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    Tacora Resources

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Entre désillusion et espoir

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Tacora Resources

La minière en difficulté financière

par Éric Cyr

Source photo : Tacora Resources

L’entreprise Tacora Resources, qui a redémarré et qui exploite a mine de fer Scully à Wabush dans l’Ouest du Labrador, est actuellement aux prises avec des problèmes financiers et s’est placée sous la Loi sur les arrangements avec les créanciers des compagnies (LACC), le 10 octobre 2023, en attendant de liquider des actifs et de trouver du financement additionnel afin de l’aider à poursuivre ses activités.

La minière emploie localement quelque 280 travailleurs, syndiqués avec la section 6285 des Métallos, et exporte annuellement jusqu’à trois millions et demi de tonnes de minerai de fer, soit environ le quart du volume qui transite par la Société ferroviaire et portuaire de Pointe-Noire (SFPPN) sur la Côte-Nord.

Redressement financier

Tacora Resources, qui a demandé la protection de ses créanciers auprès de la Cour supérieure de l’Ontario, a conclu une entente de financement de type débiteur-exploitant (DIP) de 75 millions de dollars avec la multinationale américaine Cargill. Cet accord, qui lui donne accès à des liquidités (avoirs en numéraire), devrait lui permettre de continuer l’exploitation du gisement de fer de Wabush pendant qu’elle vend des actifs et cherche des investisseurs potentiels dans le cadre d’un processus de sollicitation de ventes et d’investissements. Aucune fermeture ni perte d’emplois ne sont anticipées pour l’instant durant cette démarche.

Une note interne de l’entreprise destinée aux employés de la mine dévoilée par le diffuseur public Radio-Canada/CBC révèle que la situation budgétaire de la compagnie a été affectée négativement par plusieurs facteurs et que celle-ci se retrouve maintenant confrontée à des obligations financières qu’elle ne peut tout simplement pas respecter. Le député provincial du Labrador Ouest, le néodémocrate Jordan Brown, a déclaré dans une lettre officielle :

« Tacora Resources, propriétaire de Mines Wabush, a entamé une procédure en vertu de la LACC (protection contre les créanciers). Cela signifie que Tacora fera l’objet d’une restructuration supervisée par le tribunal. Tacora a obtenu un financement auprès d’un investisseur pour poursuivre ses activités pendant cette période. On nous a dit que la production se déroulerait comme d’habitude pendant le processus en cours. J’ai été en contact avec le ministre de l’Industrie, de l’Énergie et de la Technologie, responsable des mines. Il m’a informé que le Ministère suivrait le processus de près. Je continuerai de discuter avec Tacora et le gouvernement (de Terre-Neuve-et-Labrador) de cette situation et je surveillerai attentivement les progrès de la LACC pour garantir que les travailleurs de nos mines sont protégés. »

Évolution historique

Tacora a acquis la mine Scully de la défunte minière Cliffs Natural Resources en 2017 et lui a redonné une nouvelle impulsion en relançant ses activités en 2019. Les installations avaient préalablement été abandonnées en 2014 en raison de la hausse des coûts de production du minerai de fer ayant propulsé la faillite de son précédent propriétaire, Cliffs. Tacora Resources visait, en 2021, l’atteinte de la capacité nominale d’extraction de ce site minier dont le fer est expédié par le chemin de fer QNS&L jusqu’au Port de Sept-Îles. L’objectif était alors d’accroître la production annuelle pour atteindre six millions de tonnes de concentré de fer et d’évaluer les options de croissance des installations de Wabush.

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Publié le 30 octobre, 2023, dans la publication : Numéro_18 Volume_41

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Publié sur le site le 30 octobre 2023

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Tacora Resources

Nouveau départ pour la mine Scully

par Éric Cyr

De gauche à droite sur la photo : La représentante innue Clementine Kuyper, le ministre provincial des Affaires municipales et de l’Environnement Graham Letto, le premier ministre de Terre-Neuve-et-Labrador Dwight Ball, le PDG de la minière Tacora Larry Lehtinen, la ministre provinciale des Ressources naturelles Siobhan Coady, la députée fédérale du Labrador Yvonne Jones et le maire de Wabush Ron Barron.

