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    Transports

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    Lien terrestre Fermont-Sept-Îles

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    Route 389

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Route 389

Lien terrestre  Fermont-Sept-Îles

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Accidents de camions  multiples en six jours

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Transports

Lien terrestre Fermont-Sept-Îles

par Éric Cyr

Légende photo : Sur la photo, des travaux de réfection de la chaussée s’échelonnent sur une cinquantaine de kilomètres. Sur la couverture, une pancarte indiquant l’entrée de la route Denis-Perron (SM-3) située à l’intersection de la route 138 à une trentaine de kilomètres de Sept-Îles est couchée dans le fossé témoignant de l’état de délabrement de certains segments de ce chemin secondaire. Source photo : Daniel Girard

Des travaux de réfection routière ont été amorcés, le 11 août 2025, afin d’éventuellement réussir à relier de façon plus sécuritaire Fermont à Sept-Îles par voie terrestre en passant par un ancien chemin forestier grandement détérioré qui a été abandonné en 2008 dont l’embranchement prend sa source sur la route 138 à proximité de Sept-Îles et qui rejoint la route 389 dans le secteur du Relais Gabriel.

Ce tronçon routier déjà existant qui commence sur la route Denis-Perron et qui traverse la zone d’exploitation contrôlée (Zec) Matimek est totalement asphalté à partir de la route 138. Il constitue au départ la route de service qui permet de se rendre au barrage Denis-Perron de la centrale hydroélectrique de Sainte-Marguerite 3 (SM-3). C’est cette portion qui a été construite en 1994 dans le territoire non organisé de Lac-Walker qu’il faut emprunter avant de bifurquer sur un autre chemin situé à proximité du barrage qui donnait autrefois accès à un camp de travailleurs d’Uniforest sur la réserve faunique de la Société des établissements de plein air du Québec (Sépaq). Il est cependant actuellement déconseillé aux néophytes de la conduite sur un chemin de terre et aux touristes qui ne connaissent pas bien la région, surtout s’ils traînent une roulotte de camping, de l’emprunter dans le secteur plus au nord de SM-3 jusqu’au Relais Gabriel vu son déplorable état de détérioration et son manque d’entretien.

La première étape des travaux de réfection de la chaussée d’une durée de deux semaines inclut du débroussaillage, du déblayage, de l’aménagement et l’ajout de concassé à certains endroits notamment dans la côte des « drive shafts » nommée ainsi à cause des nombreux bris d’arbres de transmission dans le dénivelé de cette montée. L’objectif des travaux, des kilomètres 116 à 169, est de rendre carrossables ces quelques dizaines de kilomètres de cette voie forestière qui s’amalgame avec l’entrée de la réserve faunique sur la route Denis-Perron, qui elle se greffe à la 138 au kilomètre 970 dans le secteur du pont de la rivière Sainte-Marguerite à mi-chemin entre Port-Cartier et Sept-Îles.

Une initiative citoyenne

Le ministère des Transports et de la Mobilité durable du Québec, qui peine péniblement depuis des décennies à la réfection de la route 389, n’est pas l’instigateur ni le maître d’œuvre du chantier qui vise à long terme une amélioration notoire de la fluidité de la circulation sur ce lien routier secondaire. Cette initiative émane plutôt d’un organisme sans but lucratif fondé en juin 2024, le Regroupement des propriétaires et amis du 107 (RPA 107), qui a obtenu une subvention de 225 000 dollars de la MRC de Sept-Rivières pour cette première phase de réfection de ce chemin et dont le total s’élève à 300 000 $.

Des ententes ont été conclues avec des partenaires qui appuient la démarche notamment des Innus et des clubs de motoneige et de VTT de la région.

Selon le président de l’organisation, Daniel Girard, il y a une réelle volonté de rendre cette route plus accessible et sécuritaire et il serait bien que la MRC de Manicouagan envisage de se joindre aux efforts, car la section plus au nord de cet axe routier se trouve sur son territoire. « Nous avons obtenu l’appui du conseil innu Takuaikan Uashat mak Mani-utenam (ITUM) et de son bureau des droits de la protection du territoire qui nous soutiennent dans nos démarches et tiennent à un accès par cette route jusqu’au Relais Gabriel. De plus, nous avons entamé des discussions avec Hydro-Québec, qui prévoit d’ajouter une nouvelle turbine à SM-3 et la construction d’un deuxième poste Arnaud, et avec la Sépaq (Société des établissements de plein air du Québec), afin d’examiner les possibilités qui peuvent s’offrir à nous. Il y a des efforts en ce sens et des bénévoles affichent de la volonté et travaillent avec ardeur à concrétiser ce projet et c’est un retraité qui conduit la niveleuse. Un souper-bénéfice organisé à l’hôtel Sept-Îles a permis d’amasser un montant de 52 000 $ pour cette cause ».

Cet itinéraire une fois restauré permettrait d’éviter un long détour en passant par Baie-Comeau et d’économiser un trajet d’environ quatre heures.

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Publié le 9 septembre, 2025, dans la publication : Numéro_14 Volume_43

  • Bureau des droits de la protection du territoire
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Publié sur le site le 9 septembre 2025

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Route 389

Accidents de camions multiples en six jours

par Éric Cyr

Légende : Sur la photo, l’un des trois accidents de camions survenus sur la route 389 en moins d’une semaine au mois d’août, celui-ci au kilomètre 526. Source photo : Escorte routière Baie-Comeau.

Un total de trois accidents impliquant des poids lourds se sont produits sur la route 389 en moins d’une semaine. Ces camions à plateau (flat bed) transportant des tuyaux ont effectué des capotages causant le déversement de leur cargaison ce qui a nécessité la fermeture du seul lien routier de la région à trois reprises pendant plusieurs heures.

Le premier événement impliquant un véhicule lourd dont le chargement s’est renversé dans le fossé est survenu au kilomètre 526, le 5 août 2025. Il a subséquemment été suivi de deux autres qui ont obstrué le chemin dans une courbe prononcée au kilomètre 172, les deux au même endroit, les 8 et 11 août. Ce phénomène alarmant qui serait lié en partie, deux voyages sur trois, à un stratagème fiscal frauduleux « Chauffeurs inc. » permettant à des entreprises de camionnage de proposer des tarifs de transport à prix réduit en engageant des chauffeurs au rabais. Cette stratégie consiste à diminuer les critères de sécurité, à offrir de bas salaires à des camionneurs acceptant ce genre de traitement et à compter sur la vitesse afin d’augmenter la rentabilité des livraisons en misant sur des travailleurs autonomes qui acceptent de gagner moins. Cette façon de faire favorise principalement l’embauche de chauffeurs inexpérimentés fréquemment issus de l’immigration qui manquent de formation adéquate et qui ne connaissent pas les aléas et les difficultés de cette route qui affiche une configuration particulière. L’autre accident aurait impliqué le manque d’expérience sur ce genre de route d’un camionneur québécois qui a accepté un contrat en sous-traitance.

