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Projet minier Kami

Consultations publiques dans la région

par Éric Cyr

Légende de la photo : Des représentants du promoteur du projet lors d’une séance d’information publique à la salle Aurora à Fermont.

Les citoyens de la région ont été conviés à des séances publiques d’information d’une durée de quatre heures chacune au sujet d’un projet de mine de fer à ciel ouvert envisagé par Champion Iron, qui se sont tenues, les 10 et 11 décembre 2024 à la Légion de Wabush au Labrador et, le 12 décembre, à la salle Aurora à Fermont.

Le site anticipé pour cette éventuelle nouvelle exploitation minière nommée Kamistiatusset (Kami) se situe au sud-ouest des villes de Wabush et Labrador City au Labrador, dans la partie sud-ouest de la ceinture géologique de la fosse du Labrador à proximité de la frontière du Québec. Champion Iron a repris le flambeau de la minière Alderon Iron Ore après avoir fait l’acquisition du projet en avril 2021.

Des citoyens inquiets

Plusieurs citoyens se sont présentés aux séances d’information et ont exprimé certaines craintes concernant les implications d’une telle visée notamment pour la communauté fermontoise et pour les propriétaires de chalets et les villégiateurs du terrain de camping du lac Duley au Labrador. Même si le gisement de Kami est situé entièrement au Labrador où la transformation se fera, il se trouvera plus près de Fermont au Québec, à environ cinq kilomètres de cette municipalité, que de la ville voisine de Labrador City.

Le promoteur a expliqué aux participants les différentes phases du projet en détail à l’aide de maquettes et de nombreux tableaux décrivant son évolution à travers le temps. Le directeur principal du développement durable de l’entreprise, Michel Groleau, a présenté en toute transparence les études de préfaisabilité en abordant leurs différentes facettes à l’aide de plusieurs diapositives illustrant les impacts environnementaux, les besoins en énergie, l’utilisation de technologies de pointe, les améliorations et mesures d’atténuation relatives au bruit, à la gestion de l’eau et des résidus miniers, à la qualité de l’air et autres.

Ce dernier confie : « Nous avons pris connaissance du document qui avait été produit en 2012 par le comité de citoyens fermontois opposés au projet de Alderon et nous avons considéré les doléances exprimées à l’époque afin d’améliorer l’ensemble des points négatifs soulevés dans ce dossier. Ce n’est pas du tout le même schéma que celui qui était initialement envisagé par notre prédécesseur. C’est un projet revu et amélioré qui prend en considération les observations et les suggestions qui avaient été transmises par la population il y a un peu plus d’une décennie et qui inclut de nombreuses modifications destinées à répondre aux exigences populaires. »

Des participants ont posé des questions afin d’obtenir des éclaircissements et des précisions concernant des aspects plus techniques et certains ont affiché un certain scepticisme en ce qui a trait aux impacts réels que pourrait avoir ce projet sur la qualité de vie des résidents du secteur.

Des travaux d’exploration visant à soutenir l’étude d’impact environnemental exigée par le gouvernement de Terre-Neuve-et-Labrador ont déjà été amorcés. Le projet de la mine Kami est évalué à près de 4 milliards de dollars et aurait une durée de vie de 25 ans. La production de minerai de fer de haute pureté prévue est de 9 millions de tonnes par an et commencerait vers 2030, advenant une décision définitive d’investissements de Champion Iron. De 500 à 600 emplois directs devraient être créés sans compter les nombreux emplois indirects.

D’autres séances d’informations sont prévues selon les avancées du projet. Les communautés innues seront également consultées à ce sujet. Certaines informations sont disponibles en français sur le site internet championiron.com, cependant l’étude de faisabilité préliminaire est uniquement en anglais. Pour des questions par courriel :  info@kami.ca.

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Publié le 21 janvier, 2025, dans la publication : Numéro_1 Volume_43

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Publié sur le site le 21 janvier 2025

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Projet minier Kami

Champion Iron annonce un partenariat

par Éric Cyr

Deux chefs de file mondiaux de l’industrie minière japonaise, Nippon Steel (NSC) et Sojitz, ont conclu une entente avec Champion Iron dans le cadre du projet de mine de fer à ciel ouvert Kamistiatusset (Kami), le 18 décembre 2024. Ces deux actionnaires majeurs investissent un montant de 245 millions de dollars (M $) en échange d’une participation de 49 % dans le projet (30 % pour NSC et 19 % pour Sojitz) et, par la suite, 490 M $ lors du démarrage de la construction des infrastructures advenant une décision finale d’investissement de l’entreprise. La durée de vie de la nouvelle mine, qui se situera dans la partie sud-ouest de la ceinture géologique de la fosse du Labrador à proximité de la frontière du Québec, est évaluée à 25 ans.

L’annonce de ce partenariat destiné à faire progresser l’évaluation de la faisabilité et le développement potentiel du projet, dont le produit sera transformé au Labrador, constitue une avancée majeure dans le cheminement de la démarche et témoigne que celle-ci pourrait se matérialiser dans un échéancier de moins de sept ans selon les prévisions de la minière. La concrétisation de Kami est évaluée à près de 4 milliards de dollars. Ce scénario permettrait d’accroître l’offre de concentré de minerai de fer de haute pureté destiné à la réduction directe de Champion Iron en ajoutant une capacité de production anticipée de 9 millions de tonnes annuelles à celle de 15 millions de tonnes produites actuellement sur le site minier de sa filiale Minerai de fer Québec (MFQ) au Lac Bloom.

