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Journal le Trait d'Union du Nord
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  • Voyage jusqu’au bout de la route

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Voyage jusqu’au bout de la route

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MDJ Alpha

Voyage jusqu’au bout de la route

par Éric Cyr

Légende : Sur la photo, de jeunes Fermontois et leurs accompagnatrices prennent une pause et la pose au bout de la route 138. Source photo : MDJ Alpha.

La Maison des jeunes (MDJ) Alpha de Fermont a organisé un voyage de découverte de la Côte-Nord pour une douzaine d’adolescents de 12 à 17 ans qui fréquentent cette institution vouée à la jeunesse locale du 28 février au 7 mars dernier durant la semaine de relâche scolaire.

Les participants accompagnés de deux animatrices ont pris l’avion à l’aéroport régional de Wabush au Labrador et ont atterri à Sept-Îles, point de départ de cette excursion. Les organisatrices de ce périple nord-côtier ont loué deux véhicules automobiles Jeep J8 afin d’assurer le déplacement routier vers les multiples destinations prévues au programme et à bord desquels elles communiquaient à l’aide de radios bidirectionnelles walkie-talkie. Ils se sont d’abord dirigés vers Baie-Comeau puis ont effectué plusieurs escales en direction de Kegaska en Basse-Côte-Nord où s’achève la route 138 en cul-de-sac. Des visites et des activités se sont déroulées quotidiennement dans des maisons de jeunes le long du parcours notamment à Baie-Comeau, Port-Cartier, Sept-Îles, Havre-Saint-Pierre et Natashquan. Les ados ont pu notamment faire de la glissade, de la planche à neige ou du ski alpin au mont Ti-Basse (Baie-Comeau) et à la station Gallix (Sept-Îles) et déguster de la tire d’érable à Natashquan.

Expérience enrichissante

Selon l’animatrice responsable de la MDJ Alpha, Marie-Ève Arsenault, qui a accompagné l’expédition, la belle température était au rendez-vous et ce fut une excellente expérience pour la relève fermontoise et les maisons de jeunes des différentes localités ont réservé un accueil chaleureux aux voyageurs : « La plupart des maisons de jeunes nous offraient le dîner. Tous semblaient heureux de notre présence ce qui a donné lieu à de beaux échanges, ce qui a permis aux jeunes de réaliser qu’ils sont choyés et que nous disposons de beaucoup de moyens comparativement à d’autres qui manquent souvent cruellement de financement. »

L’animatrice jeunesse, Fany Dionne, qui a également pris part au déplacement, confie :

« Une telle randonnée sur le terrain, ça ramène les jeunes à l’essentiel. Cette activité leur a permis d’être des enfants dans le monde réel et de décrocher du virtuel. »

Pour en savoir plus sur les activités de la MDJ Alpha, consulter la page Facebook Maison Des Jeunes Alpha ou composer le 1 888 451-8092.

 

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Publié le 29 avril, 2025, dans la publication : Numéro_8 Volume_43

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Publié sur le site le 29 avril 2025

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Monde automobile

Des deuchistes sur la TransQuébec-Labrador

par Éric Cyr

Sur la photo, les participants au convoi en face du réservoir d’eau potable de Fermont.

Des passionnés de voitures françaises Citroën 2 CV ont mené une expédition le long de la route interprovinciale TransQuébec-Labrador, qu’ils ont arpentée en caravane de quatre automobiles sur une distance de près de 1800 kilomètres (routes 389, 500 et 510) à bord de leurs véhicules en parcourant la fameuse boucle, inachevée du côté québécois, qui se termine en cul-de-sac à Blanc-Sablon sur la Basse-Côte-Nord où ils ont dû embarquer leurs automobiles à bord d’un navire afin de rejoindre la route 138. Le groupe de camarades a pris le départ à Victoriaville, le 25 août dernier, et leur long périple s’est terminé, le 16 septembre, à leur point d’origine.

Issus de différents endroits, les huit aventuriers, des retraités pour la plupart, ont effectué plusieurs voyages ensemble : le tour de la Gaspésie, les Îles-de-la-Madeleine et la Maurice. Ces derniers ont aussi déjà participé à un grand rassemblement de Citroën 2 CV à New York. Ils sont fiers d’être les premiers à avoir réalisé ce parcours sur la Côte-Nord et au Labrador en deudeuches. Alain Grégoire et Nicole Sheinck de Brossard, Gaëtan St-Arnaud et Hélène Boulanger de Victoriaville, Freddy Pfeuti originaire de France près de la frontière suisse qui habite aujourd’hui à Coaticook, Bruce Grant d’Ottawa, Gabriel Aubertin de Knowlton en Estrie et Gilles Pelcot du village de Saint-Cyr-sur-Mer en Provence dans le sud de la France, ont relevé le défi de parcourir ce trajet nordique de plus en plus fréquenté par les touristes.

Selon les amateurs de ce type de mécanique, le moteur bicylindre refroidi à l’air d’une cylindrée de 375 cm3 à 602 cm3, selon les modèles et les années, est muni de cylindres opposés ce qui permet une facilité d’entretien déconcertante. Les deux pattes sont équipées d’une suspension légendaire molle qui fait leur spécificité.

« Les propriétaires de 2 CV sont accessibles et n’idolâtrent pas leur voiture. C’est une bagnole qui n’a rien en sa faveur, mais qui a conquis le cœur de ses adeptes et qui permet de créer des liens sociaux durables. C’est en quelque sorte un catalyseur de rencontres intéressantes et un vecteur de bonheur », confie Alain Grégoire, qui se fait un devoir, tout comme ses compagnons de route, de discuter avec les curieux qui viennent à la rencontre du cortège automobile en offrant même de petites promenades à l’occasion.

Bref historique

C’est en 1935 que le fabricant français de pneumatiques Michelin rachète Citroën alors en faillite. En 1937, le dirigeant de l’entreprise, l’ingénieur Pierre Boulanger, a l’idée de concevoir une voiture destinée aux classes sociales du monde rural et à faible revenu tout en ayant pour objectif de stimuler la vente de pneus de la maison mère Michelin. La même année, ce qui n’est certainement pas une coïncidence, le dirigeant nazi Adolf Hitler donne l’impulsion à la fondation de Volkswagen, ce qui signifie voiture du peuple en allemand, afin de permettre aux familles allemandes de posséder une première voiture. À l’aube de la Deuxième Guerre mondiale, Boulanger ordonne la destruction des prototypes 2 CV de type A déjà construit en 1939. Pendant l’occupation, il refuse de fournir les plans du véhicule au gouvernement allemand contrôlé par le dictateur fasciste. Un ingénieur n’ayant pu se résoudre à détruire le fruit de quatre années de travail avait caché un exemplaire des plans qui referont surface à la fin du conflit, ce qui permettra à Citroën de présenter un exemplaire du 2 CV lors du salon de l’automobile de Paris de 1948. Ce modèle sera commercialisé en France jusqu’en 1987 puis au Portugal jusqu’en 1990.

Pour en savoir plus, consulter la page Facebook : Expédition 51 en deux chevaux (2cv).

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Publié le 19 septembre, 2022, dans la publication : Numéro_15 Volume_40

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Publié sur le site le 19 septembre 2022

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Route 138

Un prolongement qui se prolonge…

par Éric Cyr

source photo : Connie F. Stone

Voilà belle lurette que les gouvernements successifs à Québec et à Ottawa promettent le désenclavement de la Côte-Nord et du Labrador par le parachèvement de la route 138 jusqu’à Blanc-Sablon en Basse-Côte-Nord. Une autre récente annonce confirme la tendance. Cette fois-ci, certains travaux devraient bel et bien commencer cet été, près de La Romaine.

