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    Feux de forêt

    Une 8 septembre, 2026

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    Feux de forêt

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Feux de forêt

Une 27 août, 2024

Du jamais vu dans la région

Des incendies  perturbateurs

Feux de forêt

Des incendies perturbateurs

Feux de forêt

Mobilisation sans précédent

par Éric Cyr

Sur la photo, le centre des opérations de la Sopfeu à Fermont.

Tout comme durant la période estivale 2024, alors que des incendies de forêt hors de contrôle et d’une ampleur inégalée ont fait rage sur la Côte-Nord et au Labrador, où près du tiers de la population labradorienne avait alors été déplacée dans le cadre de deux évacuations, l’été 2026 restera assurément gravé dans la mémoire collective des habitants de la région. Confrontées à une saison particulièrement difficile marquée par de nombreux épisodes de foudre, ainsi que par la sécheresse et des températures élevées, les autorités ont dû faire face à une recrudescence importante des incendies de forêt.

La Société de protection des forêts contre le feu (Sopfeu) a déployé des moyens considérables sur le territoire, allant jusqu’à mettre sur pied une véritable organisation de lutte contre les incendies directement dans le secteur de Fermont. La situation était d’autant plus complexe que les feux ne connaissaient évidemment pas les frontières administratives. Plusieurs incendies ont touché simultanément le territoire de la MRC de Caniapiscau et le Labrador, obligeant les responsables québécois et leurs homologues du Labrador à coordonner étroitement leurs interventions. La crise a véritablement pris de l’ampleur à la fin de juin. Un important incendie qui s’est déclenché le 28 juin à proximité du kilomètre 437 de la route 389 a rapidement pris de l’expansion. Le feu, causé par une activité récréative, avait atteint plusieurs milliers d’hectares et était considéré comme hors de contrôle. L’unique lien routier entre Fermont et le sud de la Côte-Nord, la portion québécoise de la TransQuébec-Labrador, la route 389, a dû être fermée à quelques occasions en raison de la fumée dense et de la visibilité devenue pratiquement nulle.

Centre des opérations à Fermont

L’éloignement des incendies et l’immensité du territoire ont posé un important défi logistique. Afin de rapprocher les pompiers forestiers des zones d’intervention, la Sopfeu a installé un campement aux abords de l’ancienne ville de Gagnon. Cette base temporaire devait permettre d’accueillir davantage de personnel et de faciliter le déploiement des équipes sur le terrain. Au moment où l’incendie du kilomètre 437 s’amplifiait, quatre équipes de pompiers forestiers, des avions-citernes (bombardiers d’eau) et trois hélicoptères étaient notamment mobilisés dans le secteur. Quelques jours plus tard, devant la multiplication des incendies aux alentours de la route 389, une équipe spécialisée de gestion des feux majeurs a établi son centre des opérations à Fermont. La municipalité est ainsi devenue l’un des principaux centres opérationnels de la Sopfeu dans le nord du Québec. Le centre opérationnel établi à Fermont regroupait initialement quatre sections de 20 pompiers forestiers. Deux sections additionnelles se sont ajoutées, portant l’ensemble des pompiers et autres ressources affectées localement à près de 150 personnes. Jusqu’à six hélicoptères soutenaient également les opérations, principalement pour effectuer de la reconnaissance aérienne et transporter les équipes vers les lieux difficiles d’accès.

Plusieurs fronts

Les pompiers forestiers ont dû intervenir à plusieurs endroits simultanément, notamment au sud et au nord de Fermont ainsi que le long de la route 389 dans les environs de la mine de fer de Fire Lake et dans des secteurs plus éloignés du territoire de Caniapiscau. Les opérations variaient selon le comportement des incendies. Lorsque les conditions le permettaient, les équipes travaillaient directement sur le terrain afin de construire et de consolider des lignes de confinement, d’éteindre les points chauds et de sécuriser les bordures des périmètres touchés. Les hélicoptères étaient utilisés pour de la surveillance aérienne, du transport de pompiers et, au besoin, pour procéder à des opérations d’arrosage. Des avions-citernes pouvaient également être déployés lorsque l’intensité du feu et les conditions météorologiques favorisaient

une intervention efficace et sécuritaire. La situation a parfois rendu toute intervention aérienne impossible. La fumée, l’intensité extrême de certains incendies et les vents forçaient à l’occasion les responsables à suspendre temporairement certaines interventions. La Sopfeu devait alors adapter continuellement sa stratégie, notamment en concentrant ses efforts sur les flancs et les portions du périmètre où les équipes pouvaient travailler sans danger.

