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    Pont à Tadoussac

    Des bribes de deux études dévoilées

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En Barque… sur le traversier

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En Barque… sur le traversier

Pont à Tadoussac

Des bribes de deux études dévoilées

par Éric Cyr

Source photo : Pixabay

Des informations pertinentes concernant deux études relatives à un éventuel pont qui enjamberait la rivière Saguenay entre Tadoussac et Baie-Sainte-Catherine, dont le dévoilement est attendu par les élus et les acteurs de la société civile depuis 2023 et qui n’ont toujours pas été divulguées au grand public par le gouvernement de la Coalition avenir Québec (CAQ), ont été exfiltrées, le 29 avril 2025, à la suite d’une rencontre du comité de liaison du projet à Québec en présence de la ministre québécoise des Transports et de la Mobilité durable, Geneviève Guilbault.

Selon la Coalition union 138, qui a pu prendre connaissance des grandes lignes des études, l’étude d’opportunité reconnaît que la solution pour assurer un lien efficace entre la Côte-Nord et le Québec passe par la construction d’un pont, ce qui vient appuyer les orientations souhaitées par les intervenants du milieu qui demandent cet ouvrage architectural depuis de nombreuses années. Le regroupement qui prône l’érection d’un pont afin de désenclaver le territoire nord-côtier et qui milite activement pour l’avancement de ce dossier indique que l’étude dont ils ont pris connaissance contient le tracé optimal du pont ainsi que les montants qui seront nécessaires à la réalisation de cet objectif qui est évalué à environ 4,2 milliards de dollars (G $). De cette somme, il faut prendre en considération le coût récurrent du service de traversiers qui serait économisé annuellement.

Un pont, la solution

Le porte-parole de la Coalition union 138, le syndicaliste Guillaume Tremblay, qui est en contact avec des experts de la Société du pont sur le Saguenay, considère que la construction de cette nouvelle connexion permanente serait une décision politique logique et que ce scénario constitue un projet structurant pour l’ensemble du Québec et non pas seulement pour la Côte-Nord. Il explique que des quatre tracés envisagés, l’équipe du bureau des grands projets a retenu celui qui passe le plus au sud, soit approximativement 300 mètres au nord des infrastructures de traversiers actuelles, notamment pour sa proximité avec Tadoussac et afin de favoriser les retombées économiques touristiques. Bien que ce parcours nécessite la réalisation d’un court tunnel de 300 mètres, des travaux non complexes, cette option évitera la construction de routes additionnelles. « Malgré la conjoncture économique, nous poursuivons la mobilisation en ce sens, car nous sommes convaincus de la nécessité et de la pertinence de construire un pont à cet endroit et nous n’en démordrons pas. Le résultat des études est au diapason de nos revendications, ce qui est de bon augure pour l’évolution du projet. De plus, ce nouvel aménagement surplombant le Saguenay constituerait un atout considérable assurant un lien direct vers le Labrador dans le contexte des ententes sur l’hydroélectricité », conclut M. Tremblay qui souligne aussi que le service de traversiers manque de fiabilité et suscite des enjeux environnementaux et de sécurité.

À titre comparatif, le nouveau pont de l’île d’Orléans coûtera 2,7 G $ pour une population moins nombreuse que celle de la Côte-Nord.

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Publié le 13 mai, 2025, dans la publication : Numéro_9 Volume_43

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Publié sur le site le 13 mai 2025

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Coalition Union 138

Un pont pour tous, tous pour un pont !

par Éric Cyr

Source photo : Pixabay

Considérant que les résultats de deux études portant sur la construction d’un pont à l’embouchure de la rivière Saguenay/Shekutamitsh, les quinzième et seizième depuis 1973, devraient être connus à la fin de l’année 2023, la Coalition Union 138 a réitéré, le 5 mai 2023, sa ferme intention d’intensifier la mobilisation et souhaite assurer que l’ensemble des acteurs du milieu adhère et s’approprie le projet du pont à Tadoussac afin qu’il soit considéré comme une priorité régionale.