Le 10 juin dernier, le ministre des Transports, François Bonnardel, le ministre de l’Énergie et des Ressources naturelles et ministre responsable de la région de la Côte-Nord, Jonatan Julien, le ministre responsable des Affaires autochtones, Ian Lafrenière, ainsi que la ministre fédérale du Revenu national, Diane Lebouthillier, au nom de la ministre de l’Infrastructure et des Collectivités, Catherine McKenna, ont annoncé de bonnes nouvelles aux Nord-Côtiers, lors d’une conférence de presse virtuelle. Ils étaient accompagnés du préfet de la MRC du Golfe-du-Saint-Laurent, Randy Jones, féru du dossier, qui assistait à l’événement depuis son lit d’hôpital, ainsi que des trois Chefs des communautés innues du territoire, le chef du Conseil de la Première nation de Nutashkuan, Réal Tettaut, le chef du Conseil des Innus d’Unamen Shipu, Bryan Mark, et le chef du Conseil des Innus de Pakua Shipu, Guy Mestenapéo. Les maires de Baie-Comeau, Yves Montigny, de Sept-Îles, Réjean Porlier, et de Port-Cartier, Alain Thibault ainsi que les préfets de Manicouagan, Marcel Furlong, et de la Minganie, Luc Noël, ont aussi assisté à la rencontre.

Les ministres ont confirmé que des étapes cruciales à la poursuite du projet de prolongement de la route 138 viennent d’être franchies. Les travaux de construction pour le tronçon situé entre Kegaska et La Romaine commenceront cet été, près de La Romaine. Quant au tronçon situé entre Tête-à-la-Baleine et La Tabatière, les travaux devraient commencer au cours de 2022. Au total, près de 80 kilomètres de route seront construits d’ici 2025 dans l’objectif de relier les localités de la Basse-Côte-Nord entre elles et éventuellement, à plus long terme, avec le reste du Québec, tout en soutenant le développement du territoire nordique.

Approbation du Conseil des ministres et ententes-cadres

La démarche a reçu l’aval du Conseil des ministres pour la réalisation des travaux de construction des tronçons retenus. De plus, le gouvernement du Québec a signé une entente-cadre avec la communauté d’Unamen Shipu, une avec celle de Nutashkuan et une avec la communauté de Pakua Shipu, afin de développer des collaborations déterminées liées à la réalisation du projet. Pour sa part, le gouvernement fédéral poursuit toujours sa consultation auprès des trois communautés innues du territoire. L’aboutissement de ces jalons importants pour le projet en assure ainsi la poursuite.

• La réalisation de ces deux tronçons représente un investissement de 695,5 millions de dollars, soit 285,6 M$ du ministère des Transports, 225,1 M$ de la Société du Plan Nord et 184,8 M$ du Nouveau Fonds Chantiers Canada – volet Infrastructures provinciales-territoriales – Projets nationaux et régionaux du gouvernement du Canada.

• Le projet consiste à aménager, sur deux tronçons, une route à deux voies, soit une dans chaque direction.

• Le tronçon situé entre Kegaska et La Romaine aura une longueur d’un peu moins de 49 kilomètres et comprendra 13 structures.

• Pour relier Tête-à-la-Baleine à La Tabatière, environ 30 kilomètres de route et cinq ponts devront être construits.

• Deux autres tronçons sont inscrits au Plan québécois des infrastructures, dans la catégorie « à l’étude », soit ceux situés entre La Romaine et Tête-à-la-Baleine ainsi qu’entre La Tabatière et Vieux-Fort.

• L’amélioration de la route 138 fait partie des 49 mesures du Plan d’action nordique 2020-2023 (PAN 20-23), sous l’orientation 1 : améliorer l’accès au territoire. Le PAN 20-23 répond aux priorités énoncées par les acteurs du Nord québécois. Il vise à fournir les outils appropriés aux communautés concernées afin qu’elles habitent pleinement leur territoire.

• Le gouvernement du Québec investira ainsi 778,6 millions de dollars, soit plus de la moitié de la somme prévue dans le PAN 20-23, pour soutenir les entreprises et les citoyens établis et actifs au nord du 49e parallèle. Les 49 actions socio-économiques du PAN 20-23 ont été précisées conjointement par 20 ministères et organismes du gouvernement du Québec.

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Publié le 21 juin, 2021, dans la publication : Numéro_12 Volume 39

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Publié sur le site le 17 juin 2021

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Réfection de la route 389

Des travaux attendus depuis des décennies

par Éric Cyr

Après les chantiers installés dans les portions de Baie-Comeau à Manic-2 et au nord de Manic-5 dans le cadre du programme d’amélioration de la route 389, qui constitue l’unique lien routier vers le Labrador et qui fait partie du réseau routier national depuis 2005, c’est maintenant au tour des travaux préparatoires de déboisement d’un nouveau tracé entre Fire Lake et Fermont qui ont commencé à la mi-mars. Ceux-ci se sont poursuivis jusqu’à la mi-avril et devraient reprendre à la mi-août après une interruption durant la période de nidification des oiseaux migrateurs.

Des consultations publiques au sujet du projet A, qui consiste à améliorer la portion nord de cette liaison terrestre interprovinciale qui est imbriquée dans la TransQuébec-Labrador, s’étaient tenues à Fermont il y a plus d’une décennie et ce choix a été retenu par une vaste majorité de la population qui préférait cette option plutôt qu’une réfection de l’ancienne portion extrêmement sinueuse truffée à l’époque d’une douzaine de passages à niveau sur 67 kilomètres. Deux nouveaux tronçons routiers de près de 13,5 et 45 kilomètres sont prévus ainsi qu’une amélioration de la route sur 11 kilomètres dans ce secteur.

La préparation des plans et devis en vue de la réalisation de ce dessin se poursuit en parallèle. Les principaux gains sont la réduction du parcours d’environ une vingtaine de kilomètres, la correction ou l’élimination de courbes, la diminution du nombre de passages à niveau de 11 à un seul, l’augmentation importante des possibilités de dépassement et l’ajout de voies de refuge pour les véhicules hors normes.

Le gouvernement du Québec juge que la route 389, qui est incluse dans les 49 actions que le gouvernement devrait mettre en place dans le cadre du Plan d’action nordique 2020-2023 (PAN 20-23), est une infrastructure essentielle au développement socio-économique de la Côte-Nord et du Nord québécois en entier. Le ministre des Transports, François Bonnardel, le ministre responsable des Affaires autochtones, Ian Lafrenière et le ministre de l’Énergie et des Ressources naturelles qui est aussi le responsable de la région de la Côte-Nord, Jonatan Julien, ont souligné, le 9 avril dernier, la signature d’une entente-cadre avec le Conseil innu Takuaikan Uashat mak Mani-Utenam (Sept-Îles) ainsi qu’une entente pour le déboisement. Le programme d’amélioration de la route 389 entre Fermont et Baie-Comeau vise en premier lieu l’amélioration de la sécurité routière pour l’ensemble des usagers, tout en favorisant le développement du territoire nordique québécois.

« Il s’agit d’une étape majeure pour la mise en œuvre de ces travaux d’envergure qui sont si attendus par les usagers de cette portion de la route 389. Il y aura de l’action sur le terrain. Votre gouvernement met tout en œuvre pour réaliser, dans les meilleurs délais [sic], ce projet qui améliorera grandement cette infrastructure » confie le ministre Bonnardel. Selon le ministre Julien : « L’ensemble du programme d’amélioration de la route 389 entre Fermont et Baie-Comeau vise en premier lieu l’amélioration de la sécurité routière pour l’ensemble des usagers, tout en favorisant le développement du territoire nordique québécois. C’est donc un bénéfice dont tous les Québécois et les Québécoises pourront profiter »,
poursuit le ministre Julien.

Partenariat autochtone

Le ministre Lafrenière explique : « Le partenariat avec la communauté d’Uashat-Maliotenam est primordial. Ses membres seront appelés à participer aux projets sous plusieurs facettes et apporteront des retombées économiques pour l’ensemble de la région. Le projet A, qui bénéficie de l’appui du milieu, sera une belle réalisation en collaboration avec la communauté. » Le chef du Conseil innu Takuaikan Uashat mak Mani-Utenam, Mike Mckenzie, est heureux que ce projet de développement entraîne des retombées économiques importantes pour la communauté innue et ses entreprises tout en leur permettant de démontrer leur savoir-faire.

