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  • Des bribes de deux études dévoilées

    Pont à Tadoussac

    Des bribes de deux études dévoilées

  • Québec aux antipodes de la Côte-Nord ?

    Pont à Tadoussac

    Québec aux antipodes de la Côte-Nord ?

Geneviève Guilbault

Des bribes de deux études dévoilées

Pont à Tadoussac

Des bribes de deux études dévoilées

Québec aux antipodes de la Côte-Nord ?

Pont à Tadoussac

Québec aux antipodes de la Côte-Nord ?

Pont à Tadoussac

Des bribes de deux études dévoilées

par Éric Cyr

Source photo : Pixabay

Des informations pertinentes concernant deux études relatives à un éventuel pont qui enjamberait la rivière Saguenay entre Tadoussac et Baie-Sainte-Catherine, dont le dévoilement est attendu par les élus et les acteurs de la société civile depuis 2023 et qui n’ont toujours pas été divulguées au grand public par le gouvernement de la Coalition avenir Québec (CAQ), ont été exfiltrées, le 29 avril 2025, à la suite d’une rencontre du comité de liaison du projet à Québec en présence de la ministre québécoise des Transports et de la Mobilité durable, Geneviève Guilbault.

Selon la Coalition union 138, qui a pu prendre connaissance des grandes lignes des études, l’étude d’opportunité reconnaît que la solution pour assurer un lien efficace entre la Côte-Nord et le Québec passe par la construction d’un pont, ce qui vient appuyer les orientations souhaitées par les intervenants du milieu qui demandent cet ouvrage architectural depuis de nombreuses années. Le regroupement qui prône l’érection d’un pont afin de désenclaver le territoire nord-côtier et qui milite activement pour l’avancement de ce dossier indique que l’étude dont ils ont pris connaissance contient le tracé optimal du pont ainsi que les montants qui seront nécessaires à la réalisation de cet objectif qui est évalué à environ 4,2 milliards de dollars (G $). De cette somme, il faut prendre en considération le coût récurrent du service de traversiers qui serait économisé annuellement.

Un pont, la solution

Le porte-parole de la Coalition union 138, le syndicaliste Guillaume Tremblay, qui est en contact avec des experts de la Société du pont sur le Saguenay, considère que la construction de cette nouvelle connexion permanente serait une décision politique logique et que ce scénario constitue un projet structurant pour l’ensemble du Québec et non pas seulement pour la Côte-Nord. Il explique que des quatre tracés envisagés, l’équipe du bureau des grands projets a retenu celui qui passe le plus au sud, soit approximativement 300 mètres au nord des infrastructures de traversiers actuelles, notamment pour sa proximité avec Tadoussac et afin de favoriser les retombées économiques touristiques. Bien que ce parcours nécessite la réalisation d’un court tunnel de 300 mètres, des travaux non complexes, cette option évitera la construction de routes additionnelles. « Malgré la conjoncture économique, nous poursuivons la mobilisation en ce sens, car nous sommes convaincus de la nécessité et de la pertinence de construire un pont à cet endroit et nous n’en démordrons pas. Le résultat des études est au diapason de nos revendications, ce qui est de bon augure pour l’évolution du projet. De plus, ce nouvel aménagement surplombant le Saguenay constituerait un atout considérable assurant un lien direct vers le Labrador dans le contexte des ententes sur l’hydroélectricité », conclut M. Tremblay qui souligne aussi que le service de traversiers manque de fiabilité et suscite des enjeux environnementaux et de sécurité.

À titre comparatif, le nouveau pont de l’île d’Orléans coûtera 2,7 G $ pour une population moins nombreuse que celle de la Côte-Nord.

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Publié le 13 mai, 2025, dans la publication : Numéro_9 Volume_43

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  • Geneviève Guilbault
  • Gouvernement de la Coalition avenir Québec
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  • Ministre des Transports et de la Mobilité durable
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Publié sur le site le 13 mai 2025

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Pont à Tadoussac

Québec aux antipodes de la Côte-Nord ?

par Éric Cyr

La vision de Québec semble diamétralement opposée aux revendications des Nord-Côtiers en matière de transports et le gouvernement Legault l’a démontré encore une fois en annonçant son intention de faire construire trois nouveaux traversiers électriques avant même de connaître les conclusions de deux études concernant la construction d’un éventuel pont à l’embouchure de la rivière Saguenay/Shekutamitsh menées au coût de plusieurs millions de dollars.

