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    Une reconquête de la Côte-Nord

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Assemblée nationale du Québec

Une 15 mai, 2017

Hommage à Cancer Fermont et à son instigateur

Parti québécois

Une reconquête de la Côte-Nord

par Éric Cyr

Source photo : PQ/Meggie Richard

La forteresse nord-côtière du Parti québécois, qui avait basculé en 2022, a été reconquise et revient dans le giron de la formation politique indépendantiste à la suite du scrutin du 5 octobre 2026. Le parti souverainiste récupère ainsi un bastion qu’il avait perdu après avoir vainement résisté à l’assaut de la Coalition avenir Québec (CAQ) lors de l’élection générale précédente.

La brèche de ce château fort aura été de courte durée et ce changement de garde que l’on pourrait qualifier de retour au bercail renoue avec une longue tradition de fidélité au Parti québécois qui a repris ses anciennes citadelles dans la région. La majorité des électeurs des deux circonscriptions nord-côtières de Duplessis et de René-Lévesque a choisi de faire à nouveau confiance aux candidats péquistes afin de porter leur voix à l’Assemblée nationale à Québec. Les Nord-Côtiers ont voté, tout comme lors du suffrage précédent, du côté du pouvoir qui cette fois-ci est représenté par les troupes du nouveau premier ministre Paul St-Pierre Plamondon.

Doublé péquiste

Dans la circonscription de Duplessis, la députée sortante de la CAQ Kateri Champagne Jourdain, première femme innue élue à l’Assemblée nationale du Québec et première femme autochtone à y occuper un poste ministériel, a été défaite. Celle qui a occupé les fonctions de ministre de l’Emploi, de la Famille ainsi que des Ressources naturelles et des Forêts et a également été ministre responsable de la Côte-Nord au sein des gouvernements Legault et Fréchette a en effet été délogée par la nouvelle députée de l’équipe de Paul St-Pierre Plamondon, Meggie Richard, qui a repris le flambeau familial porté auparavant par sa tante, l’ancienne députée péquiste Lorraine Richard. Elle a détrôné sa rivale caquiste en récoltant un peu plus de 47 % des votes, soit 9 434 voix, contre près de 23 % (4 550 voix) pour Mme Champagne Jourdain, ce qui constitue un écart de 4 884 bulletins de vote. Le candidat du Parti conservateur du Québec (PCQ) Roberto Stéa a pour sa part recueilli 19,5 % (3 909 votes). Le candidat parachuté du Parti libéral du Québec (PLQ), Samuel Murray, qui n’a pas fait campagne, a obtenu un peu plus de 5 % des voix, Jani Bellefleur-Kaltush de Québec solidaire (QS) près de 5 % et Alexandre Deschênes du Parti marxiste-léniniste du Québec a grappillé une proportion négligeable des votes.

Dans René-Lévesque, le Parti québécois a également dominé le scrutin grâce à Odette Lavigne qui a remporté la victoire avec un peu plus de la moitié des voix, devançant d’un peu plus de 6 200 voix son plus proche adversaire caquiste. La nouvelle députée qui a reçu 9 415 votes a défait le député sortant Yves Montigny, l’ancien président du caucus de la CAQ qui a accumulé 17 % des voix, soit près de 3 215 votes. Ce dernier était talonné de très près par la candidate du PCQ, Esther Besrest, qui a engrangé près de 14 % des bulletins de vote (2 540 voix). Philippe C. Boudreau de QS a ramassé un peu plus de 7 % du vote (1 365 voix), Kevin Grenier de Démocratie directe a cueilli un peu plus de 6 % des voix (1 130) et William Huynh-Jan du PLQ a glané près de 5 % des voix (898).