Une brèche à la sécurité routière

La situation inquiète particulièrement les usagers de la route qui relie Baie-Comeau à Fermont et au Labrador incluant des conducteurs professionnels d’expérience qui empruntent ce lien interprovincial ainsi que des citoyens de la Côte-Nord et du Labrador qui discutaient abondamment du sujet sur les réseaux sociaux en faisant part de leurs craintes et de leurs doléances tout en dénonçant cette problématique récurrente. De nombreux camionneurs de l’industrie du transport et du remorquage au Québec jugent ces chauffeurs improvisés comme dangereux et inaptes à conduire et certains dénoncent vertement et avec indignation leur présence sur les routes sans avoir de formation préalable qui devrait être impérative selon eux. Le phénomène préoccupe également des premiers répondants, notamment de Fermont, qui se déplacent sur la 389 pour porter assistance aux blessés lorsque des accidents surviennent.

Des intervenants de la région souhaitent un resserrement de la surveillance policière sur cette artère routière ainsi qu’un rehaussement de la présence des contrôleurs routiers, qui sont actuellement en conflit avec le gouvernement du Québec et qui sont donc moins présents sur les routes en particulier dans les régions éloignées. Une formation obligatoire est aussi réclamée pour les conducteurs de camions et de fardiers.

Heureusement dans ces cas-ci il n’y a eu aucune fatalité et aucun blessé.

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Publié le 26 août, 2025, dans la publication : Numéro_13 Volume_43

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Publié sur le site le 25 août 2025

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Route 389

Évolution imagée du nouveau tracé routier

par Éric Cyr

Légende : La superficie du chantier est très vaste et le terrain est différent d’un endroit à l’autre. Source photo : MTMD.

Les tâches ont repris une fois de plus sur la route 389. La saison des travaux a été faste en 2024 après des chantiers d’envergure réalisés ces dernières années dans la partie centrale et au sud de cet axe terrestre qui fait partie de la TransQuébec-Labrador. Des équipes se déplacent actuellement plus au nord du territoire afin de s’attaquer à la concrétisation d’un nouveau tracé de la portion québécoise de ce lien interprovincial actuellement en construction baptisé le projet A. La section de Fire Lake vers Fermont qui avance progressivement et qui remplacera le trajet existant extrêmement sinueux et truffé de passages à niveau (une dizaine d’intersections entre la route et la voie ferrée).

Nouvelle configuration routière

Le projet A, serti entre la mine de fer de Fire Lake et la municipalité de Fermont, contournera, une fois complété, la mine de Mont-Wright et permettra par la même occasion d’éviter tous les passages à niveau existants cependant, un nouveau croisement avec le chemin de fer sera créé aux environs du kilomètre 508. Ces travaux routiers sont divisés en trois parties distinctes soit le tronçon 1, un nouveau tracé de 13,5 km (entre les kilomètres 478 et 496), le tronçon 2, une réfection majeure de la route qui s’échelonne sur 10,5 km (entre les kilomètres 496 et 507) ainsi que le tronçon 3, un nouveau tracé de 45 kilomètres (entre les kilomètres 507 et 566) qui s’étalera de quelques dizaines de mètres après avoir rejoint l’intersection du boulevard Jean-Claude Ménard à Fermont (à la hauteur du milieu du lac Perchard).

En pause hivernale depuis la mi-novembre 2024, les travaux de l’impressionnant chantier du tronçon 3 ont bien évolué depuis qu’ils ont commencé en 2023 cependant, peu de gens ont pu constater sa progression puisqu’il se trouve dans un secteur situé en dehors du tracé actuel de la route et donc il est difficilement visible. Les activités de la seconde année consistaient notamment à forer, à dynamiter et à récupérer le roc destiné à la fondation du chemin. Près d’une dizaine de ponceaux de dimensions diverses ont été installés afin de permettre à l’eau de nombreux cours d’eau et de lacs de s’écouler. Des tourbières ont aussi dû être excavées et remblayées. À ce jour, plus d’une vingtaine de kilomètres de route ont été mis en forme en vue de leur achèvement soit de la station d’épuration des eaux usées à proximité de la ville de Fermont et le lac De La Rue. Des interventions ont également eu lieu dans la zone située entre la station d’épuration et le boulevard Jean-Claude Ménard.

Des travaux de déboisement ont commencé le 10 mars sur le tronçon 3 et devraient débuter à la mi-mars sur le tronçon 1 et se poursuivre ensuite sur le tronçon 2.

Sécurité et vigilance

Le ministère des Transports et de la Mobilité durable (MTMD) invite les citoyens à suivre les indications en vigueur en évitant les endroits dont l’accès est restreint et à être vigilants à proximité des zones de chantier qui sont très étendues et dont une partie se situe à proximité de Fermont. Ces travaux peuvent entraîner des répercussions sur certaines activités de villégiateurs et d’utilisateurs de la forêt comme la chasse, la pêche, la pratique de la motoneige et du VTT, la randonnée pédestre et de chiens de traîneau, etc. De la machinerie pourrait également traverser le boulevard Jean-Claude Ménard ou la route 389 des kilomètres 492 à 496.

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Publié le 18 mars, 2025, dans la publication : Numéro_5 Volume_43

  • Boulevard Jean-Claude Ménard
  • Chantier routier
  • Déboisement
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  • Excavation
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  • Forage
  • Lien interprovincial
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  • Transquébec-Labrador

Publié sur le site le 18 mars 2025

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Mythologie

Le wabalou de la route 389

par Éric Cyr

Source photo : Yves Briand. Légende photo : Un possible wabalou albinos ou mutant aperçu près du lac Sewell et la roche avec l’avertissement peint en vert située le long de la route 389.

Les contes et légendes font partie du folklore acadien et québécois, que l’on pense au très connu conte folklorique Chasse-galerie, publié en 1891 par Honoré Beaugrand, ou au personnage fictif maléfique de la culture québécoise et canadienne-française, le bonhomme Sept-Heures, qui découle probablement du croque-mitaine européen, le père Fouettard, et au fameux loup-garou, mais aussi à l’incarnation la plus célèbre du folklore national, le diable prenant souvent la forme d’un violoneux ou d’un beau cavalier qui s’en prend aux belles du village en particulier celles qui adorent danser.

Les légendes populaires mondiales font aussi mention de mythiques créatures anthropomorphes comme l’abominable homme des neiges ou yéti, qui pourrait être selon certains un ours bleu du Tibet, que la croyance américaine a transposé en Amérique du Nord sous le nom de sasquatch. C’est sûrement cet être qui a inspiré la fable du wabalou de la 389 qui fait trembler de vieux camionneurs qui empruntent ce lien routier semi-désertique. En effet, certains conducteurs de poids lourds qui sillonnent cet axe de transport interprovincial depuis des années croient dur comme fer à l’existence de l’humanoïde velu, qui pourrait surgir des bois à n’importe quel moment, et se racontent des récits à son sujet qu’ils transmettent aux nouveaux chauffeurs de remorques et de semi-remorques afin de les prévenir des dangers qui les guettent le long de cette artère routière qui traverse une partie de l’immensité de la forêt boréale québécoise.

Selon un vieux routier, Yves Briand, dont le sobriquet est l’arbre de Noël, qui tente de sensibiliser la relève du camionnage qui circule sur la route 389 à la dangerosité du wabalou, il est primordial de redoubler de prudence et d’employer des sortilèges destinés à conjurer les imprévisibles mauvais sorts que pourrait jeter la créature verte de forte stature aux usagers de cette route qui dérangent sa quiétude. Ce dernier jure d’avoir aperçu le wabalou à quelques reprises durant ses déplacements entre Baie-Comeau et Fermont. Il préconise d’allumer des cierges ou des chandelles de couleur verte avant d’oser s’aventurer sur la 389 afin de conjurer les maléfices qui pourraient s’avérer périlleux pour les incrédules intrépides qui n’auraient pas pratiqué ce rituel au préalable afin de se protéger des tours du wabalou qui, selon ses dires, pourrait même influencer l’état de la chaussée et les phénomènes météorologiques.

