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Bema Construction

Une centaine de chambres à Fermont

par Éric Cyr

Légende : Sur la photo de gauche à droite, le président de Bema Construction, Gabriel Besrest, le directeur des opérations, Frank Dumouchel et le surintendant des travaux civils, Jessy Leclerc-Lavoie dans le bureau local de Bema Construction. Sur l'autre photo, le complexe de Toromont.

L’entrepreneur général Bema Construction est le maître d’œuvre d’un important chantier de construction actuellement en branle à Fermont visant à terme l’érection d’une nouvelle infrastructure d’hébergement sur la rue des Bâtisseurs qui comprendra une centaine de chambres destinées à des travailleurs du domaine minier.

Le nouveau complexe résidentiel, qui inclura une aire de détente, un espace commun, une buanderie et une cuisine, a été commandé par l’entreprise Toromont pour loger ses employés dans la région. C’est un projet d’une quinzaine de millions de dollars qui témoigne de la confiance des joueurs majeurs de l’industrie minière du fer en l’avenir.

Bema Construction, qui compte plus d’une trentaine d’employés et dont les champs d’expertise couvrent la construction industrielle et de bâtiments ainsi que les ponts et ouvrages d’art, possède sa propre usine et flotte de camions de béton à Fermont. L’entreprise, qui a connu une forte expansion au cours des dernières années, s’est établie localement, en 2020, sur la rue Bertrand dans le parc industriel afin de se rapprocher de sa clientèle régionale et s’est récemment dotée d’une division en mécanique industrielle en plus de fonder, en 2025, le laboratoire indépendant, Lab52, spécialisé en contrôle de la qualité des matériaux géotechniques, des sols et du béton, assurant la conformité des travaux à Fermont et au Labrador.

Dans son désir d’expansion, Bema Construction s’est récemment investie à titre de commanditaire majeur du congrès de l’industrie minière Minex, qui s’est tenu du 9 au 13 février à Wabush. Cette implication s’inscrit dans une optique de croissance du côté de ses voisins du Labrador, l’entreprise ayant déjà un pied-à-terre à Labrador City. L’expertise de Bema Construction qui est solidement implantée localement est aussi reconnue à l’échelle nationale, l’entreprise ayant notamment participé à des projets d’envergure, dont les travaux de réfection des culées et des appuis de piliers du pont J.-C.-Van Horne, qui enjambe la rivière Restigouche pour relier la Gaspésie à Campbellton, au Nouveau-Brunswick, à la suite de l’obtention d’un contrat du gouvernement fédéral.

Selon le directeur des opérations, Frank Dumouchel, qui œuvre dans la région depuis plusieurs années, Bema Construction est aujourd’hui devenue une solution complète clé en main, intégrant la conception et l’ingénierie des projets, la réalisation des travaux ainsi que la livraison du béton produit par l’entreprise elle-même. Cette approche intégrée fait une différence notable et facilite la gestion des projets pour les partenaires commerciaux et pour le secteur minier, dont plusieurs acteurs majeurs figurent parmi les fidèles clients de l’entreprise. En plus de son rôle de gestionnaire, M. Dumouchel assure une présence régulière sur le terrain afin d’apporter un soutien direct aux clients et de bien comprendre les réalités propres aux chantiers.

Par ailleurs, au-delà des chantiers actuellement visibles, Bema Construction est engagée dans des projets structurants à plus long terme, notamment à titre d’entrepreneur responsable de la construction des ponts qui enjamberont les rivières sur le nouveau tracé de la route 389, un projet majeur dont l’ouverture est prévue dans quelques années.

« Les différentes étapes de construction de cette unité d’habitation de Toromont, le plus important contrat de Bema Construction en génie civil dans la région à ce jour, évoluent au rythme prévu et leur concrétisation fait appel à des experts de divers domaines comme l’électricité, la menuiserie et la plomberie. La santé et la sécurité au travail demeurent la priorité absolue sur le chantier, et l’approche rigoureuse instaurée par l’entreprise a permis une progression de la construction du bâtiment sans aucun accident avec perte de temps, tout en respectant l’échéancier. L’édifice devrait ainsi être complété et livré à la fin mars 2026, après quoi débuteront les travaux de génie civil et d’aménagement, incluant notamment l’asphaltage, les bordures et le paysagement. Il y a déjà eu une quarantaine de travailleurs lors de périodes d’achalandage et présentement, c’est une quinzaine au total qui œuvrent simultanément sur le chantier », confie M. Dumouchel, qui précise que la majeure partie des tâches, soit 85 %, est confiée à des sous-traitants locaux et 15 % à des entreprises régionales.

Son collègue, le surintendant des travaux civils, Jessy Leclerc-Lavoie, qui possède une longue feuille de route dans le domaine, souligne la complexité du projet réalisé dans un contexte nordique exigeant marqué par d’importantes contraintes hivernales. Ce dernier est particulièrement fier du mur de soutènement de 16 000 tonnes érigé adjacent au bâtiment, une réalisation qui a nécessité une planification rigoureuse et une exécution de haute précision.

À l’initiative du directeur des opérations, Frank Dumouchel, l’entreprise intègre des stagiaires universitaires en génie civil au sein de ses équipes, leur permettant de découvrir la région de Fermont, d’y développer une expérience professionnelle concrète et de favoriser le recrutement de la relève, explique-t-il avec enthousiasme, visiblement passionné par son métier.

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Publié le 17 février, 2026, dans la publication : Numéro_3 Volume_44

  • Bema Construction
  • Chambres
  • Chantier de construction
  • Entrepreneur général
  • Fermont
  • Frank Dumouchel
  • Gabriel Besrest
  • Industrie minière du fer
  • Infrastructure d’hébergement
  • Jessy Leclerc-Lavoie
  • Logements pour travailleurs
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  • Toromont
  • Unité d’habitation
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Publié sur le site le 16 février 2026

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AFL

Une reconnaissance amplement méritée

par Éric Cyr

L’Association francophone du Labrador (AFL) a rendu un vibrant hommage à une pionnière de la petite communauté francophone de l’Ouest du Labrador, Lise Boucher, en marge de son assemblée générale annuelle (AGA) au Centre des arts et de la culture de Labrador City, le 13 septembre 2025.

La grande dame, une ardente défenderesse du français et une bénévole active au sein de plusieurs associations de la collectivité, dont l’AFL, depuis plus d’un demi-siècle, faisait partie des fondateurs de l’organisme voué à la défense et à la promotion du fait français qui a vu le jour en 1973. Originaire de Laval, Mme Boucher est arrivée à l’âge de 27 ans à Labrador City où elle s’est établie il y a près de six décennies en 1967 juste après avoir visité l’Expo 67. Après avoir mûrement réfléchi, l’octogénaire, qui joue encore au golf, a dû se résigner à vendre sa maison et partir habiter temporairement avec sa fille à Longueuil dans la métropole québécoise le temps de trouver une place dans une résidence privée pour aînés (RPA) compte tenu de son âge avancé et de l’absence de ressources d’hébergement pour les aînés dans la région.

L’AFL a tenu à souligner l’engagement exceptionnel et la grande contribution de Mme Boucher, qui s’est investie avec passion dans plusieurs sphères de l’activité communautaire, culturelle et sociale de l’endroit. Celle qui a reçu, en 1992, la médaille du 125e anniversaire de la Confédération du Canada décernée à des personnes ayant rendu d’importants services à leurs concitoyens, à leur collectivité ou au Canada, et en 1995 le prix Roger Champagne remis à la personnalité bénévole s’étant illustrée par son dévouement dans le développement du fait français à Terre-Neuve-et-Labrador, était reconnue de ses pairs comme une personne dévouée, dynamique et toujours prête à rendre service.