Hécatombe de la CAQ

Après huit ans de règne caquiste, les citoyens nord-côtiers ont choisi, tout comme l’ensemble des autres régions du Québec, la voie du changement. Tous les candidats de l’équipe Fréchette de la Coalition avenir Québec ont été balayés du paysage politique. Aucun représentant de ce parti politique, fondé par l’ancien premier ministre François Legault, n’a réussi à décrocher un siège à l’Assemblée nationale. La CAQ a subi une défaite historique passant d’un gouvernement majoritaire ayant fait élire 90 députés en 2022 à une absence totale de représentation à l’Assemblée nationale au terme du récent scrutin et pourrait faire face à l’extinction politique.

En avant de gauche à droite : la députée fraîchement élue de René-Lévesque, Odette Lavigne, le 34e premier ministre du Québec et chef du Parti québécois, Paul St-Pierre Plamondon (PSPP), la nouvelle députée de Duplessis, Meggie Richard, et la députée fédérale de Côte-Nord–Kawawachikamach–Nitassinan, Marilène Gill, du Bloc québécois. La photo a été prise lors d’un bain de foule à Baie-Comeau, le 3 octobre 2026, durant la campagne électorale. PSPP est le seul chef d’une formation politique à s’être déplacé sur la Côte-Nord pendant la campagne. Sur la couverture, la députée de Duplessis Meggie Richard lors de sa victoire.

Circonscription de Duplessis

Une nouvelle députée reprend le flambeau

La candidate du Parti québécois dans la circonscription de Duplessis, Meggie Richard, a remporté la victoire avec une bonne avance, obtenant près de la moitié des voix lors du scrutin québécois du 5 octobre 2026, mettant ainsi fin à la brève incursion de la Coalition avenir Québec qui n’aura duré qu’un seul mandat.

La nouvelle élue reprend ainsi le château fort péquiste qui avait été ébréché en 2022. « Je me souviendrai longtemps de cette soirée électorale où les gens de Duplessis ont choisi de m’accorder leur confiance et qu’ils ont décidé de revenir dans le giron du Parti québécois afin de bien les représenter. C’est avec beaucoup d’humilité, une énorme reconnaissance et une grande fierté que j’occupe désormais le rôle de députée de Duplessis. Je serai le porte-voix de tous les citoyens de la circonscription, mais aussi des Nord-Côtiers de concert avec ma collègue de René-Lévesque, Odette Lavigne, qui affichera également les couleurs du Parti québécois. Je porterai leurs préoccupations et leurs revendications à l’Assemblée nationale du Québec. Je travaillerai avec vigueur quotidiennement afin d’être digne de la confiance qui m’a été témoignée. »

Meggie Richard souligne le travail qu’elle qualifie d’exceptionnel du chef de sa formation politique, Paul St-Pierre Plamondon, le nouveau premier ministre du Québec, dont la cohérence, la constance, le leadership et la vision l’ont grandement inspirée. Elle est consciente que les défis sont importants dans Duplessis, mais elle considère que la Côte-Nord offre de nombreuses possibilités. « Je ne dirai jamais assez à quel point je suis privilégiée. Je suis prête à me retrousser les manches. C’est un honneur de joindre la grande famille du Parti québécois, une équipe compétente et rigoureuse qui incarne le réel changement et constitue la véritable représentation des régions en reconnaissant toute l’importance des particularités régionales et qui, j’en suis convaincue, saura bien cerner les besoins des Nord-Côtiers et des Québécois et y répondre adéquatement », poursuit la députée fraîchement élue, qui se dit très reconnaissante d’avoir pu compter sur l’appui indéfectible de sa famille et de ses proches, incluant sa tante l’ancienne députée péquiste de cette circonscription, Lorraine Richard, ainsi que sur le dévouement et le soutien d’une équipe solide et sur de nombreux bénévoles et militants de son parti qu’elle remercie grandement pour leur appui inestimable.

La parlementaire souhaite également féliciter chacun de ses adversaires qui ont fait campagne dans Duplessis, à l’exception du candidat libéral qui ne l’a pas fait, soulignant leur contribution au débat démocratique. « Je tiens à remercier particulièrement la députée et ministre sortante, Kateri Champagne Jourdain, pour son apport pour la région ces quatre dernières années. Merci aux électeurs qui m’ont fait confiance, à ceux qui croient en moi. J’ai l’intention de travailler fort et de ne pas vous décevoir. Je salue les Fermontois et les Scheffervillois que je n’oublie pas malgré leur isolement géographique. J’ai adoré mon séjour à Fermont durant la campagne électorale et j’ai bien l’intention d’y revenir prochainement », conclut Mme Richard.