Feu du lac de la Bouteille

L’un des incendies les plus surveillés a été celui situé près du lac de la Bouteille, au nord de Fermont. Ce feu, causé par la foudre le 29 juin, a connu une activité particulièrement intense au début de juillet. L’objectif de la Sopfeu n’était pas nécessairement d’éteindre l’ensemble du feu, mais de le contenir à l’intérieur d’une zone prédéterminée et de consolider ses bordures afin de protéger la ville de Fermont. Le comportement du brasier illustrait également le caractère transfrontalier de cette crise. Une progression du feu a franchi la frontière en direction du Labrador. Des échanges quotidiens ont alors été maintenus entre la Sopfeu et les équipes responsables de la lutte contre les incendies de la province voisine afin de coordonner les opérations des deux côtés de la frontière. Environ une soixantaine de pompiers forestiers étaient affectés à ce secteur à la mi-juillet, avec l’appui d’hélicoptères et, au besoin, de bombardiers d’eau.

Au Labrador

Le Labrador Ouest a aussi été durement touché. À la fin de juin, un incendie situé à proximité de Labrador City a entraîné l’évacuation de secteurs de chalets dans le périmètre de la rivière Walsh, de villégiateurs au terrain de camping du lac Duley, ainsi que du secteur du lac Throne et des environs du club de golf Tamarack. La municipalité de Labrador City avait alors déclaré l’état d’urgence. La situation s’est progressivement améliorée au début de juillet. Certaines zones ont pu être rouvertes, tandis que les équipes poursuivaient leur travail afin de circonscrire le feu et d’éteindre les derniers points chauds. Des boyaux, des pompes, des hélicoptères et d’autres équipements de lutte contre les incendies étaient notamment visibles pour les citoyens.

Défi logistique

Cette nouvelle crise a mis en évidence la vulnérabilité particulière de cette région éloignée, où les communautés, les infrastructures essentielles, les installations minières et les routes sont dispersées sur un immense territoire forestier. La route 389 représente notamment un axe stratégique dont la fermeture peut rapidement isoler Fermont, ce qui complique l’approvisionnement et les déplacements. Elle a aussi démontré l’importance de la coopération régionale et la nécessité de disposer de ressources permanentes ou rapidement mobilisables. Le gouvernement de Terre-Neuve-et-Labrador a annoncé en juillet son intention de poursuivre la planification visant à assurer une présence saisonnière d’un avion-citerne à Wabush, en plus de prévoir de nouveaux équipements de protection et des ressources additionnelles pour la lutte contre les feux de forêt. Grâce à la mobilisation de centaines de combattants auxiliaires, de pompiers forestiers, de spécialistes de la gestion des feux, d’avions-citernes et d’hélicoptères, la situation a progressivement été stabilisée. Toutefois, ce déploiement aura rappelé avec force que, dans le vaste territoire situé entre Gagnon, Fire Lake, Fermont et le Labrador, un incendie de forêt peut rapidement se transformer en crise régionale nécessitant une organisation logistique et humaine hors du commun.

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Publié le 8 septembre, 2026, dans la publication : Numéro_14 Volume_44

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Publié sur le site le 8 septembre 2026

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Sécurité civile

Une séance locale d’information

par Éric Cyr

Légende : Sur la photo, des partenaires ayant pris part à l’exercice après la rencontre.

