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    SUD DU 53e parallèle

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    Une 22 juin, 2020

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    Covid-19 : le virus

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Covid-19

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SUD DU 53e parallèle

Une bulle nordique

par Éric Cyr

Légende photo : Des agents de la faune sont venus prêter main-forte aux policiers au point de contrôle entre Fermont et Labrador City.

Malgré un contrôle frontalier qui demeure en vigueur du côté du Labrador, les résidents des trois villes nordiques de Fermont au Québec et de Labrador City et de Wabush au Labrador Ouest peuvent dorénavant circuler dans ces trois municipalités grâce à une entente conclue, à la fin juin dernier, entre les responsables du Québec et de Terre-Neuve-et-Labrador au grand bonheur des citoyens qui sont habitués à entretenir des liens sociaux et commerciaux.

Cette décision fait suite aux demandes formulées par les municipalités de Fermont et de Blanc-Sablon au gouvernement de Terre-Neuve-et-Labrador afin de permettre aux habitants de ces secteurs isolés de circuler plus librement entre les communautés limitrophes.

Le point de contrôle routier entre Fermont et Labrador City est maintenu le long de la route TransQuébec-Labrador, toutefois les citoyens de ces trois localités n’auront plus à s’isoler durant 14 jours après avoir franchi la frontière interprovinciale s’ils ne présentent pas de symptômes associés à la Covid-19. Les Fermontois doivent cependant satisfaire aux exigences en respectant certaines conditions et ne peuvent se déplacer au Labrador au-delà du périmètre des deux villes avoisinantes et doivent répondre à certains critères notamment avoir comme résidence permanente Fermont, être asymptomatiques et ne pas avoir voyagé à l’extérieur de la région dans les deux semaines précédentes. Les Labradoriens eux peuvent circuler librement au Québec qui a ouvert ses frontières à la fin mai. Le barrage routier situé au départ à la frontière a par la suite été reculé un peu plus loin en sol labradorien plus près de Labrador City et les policiers de la Royal Newfoundland Constabulary ont reçu l’assistance des agents de la faune de cette province qui les épaulent dans les vérifications d’usage.

Le point de contrôle à Blanc-Sablon en Basse-Côte-Nord, qui est déjà enclavé puisque la route 138 n’aboutit pas encore, a pour sa part immédiatement été retiré après l’accord permettant aux gens de l’endroit d’accéder à Red Bay au Labrador, mais ils ne peuvent se rendre sur l’île de Terre-Neuve qui leur est toujours interdite, ce qui cause beaucoup de frustrations.

Les frontières du Labrador pourraient en tout temps fermer à nouveau pour ces deux bulles si un cas de contamination à la Covid-19 survenait.

Port du masque

Selon les directives de la Santé publique du Québec en plus des normes de distanciation physique, le port du couvre-visage est obligatoire dans les lieux publics fermés depuis le 18 juillet, sauf pour les enfants de moins de 12 ans ou les personnes exemptées pour des raisons de santé. À Fermont, cette consigne s’applique principalement dans le centre commercial du mur-écran et au dépanneur de la station-service Esso. Le Labrador dans la province voisine a emboîté le pas, le 24 août, et le masque est depuis aussi requis entre autres dans les centres commerciaux.

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Publié le 24 août, 2020, dans la publication : Numéro_13 Volume 38

  • Barrage routier
  • Bulle nordique
  • Contrôle frontalier
  • Coronavirus
  • Covid-19
  • Fermont
  • Frontière interprovinciale
  • Pandémie
  • Québec Labrador

Publié sur le site le 24 août 2020

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Québec-Labrador

Une frontière toujours imperméable

par Éric Cyr

Dans le contexte actuel de crise liée à la Covid-19, une rencontre virtuelle qui regroupait des décideurs politiques de Terre-Neuve-et-Labrador et du Québec s’est déroulée, le 12 juin dernier, au sujet d’une éventuelle réouverture de la frontière Québec-Labrador au Labrador Ouest par cette province et selon certaines règles précises dont les deux parties auront convenu. Aucune décision officielle n’a été prise à la suite de cet entretien, mais les participants se sont entendus pour présenter un plan adapté aux réalités propres aux citoyens des villes minières frontalières de la région sise sous le 53e parallèle.