Engagement

Les avantages de la construction d’un pont et les raisons qui la justifie sont bien connus par les Nord-Côtiers. Pour le préfet de la MRC de la Haute Côte-Nord et responsable du dossier à l’Assemblée des préfets de la Côte-Nord, Micheline Anctil : « À l’aube de la fin des études, nous réitérerons l’importance de la construction du pont à l’entrée de la Côte-Nord. Nous souhaitons plus de volonté politique et nous profiterons des occasions qui se présentent à nous pour porter le projet et répéter son importance pour notre région et pour le Québec ».

Lien rassembleur

Selon le chef de la Première Nation des Innus Essipit et co-chef porteur du dossier de développement économique pour la nation innue, Martin Dufour : « Nos territoires regorgent de richesses et celles-ci sont importantes pour le développement du Québec. Nous espérons que le gouvernement du Québec sera à l’écoute à nos réalités et qu’il comprendra que la mise en valeur de nos richesses sera facilitée par un pont à l’entrée de la Côte-Nord. L’accès à notre territoire doit être une priorité pour Québec. Le remplacement des traversiers par un pont permettra de réduire le trafic maritime à l’embouchure du fjord et le bruit sous l’eau qui nuit aux espèces comme le béluga, ce qui va dans le sens de la conservation de la biodiversité. La nation innue dans son ensemble appuie ce projet de pont et nous porterons avec plus d’insistance ce message auprès des gouvernements de Québec et d’Ottawa ».

Élan essentiel

Pour les acteurs économiques de la Côte-Nord, l’éloignement des grands centres amplifié par l’absence d’un lien fixe représente un défi dans plusieurs sphères de leurs activités quotidiennes, dont le transport et l’attractivité de la main d’œuvre. « Dans une perspective d’essor économique pour la région, le projet de construction d’un pont à l’embouchure du Saguenay revêt une grande importance. En tant qu’acteurs économiques, nous demanderons à nos membres de porter le projet et de saisir les occasions favorables qui s’offrent à eux pour renforcir nos démarches » conclut la présidente de la Chambre de commerce de la Haute Côte-Nord, Stéphanie Gagnon.

Les données parlent

Pour la Société du Pont sur le Saguenay, qui propose un projet de pont novateur à deux voies, l’explosion des coûts d’exploitation à la traverse est une raison additionnelle pour se tourner de façon définitive et sans équivoque vers une solution d’avenir. Son président, Marc Gilbert, estime que : « Si l’on se base sur les chiffres fournis par la Société des Traversiers du Québec (STQ), nous réalisons qu’entre 2016 et 2021 l’augmentation des coûts représente 188% en faisant abstraction du capital et des intérêts. Si l’on tient compte de ceux-ci, l’augmentation se situe à 400% en plus de noter une baisse de traversées de 19%. Pour nous, cette situation n’a aucun sens et nous sommes sûrs qu’il est possible de remplacer ce service inefficace sans pour autant causer de préjudice à quiconque ».

Mobilisation

Dans cet esprit, afin de soutenir le travail de la ministre responsable de la Côte-Nord et députée de Duplessis, Kateri Champagne-Jourdain, et du député de René-Lévesque, Yves Montigny, plusieurs actions de visibilité se poursuivront et la population sera invitée à y prendre part. Le porte-parole de la Coalition Union 138, Guillaume Tremblay, précise :

« Les yeux du gouvernement sont tournés vers nous pour le développement du Québec. Travaillons ensemble pour convaincre ce dernier de développer aussi notre région en allant de l’avant pour la construction d’un pont sur le Saguenay ».

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Publié le 23 mai, 2023, dans la publication : Numéro_10 Volume_41

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Publié sur le site le 23 mai 2023

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Pont à Tadoussac

Le gouvernement Legault évasif et peu loquace

par Éric Cyr

Sur la photo, les trois députés péquistes poursuivent leur croisade pour un pont à Tadoussac. Le chef du Parti québécois, Paul St-Pierre Plamondon (au centre) est le seul à avoir pris un engagement ferme pour le désenclavement de la Côte-Nord lors de la dernière campagne électorale.