Une séance publique d’information relative à la sécurité civile à laquelle le public a été convié a eu lieu à la salle Aurora à Fermont, le 30 avril 2025. L’objectif était de renseigner les citoyens sur les mesures d’urgence en vigueur en cas de catastrophes naturelles ou autres.

Dans un contexte où l’on constate l’occurrence de plus en plus fréquente d’événements climatiques comme des incendies de forêt et des fermetures de route, plusieurs sujets ont été abordés par les nombreux intervenants de différentes organisations qui travaillent de concert dans le domaine de la gestion de crise afin de coordonner de façon efficace les ressources à déployer sur le territoire pour prévenir les sinistres et se préparer à affronter des urgences de toute nature. L’Organisation municipale de sécurité civile (OMSC), le ministère de la Sécurité publique (MSP), la Sûreté du Québec, la Société de protection des forêts contre le feu (Sopfeu), le Centre intégré de santé et de services sociaux (CISSS) et les responsables de différents paliers municipaux (ambulanciers, Service de sécurité incendie) et de l’industrie minière étaient sur place afin d’exposer et d’expliquer leurs rôles respectifs.

La loi 50 sur la sécurité civile visant à favoriser la résilience aux sinistres, qui a été adoptée le 28 mai 2024, a été présentée durant la rencontre à la quarantaine de participants attentifs aux explications des diverses missions des partenaires dont les porte-parole ont présenté les mécanismes de coordination ainsi que leurs mandats respectifs incluant les plans d’intervention et les modalités d’évacuation en insistant sur l’importance d’une communication claire et efficace auprès de la population et des partenaires ainsi que la préparation préalable à toute éventuelle urgence. Les mesures relatives à l’atténuation des risques et les modalités d’intervention ciblées sur le terrain, incluant l’approvisionnement en denrées alimentaires, en carburant et le transport, ont entre autres été détaillées.

Les citoyens ont pour leur part la responsabilité de préparer un plan d’urgence et être prêts afin de leur permettre de faire face aux imprévus surtout si ceux-ci ont des besoins particuliers. Des outils essentiels sont fortement recommandés comme une trousse de premiers soins avec le nécessaire de matériel de survie incluant de la nourriture, de l’eau, et des médicaments leur permettant de subsister pendant au moins 72 heures (trois jours) idéalement avec un ouvre-boîte, un briquet ou des allumettes, des chandelles pour eux, mais aussi pour leurs animaux de compagnie.

Le centre d’accueil, de recensement et d’attribution d’hébergement pour les sinistrés qui a été choisi pour Fermont est la salle Aurora. Le centre de coordination des mesures d’urgence est situé au deuxième étage de la caserne 12. Les informations quotidiennes transmises à la population à heure fixe seront notamment accessibles en syntonisant la radio CFMF 103,1 et sur la page Facebook Ville de Fermont. Des sessions de travail subséquentes rassemblant les différents coordonnateurs se tiendront à une date ultérieure.

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Publié le 13 mai, 2025, dans la publication : Numéro_9 Volume_43

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Publié sur le site le 13 mai 2025

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Feux de forêt

Du jamais vu dans la région

par Éric Cyr et Océane Bossé

Source : Leona Rockwood

Des incendies de forêt d’une ampleur sans précédent ont fait rage au Labrador et sur la Côte-Nord du Québec durant la saison estivale. Au Labrador, près du tiers de la population a été déplacé dans le cadre de deux évacuations orchestrées en moins d’un mois par les autorités de Terre-Neuve-et-Labrador. L’évacuation de Labrador City se veut la plus importante à ce jour dans cette province. La Côte-Nord, incluant la MRC de Caniapiscau au Québec, a aussi été aux prises avec des feux hors de contrôle disséminés un peu partout sur le territoire.