Tout en contribuant à la décarbonation de l’industrie de l’acier, l’accord devrait s’avérer mutuellement bénéfique pour les partenaires. En plus de stimuler la croissance économique de la région, le maître d’œuvre et promoteur de ce plan, Champion Iron, prévoit que cette visée favoriserait la création de 500 à 600 emplois directs. Les deux « lutteurs sumos » nippons de l’acier saisissent pour leur part, en unissant leurs forces, un avantage stratégique grâce à cette occasion d’optimiser leurs chaînes d’approvisionnement pour plus de deux décennies.

Bouillonnement économique

Le préfet de la MRC de Caniapiscau et maire de Fermont, Martin St-Laurent, considère que l’arrivée prochaine de cette nouvelle mine dans la région aurait un fort potentiel de développement économique. Il juge que ce projet pourrait non seulement soutenir et stimuler davantage la croissance de l’économie florissante de Fermont, mais surtout contribuer à la vitalité du nouveau parc industriel qui sera bientôt prêt à accueillir des entreprises et qui représente selon lui un élément clé pour diversifier les activités économiques locales et attirer de nouvelles industries. L’implantation de cette minière dans le secteur serait un moteur pour maximiser l’utilisation de cette nouvelle zone industrielle municipale et renforcer l’économie fermontoise. Toutefois, il rappelle l’importance pour l’instigateur du projet de prendre des mesures rigoureuses pour minimiser les impacts environnementaux sur le milieu. Cela inclut une attention particulière aux nappes phréatiques, aux eaux souterraines, ainsi qu’à la pollution de l’air, lumineuse et visuelle. Enfin, il insiste sur la nécessité d’un financement accru pour renforcer les services offerts aux citoyens afin de garantir que la communauté puisse pleinement profiter des avantages économiques liés à cette nouvelle dynamique industrielle.

Le processus d’approbation environnemental a été amorcé par Champion Iron auprès des instances provinciales de Terre-Neuve-et-Labrador. L’Agence d’évaluation d’impact du Canada, rattachée au ministère de l’Environnement, a déjà effectué une étude approfondie de la précédente mouture proposée à l’époque par Alderon Iron Ore, qui a obtenu une décision positive et l’aval des autorités fédérales en 2012, et n’a pas l’intention ni l’obligation d’entamer une nouvelle étude sur une mine projetée au même endroit et comportant de nombreuses similitudes.

Quelle coïncidence ! « Kami » diminutif du mot issu de la langue innue, l’innu-aimun, « kamistiatusset », qui signifie « terre des gens qui travaillent dur », apparaît également dans la langue japonaise où il se définit comme « esprit » ou « supérieur » et se réfère aux entités spirituelles vénérées dans la religion shintoïste.

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Publié le 21 janvier, 2025, dans la publication : Numéro_1 Volume_43

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Publié sur le site le 21 janvier 2025

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MFQ

Un contrat de travail à la hauteur des attentes

par Éric Cyr

Source photo : MFQ

Les travailleurs de Minerai de fer Québec (MFQ), une filiale de Champion Iron qui exploite la mine de fer du Lac Bloom à proximité de Fermont, ont évité une grève puisqu’ils ont ratifié, le 29 février 2024, dans une proportion de 86,7 % le renouvellement de la convention collective avec leur employeur pour une durée de cinq ans selon le Syndicat des Métallos qui en a dévoilé certains détails, le 1er mars.

Le président de la section locale 9996 des Métallos de la mine de fer du Lac Bloom, Sébastien Bergeron, qui représente 712 syndiqués, pour la plupart des navetteurs, confie : « Ce contrat fait de la compagnie québécoise Minerai de fer Québec, l’une des minières où les salariés sont les mieux payés. C’est grâce à la détermination des représentants et des membres des Métallos qui ont su négocier d’égal à égal avec la partie patronale pour que les travailleurs soient considérés et valorisés à la hauteur de leur contribution au succès de la mine. »

Gains appréciables

Le Syndicat explique que cette nouvelle entente prévoit des augmentations de salaire moyennes de 26,25 % échelonnées sur une période de cinq ans et qui atteindront 30,62 % pour les journaliers. Les hausses salariales totalisent en moyenne 26 % et s’accroitraient jusqu’à 31 % pour certains. Les dilatations salariales prévues sont de 13,25 % la première année puis de 3 % pour chacune des trois années subséquentes et de 4 % lors de la cinquième et dernière année qui couvre cet accord collectif. Les Métallos précisent que les journaliers obtiendront une majoration additionnelle de 4,37 % puisqu’ils sont reclassés dans l’échelle salariale, devenant ainsi, dès la première année, les mieux payés de la Côte-Nord dans leur métier tandis que l’ensemble des travailleurs de MFQ se hissera à un sommet salarial inégalé considéré parmi les mieux rémunérés de la région lors de la quatrième année. L’assurance collective a été fortifiée. La prime consentie aux travailleurs de nuit passera de façon progressive de 1,50 $ à 2 $ l’heure, devenant la plus alléchante parmi les minières qui œuvrent sur le territoire nord-côtier, et la prime mensuelle pour les travailleurs qui résident à Fermont a également été bonifiée, passant de 600 $ à 900 $. 

Améliorations substantielles

De nombreux amendements ont été apportés aux volets normatifs du nouvel arrangement. C’est l’ampleur des améliorations dans ces aspects qui a permis de conclure une entente d’une plus longue durée soit pour une période de 5 ans. La formation sera dorénavant attribuée de façon plus équitable dans le respect de l’ancienneté. Il en sera de même pour postuler à des affectations (assignations). Une clause a également été négociée pour que des travailleurs saisonniers puissent être embauchés annuellement à titre permanent. « Ces changements ont introduit davantage d’équité et de stabilité pour les travailleurs et les travailleuses. On peut aussi être fiers de voir que la majorité des membres a revendiqué une meilleure prime pour les résidents et les résidentes (de Fermont) qui forment une petite minorité du groupe », conclut le représentant syndical des Métallos, Marc Tremblay.