Le premier ministre de Terre-Neuve-et-Labrador, Dwight Ball, était à l’hôtel Wabush au Labrador, le 27 novembre dernier, où il a annoncé officiellement la relance des installations de la mine de fer Scully située à Wabush en compagnie du président-directeur général du nouvel acquéreur Tacora Resources, Larry Lehtinen.

D’autres dignitaires ont prononcé des allocutions pour l’occasion notamment le ministre provincial des Affaires municipales et de l’Environnement et député provincial du Labrador Ouest, Graham Letto, sa collègue la ministre des Ressources naturelles et ancienne députée fédérale, Siobhan Coady, ainsi que la secrétaire parlementaire du ministre des Affaires intergouvernementales et du Nord et du Commerce intérieur, la députée fédérale du Labrador, Yvonne Jones. Le maire de Wabush, Ron Barron et la directrice du Centre innu de développement des affaires, Clementine Kuyper étaient aussi sur place. Le grand chef de la nation innue du Labrador, Gregory Rich, est satisfait de l’accord conclu avec le promoteur.

Un second souffle

Le premier ministre Ball a souligné l’importance de l’activité minière et de ses retombées économiques pour solidifier la fondation des collectivités rurales du Labrador.

« Le redémarrage de cette mine constitue une étape charnière pour l’industrie minière de notre province. Notre gouvernement comprend l’importance et le potentiel énorme de la mise en valeur des ressources minérales en tant que créateur de richesses afin d’assurer un avenir prometteur aux travailleurs de la région. Nous accueillons avec enthousiasme ces investissements à long terme », a-t-il déclaré.

Le président et chef de la direction de Tacora, M. Lehtinen, évalue que les activées minières devraient s’échelonner pendant 25 ans et assure que la production pourra reprendre en juin 2019. Il précise que la totalité du minerai de fer est déjà vendue pour les 15 prochaines années grâce à un contrat avec le partenaire Cargill qui achètera toute la production et des accords de financement avec des investisseurs en actions : Proterra Investment Partners, Aequor et MagGlobal.

Impulsion nouvelle

Cette annonce du projet de 276 M $ américains (367 M $ canadiens) constitue une véritable bouée de sauvetage pour l’économie de Wabush et devrait lui insuffler un nouvel élan d’ici l’été prochain puisque la mine, qui produira annuellement jusqu’à 6,5 millions de tonnes de concentré à teneur en fer de 65,9 %, créera approximativement 260 nouveaux emplois localement au cours des prochains mois sans compter ceux qui s’ajouteront en périphérie.

La production sera expédiée par train sur le chemin de fer QNS&L jusqu’au port de Sept-Îles avant d’être transbordée sur des minéraliers, ce qui devrait nécessiter l’apport d’au moins une trentaine de travailleurs québécois additionnels qui seront embauchés à la Société ferroviaire et portuaire de Pointe-Noire grâce à une entente relative à la manutention, au chargement et à l’expédition.

Le syndicat des Métallos/Steelworkers qui a négocié, en juin 2017, une convention collective de cinq ans pour les futurs travailleurs, un préalable à la réouverture, se réjouit de la nouvelle. Une séance publique d’information s’est tenue le soir même au Centre des arts et de la culture à Labrador City afin notamment d’expliquer les formalités du processus d’embauche qui a été enclenché sur-le-champ.

Contexte préalable

C’est sous la gouverne de la défunte société Cliffs Natural Resources que la mine Scully (aussi connue sous le nom de Mines Wabush) avait cessé ses activités (tout comme la mine du lac Bloom à Fermont) lors de l’effondrement des prix du fer en 2014 soit près d’un demi-siècle après son inauguration. Quelque 500 travailleurs de Wabush et de Sept-Îles avaient alors perdu leur emploi. Elle fut acquise après la faillite de l’ancien propriétaire par l’Américaine Tacora basée au Minnesota, en juillet 2017.