 

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Publié le 20 octobre, 2026, dans la publication : Numéro_17 Volume_44

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Publié sur le site le 19 octobre 2026

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Côte-Nord

Vers un retour de la forteresse péquiste ?

par Éric Cyr

À l’approche de l’élection québécoise du 5 octobre 2026, voici un bref historique des deux circonscriptions de la Côte-Nord traditionnellement favorables, durant des décennies, au Parti québécois (PQ), ancrage qui a été fragilisé lors de l’assaut de la Coalition avenir Québec (CAQ) qui les a remportées en 2022.

La circonscription électorale de Duplessis, dont Fermont et Schefferville font partie, a été créée en 1960 et est nommée en l’honneur de l’ancien premier ministre de l’Union nationale, Maurice Le Noblet Duplessis, mort en fonction le 7 septembre 1959 à Schefferville. Phénomène exceptionnel au Québec, cette circonscription est devenue un château fort péquiste et a été représentée par cette formation politique indépendantiste pendant près d’un demi-siècle. Des députés du Parti québécois s’y sont en effet succédé durant près de cinq décennies sans jamais se faire détrôner. Cette séquence unique a commencé par feu Denis Perron qui a obtenu cinq mandats de 1976 à 1997. Il a été relayé à la suite de son décès et d’une élection partielle par Normand Duguay, qui a siégé de 1997 à 2003, et par Lorraine Richard, qui a repris le flambeau en 2003. Duplessis n’avait jamais changé d’allégeance depuis le 15 novembre 1976 lors de l’élection du premier gouvernement du Parti québécois dirigé par René Lévesque. Ce rempart péquiste est par la suite passé sous le giron de la CAQ lors de l’élection du 3 octobre 2022. Ce basculement vient clore 46 ans de représentation ininterrompue par le Parti québécois qui y dominait depuis l’année des Jeux olympiques de Montréal. L’accession de la caquiste Kateri Champagne Jourdain à titre de députée dans Duplessis a marqué une page d’histoire. En plus de briser cette solide enclave péquiste en mettant fin au règne du Parti québécois qui y tenait les rênes, elle est devenue la première femme innue élue à l’Assemblée nationale et la première femme autochtone à accéder à une fonction ministérielle au Québec.

La Côte-Nord compte aussi une autre circonscription qui porte le nom d’un premier ministre qui a marqué l’histoire québécoise moderne. Le « comté » de René-Lévesque (autrefois Saguenay) a été créé en 1948 et renommé en 2001 en l’honneur du fondateur du Parti québécois, feu René Lévesque, surnommé affectueusement « Ti-poil ». Alors appelée Saguenay, cette circonscription est celle qui a le plus fortement appuyé la souveraineté du Québec lors du référendum de 1995, avec 73,33 % des voix en faveur du OUI. Adjacente à Duplessis, c’était également une importante fortification péquiste depuis les années 1970, malgré quelques interruptions. Le député indépendantiste Lucien Lessard y a représenté les citoyens de 1970 à 1982, d’abord sous la bannière de l’Union nationale puis sous celle du Parti québécois à partir de 1976, avant l’incursion libérale de Ghislain Maltais, de 1982 à 1994. Cet élan fut freiné par le péquiste Gabriel-Yvan Gagnon de 1994 à 2002. En 2002, c’est un député de la défunte Action démocratique du Québec (ADQ), François Corriveau, qui y fit un très bref passage d’une année, de 2002 à 2003, avant que le député du Parti québécois, Marjolain Dufour, lui succède en 2003. Il reste en poste jusqu’en 2015 avant de démissionner et de laisser la place à un autre péquiste, Martin Ouellet, élu lors de l’élection partielle de novembre 2015. Celui-ci a été défait par le caquiste Yves Montigny lors de l’élection générale de 2022.

