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Chemin de fer QNS&L

Déraillement d’un convoi ferroviaire

par Éric Cyr

Légende : Sur la photo, des membres de l’équipe ayant participé aux travaux de nettoyage et de remise en état de la voie ferrée qui ont travaillé sous un climat hivernal rigoureux durant la période des fêtes. Source : Rio Tinto IOC.

Un convoi ferroviaire de la minière Rio Tinto IOC, transportant du minerai de fer, a déraillé sur le chemin de fer de la Côte-Nord et du Labrador, mieux connu en anglais sous le nom de Quebec North Shore and Labrador Railway (QNS&L), qui relie Sept-Îles à Schefferville, le 28 décembre 2025, occasionnant la paralysie de cette voie ferrée durant un peu plus d’une semaine.

Le déraillement impliquant un train de Rio Tinto IOC acheminant du minerai en direction de Sept-Îles, qui est survenu dans le secteur Nicman (mile 36) de la ligne de chemin de fer, a été confirmé le lendemain par la minière. L’accident n’a heureusement fait aucun blessé, mais a cependant interrompu la circulation sur ce lien terrestre interprovincial sur rails qui a été construit de 1951 à 1954.

Un porte-parole de Rio Tinto IOC confie que de la machinerie a été déployée sur les lieux, le 30 décembre, soit la même journée que le Bureau de la sécurité des transports du Canada (BST) a envoyé une équipe d’enquêteurs afin de recueillir des informations et d’évaluer les circonstances ayant mené au déraillement. Un premier train transportant quatre pelles mécaniques en provenance de Sept-Îles est arrivé sur place et un autre train avec trois pelles mécaniques en provenance de Labrador City a suivi. Deux équipes d’une quinzaine de personnes, dont deux entrepreneurs, se sont par la suite relayées jour et nuit pour remédier à la situation. « Le déplacement des wagons a été effectué grâce à des pelles mécaniques. Des travaux se sont déroulés durant plusieurs jours malgré d’abondantes chutes de neige qui ont compliqué la tâche des équipes à cet endroit. Un nettoyage de la zone a ensuite été effectué afin de préparer l’emplacement pour reconstruire une courte partie de rails et aucun signe de déversement significatif ni d’impact sur un plan d’eau n’a été constaté. Des tests ont aussi été réalisés sur les sections de chemin de fer de part et d’autre du site du déraillement afin de vérifier le bon état des rails et de permettre la reprise sécuritaire du trafic ferroviaire. » Des travailleurs sont finalement parvenus à déplacer les wagons qui obstruaient la voie ferrée afin de libérer le passage et de rétablir la circulation sur le chemin de fer QNS&L qui a finalement repris graduellement à vitesse réduite, le 5 janvier 2026.

Selon Rio Tinto IOC : « Plus de 700 heures de travail ont été effectuées par les équipes sur le terrain sans incident en santé et sécurité, ce qui témoigne de l’engagement et du professionnalisme de nos gens. Grâce aux efforts exceptionnels de nos employés, l’arrêt de la circulation a été réduit au minimum, malgré des conditions hivernales difficiles. Dans le cadre de ces travaux, nous avons appliqué une approche préventive rigoureuse pour le nettoyage de la zone et la reconstruction de la voie ferrée, afin de minimiser les risques environnementaux et d’assurer la sécurité des opérations futures. Nous tenons à remercier encore une fois tous ceux qui ont contribué à rétablir la situation. »

Cette obstruction de ce réseau ferroviaire a affecté les déplacements de la société Transport ferroviaire Tshiuetin, qui offre un service de transport de passagers et de marchandises, notamment pour l’approvisionnement de Schefferville, qui a dû organiser un vol nolisé en avion, le 1er janvier, afin d’accommoder 90 passagers qui devaient initialement se déplacer en train. En plus de l’entreprise IOC (Labrador City), trois autres compagnies minières du Labrador et du Québec, qui utilisent également ces rails pour acheminer leurs boulettes et leur minerai de fer vers le plus important port minéralier en Amérique du Nord qui est situé à Sept-Îles sur la Côte-Nord, ont subi des inconvénients découlant de cet événement. Il s’agit de Tata Steel (Schefferville), Tacora Resources (Wabush) et Minerai de fer Québec (Fermont).