Le document officiel demandant un déconfinement transfrontalier uniquement pour les citoyens résidents de la ville de Fermont, qui respectent certains critères stricts établis au préalable, sera préparé et soumis conjointement par le député provincial du Labrador-Ouest, le néodémocrate Jordan Brown, et la députée de Duplessis, la péquiste Lorraine Richard, au Directeur de la Santé publique de Terre-Neuve-et-Labrador qui détient le pouvoir décisionnel dans ce dossier.

En plus de ces deux députés, plusieurs intervenants politiques ont assisté à l’entretien, dont le premier ministre de Terre-Neuve-et-Labrador, Dwight Ball, des représentants de la Santé publique des deux provinces, le préfet de la MRC de Caniapiscau et maire de Fermont, Martin St-Laurent, le maire de Labrador City, Fabian Benoit et le maire de Wabush, Ron Barron. Les instances décisionnelles ont prévu la tenue d’une nouvelle réunion à une date ultérieure afin de préciser les orientations futures liées à la réalité géopolitique particulière des résidents du secteur et la décision quant à une réouverture ou non de la frontière par le gouvernement de Terre-Neuve-et-Labrador.

Selon Mme Richard, de nombreuses pistes de solutions ont été envisagées et plusieurs possibilités sont étudiées pour parvenir à la réouverture. Elle parle d’une très bonne collaboration de la part des représentants de la province voisine, mais déplore le manque d’intérêt du Secrétariat du Québec aux relations canadiennes (SQRC), anciennement le Secrétariat aux affaires intergouvernementales canadiennes, qui ne semble pas véritablement se préoccuper de la situation. La députée va continuer de discuter avec ses homologues du Labrador tout en tentant d’essayer d’inciter le SQRC à accélérer le processus. Cette dernière explique que Fermont n’est pas considérée une zone chaude comme certains grands centres urbains puisqu’aucun cas de Covid-19 n’y a été recensé à ce jour.

« Il faut trouver des moyens sécuritaires de permettre aux gens de circuler. »

De son côté, M. St-Laurent, qui entretient des liens constants avec ses homologues labradoriens, a bon espoir qu’une entente favorable qui conviendrait aux trois localités pourrait être conclue en tenant compte des critères du pouvoir décisionnaire comme notamment en exigeant une preuve de résidence et une déclaration que la personne n’a pas quitté la région depuis 14 jours avant de pouvoir franchir la frontière.

Le gouvernement du Québec a abandonné ses contrôles frontaliers, le 31 mai dernier, incluant celui qui avait été installé entre Fermont et le Labrador Ouest. Une autre province, le Nouveau-Brunswick, maintient aussi des contrôles à ses frontières.

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Publié le 22 juin, 2020, dans la publication : Numéro_12 Volume 38

  • 53e parallèle
  • Covid-19
  • Frontière
  • Québec Labrador
  • Santé publique de Terre-Neuve-et-Labrador
  • SQRC
  • Villes minières

Publié sur le site le 18 juin 2020

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Pandémie

La nouvelle calamité

par Éric Cyr

Source photo : Nicholas Woolridge/Biomedical Communications

Comme tout droit sorti d’un mauvais film de série B s’installe ce que l’on a d’abord qualifié d’épidémie. Une nouvelle souche du coronavirus, la Covid-19, gagne le monde qui nage en plein inconnu. Les premiers cas apparaissent au loin en République populaire de Chine puis en Europe, en Amérique et sur tous les continents. C’est l’incertitude et l’Organisation mondiale de la santé (OMS) tarde à réagir. Les experts du domaine scientifique émettent finalement des avis au sujet de ce virus ravageur qui se propage à tout vent.