La donne pourrait-elle changer à l’aube de la prochaine élection ? Une chose est certaine, le Parti québécois tentera de reconquérir ces anciens bastions souverainistes.

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Publié le 8 septembre, 2026, dans la publication : Numéro_14 Volume_44

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Publié sur le site le 8 septembre 2026

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Circonscription de Duplessis

Dernier tour de piste pour « la tigresse de la Côte-Nord »

par Éric Cyr

Source photo : PQ

Première femme élue députée sur la Côte-Nord lors de l’élection générale de 2003, la souverainiste Lorraine Richard, qui affiche fièrement la bannière du Parti québécois (PQ) depuis près de 19 ans, a annoncé, le 20 janvier dernier à Sept-Îles, qu’elle ne solliciterait pas de nouveau mandat en 2022, pour prendre soin de sa santé.

Le chef du Parti québécois, Paul St-Pierre Plamondon, ainsi que le député des Îles-de-la-Madeleine et chef parlementaire du Parti québécois, Joël Arseneau, ont tenu, au nom de la formation politique indépendantiste, à souligner la contribution de la doyenne de leur caucus et son engagement absolu en faveur des aînés, des enfants, de la cause du Québec et, surtout, des citoyennes et des citoyens de sa circonscription et de la Côte-Nord. Selon eux, durant toutes ces années, Lorraine Richard a toujours mis un point d’honneur à travailler pour en obtenir sans cesse davantage pour sa circonscription; elle est d’ailleurs fière d’avoir réussi, sous le gouvernement du Parti québécois, à obtenir 300 millions d’investissements pour Duplessis en seulement 18 mois. Ses nombreuses interventions à l’Assemblée nationale ne sont jamais passées inaperçues; reconnue pour son authenticité et sa fougue, on la surnomme même la « tigresse de la Côte-Nord ».

« J’ai toujours été celle prête à défendre des causes, à faire avancer des projets, à aider le monde et à prêter ma voix à ceux et à celles qui n’en ont pas. Au début de ma carrière politique, j’avais promis – non pas en tant que politicienne, mais bien en tant que Cayenne – qu’une fois élue, je serais la députée de tout le monde. Aujourd’hui, j’affirme que j’ai été fidèle à cet engagement », a témoigné Lorraine Richard.

Le chef parlementaire du PQ, Joël Arseneau a déclaré : « C’est sans équivoque; Lorraine Richard aura marqué et fait remarquer la circonscription de Duplessis. Cela n’a rien de surprenant : elle a toujours eu à cœur d’améliorer le quotidien des gens, d’avoir une influence positive dans sa communauté. Et sa personnalité, franche et passionnée, fait en sorte qu’elle ne s’investit pas à moitié ! » Le chef du parti, Paul St-Pierre Plamondon, a renchéri : « Je suis convaincu à mon grand bonheur que Lorraine Richard demeurera une militante motivée pour l’indépendance du Québec. Nous te remercions et te saluons, respectueusement, pour être si authentique, si généreuse, si entière et si déterminée. »

Électorat convaincu

Phénomène exceptionnel qui n’a nul pareil ailleurs au Québec, la circonscription de Duplessis constitue un château fort péquiste depuis près de 45 ans et n’a jamais changé d’allégeance depuis la formation du premier gouvernement du Parti québécois dirigé par René Lévesque à la suite de l’élection du 15 novembre 1976. Des députés péquistes s’y sont en effet succédé depuis plus de quatre décennies sans jamais se faire détrôner. Cette séquence unique a commencé avec feu Denis Perron qui a obtenu cinq mandats de 1976 à 1997. Il a été relayé par Normand Duguay qui a siégé de 1997 à 2003 et par Lorraine Richard qui a repris le flambeau depuis 2003.