« Nous avons fondé, il y a quelques décennies, le club des wabalous inspiré du modèle de l’ordre loyal des bisons des prairies dans l’émission de télévision Les Pierrafeu. À l’époque, moi et d’autres camionneurs, Raymond Bédard, alias le coyote, René Coulombe connu sous le surnom Poyo, Marcel « Titi » Héon et Éric Paradis dit le chromé, faisions à l’occasion des cérémonies où nous allumions des chandelles vertes à côté de nos camions avant de prendre la route 389 », confie le routard qui précise qu’il a peint, il y a plus d’un quart de siècle, un graffiti en vert avec comme inscription « Danger wabalou » sur une grosse roche à un endroit précis aux abords de la 389 où l’être mythique aurait été aperçu afin d’avertir les passants du secteur. Chose étrange, ce signe n’a pas subi l’érosion du temps puisque ceux qui sont attentifs peuvent toujours l’apercevoir le long du chemin. Ce dernier, qui a fait graver « Le wabalou du Nord » à côté de son nom sur sa pierre tombale, précise que le wabalou craint le feu et qu’il faut se méfier de ce qui peut en apparence ressembler à une fuite d’antigel vert, mais qui serait en fait de l’urine de wabalou indiquant que l’entité poilue verte peut se trouver à proximité. 

Les camionneurs qui arpentent cette route depuis longtemps, assurent que la bête est bel et bien réelle et qu’il faut toujours demeurer alerte en conduisant et tenir compte de sa présence afin de parer ses mauvais coups.

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Publié le 24 septembre, 2024, dans la publication : Numéro_15 Volume_42

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Publié sur le site le 24 septembre 2024

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Route 389

La ministre de la Côte-Nord à Fermont

par Éric Cyr

Source photo : CAQ

La ministre responsable de la région de la Côte-Nord, ministre de l’Emploi et députée de Duplessis, Kateri Champagne Jourdain, qui s’est déplacée à quelques reprises à Fermont était de passage dans cette ville nordique, le 7 août 2024, après avoir emprunté pour la première fois depuis son élection la route 389 afin de constater l’évolution des travaux en cours le long de ce lien terrestre interprovincial.

Mme Champagne Jourdain a pu découvrir durant son parcours les installations d’Hydro-Québec à la centrale hydroélectrique de Manic-5, le 5 août, la station Uapishka située près du réservoir Manicouagan à l’intérieur du territoire du Nitassinan sur la réserve mondiale de la biosphère de l’UNESCO Manicouagan-Uapishka, le lendemain, avant de s’arrêter au Relais Gabriel où elle a discuté avec une vingtaine de citoyens incluant des camionneurs.

La ministre de la Coalition avenir Québec a profité de son séjour à Fermont dans le cadre de ses fonctions politiques pour inaugurer les infrastructures de remplacement de la piste d’athlétisme et du système d’éclairage extérieur ainsi que de la surface du terrain de soccer en compagnie du préfet de la MRC de Caniapiscau et maire de Fermont, Martin St-Laurent, avec qui elle entretient une bonne relation et avec lequel elle s’est entretenue de dossiers relatifs à la municipalité durant sa visite. La députée nord-côtière a également eu l’occasion de visiter le bureau touristique dans le parc Jean Fortin, le chantier du nouveau tronçon de route entre Fire Lake et Fermont avec le directeur régional à Dexter Québec, Maxime Bourassa, et la carrière de quartz de Sitec en présence du directeur local de l’entreprise, Martin Rioux. Elle a aussi pris un repas en compagnie de travailleurs miniers à la cafétéria du complexe résidentiel de Minerai de fer Québec.

« C’était intéressant de constater l’ampleur et l’avancement du chantier et l’étendue des travaux qui vont ultimement aboutir en une route plus large et plus sécuritaire. Je voulais m’assurer que les choses évoluent favorablement. Au Québec, on doit entretenir près de 33 000 kilomètres de routes et l’on remarque malheureusement un désengagement du fédéral dans ses responsabilités. Notre objectif est de favoriser la sécurité et d’assurer une fluidité du transport routier avec l’aboutissement d’une route entièrement asphaltée entre Baie-Comeau et Fermont. »

L’élue caquiste considère qu’il est essentiel de se rendre dans les localités de la circonscription électorale qu’elle représente afin de prendre connaissance des enjeux majeurs directement sur place et de constater les réalités sur les lieux pour bien transmettre les aspirations des communautés et leurs besoins à son gouvernement. « Même si mes responsabilités de ministre de l’Emploi me retiennent souvent à Québec, c’est important pour moi d’être présente sur le terrain afin de rapporter efficacement et fidèlement ce qui transpire du milieu. » 

Mme Champagne Jourdain s’est de plus intéressée aux projets d’expansion des minières et à la gestion des matières résiduelles. « Je suis Nord-Côtière et je n’avais jamais eu à ce jour l’occasion de rouler sur la 389 puisque je m’étais toujours déplacée par avion auparavant. Cela m’a permis de mieux découvrir de splendides paysages et de constater la vaste étendue de l’immense territoire qu’elle couvre. Il y a beaucoup d’obstacles naturels le long de ce trajet et ce n’est pas simple d’effectuer des travaux, car cela représente un défi technique, mais notre gouvernement s’investit pour notre région et s’est engagé à améliorer cette route qui est essentielle pour assurer l’occupation contemporaine des lieux », confie la politicienne, qui fait le parallèle avec la route 138 qui progresse elle aussi. « Le but ultime de ces aménagements c’est de parvenir à relier ces deux routes avec la Trans-Labrador afin de créer une boucle avec le Labrador », conclut celle qui réitère l’importance de prendre le pouls des gens dans leur environnement.

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Publié le 27 août, 2024, dans la publication : Numéro_13 Volume_42

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Publié sur le site le 27 août 2024

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Route 389

Des chantiers et des travaux

par Éric Cyr

Légende : Sur la photo, travaux d’asphaltage au kilomètre 304 en direction nord au sud du Relais Gabriel. Photo de la couverture, les travaux qui se déroulent sur le tronçon 3 du projet A qui n’est pas accessible au public. Source photo : MTMD

Le ministère des Transports et de la Mobilité durable (MTMD) anticipe plus d’une dizaine de chantiers sur la route 389, qui fait partie du réseau routier national canadien, en 2024 et 2025. Selon Transports Québec, au terme des travaux prévus dans les deux prochaines années, les usagers de ce lien terrestre interprovincial pourront profiter de 41 kilomètres de chaussée neuve. Voici les principaux travaux qui devraient être effectués en 2024.

• Des travaux d’asphaltage sur gravier et de remplacement de ponceaux des kilomètres 304 à 314 qui ont commencé en 2023.

• Le remplacement de ponceaux des kilomètres 104 à 118 ainsi qu’au kilomètre 335.

• Du rechargement granulaire dont une partie est en cours.

• La réfection de la route de l’affluent ouest de la petite rivière Manicouagan et du chemin de la Sablière des kilomètres 428 à 436.

• Le remplacement du ponceau situé sous la route au kilomètre 559 dans le secteur du lac Daigle.