Très énergique, Lise Boucher a influencé de nombreux aspects de la vie de la région. Mère de deux enfants, elle s’est engagée à plusieurs niveaux afin de faire évoluer de nombreux dossiers. Aujourd’hui veuve, elle a hébergé des étudiants, des femmes, des immigrants et des travailleurs fraîchement débarqués au Labrador et ayant de la difficulté à se trouver un logement convenable tout en les aidant à découvrir toutes les facettes de la vie nordique. Elle a touché la vie d’une foule de gens dans le cadre de son travail d’interprète qu’elle a su exécuter avec professionnalisme et grande discrétion à la Cour provinciale de Wabush, à l’hôpital de Labrador City, chez le chiropraticien et le vétérinaire pour ne nommer que quelques fonctions qu’elle a occupées au fil du temps. Son bénévolat comprend notamment l’avancement de la cause féministe, le chant au sein de chorales liturgiques à la basilique de Labrador City et à l’Église catholique de Fermont, la rédaction et la révision de textes pour la petite publication offerte aux membres de l’AFL, le Franc Copain, ainsi que pour des documents événementiels et touristiques.

La directrice générale de l’AFL, Julie Cayouette, confie : « Je souhaite au nom de l’AFL et des citoyens de la région, tant francophones qu’anglophones, remercier Lise Boucher pour son apport indéfectible remarquable aux multiples causes qu’elle a servies avec vivacité. Je peux affirmer que son départ va laisser un grand vide au sein du milieu où elle a habité durant 58 ans. Merci infiniment, Lise, pour tout ce que tu as accompli ! »

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Publié le 23 septembre, 2025, dans la publication : numéro_15 Volume_43

  • Association francophone du Labrador
  • Bénévole
  • Centre des arts et de la culture de Labrador City
  • Communauté francophone
  • Hébergement pour aînés
  • Hommage
  • Lise Boucher
  • Pionnière
  • Reconnaissance
  • Terre-Neuve-et-Labrador
  • Wabush

Publié sur le site le 23 septembre 2025

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Concours de véhicules à moteur

Un Fermontois remporte deux distinctions

par Éric Cyr

Légende : Sur la photo, Yan Poirier prend la pose à côté de sa voiture de collection. Sur la couverture, le passionné d'automobiles exhibe fièrement les deux trophées qu’il a remportés lors de la deuxième édition du Motorama.

Le Fermontois Yan Poirier a remporté deux prix dans le cadre de la seconde édition du concours de véhicules motorisés Motorama qui s’est tenue dans le stationnement du complexe récréatif Mike Adam à Wabush au Labrador, le 25 juillet 2025. Ce dernier a récolté des prix dans deux catégories lors de l’événement annuel soit « voiture classique » et « choix du public » pour son automobile 1972 de marque Dodge Challenger RT avec un moteur 340 modifié de huit cylindres Mopar (Dodge/Plymouth).

Le passionné qui a une formation en mécanique et un talent inné pour la restauration d’objets en tout genre, en plus d’être artisan et de s’adonner à la photographie, prenait part pour la première fois à ce regroupement automobile éclectique et il est heureux d’avoir réussi à se démarquer parmi la cinquantaine de participants qui s’étaient inscrits à l’activité qui rassemblait des modèles anciens et plus récents.

« J’ai toujours eu un penchant pour les Dodge Mopar. Quand j’étais jeune, j’achetais des revues de vente d’autos que je feuilletais avec attention et je rêvais d’en acheter une. L’occasion s’est présentée beaucoup plus tard en 2017, à l’époque où je tentais activement de trouver un vieux bolide des années 1970 de type Dodge Challenger, Dodge Charger ou Ford Mustang quand je suis tombé sur cette auto d’un beau vert lime dont j’ai fait l’acquisition sur un coup de tête. J’ai refait la mécanique au complet sur une période de quatre ans dans mon garage qui est muni d’un pont élévateur (lift). Les morceaux se trouvent bien pour cette bagnole à moteur surdimensionné « muscle car », un petit char avec un moteur performant. Je me balade avec celui-ci durant l’été. La conduite en ville est agréable cependant, comme j’ai modifié le ratio du différentiel (train d’engrenage) en divisant le nombre de dents de la couronne par le nombre de dents du pignon, il n’est plus adapté à la grande route et sa vitesse maximale est de 140 km/h, mais il peut atteindre 3000 tours par minute (rpm) à 100 km/h. »

La maison et le garage de celui qui s’adonne à la mécanique depuis une quarantaine d’années et qui est aussi collectionneur ressemblent à une caverne d’Ali Baba et il parle avec passion des nombreux objets précieux à ses yeux et qu’il affectionne particulièrement. Il travaille actuellement sur un nouveau projet, celui de restaurer une fourgonnette fabriquée en 1979 par General Motors, une GMC Vandura (connue aussi sous le nom de Chevrolet Van). Ce modèle avait été acheté neuf lors de l’année de sa fabrication par un particulier de Gagnon qui l’a vendu à un Fermontois lors de la fermeture de cette ville minière.

Le seul participant fermontois à cette activité qui proposait simultanément de l’animation, de la musique et de la nourriture s’est dit à la fois content et surpris d’avoir reçu ces reconnaissances qui soulignent avant tout sa passion et ses talents de restaurateur. Il est particulièrement ému d’avoir reçu le convoité prix du public qui a été décerné par un vote auquel a pris part plus d’une centaine de spectateurs rassemblés pour l’occasion. M. Poirier a aussi participé à un autre rassemblement annuel régional d’adeptes d’automobiles, la neuvième édition du spectacle « Labrador West Auto Show », qui s’est déroulé sur l’avenue Drake à Labrador City, le 23 août.

Les prix dans les autres
catégories

Voiture sport :
Chevrolet Corvette Z06 2019 – Tony Brinston

Camionnette :
Chevrolet Silverado 2018 – Byron Wiseman

Véhicule de luxe :
Jaguar F Pace 2020 – Brady Slade

Motocyclette :
Indian Scout Bobber 2019 – Jason Pelley

Voiture importée :
Fiat Abarth 2012 – Tony Rebelo

Cylindrée du moteur (chevaux-vapeur) :
Ford Mustang 2008 pro-charged – Brady Slade

Jeep:
Jeep Rubicon X 2024 – Anna Basnet

Véhicule modifié :
Ford Mustang 1991 – Alex Cassell

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Publié le 26 août, 2025, dans la publication : Numéro_13 Volume_43

  • Automobile 1972
  • Catégorie choix du public
  • Catégorie voiture classique
  • Complexe récréatif Mike Adam
  • Concours de véhicules motorisés
  • Dodge Challenger RT
  • Événement annuel
  • Fermontois
  • Gagnant
  • Mopar
  • Moteur modifié
  • Motorama
  • passion
  • Reconnaissance
  • Restauration mécanique et esthétique automobile
  • Wabush
  • Yan Poirier

Publié sur le site le 25 août 2025

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Soins et contrôle des animaux

Le refuge animalier de Wabush fait peau neuve

par Éric Cyr

Légende : Sur la photo, le convoi transportant les six roulottes de chantier sur la route en direction de Wabush. Source photo : Faiths Haven

Le refuge pour animaux de l’Ouest du Labrador, Faiths Haven, un organisme sans but lucratif qui a pignon sur rue dans le parc industriel de Wabush, a reçu la livraison de six roulottes de chantier, arrivées par la TransQuébec-Labrador (autoroute 500), le 5 mai 2025. Après un long parcours par camions-remorques à partir de Happy Valley-Goose Bay, ces infrastructures seront assemblées et utilisées afin de construire un tout nouveau bâtiment dédié aux animaux abandonnés ou errants de la région.