Le chef de la direction de Champion Iron, la maison mère de MFQ, David Cataford, se réjouit de la conclusion de cet accord : « Nous visons non seulement à procurer une plus grande stabilité pour nos travailleurs, pour la communauté et pour notre société, mais surtout de maintenir un partenariat solide et mutuellement bénéfique avec tous nos employés. » Selon le haut dirigeant, l’entente équilibre la nécessité pour la minière de rester concurrentielle en attirant les meilleurs talents tout en veillant à ce que l’entreprise puisse naviguer dans des contextes économiques incertains. « Cet important jalon permet à notre société de continuer d’avoir un impact positif localement en demeurant un chef de file au sein de la chaîne d’approvisionnent de l’acier vert. »   

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Publié le 19 mars, 2024, dans la publication : Numéro_05 Volume_42

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Publié sur le site le 19 mars 2024

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Tacora Resources

La minière en difficulté financière

par Éric Cyr

Source photo : Tacora Resources

L’entreprise Tacora Resources, qui a redémarré et qui exploite a mine de fer Scully à Wabush dans l’Ouest du Labrador, est actuellement aux prises avec des problèmes financiers et s’est placée sous la Loi sur les arrangements avec les créanciers des compagnies (LACC), le 10 octobre 2023, en attendant de liquider des actifs et de trouver du financement additionnel afin de l’aider à poursuivre ses activités.

La minière emploie localement quelque 280 travailleurs, syndiqués avec la section 6285 des Métallos, et exporte annuellement jusqu’à trois millions et demi de tonnes de minerai de fer, soit environ le quart du volume qui transite par la Société ferroviaire et portuaire de Pointe-Noire (SFPPN) sur la Côte-Nord.

Redressement financier

Tacora Resources, qui a demandé la protection de ses créanciers auprès de la Cour supérieure de l’Ontario, a conclu une entente de financement de type débiteur-exploitant (DIP) de 75 millions de dollars avec la multinationale américaine Cargill. Cet accord, qui lui donne accès à des liquidités (avoirs en numéraire), devrait lui permettre de continuer l’exploitation du gisement de fer de Wabush pendant qu’elle vend des actifs et cherche des investisseurs potentiels dans le cadre d’un processus de sollicitation de ventes et d’investissements. Aucune fermeture ni perte d’emplois ne sont anticipées pour l’instant durant cette démarche.

Une note interne de l’entreprise destinée aux employés de la mine dévoilée par le diffuseur public Radio-Canada/CBC révèle que la situation budgétaire de la compagnie a été affectée négativement par plusieurs facteurs et que celle-ci se retrouve maintenant confrontée à des obligations financières qu’elle ne peut tout simplement pas respecter. Le député provincial du Labrador Ouest, le néodémocrate Jordan Brown, a déclaré dans une lettre officielle :

« Tacora Resources, propriétaire de Mines Wabush, a entamé une procédure en vertu de la LACC (protection contre les créanciers). Cela signifie que Tacora fera l’objet d’une restructuration supervisée par le tribunal. Tacora a obtenu un financement auprès d’un investisseur pour poursuivre ses activités pendant cette période. On nous a dit que la production se déroulerait comme d’habitude pendant le processus en cours. J’ai été en contact avec le ministre de l’Industrie, de l’Énergie et de la Technologie, responsable des mines. Il m’a informé que le Ministère suivrait le processus de près. Je continuerai de discuter avec Tacora et le gouvernement (de Terre-Neuve-et-Labrador) de cette situation et je surveillerai attentivement les progrès de la LACC pour garantir que les travailleurs de nos mines sont protégés. »

Évolution historique

Tacora a acquis la mine Scully de la défunte minière Cliffs Natural Resources en 2017 et lui a redonné une nouvelle impulsion en relançant ses activités en 2019. Les installations avaient préalablement été abandonnées en 2014 en raison de la hausse des coûts de production du minerai de fer ayant propulsé la faillite de son précédent propriétaire, Cliffs. Tacora Resources visait, en 2021, l’atteinte de la capacité nominale d’extraction de ce site minier dont le fer est expédié par le chemin de fer QNS&L jusqu’au Port de Sept-Îles. L’objectif était alors d’accroître la production annuelle pour atteindre six millions de tonnes de concentré de fer et d’évaluer les options de croissance des installations de Wabush.

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Publié le 30 octobre, 2023, dans la publication : Numéro_18 Volume_41

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Publié sur le site le 30 octobre 2023

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Mine de fer du Mont-Wright

Une nouvelle usine de traitement des eaux

par Éric Cyr

Légende photo : De gauche à droite sur la photo, le directeur général de la MRC de Caniapiscau Jimmy Morneau, la députée de Manicouagan Marilène Gill, le PDG d’ArcelorMittal Exploitation minière Canada Mapi Mobwano, la ministre Kateri Champagne Jourdain, le représentant innu Kenny Régis et le préfet de la MRC et maire de Fermont Martin St-Laurent lors de l’inauguration. Source photo : Patrick Canuel

ArcelorMittal Exploitation minière Canada a officiellement inauguré une nouvelle usine de traitement des eaux à son complexe minier de Mont-Wright, le 15 avril 2023. L’événement s’est tenu en présence de dignitaires incluant la ministre de l’Emploi, ministre responsable de la région de la Côte-Nord et députée provinciale de Duplessis, Kateri Champagne Jourdain, la députée fédérale de Manicouagan, Marilène Gill, l’élu politique pour Innu Takuaikan Uashat mak Mani-utenam (ITUM), Kenny Régis et le préfet de la MRC de Caniapiscau et maire de Fermont, Martin St-Laurent.