La Coalition avenir Québec (CAQ) refuse à nouveau de s’engager à désenclaver la Côte-Nord en bloquant une motion du Parti québécois (PQ) à cet effet. Les porte-paroles du Parti québécois en matière de Transports, Joël Arseneau, et de Développement économique régional, Pascal Bérubé, demandent à l’adjoint gouvernemental à la ministre des Transports et de la Mobilité durable et député de René-Lévesque, Yves Montigny, et à la ministre de l’Emploi, ministre responsable de la région Côte-Nord et députée de Duplessis, Kateri Champagne Jourdain, d’expliquer cette décision aux Nord-Côtiers qu’ils représentent.

Des péquistes convaincus et déterminés

Le député péquiste de Matane-Matapédia, Pascal Bérubé, a questionné, le 3 mai 2023, le ministre responsable de la Capitale-Nationale et des Infrastructures et ancien ministre responsable de la Côte-Nord, Jonatan Julien, concernant le projet de pont sur la rivière Saguenay entre Baie-Sainte-Catherine et Tadoussac. Le ministre a refusé de s’engager à ce sujet et ignorait même que son propre gouvernement avait acheté un traversier pour relier les deux rives avant même l’obtention d’études sur la faisabilité d’un pont à cet endroit. La motion, présentée par le député péquiste des Îles-de-la-Madeleine, Joël Arseneau, reconnaissait entre autres que la Côte-Nord est « géographiquement enclavée », que le service de traversier « peut être imprévisible pour les citoyens » et que le projet de pont sur le Saguenay fait l’objet d’un « large consensus ».

« La décision de la CAQ de bloquer cette motion est incompréhensible puisque ce qu’elle contenait est factuel et est vécu réellement par les habitants de la Côte-Nord. Je me demande comment les députés de la région expliqueront leur positionnement aux citoyennes et aux citoyens qui attendent cela depuis des années et qui fondaient beaucoup d’espoir sur la CAQ », de lancer le député madelinot à sa sortie du Salon bleu.

Deux poids, deux mesures

Constatant que le ministre responsable des Infrastructures refusait de prendre position en faveur d’un pont à Tadoussac en cautionnant cette initiative et qu’il n’était même pas au courant que le gouvernement avait commandé de nouveaux traversiers, le Parti québécois a décidé de tester la volonté de la CAQ qui a manifestement échoué à ce test. « Du moment que la CAQ refuse de s’engager, qu’elle ait des études favorisant cette infrastructure et qu’elle ait pris des engagements dans d’autres dossiers, comme celui du troisième lien à Québec et l’achat de traversiers, il faut faire la lecture que la CAQ n’est pas en faveur du pont. Les députés Montigny et Champagne Jourdain qui se disaient favorables à la construction d’un pont en campagne électorale doivent expliquer cette décision », explique Joël Arseneau.

Motion du PQ

« Que l’Assemblée nationale reconnaisse que la Côte-Nord est géographiquement enclavée, ce qui a des impacts économiques et sociaux importants pour les Nord-Côtiers; qu’elle reconnaisse que le service de traversier peut être imprévisible pour les citoyens et qu’un seul bateau sera en activité à la traverse Tadoussac-Baie-Sainte-Catherine dans les prochains jours; qu’elle considère que la construction d’un pont est nécessaire pour le désenclavement de la Côte-Nord et pour la préservation de la faune marine du Parc marin Saguenay-Saint-Laurent; qu’elle prend acte du large consensus et de la mobilisation citoyenne autour de ce projet; que l’Assemblée nationale demande par conséquent au gouvernement de s’engager à construire un pont sur le Saguenay. »

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Publié le 23 mai, 2023, dans la publication : Numéro_10 Volume_41

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Publié sur le site le 23 mai 2023

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Industrie minière

Des redevances en abondance

par Éric Cyr

Source photo : Freepik

L’industrie minière a rapporté des sommes colossales au trésor québécois ces dernières années notamment en 2021. Le gouvernement du Québec a empoché cette année-là près d’un milliard de dollars, et plus exactement 926 millions, un sommet inégalé selon des données dévoilées dans un article de La Presse. De ce montant, ce sont les mines de fer de la région qui sont les plus payantes.