Les animaux qui sont apportés au lieu de protection sans euthanasie et dont des intervenants bénévoles prennent soin, principalement des chats, des chiens et des lapins, pourront profiter de nouvelles installations mieux adaptées, plus modernes et beaucoup plus grandes. Elles seront érigées sur un terrain de trois acres qui a généreusement été concédé par la minière Tacora Resources dans le quartier industriel de Wabush à proximité de celles qui existent actuellement. Ce nouvel endroit qui a obtenu l’aval de l’administration municipale de la Ville de Wabush aura la même vocation que la précédente ressource en permettant notamment de proposer des services pour les animaux en difficulté et de les héberger de façon confortable et sécuritaire afin de faciliter leur transition après leur avoir offert des soins vétérinaires à la clinique vétérinaire locale pour s’assurer de leur bien-être. Leur séjour se termine habituellement à moyen ou à long terme par une adoption par un propriétaire attentionné ou une bonne famille, mais parfois aussi, malheureusement et seulement si absolument nécessaire, par une euthanasie dans les cas les plus graves.

Dynamisme et enthousiasme

« Nous sommes ravis d’ouvrir notre nouvel abri pour animaux. Les plans sont déjà prêts et nous avons hâte que les travaux commencent. Nous disposons de six grandes caravanes de chantiers et bureaux mobiles pour concrétiser ce projet de longue haleine qui a été amorcé il y a déjà plusieurs années. L’objectif est d’offrir un service de refuge animalier exceptionnel qui répondra aux nombreux besoins de nos communautés », confie la présidente de l’organisation, Kelly Pafford. Elle remercie les partenaires de la démarche, des entreprises du milieu et la population, qui ont fait preuve de grande générosité en contribuant d’une façon ou d’une autre pour la cause animale, notamment par des dons, et en particulier l’homme d’affaires Don Stoddard, qui a aidé à l’acquisition des bâtiments, et à Jim’s Garage et WLB Operations, qui les ont transportés et déplacés.

« Le refuge pour animaux Faiths Haven tient à souligner la contribution de tous ses bénévoles qui consacrent quotidiennement de leur temps à la cause animale. Sans eux, nous ne pourrions pas accomplir ce que nous faisons. Nous tenons également à remercier les personnes qui nous appuient. Votre soutien est précieux pour nous », conclut la responsable.

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Publié le 27 mai, 2025, dans la publication : Numéro 10 Volume_43

  • Animaux abandonnés
  • Animaux errants
  • Don Stoddard
  • Faiths Haven
  • Happy Valley-Goose Bay
  • Hébergement
  • Infrastructures
  • Intervenants bénévoles
  • Jim’s Garage
  • Kelly Pafford
  • Nouveau bâtiment
  • Organisme sans but lucratif
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  • Refuge animalier
  • Sécurité
  • Soins vétérinaires
  • Wabush
  • WLB Operations

Publié sur le site le 27 mai 2025

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Biens immobiliers de Desjardins

La Ville de Fermont revoit sa stratégie

par Éric Cyr

Légende : Sur la photo, l’un des deux édifices pour lesquels la Ville a abandonné son droit prioritaire d’acquisition.

Après avoir pris connaissance de deux offres d’achat faites sur les deux bâtiments appartenant à la Caisse Desjardins des Travailleuses et Travailleurs unis de Fermont, l’administration municipale a adouci sa position qui visait à utiliser systématiquement son droit de préemption sur les immeubles de l’institution bancaire qui avait pignon sur rue localement et qui a pris la décision de mettre fin, le 8 novembre 2024, à son service au comptoir.

Tel que le lui permet le droit de préemption, un outil intégré en juin 2022 au Code municipal du Québec et à la Loi sur les cités et les villes, la mairie de Fermont souhaitant éviter les situations où un immeuble représentant un intérêt pour la municipalité pourrait être vendu à un tiers sans qu’elle en soit préalablement informée, a manifesté son intention d’avoir recours à son droit de préemption dans le cas des propriétés immobilières locales de Desjardins qui a pris la décision de délaisser la localité. Cependant, l’Hôtel de Ville a retiré son droit de préférence stratégique lui permettant d’égaler les offres d’achat soumises au propriétaire pour la vente des deux immeubles pour lesquels la municipalité avait indiqué vouloir exercer ce droit, soit sur les deux édifices appartenant à l’établissement financier, la bâtisse principale de l’ancienne succursale bancaire située au 100, rue de l’Hématite et une roulotte située au parc de maisons mobiles.

Le maire de Fermont, Martin St-Laurent, précise la position de la Ville en expliquant que comme l’offre d’acquisition pour la maison mobile a été déposée par la Coopérative alimentaire (Coop Metro) avec comme objectif de loger certains de ses travailleurs il a été jugé préférable de faire preuve de flexibilité dans l’intérêt des citoyens en laissant libre cours à ces transactions.

« La Coop Metro est une entreprise d’économie sociale considérée comme un service essentiel comme on a pu le constater lorsque la frontière avec le Labrador était fermée durant la pandémie. Nous avons donc décidé de ne pas lui mettre les bâtons dans les roues et de faciliter sa démarche qui, si elle se concrétise, profitera à la communauté en répondant à un besoin fondamental. »

L’élu municipal confie qu’en ce qui concerne le droit prioritaire de la Ville de devenir acquéreur du bâtiment principal qui abritait l’ancien point de service local de Desjardins, celui-ci a été abandonné au bénéfice d’une entreprise, Construction & Expertise PG.

Le maire précise que les démarches visant à attirer une autre institution bancaire à Fermont se poursuivent, mais l’espoir s’amenuise et la tâche s’avère malheureusement ardue et difficile. Construction & Expertise PG a acheté l’hôtel Sir Wilfred Grenfell à Wabush au Labrador il y a quelques années pour le transformer en complexe résidentiel pour loger ses travailleurs.

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Publié le 4 février, 2025, dans la publication : Numéro_2 Volume_43

  • Bâtiments
  • Caisse Desjardins des Travailleuses et Travailleurs unis de Fermont
  • Construction & Expertise PG
  • Coop Metro
  • Desjardins
  • Fermont
  • Hôtel de Ville
  • Hôtel Sir Wilfred Grenfell
  • Immeubles de l’institution bancaire
  • Logements pour travailleurs
  • Maire Martin St-Laurent
  • Wabush

Publié sur le site le 4 février 2025

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Projet minier Kami

Consultations publiques dans la région

par Éric Cyr

Légende de la photo : Des représentants du promoteur du projet lors d’une séance d’information publique à la salle Aurora à Fermont.

Les citoyens de la région ont été conviés à des séances publiques d’information d’une durée de quatre heures chacune au sujet d’un projet de mine de fer à ciel ouvert envisagé par Champion Iron, qui se sont tenues, les 10 et 11 décembre 2024 à la Légion de Wabush au Labrador et, le 12 décembre, à la salle Aurora à Fermont.

Le site anticipé pour cette éventuelle nouvelle exploitation minière nommée Kamistiatusset (Kami) se situe au sud-ouest des villes de Wabush et Labrador City au Labrador, dans la partie sud-ouest de la ceinture géologique de la fosse du Labrador à proximité de la frontière du Québec. Champion Iron a repris le flambeau de la minière Alderon Iron Ore après avoir fait l’acquisition du projet en avril 2021.

Des citoyens inquiets

Plusieurs citoyens se sont présentés aux séances d’information et ont exprimé certaines craintes concernant les implications d’une telle visée notamment pour la communauté fermontoise et pour les propriétaires de chalets et les villégiateurs du terrain de camping du lac Duley au Labrador. Même si le gisement de Kami est situé entièrement au Labrador où la transformation se fera, il se trouvera plus près de Fermont au Québec, à environ cinq kilomètres de cette municipalité, que de la ville voisine de Labrador City.