En hommage au peuple innu et au territoire du Nitassinan sur lequel elle a été érigée, l’usine portera le nom de « Nipi », qui signifie « eau » en langue innue. « Dans le même esprit que nous travaillons à atteindre la carboneutralité de l’ensemble de nos opérations d’ici 2050, la protection de l’environnement est au cœur de toutes nos actions. Cet investissement de 65 millions de dollars canadiens que nous avons consacré à la construction de l’usine Nipi en est un bon exemple », a déclaré le président et chef de la direction d’ArcelorMittal Exploitation minière Canada, Mapi Mobwano, qui poursuit : « Depuis 2018, nous avons mis en place un vaste programme quinquennal d’investissement de plus de 300 millions de dollars canadiens pour des projets qui touchent l’environnement et la gestion de l’eau, et nous allons continuer de travailler sans relâche à réduire notre empreinte environnementale. »

Conformité et efficacité

Les travaux de construction de l’usine Nipi se sont échelonnés d’avril 2021 à mars 2023. La phase de mise en service est en cours depuis la mi-mars et l’exploitation à pleine échelle commencera d’ici quelques semaines. La société Nordikeau, qui travaille en partenariat avec la nation innue, sera responsable du fonctionnement de l’infrastructure. La mise en œuvre de ce projet fait partie d’un important programme de gestion des eaux de cette mine visant à permettre l’adaptation aux changements climatiques et à garantir la conformité avec les lois et réglementations en matière d’environnement. Le projet de l’usine Nipi a consisté à développer un système de canaux et de bassins autour des haldes existantes et celles anticipées dans l’avenir afin de capter et de traiter toutes les eaux de ruissellement et de surface au sud de la mine du Mont-Wright en un seul effluent final. L’usine assurera ainsi une qualité d’eau conforme à la réglementation à cet effluent terminal.

« Améliorons l’efficacité pour diminuer les risques environnementaux et éliminer la contamination des sols. Cette usine répond au besoin de filtration des eaux de ruissellement du site minier et nos communautés doivent continuer de travailler ensemble pour trouver des solutions innovantes qui permettent de maintenir un environnement sain », a ajouté le représentant innu, Kenny Régis.

L’usine Nipi traitera environ 10 millions de mètres cubes d’eau par année, soit 1,8 mètre cube à la seconde, en fonction des précipitations annuelles (fonte des neiges, pluies). Elle a été conçue pour une récurrence de 100 ans. Sa construction a nécessité 270 000 heures de travail et plus de 4000 mètres cubes de béton y ont été coulés.

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Publié le 24 avril, 2023, dans la publication : Numéro_08 Volume_41

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Publié sur le site le 24 avril 2023

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Chambre de commerce Fermont

Transformer l’avenir localement

par Éric Cyr

Légende de la photo : l'agente de développement économique à la MRC de Caniapiscau, Mélanie Roy, et le président et chef de la direction d’AMEM, Mapi Mobwano durant la présentation.

Le président et chef de la direction d’ArcelorMittal Exploitation minière Canada (AMEM), Mapi Mobwano, a été le conférencier d’honneur dans le cadre d’un cocktail-causerie organisé par la Chambre de commerce Fermont, le 28 mars 2023, à la salle Aurora (anciennement centre multifonctionnel).

L’événement a regroupé une trentaine de personnes qui se sont déplacées pour l’occasion. Guidé par l’animatrice, l’agente de développement économique de la MRC de Caniapiscau Mélanie Roy, M. Mobwano s’est adressé au public en répondant à la première question lui demandant de brosser un portrait de son parcours.

Présentation

M. Mobwano a raconté son cheminement personnel et professionnel en toute franchise et de façon décontractée. Né en République démocratique du Congo où il a passé ses jeunes années, ce dernier a été envoyé en Afrique du Sud en compagnie de ses frères et sœurs par ses parents en 1993 afin d’échapper à la guerre qui sévissait dans son pays. D’abord intéressé par le génie électrique, il s’est finalement orienté vers le génie minier. Il a gravi les échelons de sa profession en obtenant une bourse et en travaillant dans une mine afin de payer ses études où il a opéré des machineries puis s’est joint à une équipe de dynamitage. Toujours sur le sol africain, il a par la suite progressé vers un poste en planification avant de devenir directeur général d’une petite mine puis de gérer une plus grosse mine au Liberia. C’est là qu’un chasseur de têtes pour ArcelorMittal l’a approché à maintes reprises pour lui proposer des emplois au sein de cette multinationale. Il a décliné les offres jusqu’à ce qu’une proposition plus alléchante l’interpelle : un poste dans une mine au Canada, pays qu’il avait déjà visité comme consultant en 2018. M. Mobwano décide de relever ce nouveau défi au Québec et accepte finalement la fonction de chef des opérations pour ArcelorMittal en 2019. À peine trois mois après son entrée en fonction, le PDG en place décide de partir et M. Mobwano hérite du poste par intérim en septembre 2019 avant de se faire offrir le jour de son anniversaire, le 31 août 2020, la position qu’il occupe à ce jour.