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Publié le 31 janvier, 2022, dans la publication : numéro_2 Volume_40

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Publié sur le site le 31 janvier 2022

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Pandémie

Dissidence et doléances sur la Côte-Nord

par Éric Cyr

Source photo : Pixabay

Plusieurs voix s’élèvent et dénoncent les nouvelles mesures relatives à la Covid-19 instaurées par le gouvernement Legault sur la Côte-Nord dont la situation épidémiologique est enviable. L’imposition d’un confinement généralisé, sous forme d’un couvre-feu, est largement critiquée par de nombreux élus de la région qui souhaiteraient plutôt une solution mieux adaptée tenant compte des réalités singulières du vaste territoire.

Les députés nord-côtiers de Duplessis, Lorraine Richard, et de René-Lévesque, Martin Ouellet, qui font partie du caucus du Parti québécois, ont mandaté leur chef afin qu’il sensibilise le premier ministre du Québec, François Legault, à la situation unique de la Côte-Nord. Selon ces derniers, la région devrait être épargnée par le confinement total de 20 h à 5 h le matin en vigueur jusqu’au 8 février prochain.

Confinement et couvre-feu

Lorraine Richard est inquiète des répercussions de l’ajout de consignes plus sévères telles que l’imposition d’un couvre-feu et la fermeture de certains commerces durant une période d’un mois. Elle craint que ces modifications causent un désengagement auprès des Nord-Côtiers. « Je crois, comme plusieurs élus de la région, que le nouveau confinement et le couvre-feu sont des mesures excessives par rapport à la situation actuelle de pandémie dans la région. Le Parti québécois s’oppose aux stratégies mur-à-mur et préconise une approche adaptée aux différentes réalités régionales. Le système de codes de couleur n’aura finalement servi à rien. Je demande au gouvernement de la Coalition avenir Québec de faire preuve d’écoute et d’entendre le message des élus de la Côte-Nord », confie la députée nord-côtière péquiste qui implore le gouvernement et la Santé publique de réévaluer leur décision unilatérale et d’adapter la nouvelle règlementation en fonction des réalités propres aux régions.

Mme Richard dit vouloir faire pression sur le gouvernement Legault afin que le plan de confinement des prochaines semaines au Québec soit revu et adapté en fonction de la réalité locale sur le terrain. Même son de cloche du côté de son collègue et autre député nord-côtier, Martin Ouellet, qui juge que la Côte-Nord devrait être dispensée de cette orientation exceptionnelle non justifiée. « Cette mesure ne passe pas. La situation est actuellement maîtrisée et il n’y a pas d’éclosion. Pourquoi mettre tout le monde dans le même panier si rien ne le justifie ? Il n’y a aucune raison que la Côte-Nord, qui pour une fois est première de classe, soit traitée de la même façon que le reste du Québec ».

Absurdité et unilatéralisme

Les maires des deux plus grandes agglomérations urbaines nord-côtières, celui de Sept-Îles, Réjean Porlier, et de Baie-Comeau, Yves Montigny, doutent de la pertinence d’imposer ces nouvelles restrictions uniformes et sont du même avis que leurs homologues qui réclament un traitement particulier pour la Côte-Nord qui tienne compte des réalités régionales. M. Porlier est également sceptique quant aux réels impacts de ces dispositions en ce qui concerne les résultats escomptés dans une région qui fait déjà très bien. Il aurait préféré l’instauration de seuils au-delà desquels ces mesures seraient entrées en application, dans le but de conserver la mobilisation de la population. Il considère que ces contraintes additionnelles n’auront que peu d’incidence pour freiner la propagation du coronavirus dans la région. M. Montigny juge pour sa part que la situation pandémique du secteur n’a rien de comparable avec ce qui se passe ailleurs en sol québécois et que ce facteur devrait être pris en considération. Il estime qu’un contrôle routier à l’entrée ouest de la Côte-Nord s’avérerait beaucoup plus efficace. À la suite d’explications de la Santé publique, ce dernier se résigne à accepter cette nouvelle réalité tout comme le maire de Fermont, Martin St-Laurent. Tous les élus incitent cependant les citoyens à respecter la règlementation.