L’impôt minier sur le profit annuel des exploitants, qui varie de 16 à 28 % selon la marge bénéficiaire, a atteint un sommet en 2021 alors que les mines de Mont-Wright et de Fire Lake d’ArcelorMittal ont fait engranger 335,5 M $ à Québec et que la mine du Lac Bloom de Minerai de fer Québec (MFQ) a versé des droits miniers de 137,4 M $. Un total de 472,9 M $ a été recueilli seulement pour cette année-là juste dans le secteur de Fermont. L’année précédente, en 2020, c’est 306,1 M $ qui a été fourni par les deux minières fermontoises soit 175,5 M $ par ArcelorMittal et 130,6 M $ par MFQ.

Les exploitations minières de la Côte-Nord contribuent grandement à garnir les coffres de l’État québécois qui bénéficie de cette manne associée au prix élevé des métaux. Les montants versés suivent la fluctuation du prix des matières premières et comme la demande en fer a connu une croissance vertigineuse durant ces années, atteignant en moyenne à son point culminant jusqu’à 162 dollars américains la tonne, les deux entreprises minières qui exploitent un gisement de fer en territoire fermontois constituent une véritable manne pour le gouvernement du Québec. En 2020 et 2021, un total de 779 M $ a été envoyé dans les coffres de l’état québécois par ces compagnies.

Côte-Nord, la vache à lait

Cet exemple illustre bien toute l’importance stratégique de la Côte-Nord dont les besoins primaires notamment au niveau des transports semblent malheureusement avoir trop souvent été délaissés par les gouvernements successifs depuis de nombreuses années. Malgré l’abondance de richesses et de matières premières comme l’hydroélectricité et le fer, qui contribuent largement à enrichir les recettes publiques, la Côte-Nord est la seule région du Québec à devoir composer avec une démographie négative. Le contexte du manque de fluidité dans les domaines du transport contribue très certainement au phénomène qui nuit à toutes les sphères économiques et sociales. Plusieurs voix influentes s’élèvent en réclamant le désenclavement du territoire nord-côtier, ce qui ne semble pas avoir ému le gouvernement actuel puisque la route 138 demeure inachevée, il n’y a toujours pas de pont à l’embouchure de la rivière Saguenay à Tadoussac, la route nationale 389 ne respecte pas les normes minimales de sécurité, le service de traversiers est souvent compromis et le service aérien régional est peu fiable et ne répond pas aux besoins de l’ensemble des localités nord-côtières. Le gouvernement Legault, qui a nommé une ministre responsable de la Côte-Nord originaire de la région, réussira-t-il à inverser la tendance ? À suivre.

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Publié le 24 avril, 2023, dans la publication : Numéro_08 Volume_41

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Publié sur le site le 24 avril 2023

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Pont à Tadoussac

Québec aux antipodes de la Côte-Nord ?

par Éric Cyr

La vision de Québec semble diamétralement opposée aux revendications des Nord-Côtiers en matière de transports et le gouvernement Legault l’a démontré encore une fois en annonçant son intention de faire construire trois nouveaux traversiers électriques avant même de connaître les conclusions de deux études concernant la construction d’un éventuel pont à l’embouchure de la rivière Saguenay/Shekutamitsh menées au coût de plusieurs millions de dollars.

Au diapason des aspirations légitimes des citoyens et des intervenants des différents milieux de la Côte-Nord, la Société du pont sur le Saguenay et la Coalition Union 138, qui prônent le désenclavement du territoire et militent pour l’érection d’un tel ouvrage d’art à Tadoussac, questionnent l’annonce du ministère des Transports du Québec, les 30 et 31 janvier 2023, et s’insurgent contre ce qu’ils considèrent absurde en y voyant une façon détournée de court-circuiter le projet revendiqué depuis plus d’un demi-siècle qui relierait la région par voie terrestre.

Jeter un pont ?