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Publié le 26 avril, 2021, dans la publication : Numéro_08 Volume 39

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Publié sur le site le 26 avril 2021

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Négociations

L’ACDQ souligne avec ironie un triste sixième anniversaire

par Éric Cyr

Sur la photo, le président de l’ACDQ, Carl Tremblay, accompagné de la fée des dents devant l’Assemblée nationale à Québec

Cela a fait six ans, le 31 mars dernier, qu’est échue l’entente entre le ministère de la Santé et des Services sociaux (MSSS) et l’Association des chirurgiens-dentistes du Québec (ACDQ). Afin de marquer cet événement, l’Association a fait appel à la fée des dents, déclarée « service essentiel » durant la pandémie par le premier ministre Legault, pour l’aider à passer leur message au gouvernement et aux médias présents sur la colline parlementaire à Québec.

Le président de l’ACDQ, le docteur en médecine dentaire Carl Tremblay, considère que l’évolution des négociations tourne en rond depuis 2017 et juge la situation déplorable. « Il est temps que ça cesse ! C’est pour cette raison que nous profiterons du mois de la santé buccodentaire pour faire parler de nous et proposer des moyens de pression. » Cette visite vise à souligner le sixième anniversaire de l’échéance de l’entente liant le gouvernement du Québec aux dentistes qui exercent partout sur le territoire québécois.

Selon le dentiste Bernard Jolicoeur, qui a consacré toute sa vie professionnelle au service des communautés nordiques depuis 1985 et qui a longtemps exercé sa profession à temps plein à Fermont, soit de 1989 à 2013, et qui y revient régulièrement depuis ce temps à titre de dentiste-remplaçant quand les dentistes permanents prennent congé :

« Pour les dentistes en exercice privé au « sud » cela signifie que les tarifs qu’ils reçoivent pour des soins couverts par le service public couvrent à peine leurs frais d’exploitation. » Ce dernier explique, à titre d’exemple, qu’il leur reste à peu près 3 $ de profit pour une extraction dentaire une fois les frais d’exploitation de leurs cabinets pris en compte.

Régions éloignées et isolées

Pour les dentistes des communautés nordiques comme Fermont, mais aussi tout le Nunavik, la Baie-James et la Basse-Côte-Nord, la pratique privée n’existe pas et les dentistes sont rémunérés sous forme d’honoraires fixes ou au taux horaire et dans tous les cas, ces montants sont négociés dans l’entente gouvernementale. Le problème est qu’avec des tarifs négociés pour quatre ans, il y a maintenant dix ans, ces régions éloignées et isolées ne sont plus compétitives et le recrutement dans le Nord devient de plus en plus difficile. Actuellement, il y a plusieurs postes de dentistes permanents à plein temps qui ne trouvent pas preneurs, aussi bien au Nunavik qu’en Basse-Côte-Nord à Schefferville ou ici même à Fermont.

« Ce n’est guère mieux pour les dentistes-remplaçants, comme moi-même, qui prennent le relais quand les réguliers sont en vacances. Tous les remplaçants sont payés à l’échelon 1 (celui des débutants) et pour vous donner une idée de la couverture des frais de voyage, une nuitée d’hôtel/motel sur la route entre Québec et Fermont est remboursée à seulement 79 $. C’est le tarif prévu à l’entente des dentistes; or nous sommes en 2021. Imaginez-vous. Ça fait six ans depuis que l’entente est échue ! » s’indigne M. Jolicoeur qui poursuit : « J’ai écrit deux fois à la députée de Duplessis, Lorraine Richard, afin de l’inciter à dénoncer cette situation à son collègue député et ministre de la Santé, Christian Dubé. Je vous confie ma déception de ne pas avoir reçu d’appui concret ou significatif de sa part. Il est navrant d’élire à répétition une députée qui ne se préoccupe pas davantage des enjeux locaux des communautés nordiques. »

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Publié le 12 avril, 2021, dans la publication : Numéro_07 Volume 39

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Publié sur le site le 12 avril 2021

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Assemblée des MRC de la Côte-Nord

Un Fermontois prend les rênes

par Éric Cyr

L’Assemblée des municipalités régionales de comté (MRC) de la Côte-Nord a annoncé, le 25 février 2021, la nomination de M. Martin St-Laurent à titre de nouveau président. M. Martin St-Laurent est également préfet de la MRC de Caniapiscau et maire de la municipalité de Fermont.

Le Fermontois s’assurera dorénavant de la bonne marche de l’Assemblée des MRC de la Côte-Nord, qui compte six municipalités régionales de comté. Il succède au préfet de la MRC du Golfe-du-Saint-Laurent en Basse-Côte-Nord, M. Randy Jones. « Je suis très heureux d’avoir obtenu la confiance de mes pairs et je suis prêt à relever ce nouveau défi particulièrement stimulant. Mon parcours préalable et mon expérience dans certains dossiers me seront utiles afin de mener à bien ces nouvelles responsabilités qui sont complémentaires aux fonctions que j’occupe déjà au sein des instances politiques de ma région. J’entends mettre la main à la pâte de concert avec mes collègues des autres MRC afin de contribuer à faire avancer plusieurs dossiers d’importance pour la Côte-Nord, notamment le désenclavement du territoire, qui constitue la priorité des élus nord-côtiers de tous les paliers gouvernementaux : fédéral, provincial et municipal », confie M. St-Laurent.

Parcours professionnel

Martin St-Laurent a commencé sa carrière politique à Fermont en 2003 en tant que conseiller municipal pour par la suite être élu maire par acclamation quelques années plus tard en 2014. En plus d’accomplir son rôle de maire et de préfet, ce dernier occupe un emploi à temps plein à la mine de fer d’Arcelor Mittal au Mont-Wright en tant que pompier. Demeurant dans la région de la MRC de Caniapiscau depuis son plus jeune âge, il a à cœur le développement local et s’assure du bien-être de ses citoyens.

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Publié le 15 mars, 2021, dans la publication : Numéro_05 Volume 39

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Publié sur le site le 15 mars 2021

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Une frontière fragile

Une frontière fragile

par Éric Cyr

Source photo : CDC

La peur de la propagation du virus de la Covid-19 (coronavirus) suscite les inquiétudes et bien qu’aucun n’ait été encore répertorié tant au Labrador Ouest qu’à Fermont et sur la Côte-Nord, la décision a été prise, le 20 mars dernier, par le gouvernement de Terre-Neuve-et-Labrador d’obliger ceux qui traversent la frontière entre le Québec et le Labrador à s’isoler pour une période de 14 jours.

Selon des publications du député provincial néo-démocrate du Labrador Ouest et de la députée fédérale libérale du Labrador, Yvonne Jones, certaines exemptions à ce confinement obligatoire émises le lendemain s’appliquent toutefois pour les résidents des villes frontalières de Fermont et de Blanc-Sablon en Basse-Côte-Nord qui peuvent franchir la frontière sans avoir à se soumettre à ces nouvelles directives dans certains cas particuliers notamment des déplacements jugés essentiels par exemple pour se rendre à un rendez-vous médical en avion, pour le travail ou pour aller chercher des denrées essentielles qu’ils ne peuvent se procurer dans leur localité. Les conducteurs professionnels (camionneurs) transportant des marchandises de première nécessité, comme la nourriture, sont aussi exemptés de ces mesures tout comme huit travailleurs essentiels du chemin de fer Western Labrador Railway qui dessert Minerai de fer Québec (MFQ) et Tata Steel afin d’assurer le service. Ceux-ci seront transportés par avion et par la suite directement sur le chantier.