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Publié le 18 janvier, 2021, dans la publication : Numéro_01 Volume 39

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Publié sur le site le 18 janvier 2021

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Côte-Nord

Le château fort péquiste tient bon

par Éric Cyr

Source photo : PQ

Alea jacta est. Le sort en est jeté. La volonté populaire s’est fait entendre durant l’élection québécoise du 1er octobre dernier et la forteresse péquiste de la Côte-Nord peuplée de « quelques irréductibles Gaulois » a résisté à une vague caquiste bleu pâle qui a déferlé sur l’ensemble du Québec. Les circonscriptions de Duplessis et de René-Lévesque demeureront donc sous le giron du Parti québécois (PQ) au sein de ce retranchement nord-côtier qui « résiste encore et toujours à l’envahisseur » et dans le cas de Duplessis qui demeure le bastion historique du PQ depuis la formation du premier gouvernement de René Lévesque en 1976.

Au Québec

La démocratie s’est exprimée en sol québécois alors qu’un total de 67 % des électeurs ont exercé leur devoir de citoyen en se prévalant de leur droit de vote. La Coalition avenir Québec (CAQ) de François Legault qui formera un gouvernement majoritaire a récolté la plus forte proportion de la faveur populaire avec 37 % des voix, ce qui lui a permis de rafler la majorité des circonscriptions sur l’ensemble du territoire québécois en cumulant un total de 74 comtés. Le Parti libéral du Québec/Quebec Liberal Party (PLQ) au pouvoir depuis 15 ans, avec une brève incursion péquiste de 18 mois, a subi une cuisante défaite en ne réussissant pas à s’adjoindre la bénédiction des locuteurs du français et en ne recueillant que 25 % des votes, équivalant à 32 circonscriptions, principalement concentrées sur l’île de Montréal. Le PLQ n’a pas performé en périphérie de la métropole québécoise et encore moins dans les régions. Le premier ministre sortant Philippe Couillard a confié après ces résultats décevants être en réflexion concernant son avenir politique et pourrait prendre la décision de disparaître du paysage médiatique.

Le 9e chef du Parti québécois (PQ), Jean-François Lisée, a été défait par l’ancien journaliste Vincent Marissal de Québec solidaire (QS) dans Rosemont. L’ancien conseiller au cabinet de Jacques Parizeau et de Lucien Bouchard a pour sa part annoncé qu’il quitte ses fonctions de chef de parti en constatant que le PQ n’obtient qu’un maigre 17 % des voix, son pire nombre de sièges depuis 1973, et qu’il perdra son statut de groupe parlementaire à l’Assemblée nationale puisqu’il ne récolte que neuf députés, ce qui est insuffisant pour atteindre le minimum requis de 12 députés et 20 % des voix. L’autre parti qui se proclame souverainiste, Québec solidaire, a surpris en s’emparant de 10 sièges, soit un de plus que le PQ, malgré qu’il ait obtenu moins de votes que son prédécesseur avec 16 % des voix.

Une éventuelle réforme du mode de scrutin est à envisager durant un mandat de la CAQ puisque le nouveau premier ministre québécois, François Legault, qui a affirmé vouloir gouverner pour l’ensemble des Québécois à la suite de sa victoire historique, s’est dit en faveur d’un tel changement durant la campagne électorale tout comme le PQ et QS.

Et les Nord-Côtiers…

Sur la Côte-Nord, le député péquiste Martin Ouellet a été réélu pour un second mandat avec 42,2 % des votes dans la circonscription de René-Lévesque, freinant la houle caquiste qui n’a pas réussi à percer ce cuirassé du PQ qui résiste depuis 15 ans. Une lutte extrêmement serrée a aussi eu lieu dans Duplessis entre la candidate de la CAQ, Line Cloutier, et la députée sortante du PQ, Lorraine Richard, qui l’a finalement emporté avec 34,29 % des voix et un écart de seulement 126 votes, protégeant ainsi ce vaisseau amiral qui n’a jamais changé d’allégeance depuis la formation du gouvernement de René Lévesque en 1976.