Ces nombreux brasiers, dont certains se sont rapprochés de façon inquiétante de plusieurs localités, ont nécessité des évacuations préventives de citoyens qui ont dû rapidement quitter les lieux où ils demeurent notamment dans certains secteurs de Port-Cartier sur la Côte-Nord et pour la totalité des résidents de deux des plus importantes agglomérations urbaines du Labrador, Churchill Falls, où les flammes menaçaient également l’importante centrale hydroélectrique qui fournit 15 % de toute l’énergie du Québec et 25 % de celle de Terre-Neuve-et-Labrador, ainsi que ceux de la ville minière de Labrador City. D’autres municipalités étaient en état d’alerte, comme Sept-Îles sur la Côte-Nord et Wabush au Labrador, ou de préalerte comme Fermont.

Fortement sollicités, les pompiers forestiers qui étaient sur un pied d’alerte constant ont combattu d’arrache-pied et sans relâche les incendies majeurs dispersés à plusieurs endroits et qui se montraient particulièrement agressifs à l’aide d’avions-citernes (bombardiers d’eau) et d’hélicoptères. Les manœuvres se sont effectuées de concert avec des collègues de plusieurs provinces (Québec, Terre-Neuve-et-Labrador, Nouveau-Brunswick, Ontario).

Le Labrador et la MRC de Caniapiscau ont été durement touchés par ces foyers d’incendie destructeurs alimentés par la sécheresse et propulsés par de forts vents qui ont occasionné à quelques reprises des fermetures de portions de la Trans-Québec-Labrador (routes 389 et 500), le seul lien routier de la région. Les flammes ont de plus ravagé plusieurs hectares de forêt. Un nombre important de citoyens a été évacué, allant de quelques centaines à Port-Cartier, à 750 à Churchill Falls et jusqu’à 9600 à Labrador City soit environ 10 350 personnes pour le Labrador, ce qui représente environ le tiers de sa population.

Les habitants du Labrador qui ont été évacués se sont, pour la très vaste majorité, réfugiés à Happy Valley-Goose Bay. Durant la première vague en partance de Churchill Falls, le 19 juin, on pouvait constater un défilé de véhicules se dirigeant vers cette ville qui abrite une base militaire le long de la Trans-Labrador (route 500). Lors du second épisode, le 12 juillet, alors que les gens forcés de fuir s’orientaient dans la même direction à partir de Labrador City, on pouvait apercevoir un interminable cortège dans lequel des automobiles, qui se suivaient à la queue leu leu, se rendaient plus à l’est. Constituant un véritable défi logistique, ces deux déplacements encadrés par les autorités et les forces de l’ordre dont le second a nécessité l’évacuation de personnes âgées, à mobilité réduite et de patients de l’hôpital, ont reçu l’appui sur le terrain de l’Armée du Salut et de la Croix-Rouge, qui ont participé aux efforts d’hébergement et de ravitaillement de ceux ayant dû abandonner en vitesse leur domicile. La Société pour la prévention de la cruauté envers les animaux (SPCA) a coordonné avec l’aide de la clinique vétérinaire locale la prise en charge des très nombreux animaux de compagnie qui ont suivi leurs maîtres. La population des localités avoisinantes a fait preuve de générosité et a témoigné sa solidarité en offrant de l’aide et du soutien aux victimes, en particulier celle de Happy Valley-Goose Bay qui a été fortement sollicitée à deux reprises, mais aussi celles de Churchill Falls et de Wabush, où quelques résidents de Labrador City se sont rendus, et de Fermont, où quelques autres ont temporairement trouvé refuge dans leurs roulottes au camping de l’endroit. Malgré l’envergure des incendies forestiers, le pire a heureusement pu être évité.

Par Éric Cyr, journaliste

Une évacuation qui tisse des liens

Les citoyens de la ville de Labrador City au Labrador ont été évacués, le 12 juillet 2024, à cause des feux de forêt situés à proximité de la municipalité nordique. Ceux-ci étaient invités à se diriger vers Churchill Falls puis à Happy Valley-Goose Bay pour y séjourner durant une période indéterminée.