Après un décalage, la réalité fait surface et la vie est bouleversée. Il y a les anxieux, les critiques, les incrédules, les insouciants, les méfiants, les stupéfaits. Chacun tente d’expliquer le contexte ayant mené à ce fléau planétaire qui change de façon draconienne les habitudes et les mœurs. Un peu partout, des gens meurent comme des mouches. Dans l’empire du Milieu, Wuhan, une mégalopole polluée, fait la manchette autour du globe. En Italie, la « sérénissime » Venise est désertée et les gondoles se font discrètes dans la cité des Doges. Personne ne rêve plus de bâtir des châteaux en Espagne. Certains voient un parallèle avec la terrible grippe espagnole qui a sévi lors de la Première Guerre mondiale et qui a décimé dix fois plus de gens que la Grande Guerre elle-même. Pourtant cette maladie contagieuse du début du XXe siècle ne tire pas son origine en terre hispanique, mais bien du Kansas aux États-Unis. La France, berceau de la démocratie moderne, n’y échappe pas et, après l’Hexagone, l’affliction se propage progressivement à l’ensemble de l’Union européenne en Russie et jusqu’au pays de l’oncle Sam où en seulement un mois sans se « tromper », elle tue plus d’Américains que la guerre du Vietnam.

Ça va bien aller, mais des frontières ferment, des populations sont cloisonnées, confinées. Les médias ne parlent que de la nouvelle pandémie. La course au vaccin a commencé. Les savants cherchent un remède. De brillants scientifiques sont mis à contribution. Les rassemblements sont interdits : quarantaine et distanciation sociale sont des mots à la mode. Des photos circulent. Recherché virus. Créée en laboratoire ou issu de l’évolution naturelle ? Les complotistes s’opposent aux adeptes de Darwin. Pendant ce temps, des cadavres s’empilent. L’infection galopante se propage à la vitesse grand V bousculant l’ordre établi. Les normes sont ébranlées et des pays se disputent du matériel médical tant convoité. Les voisins deviennent des suspects, des politiciens improvisent des discours à la télévision, à la radio et dans les journaux et qui sont relayés sur Internet. Des mesures drastiques sont instaurées. C’est la guerre au virus et gare aux dommages collatéraux.

Des voix s’élèvent pour parler d’une éventuelle mutation virale et d’une deuxième vague encore plus mortelle. Tout bascule, les conventions se bousculent. Personne n’est invincible, nul n’est à l’abri. Pourtant, les dirigeants parlent dorénavant de déconfinement. L’économie s’oppose à la pandémie.

Le monde a changé. Des précautions d’usage sont en vigueur : poignées de main et accolades sont proscrites. Partout, des armées de masques font surface. Héros et Zoro se battent pour tenter d’enrayer la progression de l’ennemi invisible.

Des anges gardiens deviennent les meilleurs sous la terreur. Les combattants s’alignent au front et malgré la frayeur attendent le prochain chapitre qui viendra assurément, inévitablement. Seront-ils vainqueurs, serons-nous épargnés du danger ? Les philosophes auront beau discourir vitam aeternam sur les expressions du latin médiéval en opposition classique « natura naturans », la nature naturante, ou « natura naturata », la nature naturée, le phénomène est bien concret et les nombreuses dépouilles en témoignent.

Le virus se serait-il calmé où ne serait qu’une accalmie avant la tempête ? Qui vivra verra. Après avoir tué sans vergogne durant quelques années, la grippe espagnole s’est finalement dissipée. Qu’adviendra-t-il de la Covid-19 ? Bientôt un mauvais souvenir ? En attendant à vos masques, prêts, portez ! C’est la ruée vers les cagoules en tout genre. Tous veulent s’en procurer : industriels, artisanaux ou composés de plusieurs matériaux. Oui, le monde a bien changé. Pénurie de certaines denrées, c’est la panique sur les marchés. Les investisseurs se souviennent du krach boursier de 1929. Vaccin ou pas ? L’avenir le dira. En attendant de pouvoir dire : gàobié, gaddio, adios, adieu, farewell ou sayonara à cette peste moderne, protégez-vous bien et restez en sécurité.

