) est également approvisionné par le poste Normand.

La société Minerai de fer Québec, une filiale de Champion (mine du lac Bloom) est pour sa part fournie en électricité par la ligne de 315 kilovolts (kV) qui relie le poste Montagnais au poste Normand. Cette ligne électrique reliée au réseau d’Hydro-Québec alimente donc les opérations minières des deux entreprises du côté québécois à la fois la mine du lac Bloom appartenant à Champion et la mine du Mont-Wright de la minière ArcelorMittal.

Les installations minières de Fire Lake ne sont pas alimentées par Hydro-Québec mais plutôt à l’aide de génératrices par ArcelorMittal à l’exception du système de télécommunications. Le seul client d’Hydro-Québec à Fire Lake est une tour de télécommunications appartenant à la société d’État dont l’approvisionnement se fait via le poste du lac Hope. La centrale de la rivière Hart Jaune alimente aussi le poste Normand grâce à une ligne de 161 kV mais génère moins d’énergie et est utilisée principalement pour les urgences. En cas de problème au poste Normand ou à son confluent principal le poste Montagnais (fourni par la centrale hydroélectrique de Churchill Falls au Labrador et celle de La Romaine), il est possible d’alimenter la ville de Fermont par la centrale de Hart Jaune. L’énergie peut aussi provenir du Labrador. Elle transite alors depuis le poste Wabush, jusqu’au poste Chantal situé à l’entrée de la ville de Fermont qui est alimenté par une ligne de 69 kV. Des ententes ont été conclues en ce sens avec la province voisine de Terre-Neuve-et-Labrador.

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Publié le 26 septembre, 2016, dans la publication : Numéro 16 Volume 34

  • Bris d'équipement
  • Fermont
  • Foudre
  • Hydro-Québec
  • Inconvénients
  • Mur-écran
  • Pannes électriques
  • Poste Normand
  • Traveaux de réfection

Publié sur le site le 6 octobre 2016

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