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Publié le 20 janvier, 2026, dans la publication : Numéro_1 Volume_44

  • Accident ferroviaire
  • Chemin de fer de la Côte-Nord et du Labrador
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Publié sur le site le 19 janvier 2026

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Mine de fer de Mont-Wright

Une réalisation historique

par Éric Cyr

Légende : Sur la photo, le sautage historique du 5 novembre 2025. Source photo : Jocelyn Blanchette

ArcelorMittal Exploitation minière Canada (AMEM) a effectué un sautage historique d’une ampleur exceptionnelle à son complexe minier de Mont-Wright, le 5 novembre 2025. Dans le cadre de cette manœuvre concertée impressionnante, un total de 8,2 millions de tonnes de roches a été dynamité en un sautage, ce qui en fait le plus grand en matière de volume d’explosifs chargé sur un seul panneau de forage, avec un record de 3 millions de kilogrammes d’explosifs sautés dans les mines de roche dure.

Ce sautage monumental, près du double du précédent record interne répertorié de 4,2 millions de tonnes, représente un exploit humain, logistique et technique sans précédent pour les équipes de la multinationale. Il illustre à la fois l’innovation dans les pratiques minières, le savoir-faire québécois et la collaboration exemplaire entre différentes sections d’ingénierie, de planification, d’exploitation, de santé-sécurité et d’environnement au sein de l’entreprise afin d’atteindre cet objectif commun.

L’opération, qui s’est déroulée dans la fosse A, située dans le secteur de la mine de fer à ciel ouvert de Mont-Wright appelé Mont Survie, a nécessité plusieurs semaines de planification minutieuse impliquant des experts en arpentage, en génie minier et en géologie. Grâce à une technologie avancée de sautage et de séquençage, les différents intervenants ont pu contrôler avec précision le déclenchement de milliers de détonateurs, assurant la stabilité du terrain et la réduction des impacts environnementaux et sismiques.

Selon ArcelorMittal, qui parle d’un « exploit d’équipe au service de l’innovation et de la performance », l’environnement, l’ingéniosité et la sécurité ont été placés au cœur de la démarche et chaque étape du projet a été réalisée dans le respect des plus hauts standards en environnement et en santé- sécurité, des valeurs fondamentales pour la minière. Les explosifs utilisés intégraient un additif innovant réduisant les émissions de gaz, minimisant ainsi l’empreinte environnementale de cette tâche monumentale. Les protocoles de sécurité comprenaient notamment une coordination exemplaire entre les équipes et un plan d’évacuation rigoureux afin de garantir la protection du personnel et des équipements sur les lieux. « Ce sautage historique démontre jusqu’où nous pouvons aller lorsque nous innovons et travaillons ensemble, en mettant la sécurité et l’environnement au cœur de nos opérations. C’est un accomplissement collectif dont nous pouvons tous être fiers », souligne le président et chef de la direction d’AMEM, Mapi Mobwano.

Autre sautage historique

Il y a un peu plus de 51 ans, le 16 octobre 1974, se déroulait un autre moment historique écrivant l’un des premiers chapitres de l’évolution du site minier, dont la construction a démarré le 25 janvier 1971, soit le sautage de la calotte du mont Wright. Cette action destinée à casser et à pulvériser la roche sur la crête de la montagne qui marquait le lancement de l’exploitation minière de la compagnie minière Québec Cartier (devenue par la suite ArcelorMittal) a nécessité la plus importante quantité d’explosifs jamais utilisée par la minière à cette période. Il n’existe pas de données précises sur le nombre d’explosifs utilisés lors de cette procédure d’envergure, mais l’événement a été qualifié de « plus spectaculaire sautage jamais fait dans tout le Nouveau-Québec » à l’époque. Cette première page d’histoire de Mont-Wright avait suscité un intérêt médiatique considérable à l’échelle nationale.