Les minières Rio Tinto IOC (Labrador City), Tacora Resources (Wabush) et Tata Steel (Schefferville) ont arrêté temporairement toutes les activités de travailleurs aéroportés (Fly-in/Fly-out appelés aussi FIFO). Si ces entreprises ont besoin d’un travailleur essentiel qui doit être transporté par avion, elles devront obtenir le consentement du médecin-chef de Terre-Neuve-et-Labrador qui leur transmettra une dérogation. MFQ, qui exploite la mine de fer du lac Bloom à proximité de Fermont au Québec, a reçu une exemption qui a été émise, le 21 mars, à la suite de l’assurance d’avoir adopté des dispositions jugées adéquates et suffisantes afin d’éviter une propagation du virus.

Celle-ci stipule que ses employés doivent se déplacer à bord de vols nolisés avec un maximum de 25 passagers par avion et que tous les travailleurs à bord ont au préalable subi une évaluation médicale avant leur départ incluant une déclaration médicale et un contrôle de température corporelle. Une infirmière devra accompagner ceux-ci durant le vol. Un autobus ira à la rencontre de chaque avion affrété transportant cette main-d’œuvre afin de faire monter les travailleurs utilisant cette navette aérienne directement sur le tarmac (piste) sans passer par le terminal afin de les transporter sur leur lieu de travail sans transiger par des lieux publics. Un médecin devra être sur place à leur arrivée en cas de nécessité.

Le même scénario s’applique pour l’embarquement lors du vol de retour qui se fera également sur le tarmac de l’autobus vers l’avion. Les travailleurs issus de ce mode de transport aérien employés par des entrepreneurs ou entreprises privées du Labrador Ouest devraient aussi obligatoirement s’auto-isoler en arrivant avant de pouvoir aller travailler. ArcelorMittal n’avait obtenu aucune exemption et devait donc obéir à la nouvelle règlementation, mais des pourparlers se poursuivaient à ce sujet au moment de mettre sous presse.

Selon les nouvelles indications, les voyageurs qui sont sortis du territoire de cette juridiction provinciale et qui reviennent par avion ou par route devront s’isoler durant une période de 14 jours à leur retour dans cette province. Des amendes peuvent être données pour les personnes et sociétés (compagnies) reconnues coupables d’avoir enfreint ces ordonnances.

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Publié le 30 mars, 2020, dans la publication : Numéro-06 Volume 38

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Publié sur le site le 26 mars 2020

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Parachèvement de la route 138

Tous les espoirs sont permis ou presque…

par Éric Cyr

Source photo : Dean Andrew King

Le gouvernement Legault a récemment annoncé l’ajout de deux nouveaux tronçons de la route 138 au Plan québécois des infrastructures (PQI) lors du dépôt du budget, le 10 mars dernier, ce qui permettrait éventuellement de prolonger ce lien routier à l’est jusqu’à Blanc-Sablon en Basse-Côte-Nord rejoignant par la même occasion la frontière du Labrador.

Ces deux nouvelles entrées à l’étude au PQI devraient réjouir les partisans du désenclavement de la Côte-Nord soit la totalité des élus nord-côtiers incluant le préfet de la MRC du Golfe-du-Saint-Laurent, Randy Jones, qui milite depuis des lustres afin de faire comprendre aux gouvernements l’importance et la légitimité de relier ce vaste territoire au reste du Québec et qui ose espérer que cette fois-ci sera la bonne.

Pour le capitaine de bateau à la retraite, c’est plus qu’un pas dans la bonne direction, c’est la première fois qu’un ministre des Transports comprend réellement les réalités de la Côte-Nord. La solidarité régionale de différents groupes et notamment de la Coalition Union 138 semble avoir porté ses fruits puisque l’étude des deux segments manquants de la route 138, soit celui de La Romaine à Tête-à-la-Baleine et celui de La Tabatière à Vieux-Fort, aura certainement été grandement propulsée par l’indéfectible solidarité de différents groupes militant pour l’aboutissement de ce tracé pour l’instant toujours inexistant. M. Jones qui qualifie cette démarche d’historique est persuadé que les plans et devis vont bientôt voir le jour puisque le gouvernement de la Coalition avenir Québec (CAQ) est le premier à planifier l’ensemble des travaux pour les quatre tronçons manquants et s’est prononcé à ce sujet dans la première moitié de son mandat plutôt que de tergiverser en promesses électorales. Cette confiance vient du fait qu’il a eu une conversation avec le ministre François Bonnardel qui lui a assuré se pencher sur cette priorité nord-côtière, qu’un montant était disponible et que le gouvernement du Québec réitérerait sa demande à Ottawa de s’investir pour les autres étapes du projet. Le maire de Sept-Îles, Réjean Porlier est convaincu que la mobilisation citoyenne et la cohésion entre les acteurs des milieux nord-côtiers incluant les chefs autochtones innus ont joué un rôle majeur dans l’équation.

Un bémol et un virus

La députée de Duplessis, la péquiste Lorraine Richard, a exprimé des réserves et certaines inquiétudes puisqu’elle n’a pas vu de somme attitrée pour les travaux cette année ni d’échéancier précis s’y rattachant. La récente crise liée à la Covid-19 (coronavirus) pourrait cependant venir changer la donne en contribuant à repousser les orientations initiales.

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Publié le 30 mars, 2020, dans la publication : Numéro-06 Volume 38

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Publié sur le site le 26 mars 2020

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CISSS de la Côte-Nord

Coronavirus : des renseignements utiles

par Éric Cyr

Source photo : CDC

Dans un effort de freiner la propagation de la Covid-19, le Centre intégré de santé et de services sociaux (CISSS) de la Côte-Nord a transmis, le
19 mars dernier, des informations utiles à la population de Fermont et de Schefferville en cette période de bouleversement liée à cette crise.

À Fermont, les lignes téléphoniques Info Santé/Info Social 811 et Info Covid-19 sont accessibles via la ligne du Centre multiservice de santé et de services sociaux local en composant le 418 287-5461 option 1 pour le 811 et option 2 pour la ligne Info Covid-19. L’horaire habituel peut être changé quotidiennement afin de permettre au personnel médical de s’adapter à la situation au jour le jour. En dehors des heures d’ouverture, les personnes qui se présentent doivent d’abord sonner et répondre à un questionnaire afin de déterminer si elles peuvent entrer dans l’établissement de santé. Si l’autorisation est accordée, la porte sera débarrée et quelqu’un de mandaté à cet effet viendra immédiatement accueillir les patients et leur donner les instructions à suivre afin de les aiguiller vers le bon service tout en veillant à restreindre l’accès aux visiteurs non autorisés. Pour Schefferville, il n’y a pas de changement en ce sens pour l’instant.

La clinique dentaire est fermée au public, mais demeure ouverte pour les urgences seulement. Il faut cependant appeler avant de s’y rendre. Certains rendez-vous non urgents ont été reportés et des interventions chirurgicales non urgentes sont annulées et seront reportées. Toutes les visites sont interdites dans l’ensemble des installations du CISSS de la Côte-Nord y compris pour Fermont et Schefferville, à l’exception de certaines visites humanitaires (par exemple pour un patient en soins de fin de vie).

Le dépistage s’amorce

Des cliniques désignées de la Covid-19 ont ouvert à la mi-mars sur le territoire nord-côtier dont les premières, à Sept-Îles et à Baie-Comeau, ont fait preuve de créativité puisque ce sont dans les arénas Guy-Carbonneau et Henry-Léonard que celles-ci ont été installées dans un concept de service à l’auto. Cette formule permet aux passagers de demeurer à l’intérieur du véhicule pour subir leur test tout en désenclavant l’Hôpital de Sept-Îles et l’Hôpital Le Royer de Baie-Comeau. D’autres cliniques attitrées à la même fonction ont suivi à Port-Cartier, Havre-Saint-Pierre, Fermont, Blanc-Sablon, Les Escoumins et Forestville. Dans ces nouvelles installations, les prélèvements s’effectuent dans les garages pour ambulances rattachés aux établissements du réseau de la santé à l’exception de Fermont où ceux qui passeront le test devront le faire à pied dans le nouveau garage des livraisons adjacent au Centre de santé récemment rénové. Comme ailleurs au Québec, les gens doivent au préalable composer le numéro de téléphone de la ligne Info-Covid-19, le 1 877 644-4545 ou le 418 287-5461 option 2, afin de déterminer si un dépistage est recommandé. Si tel est le cas, il faudra d’abord obtenir un rendez-vous avant de se présenter sur place. Les symptômes les plus apparents de la Covid-19 sont la toux ou la fièvre et parfois des difficultés respiratoires qui peuvent devenir sévères. Au moment de mettre sous presse, un seul cas positif à été confirmé sur la Côte-Nord.