Selon la Coalition Union 138 depuis l’entrée en fonction des traversiers actuels assurant le lien entre la Côte-Nord et le Québec, le gouvernement québécois a toujours garanti que ces deux navires pourraient être relocalisés ailleurs dans l’optique où l’édification d’un pont irait de l’avant. Le porte-parole de l’organisation, Guillaume Tremblay, confie : « Cette action gouvernementale, avant même de connaître les résultats des études en cours pour la construction du pont sur le Saguenay, sème l’incompréhension et l’inquiétude. Comment justifier le choix de la nouvelle ministre québécoise des Transports, Geneviève Guilbault, de commander de nouveaux traversiers à même les fonds publics alors que les deux bateaux neufs actuels pourraient être libérés et utilisés à une autre desserte maritime à la suite de la réalisation d’un pont sur le Saguenay ? Cette annonce ébranle les ambitions et les attentes des Nord-Côtiers qui avaient fait confiance au gouvernement caquiste lors des dernières élections ».

Selon l’analyse de la Coalition, l’objectif de réduire les gaz à effet de serre (GES) par l’introduction de navires à propulsion électrique est farfelu puisque l’attente actuelle des nombreux véhicules et poids lourds aux traversiers de Tadoussac et de Baie-Sainte-Catherine et l’étirement de ce service par l’emprunt de la route 172 menant au Saguenay, qui génèrent eux aussi une quantité importante de GES, viennent contrecarrer et saboter tout effort en ce sens. La Coalition insiste sur le fait que d’autres projets novateurs, dont évidemment et logiquement la construction d’un pont, pourraient contribuer de façon beaucoup plus efficace à diminuer ceux-ci.

La Société du Pont sur le Saguenay réagit aussi de façon défavorable à l’annonce et s’élève contre cette volonté exprimée par la ministre Guilbault d’acquérir trois nouveaux traversiers électriques sans attendre les conclusions des études amorcées par le consortium Systra-WSP-Cima+ qui permettront de savoir si les deux nouveaux traversiers affectés actuellement à la traverse Tadoussac-Baie-Sainte-Catherine pourront bientôt être mutés ailleurs. La crainte de l’organisation, constituée de membres de la société civile, est simple. En faisant disparaître toute possibilité de réaffectation des deux traversiers actuellement en service qui ont coûté 324 millions de dollars aux contribuables, est-ce que cela ne viendrait pas biaiser fondamentalement l’analyse avantages/coûts du processus en cours ? Poser la question c’est y répondre. Le président de la Société d’un pont sur le Saguenay, Marc Guilbert, trouve cette approche, visant la mise en service de trois nouveaux navires, précipitée et illogique : « Un tel scénario serait évitable. Ce serait dommage, inacceptable et cela constituerait une très mauvaise utilisation des fonds publics. »

Chronologie d’événements passés

-Lorsque le gouvernement du Québec a annoncé en 2009 la construction de deux nouveaux traversiers pour Tadoussac, les responsables de l’époque ont confirmé que ceux-ci seraient polyvalents et pourraient donc être réaffectés ailleurs.

-Le bureau de projet créé en 2018 pour évaluer les avantages/coûts de construire un pont sur la rivière Saguenay en remplacement du service de traversiers actuel devrait transmettre ses conclusions au gouvernement en décembre 2023.

-Durant la dernière campagne électorale, le premier ministre québécois François Legault a affirmé qu’il avait de grandes ambitions pour le développement de la Côte-Nord et qu’il espérait que les conclusions des études en cours seraient positives afin de pouvoir construire ce fameux pont attendu par les Nord-Côtiers depuis plus de six décennies.

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Publié le 13 février, 2023, dans la publication : Numéro_03 Volume_41

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Publié sur le site le 13 février 2023

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En croisade pour un pont

Le bordel chez Bonnardel

par Éric Cyr

Source photo : Coalition Union 138

Dans le cadre de la campagne, « Mamu, un pont entre nous », une délégation nord-côtière et autochtone de la Coalition Union 138, qui prône le désenclavement de la Côte-Nord en commençant par la construction d’un pont à l’embouchure de la rivière Saguenay à Tadousssac, s’est rendue devant le bureau de circonscription du ministre québécois des Transports, François Bonnardel, à Granby en Estrie, le 12 mai 2022. Le coup d’éclat, qui incluait le déploiement d’une immense banderole avec le leitmotiv de l’organisation devant l’édifice, n’est pas passé inaperçu.