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Publié le 18 novembre, 2025, dans la publication : Numéro_19 Volume_43

  • Accomplissement collectif
  • ArcelorMittal
  • Compagnie minière Québec Cartier
  • Dynamitage
  • Exploit humain
  • Exploitation minière Canada
  • Explosifs
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  • Roche
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Publié sur le site le 17 novembre 2025

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Transport ferroviaire

Entrave sur le seul lien terrestre vers Schefferville

par Éric Cyr

Source photo : IOC

Le seul lien terrestre reliant Schefferville au reste de la Côte-Nord a été coupé après qu’une locomotive tirant un convoi de wagons de minerai de fer de la minière Rio Tinto IOC en direction de Sept-Îles a déraillé sur le chemin de fer QNS&L au Labrador, dans la nuit du 28 février au 1er mars 2021. Heureusement, cet incident où les wagons ont dévié des rails n’a fait aucun blessé. La circulation ferroviaire a cependant été suspendue durant plusieurs jours afin d’effectuer des réparations puisque ce déraillement a endommagé la voie ferrée.

Un porte-parole de la compagnie Rio Tinto IOC, Simon Letendre, a confirmé qu’un déraillement impliquant neuf wagons d’un train de la minière IOC est survenu du côté du Labrador au mile 175 à proximité de Labrador City. Ce dernier a précisé qu’il n’y a eu aucun blessé et que le périmètre des lieux où l’accident est survenu a été circonscrit afin d’assurer la sécurité des équipes spécialisées acheminées sur place qui ont travaillé d’arrache-pied en s’affairant aux réparations nécessaires à la réouverture de la voie ferrée le plus rapidement possible.

L’entreprise Transport ferroviaire Tshiuetin qui assure le transport de passagers et de marchandises entre Sept-Îles et Schefferville a émis un communiqué à l’intention de sa clientèle expliquant que des circonstances exceptionnelles hors de son contrôle ont forcé la fermeture de la billetterie et l’annulation du départ des voyageurs prévu dans la matinée du 1er mars, ce qui a compliqué la vie à une centaine de personnes qui devaient prendre le train en vue de la semaine de relâche.

En plus de transporter les gens de Schefferville vers leurs chalets en bordure du chemin de fer, le train Tshiuetin doit ramener les personnes qui souhaitent sortir de la forêt et se rendre à Sept-Îles.

Autres déraillements

C’est le deuxième déraillement à survenir en un peu plus d’un an pour la minière IOC sur ce lien ferroviaire puisqu’un autre déraillement d’un seul wagon était aussi survenu en janvier 2020. L’événement durant lequel personne n’avait été blessé avait entraîné un retard et des changements d’horaire pour la compagnie Transport ferroviaire Tshiuetin. En mars 2019, un accident avait fait quatre blessés, dont un employé de la minière qui s’est fait estropier. En plus de la voie ferrée, la TransQuébec-Labrador avait été fermée à la hauteur de la route 500 entre Labrador City et Churchill Falls. En mai 2016, un déraillement causé par un bris d’une portion de rails au millage 37 (km 60) au nord de Sept-Îles avait fait dérailler 14 wagons d’un convoi de marchandises qui transportait notamment des rails destinés à l’entretien de la voie ferrée. En novembre 2014, deux locomotives et des wagons d’un train ont plongé dans la rivière Moisie à la suite d’un glissement de terrain (éboulement) qui avait bloqué les rails surplombant le cours d’eau. La voie ferrée longe à cet endroit une partie très escarpée de cette rivière à saumons. Le conducteur de la locomotive est malheureusement décédé.