Tout comme ses concitoyens, une résidente de Labrador City, Lise Boucher, a reçu un avertissement en fin d’après-midi lui indiquant qu’elle devait quitter son domicile le plus rapidement possible. Plusieurs questions surgissent alors dans son esprit. Que devons-nous apporter dans nos valises ? Quelle sera la durée de cette évacuation ? L’inquiétude s’installe. Mais elle ne sera pas seule puisque son ami, Célian Lézer, un jeune homme d’origine française qui travaille à l’Association francophone du Labrador, et sa chatte Rosalie l’accompagnent, elle et son petit chien Buddy, dans sa voiture.

Par chance, le plein d’essence de l’auto avait été fait la veille. Les compagnons d’infortune ont ainsi pu commencer leur périple imprévu vers la ville de Churchill Falls sans devoir attendre un long moment pour s’approvisionner en carburant. Selon madame Boucher, la circulation était très lente et la patience était de mise. Un trajet d’une durée habituelle de 2 h 30 vers Churchill Falls s’est prolongé en une escapade de plus de six heures puisque tous les habitants de Labrador City se dirigeaient simultanément dans la même direction en empruntant l’autoroute Trans-Labrador, la route 500, vers l’Est. Madame Boucher était soulagée que le jeune homme qu’elle considère comme son « ange gardien » s’assoie du côté conducteur. Les deux aventuriers improvisés conservent une attitude positive par rapport à la situation d’urgence et ne se laissent pas abattre. Ce ne fut que vers 2 h du matin qu’ils arrivèrent à Churchill Falls où ils furent accueillis dans une ambiance très chaleureuse. Des gens attendaient les personnes évacuées qui étaient exténuées avec de la nourriture à volonté, d’énormes matelas, des toilettes et des douches.

Le lendemain matin vers 9 h, après avoir mis deux heures à franchir les 750 mètres les séparant de la station d’essence, se sentant maintenant reposés et soulagés, les deux complices repartent sur la route en direction de Happy Valley-Goose Bay après avoir attendu un certain moment pour faire le plein. La circulation serait désormais fluide pour les trois prochaines heures. Lors de leur arrivée à destination, la Croix-Rouge canadienne ainsi que plusieurs équipes s’affairent à l’aréna local afin d’accueillir les voyageurs. Des services de la Société de prévention de la cruauté envers les animaux (SPCA) sont accessibles pour accommoder les maîtres d’animaux de compagnie ayant oublié d’apporter certaines choses (cages, nourriture, litière, etc.). Lise Boucher affirme que les familles d’accueil qui se sont offertes pour héberger gratuitement les animaux étaient extraordinairement bienveillantes. Certains résidents de Labrador City (environ 750) étaient logés dans des chambres sur la base militaire qui étaient situées dans plusieurs bâtisses des Forces armées canadiennes dotées de lits, de bureaux et de salles de bain communes et une cafétéria se trouvait à quelques minutes de marche. D’autres s’accommodent de lits de camps ou de matelas posés au sol installés dans des édifices municipaux alors que certaines personnes dormaient dans des chambres du collège communautaire de l’endroit. Une friperie locale ainsi que celle de Labrador City offraient gratuitement des vêtements. Une cafétéria proposait des déjeuners, des dîners et des soupers aux personnes évacuées en plus d’un camion de cuisine de rue de l’Armée du Salut qui fournissait des repas.

Madame Boucher confie que la cordialité et la solidarité des gens sur place étaient exemplaires et incroyables. Les gens évacués discutaient entre eux et partageaient au sujet de leurs expériences hors du commun vécues à la suite de leur évacuation et de leur déplacement inattendu. La générosité et l’entraide étaient au rendez-vous. Lise Boucher et son jeune camarade ont finalement retrouvé leurs demeures respectives à Labrador City, le 23 juillet dernier. Demeurant dans cette ville depuis 1967, Mme Boucher explique qu’une telle aventure ne lui était jamais arrivée auparavant et que cette expérience humaine fut très enrichissante.