Le promoteur a expliqué aux participants les différentes phases du projet en détail à l’aide de maquettes et de nombreux tableaux décrivant son évolution à travers le temps. Le directeur principal du développement durable de l’entreprise, Michel Groleau, a présenté en toute transparence les études de préfaisabilité en abordant leurs différentes facettes à l’aide de plusieurs diapositives illustrant les impacts environnementaux, les besoins en énergie, l’utilisation de technologies de pointe, les améliorations et mesures d’atténuation relatives au bruit, à la gestion de l’eau et des résidus miniers, à la qualité de l’air et autres.

Ce dernier confie : « Nous avons pris connaissance du document qui avait été produit en 2012 par le comité de citoyens fermontois opposés au projet de Alderon et nous avons considéré les doléances exprimées à l’époque afin d’améliorer l’ensemble des points négatifs soulevés dans ce dossier. Ce n’est pas du tout le même schéma que celui qui était initialement envisagé par notre prédécesseur. C’est un projet revu et amélioré qui prend en considération les observations et les suggestions qui avaient été transmises par la population il y a un peu plus d’une décennie et qui inclut de nombreuses modifications destinées à répondre aux exigences populaires. »

Des participants ont posé des questions afin d’obtenir des éclaircissements et des précisions concernant des aspects plus techniques et certains ont affiché un certain scepticisme en ce qui a trait aux impacts réels que pourrait avoir ce projet sur la qualité de vie des résidents du secteur.

Des travaux d’exploration visant à soutenir l’étude d’impact environnemental exigée par le gouvernement de Terre-Neuve-et-Labrador ont déjà été amorcés. Le projet de la mine Kami est évalué à près de 4 milliards de dollars et aurait une durée de vie de 25 ans. La production de minerai de fer de haute pureté prévue est de 9 millions de tonnes par an et commencerait vers 2030, advenant une décision définitive d’investissements de Champion Iron. De 500 à 600 emplois directs devraient être créés sans compter les nombreux emplois indirects.

D’autres séances d’informations sont prévues selon les avancées du projet. Les communautés innues seront également consultées à ce sujet. Certaines informations sont disponibles en français sur le site internet championiron.com, cependant l’étude de faisabilité préliminaire est uniquement en anglais. Pour des questions par courriel :  info@kami.ca.

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Publié le 21 janvier, 2025, dans la publication : Numéro_1 Volume_43

  • Champion Iron
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  • Promoteurs
  • Proximité
  • Qualité de vie
  • Séance publique
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Publié sur le site le 21 janvier 2025

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Projet minier Kami

Champion Iron annonce un partenariat

par Éric Cyr

Deux chefs de file mondiaux de l’industrie minière japonaise, Nippon Steel (NSC) et Sojitz, ont conclu une entente avec Champion Iron dans le cadre du projet de mine de fer à ciel ouvert Kamistiatusset (Kami), le 18 décembre 2024. Ces deux actionnaires majeurs investissent un montant de 245 millions de dollars (M $) en échange d’une participation de 49 % dans le projet (30 % pour NSC et 19 % pour Sojitz) et, par la suite, 490 M $ lors du démarrage de la construction des infrastructures advenant une décision finale d’investissement de l’entreprise. La durée de vie de la nouvelle mine, qui se situera dans la partie sud-ouest de la ceinture géologique de la fosse du Labrador à proximité de la frontière du Québec, est évaluée à 25 ans.

L’annonce de ce partenariat destiné à faire progresser l’évaluation de la faisabilité et le développement potentiel du projet, dont le produit sera transformé au Labrador, constitue une avancée majeure dans le cheminement de la démarche et témoigne que celle-ci pourrait se matérialiser dans un échéancier de moins de sept ans selon les prévisions de la minière. La concrétisation de Kami est évaluée à près de 4 milliards de dollars. Ce scénario permettrait d’accroître l’offre de concentré de minerai de fer de haute pureté destiné à la réduction directe de Champion Iron en ajoutant une capacité de production anticipée de 9 millions de tonnes annuelles à celle de 15 millions de tonnes produites actuellement sur le site minier de sa filiale Minerai de fer Québec (MFQ) au Lac Bloom.

Tout en contribuant à la décarbonation de l’industrie de l’acier, l’accord devrait s’avérer mutuellement bénéfique pour les partenaires. En plus de stimuler la croissance économique de la région, le maître d’œuvre et promoteur de ce plan, Champion Iron, prévoit que cette visée favoriserait la création de 500 à 600 emplois directs. Les deux « lutteurs sumos » nippons de l’acier saisissent pour leur part, en unissant leurs forces, un avantage stratégique grâce à cette occasion d’optimiser leurs chaînes d’approvisionnement pour plus de deux décennies.

Bouillonnement économique

Le préfet de la MRC de Caniapiscau et maire de Fermont, Martin St-Laurent, considère que l’arrivée prochaine de cette nouvelle mine dans la région aurait un fort potentiel de développement économique. Il juge que ce projet pourrait non seulement soutenir et stimuler davantage la croissance de l’économie florissante de Fermont, mais surtout contribuer à la vitalité du nouveau parc industriel qui sera bientôt prêt à accueillir des entreprises et qui représente selon lui un élément clé pour diversifier les activités économiques locales et attirer de nouvelles industries. L’implantation de cette minière dans le secteur serait un moteur pour maximiser l’utilisation de cette nouvelle zone industrielle municipale et renforcer l’économie fermontoise. Toutefois, il rappelle l’importance pour l’instigateur du projet de prendre des mesures rigoureuses pour minimiser les impacts environnementaux sur le milieu. Cela inclut une attention particulière aux nappes phréatiques, aux eaux souterraines, ainsi qu’à la pollution de l’air, lumineuse et visuelle. Enfin, il insiste sur la nécessité d’un financement accru pour renforcer les services offerts aux citoyens afin de garantir que la communauté puisse pleinement profiter des avantages économiques liés à cette nouvelle dynamique industrielle.

Le processus d’approbation environnemental a été amorcé par Champion Iron auprès des instances provinciales de Terre-Neuve-et-Labrador. L’Agence d’évaluation d’impact du Canada, rattachée au ministère de l’Environnement, a déjà effectué une étude approfondie de la précédente mouture proposée à l’époque par Alderon Iron Ore, qui a obtenu une décision positive et l’aval des autorités fédérales en 2012, et n’a pas l’intention ni l’obligation d’entamer une nouvelle étude sur une mine projetée au même endroit et comportant de nombreuses similitudes.

Quelle coïncidence ! « Kami » diminutif du mot issu de la langue innue, l’innu-aimun, « kamistiatusset », qui signifie « terre des gens qui travaillent dur », apparaît également dans la langue japonaise où il se définit comme « esprit » ou « supérieur » et se réfère aux entités spirituelles vénérées dans la religion shintoïste.

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Publié le 21 janvier, 2025, dans la publication : Numéro_1 Volume_43

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Publié sur le site le 21 janvier 2025

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Transport aérien

Des travailleurs navetteurs ont eu chaud

par Éric Cyr

Source photo : Frédéric Côté

Des travailleurs navetteurs (fly-in/fly-out) de Minerai de fer Québec (MFQ) ont eu la peur de leur vie lorsqu’un avion de l’entreprise aérienne Nolinor, un Boeing 737-400 qui les transportait, a subi un problème technique, le 27 novembre 2024, empêchant le déploiement de l’un des trains d’atterrissage principaux de l’appareil qui s’est finalement posé en catastrophe, mais sans encombre, sur la piste d’un autre aéroport avec un seul atterrisseur grâce au sang-froid des pilotes.