Nouveau tracé d’ici quatre ans

Par ailleurs, des travaux majeurs de reconstruction de la route 389 de Fire Lake à Fermont (projet A, tronçon 3), incluant du dynamitage, de la récupération de roc, de l’excavation de tourbières, du forage et l’installation de structures (ponceaux) sont actuellement au programme. L’an passé, des équipes ont posé des ponceaux, produit des matériaux granulaires, effectué du dynamitage et réalisé des déblais (ajout de terre pour niveler ou élever le sol) et des remblais (retrait de terre pour niveler ou baisser le sol). Les travaux de ce secteur ont été confiés à l’entreprise Dexter Québec, dont les travailleurs sont logés à Wabush au Labrador, pour un montant de 128,1 M $. Il faut ajouter à cette somme 9,5 M $ pour le contrôle de la qualité et l’ingénierie des matériaux et 27,3 M $ pour la surveillance des travaux qui ont été amorcés avec un an de retard en 2023 et ont repris le 28 mars dernier. Le nouveau tracé de 45 kilomètres, qui se situe des kilomètres 507 à 566, contournera totalement les deux sites miniers d’ArcelorMittal en évitant les 11 passages à niveau actuels grâce à la construction à un endroit stratégique d’une nouvelle intersection unique avec la voie ferrée. À terme, des interventions devraient avoir lieu sur un total de 70 kilomètres, dont 58 kilomètres de nouveau tronçon.

Les travaux des kilomètres 478 à 507 (tronçon 1, nouveau tracé de 13,5 kilomètres, et tronçon 2, réfection majeure de la route sur 10,5 kilomètres), qui sont réalisés par la communauté innue de Uashat mak Mani-utenam ont aussi repris en 2024 et consisteront en la construction de campements destinés aux travailleurs et en l’aménagement des chemins d’accès.

Depuis 2019

D’autres interventions importantes sur la chaussée s’échelonnant sur un total d’une centaine de kilomètres ont aussi eu lieu depuis 2019. Le nouveau tracé de Fire Lake jusqu’à Fermont aurait dû commencer à l’automne 2022 toutefois quatre appels d’offres ont été nécessaires puisqu’aucun soumissionnaire ne s’est manifesté lors des trois premiers. Le mode d’adjudication du dernier appel d’offres public a donc été modifié. Ce ralentissement de nature contractuelle a retardé les travaux à 2023.

• Reconfiguration complète de la route des kilomètres 0 à 22.

• Asphaltage des kilomètres 27 à 49.

• Nouvelle configuration de la route des kilomètres 240 à 254.

• Réfection de la route de l’ancienne ville de Gagnon jusqu’au chemin de l’aéroport des kilomètres 394 à 401.

• Réfection de la route des kilomètres 444 à 480.

La mise en service de l’ensemble du projet A entre les kilomètres 478 et 566, qui permettra aux usagers du réseau routier d’économiser un total de 19 kilomètres, est prévue en 2028. Pour connaître l’évolution des projets du programme d’amélioration de la route 389, vous pouvez vous abonner à l’infolettre Accès 389 : quebec.ca/transports/projets-routiers/cote-nord/route-389-programme-amelioration-route

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Publié le 25 juin, 2024, dans la publication : Numéro_12 Volume_42

  • Chantiers routiers
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Publié sur le site le 25 juin 2024

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Feux de forêt

Des incendies perturbateurs

par Éric Cyr

Source photo : Sopfeu

De multiples feux de forêt qui se sont déclenchés au début juin sur le territoire de la MRC de Caniapiscau ont tenu les pompiers forestiers en haleine durant plusieurs jours alors que la Société de protection des forêts contre le feu (Sopfeu) a déployé des effectifs à des endroits stratégiques afin de lutter efficacement contre les flammes et de tenter de freiner leur propagation en maîtrisant les foyers d’incendie.

L’équipe québécoise de gestion des feux majeurs a déterminé une zone de protection intensive à l’intérieur de laquelle trois incendies faisaient rage de façon simultanée et sur lesquels il fallait mettre l’accent et a établi une unité d’opérations au campement Love, près de la rivière Hart Jaune, dans le secteur du kilomètre 350 de la route 389, le 6 juin dernier. L’objectif était de mieux coordonner sur le terrain les interventions aériennes et terrestres de suppression des incendies de forêt à proximité de la 389, de l’ancienne ville de Gagnon jusqu’à la mine de fer de Fire Lake, et près du réservoir Manicouagan. En plus de cette équipe administrative, le complexe a aussi pu compter sur l’appui de cinq unités de pompiers forestiers et combattants auxiliaires totalisant une centaine de personnes et sur le soutien de six hélicoptères et des missions d’arrosage par avions-citernes.

Trois feux jugés prioritaires ont fait l’objet de combats intensifs pour maintenir l’accessibilité à la 389 soit celui de 920,5 hectares (ha) qui était hors de contrôle au lac du Portage situé à moins d’un kilomètre au nord du kilomètre 437, celui de rivière Beaupré de 96,6 ha à 7 kilomètres à l’ouest à la hauteur du kilomètre 380 qui a été maîtrisé et celui de Gagnon de 7,4 ha à quatre kilomètres au sud-est de celui de la rivière Beaupré qui a finalement été contenu. Deux autres feux de 14,8 et 16,6 ha situés en zone nordique au nord du feu du lac du Portage ont aussi été maîtrisés afin de protéger la route et des infrastructures d’Hydro-Québec.

Liens terrestres fermés

Des incendies ont paralysé les voies de transports terrestres à quelques reprises notamment avec la fermeture du seul lien routier de la région, la TransQuébec-Labrador (route 389 et TransLabrador/route 500), et en entravant la circulation en direction nord du train de passagers et de marchandises de Transport ferroviaire Tshiuetin, le seul lien terrestre assurant la liaison de Sept-Îles à Schefferville, qui n’a pu se rendre à destination, le 11 juin, et qui a suspendu ses activités durant une semaine. Plusieurs incendies brûlaient aussi au Labrador dont deux au nord du Labrador Ouest, dont celui de 300 hectares, qui a commencé le 8 juin, à 50 kilomètres au sud de Schefferville, 160 kilomètres au nord de Labrador City et à quatre kilomètres de la voie ferrée et du barrage et de la centrale hydroélectrique de Menihek de Newfoundland and Labrador Hydro, qui a forcé la locomotive à s’arrêter à la gare de Mai du côté québécois et à rebrousser chemin vers Sept-Îles. Comme le feu était au Labrador, ce sont les pompiers forestiers de Terre-Neuve-et-Labrador qui ont combattu ce brasier à proximité du barrage avec notamment deux avions bombardiers d’eau. L’autre feu d’un hectare était situé en zone nordique au lac Milner West à une centaine de kilomètres un nord de Labrador City. Le 13 juin, deux autres incendies majeurs se sont par la suite déclarés dans le secteur de Churchill Falls, dont un à l’ouest du pont Brinco, nécessitant la fermeture de la route 500, avant d’être maîtrisés.

La vaste majorité des feux ont été causés par la foudre. Pour consulter la carte des feux en sol québécois : sopfeu.qc.ca. Sur la photo, des pompiers forestiers survolent un feu de forêt au-dessus de la route 389 Nord.