 

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Publié le 8 juin, 2020, dans la publication : Numéro_11 Volume 38

  • Coronavirus
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  • Maladie graves
  • OMS
  • Organisation mondiale de la santé
  • Pandémie

Publié sur le site le 8 juin 2020

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Une frontière fragile

Une frontière fragile

par Éric Cyr

Source photo : CDC

La peur de la propagation du virus de la Covid-19 (coronavirus) suscite les inquiétudes et bien qu’aucun n’ait été encore répertorié tant au Labrador Ouest qu’à Fermont et sur la Côte-Nord, la décision a été prise, le 20 mars dernier, par le gouvernement de Terre-Neuve-et-Labrador d’obliger ceux qui traversent la frontière entre le Québec et le Labrador à s’isoler pour une période de 14 jours.

Selon des publications du député provincial néo-démocrate du Labrador Ouest et de la députée fédérale libérale du Labrador, Yvonne Jones, certaines exemptions à ce confinement obligatoire émises le lendemain s’appliquent toutefois pour les résidents des villes frontalières de Fermont et de Blanc-Sablon en Basse-Côte-Nord qui peuvent franchir la frontière sans avoir à se soumettre à ces nouvelles directives dans certains cas particuliers notamment des déplacements jugés essentiels par exemple pour se rendre à un rendez-vous médical en avion, pour le travail ou pour aller chercher des denrées essentielles qu’ils ne peuvent se procurer dans leur localité. Les conducteurs professionnels (camionneurs) transportant des marchandises de première nécessité, comme la nourriture, sont aussi exemptés de ces mesures tout comme huit travailleurs essentiels du chemin de fer Western Labrador Railway qui dessert Minerai de fer Québec (MFQ) et Tata Steel afin d’assurer le service. Ceux-ci seront transportés par avion et par la suite directement sur le chantier.

Les minières Rio Tinto IOC (Labrador City), Tacora Resources (Wabush) et Tata Steel (Schefferville) ont arrêté temporairement toutes les activités de travailleurs aéroportés (Fly-in/Fly-out appelés aussi FIFO). Si ces entreprises ont besoin d’un travailleur essentiel qui doit être transporté par avion, elles devront obtenir le consentement du médecin-chef de Terre-Neuve-et-Labrador qui leur transmettra une dérogation. MFQ, qui exploite la mine de fer du lac Bloom à proximité de Fermont au Québec, a reçu une exemption qui a été émise, le 21 mars, à la suite de l’assurance d’avoir adopté des dispositions jugées adéquates et suffisantes afin d’éviter une propagation du virus.

Celle-ci stipule que ses employés doivent se déplacer à bord de vols nolisés avec un maximum de 25 passagers par avion et que tous les travailleurs à bord ont au préalable subi une évaluation médicale avant leur départ incluant une déclaration médicale et un contrôle de température corporelle. Une infirmière devra accompagner ceux-ci durant le vol. Un autobus ira à la rencontre de chaque avion affrété transportant cette main-d’œuvre afin de faire monter les travailleurs utilisant cette navette aérienne directement sur le tarmac (piste) sans passer par le terminal afin de les transporter sur leur lieu de travail sans transiger par des lieux publics. Un médecin devra être sur place à leur arrivée en cas de nécessité.

Le même scénario s’applique pour l’embarquement lors du vol de retour qui se fera également sur le tarmac de l’autobus vers l’avion. Les travailleurs issus de ce mode de transport aérien employés par des entrepreneurs ou entreprises privées du Labrador Ouest devraient aussi obligatoirement s’auto-isoler en arrivant avant de pouvoir aller travailler. ArcelorMittal n’avait obtenu aucune exemption et devait donc obéir à la nouvelle règlementation, mais des pourparlers se poursuivaient à ce sujet au moment de mettre sous presse.

Selon les nouvelles indications, les voyageurs qui sont sortis du territoire de cette juridiction provinciale et qui reviennent par avion ou par route devront s’isoler durant une période de 14 jours à leur retour dans cette province. Des amendes peuvent être données pour les personnes et sociétés (compagnies) reconnues coupables d’avoir enfreint ces ordonnances.