Le vol nolisé en partance de Québec à destination de l’aérogare de Saguenay-Bagotville, où il devait récupérer d’autres employés de la minière, a dû rebrousser chemin après avoir amorcé sa descente à l’approche de l’aérodrome de l’endroit lorsqu’un train d’atterrissage de l’aéronef ne s’est pas ouvert. L’aérodyne a par la suite effectué une boucle au-dessus du Saguenay avant de bifurquer vers l’aéroport international Montréal-Mirabel où les aviateurs ont réalisé un atterrissage forcé avec un train d’atterrissage en moins. Selon la compagnie d’aviation, qui n’a pas précisé la cause de cet incident, les passagers qui étaient à bord, qui devaient se rendre à Fermont en passant par l’aéroport régional de Wabush au Labrador, sont tous sains et saufs tout comme les membres d’équipage. Il n’y a eu aucun blessé grâce notamment à une intervention rapide des services d’urgence aéroportuaire. Le Bureau de la sécurité des transports du Canada (BST) a ouvert une enquête à ce sujet.

Heureusement que ce scénario ne s’est pas produit au-dessus de Wabush où les services d’urgence-incendie ont été démantelés par le ministère des Transports du Canada en août 2020. Au moins deux autres incidents du genre impliquant des trains d’atterrissage d’avions du transporteur aérien PAL refusant de s’ouvrir ont été répertoriés sur des vols en partance ou en direction de l’aéroport local depuis le retrait des effectifs d’urgence par le gouvernement fédéral il y a quatre ans et demi. Selon la députée de la circonscription fédérale du Labrador, la libérale Yvonne Jones, Transports Canada a consenti à rétablir ce service en 2025.

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Publié le 17 décembre, 2024, dans la publication : Numéro_21 Volume_42

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Publié sur le site le 17 décembre 2024

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Industrie minière

Restructuration de Tacora Resources

par Éric Cyr

Source photo : Tacora Resources

La société spécialisée dans l’extraction de minerai de fer, Tacora Resources, qui exploite la mine de fer de Scully à Wabush au Labrador, traverse actuellement une phase de restructuration et de transformation stratégique. En 2023, la minière a dû composer avec des difficultés financières en raison de nombreux facteurs, notamment la volatilité du marché et des problèmes de maintenance imprévus de ses infrastructures locales. Cela a conduit l’entreprise à solliciter la protection contre les créanciers en vertu de la Loi canadienne sur les arrangements avec les créanciers des compagnies (LACC).

Pour sortir de cette situation, Tacora Resources a entamé des négociations avec plusieurs investisseurs potentiels. Après une première tentative infructueuse en début d’année 2024, Tacora a finalement accepté une offre dirigée par Millstreet Capital Management, une firme de gestion d’investissements basée à Boston aux États-Unis, qui a mené une importante opération de financement ayant pour but de sortir l’entreprise de sa fâcheuse posture. Cette transaction devrait permettre à Tacora de lever un investissement d’environ 250 millions de dollars américains, destinés à éponger une partie de ses dettes, de stabiliser ses finances et de continuer à exploiter pleinement la mine Scully au Labrador tout en préservant les emplois actuels et en assurant le développement à long terme de la compagnie. Le processus de vente a cependant été complexe et marqué par des défis. Une précédente entente avec un autre groupe d’investisseurs, comprenant Javelin Global Commodities et le Resource Capital Fund, a échoué en raison de différends avec l’un des principaux créanciers de Tacora, Cargill, qui a exprimé des préoccupations concernant la rapidité du processus de vente et qui aurait contribué à retarder l’aboutissement de cet accord, ce qui a entraîné son annulation.

Vision d’avenir

La reconfiguration de Tacora Resources s’annonce potentiellement profitable, bien que certains défis subsistent. Le financement injecté par Millstreet Capital Management constitue une bouffée d’air frais pour la minière, qui sort ainsi de la protection des créanciers. Cet investissement permet à Tacora de réduire sa dette et de poursuivre ses opérations au Labrador, un atout majeur pour la compagnie et l’économie locale. L’objectif à long terme de la société est de moderniser ses installations et d’augmenter sa production annuelle de concentré de fer de haute qualité à plus de six millions de tonnes. Ce plan ambitieux combiné à l’amélioration des équipements et la stabilisation de ses finances qui sont des indicateurs positifs pourraient accroître sa rentabilité à long terme. Avec le soutien de Millstreet Capital, Tacora espère non seulement se redresser financièrement, mais également de garantir des emplois pour les habitants de la région de l’Ouest du Labrador tout en sécurisant son avenir dans le secteur minier canadien. Cette réorganisation est cruciale pour maximiser le potentiel de la mine Scully et de lui permettre un repositionnement sur le marché mondial. De plus, l’accord avec Cargill pour la vente du minerai de fer pourrait également créer de nouvelles occasions commerciales. Cependant, la recomposition reste dépendante de la capacité de l’entreprise à se stabiliser sur le marché du minerai de fer et à éviter d’autres imprévus, tels que ceux qui ont conduit à la crise financière de 2023. Si ces cibles sont atteintes, ce réaménagement pourrait en effet se révéler prolifique pour Tacora.

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Publié le 24 septembre, 2024, dans la publication : Numéro_15 Volume_42

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Publié sur le site le 24 septembre 2024

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Feux de forêt

Du jamais vu dans la région

par Éric Cyr et Océane Bossé

Source : Leona Rockwood

Des incendies de forêt d’une ampleur sans précédent ont fait rage au Labrador et sur la Côte-Nord du Québec durant la saison estivale. Au Labrador, près du tiers de la population a été déplacé dans le cadre de deux évacuations orchestrées en moins d’un mois par les autorités de Terre-Neuve-et-Labrador. L’évacuation de Labrador City se veut la plus importante à ce jour dans cette province. La Côte-Nord, incluant la MRC de Caniapiscau au Québec, a aussi été aux prises avec des feux hors de contrôle disséminés un peu partout sur le territoire.

Ces nombreux brasiers, dont certains se sont rapprochés de façon inquiétante de plusieurs localités, ont nécessité des évacuations préventives de citoyens qui ont dû rapidement quitter les lieux où ils demeurent notamment dans certains secteurs de Port-Cartier sur la Côte-Nord et pour la totalité des résidents de deux des plus importantes agglomérations urbaines du Labrador, Churchill Falls, où les flammes menaçaient également l’importante centrale hydroélectrique qui fournit 15 % de toute l’énergie du Québec et 25 % de celle de Terre-Neuve-et-Labrador, ainsi que ceux de la ville minière de Labrador City. D’autres municipalités étaient en état d’alerte, comme Sept-Îles sur la Côte-Nord et Wabush au Labrador, ou de préalerte comme Fermont.

Fortement sollicités, les pompiers forestiers qui étaient sur un pied d’alerte constant ont combattu d’arrache-pied et sans relâche les incendies majeurs dispersés à plusieurs endroits et qui se montraient particulièrement agressifs à l’aide d’avions-citernes (bombardiers d’eau) et d’hélicoptères. Les manœuvres se sont effectuées de concert avec des collègues de plusieurs provinces (Québec, Terre-Neuve-et-Labrador, Nouveau-Brunswick, Ontario).

Le Labrador et la MRC de Caniapiscau ont été durement touchés par ces foyers d’incendie destructeurs alimentés par la sécheresse et propulsés par de forts vents qui ont occasionné à quelques reprises des fermetures de portions de la Trans-Québec-Labrador (routes 389 et 500), le seul lien routier de la région. Les flammes ont de plus ravagé plusieurs hectares de forêt. Un nombre important de citoyens a été évacué, allant de quelques centaines à Port-Cartier, à 750 à Churchill Falls et jusqu’à 9600 à Labrador City soit environ 10 350 personnes pour le Labrador, ce qui représente environ le tiers de sa population.