Sujets diversifiés

Selon M. Mobwano, Fermont est une ville privilégiée située autour d’un lac. Il considère que son plus grand défi est d’assurer la pérennité de la mine du Mont-Wright, la plus grande mine à ciel ouvert au Québec et la deuxième plus grande mine de fer au Canada, précise-t-il, puisque l’accès au minerai se situe dans une fosse. « Nous voulons encourager les gens à habiter à Fermont, mais nous allons conserver la proportion actuelle de travailleurs non-résidents. Je dois prendre des décisions au quotidien afin de m’assurer que cette mine va continuer potentiellement de 30 à 50 ans », confie-t-il. Il mentionne que le meilleur conseil qu’il a reçu dans sa carrière est d’écouter les gens, d’être présent sur le plancher, d’être transparent, de dire la vérité et de ne pas faire de promesses que l’on ne peut tenir. Il a abordé plusieurs dossiers en réponse à des questions, notamment l’importance du rôle des entrepreneurs, la volonté de revitaliser la ville de Fermont en attirant des familles et en réduisant le coût de la vie sur place, par exemple en maximisant l’utilisation du chemin de fer pour l’approvisionnement pour compenser le transport par camion, les discussions avec le ministère de la Famille pour l’obtention de deux permis de 80 places afin d’augmenter la capacité de la garderie, le développement du parc industriel, la réfection du parc immobilier, la vision d’avenir d’ArcelorMittal qui est basée sur le long terme. Il a également parlé de la transition énergétique de l’entreprise qui est bien en marche, notamment avec l’utilisation de l’huile pyrolytique, un biocarburant produit localement à Port-Cartier par la société BioÉnergie AE Côte-Nord Canada. L’utilisation de ce carburant renouvelable a permis la relance de l’usine d’Arbec et permet de remplacer une partie du mazout lourd utilisé à l’usine de bouletage. D’autres projets sont également en développement pour éventuellement remplacer le charbon provenant actuellement de sources fossiles par un biocharbon. Il a aussi expliqué le projet qui est en cours qui fera que toute la production de l’usine de Port-Cartier sera constituée de boulettes à réduction directe. Ces boulettes à très basse teneur en silice sont requises pour faire fonctionner les fours à arcs électriques auxquels se convertissent de nombreuses aciéries qui travaillent à réduire leurs émissions de gaz à effet de serre. M. Mobwano a de plus indiqué qu’ArcelorMittal œuvre à influencer le gouvernement pour l’inciter à asphalter la route nationale 389. Il a répondu à de nombreuses autres questions.

Après près de trois généreuses heures de discours et d’échanges, M. Mobwano a remercié les personnes venues assister à la rencontre.

Sur la photo en couverture, la directrice générale de la Chambre de commerce Fermont, Mélissa Gauthier, et M. Mapi Mobwano.

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Publié le 10 avril, 2023, dans la publication : Numéro_07 Volume_41

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Publié sur le site le 11 avril 2023

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Minerai de fer Québec

La deuxième usine a désormais un nom

par Éric Cyr

Source photo : Kathleen Dubé

Le ministre de l’Économie, de l’Innovation et de l’Énergie, ministre du Développement économique régional et ministre responsable de la Métropole et de la région de Montréal, Pierre Fitzgibbon, était de passage à Fermont en compagnie du ministre responsable des Relations avec les Premières Nations et les Inuits, Ian Lafrenière, les 7 et 8 mars derniers, dans le cadre d’une visite du site minier du Lac Bloom de Minerai de fer Québec (MFQ), où ils ont pris part à la cérémonie d’officialisation de l’appellation de la deuxième usine, celle de la phase II en activité depuis mai 2022, qui portera le nom « Tshinanu », qui signifie « nous autres » en langue innue.

Les deux politiciens ont prononcé pour l’occasion une brève allocution à l’intérieur même de la nouvelle usine en présence de dignitaires et de collaborateurs venus assister à l’événement. Le chef des opérations, Alexandre Belleau, la première vice-présidente aux ressources humaines, Angela Kourouklis, et le directeur général du site minier du Lac Bloom, Marc Beaubien, étaient heureux d’accueillir ces représentants du gouvernement du Québec et en ont profité pour leur faire visiter les installations du complexe minier.

Une appellation porteuse de sens

MFQ, qui par ce geste réitère toute l’importance de maintenir une relation authentique de confiance et de respect avec ses partenaires innus, souhaitait impérativement donner un nom en langue innue à l’usine afin d’honorer le territoire ancestral du peuple innu, le Nitassinan, et la contribution autochtone à l’évolution de ses activités. La compagnie a donc organisé un concours au sein de ses employés, dont la seule exigence était que le nom soit tiré de l’innu-aimun, afin de trouver une appellation représentative. Selon la chef des affaires publiques et gouvernementales de l’entreprise, Noémie Prégent-Charlebois, cette démarche s’inscrit dans les fondements mêmes de l’identité et de l’unicité de MFQ : « Ça peut sembler un geste symbolique de donner un nom innu à notre usine, mais cela s’inscrit plutôt dans les fondements mêmes de notre identité. Cette annonce prend racine dans nos valeurs, dans la sincérité de notre partenariat, dans la relation de confiance que nous entretenons avec nos partenaires innus. » Ce sont deux employés innus de la minière, Fernand Michel et Yannick Pilot qui ont proposé le nom de l’usine II, qui fait aussi référence au titre d’une chanson populaire du groupe de musiciens innus Kashtin.

Les deux ministres caquistes, dont M. Fitzgibbbon qui en était à sa deuxième présence à la mine de fer du Lac Bloom, ont profité de leur déplacement local pour échanger notamment au sujet des besoins et des grands enjeux régionaux dans le cadre d’une discussion privée avec le préfet de la MRC de Caniapiscau et maire de Fermont, Martin St-Laurent.

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Publié le 27 mars, 2023, dans la publication : Numéro_06 Volume_41

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Publié sur le site le 27 mars 2023

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Tata Steel

Réouverture de la mine de fer à Schefferville

par Éric Cyr

Source photo : Expertise PG

La compagnie Tata Steel Minerals Canada (TSMC), qui avait interrompu ses activités minières à Schefferville le 30 novembre dernier en évoquant un contexte économique défavorable et des coûts d’exploitation élevés, a repris ses opérations, le 22 février 2023. La relance de la production est possible grâce à l’augmentation du prix du fer sur les marchés mondiaux.