Mesures de prévention

« Chaque personne a un rôle majeur à jouer afin de diminuer les risques de propagation du virus. Il est donc très important de respecter les différentes mesures en vigueur », soutient le porte-parole du CISSS de la Côte-Nord, Pascal Paradis. Parmi ces mesures, mentionnons : respecter les mesures d’hygiène, telles que le lavage fréquent des mains, éviter les voyages, même les déplacements d’une région à l’autre, sauf en cas de nécessité, s’isoler pendant 14 jours si l’on revient de l’étranger et surveiller le développement de symptômes. Il est aussi important d’éviter les rassemblements et, pour les personnes âgées de 70 ans et plus, rester à la maison, sauf en cas de nécessité par exemple un rendez-vous médical important. Pour plus de détails, visitez lequebec.ca/coronavirus.

Deux respirateurs et une chambre à pression négative sont offerts à Fermont alors que Schefferville peut compter sur un respirateur pour les trois dispensaires et deux chambres à pression négative soit une au CLSC de Schefferville et l’autre sur la communauté autochtone naskapie de Kawawachikamach. L’hôpital de Labrador City dispose de deux respirateurs et de deux chambres à pression négative.

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Publié le 30 mars, 2020, dans la publication : Numéro-06 Volume 38

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Publié sur le site le 26 mars 2020

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Désenclavement du territoire

La grogne s’amplifie sur la Côte-Nord

par Éric Cyr

Source photo : CSN

Alors que l’isolement était de plus en plus marqué au début février en Basse-Côte-Nord, qui est recluse en moyenne plus de 300 jours par année; route 138 inachevée, service maritime interrompu pour la saison, Route blanche pour les déplacements à motoneige fermée à cause des conditions météo, retards et annulations de vols aériens, la Coalition Union 138 et la Société du Pont sur le Saguenay passent à nouveau à l’action pour faire valoir l’urgence d’agir dans le dossier du désenclavement de la Côte-Nord.

Peu après la sortie des membres de l’alliance nord-côtière qui se sont invités aux bureaux de la direction des grands projets du ministère des Transports à Québec pour réclamer une rencontre extraordinaire avec le premier ministre, François Legault, à ce sujet considéré prioritaire, un autre rassemblement pacifique s’est tenu cette fois à Baie-Comeau en face de l’édifice administratif de Transports Québec sur la Côte-Nord, le 4 février dernier. Le fer de lance du mouvement, qui compte déjà en son sein la totalité des élus nord-côtiers des trois paliers de gouvernement et les chefs autochtones innus, récolte également de très nombreux appuis auprès de la population. En plus des représentants politiques et des citoyens, plusieurs groupes sont venus épauler la démarche dont l’importance hiérarchique fait l’unanimité notamment des délégués syndicaux et un regroupement de plusieurs propriétaires de camions et d’équipements lourds.

Faux fuyants aux gouvernements

Le message des élus nord-côtiers et des chefs innus est clair. Ils réclament un échéancier détaillé pour le prolongement de la route 138 et son parachèvement jusqu’à Blanc-Sablon ainsi que la reprise d’études reliées aux coûts de construction d’un pont à l’embouchure de la rivière Saguenay. Selon la Coalition Union 138 qui souhaite véritablement relier la Côte-Nord à l’ensemble du Québec : « Le ministre des Transports du Québec, François Bonnardel, doit rapidement ordonner la reprise des travaux du bureau de projet pour le pont sur le Saguenay de qui relève l’étude de faisabilité pour sa construction. Il doit également nous doter d’un échéancier précis pour la poursuite de la route 138 à l’est de Kegaska. Il est grand temps qu’il arrête de tergiverser sur ce dossier. »

Un porte-parole de l’organisation qui milite pour le désentravement nord-côtier, Guillaume Tremblay, explique : « Après avoir fait plusieurs demandes de rencontre et des démarches politiques de toutes sortes, nous sommes toujours en attente d’une réponse concrète du gouvernement de la Coalition avenir Québec (CAQ). Notre patience a des limites. Ce manque de considération et l’inaction de monsieur Bonnardel et du ministre responsable de la région, Jonathan Julien, ne nous laissent pas le choix de nous mobiliser et nous continuerons de le faire jusqu’à ce que nous soyons entendus. Soyez assurés que nous ne reculerons pas sur cet enjeu qui fait consensus et qui est prioritaire pour les citoyens de la Côte-Nord. Les actions se poursuivront jusqu’à l’obtention de réponses satisfaisantes et d’un plan concret pour réellement et concrètement intégrer la Côte-Nord au reste du Québec. »

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Publié le 17 février, 2020, dans la publication : Numéro_03 Volume 38

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Publié sur le site le 17 février 2020

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Désenclavement de la Côte-Nord

Le gouvernement Legault fait la sourde oreille

par Éric Cyr

Source photo : Dean Andrew-King

Le mécontentement est de plus en plus marqué sur la Côte-Nord dont les revendications légitimes en matière de transport semblent relayées aux oubliettes par le gouvernement de la Coalition avenir Québec (CAQ) tout comme elles le furent par les gouvernements successifs précédents tant à Québec qu’à Ottawa. Sauf qu’aujourd’hui tous les élus de cette région, de tous les paliers de gouvernement, incluant les chefs autochtones innus, s’entendent à l’unanimité sur l’importance et l’urgence de rompre son isolement une bonne fois pour toutes, ce qui pourrait faire entrave à l’indifférence caquiste.

Les astres s’alignent

Après plus d’un demi-siècle de tergiversation, le message des élus nord-côtiers et des intervenants du milieu socio-économique, qui trouve écho auprès de l’ensemble des citoyens de ce vaste territoire, est dorénavant clair et sans équivoque : le désenclavement de la Côte-Nord est la priorité absolue. Les dossiers du parachèvement de la route 138 jusqu’à Blanc-Sablon et de la construction d’un pont à l’embouchure de la rivière Saguenay sont à l’avant-scène suivis de celui de la réfection de la route nationale 389, qui fait aussi partie de ce dossier d’envergure qui suscite les passions. Le gouvernement Legault a bien annoncé de façon très discrète qu’il priorisait le prolongement de la route 138 jusqu’à Blanc-Sablon, mais les élus sont de plus en plus perplexes quant à la réelle volonté de celui-ci, malgré une motion unanime adoptée par l’Assemblée nationale à Québec pour obtenir un échéancier pour l’ensemble des tronçons à compléter. Même chose du côté du pont sur le Saguenay à la hauteur de Tadoussac/Baie-Sainte-Catherine, pour lequel un bureau de projet avait été mis en place par le gouvernement précédent et qui semble réduit au silence depuis environ un an.

À l’unisson avant les tensions

Littéralement pris en otage, les Nord-Côtiers sont de plus en plus hargneux face aux décideurs politiques au pouvoir qui ignorent leurs aspirations. Les frustrations au sujet du désenclavement de la Côte-Nord, incluant la Basse-Côte-Nord, ne datent pas d’hier et ont été la source de plusieurs initiatives et impulsions récentes notamment la formation d’un front commun historique. Un mouvement civil a aussi vu le jour; la Coalition Union 138 qui milite pour le désenclavement de la Côte-Nord et vient en appui aux élus fédéraux, provinciaux et municipaux ainsi qu’aux chefs autochtones innus de ce territoire. Les maires des plus grandes villes du Labrador ont joint le mouvement et entretiennent des liens de plus en plus serrés avec ceux de la Côte-Nord. Lentement mais sûrement, le soutien se fait de plus en plus nombreux à l’extérieur de la région. Un premier appui est venu des 27 cités régionales du Québec regroupées sous l’Union des municipalités du Québec (UMQ). Sont venus ensuite les appuis des conseils d’administration de l’UMQ et de la Fédération québécoise des municipalités (FQM) et plus récemment celui des instances provinciales de la Confédération des syndicats nationaux (CSN). Rappelons qu’une importante délégation nord-côtière s’est déplacée à Ottawa puis à Québec l’an passé afin de réclamer l’implication de nos gouvernements provincial et fédéral dans le dossier du désenclavement.