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Publié le 17 décembre, 2018, dans la publication : Numéro 21 Volume 36

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Publié sur le site le 17 décembre 2018

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Tacora Resources

Nouveau propriétaire pour la mine Scully

par Éric Cyr

L’entreprise américaine Tacora Resources a reçu les autorisations gouvernementales nécessaires pour l’achat de la mine Scully située à Wabush. La Cour supérieure du Québec a donné son aval à cette transaction qui s’élève à plus de 2 millions de dollars dont une garantie de 750 000 $ a déjà été versée. Cela devrait redonner un second souffle à cette petite municipalité monoindustrielle du Labrador qui voguait depuis trois ans dans l’incertitude depuis que Cliffs ressources naturelles avait fermé le site minier en 2014, tout comme celui de la mine du lac Bloom en sol québécois qui avait subi le même sort en raison de la hausse des coûts de production.

Le gouvernement de Terre-Neuve-et-Labrador se réjouit de cette annonce qui constitue une étape importante en vue de la réouverture de la mine selon la ministre des Ressources naturelles de cette province, Siobhan Coady, qui entend poursuivre les efforts nécessaires à sa concrétisation. La remise en service de ces infrastructures contribuera à insuffler une plus grande vitalité à la région, mais aussi à la Côte-Nord dont l’économie est intimement liée à celle du Nord québécois et du Labrador. Bien que l’usine de bouletage de Pointe-Noire près de Sept-Îles ne fasse pas partie de cette entente, ses tentacules s’étendent tout de même sur la Côte-Nord puisque la nouvelle entité prévoit produire au départ du concentré de minerai de fer qui devrait être, selon toute logique, transporté par le chemin de fer QNS&L avant d’être expédié sur les marchés internationaux via le nouveau quai multiusager du port de Sept-Îles.

Le phénix renaît de ses cendres

En vertu de la proposition d’achat approuvée par la Cour, la compagnie qui s’est portée acquéreur des installations devra respecter les obligations environnementales dont la défunte Cliffs était responsable avant la transaction selon la loi sur les mines (Mining Act). Tacora envisage d’accumuler le financement nécessaire au redémarrage des installations avant de réaliser une étude de faisabilité dès cette année. Le député provincial libéral du Labrador Ouest, Graham Letto, qui s’est activement impliqué afin de faire progresser le dossier accueille favorablement cette annonce dont la conclusion s’avérera certainement bénéfique à la collectivité qu’il représente. Il s’attend de plus à ce que Tacora présente sous peu un plan d’affaires incluant un échéancier de l’évolution des travaux. Un porte-parole du syndicat des Métallos/Steelworkers de l’Atlantique au Labrador, Euclide Haché, explique que des consultations publiques se sont tenues à Wabush les 14 et 15 août derniers afin de présenter les visées de l’entreprise minière aux représentants syndicaux de la section locale 6285 et aux anciens travailleurs avec qui une convention collective de cinq ans a récemment été signée en juin 2017. « Cette aventure minière audacieuse représente un nouvel essor pour les travailleurs du secteur qui pourront éviter l’exil en profitant de la création d’emplois locaux. Ça signifie de l’ouvrage bien rémunéré qui pourrait s’échelonner sur plusieurs années » confie le syndicaliste acadien qui anticipe un redémarrage des opérations dès l’an prochain.

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Publié le 11 septembre, 2017, dans la publication : Numéro 14 Volume 35

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Publié sur le site le 13 septembre 2017

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Mine Scully

Nouvel élan pour Wabush

par Éric Cyr

Source photo : Panoramio

Une entreprise du Minnesota aux États-Unis lorgne du côté de Wabush au Labrador et envisage une véritable relance de la mine Scully, qui faisait partie des activités des anciennes installations de Cliffs ressources naturelles, de Mines Wabush. Tacora Resources souhaite redémarrer cette mine inactive, ce qui redonne espoir aux résidents de cette localité qui vivent des moments difficiles depuis que la défunte Cliffs a déclaré faillite en 2014, en raison de la hausse des coûts de production du minerai de fer.