Redémarrage

Une analyse approfondie de la situation, combinée à un regain dans la demande du fer, a convaincu les membres de la direction de l’entreprise Tata Steel de la viabilité d’un redémarrage. Ces derniers jugent que le scénario a évolué de façon propice et qu’une reprise des activités est opportune. Les dirigeants ont donc pris la décision d’investir de manière substantielle afin d’entreprendre des changements opérationnels et une transformation majeure destinée à améliorer les performances et à soutenir les actions futures notamment par une amélioration des procédés d’extraction et de traitement.

Restructuration

Des travaux de restructuration importants seront effectués par la firme d’ingénierie-conseil et de maintenance industrielle Construction & Expertise PG qui se chargera, de concert avec son partenaire issu des Premières Nations Construction & Expertise Maikan, du fonctionnement et de la maintenance du concentrateur dans le cadre d’un contrat d’une durée de huit mois. « Cette entente permettra à notre entreprise d’embaucher plus d’une centaine d’employés afin d’assurer les fonctions d’exploitation et de maintenance. Ce service constitue une belle alternative pour les grandes compagnies en lien avec la pénurie de main-d’œuvre. Par ailleurs, nous pourrons l’offrir à d’autres minières et alumineries », mentionne le vice-président de Construction & Expertise PG, Sébastien Tessier.

Des réparations d’équipements sont prévues notamment sur certaines installations de l’usine, construite sous un dôme afin de l’abriter des conditions climatiques hivernales rigoureuses, qui éprouve souvent des difficultés de fonctionnement.

L’administrateur de la Ville de Schefferville, Jean Dionne, se réjouit pour sa part de cette remise sur les rails qui contribuera à la vitalité de l’endroit.

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Publié le 27 février, 2023, dans la publication : Numéro_04 Volume_41

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Publié sur le site le 27 février 2023

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Mine de fer du Lac Bloom

Inauguration officielle de «La phase II»

par Éric Cyr

L’entreprise Minerai de fer Québec (MFQ), une filiale de la société Champion Iron qui exploite la mine de fer du Lac Bloom, a officiellement inauguré, le 17 mai 2022, « La Phase II » dans le cadre de l’expansion de son site minier en compagnie de dignitaires et de nombreux travailleurs. Une simple formalité puisque dans les faits sa mise en service, qui permettra de doubler la production annuelle de 7,4 millions de tonnes de concentré de minerai de fer à haute teneur la propulsant à 15 millions de tonnes, a déjà eu lieu plus tôt que prévu. Les premiers chargements en provenance des nouvelles infrastructures ont déjà été expédiés par chemin de fer jusqu’à Pointe-Noire (Sept-Îles), le 3 mai dernier.

Le ministre de l’Économie, Pierre Fitzgibbon, et le ministre de l’Énergie et des Ressources naturelles qui est aussi le ministre responsable de la région de la Côte-Nord, Jonatan Julien,  ainsi que la députée de Duplessis, Lorraine Richard, du Parti québécois, le chef innu de Uashat mak Mani-utenam, Mike Mckenzie et le préfet de la MRC de Caniapiscau et maire de Fermont, Martin St-Laurent, étaient sur place pour l’occasion tout comme le président du conseil de direction de Champion, Michael O’Keeffe et le chef de la direction, David Cataford.

La journée a commencé par une annonce à Sept-Îles lors de laquelle MFQ a indiqué avoir procédé à l’acquisition, au coût de 2,5 millions de dollars, de l’ancienne usine de bouletage de Pointe-Noire, construite en 1965, qui appartenait à la compagnie Cliffs ressources naturelles jusqu’en 2013 et qui a ensuite été rachetée par la Société ferroviaire et portuaire de Pointe-Noire. La minière a également annoncé un protocole d’entente avec un aciériste d’envergure internationale pour la réalisation d’une étude de faisabilité portant sur la remise en service de cette installation qui pourrait éventuellement produire des boulettes de fer à réduction directe de haute pureté.

Ce produit pourrait ultimement être intégré dans la fabrication de l’acier par fours à arcs électriques, un procédé d’avenir beaucoup moins polluant et qui a le potentiel de réduire de façon significative les émissions de carbone de l’industrie sidérurgique. L’usine de bouletage, dont l’emplacement est situé à proximité d’infrastructures ferroviaires et portuaires déjà existantes, pourrait offrir une fenêtre relativement rapide de production commerciale. Elle nécessitera toutefois des investissements importants avant sa remise en service et l’étude de faisabilité réalisée par MFQ permettra d’évaluer plus précisément les montants requis notamment pour y intégrer les technologies les plus efficaces.

Lors d’une allocution, M. Cataford a expliqué que l’acquisition de l’usine de bouletage représente une occasion de miser sur l’expertise de la Côte-Nord pour envisager la transformation additionnelle du produit de MFQ et ainsi développer davantage la vision de la compagnie de contribuer à la chaîne d’approvisionnement de la fabrication d’acier plus vert. Avec ce nouveau projet, MFQ veut continuer de développer le plein potentiel de la région en maximisant les occasions d’affaires pour ses différents partenaires.

Des personnalités politiques et des représentants de médias nationaux qui assistaient à la conférence de presse se sont ensuite déplacés en avion jusqu’à Wabush au Labrador avant d’être transportés par la route vers le site minier situé à proximité de Fermont, en sol québécois, pour assister à l’événement.

Dynamitage réussi…

Au menu, tournée protocolaire guidée des infrastructures minières en autobus suivi d’un dynamitage auquel les invités ont pu assister. C’est le ministre Fitzgibbon qui a eu l’honneur d’appuyer sur le bouton déclenchant les explosifs qui ont soulevé un nuage de poussière au grand bonheur des caméramans et des journalistes qui ont capté des images de la scène symbolique. La visite s’est ensuite poursuivie dans l’usine abritant le nouveau concasseur (broyeur) pour la coupe officielle du ruban, non pas rouge, mais bleu.