Lors de la visite du ministre du cabinet Trudeau, François-Philippe Champagne, à Sept-Îles en janvier 2019, ce sont des représentants de deux provinces et de trois cultures ayant les mêmes visées qui livraient un message fort à l’élu fédéral. Les maires labradoriens appuient la démarche qui permettrait par ricochet de faciliter l’accès au Labrador, lequel sera le cas échéant, relié en boucle en passant par les routes 510, 500 et 389 qui forment la Trans-Québec-Labrador. Pour la première fois, des ambassadeurs autochtones et allochtones de la Côte-Nord étaient côte à côte pour faire valoir leurs réclamations, du jamais vu.

Les précurseurs

La Coalition Union 138 et la Société du Pont sur le Saguenay ont décidé d’unir leurs forces dans ce dossier et de soutenir les élus dans leur démarche. Les deux organisations ont formé une alliance stratégique qui a occupé les bureaux de la direction des grands projets du ministère des Transports à Québec, le 13 décembre dernier, afin de demander une rencontre d’urgence avec le premier ministre québécois, François Legault, au sujet du désenclavement. Devant l’absence d’une réponse favorable, les délégués de cette cohorte nord-côtière ont donc récidivé, le 4 février, après avoir lancé une invitation à la population, cette fois-ci devant les bureaux de Transports Québec à Baie-Comeau où une foule de plus de 200 manifestants s’est rassemblée. Les organisateurs du regroupement promettent d’autres sorties publiques. La question que tous se posent : comment un gouvernement peut-il faire abstraction à ce point de la priorité ultime de toute une région ? Une région qui semble bien décidée à briser une fois pour toutes ce cercle vicieux qui la prive de son développement.

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Publié le 17 février, 2020, dans la publication : Numéro_03 Volume 38

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Publié sur le site le 17 février 2020

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Parachèvement de la 138

Un véritable cri du coeur

par Éric Cyr

Source photo : Randy Jones

Un mémoire a été présenté au Comité permanent des transports de l’infrastructure et des collectivités de la Chambre des communes à Ottawa, le 14 mai dernier, par le préfet de la MRC Le Golfe-du-Saint-Laurent, Randy Jones, au sujet du nécessaire et très attendu aboutissement de la route 138 jusqu’à Blanc-Sablon en Basse-Côte-Nord, qui s’avérerait bénéfique tant au Québec qu’à Terre-Neuve-et-Labrador. Une fois complétée, la route 138 permettrait de relier la Trans-Québec-Labrador en formant une boucle désenclavant ainsi à la fois la Côte-Nord et le Labrador : d’une pierre deux coups.

C’est ce comité, qui étudie principalement les mesures législatives, politiques, programmes et autres questions d’importance nationale liées au transport, à l’infrastructure et aux villes canadiennes, ainsi que le fonctionnement de Transports Canada et d’Infrastructure Canada, qui a invité M. Jones dans la capitale fédérale afin de présenter ce dossier jugé prioritaire à l’unanimité par tous les élus nord-côtiers et les chefs autochtones ainsi que par l’ensemble des maires du Labrador.

Suite logique et équité

Un front commun historique pour le désenclavement de la Côte-Nord, qui regroupe au sein d’une importante coalition l’ensemble des élus de cette région issus des paliers politiques fédéral, provincial et municipal, comprenant les députés, les préfets, les maires, incluant ceux du Labrador, et les chefs autochtones ainsi que des représentants des diverses collectivités nord-côtières et labradoriennes, s’était d’ailleurs rendu à Ottawa, à la fin de l’année dernière, afin de faire valoir cette revendication légitime.

Des ambassadeurs de trois cultures, s’exprimant dans trois langues en provenance de deux provinces : un symbole fort pour relayer un seul discours.

Des Innus, des Québécois et des citoyens du Labrador ont uni leurs forces et leur voix en faisant retentir un message clair et sans équivoque : il est grand temps de compléter la route 138. Leur présence sur la colline parlementaire avait aussi pour objectif de démontrer leur solidarité et leur détermination ainsi que toute l’importance de cette démarche de prolongement et d’aboutissement de la route 138 jusqu’à Blanc-Sablon.

Occupation dynamique du territoire

Le maire de Gros-Mécatina, Randy Jones, a livré un discours empreint d’émotions : « Je ne sais trop comment interpréter cette invitation à cette tribune de choix. Après toutes ces années à nous relayer, moi, mes amis maires et chefs de communautés autochtones afin de tenter d’obtenir des audiences auprès des gouvernements pour faire valoir cet enjeu primordial considéré d’une importance capitale, le désenclavement de la Côte-Nord, afin d’extirper une bonne fois pour toutes nos communautés de l’isolement en les reliant au reste du pays. J’ose y voir de l’espoir et j’espère que cette fois sera la bonne et qu’enfin on nous entendra après plus d’un demi-siècle de revendications auxquelles les gouvernements successifs, tant au fédéral qu’au provincial, ont fait la sourde oreille. » Le capitaine de bateau à la retraite poursuit : « Les résidents de nos vastes régions sont liés par une même réalité, par le même sentiment d’abandon, et ont l’impression d’être considérés comme des citoyens de deuxième classe laissés à eux-mêmes. Comment passer sous silence cette flagrante injustice qui consiste à multiplier les autoroutes, les ponts, les circuits aériens pour les habitants des grands centres urbains alors que chez nous des gens perdent la vie faute d’un simple lien routier ? Encore tout récemment, un homme est mort d’hypothermie alors que sa motoneige, le seul moyen de transport à notre portée, s’enlisait sur un lac et que, gelé, il a dû marcher de longues heures. Quel paradoxe! Après plus de 50 ans de promesses, l’heure est venue de passer à l’action! On a assez attendu! »

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Publié le 27 mai, 2019, dans la publication : Numéro_10 Volume 37

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Publié sur le site le 27 mai 2019

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Désenclavement de la Côte-Nord

Fermeté, unanimité et unité dans la diversité

par Éric Cyr

Légende : Route blanche à Baie-des-Moutons en Basse-Côte-Nord. Source : Juanita Jones

Le front historique de la Côte-Nord poursuit ses représentations et une importante délégation s’est rendue à Québec, le 28 mars dernier, afin de faire valoir les revendications légitimes de la région à l’Assemblée nationale. Le groupe a accordé un point de presse dans le hall de l’hôtel du Parlement en compagnie des députés du Parti québécois de Duplessis, Lorraine Richard, et de René-Lévesque, Martin Ouellet. La délégation comprenait, tout comme la précédente qui s’est déplacée à Ottawa, des représentants des localités nord-côtières et des communautés innues de partout sur le territoire et qui se sont exprimés au diapason.

Le combat de la Côte-Nord

La députée péquiste confie : « Vous savez, quand la Côte-Nord se déplace à Québec, c’est que c’est important. On a des élus, des maires, des chefs autochtones et nous sommes tous unis derrière un objectif qui est prioritaire. Ce n’est pas le seul qui est important, il y en a d’autres notamment un pont sur la rivière Saguenay et la réfection de la route 389, mais il y a un projet pour lequel on continue à se battre : le prolongement de la route 138 jusqu’à Blanc-Sablon pour désenclaver la Basse-Côte-Nord qui n’est pas reliée au reste du Québec par un réseau routier. » Mme Richard a interpellé le premier ministre François Legault afin qu’il soutienne les Nord-Côtiers dans ces démarches en accordant les sommes nécessaires et en précisant un échéancier précis de réalisation des travaux. Elle a aussi parlé du coût astronomique des billets d’avion et de l’effet prohibitif de ceux-ci.