Au diapason des aspirations légitimes des citoyens et des intervenants des différents milieux de la Côte-Nord, la Société du pont sur le Saguenay et la Coalition Union 138, qui prônent le désenclavement du territoire et militent pour l’érection d’un tel ouvrage d’art à Tadoussac, questionnent l’annonce du ministère des Transports du Québec, les 30 et 31 janvier 2023, et s’insurgent contre ce qu’ils considèrent absurde en y voyant une façon détournée de court-circuiter le projet revendiqué depuis plus d’un demi-siècle qui relierait la région par voie terrestre.

Jeter un pont ?

Selon la Coalition Union 138 depuis l’entrée en fonction des traversiers actuels assurant le lien entre la Côte-Nord et le Québec, le gouvernement québécois a toujours garanti que ces deux navires pourraient être relocalisés ailleurs dans l’optique où l’édification d’un pont irait de l’avant. Le porte-parole de l’organisation, Guillaume Tremblay, confie : « Cette action gouvernementale, avant même de connaître les résultats des études en cours pour la construction du pont sur le Saguenay, sème l’incompréhension et l’inquiétude. Comment justifier le choix de la nouvelle ministre québécoise des Transports, Geneviève Guilbault, de commander de nouveaux traversiers à même les fonds publics alors que les deux bateaux neufs actuels pourraient être libérés et utilisés à une autre desserte maritime à la suite de la réalisation d’un pont sur le Saguenay ? Cette annonce ébranle les ambitions et les attentes des Nord-Côtiers qui avaient fait confiance au gouvernement caquiste lors des dernières élections ».

Selon l’analyse de la Coalition, l’objectif de réduire les gaz à effet de serre (GES) par l’introduction de navires à propulsion électrique est farfelu puisque l’attente actuelle des nombreux véhicules et poids lourds aux traversiers de Tadoussac et de Baie-Sainte-Catherine et l’étirement de ce service par l’emprunt de la route 172 menant au Saguenay, qui génèrent eux aussi une quantité importante de GES, viennent contrecarrer et saboter tout effort en ce sens. La Coalition insiste sur le fait que d’autres projets novateurs, dont évidemment et logiquement la construction d’un pont, pourraient contribuer de façon beaucoup plus efficace à diminuer ceux-ci.

La Société du Pont sur le Saguenay réagit aussi de façon défavorable à l’annonce et s’élève contre cette volonté exprimée par la ministre Guilbault d’acquérir trois nouveaux traversiers électriques sans attendre les conclusions des études amorcées par le consortium Systra-WSP-Cima+ qui permettront de savoir si les deux nouveaux traversiers affectés actuellement à la traverse Tadoussac-Baie-Sainte-Catherine pourront bientôt être mutés ailleurs. La crainte de l’organisation, constituée de membres de la société civile, est simple. En faisant disparaître toute possibilité de réaffectation des deux traversiers actuellement en service qui ont coûté 324 millions de dollars aux contribuables, est-ce que cela ne viendrait pas biaiser fondamentalement l’analyse avantages/coûts du processus en cours ? Poser la question c’est y répondre. Le président de la Société d’un pont sur le Saguenay, Marc Guilbert, trouve cette approche, visant la mise en service de trois nouveaux navires, précipitée et illogique : « Un tel scénario serait évitable. Ce serait dommage, inacceptable et cela constituerait une très mauvaise utilisation des fonds publics. »

Chronologie d’événements passés

-Lorsque le gouvernement du Québec a annoncé en 2009 la construction de deux nouveaux traversiers pour Tadoussac, les responsables de l’époque ont confirmé que ceux-ci seraient polyvalents et pourraient donc être réaffectés ailleurs.

-Le bureau de projet créé en 2018 pour évaluer les avantages/coûts de construire un pont sur la rivière Saguenay en remplacement du service de traversiers actuel devrait transmettre ses conclusions au gouvernement en décembre 2023.

-Durant la dernière campagne électorale, le premier ministre québécois François Legault a affirmé qu’il avait de grandes ambitions pour le développement de la Côte-Nord et qu’il espérait que les conclusions des études en cours seraient positives afin de pouvoir construire ce fameux pont attendu par les Nord-Côtiers depuis plus de six décennies.

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Publié le 13 février, 2023, dans la publication : Numéro_03 Volume_41

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Publié sur le site le 13 février 2023

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