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Publié le 25 juin, 2024, dans la publication : Numéro_12 Volume_42

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Publié sur le site le 25 juin 2024

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Route nationale 389

Une couverture cellulaire déficiente

par Éric Cyr

Source photo : Escorte routière Baie-Comeau

En réaction à l’article « Enjeux de communication sur la 389 ? » publié par le diffuseur public Radio-Canada Côte-Nord, le 4 mai dernier, les Chambres de commerce de Fermont et de Manicouagan (Baie-Comeau) s’inquiètent également du manque de couverture cellulaire et des impacts que cette lacune occasionne sur la sécurité des usagers de ce lien routier interprovincial.

Les intervenants socio-économiques considèrent que le transport sur la Côte-Nord est depuis toujours un enjeu qui nécessite des efforts de concertations, de mobilisation et même des pressions politiques pour que les dossiers avancent quand il est question de sécurité sur nos routes. Selon ces derniers, il est nécessaire de passer à la vitesse supérieure pour régler la situation.

« On parle ici d’enjeux de sécurité qui ont un impact direct sur l’efficacité économique des entreprises. Quand il arrive un accident et que la route est fermée pendant 20 h et que les camions ne peuvent plus circuler, il y a un impact direct sur l’économie. Si nous avions des moyens efficaces et modernes de communiquer quand un événement survient sur la route, il pourrait y avoir un meilleur contrôle routier et une planification faite en conséquence par les entreprises de transport afin de rentabiliser le temps ou la route est fermée », explique la directrice générale de la Chambre de commerce de Fermont, Mélissa Gauthier.

« La sécurité des usagers de la route 389 ne doit pas être prise à la légère. Si nous sommes capables de transmettre instantanément des messages à des gens à l’autre bout du globe, il s’avère urgent que nous puissions avoir un réseau de communication fiable sur la route qui mène à Fermont pour que si par malheur un incident se produit, les secours et la sécurité publique soient informés immédiatement », ajoute le coprésident de la Chambre de commerce et d’industrie de Manicouagan, Antonio Hortas.

« Dans les dernières années, le gouvernement du Québec et plus spécifiquement le cabinet du premier ministre, qui, je le rappelle, est aussi ministre responsable de la couverture Internet et cellulaire, a fait des efforts incroyables pour brancher les Québécois à Internet. Il est grand temps que la Côte-Nord soit connectée sur l’ensemble de son réseau routier et soyez assuré que les chambres de commerce de la Côte-Nord seront unies et appuieront n’importe quelle annonce qui sécurisera les secteurs routiers qui ne disposent actuellement pas d’une couverture cellulaire », précise le directeur général de la Chambre de commerce et d’industrie de Manicouagan, Jeff Dufour Tremblay.

« Ce que nous souhaitons, d’abord et avant tout, c’est que ce dossier soit traité comme une urgente question de sécurité par les gouvernements du Québec et du Canada. Nous ne manquerons pas d’en discuter avec les élus nord-côtiers lors de nos séances de travail avec eux à l’Alliance des chambres de commerce de la Côte-Nord », conclut Mélissa Gauthier.

Lire aussi un article lié à ce sujet dans l’édition du journal Le Trait d’union du Nord du 14 mai dernier « Route nationale 389. Des camionneurs mécontents » et sur le site Internet www.journaltdn.ca.

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Publié le 28 mai, 2024, dans la publication : Numéro_10 Volume_42

  • Chambre de commerce et d’industrie de Manicouagan
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Publié sur le site le 29 mai 2024

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La route 389

Travaux et améliorations en cours

par Journal TDN, Louise Vachon

Source photo : Martine Cotte

La route 389 est toujours un sujet de discussion des Fermontois. Elle fait parler d’elle depuis sa construction en 1978 pour ce qui est du trajet de Fermont à Gagnon et plus tard vers 1985 à Manic 5. Tantôt facile, passable, acceptable, tantôt sinueuse, cahoteuse, toujours est-il que cette route ne laisse personne indifférent et demeure prioritaire pour notre économie et pour les déplacements des citoyens et de ses visiteurs.

Améliorations entre les kilomètres 0 et 22

Pour ceux qui ont voyagé entre le 14 et 29 août à partir de Baie-Comeau, ils ont dû obligatoirement faire le détour par l’avenue du Labrador entre les deux secteurs de Baie-Comeau au lieu d’y accéder directement à partir du boulevard Comeau. Ce détour aura permis de raccorder l’ancien et le nouveau segment de la route au kilomètre 4. Une fois les travaux terminés, les deux accès à la route 389 demeureront disponibles à la circulation.

Plusieurs entraves à la circulation

Si vous avez l’habitude de consulter le Québec 511 avant de vous aventurer sur la route 389, on y note plusieurs entraves mineures et majeures. C’est donc qu’il y a en cours plusieurs zones de réparation et construction et dont trois plus importantes sont situées au sud de Fire Lake. Il en va de la sécurité des travailleurs et des usagers de respecter les limites de vitesse indiquées. Vous remarquerez d’ailleurs qu’une quinzaine de kilomètres d’asphalte neuf a été apposé entre les kilomètres 450 et 475. Près de 8 kilomètres dans le secteur de Gagnon seront refaits de même cet été. Enfin, en 2024, ce sont les kilomètres 314 et 304 qui seront asphaltés puisque cette année, les travaux ont lieu sur les ponceaux aux mêmes endroits.

Début des travaux du nouveau tracé passant par le lac Carheil

Le nouveau tracé de 45 kilomètres qui reliera Fire Lake à Fermont est un projet gigantesque et il sera divisé en trois tronçons, il permettra d’éviter la circulation sur la mine d’ArcelorMittal ainsi que 10 des 11 croisements avec les voies ferrées. Pour le tronçon 3 du projet A, dans le secteur du lac Carheil, les travaux devaient commencer à l’été 2022, l’entreprise Dexter s’étant vu octroyer le contrat, mais comme aucun soumissionnaire ne s’est manifesté lors des trois premiers appels d’offres concernant la surveillance des chantiers, ce n’est qu’en août dernier que toutes les autorisations ont été accordées et que les travaux ont pu débuter.

« La construction de ce projet, en région éloignée, constitue un mandat d’envergure qui présente d’importants défis logistiques, techniques et administratifs. Ce projet comporte plusieurs particularités qu’on ne retrouvera pas sur les autres chantiers, telles le transport des personnes et de la machinerie, l’installation d’un chantier sur une longue période (mise en place des campements, garage, cafétéria, installations sanitaires, etc.) ainsi que la rareté du marché (rareté de la main-d’œuvre, travaux en milieu éloigné) » a précisé Madame Sarah Gaudreault, conseillère en communications au ministère des Transports et Mobilité durable (MTMD) à Baie-Comeau.

Une fois le projet terminé, le MTMD prévoit réduire le parcours de 19 kilomètres. Rappelons que la route 389 est longue de 570 kilomètres et qu’un budget de 525 M$ a été affecté à sa réfection et le but est de la rendre plus sécuritaire pour ses usagers qui doivent continuellement cohabiter avec un trafic lourd.

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Publié le 5 septembre, 2023, dans la publication : Numéro_14 Volume_41

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Publié sur le site le 6 septembre 2023

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Industrie minière

Des redevances en abondance

par Éric Cyr

Source photo : Freepik

L’industrie minière a rapporté des sommes colossales au trésor québécois ces dernières années notamment en 2021. Le gouvernement du Québec a empoché cette année-là près d’un milliard de dollars, et plus exactement 926 millions, un sommet inégalé selon des données dévoilées dans un article de La Presse. De ce montant, ce sont les mines de fer de la région qui sont les plus payantes.