Un demi-siècle de promesses

Le préfet de la MRC de Sept-Rivières et maire de Sept-Îles, Réjean Porlier, a indiqué que le budget de 200 millions de dollars alloué pour la route 138 par le précédent gouvernement Couillard avait mystérieusement disparu : « On va voir si l’on a un gouvernement qui va travailler avec nous pour le parachèvement de la 138 qui nous est promis depuis au moins 50 ans. » Ce dernier a mis en perspective le fait que la Côte-Nord rapporte énormément au Québec, ne serait-ce que par le biais de l’énergie produite par Hydro-Québec sur ce territoire et dont 40 % de celle-ci est fournie ou transite par la Côte-Nord. Un bénéfice net qui devrait atteindre 5,3 milliards de dollars annuellement, ce qui, toutes proportions gardées équivaut à quelques 2 milliards 120 millions par année qui sont directement générés par la région. « On pourrait réserver 10 % de ce montant annuel, ce qui représente 200 M $, jusqu’à ce que la route 138 soit complétée. »

L’effet ping-pong

Le maire de Sept-Îles voudrait que les citoyens réalisent que toute la population du Québec profite de la Côte-Nord qui ne reçoit pas sa juste part dans cette équation qu’il juge inéquitable. « On a reçu l’appui de la Fédération québécoise des municipalités (FQM) et de l’Union des municipalités du Québec (UMQ) dans ce dossier. Il est grand temps de nous donner une route, pas juste pour les communautés isolées dont plusieurs sont en mode survie, mais aussi pour ouvrir le corridor avec Terre-Neuve-et-Labrador, contribuant ainsi à stimuler des échanges commerciaux avec cette province, ce qui générerait des retombées économiques importantes pour la Côte-Nord dont la démographie est en constante diminution depuis les cinq dernières années. Le premier outil de développement économique pour une région, c’est l’accès à son territoire. J’espère que le gouvernement actuel va passer à l’action et déterminer un échéancier comme le ministre québécois des Transports, François Bonnardel, a dit vouloir le faire lors de son passage sur la Côte-Nord. Le gouvernement précédent nous a envoyés à Ottawa, on y est allés et l’on a reçu l’appui du ministre fédéral de l’Infrastructure et des Collectivités, François-Philippe Champagne, qui a dit qu’Ottawa sera au rendez-vous quand Québec aura priorisé cette route et là Québec nous dit attendre un engagement du fédéral. On a fini de jouer au ping-pong avec les Nord-Côtiers ! Il est grand temps que ça change et qu’on investisse les montants nécessaires pour finaliser la route 138 afin que la Côte-Nord puisse se développer comme toutes les autres régions du Québec. Qu’on arrête de jouer ça à la pièce, on veut tous le même scénario. On fait des études depuis des décennies. On a assez entendu la chanson et tous les gouvernements l’ont promis à tour de rôle. Comment développer une région si l’on n’a pas accès au territoire ? »

Le
combat
de la
Côte-Nord
s’intensifie…

Trans-Québec-Labrador

Le préfet de la Minganie, Luc Noël, réitère les besoins de la Côte-Nord après cette rencontre avec les ministres des Transports, François Bonnardel, et de la Côte-Nord, Jonatan Julien. « On demande un plan de match précis. On veut savoir combien ça coûterait de terminer la route 138 et quand cela va se faire.La Côte-Nord représente 1 % de la population du Québec, mais contribue pour 2,2 % du produit intérieur brut (PIB). Est-ce qu’on pourrait finalement obtenir le 200 M $ par année qu’on réclame pour finir la 138 jusqu’à Blanc-Sablon pour ouvrir la voie d’échanges commerciaux avec notre principal voisin Terre-Neuve-et-Labrador ? On veut occuper le territoire de façon dynamique, on veut que notre gouvernement qui se dit économique nous donne un engagement sans équivoque et une réponse favorable à notre demande. Ce qu’on veut c’est un plan d’affaires et un investissement pour la Côte-Nord. »

Alliés autochtones

Des représentants autochtones ont aussi pris la parole, dont Guy Bellefleur de la communauté innue de Pakua Shipu qui a dénoncé l’absence d’un lien routier. « Ce n’est pas le temps d’être malade le soir, parce qu’il n’y a pas de route ni d’aéroport pour une évacuation médicale, c’est l’armée qui bien souvent vient chercher les malades à l’aide d’un hélicoptère. On fait des annonces depuis des années, où est passé l’argent ? On apprend qu’il va y avoir du déboisement. Quand je conduis une motoneige, je peux la conduire les yeux fermés parce qu’il n’y a pas de forêt. On demande au gouvernement du Québec de mettre les sommes nécessaires pour une cause, désenclaver les communautés de la Basse-Côte-Nord et travailler ensemble afin de développer les ressources qui sont là et les mettre en valeur. C’est ce qu’on veut faire, tout le monde va en bénéficier. Les gens d’ici méritent l’obtention d’une route. »

Appui total

Le chef de l’Assemblée des Premières Nations du Québec et du Labrador, Ghislain Picard, parle d’un appui total et sans réserve à cette démarche et évoque la solidarité entre les Premières Nations et les Québécois dans ce dossier particulier. « Les gens sont tannés d’atterrir ou d’amerrir, c’est le temps d’avoir le choix et de ne pas dépendre d’horaires précis déterminés par d’autres. Il y a trop longtemps qu’on parle de la 138, il faut passer à l’action. Les Premières Nations sont étroitement associées à cette démarche pour plusieurs raisons : faire la promotion d’un esprit de collaboration entre les municipalités et nos communautés à l’échelle du Québec et le prolongement de la 138 est un bel exemple. L’absence de route contribue à créer des situations extrêmement précaires dans le domaine de la santé et à une problématique de logement. Une route permettrait de diminuer les coûts astronomiques au niveau de l’habitation. Comment se fait-il que la route pour se rendre à la Baie-James soit totalement asphaltée sur toute sa longueur pour une population de 450-500 personnes, soit beaucoup moins de monde qu’en Basse-Côte-Nord, la seule région du Québec, à l’exception du Nunavik et de Schefferville, qui n’est pas reliée par un réseau routier. Nos communautés demandent simplement d’avoir accès à une route qui leur permet de s’épanouir. »

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Publié le 15 avril, 2019, dans la publication : Numéro_07 Volume 37

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Publié sur le site le 15 avril 2019

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Désenclavement de la Côte-Nord

Encore beaucoup de chemin à faire

par Éric Cyr

En début d’année, le gouvernement Legault annonçait de façon très discrète le prolongement d’une simple partie de la route 138 jusqu’à La Romaine sur la Basse-Côte-Nord. Une portion seulement alors que les élus réclament sa continuité jusqu’à Blanc-Sablon, la municipalité la plus à l’est du Québec, depuis près d’un demi-siècle afin de finalement désenclaver la Côte-Nord et de relier le Labrador en boucle en passant par les routes 510, 500 et 389 qui forment la Trans-Québec-Labrador.

Voir plus loin

Selon la Coalition pour le désenclavement de la Côte-Nord, un front commun historique qui regroupe les élus fédéraux, provinciaux et municipaux ainsi que les chefs autochtones innus de la Côte-Nord et les maires des plus grandes villes du Labrador, et qui a obtenu l’appui de l’Union des municipalités du Québec (UMQ) ce geste est insuffisant et il faut impérativement que le parachèvement de la route 138 obtienne prévalence des gouvernements à Québec et à Ottawa.

C’est d’ailleurs à l’unanimité que ce dossier a été considéré prioritaire tant par le regroupement que par l’UMQ.

D’un océan à l’autre ?