Les habitants du Labrador qui ont été évacués se sont, pour la très vaste majorité, réfugiés à Happy Valley-Goose Bay. Durant la première vague en partance de Churchill Falls, le 19 juin, on pouvait constater un défilé de véhicules se dirigeant vers cette ville qui abrite une base militaire le long de la Trans-Labrador (route 500). Lors du second épisode, le 12 juillet, alors que les gens forcés de fuir s’orientaient dans la même direction à partir de Labrador City, on pouvait apercevoir un interminable cortège dans lequel des automobiles, qui se suivaient à la queue leu leu, se rendaient plus à l’est. Constituant un véritable défi logistique, ces deux déplacements encadrés par les autorités et les forces de l’ordre dont le second a nécessité l’évacuation de personnes âgées, à mobilité réduite et de patients de l’hôpital, ont reçu l’appui sur le terrain de l’Armée du Salut et de la Croix-Rouge, qui ont participé aux efforts d’hébergement et de ravitaillement de ceux ayant dû abandonner en vitesse leur domicile. La Société pour la prévention de la cruauté envers les animaux (SPCA) a coordonné avec l’aide de la clinique vétérinaire locale la prise en charge des très nombreux animaux de compagnie qui ont suivi leurs maîtres. La population des localités avoisinantes a fait preuve de générosité et a témoigné sa solidarité en offrant de l’aide et du soutien aux victimes, en particulier celle de Happy Valley-Goose Bay qui a été fortement sollicitée à deux reprises, mais aussi celles de Churchill Falls et de Wabush, où quelques résidents de Labrador City se sont rendus, et de Fermont, où quelques autres ont temporairement trouvé refuge dans leurs roulottes au camping de l’endroit. Malgré l’envergure des incendies forestiers, le pire a heureusement pu être évité.

Par Éric Cyr, journaliste

Une évacuation qui tisse des liens

Les citoyens de la ville de Labrador City au Labrador ont été évacués, le 12 juillet 2024, à cause des feux de forêt situés à proximité de la municipalité nordique. Ceux-ci étaient invités à se diriger vers Churchill Falls puis à Happy Valley-Goose Bay pour y séjourner durant une période indéterminée.

Tout comme ses concitoyens, une résidente de Labrador City, Lise Boucher, a reçu un avertissement en fin d’après-midi lui indiquant qu’elle devait quitter son domicile le plus rapidement possible. Plusieurs questions surgissent alors dans son esprit. Que devons-nous apporter dans nos valises ? Quelle sera la durée de cette évacuation ? L’inquiétude s’installe. Mais elle ne sera pas seule puisque son ami, Célian Lézer, un jeune homme d’origine française qui travaille à l’Association francophone du Labrador, et sa chatte Rosalie l’accompagnent, elle et son petit chien Buddy, dans sa voiture.

Par chance, le plein d’essence de l’auto avait été fait la veille. Les compagnons d’infortune ont ainsi pu commencer leur périple imprévu vers la ville de Churchill Falls sans devoir attendre un long moment pour s’approvisionner en carburant. Selon madame Boucher, la circulation était très lente et la patience était de mise. Un trajet d’une durée habituelle de 2 h 30 vers Churchill Falls s’est prolongé en une escapade de plus de six heures puisque tous les habitants de Labrador City se dirigeaient simultanément dans la même direction en empruntant l’autoroute Trans-Labrador, la route 500, vers l’Est. Madame Boucher était soulagée que le jeune homme qu’elle considère comme son « ange gardien » s’assoie du côté conducteur. Les deux aventuriers improvisés conservent une attitude positive par rapport à la situation d’urgence et ne se laissent pas abattre. Ce ne fut que vers 2 h du matin qu’ils arrivèrent à Churchill Falls où ils furent accueillis dans une ambiance très chaleureuse. Des gens attendaient les personnes évacuées qui étaient exténuées avec de la nourriture à volonté, d’énormes matelas, des toilettes et des douches.

Le lendemain matin vers 9 h, après avoir mis deux heures à franchir les 750 mètres les séparant de la station d’essence, se sentant maintenant reposés et soulagés, les deux complices repartent sur la route en direction de Happy Valley-Goose Bay après avoir attendu un certain moment pour faire le plein. La circulation serait désormais fluide pour les trois prochaines heures. Lors de leur arrivée à destination, la Croix-Rouge canadienne ainsi que plusieurs équipes s’affairent à l’aréna local afin d’accueillir les voyageurs. Des services de la Société de prévention de la cruauté envers les animaux (SPCA) sont accessibles pour accommoder les maîtres d’animaux de compagnie ayant oublié d’apporter certaines choses (cages, nourriture, litière, etc.). Lise Boucher affirme que les familles d’accueil qui se sont offertes pour héberger gratuitement les animaux étaient extraordinairement bienveillantes. Certains résidents de Labrador City (environ 750) étaient logés dans des chambres sur la base militaire qui étaient situées dans plusieurs bâtisses des Forces armées canadiennes dotées de lits, de bureaux et de salles de bain communes et une cafétéria se trouvait à quelques minutes de marche. D’autres s’accommodent de lits de camps ou de matelas posés au sol installés dans des édifices municipaux alors que certaines personnes dormaient dans des chambres du collège communautaire de l’endroit. Une friperie locale ainsi que celle de Labrador City offraient gratuitement des vêtements. Une cafétéria proposait des déjeuners, des dîners et des soupers aux personnes évacuées en plus d’un camion de cuisine de rue de l’Armée du Salut qui fournissait des repas.

Madame Boucher confie que la cordialité et la solidarité des gens sur place étaient exemplaires et incroyables. Les gens évacués discutaient entre eux et partageaient au sujet de leurs expériences hors du commun vécues à la suite de leur évacuation et de leur déplacement inattendu. La générosité et l’entraide étaient au rendez-vous. Lise Boucher et son jeune camarade ont finalement retrouvé leurs demeures respectives à Labrador City, le 23 juillet dernier. Demeurant dans cette ville depuis 1967, Mme Boucher explique qu’une telle aventure ne lui était jamais arrivée auparavant et que cette expérience humaine fut très enrichissante.

Par Océane Bossé, journaliste étudiante

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Publié le 27 août, 2024, dans la publication : Numéro_13 Volume_42

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Publié sur le site le 27 août 2024

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Tacora Resources

La minière en difficulté financière

par Éric Cyr

Source photo : Tacora Resources

L’entreprise Tacora Resources, qui a redémarré et qui exploite a mine de fer Scully à Wabush dans l’Ouest du Labrador, est actuellement aux prises avec des problèmes financiers et s’est placée sous la Loi sur les arrangements avec les créanciers des compagnies (LACC), le 10 octobre 2023, en attendant de liquider des actifs et de trouver du financement additionnel afin de l’aider à poursuivre ses activités.

La minière emploie localement quelque 280 travailleurs, syndiqués avec la section 6285 des Métallos, et exporte annuellement jusqu’à trois millions et demi de tonnes de minerai de fer, soit environ le quart du volume qui transite par la Société ferroviaire et portuaire de Pointe-Noire (SFPPN) sur la Côte-Nord.