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Publié le 8 octobre, 2018, dans la publication : Numéro 16 Volume 36

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Publié sur le site le 9 octobre 2018

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Assemblée nationale du Québec

Hommage à Cancer Fermont et à son instigateur

par Éric Cyr

Légende : La médaille de l’Assemblée nationale représente, coté avers, l’hôtel du Parlement et côté revers, Jean-Antoine Panet, premier orateur de la Chambre d’Assemblée du Bas-Canada.

Le président-fondateur de Cancer Fermont, Denis Grenier, a été honoré en recevant, au nom de l’organisme caritatif qu’il a fondé, la médaille de l’Assemblée nationale, le 4 mai dernier à Québec. La mission unique de l’œuvre de charité fermontoise qui a vu le jour en 2005 a suscité des éloges de la députée de Duplessis, Lorraine Richard, du Parti québécois, qui a tenu à souligner son apport inestimable à la communauté qu’elle dessert.

Consécration bien méritée

Mme Richard a rendu hommage à Cancer Fermont, en profitant de la présence de quelques bénévoles de l’organisation à l’hôtel du Parlement sur la colline Parlementaire à Québec pour remettre à son préconisateur, Denis Grenier, la prestigieuse distinction.

« Depuis 2005, Cancer Fermont offre un soutien indéfectible aux personnes qui luttent contre un cancer ainsi qu’à leurs proches. Sa mission est non seulement de soutenir financièrement les Fermontois et Fermontoises aux prises avec un cancer, mais aussi d’offrir un accompagnement aux familles afin de briser l’isolement qu’elles vivent en raison de la maladie. L’équipe de bénévoles illumine leurs journées lors des moments plus difficiles et contribue à promouvoir les saines habitudes de vie. Bravo à M. Grenier et à toute son équipe pour leur implication de tous les instants. Les citoyens de Fermont sont fiers de vous! »

Reconnaissance légitime

Le moteur principal et inspirateur de Cancer Fermont, Denis Grenier, qui a aussi reçu le Prix du gouverneur général pour l’entraide en 2014, est très ému de cet égard particulier et il souhaite remercier les citoyens et les entreprises de la région de leur considération et de leur travail exemplaire ainsi que de leur généreuse contribution qui a grandement favorisé cette belle réussite, mais aussi saluer le courage de ceux qui luttent contre le cancer. « Cette idée a germé dans ma tête, mais ça prend des personnes pour concrétiser et entretenir ce rêve qui profite aux malades et qui contribue à alléger leurs souffrances et à les accompagner durant cette épreuve pénible. Je tiens à exprimer ma gratitude à tous ceux qui se sont impliqués au sein de Cancer Fermont depuis les débuts et dont je tairai les noms par crainte d’en oublier. Je m’en voudrais cependant de ne pas mentionner ma femme, Marlène Rioux, qui œuvre à mes côtés et qui m’a toujours soutenu dans cette grande aventure. »

La vocation de Cancer Fermont, qui a distribué près de 400 000 $ aux personnes atteintes du cancer et à leurs proches dans la collectivité fermontoise depuis près de douze ans, est unique au pays et son instaurateur, M. Grenier, espère que son cachet particulier sera remarqué ailleurs afin que ce type d’action puisse retentir vers de plus vastes horizons et aider concrètement plus de victimes du fléau qu’est le cancer. « Ça a commencé comme ça pour d’autres organismes à but non lucratif comme les Clubs des petits déjeuners et Opération Nez rouge, alors pourquoi ne pas étendre cet autre concept québécois ? »
L’éternel optimiste au grand coeur rêve déjà que cet organisme puisse élargir ses activités, toujours dans le même esprit d’entraide, et que son mentorat puisse inspirer d’autres promoteurs désintéressés.

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Publié le 15 mai, 2017, dans la publication : Numéro 9 Volume 35

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  • Denis Grenier
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  • Organisme caritatif
  • Soutien aux cancéreux

Publié sur le site le 15 mai 2017

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