C’est durant une rencontre qui s’est tenue à Sept-Îles en compagnie du ministre fédéral de l’Infrastructure et des Collectivités, François-Philippe Champagne, le 23 janvier dernier, que les représentants des diverses collectivités nord-côtières et du Labrador, des Innus, des Québécois et des Labradoriens ont uni leurs forces et leurs voix en faisant retentir un message clair et sans équivoque relayé par ces ambassadeurs s’exprimant en français, en anglais et en innu et provenant de deux provinces canadiennes. Le ministre du cabinet Trudeau mentionnait alors que c’est à Québec de prioriser le dossier et le fédéral suivrait. Le gouvernement de la Coalition avenir Québec (CAQ) a fait un petit bout de chemin symbolique en saupoudrant des miettes, mais le fédéral fait toujours la sourde oreille aux revendications légitimes des Nord-Côtiers et des citoyens du Labrador.

Richesses détournées

Les économies de la Côte-Nord et du Labrador, des régions ressources qui alimentent les coffres des gouvernements provinciaux du Québec et de Terre-Neuve-et-Labrador ainsi que du gouvernement fédéral, sont intimement liées. L’apport indéniable de ces régions, qui contribuent plus que leur large part à l’économie du pays, est pourtant trop souvent oublié et celles-ci ne reçoivent pas leur juste part du gâteau. Selon le préfet de la MRC Golfe-du-Saint-Laurent et maire de Gros-Mécatina, Randy Jones : « Les citoyens de notre région sont désillusionnés et ne font plus confiance aux politiciens fédéraux qui se sont succédé au pouvoir et qui nous ont bercés de promesses depuis des années sans agir de façon concrète, ce qui est le cas également ailleurs sur la Côte-Nord notamment à Fermont pour la route 389. C’est le temps de passer de la parole aux actes. Nous ne sommes pas des citoyens de second ordre et nous méritons beaucoup mieux. »

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Publié le 1 avril, 2019, dans la publication : Numéro 6 Volume 37

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Publié sur le site le 1 avril 2019

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Désenclavement de la Côte-Nord

D’autres alliés stratégiques se manifestent

par Éric Cyr

Source photo : Randy Jones. Légende photo : Transport scolaire sur la Basse-Côte-Nord.

Le front commun historique pour désenclaver la Côte-Nord qui regroupe déjà l’ensemble des élus de cette région, de Tadoussac jusqu’à Blanc-Sablon, issus des paliers politiques fédéral, provincial et municipal incluant les préfets et les maires, les chefs autochtones innus et même l’ensemble des maires du Labrador dans la province voisine, peut dorénavant compter sur de nouveaux appuis de taille dans le dossier du prolongement et du parachèvement de la route 138 jusqu’à Blanc-Sablon afin de relier le Labrador en boucle via la Trans-Québec-Labrador jusqu’à la route 389.

Municipalités en renfort

La deuxième plus grande région du Québec, trop longtemps délaissée par les gouvernements successifs tant à Ottawa qu’à Québec dans ce dossier qui s’étire en longueur depuis plus d’un demi-siècle, obtient la collaboration d’une majorité des autres régions québécoises qui ont signifié leur solidarité à la coalition pour le désenclavement de la Côte-Nord. Une quarantaine de maires et de mairesses de partout au Québec ont officiellement exprimé à l’unanimité leur appui aux municipalités de la Côte-Nord dans le dossier du prolongement et du parachèvement de la route 138 jusqu’à Blanc-Sablon en Basse-Côte-Nord lors de la réunion du conseil d’administration de l’Union des municipalités du Québec (UMQ) qui s’est tenue à Lévis, le 22 février dernier, dans le cadre des discussions des priorités pour la négociation du nouveau pacte fiscal avec le gouvernement du Québec. Le président de l’UMQ et maire de Drummondville, Alexandre Cusson, a tenu à préciser l’importance pour le Québec de développer ses régions.

« Autour de la table, nous avons entendu de vibrants témoignages de municipalités qui vivent des réalités qui sont trop souvent ignorées. À titre d’exemple, l’enclavement de la Côte-Nord, décrit par le président des MRC de la Côte-Nord et maire de Sept-Îles, monsieur Réjean Porlier, était révélateur du déficit d’attention des gouvernements envers les régions. L’UMQ s’assurera que personne n’oublie que le développement du Québec passe par un développement de nos régions, notamment par leur désenclavement », a affirmé M. Cusson.

Ottawa et Québec : la sourde oreille

La Côte-Nord attend toujours un signal des gouvernements à la suite du passage du ministre de l’Infrastructure et des Collectivités du Canada, François-Philippe Champagne, dans la région, le 23 janvier dernier. Le ministre du cabinet Trudeau avait mentionné que : « C’est à Québec de prioriser le dossier et le fédéral répondra présent le cas échéant. » Les préfets, maires, mairesses et chefs des communautés autochtones de la région ont alors demandé au premier ministre du Québec François Legault, au ministre québécois des Transports, François Bonnardel et au ministre responsable de la région, Jonathan Julien, une rencontre extraordinaire afin de connaître les intentions de Québec dans le dossier du prolongement de la route 138 vers Blanc-Sablon qui permettrait de relier le Labrador en boucle jusqu’à la route 389. N’ayant toujours pas reçu d’engagement clair en ce sens, les élus municipaux sont surpris que le gouvernement « se fasse tirer l’oreille » dans ce dossier prioritaire pour la Côte-Nord alors que le consensus régional n’a jamais été aussi fort et unanime. D’autant plus que la route ouvrira la voie aux échanges avec la province voisine de Terre-Neuve-et-Labrador, en plus d’assurer une occupation dynamique du territoire en désenclavant les communautés isolées.

Iniquité et injustice

« Nous sommes bien conscients que l’on parle d’un investissement avoisinant les 1,5 milliard de dollars, mais à combien s’élèvent les retombées engendrées par l’exploitation des ressources naturelles de la Côte-Nord et du Labrador depuis toutes ces années? On n’a qu’à penser aux énormes profits dégagés par Hydro-Québec chaque année et pour lesquels la Côte-Nord contribue à environ 40 %. Tout ce que les élus nord-côtiers demandent, c’est le retour de l’ascenseur afin de pouvoir enfin passer au 21e siècle comme toutes les autres régions du Québec » affirme le responsable du dossier pour l’Assemblée des MRC de la Côte-Nord, Réjean Porlier qui souhaite que les gouvernements considèrent de façon sérieuse l’appui unanime du Caucus des cités régionales à ce sujet et qui s’est dit heureux de constater que ses collègues comprennent bien toute l’importance de compléter le réseau routier nord-côtier. Pour sa part, le préfet de la MRC du Golfe-du-Saint-Laurent et maire de Gros-Mécatina, Randy Jones, espère ne pas revivre avec le nouveau gouvernement de la Coalition avenir Québec (CAQ) le même supplice de la goutte d’eau auquel est soumise sa population depuis des décennies.

« Nous sommes allés à Ottawa, comme nous l’avait fortement suggéré le précédent gouvernement du Québec. Pour la première fois, nous en sommes revenus avec de l’espoir. Est-ce que Québec va éteindre cet espoir ou bien investir pour enfin terminer cette route dans un délai raisonnable et obliger Ottawa à répondre aux attentes créées? La conjoncture étant excellente pour nous, c’est maintenant ou jamais! »

Autochtones déçus

De leur côté, les chefs innus commencent à mettre en doute la réelle volonté du gouvernement du Québec de construire des ponts avec leurs communautés. Selon le chef de Uashat mak Mani-Utenam, Mike McKenzie : « Voilà un projet structurant pour nos communautés qui désenclavera les plus isolées de la région et servira à leur donner du travail tout en resserrant les liens entre elles. Qu’est-ce que Québec attend alors que tout le monde n’espère que leur signal ? On est beaucoup plus vite pour parler de troisième lien, de métro ou de nouvelles autoroutes! On dirait qu’il y a deux vitesses; une pour les grandes villes et une pour nos communautés. »

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Publié le 18 mars, 2019, dans la publication : Numéro 5 Volume 37

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Publié sur le site le 18 mars 2019

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