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Publié le 30 mars, 2020, dans la publication : Numéro-06 Volume 38

  • Basse-Côte-Nord
  • Coronavirus
  • Côte-Nord
  • Covid-19
  • Fermont
  • Frontière Québec-Labrador
  • Industrie minière
  • Labrador
  • Labrador Ouest

Publié sur le site le 26 mars 2020

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CISSS de la Côte-Nord

Coronavirus : des renseignements utiles

par Éric Cyr

Source photo : CDC

Dans un effort de freiner la propagation de la Covid-19, le Centre intégré de santé et de services sociaux (CISSS) de la Côte-Nord a transmis, le
19 mars dernier, des informations utiles à la population de Fermont et de Schefferville en cette période de bouleversement liée à cette crise.

À Fermont, les lignes téléphoniques Info Santé/Info Social 811 et Info Covid-19 sont accessibles via la ligne du Centre multiservice de santé et de services sociaux local en composant le 418 287-5461 option 1 pour le 811 et option 2 pour la ligne Info Covid-19. L’horaire habituel peut être changé quotidiennement afin de permettre au personnel médical de s’adapter à la situation au jour le jour. En dehors des heures d’ouverture, les personnes qui se présentent doivent d’abord sonner et répondre à un questionnaire afin de déterminer si elles peuvent entrer dans l’établissement de santé. Si l’autorisation est accordée, la porte sera débarrée et quelqu’un de mandaté à cet effet viendra immédiatement accueillir les patients et leur donner les instructions à suivre afin de les aiguiller vers le bon service tout en veillant à restreindre l’accès aux visiteurs non autorisés. Pour Schefferville, il n’y a pas de changement en ce sens pour l’instant.

La clinique dentaire est fermée au public, mais demeure ouverte pour les urgences seulement. Il faut cependant appeler avant de s’y rendre. Certains rendez-vous non urgents ont été reportés et des interventions chirurgicales non urgentes sont annulées et seront reportées. Toutes les visites sont interdites dans l’ensemble des installations du CISSS de la Côte-Nord y compris pour Fermont et Schefferville, à l’exception de certaines visites humanitaires (par exemple pour un patient en soins de fin de vie).

Le dépistage s’amorce

Des cliniques désignées de la Covid-19 ont ouvert à la mi-mars sur le territoire nord-côtier dont les premières, à Sept-Îles et à Baie-Comeau, ont fait preuve de créativité puisque ce sont dans les arénas Guy-Carbonneau et Henry-Léonard que celles-ci ont été installées dans un concept de service à l’auto. Cette formule permet aux passagers de demeurer à l’intérieur du véhicule pour subir leur test tout en désenclavant l’Hôpital de Sept-Îles et l’Hôpital Le Royer de Baie-Comeau. D’autres cliniques attitrées à la même fonction ont suivi à Port-Cartier, Havre-Saint-Pierre, Fermont, Blanc-Sablon, Les Escoumins et Forestville. Dans ces nouvelles installations, les prélèvements s’effectuent dans les garages pour ambulances rattachés aux établissements du réseau de la santé à l’exception de Fermont où ceux qui passeront le test devront le faire à pied dans le nouveau garage des livraisons adjacent au Centre de santé récemment rénové. Comme ailleurs au Québec, les gens doivent au préalable composer le numéro de téléphone de la ligne Info-Covid-19, le 1 877 644-4545 ou le 418 287-5461 option 2, afin de déterminer si un dépistage est recommandé. Si tel est le cas, il faudra d’abord obtenir un rendez-vous avant de se présenter sur place. Les symptômes les plus apparents de la Covid-19 sont la toux ou la fièvre et parfois des difficultés respiratoires qui peuvent devenir sévères. Au moment de mettre sous presse, un seul cas positif à été confirmé sur la Côte-Nord.