L’impôt minier sur le profit annuel des exploitants, qui varie de 16 à 28 % selon la marge bénéficiaire, a atteint un sommet en 2021 alors que les mines de Mont-Wright et de Fire Lake d’ArcelorMittal ont fait engranger 335,5 M $ à Québec et que la mine du Lac Bloom de Minerai de fer Québec (MFQ) a versé des droits miniers de 137,4 M $. Un total de 472,9 M $ a été recueilli seulement pour cette année-là juste dans le secteur de Fermont. L’année précédente, en 2020, c’est 306,1 M $ qui a été fourni par les deux minières fermontoises soit 175,5 M $ par ArcelorMittal et 130,6 M $ par MFQ.

Les exploitations minières de la Côte-Nord contribuent grandement à garnir les coffres de l’État québécois qui bénéficie de cette manne associée au prix élevé des métaux. Les montants versés suivent la fluctuation du prix des matières premières et comme la demande en fer a connu une croissance vertigineuse durant ces années, atteignant en moyenne à son point culminant jusqu’à 162 dollars américains la tonne, les deux entreprises minières qui exploitent un gisement de fer en territoire fermontois constituent une véritable manne pour le gouvernement du Québec. En 2020 et 2021, un total de 779 M $ a été envoyé dans les coffres de l’état québécois par ces compagnies.

Côte-Nord, la vache à lait

Cet exemple illustre bien toute l’importance stratégique de la Côte-Nord dont les besoins primaires notamment au niveau des transports semblent malheureusement avoir trop souvent été délaissés par les gouvernements successifs depuis de nombreuses années. Malgré l’abondance de richesses et de matières premières comme l’hydroélectricité et le fer, qui contribuent largement à enrichir les recettes publiques, la Côte-Nord est la seule région du Québec à devoir composer avec une démographie négative. Le contexte du manque de fluidité dans les domaines du transport contribue très certainement au phénomène qui nuit à toutes les sphères économiques et sociales. Plusieurs voix influentes s’élèvent en réclamant le désenclavement du territoire nord-côtier, ce qui ne semble pas avoir ému le gouvernement actuel puisque la route 138 demeure inachevée, il n’y a toujours pas de pont à l’embouchure de la rivière Saguenay à Tadoussac, la route nationale 389 ne respecte pas les normes minimales de sécurité, le service de traversiers est souvent compromis et le service aérien régional est peu fiable et ne répond pas aux besoins de l’ensemble des localités nord-côtières. Le gouvernement Legault, qui a nommé une ministre responsable de la Côte-Nord originaire de la région, réussira-t-il à inverser la tendance ? À suivre.

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Publié le 24 avril, 2023, dans la publication : Numéro_08 Volume_41

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Publié sur le site le 24 avril 2023

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Chambre de commerce Fermont

Transformer l’avenir localement

par Éric Cyr

Légende de la photo : l'agente de développement économique à la MRC de Caniapiscau, Mélanie Roy, et le président et chef de la direction d’AMEM, Mapi Mobwano durant la présentation.

Le président et chef de la direction d’ArcelorMittal Exploitation minière Canada (AMEM), Mapi Mobwano, a été le conférencier d’honneur dans le cadre d’un cocktail-causerie organisé par la Chambre de commerce Fermont, le 28 mars 2023, à la salle Aurora (anciennement centre multifonctionnel).

L’événement a regroupé une trentaine de personnes qui se sont déplacées pour l’occasion. Guidé par l’animatrice, l’agente de développement économique de la MRC de Caniapiscau Mélanie Roy, M. Mobwano s’est adressé au public en répondant à la première question lui demandant de brosser un portrait de son parcours.

Présentation

M. Mobwano a raconté son cheminement personnel et professionnel en toute franchise et de façon décontractée. Né en République démocratique du Congo où il a passé ses jeunes années, ce dernier a été envoyé en Afrique du Sud en compagnie de ses frères et sœurs par ses parents en 1993 afin d’échapper à la guerre qui sévissait dans son pays. D’abord intéressé par le génie électrique, il s’est finalement orienté vers le génie minier. Il a gravi les échelons de sa profession en obtenant une bourse et en travaillant dans une mine afin de payer ses études où il a opéré des machineries puis s’est joint à une équipe de dynamitage. Toujours sur le sol africain, il a par la suite progressé vers un poste en planification avant de devenir directeur général d’une petite mine puis de gérer une plus grosse mine au Liberia. C’est là qu’un chasseur de têtes pour ArcelorMittal l’a approché à maintes reprises pour lui proposer des emplois au sein de cette multinationale. Il a décliné les offres jusqu’à ce qu’une proposition plus alléchante l’interpelle : un poste dans une mine au Canada, pays qu’il avait déjà visité comme consultant en 2018. M. Mobwano décide de relever ce nouveau défi au Québec et accepte finalement la fonction de chef des opérations pour ArcelorMittal en 2019. À peine trois mois après son entrée en fonction, le PDG en place décide de partir et M. Mobwano hérite du poste par intérim en septembre 2019 avant de se faire offrir le jour de son anniversaire, le 31 août 2020, la position qu’il occupe à ce jour.

Sujets diversifiés

Selon M. Mobwano, Fermont est une ville privilégiée située autour d’un lac. Il considère que son plus grand défi est d’assurer la pérennité de la mine du Mont-Wright, la plus grande mine à ciel ouvert au Québec et la deuxième plus grande mine de fer au Canada, précise-t-il, puisque l’accès au minerai se situe dans une fosse. « Nous voulons encourager les gens à habiter à Fermont, mais nous allons conserver la proportion actuelle de travailleurs non-résidents. Je dois prendre des décisions au quotidien afin de m’assurer que cette mine va continuer potentiellement de 30 à 50 ans », confie-t-il. Il mentionne que le meilleur conseil qu’il a reçu dans sa carrière est d’écouter les gens, d’être présent sur le plancher, d’être transparent, de dire la vérité et de ne pas faire de promesses que l’on ne peut tenir. Il a abordé plusieurs dossiers en réponse à des questions, notamment l’importance du rôle des entrepreneurs, la volonté de revitaliser la ville de Fermont en attirant des familles et en réduisant le coût de la vie sur place, par exemple en maximisant l’utilisation du chemin de fer pour l’approvisionnement pour compenser le transport par camion, les discussions avec le ministère de la Famille pour l’obtention de deux permis de 80 places afin d’augmenter la capacité de la garderie, le développement du parc industriel, la réfection du parc immobilier, la vision d’avenir d’ArcelorMittal qui est basée sur le long terme. Il a également parlé de la transition énergétique de l’entreprise qui est bien en marche, notamment avec l’utilisation de l’huile pyrolytique, un biocarburant produit localement à Port-Cartier par la société BioÉnergie AE Côte-Nord Canada. L’utilisation de ce carburant renouvelable a permis la relance de l’usine d’Arbec et permet de remplacer une partie du mazout lourd utilisé à l’usine de bouletage. D’autres projets sont également en développement pour éventuellement remplacer le charbon provenant actuellement de sources fossiles par un biocharbon. Il a aussi expliqué le projet qui est en cours qui fera que toute la production de l’usine de Port-Cartier sera constituée de boulettes à réduction directe. Ces boulettes à très basse teneur en silice sont requises pour faire fonctionner les fours à arcs électriques auxquels se convertissent de nombreuses aciéries qui travaillent à réduire leurs émissions de gaz à effet de serre. M. Mobwano a de plus indiqué qu’ArcelorMittal œuvre à influencer le gouvernement pour l’inciter à asphalter la route nationale 389. Il a répondu à de nombreuses autres questions.