Selon le gouvernement de Terre-Neuve-et-Labrador, Tacora a conclu une entente pour l’achat de Mines Wabush. Un communiqué de presse de la ministre des Ressources naturelles de cette province, Siobhan Coady, indique que la compagnie américaine de Grand Rapids a signé une convention d’achat d’actifs selon la Loi sur les arrangements avec les créanciers des compagnies, mais précise que Cliffs a cependant toujours l’obligation financière et la responsabilité d’assurer la restauration du site et l’assainissement environnemental même après la vente de la mine. « Nous sommes heureux de constater que le contrat d’achat tient compte de ces facteurs et que Tacora s’engage à fournir une assurance financière de remplacement. » La ministre provinciale libérale poursuit : « Nous avons hâte que cette transaction entre Cliffs et Tacora se concrétise de façon fructueuse dans un avenir rapproché. » Mme Coady a tenu à souligner le travail du député provincial libéral du Labrador Ouest, Graham Letto, qui a aussi participé aux discussions en sa compagnie.

Lumière au bout du tunnel

Le directeur des Métallos pour l’Ontario et les provinces de l’Atlantique, Marty Warren, confie : « Trois longues années se sont écoulées depuis la fermeture de la mine Scully, et plusieurs craignaient qu’elle ne soit abandonnée définitivement, mais nous travaillons sans relâche depuis 2014 afin de trouver un acheteur et de rapporter les emplois dans la région. Nous sommes prudemment optimistes quant aux avantages potentiels pour la communauté du plan de réouverture de la mine proposé par Tacora. »

Un duel pour Wabush

L’entreprise Tacora, qui pourrait tirer jusqu’à 25 années additionnelles de production avec la mise au point d’un procédé de séparation du fer et du manganèse, prévoit vendre ces deux métaux, mais reste toutefois discrète ne souhaitant pas en dévoiler davantage sur ses projets envisagés au Labrador peut-être parce qu’un autre joueur, bien que presque dorénavant écarté, Alderon, a également déposé une offre de un million de dollars pour cette même mine. Alderon souhaite simplement transformer celle-ci en dépôt pour les matières stériles afin de l’inclure dans son projet de mine de fer Kami entre Fermont et Labrador City, ce qui contribuerait à réduire considérablement ses coûts d’implantation de près de 400 millions de dollars, mais qui serait beaucoup moins intéressant en matière de création d’emplois sur place et qui rebute une majorité d’intervenants du milieu dont ceux du mouvement syndical qui souhaitent plutôt une nouvelle impulsion. C’est un maigre montant si l’on considère que selon l’adjoint au directeur du district 6 du syndicat des Métallos/Steelworkers, Tony DePaulo, les discussions entre Tacora et Cliffs s’orienteraient actuellement sur les 50 millions de dollars que Cliffs a du verser en cautionnement pour la protection de l’environnement sur le site.

« Je crois que Tacora veut faire valoir que Cliffs ne devrait pas récupérer la totalité de cet argent puisque cette entreprise a contribué à la destruction de l’environnement. Tacora devrait pouvoir conserver une partie de cette somme. »

De bon augure

La proposition de réouverture de la mine, qui créera jusqu’à 300 emplois une fois la pleine production atteinte, a exigé la négociation d’une nouvelle convention collective et Tacora Resources a récemment conclu un contrat de travail de cinq ans avec ses employés affiliés aux Métallos qui tient compte de l’éventuel redémarrage de cette mine au Labrador. Selon le syndicat, Tacora a l’intention de racheter les installations, mais son offre doit au préalable être acceptée par le tribunal dans le cadre du processus de restructuration de Cliffs qui se poursuit. M. DePaulo, qui a mené les pourparlers syndicaux, se dit emballé par la possibilité d’un tel scénario et confie qu’une rencontre à cet effet est d’ailleurs prévue d’ici la fin du mois pour préparer le terrain pour une hypothétique reprise des activités qui est anticipée en juin 2018.

« Nous sommes ravis [de la convention collective quinquennale]. Le plan mis de l’avant par Tacora promet de nouveaux emplois pour les familles de Wabush et un élan économique pour la communauté. Nous sommes impatients de voir la réouverture de la mine Scully aussi rapidement que possible au bénéfice de toute la région. »

À l’époque de sa fermeture, le complexe minier de Wabush constituait la troisième exploitation de minerai de fer en importance au Canada avec 6 millions de tonnes produites annuellement et 500 travailleurs avaient alors perdu leur emploi.