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Publié le 15 mars, 2021, dans la publication : Numéro_05 Volume 39

  • Chemin de fer QNS&L
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Publié sur le site le 15 mars 2021

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Rio Tinto

Possible scission chez IOC

par Éric Cyr

Source photo : IOC

Le géant minier australien Rio Tinto songerait à se départir de ses intérêts dans la minière IOC et à profiter du prix avantageux du fer sur le marché pour inscrire la minière, dont il détient près de 59 % de la chaîne de production, en bourse selon des sources bancaires et industrielles citées par l’agence de presse Reuters.

Rio Tinto, dont le minerai de fer constitue le secteur d’activité le plus profitable et qui l’utilise dans la fabrication de l’acier, aurait approché la banque d’investissement européenne Crédit Suisse pour entamer une éventuelle vente aux enchères de sa participation majoritaire dans l’entreprise d’après des informations divulguées par Sky News.

Quel avenir pour la minière ?

Le deuxième producteur de minerai de fer au monde, qui avait acquis 58,7 % des parts d’IOC lors d’une offre publique d’achat (OPA) hostile de l’australienne North en 2000, serait en processus de liquidation de sa participation évaluée à 6 milliards de dollars selon le site internet mining.com qui indique que le groupe Crédit Suisse ferait partie des démarches de succession. La multinationale Rio Tinto aurait déjà été approchée par d’autres joueurs d’envergure comme ArcelorMittal et Teck Resources de potentiels acheteurs et envisagerait également comme scénario alternatif la vente d’actions publiques de la compagnie IOC à la bourse de Toronto (TSX) et a mandaté la banque Royale du Canada (RBC) pour obtenir des conseils dans ce sens. Des sources bancaires estiment que le prix demandé est important mais que la vente est envisageable considérant que les prix du minerai de fer ont atteint leur niveau le plus élevé depuis février dernier.

La dernière tentative de Rio Tinto de vendre ses parts dans la minière IOC remonte à 2012 et avait finalement été abandonnée. Si une telle transaction survenait, cela constituerait une occasion pour l’australienne de mettre la main sur des liquidités. Le député provincial du Labrador Ouest, Graham Letto, a confié à Radio-Canada/CBC que plusieurs propriétaires se sont déjà succédés et la transaction envisagée ne constituerait, si elle se concrétise, qu’un autre chapitre dans la vie de la minière.

La boucle ferroviaire

Certaines sources non officielles au Labrador indiquent qu’il pourrait y avoir un intérêt pour ArcelorMittal à se porter acquéreur d’IOC qui œuvre dans le même domaine, qui dispose de ressources en fer pour plusieurs années et qui possède le chemin de fer QNS&L qui pourrait éventuellement être relié au chemin de fer Cartier dont dispose ArcelorMittal afin de former une boucle reliant le nord au sud facilitant ainsi le transport en continu du minerai de fer.

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Publié le 27 août, 2018, dans la publication : Numéro 13 Volume 36

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Publié sur le site le 27 août 2018

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Mine Scully

Nouvel élan pour Wabush

par Éric Cyr

Source photo : Panoramio

Une entreprise du Minnesota aux États-Unis lorgne du côté de Wabush au Labrador et envisage une véritable relance de la mine Scully, qui faisait partie des activités des anciennes installations de Cliffs ressources naturelles, de Mines Wabush. Tacora Resources souhaite redémarrer cette mine inactive, ce qui redonne espoir aux résidents de cette localité qui vivent des moments difficiles depuis que la défunte Cliffs a déclaré faillite en 2014, en raison de la hausse des coûts de production du minerai de fer.

Selon le gouvernement de Terre-Neuve-et-Labrador, Tacora a conclu une entente pour l’achat de Mines Wabush. Un communiqué de presse de la ministre des Ressources naturelles de cette province, Siobhan Coady, indique que la compagnie américaine de Grand Rapids a signé une convention d’achat d’actifs selon la Loi sur les arrangements avec les créanciers des compagnies, mais précise que Cliffs a cependant toujours l’obligation financière et la responsabilité d’assurer la restauration du site et l’assainissement environnemental même après la vente de la mine. « Nous sommes heureux de constater que le contrat d’achat tient compte de ces facteurs et que Tacora s’engage à fournir une assurance financière de remplacement. » La ministre provinciale libérale poursuit : « Nous avons hâte que cette transaction entre Cliffs et Tacora se concrétise de façon fructueuse dans un avenir rapproché. » Mme Coady a tenu à souligner le travail du député provincial libéral du Labrador Ouest, Graham Letto, qui a aussi participé aux discussions en sa compagnie.