Après près de trois généreuses heures de discours et d’échanges, M. Mobwano a remercié les personnes venues assister à la rencontre.

Sur la photo en couverture, la directrice générale de la Chambre de commerce Fermont, Mélissa Gauthier, et M. Mapi Mobwano.

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Publié le 10 avril, 2023, dans la publication : Numéro_07 Volume_41

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Publié sur le site le 11 avril 2023

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Semaine entrepreneuriale 2022

Tisser des liens et acquérir des compétences

par Éric Cyr

Légende : Sur la photo, des représentants de l’équipe de la MRC de Caniapiscau lors du lancement de la Semaine entrepreneuriale.

C’est sous le thème « Saveurs d’ici » que l’équipe de la MRC de Caniapiscau dédiée au développement économique a lancé la Semaine entrepreneuriale de Fermont à la salle Aurora (ancien centre multifonctionnel), le 2 novembre dernier. Pendant cette soirée les représentants d’une trentaine d’entreprises ont participé à une séance de réseautage et ont assisté à des présentations relatives à l’essor économique, le tout agrémenté d’un repas thématique aux saveurs locales.

L’événement, qui a regroupé une soixantaine de personnes, a entre autres permis aux participants de profiter de l’occasion pour créer des liens dans un esprit de camaraderie. La directrice générale de Chambre de commerce Fermont, Mélissa Gauthier, et l’agente de développement économique à la MRC, Mélanie Roy, ont fait à tour de rôle des présentations. Le préfet de la MRC et maire de Fermont, Martin St-Laurent, a par la suite prononcé une allocution où il a brossé un portrait des principaux dossiers d’envergure menés par municipalité.

Ce dernier s’est exprimé au sujet du projet de logements abordables que souhaite construire la Société d’habitation communautaire de Fermont qui comptera quarante maisons jumelées de deux chambres à coucher, dont quatre unités seront adaptées pour des personnes à mobilité réduite. L’aide financière reçue de partenaires privés et publics incluant la Ville de Fermont, qui a aussi contribué à la démarche en vendant des terrains au prix coûtant à l’organisme sans but lucratif, permettra d’offrir des logements à coût abordable à un montant mensuel qui devrait se situer sous la barre des 700 $, charges en sus. Un soumissionnaire a été retenu pour commencer les travaux de la première phase, qui englobe les vingt premières unités qui devraient, si tout se passe bien, être livrées à l’été 2023. Selon le maire, chaque maison coûterait en moyenne 293 000 $, sujet à révision selon les modifications apportées lors de la construction.

De plus, l’élu municipal a parlé des études en cours incluant les enjeux énergétiques de la région qui aura besoin d’un accroissement de la disponibilité d’électricité afin de répondre à la demande grandissante de l’industrie minière qui effectue actuellement une transition vers la production d’un acier plus vert afin de s’adapter à la demande mondiale. Il a aussi traité d’une étude concernant un projet de recyclage et de compostage menée de concert avec la firme Englobe avec l’appui de Recyc-Québec avant de conclure en réitérant sa détermination à poursuivre ses représentations auprès du ministère des Transports du Québec et de la nouvelle députée de Duplessis afin de faire valoir la nécessité de l’aboutissement de la réfection de la route nationale 389, qui s’éternise, et du chantier du nouveau tracé entre Fire Lake et Fermont, qui a pris du retard.

Des séances virtuelles ont été proposées dans le cadre de la programmation de la Semaine entrepreneuriale à la mi-novembre soit :

Défi OSEntreprendre et Socio-financement « La ruche et l’ampli », le 14 novembre;

Le Fonds étudiant de solidarité travail du Québec « Pour la relève citoyenne et entrepreneuriale » et « Propulsez votre entreprise avec Investissement Québec », le 15 novembre;

Le 16 novembre, la présentation de Mon commerce en ligne
« Développez vos activités en ligne grâce à ce programme pour le commerce de détail » et une autre de la Caisse des travailleuses et travailleurs unis;

Le 17 novembre, le Centre de transfert d’entreprise du Québec et la Chambre de commerce Fermont présenteront « Moi, repreneur ? » et la Commission de développement des ressources humaines des Premières Nations fera connaître ses services;

« Développer vos compétences entrepreneuriales » avec l’École des entrepreneurs du Québec, le 18 novembre.

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Publié le 14 novembre, 2022, dans la publication : Numéro_19 Volume_40

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Publié sur le site le 14 novembre 2022

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Route nationale 389

Une surveillance accrue…

par Éric Cyr

Dans un souci de sécuriser davantage la portion québécoise de la TransQuébec-Labrador, la route nationale 389, les policiers de la Sûreté du Québec du centre de service de Baie-Comeau ont procédé à une opération de sécurité routière totalisant six jours répartis en deux séquences de trois jours sur cette voie terrestre qui relie Baie-Comeau à Fermont et à la frontière du Labrador, du 6 au 8 septembre et du 4 au 6 octobre 2022.

Cette grande mobilisation s’inscrit dans une série de mesures et d’initiatives mise en place par la Sûreté du Québec pour améliorer le bilan routier sur ce lien interprovincial de plus en plus achalandé qui est reconnu pour sa dangerosité et qui a fait partie à de nombreuses reprises du palmarès annuel peu enviable des dix pires routes du Québec, un concours organisé par le CAA-Québec. 

 Un total de 143 amendes en six jours

Au total, les policiers affectés à ces opérations ont signifié 137 constats d’infraction pour des vitesses excessives, deux constats d’infraction pour le non-port de la ceinture de sécurité et quatre constats d’infraction pour des dépassements illégaux. Il est à noter qu’il y a eu interception pour des infractions liées à la vitesse allant jusqu’à 164 km/h dans une zone de 90 km/h.

La Sûreté du Québec rappelle que la vitesse est l’une des premières causes de collisions mortelles à survenir sur les routes du Québec.

D’autres mesures et initiatives seront mises en place par la Sûreté du Québec sur le réseau routier québécois et notamment sur la route 389.

La Stratégie en sécurité des réseaux de transport 2021-2026, « La vie humaine, au cœur de nos actions », a pour objectif de diminuer le nombre de collisions mortelles et avec blessés graves sur les réseaux routiers et récréotouristiques. Des pistes d’action sont mises en œuvre dans chacun des axes distincts : Partenariat, Intervention, Sensibilisation, Technologie, Évaluation (PISTE) par la Sûreté du Québec ainsi que ses partenaires, afin de collaborer pour tendre vers un objectif commun, celui de rendre nos routes, nos sentiers et nos plans d’eau plus sécuritaires.

Campagne de sensibilisation

La Société de l’assurance automobile du Québec (SAAQ) a aussi lancé une campagne de sensibilisation sur les comportements imprudents sur les routes de la Côte-Nord, le 5 octobre dernier, en ciblant notamment la route 389 qui est particulièrement visée par cette démarche.