Par Océane Bossé, journaliste étudiante

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Publié le 27 août, 2024, dans la publication : Numéro_13 Volume_42

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Publié sur le site le 27 août 2024

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Feux de forêt

Des incendies perturbateurs

par Éric Cyr

Source photo : Sopfeu

De multiples feux de forêt qui se sont déclenchés au début juin sur le territoire de la MRC de Caniapiscau ont tenu les pompiers forestiers en haleine durant plusieurs jours alors que la Société de protection des forêts contre le feu (Sopfeu) a déployé des effectifs à des endroits stratégiques afin de lutter efficacement contre les flammes et de tenter de freiner leur propagation en maîtrisant les foyers d’incendie.

L’équipe québécoise de gestion des feux majeurs a déterminé une zone de protection intensive à l’intérieur de laquelle trois incendies faisaient rage de façon simultanée et sur lesquels il fallait mettre l’accent et a établi une unité d’opérations au campement Love, près de la rivière Hart Jaune, dans le secteur du kilomètre 350 de la route 389, le 6 juin dernier. L’objectif était de mieux coordonner sur le terrain les interventions aériennes et terrestres de suppression des incendies de forêt à proximité de la 389, de l’ancienne ville de Gagnon jusqu’à la mine de fer de Fire Lake, et près du réservoir Manicouagan. En plus de cette équipe administrative, le complexe a aussi pu compter sur l’appui de cinq unités de pompiers forestiers et combattants auxiliaires totalisant une centaine de personnes et sur le soutien de six hélicoptères et des missions d’arrosage par avions-citernes.

Trois feux jugés prioritaires ont fait l’objet de combats intensifs pour maintenir l’accessibilité à la 389 soit celui de 920,5 hectares (ha) qui était hors de contrôle au lac du Portage situé à moins d’un kilomètre au nord du kilomètre 437, celui de rivière Beaupré de 96,6 ha à 7 kilomètres à l’ouest à la hauteur du kilomètre 380 qui a été maîtrisé et celui de Gagnon de 7,4 ha à quatre kilomètres au sud-est de celui de la rivière Beaupré qui a finalement été contenu. Deux autres feux de 14,8 et 16,6 ha situés en zone nordique au nord du feu du lac du Portage ont aussi été maîtrisés afin de protéger la route et des infrastructures d’Hydro-Québec.

Liens terrestres fermés

Des incendies ont paralysé les voies de transports terrestres à quelques reprises notamment avec la fermeture du seul lien routier de la région, la TransQuébec-Labrador (route 389 et TransLabrador/route 500), et en entravant la circulation en direction nord du train de passagers et de marchandises de Transport ferroviaire Tshiuetin, le seul lien terrestre assurant la liaison de Sept-Îles à Schefferville, qui n’a pu se rendre à destination, le 11 juin, et qui a suspendu ses activités durant une semaine. Plusieurs incendies brûlaient aussi au Labrador dont deux au nord du Labrador Ouest, dont celui de 300 hectares, qui a commencé le 8 juin, à 50 kilomètres au sud de Schefferville, 160 kilomètres au nord de Labrador City et à quatre kilomètres de la voie ferrée et du barrage et de la centrale hydroélectrique de Menihek de Newfoundland and Labrador Hydro, qui a forcé la locomotive à s’arrêter à la gare de Mai du côté québécois et à rebrousser chemin vers Sept-Îles. Comme le feu était au Labrador, ce sont les pompiers forestiers de Terre-Neuve-et-Labrador qui ont combattu ce brasier à proximité du barrage avec notamment deux avions bombardiers d’eau. L’autre feu d’un hectare était situé en zone nordique au lac Milner West à une centaine de kilomètres un nord de Labrador City. Le 13 juin, deux autres incendies majeurs se sont par la suite déclarés dans le secteur de Churchill Falls, dont un à l’ouest du pont Brinco, nécessitant la fermeture de la route 500, avant d’être maîtrisés.

La vaste majorité des feux ont été causés par la foudre. Pour consulter la carte des feux en sol québécois : sopfeu.qc.ca. Sur la photo, des pompiers forestiers survolent un feu de forêt au-dessus de la route 389 Nord.

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Publié le 25 juin, 2024, dans la publication : Numéro_12 Volume_42

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Publié sur le site le 25 juin 2024

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