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Publié le 26 juin, 2017, dans la publication : Numéro 12 Volume 35

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Publié sur le site le 26 juin 2017

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Mines Wabush

Nouvelle vocation envisagée pour la défunte mine

par Éric Cyr

L’espoir s’amenuise en ce qui a trait à la possible réouverture de la mine Scully à Wabush au Labrador alors qu’une entreprise a manifesté un certain intérêt à acquérir Mines Wabush pour des raisons totalement différentes. La compagnie minière Alderon Iron Ore qui a l’intention d’exploiter le projet minier Kami (situé dans la fosse du Labrador) souhaite redéfinir l’étendue de sa demande initiale et réviser la portée de son plan original afin d’acquérir et d’intégrer les installations de la défunte Cliffs à Wabush au Labrador dans son processus anticipé de développement.

Cette modification dans les visées de la minière dans l’ouest du Labrador pourrait donner un coup de pouce au démarrage d’un nouveau projet minier revu et amélioré pour Kami. Le seul hic c’est qu’Alderon n’a pas l’intention d’investir pour le redémarrage de Mines Wabush et ne songe aucunement à l’exploiter, mais prévoit plutôt utiliser la mine abandonnée comme dépotoir pour les résidus miniers de son autre mine située six kilomètres plus loin. Selon le président directeur général d’Alderon, Mark Morabito il faut exclure la possibilité d’une réouverture de Mines Wabush : « Nous avons étudié le dossier et nous en sommes venus à la conclusion qu’il était insensé d’acheter les installations et même de tenter un redémarrage, peu importe si les infrastructures nous étaient données. Un tel scénario mènerait directement à des pertes financières. »

Le PDG d’Alderon s’attend à ce que les installations de Mines Wabush soient transférées au gouvernement de Terre-Neuve-et-Labrador une fois les procédures de la Loi sur les arrangements avec les créanciers des compagnies (LACC) terminées, ce qui est prévu pour le 31 janvier 2017, et espère que la province consentira à céder ces terrains à Alderon afin d’accélérer le processus de démarrage de sa nouvelle mine.

La disparition de Mines Wabush pourrait devenir un tremplin pour le projet Kami qui attend dans les coulisses depuis une évaluation économique préliminaire en 2011. Ce nouvel atout permettrait à la minière Alderon d’éviter la construction d’un dépôt pour ses résidus miniers et ainsi d’économiser afin de propulser le projet Kami dans l’arène malgré le ralentissement actuel du marché du fer.

« Nous croyons que cela pourrait signifier que nous pouvons concevoir l’implantation d’une nouvelle mine qui serait rentable malgré des conditions économiques difficiles. »
M. Morabito poursuit : « La mort de Scully permettra la naissance de Kami. »

Un bémol

Le député provincial de l’ouest du Labrador, le libéral Graham Letto affirme qu’il n’y a encore eu aucune discussion à ce sujet et qu’il n’est pas certain que cette stratégie d’affaires pourrait être envisagée. Un tiers parti est aussi impliqué dans le processus décisionnel puisque c’est MFC Bancorp, une banque commerciale qui est détentrice du bail, des droits minéraux et chargée des démarches afin de trouver un nouvel exploitant pour Mines Wabush. Jusqu’à présent, les recherches pour trouver un successeur à Cliffs Ressources naturelles pour la mine Scully se sont avérées infructueuses. Selon le porte-parole d’Alderon, les réserves de Mines Wabush sont presque épuisées et ne sont pas viables. Ce dernier est convaincu qu’aucune proposition ne sera faite pour la reprise des activités et s’attend à ce que MFC Bancorp se départisse du site minier. Le maire de Wabush Colin Vardy confie pour sa part que les citoyens de l’endroit ne savent trop quoi penser de ce plan réducteur. Selon ce dernier, au départ les gens ont fait confiance à Alderon, mais entretemps l’espoir s’est transformé en optimisme prudent.

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Publié le 7 novembre, 2016, dans la publication : Numéro 19 Volume 34

  • Compagnie minière Alderon Iron Ore
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Publié sur le site le 7 novembre 2016

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Mine Scully

Entre désillusion et espoir

par Guillaume Rosier

Sans repreneur, les installations de la mine Scully à Wabush devraient vraisemblablement être démantelées.