L’étendard de tissu symbolisant la principale revendication des membres de l’alliance qui préconisent la construction d’un pont à Tadoussac circule un peu partout au Québec et s’est déjà rendu en Minganie, à Sept-Îles et à Baie-Comeau avant son récent déroulement à Granby. La Coalition Union 138, qui croit fermement à la nécessité d’ériger un tel ouvrage d’art à cet endroit stratégique, reçoit notamment l’appui du milieu économique de la Côte-Nord et des communautés innues du Nitassinan sur la Côte-Nord et de Mashteuiatsh au Saguenay-Lac-Saint-Jean. Le regroupement prend les moyens pour que ses requêtes soient considérées et souhaite obtenir un engagement ferme de la part du ministre Bonnardel pour la construction d’un pont à l’embouchure du Saguenay. « Nous nous sommes déplacés pour lui montrer notre bannière », affirme le porte-parole de la coalition, Guillaume Tremblay.

« La taille imposante de cette dernière, qui montre un pont sur le fjord du Saguenay, fait en sorte que M. Bonnardel ne peut plus ignorer notre présence et notre message. La nécessité de cette infrastructure ne fait plus aucun doute sur la Côte-Nord. Nous souhaitons que le ministre reconnaisse l’importance de cet apport majeur pour la région. »

Fini la cacophonie…

M. Tremblay confie que l’accueil était loin d’être chaleureux et qu’un attaché politique du ministre des Transports a pris de nombreuses photos avant qu’un membre de la sécurité décide d’appeler les forces policières. « Avec cette imposante bannière de 40 pieds sur 20 pieds (12 mètres sur 6 mètres) qui recouvrait l’ensemble de la façade de l’édifice, François Bonnardel ne peut plus se mettre la tête dans le sable et devrait comprendre le message. De plus, il va voir les belles photos prises devant son bureau, ce qui devrait l’éclairer sur le sujet qui nous préoccupe », confie M. Tremblay qui précise qu’à la suite du déploiement de l’immense emblème sur lequel trône un pont, des représentants de la Coalition Union 138 ont finalement pu s’entretenir avec le personnel de l’équipe de circonscription du ministre des Transports qui a assuré que les demandes et les doléances seront transmises au principal intéressé.

La Côte-Nord est la seule région du Québec qui doit assurer l’accès principal au territoire par un service de traversiers. Elle attend la construction d’un pont depuis plus de 60 ans. Mamu signifie ensemble en innu-aimun et la Coalition Union 138 rassemble ainsi tous les principaux groupes de la Côte-Nord : les Premières Nations innues du Nitassinan, la classe politique régionale, l’ensemble des Chambres de commerce et la Société du pont sur le Saguenay à Tadoussac. Toutes et tous croient qu’il est plus que temps d’agir et exigent du gouvernement le même enthousiasme qu’il démontre envers le troisième lien ou d’autres grands projets routiers au Québec. Selon l’organisation, en tant que ministre des Transports, M. Bonnardel peut s’engager à construire ce pont. Il pourrait ainsi remédier aux problématiques de sécurité routière et favoriser les initiatives économiques cruciales pour la région. Le chef de la Première Nation des Innus Essipit, Martin Dufour confie : « Le ministre pourrait par le fait même contribuer au développement durable et trouver une solution aux menaces environnementales qui touchent la population de bélugas du fleuve Saint-Laurent. » Selon le président de la Société du Pont sur le Saguenay, Marc Gilbert : « La situation a assez duré. Le service des traversiers est inadéquat et non fiable. En plus d’avoir une capacité moindre que les trois anciens traversiers en période estivale, les arrêts multiples, les bris mécaniques à répétition et le manque chronique de personnel empirent encore la situation. »

Autre visite surprise

Quelques jours plus tard, le 16 mai, c’était au tour du bureau de circonscription de la ministre québécoise des Affaires municipales et de l’Habitation, Andrée Laforest, à Saguenay, de recevoir la visite de membres de la Coalition Union 138.

La Coalition Union 138 invite la population à être à l’affut et à appuyer les actions du mouvement populaire en utilisant toutes les tribunes dont elle peut disposer pour les publiciser. Selon l’alliance pour le désenclavement de la Côte-Nord, la prochaine campagne électorale sera un moment crucial pour démontrer l’intérêt collectif et influencer le futur gouvernement à passer aux actes en agissant dans ce dossier qui s’éternise depuis plus de six décennies.