Caméras de circulation

La route 389, qui fait partie du réseau routier national depuis 2005, ne respecte toujours pas les normes minimales de sécurité fixées par le ministère des Transports du Québec et les usagers de cet axe terrestre doivent donc faire preuve de prudence et de grande vigilance quand ils l’empruntent. Malgré ces lacunes, des caméras de circulation ont récemment été installées par Transports Québec aux kilomètres 22,5 et 210,5 afin de surveiller la fluidité du trafic en temps réel et de leur permettre d’être au fait des conditions sur la partie sud du seul lien routier de la région.

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Publié le 31 octobre, 2022, dans la publication : Numéro_18 Volume_40

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Publié sur le site le 31 octobre 2022

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Ministre originaire de la Côte-Nord

Une première depuis quatre décennies

par Éric Cyr

Source photo : CAQ

La nouvelle députée de la circonscription de Duplessis, Kateri Champagne Jourdain, ne cesse de marquer l’histoire. Elle devient la première femme autochtone à siéger à l’Assemblée nationale du Québec et à y occuper un poste de ministre. En effet, la caquiste a accédé au titre de ministre de l’Emploi et a été nommée ministre responsable de la région de la Côte-Nord lors de la formation du Conseil des ministres du gouvernement Legault, le 21 octobre dernier. De plus, la fonction de ministre n’a jamais été octroyée à un élu originaire de cette région depuis le premier député péquiste de la Côte-Nord, Lucien Lessard, l’un des fondateurs du Parti québécois, sous le gouvernement de René Lévesque en 1976 puis en 1981 soit il y a plus de 40 ans.

Kateri Champagne Jourdain vient aussi renverser une tendance puisqu’aucun des quatre ministres responsables de la Côte-Nord qui l’ont précédée depuis 2012 (Alexandre Cloutier du PQ 2012-2014, Yves Bolduc et Pierre Arcand du PLQ 2015-2016 et Jonatan Julien de la CAQ 2018-2022) n’était issu de ce milieu. Le fait que la politicienne soit à l’affut des préoccupations et des revendications légitimes des Nord-Côtiers constitue un atout indéniable, mais pourrait cependant se retourner contre elle si elle ne livre pas la marchandise.

L’incontournable sujet

Les attentes des citoyens de la Côte-Nord envers la ministre sont très élevées notamment en matière de transports. Le désenclavement du territoire obtient un consensus depuis de nombreuses années monopolisant l’attention et suscitant les passions. La construction d’un pont à l’embouchure de la rivière Saguenay à Tadoussac, le parachèvement de la route 138, qui aboutit actuellement en cul-de-sac, et la réfection de la très sinueuse route nationale 389, qui ne respecte pas les normes minimales de sécurité, mais aussi une meilleure desserte aérienne incluant des prix de billets d’avion abordables et pas seulement pour certaines destinations choisies par le gouvernement, sont le nœud du problème. Mme Champagne Jourdain devra impérativement accorder une attention particulière à ce dossier d’envergure, idéalement de concert avec son collègue le député de René-Lévesque, Yves Montigny, qui aurait aussi tout intérêt à en faire son cheval de bataille afin d’espérer demeurer en selle. Somme toute, elle devra démontrer qu’elle a la réelle intention de faire progresser les choses et de déverrouiller le territoire si elle souhaite être réélue une fois son mandat actuel terminé.

Le désenclavement de la région, la priorité.

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Publié le 31 octobre, 2022, dans la publication : Numéro_18 Volume_40

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Publié sur le site le 31 octobre 2022

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Côte-Nord

La forteresse péquiste cède ou prépare une riposte ?

par Éric Cyr

Source photo : Parti québécois. Légende : Sur la photo, les candidats péquistes de Duplessis, Marilou Vanier (à gauche) et Jeff Dufour Tremblay (à droite) ont pu compter sur des appuis de taille soit ceux de la députée bloquiste de Manicouagan, Marilène Gill, et du chef du Parti québécois, Paul St-Pierre Plamondon (tous deux sur la photo) ainsi que du chef du Bloc québécois, Yves-François Blanchet, qui se sont rendus sur la Côte-Nord durant la campagne électorale afin de les épauler.

Véritable bastion historique, le château fort du Parti québécois (PQ) dans la circonscription de Duplessis, qui n’avait jamais changé d’allégeance depuis près d’un demi-siècle et qui résistait à toutes les attaques depuis l’accession au pouvoir de cette formation politique sous l’égide du premier ministre René Lévesque en 1976, a finalement été assiégé sous l’assaut des vagues de la Coalition avenir Québec (CAQ). La citadelle voisine de René-Lévesque, qui repoussait toute tentative d’invasion depuis près de deux décennies, a aussi été ébranlée et a dû se résigner à hisser le drapeau blanc.

L’ouvrage fortifié n’a pas totalement été éventré et cette brèche pourrait éventuellement être fermée si les assaillants ne livrent pas la marchandise. Le vaisseau amiral péquiste a subi un abordage, mais n’a toujours pas sombré et les nouveaux maîtres à bord auraient tout intérêt à satisfaire les membres de l’équipage par une meilleure répartition de l’arrimage de la flotte afin d’éviter une mutinerie s’ils souhaitent demeurer aux commandes et tenir la barre du navire nord-côtier en démontrant leur réelle volonté de désenclaver la région, car une mutinerie pourrait se produire à bord avant d’arriver à bon port.

Chevaliers caquistes

Afin d’éviter un sabordage ou la piraterie de leur vecteur politique, les deux nouveaux députés de la CAQ, Kateri Champagne Jourdain dans Duplessis et Yves Montigny dans René-Lévesque, vont devoir faire leurs preuves en démontrant qu’ils sont à l’écoute du principal enjeu nord-côtier qui englobe plusieurs volets : la construction d’un pont à l’embouchure de la rivière Saguenay à Tadoussac, le parachèvement de la route 138 jusqu’à Blanc-Sablon en Basse-Côte-Nord et la réfection de la route nationale 389 en plus de s’assurer de la pérennité d’une desserte aérienne abordable.

Le chant des sirènes ?

Plusieurs électeurs nord-côtiers ont choisi de changer leur fusil d’épaule en faisant confiance à la CAQ qui était presque assurée de reprendre le pouvoir au Québec, scénario qui s’est produit. Cependant, les ambassadeurs caquistes auront du pain sur la planche et devront réussir à combler les attentes des citoyens nord-côtiers s’ils ne souhaitent pas être catapultés vers les oubliettes lors de la prochaine élection puisque ce vote stratégique pourrait n’être qu’une infidélité passagère si une réelle volonté politique de répondre à leurs aspirations légitimes n’est pas clairement démontrée dans un avenir rapproché. Ceux-ci pourraient s’impatienter s’ils ne constatent aucune progression de leurs revendications.

La Côte-Nord a joint le siège de commandement de la CAQ, mais les dirigeants caquistes ne doivent jamais oublier où se trouve leur lieu d’approvisionnement et de ravitaillement en région s’ils souhaitent alimenter leur haut lieu, le quartier général de Québec. Fort à parier que les Nord-Côtiers n’auront pas à tirer à la courte paille et pourraient éventuellement choisir de couper les vivres lors du prochain scrutin si la CAQ fait la sourde oreille et étire trop la sauce…

Un autre « comté », celui de Hull, situé en Outaouais à l’autre extrémité du Québec et qui, tout comme Duplessis, était aussi immuable depuis 46 ans, a également chaviré pour la CAQ, illustrant l’ampleur du raz-de-marée bleu poudre.

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Publié le 17 octobre, 2022, dans la publication : Numéro_17 Volume_40

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Publié sur le site le 17 octobre 2022

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