La deuxième phase du site minier du Lac Bloom permettra de sécuriser près de 1000 emplois permanents sur la totalité du plan minier. Les investissements de 633 millions de dollars de MFQ dans ce projet ont engendré l’octroi de plusieurs contrats à des fournisseurs québécois qui s’ajoutent aux retombées économiques générées par la compagnie depuis la relance des activités à la mine du Lac Bloom.

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Publié le 6 juin, 2022, dans la publication : Numéro_11 Volume_40

  • Champion Iron
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  • Québec
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Publié sur le site le 6 juin 2022

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Mine de fer du Lac Bloom

Feu vert sur toute la ligne…

par Éric Cyr

Source photo : MFQ

Québec a donné son aval à la société Minerai de fer Québec (MFQ), une filiale de Champion Iron, pour l’agrandissement du parc d’entreposage de stériles et de résidus miniers de la mine de fer du Lac Bloom située à proximité de Fermont dans le cadre d’un décret adopté par le Conseil des ministres, le 9 mars dernier, malgré un avis défavorable du Bureau d’audiences publiques sur l’environnement (BAPE) qui avait recommandé, en mars 2021, de ne pas accepter le projet tel que présenté en suggérant de revoir les solutions retenues.

L’économie à tout prix

Le gouvernement Legault a donné carte blanche à MFQ en choisissant sciemment d’ignorer les recommandations du BAPE, qui n’a pas le pouvoir de recommander ou de refuser un projet, les réticences des groupes environnementaux qui proposaient des solutions de remplacement au scénario retenu par la minière tout comme il n’a aucunement pris en considération les doléances du comité des résidents du lac Daigle habitant dans le secteur qui sont directement interpellés par le projet et dont la représentante, Martine Cotte, a, elle aussi, suggéré d’autres possibilités qui ont été ignorées. Cette décision contestée permettra à l’entreprise de doubler sa production annuelle de concentré de fer de haute pureté qui devrait atteindre 15 millions de tonnes.

Divergences flagrantes

Les partis sont diamétralement opposés sur le sujet et semblent irréconciliables. La minière prétend avoir retenu la meilleure solution de développement durable et pour la gestion de ses résidus miniers ce qui n’est pas du tout l’avis d’un regroupement de multiples groupes environnementaux qui, bien que favorables à l’agrandissement de la mine, sont farouchement opposés au déversement et à l’entreposage de déchets miniers dans des cours d’eau et qui souhaitent que Québec revienne sur sa décision. Selon la coalition écologiste Québec Meilleure mine, cette situation est aberrante et constitue un retour en arrière dans les façons de faire de l’industrie minière puisque de nombreuses mines de fer à travers le monde remplissent une vaste majorité de la fosse de laquelle les résidus ont été extraits plutôt que d’envisager le remplissage d’étendues d’eau avoisinantes. Selon un porte-parole de l’organisation, Ugo Lapointe, cette décision n’a aucun sens et MFQ choisit la facilité au détriment de l’environnement. Même constat pour un responsable de Mining Watch Canada, Rodrigue Turgeon : « Le gouvernement peut encore revenir à la raison en faisant deux choses simples. Premièrement, révoquer l’autorisation accordée à la minière de détruire huit lacs pour y déverser ses déchets miniers et deuxièmement adopter un règlement interdisant clairement le déversement de déchets miniers dans des lacs et cours d’eau du Québec. » Une pétition en ligne a été lancée en ce sens par les groupes Eau Secours, Québec Meilleure mine et Mining Watch Canada et a déjà recueilli 2000 signatures en une fin de semaine : https://eausecours.org/agir/fr-petition-mine-bloom/.

MFQ assure pour sa part ne pas avoir le choix de procéder de cette façon lors de l’excavation de la deuxième phase de son expansion minière qui générera 900 millions de tonnes de résidus par année en assurant ne pouvoir les entreposer sur la terre ferme et fait valoir que l’entreprise devra investir 20 millions de dollars additionnels pour compenser la perte d’habitat du poisson et la destruction de milieux humides et hydriques environnants.

Mme Cotte affirme pour sa part que les citoyens du lac Daigle, qui se sont retrouvés en sandwich entre MFQ et les environnementalistes, considèrent qu’il y a de nombreux irritants et nuisances dans cette décision unilatérale : « On se demande à quoi sert le BAPE et si ce n’est pas qu’une simple parure dorée ? L’instance autonome n’a pas approuvé le projet sous sa forme actuelle, car il existe d’autres options qui n’ont pas été analysées par le promoteur qui affirme que c’est trop compliqué. Pourtant ça se fait ailleurs. Il est vrai que c’est plus compliqué, mais ça peut se concrétiser. »

Bien que générateur d’emplois, à constater le traitement de l’information dans différents médias en lien avec cette décision, MFQ qui a obtenu le feu vert pour l’augmentation de la capacité d’entreposage de stériles et de résidus miniers, est loin d’avoir recueilli l’acceptabilité sociale et la faveur de l’opinion publique pour une telle démarche. MFQ a annoncé, à la fin janvier, l’aménagement d’un deuxième concentrateur et que la deuxième phase du projet de la mine du Lac Bloom était devancée au mois d’avril.

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Publié le 28 mars, 2022, dans la publication : Numéro_6 Volume_40

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Publié sur le site le 28 mars 2022

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Mine de fer du Lac Bloom

La société Champion tournée vers l’avenir

par Éric Cyr

Source photo : MFQ

La haute direction de Champion Iron étudie actuellement l’éventualité de la construction d’une usine additionnelle qui permettrait d’accroître encore davantage la qualité du produit de la mine de fer à ciel ouvert du Lac Bloom, exploitée dans le secteur de Fermont par sa filiale Minerai de fer Québec (MFQ), en rehaussant la pureté de son minerai de façon maximale grâce à un nouveau procédé.