Mesures de prévention

« Chaque personne a un rôle majeur à jouer afin de diminuer les risques de propagation du virus. Il est donc très important de respecter les différentes mesures en vigueur », soutient le porte-parole du CISSS de la Côte-Nord, Pascal Paradis. Parmi ces mesures, mentionnons : respecter les mesures d’hygiène, telles que le lavage fréquent des mains, éviter les voyages, même les déplacements d’une région à l’autre, sauf en cas de nécessité, s’isoler pendant 14 jours si l’on revient de l’étranger et surveiller le développement de symptômes. Il est aussi important d’éviter les rassemblements et, pour les personnes âgées de 70 ans et plus, rester à la maison, sauf en cas de nécessité par exemple un rendez-vous médical important. Pour plus de détails, visitez lequebec.ca/coronavirus.

Deux respirateurs et une chambre à pression négative sont offerts à Fermont alors que Schefferville peut compter sur un respirateur pour les trois dispensaires et deux chambres à pression négative soit une au CLSC de Schefferville et l’autre sur la communauté autochtone naskapie de Kawawachikamach. L’hôpital de Labrador City dispose de deux respirateurs et de deux chambres à pression négative.

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Publié le 30 mars, 2020, dans la publication : Numéro-06 Volume 38

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Publié sur le site le 26 mars 2020

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Covid-19 : le virus

Branle-bas de combat

par Éric Cyr

Source photo : CDC

L’Organisation mondiale de la santé (OMS), une institution spécialisée de l’Organisation des Nations unies pour la santé publique, a d’abord déclaré que la flambée du coronavirus du syndrome respiratoire aigu sévère 2 (SARS-CoV-2) appelé aussi la Covid-19 constituait une épidémie avant de se raviser et d’annoncer en conférence de presse, le 11 mars dernier, que la population mondiale fait dorénavant face à une pandémie soit la propagation d’une nouvelle maladie à l’échelle planétaire.

Cette maladie infectieuse est provoquée par un nouveau virus qui n’avait jamais encore été découvert chez l’être humain qui entraîne une maladie respiratoire (semblable à la grippe) avec des symptômes comme la toux, la fièvre, et dans les cas plus sévères, une pneumonie atypique. La bonne nouvelle est qu’on peut aider à s’en prémunir en se lavant fréquemment les mains et en évitant de se toucher le visage. La Covid-19 se propage essentiellement par contact avec une personne infectée lorsque celle-ci tousse ou éternue ou par l’intermédiaire des gouttelettes de salive ou de sécrétions nasales.

Au temps du coronavirus

Bien qu’aucun cas n’ait encore été répertorié sur la Côte-Nord et au Labrador Ouest (au moment de mettre sous presse), la crainte de la propagation de la Covid-19 n’épargne pas Fermont, Labrador City et Wabush où plusieurs mesures sanitaires importantes ont été prises afin de freiner son éventuelle progression notamment la fermeture de plusieurs commerces. À Fermont, des élèves de retour d’un voyage à New York se sont placés en isolement préventif volontaire.

Domaine sportif et culturel

La 36e édition des Jeux franco-labradoriens est maintenue, mais toutes les autres rencontres sportives sont annulées dans les trois villes nordiques. La course d’endurance à motoneige Cain’s Quest s’est terminée juste à temps à Labrador City. Tout se bouscule rapidement. La Ville de Fermont ferme tous ses plateaux récréatifs et sportifs incluant la piscine, l’aréna Daniel-Demers et la bibliothèque municipale. Labrador City suit l’exemple tout comme Wabush qui ferme le complexe récréatif Mike Adam et l’aréna Bill-Chaplin. Le plus gros événement fermontois, le Taïga Carnaval annule l’édition de cette année incluant les réputées courses de traîneau à chiens, les Taïga courses. Le club de ski de fond Menihek annule la 45e édition de la compétition annuelle Labrador Loppet.