Alors que les actifs de la compagnie Cliffs Natural Ressources à la mine du Lac Bloom, près de Fermont, ont été récemment acquis par Champion Iron Mines, ceux de la mine Scully à Wabush n’ont toujours pas trouvé preneur. Un acquéreur potentiel se serait désisté, au grand dam des habitants de la petite ville du Labrador. Son maire reste cependant optimiste et veut encore y croire.

Difficile d’y voir clair dans ce qui est en train de devenir la saga du rachat de la mine Scully. Au mois d’avril dernier, on apprenait de CBC que la compagnie ERP Compliant Fuels avait déposé une offre pour racheter les installations de la mine de Cliffs Natural Resources à Wabush. Tom Clarke, cofondateur d’ERP, avait affirmé espérer conclure la transaction dans le courant du mois de mai, en vue de relancer les activités en 2017. Une nouvelle inespérée pour les habitants de la petite ville minière.

Toutefois, la situation s’est subitement assombrie le 20 mai lorsque CBC et plusieurs médias de Terre-Neuve-et-Labrador ont annoncé que la transaction était annulée. Cette information se base sur une lettre datée du 19 mai et rendue publique par FTI Consulting, le contrôleur qui assiste Cliffs Natural Resources dans la restructuration de ses actifs.

Dans cette lettre, l’avocat Sylvain Rigaud, du cabinet Norton Rose Fulbright, énumère les démarches entreprises par un acheteur potentiel depuis le 23 décembre 2015. En terminant, Me Rigaud écrit : « Nous désirons vous aviser que cet acquéreur potentiel a décidé de ne pas procéder avec cette transaction. Par conséquent, les Parties LACC Wabush [regroupement de plusieurs filiales de Cliffs, dont Mines Wabush, placé sous la Loi sur les arrangements avec les créanciers des compagnies, NDLR], en consultation avec le Contrôleur, ont entrepris d’analyser les offres de liquidation et veilleront à négocier des ententes définitives, sujettes à l’approbation de la Cour, pour la liquidation des équipements situés à la Mine Wabush et autres actifs connexes. »

Le nom de l’acheteur potentiel n’est pas mentionné dans la lettre, par souci de confidentialité. La ministre des Ressources naturelles de Terre-Neuve-et-Labrador, Siobhan Coady, a néanmoins affirmé qu’il s’agissait de la compagnie ERP.

Colin Vardy à la rescousse

Alors que tout semblait perdu, le maire de Wabush, Colin Vardy, a rallumé une étincelle d’espoir. Le 23 mai, il écrit sur sa page Facebook : « Ce que l’on aborde concernant l’industrie minière est bien souvent sous le sceau de la confidentialité. Cela explique pourquoi les médias ne peuvent rapporter avec exactitude ce qui se passe réellement. »

Colin Vardy a tenu à rassurer ses citoyens en affirmant que la compagnie ERP était toujours pleinement intéressée par les actifs de la mine Scully. « J’ai eu ERP au téléphone. Ils cherchent à concrétiser la transaction », a-t-il affirmé. Sans rentrer dans les détails, il a indiqué que lui-même ainsi que des membres du parlement et du gouvernement de Terre-Neuve-et-Labrador travaillaient d’arrache-pied à trouver une solution.

« Je ne peux pas vous promettre que les choses vont changer, mais ce n’aura pas été faute d’essayer », a conclu le maire. Même si l’éventualité d’un rachat des actifs plutôt qu’un démantèlement semble de plus en plus ténue, Colin Vardy ne lâche rien. Il le sait, l’avenir de sa ville en dépend grandement.

À titre de rappel, la mine Scully est officiellement fermée depuis octobre 2014. Les activités avaient cependant cessé quelques mois auparavant, en février. Cet arrêt avait entrainé le licenciement de 400 employés. Cliffs Natural Resources s’est placée sous la protection de la Loi sur les arrangements avec les créanciers des compagnies en janvier 2015. La minière a jusqu’au 30 septembre pour soumettre une proposition à ses créanciers.

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Publié le 30 mai, 2016, dans la publication : Numéro 10 Volume 34

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Publié sur le site le 1 juin 2016

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