Redressement financier

Tacora Resources, qui a demandé la protection de ses créanciers auprès de la Cour supérieure de l’Ontario, a conclu une entente de financement de type débiteur-exploitant (DIP) de 75 millions de dollars avec la multinationale américaine Cargill. Cet accord, qui lui donne accès à des liquidités (avoirs en numéraire), devrait lui permettre de continuer l’exploitation du gisement de fer de Wabush pendant qu’elle vend des actifs et cherche des investisseurs potentiels dans le cadre d’un processus de sollicitation de ventes et d’investissements. Aucune fermeture ni perte d’emplois ne sont anticipées pour l’instant durant cette démarche.

Une note interne de l’entreprise destinée aux employés de la mine dévoilée par le diffuseur public Radio-Canada/CBC révèle que la situation budgétaire de la compagnie a été affectée négativement par plusieurs facteurs et que celle-ci se retrouve maintenant confrontée à des obligations financières qu’elle ne peut tout simplement pas respecter. Le député provincial du Labrador Ouest, le néodémocrate Jordan Brown, a déclaré dans une lettre officielle :

« Tacora Resources, propriétaire de Mines Wabush, a entamé une procédure en vertu de la LACC (protection contre les créanciers). Cela signifie que Tacora fera l’objet d’une restructuration supervisée par le tribunal. Tacora a obtenu un financement auprès d’un investisseur pour poursuivre ses activités pendant cette période. On nous a dit que la production se déroulerait comme d’habitude pendant le processus en cours. J’ai été en contact avec le ministre de l’Industrie, de l’Énergie et de la Technologie, responsable des mines. Il m’a informé que le Ministère suivrait le processus de près. Je continuerai de discuter avec Tacora et le gouvernement (de Terre-Neuve-et-Labrador) de cette situation et je surveillerai attentivement les progrès de la LACC pour garantir que les travailleurs de nos mines sont protégés. »

Évolution historique

Tacora a acquis la mine Scully de la défunte minière Cliffs Natural Resources en 2017 et lui a redonné une nouvelle impulsion en relançant ses activités en 2019. Les installations avaient préalablement été abandonnées en 2014 en raison de la hausse des coûts de production du minerai de fer ayant propulsé la faillite de son précédent propriétaire, Cliffs. Tacora Resources visait, en 2021, l’atteinte de la capacité nominale d’extraction de ce site minier dont le fer est expédié par le chemin de fer QNS&L jusqu’au Port de Sept-Îles. L’objectif était alors d’accroître la production annuelle pour atteindre six millions de tonnes de concentré de fer et d’évaluer les options de croissance des installations de Wabush.

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Publié le 30 octobre, 2023, dans la publication : Numéro_18 Volume_41

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Publié sur le site le 30 octobre 2023

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Deuxième édition de la compétition amicale des pompiers à Fermont

Un succès même sans feu

par Journal TDN, Louise Vachon

Sur la photo les participants et les bénévoles de l'événement posent fièrement après une belle journée de compétition dans le plaisir, partagé avec les nombreux spectateurs sur place. Source photo : Loïc Bernier et François Guilbeault

Le 3 septembre a marqué la deuxième édition d’une compétition amicale de pompiers, la première s’était déroulée lors de la journée porte ouverte du service de sécurité incendie de juin 2022 et qui avait pris moins d’ampleur. Cette année fut spectaculaire en réunissant des pompiers des casernes de Labrador City (IOC/Rio Tinto, vainqueurs de 2022), Wabush, Sept-Îles, Baie-Comeau et Fermont (Caserne 12, pompiers de la mine d’ArcelorMittal et de la mine de Minerai de fer Québec) pour cette rencontre mémorable.

Dès 10 heures le matin, Karl Gagné-Côté, animateur de la journée, a accueilli chaleureusement les participants et les spectateurs et a exposé le programme de la journée. Les compétitions individuelles se dérouleront en avant-midi, suivies d’un dîner hot-dog et pour ensuite laisser place à la course à relais en équipe en après-midi. L’événement se terminera par le dévoilement des gagnants et la remise des prix.

Un échafaudage s’élevant sur une hauteur d’environ 3 étages avait été monté, à proximité du centre d’entraînement de la Caserne 12. Vêtu de sa tenue complète de combat comprenant l’appareil respiratoire, pesant près d’une soixantaine de livres, le pompier devait gravir la structure tout en y transportant un empilement de boyaux. Une fois en haut, il devait hisser un boyau d’arrosage avec une corde puis redescendre pour faire glisser la pièce de métal du simulateur d’entrée forcée avec une masse. Après cette étape, il devait courir sur une distance de 140 pieds entre des cônes et par la suite, tirer un boyau chargé d’eau sur 75 pieds et arroser afin d’atteindre une cible. Finalement, il doit tirer un mannequin d’environ 150 lb à reculons sur une distance de 100 pieds.

Après une démonstration du pompier Guy Romain Kouam de la Caserne 12, ce sont les dames qui se sont lancées dans l’aventure en premier. Marie-Pierre Dubé Fortin, ancienne pompière de Fermont et désormais en poste à Baie-Comeau, a eu l’honneur d’ouvrir le bal, suivie de Rebecca Smith de la caserne de Wabush. Le transport du mannequin s’est avéré être l’épreuve la plus ardue. Par la suite, 22 hommes ont pris le relais, ils ont vraiment pris le défi à cœur, leur temps allant de 1 min 25 s à 3 min 24 s. Après une pause-repas bien méritée, le même parcours a été répété cette fois-ci par équipe avec des demi-finales et des finales palpitantes. La Sûreté du Québec, les paramédics de Fermont et les pompiers de Fermont ont uni leurs forces pour une démonstration finale intitulée « S’unir pour mieux intervenir ».

Les résultats ne pouvaient être passés sous silence. L’équipe d’ArcelorMittal s’est classée 4e, suivie de près par l’équipe de Sept-Îles. Les éclopés de la Caserne12 ont accédé à la 2e place tandis que l’équipe des « Carol Lake Crushers » de Rio Tinto a raflé les honneurs avec un excellent temps de 1 min 16 s. Dans les compétitions individuelles féminines, Marie-Pierre Dubé Fortin a pris la première place, suivi de Rebecca Smith. Chez les hommes, 40 ans et moins, Renaud Cellier, de Sept-Îles s’est classé 3e, Alex Raiche, capitaine préventionniste du service incendie de Fermont, a décroché une 2e place tandis que Samuel Ouellet de Baie-Comeau a triomphé en prenant le haut du podium. Dans la catégorie des plus de 40 ans, la 3e place est allée à Ron Brazil de IOC, la 2e à Yan Shaw, directeur du service incendie de Fermont, et la première fut remportée par Adam Maracle de IOC, qui a affiché le meilleur temps toutes catégories confondues, soit 1 min 25 s.

Les gagnants ont reçu une casquette souvenir de l’événement et de nombreux prix de participation furent tirés parmi les concurrents.

La journée s’est conclue par des remerciements sincères exprimés par les organisateurs, aux compétiteurs, aux bénévoles et aux généreux commanditaires, ainsi qu’à la foule de spectateurs qui sont venus encourager les participants. Le tout s’est terminé en beauté par un souper-pizza à la loge des Moose pour les concurrents et les bénévoles. Rendez-vous l’an prochain pour une nouvelle édition toujours aussi passionnante.

 

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Publié le 18 septembre, 2023, dans la publication : Numéro_15 Volume_41

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  • Pompiers de Fermont
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Publié sur le site le 18 septembre 2023

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Fermeture du Green Depot de Labrador West

Une solution recherchée

par Louise Vachon

La province de Terre-Neuve et Labrador possède 56 endroits où l’on peut procéder au recyclage des contenants d’aluminium, de métal, de verre et de plastique et certains, de cartons cirés, avec des remises en argent attribuées selon la catégorie de chaque contenant. Celui de Labrador West était fort fréquenté par les gens du Labrador, de Wabush ainsi que par plusieurs Fermontois. L’annonce de sa fermeture en a laissé plus d’un stupéfait.