Lumière au bout du tunnel

Le directeur des Métallos pour l’Ontario et les provinces de l’Atlantique, Marty Warren, confie : « Trois longues années se sont écoulées depuis la fermeture de la mine Scully, et plusieurs craignaient qu’elle ne soit abandonnée définitivement, mais nous travaillons sans relâche depuis 2014 afin de trouver un acheteur et de rapporter les emplois dans la région. Nous sommes prudemment optimistes quant aux avantages potentiels pour la communauté du plan de réouverture de la mine proposé par Tacora. »

Un duel pour Wabush

L’entreprise Tacora, qui pourrait tirer jusqu’à 25 années additionnelles de production avec la mise au point d’un procédé de séparation du fer et du manganèse, prévoit vendre ces deux métaux, mais reste toutefois discrète ne souhaitant pas en dévoiler davantage sur ses projets envisagés au Labrador peut-être parce qu’un autre joueur, bien que presque dorénavant écarté, Alderon, a également déposé une offre de un million de dollars pour cette même mine. Alderon souhaite simplement transformer celle-ci en dépôt pour les matières stériles afin de l’inclure dans son projet de mine de fer Kami entre Fermont et Labrador City, ce qui contribuerait à réduire considérablement ses coûts d’implantation de près de 400 millions de dollars, mais qui serait beaucoup moins intéressant en matière de création d’emplois sur place et qui rebute une majorité d’intervenants du milieu dont ceux du mouvement syndical qui souhaitent plutôt une nouvelle impulsion. C’est un maigre montant si l’on considère que selon l’adjoint au directeur du district 6 du syndicat des Métallos/Steelworkers, Tony DePaulo, les discussions entre Tacora et Cliffs s’orienteraient actuellement sur les 50 millions de dollars que Cliffs a du verser en cautionnement pour la protection de l’environnement sur le site.

« Je crois que Tacora veut faire valoir que Cliffs ne devrait pas récupérer la totalité de cet argent puisque cette entreprise a contribué à la destruction de l’environnement. Tacora devrait pouvoir conserver une partie de cette somme. »

De bon augure

La proposition de réouverture de la mine, qui créera jusqu’à 300 emplois une fois la pleine production atteinte, a exigé la négociation d’une nouvelle convention collective et Tacora Resources a récemment conclu un contrat de travail de cinq ans avec ses employés affiliés aux Métallos qui tient compte de l’éventuel redémarrage de cette mine au Labrador. Selon le syndicat, Tacora a l’intention de racheter les installations, mais son offre doit au préalable être acceptée par le tribunal dans le cadre du processus de restructuration de Cliffs qui se poursuit. M. DePaulo, qui a mené les pourparlers syndicaux, se dit emballé par la possibilité d’un tel scénario et confie qu’une rencontre à cet effet est d’ailleurs prévue d’ici la fin du mois pour préparer le terrain pour une hypothétique reprise des activités qui est anticipée en juin 2018.

« Nous sommes ravis [de la convention collective quinquennale]. Le plan mis de l’avant par Tacora promet de nouveaux emplois pour les familles de Wabush et un élan économique pour la communauté. Nous sommes impatients de voir la réouverture de la mine Scully aussi rapidement que possible au bénéfice de toute la région. »

À l’époque de sa fermeture, le complexe minier de Wabush constituait la troisième exploitation de minerai de fer en importance au Canada avec 6 millions de tonnes produites annuellement et 500 travailleurs avaient alors perdu leur emploi.

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Publié le 26 juin, 2017, dans la publication : Numéro 12 Volume 35

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Publié sur le site le 26 juin 2017

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