Réaliste, mais non alarmiste

Le maire de Fermont, Martin St-Laurent prend la situation au sérieux et met sur pied une cellule de crise qui est en lien avec celles du Labrador Ouest afin de parer à toute éventualité. Par la suite, les mesures d’urgence sont instaurées dans les municipalités avoisinantes . « Il est important de prendre des mesures drastiques et de s’assurer de respecter les consignes émises par le gouvernement du Québec, de les suivre à la lettre afin d’éviter la propagation de cette maladie. Plus nous sommes proactifs et que nous travaillons fort durant les premières semaines et plus le retour à la normale se fera rapidement. » Les bureaux administratifs de la Ville de Fermont et de la MRC de Caniapiscau sont fermés. À Labrador City, les réunions des conseils municipaux se font à huis clos puisque les bureaux sont aussi fermés au public incluant l’hôtel de ville, les travaux publics, les départements de prévention des incendies qui répondent tout de même aux appels d’urgence tout comme à Fermont. À Wabush, les réunions se font par conférence téléphonique.

Fermetures à la chaîne

La majorité des entreprises et services situés pour la plupart dans le centre commercial du mur-écran, mais, aussi au Labrador mettent temporairement la clef dans la porte l’une après l’autre ou privilégient le télétravail et la prise de rendez-vous à l’avance alors que d’autres, plus essentielles, s’adaptent rapidement. La Coop Metro limite le nombre quotidien de certains produits, dont les denrées essentielles, pouvant être achetés afin d’assurer une offre diversifiée et équitable pour les consommateurs. Des gels désinfectants à l’usage des clients sont installés à l’entrée du marché d’alimentation et de plusieurs commerces de la région et le personnel est mis à contribution afin d’assurer un nettoyage fréquent des lieux et des équipements, dont les paniers d’épicerie. Le géant Wal-Mart résiste. Le magasin Canadian Tire et le IGA à Labrador City fixent des heures matinales réservées au magasinage des personnes plus vulnérables (système immunitaire faible, handicaps, aînés). Le centre de la petite enfance (CPE) Le Mur-Mûr restreint ses activités à un service de garde d’urgence de dernier recours uniquement réservé aux enfants des travailleurs des services essentiels qui ne présentent pas de symptômes pouvant s’apparenter au virus. Les autres parents doivent trouver des solutions de rechange puisque les écoles ont aussi été fermées tant à Fermont que par la suite au Labrador voisin.

Nécessaires adaptations

Le Centre multiservice de santé et de services sociaux de Fermont demeure accessible, mais les visiteurs n’y sont pas admis et un tri est fait à la porte d’entrée principale afin de bien aiguiller les patients. Certains rendez-vous à l’extérieur sont reportés et les interventions chirurgicales non urgentes sont remises. La clinique dentaire a été fermée et est réservée uniquement aux urgences. Le Centre de santé Alarie (pharmacie) invite les clients dans la mesure du possible à téléphoner afin de faire préparer leurs prescriptions. Tous les restaurants de Fermont : Le pub Le Réphil, le resto-bar Le Zonix et le casse-croûte Chez Phil ferment leur porte. La conférence organisée par la Chambre de commerce de Fermont et le souper-bénéfice de crabe au profit de Cancer Fermont sont annulés. Tous les gymnases et salles de sports sont fermés.

Industrie minière

Les minières ArcelorMittal et Minerai de fer Québec (Fermont), Rio Tinto IOC (Labrador City), Tacora Resources (Wabush) et Tata Steel (Schefferville) qui emploient des travailleurs aéroportés prennent des mesures de prévention exceptionnelles afin d’assurer la santé et la sécurité de leurs employés tout en diminuant les risques de contamination. Les travailleurs des minières fermontoises qui utilisent des navettes aériennes doivent dorénavant répondre à un questionnaire rigoureux avant d’embarquer dans un avion et du personnel médical a été déployé aux aéroports où ceux-ci prennent leur vol afin d’évaluer leur état de santé afin de déterminer si ceux-ci peuvent se rendre sur leur lieu de travail.

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Publié le 30 mars, 2020, dans la publication : Numéro-06 Volume 38

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Publié sur le site le 26 mars 2020

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