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Publié le 23 mai, 2022, dans la publication : Numéro_10 Volume_40

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Publié sur le site le 23 mai 2022

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Musique

En Barque… sur le traversier

par Éric Cyr

Source photo : En Barque

Directement affectés par les déboires de la traverse maritime Côte-Nord-Matane, les jeunes musiciens de la formation port-cartoise En Barque s’en sont inspirés de bonne guerre. Comme cette incroyable saga touche plusieurs personnes en région, leur pièce musicale La Saga fait fureur depuis la publication d’une vidéo filmée à l’aéroport de Mont-Joli et diffusée gratuitement en direct sur les réseaux sociaux, le 31 mars dernier. Son succès est déjà confirmé puisqu’un monoplage (single) joue déjà sur les ondes de plusieurs stations de radio.

Écrite et composée à la Saint-Valentin par deux des fondateurs du groupe formé en 2014, Louis-Joseph et Roméo Vacher, alors qu’ils étaient à bord du navire Apollo lors de sa première traversée entre les deux rives du fleuve Saint-Laurent, cette nouvelle chanson est tout à fait d’actualité et décrit bien les déboires récurrents de la Société des traversiers du Québec (STQ) et de la desserte aérienne. Selon l’aîné des deux frères, Louis-Joseph Vacher, cette situation a occasionné beaucoup de problèmes pour les artistes qui doivent constamment se déplacer en tournée afin d’offrir des spectacles un peu partout et qui ont dû modifier leur parcours au moins une douzaine de fois en faisant le grand détour terrestre par Québec pour aller jouer sur la rive-sud, entre autres à Rimouski.

En plein dans le mille

L’auteur-compositeur et parolier explique que le lancement improvisé de La Saga a connu un certain engouement, ce qui a attiré l’attention médiatique découlant en une vingtaine d’entrevues dont certaines dans de grands médias conventionnels urbains moussant leur popularité déjà en ascension : « On savait que c’était un sujet chaud, mais on ne s’attendait pas à une telle réaction. On décrit une réalité populaire et on transforme nos frustrations en humour tout en dénonçant cette situation inacceptable où on dirait que les personnes des régions sont considérées comme des citoyens de second ordre. » Les frères Vacher sont quelque peu dissidents, cependant toutefois intègres. Ils ont refusé un contrat de spectacles plutôt que de renoncer à cette chanson, ce qui s’est finalement avéré un choix judicieux considérant sa popularité. Louis-Joseph Vacher est très heureux qu’il y ait toujours du monde qui se déplace pour assister aux spectacles : « On est assez intenses, on se consacre corps et âme à notre passion. L’argent, c’est le dernier de nos soucis pourvu que les projets marchent et qu’il y a du monde qui assiste à nos performances. On est des aventuriers et on aime ça jouer dans des endroits isolés avec une mentalité rurale ou minière. J’aime terriblement le Nord et j’ai adoré mon expérience à Fermont durant la fête nationale de la Saint-Jean-Baptiste l’été dernier. On espère avoir l’occasion d’y retourner bientôt. »

Les musiciens autodidactes au tempérament bohème sont très populaires sur la Côte-Nord où ils ont défilé dans la plupart des localités de Natashquan jusqu’à l’île d’Anticosti. Ils ont aussi arpenté les quatre coins du Québec jusqu’à Chapais, Matagami et Radisson à la Baie-James, en plus de se produire également dans les provinces atlantiques et à l’international : ils étaient aux Journées mondiales de la jeunesse au Panama en janvier dernier et un concert est prévu dans la collectivité d’outre-mer territoriale française de Saint-Pierre-et-Miquelon en juin.

En Barque a produit un premier album, Deux pieds sur mer, et s’est fait connaître avec la chanson Les Charrues, qui risque fort d’être détrônée par La Saga le premier extrait de leur deuxième opus à paraître au printemps 2020 et qui a de fortes chances d’atteindre le palmarès.

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Publié le 13 mai, 2019, dans la publication : Numéro_09 Volume 37

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Publié sur le site le 13 mai 2019

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