Par un courriel envoyé à tous les usagers le 17 août dernier, il leur a été annoncé que celui-ci fermerait ses portes le 19 août. MMSB (Multi Materails Stewardship Board) qui dirige le programme dit chercher une solution permanente et travailler avec diligence pour trouver un nouvel opérateur du Green Depot pour la région. Dans l’intervalle, la MMSB recherche d’autres modalités pour la collecte. Pendant cette interruption, on demande aux usagers de conserver leur matériel jusqu’à ce qu’une solution alternative soit trouvée.

Le 18 août dernier, l’attente était longue pour ceux qui y possédaient un compte pour pouvoir y récupérer l’argent détenu. Les dépôts étaient encore permis et les sacs à compter remplissaient presque complètement le local. La fermeture a eu lieu le samedi 19 août et l’entreprise a dit qu’elle finaliserait ses opérations d’ici une semaine et que les usagers qui avaient des comptes non payés recevraient plus tard un courriel indiquant la procédure à suivre pour récupérer les sommes dues.

Le Green Depot vous remercie pour votre soutien, votre patience et votre confiance en attente d’un rétablissement du service.

Pour les gens de Fermont, ceux-ci peuvent toujours rapporter leurs bouteilles de verre ou en plastiques et canettes consignées aux endroits où ils se les ont procurées. La coopérative alimentaire de Fermont possède un compacteur facile d’usage, mais il peut s’avérer long d’en recycler une grande quantité. À la fin de 2023, le gouvernement du Québec élargira la consigne à tous les contenants de boisson prête à boire de 100 ml à 2 l en plastique, en verre ou en aluminium. Pour les régions éloignées, ça représente tout un problème de gestion du recyclage et des coûts supplémentaires souvent liés aux coûts du transport vers les endroits de recyclage.

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Publié le 5 septembre, 2023, dans la publication : Numéro_14 Volume_41

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Publié sur le site le 6 septembre 2023

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Monde minier

Congrès MINEx 2022 à Wabush

par Éric Cyr

Le congrès MINEx, organisé par la Chambre de commerce du Labrador Ouest et regroupant des intervenants du monde minier, s’est déroulé à l’hôtel Wabush, à Wabush au Labrador, du 19 au 21 septembre derniers. En parallèle se tenait un salon professionnel rassemblant des exposants œuvrant dans ce domaine au centre récréatif Mike Adam adjacent.

Des décideurs du secteur minier se sont déplacés pour l’occasion afin de présenter leurs produits et services, leurs visions et d’échanger entre eux et avec le public sur leurs aspirations et les technologies du domaine minier dans la région. Les participants ont notamment pu prendre part à des discussions sur l’avenir de l’exploitation minière dans la fosse du Labrador dans le cadre de trois jours de conférences présentant des sujets cruciaux pour la communauté minière de la région. L’événement proposait un dîner, un gala, une table ronde, des conférenciers, un salon professionnel et des kiosques d’exposition reliés à cette sphère d’activités.

Des personnalités politiques se trouvaient sur place : le ministre de l’Industrie, de l’Énergie et de la Technologie de Terre-Neuve-et-Labrador, Andrew Parsons, la députée fédérale du Labrador, Yvonne Jones, le député provincial du Labrador Ouest, Jordan Brown, la mairesse de Labrador City, Belinda Adams, le maire de Wabush, Ron Barron, le grand chef de la nation innue du Labrador, Etienne Rich, et le président du conseil communautaire inuit Nunatukavut et ancien député fédéral libéral, Todd Russell.

Multiples chefs de file

De nombreux dirigeants d’entreprises ont aussi participé: le directeur de l’association minière de Terre-Neuve-et-Labrador (Mining NL) Ed Moriarity, les présidents et chefs de la direction d’IOC, Mike McCann, et de Tacora Resources, Joe Broking, le vice-président et directeur général de High Tide Resources, Steve Roebuck, le directeur général de Nunacor, Andy Turnbull, la directrice générale de NL Hydro, Jennifer Williams, le président et directeur général de Search Minerals, Greg Andrews et le directeur général de Minerai de fer Québec, Marc Beaubien, qui a présenté l’évolution et les grandes orientations de la mine de fer du Lac Bloom à Fermont.

Tisser des liens vers l’avenir

Le président de la Chambre de commerce du Labrador Ouest, Toby Leon, confie : « Le Labrador Ouest est heureux d’être l’hôte de ce congrès d’envergure après une interruption involontaire de quelques années causée par la pandémie. Notre souhait pour cet événement est de construire des liens et des relations plus solides à la suite de ces journées. Ensemble, développons une meilleure compréhension de l’activité minière au Labrador et, ultimement, améliorons la façon dont nous faisons des affaires dans la région. »

Le député provincial néodémocrate du Labrador Ouest, Jordan Brown, est ravi que cette manifestation contribue à mettre l’accent sur une industrie qu’il définit comme un socle des villes minières de sa circonscription et qui a contribué à enrichir les coffres de l’État terre-neuvien de cinquante-cinq à soixante milliards de dollars depuis leur fondation sans compter l’apport de ces localités au gouvernement fédéral.

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Publié le 3 octobre, 2022, dans la publication : Numéro_16 Volume_40

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Publié sur le site le 3 octobre 2022

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Mine Scully

Tacora Resources investit à Wabush

par Éric Cyr

source photo : Mine Scully

La minière canadienne Tacora Resources qui a acquis en 2017 et relancé à l’été 2019, la mine de fer Scully à Wabush au Labrador qu’elle exploite depuis, a annoncé, le 12 mai dernier, qu’elle a émis des billets garantis d’une valeur de 175 millions de dollars américains afin de refinancer la dette garantie de la société contractée lors du démarrage et pour financer le fonds de roulement et les besoins généraux de l’entreprise.

Tacora Resources vise l’atteinte de la capacité nominale d’extraction de ce site minier dont le fer est expédié par le chemin de fer QNS&L jusqu’au Port de Sept-Îles sur la Côte-Nord. L’objectif est d’augmenter la production annuelle pour atteindre six millions de tonnes de concentré de fer et d’évaluer les options de croissance des installations de Wabush.

« Notre stratégie de refinancement consistait à réduire nos coûts d’emprunt, garantir une liquidité adéquate et offrir une flexibilité financière à l’entreprise », a déclaré le vice-président à la direction et chef des services financiers de Tacora, Joe Broking.

« La nouvelle structure fournira à Tacora le capital indispensable pour poursuivre les investissements et la flexibilité essentielle pour envisager une croissance durable. »

« L’achèvement de cette initiative de financement place la société et nos employés dévoués dans une position enviable où nous pouvons faire preuve d’une plus grande souplesse dans le déploiement du capital nécessaire pour atteindre la capacité de production nominale à la mine Scully et assurer la progression de l’entreprise de façon responsable. Un meilleur bilan était la première étape vers l’atteinte de nos objectifs stratégiques qui comprennent également une amélioration de la productivité et des options de croissance à la mine Scully, ainsi que le développement et le redémarrage de la mine Sydvaranger en Norvège »,
conclut le président et chef de la direction, Thierry Martel.

En janvier dernier, la société a annoncé l’acquisition de la mine Sydvaranger qui peut produire annuellement quatre millions de tonnes de concentré à haute teneur en fer. La mine située au-delà du cercle polaire arctique ayant arrêté ses activités depuis 2015, Tacora présentera un projet de relance à ses actionnaires d’ici le début de 2022.

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Publié le 7 juin, 2021, dans la publication : Numéro_11 Volume 39

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Publié sur le site le 7 juin 2021

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