Champion mène en ce moment une étude de faisabilité pour évaluer la possibilité d’augmenter à un plus haut degré la teneur, déjà très élevée, de son concentré de fer. L’étude complétée confirmera ou infirmera les besoins en infrastructures nécessaires pour la production éventuelle de ce produit.

L’édification de la nouvelle infrastructure pourrait permettre d’intensifier la teneur du concentré de fer, actuellement de 66,4 %, et qui devrait, selon les études menées par Champion, frôler le 69 % grâce à de nouvelles technologies de pointe destinées à séparer le fer de la silice par une deuxième étape de fragmentation qui consiste en un concassage (broyage) plus fin et en un procédé par flottaison. Comme le maximum de pureté de l’hématite est de 70 %, cette formule améliorée aurait l’avantage d’offrir un produit de qualité supérieure parmi les plus purs au monde.

Dans le contexte de transition énergétique mondial actuel, il devient nécessaire, pour les sidérurgistes internationaux, de diminuer leurs émissions de carbone dans leur procédé de fabrication de l’acier afin de respecter des mesures législatives de plus en plus rigoureuses. Presque toutes les grandes entreprises sidérurgiques ont des objectifs clairs de réduction de leurs émissions de gaz à effet de serre (GES) et la principale méthode pour les atteindre est d’utiliser du minerai de fer de meilleure qualité qui nécessite moins d’énergie dans le processus de production de l’acier.

Le minerai de fer de haute pureté produit à la mine du Lac Bloom avec de l’hydroélectricité, une énergie renouvelable, se positionne déjà comme une solution dans la décarbonisation de l’industrie de l’acier.

Le nouveau produit qui pourrait être développé par Minerai de fer Québec serait d’autant plus attractif en suscitant l’intérêt des acheteurs tout en permettant à MFQ de contribuer encore davantage au procédé de fabrication de l’acier par arc électrique qui utilise principalement de l’acier recyclé, un procédé beaucoup plus écologique que celui des hauts fourneaux.

Diverses possibilités

Plusieurs scénarios sont à l’étude et l’emplacement de cette première usine du genre pour MFQ n’a pas encore été arrêté. La finalisation de l’étude de faisabilité permettra d’en savoir plus quant au lieu de cette possible installation.

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Publié le 20 septembre, 2021, dans la publication : Numéro_15 Volume 39

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Publié sur le site le 20 septembre 2021

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Environnement

De l’eau rouge jaillit à l’Assemblée nationale

par Éric Cyr

L’eau rouge observée autour des installations de Tata Steel qui exploite une mine de fer à Schefferville a suscité des réactions jusqu’à l’Assemblée nationale à Québec où le phénomène cause l’inquiétude. Le premier ministre québécois François Legault s’est dit préoccupé par la problématique des déversements récurrents de la minière et veut faire appel à l’expertise de spécialistes.

Le gouvernement Legault a confié le dossier au ministère de l’Environnement qui a indiqué avoir transmis en début d’année un rapport au Directeur des poursuites criminelles et pénales (DPCP) afin d’étudier les informations et de déterminer la pertinence de porter des accusations. L’opposition reproche notamment au gouvernement de la CAQ son manque de transparence dans cette affaire et exige que les résultats des analyses soient rendus publics. Les porte-parole en environnement des différents partis d’opposition sont également contrariés et se soucient d’un possible danger pour les populations innue et naskapie qui vivent à proximité ainsi que des répercussions sur la faune et sur la flore.

Friction et mécontentement

Le chef de la nation innue de Matimekush-Lac John, voisine de Schefferville, Tshani Ambroise, se soucie de la qualité des frayères et des cours d’eau situés à proximité où vivent et se reproduisent des poissons et des castors consommés par les membres de sa communauté. Moins d’un an après l’adoption d’une entente relative à l’environnement, le conseil innu épaulé par un biologiste indépendant, Michel La Haye, accuse Tata Steel de bafouer ses engagements à ce sujet et affirme que les pratiques de l’entreprise n’ont pas évolué depuis, alors qu’à cette époque, 23 sites d’écoulement d’eau rouge avaient été répertoriés aux abords des infrastructures minières.

C’est essentiellement la gestion de l’eau rouge qui est rejetée dans la nature qui est la principale source de discorde puisque ce déversement serait considérablement accru lors de la fonte des neiges. Selon le scientifique, la gestion environnementale est défaillante puisqu’il n’existerait actuellement aucun traitement et l’eau dont la qualité est inconnue serait tout simplement décantée dans des bassins avant d’être relâchée dans le milieu naturel.

La source de tension entre la communauté innue et la minière ne date pas d’hier puisque déjà, à la fin juillet 2018, des Innus avaient bloqué pour les mêmes raisons l’accès à la mine forçant l’interruption de ses activités durant au moins une semaine.

Tata Steel en eaux troubles

Pour sa part, Tata Steel, qui a subi en juin dernier un bris sur le bassin de sédimentation qui a causé un déversement d’eaux chargées de matières en suspension, ayant nécessité l’intervention d’Urgence-Environnement, admet une problématique de déversements tant au Québec qu’au Labrador, mais se veut rassurante et n’a pas souhaité donner de précisions concernant les infrastructures et les procédés instaurés afin de s’assurer de la qualité des eaux rejetées et des eaux de ruissellement. La compagnie estime que la couleur rougeâtre de cette eau est causée par la présence de particules de fer et n’est pas aussi alarmante que ce que l’on prétend et que l’eau rouge ne représente aucun risque pour les humains ni pour les espèces végétales et animales environnantes.

 

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Publié le 10 juin, 2019, dans la publication : Numéro_11 Volume 37

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Publié sur le site le 10 juin 2019

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