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    Redevances minières

    Un nouveau pacte fiscal entre Québec et les villes minières

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    Mise à jour économique du Québec

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Le gouvernement Legault  traîne la patte

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Le gouvernement Legault traîne la patte

Redevances minières

Un nouveau pacte fiscal entre Québec et les villes minières

par Éric Cyr

Légende : Sur la photo, une affiche des deux instances administratives qui représentent la ville de Fermont.

Des représentants des localités qui se situent dans des régions qui abritent des gisements miniers ainsi que de l’industrie minière ont récemment fait front commun pour demander au gouvernement du Québec une révision du fonctionnement du versement des redevances minières aux municipalités. Cette coalition exige qu’une proportion plus élevée des sommes versées au gouvernement québécois soit introduite dans les communautés où se retrouvent des sites miniers afin de donner de meilleurs outils de développement aux intervenants de ces milieux.

Selon le directeur général (DG) de la Ville de Fermont, Claude Gagné, ces nouveaux leviers qui ont par le passé été réclamés par l’Union des municipalités du Québec (UMQ) pourraient servir à améliorer l’offre de services locale, à diminuer la pénurie de logements, à construire et rénover des infrastructures urbaines. Ce dernier souhaite que cette requête constitue un enjeu de la prochaine élection québécoise de l’automne 2026. Il souligne que le nouveau conseil municipal de Fermont rencontrera tous les candidats des différentes formations politiques de la circonscription et de la Côte-Nord afin de les sensibiliser à ces enjeux majeurs qui sont des freins importants au développement régional et à l’acceptabilité des nouveaux projets miniers au Québec.

« Le régime des redevances minières (une forme d’impôt) est administré par le gouvernement du Québec et prévoit déjà des crédits (allocations) aux entreprises minières pour des dons, des frais de consultation publique, des aménagements liés à la production, des dépenses d’exploration, etc. Annuellement, le secteur de Fermont contribue pour plus de la moitié de toutes les redevances minières payées à Québec. Notre proposition est simple. Fermont est essentielle à l’écosystème minier du fer et investir dans la communauté contribue à développer cette chaîne de valeurs pour la Côte-Nord et tout le Québec. On dit au provincial, reconnaissez et encouragez les entreprises minières qui veulent investir dans Fermont. Il ne s’agit pas de réduire les redevances payées par les minières, mais bien d’accroître leurs impacts là où ça compte le plus. Nos partenaires miniers, ArcelorMittal et Minerai de fer Québec, sont prêts, ils appuient publiquement notre initiative et réitèrent la même chose au gouvernement. Ces mêmes partenaires contribuent déjà, et largement, à la vitalité de notre communauté en payant leurs taxes municipales. C’est essentiel à notre offre de services. Mais comme partout au Québec, les municipalités sont confrontées à des défis importants en matière de coûts d’investissements et d’entretien. Un pacte fiscal existe déjà au Québec entre le gouvernement et les municipalités pour le partage d’une petite part de la taxe de vente du Québec (T.V.Q.), cela contribue à la diversification des sources de revenus. Il est temps d’avoir un pacte fiscal spécifique aux villes minières. Il en va de la pérennité des villes minières et de l’acceptabilité des nouveaux projets miniers au Québec », confie M. Gagné.

L’Association minière du Québec (AMQ) appuie également les revendications du regroupement de municipalités qu’elle juge légitimes et indique que dans l’ensemble, les municipalités régionales de comté (MRC) du Québec ne reçoivent qu’une part minime des redevances minières annuelles qu’elles se répartissent soit un montant de 38 millions de dollars, ce qui oscille autour de seulement 6 % de ce que reçoit le gouvernement du Québec, qui est redistribué dans le monde municipal. L’AMQ considère que la portion qui retourne dans les milieux qui accueillent des projets miniers est infime et une plus grande proportion devrait être réinvestie dans les territoires où il se trouvent. Le ministère des Ressources naturelles et des Forêts (MRNF) affirme avoir instauré des mesures pour maximiser les retombées économiques régionales dans le cadre de sa dernière stratégie québécoise de valorisation des minéraux critiques et stratégiques.

Les chiffres parlent

La MRC de Caniapiscau compte quatre mines de fer sur son territoire. Les mines situées à proximité de Fermont sont celles de Fire Lake et de Mont-Wright, appartenant à ArcelorMittal et celle du Lac Bloom qui est exploitée par Minerai de fer Québec (MFQ). L’autre mine, celle de Goodwood à Schefferville est détenue par Tata Steel Minerals. Ces entreprises ont versé plus de 200 millions de dollars en redevances minières au gouvernement du Québec en 2023. De ce montant, la MRC n’a reçu qu’un peu moins de 290 000 $ soit environ un maigre 0,15 % du total perçu par Québec.

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Publié le 14 avril, 2026, dans la publication : Numéro_7 Volume_44

  • ArcelorMittal
  • Claude Gagné
  • Côte-Nord
  • Directeur général de la Ville de Fermont
  • Écosystème minier du fer
  • Fermont
  • Fire Lake
  • Goodwood
  • Gouvernement du Québec
  • Lac Bloom
  • Minerai de fer Québec
  • Ministère des Ressources naturelles et des Forêts
  • Mont-Wright
  • MRC de Caniapiscau
  • Municipalités
  • Pacte fiscal gouvernemental
  • Province de Québec
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  • Schefferville
  • Tata Steel Minerals
  • Union des municipalités du Québec
  • Villes minières

Publié sur le site le 10 avril 2026

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Mise à jour économique du Québec

Le gouvernement Legault traîne la patte

par Éric Cyr

Source photo : Instagram de François Legault

Selon l’Institut économique de Montréal (IEDM), le gouvernement du Québec ne fait pas assez d’efforts pour renouer avec l’équilibre budgétaire. En effet, les dépenses ont augmenté de 54,1 milliards de dollars ($) depuis l’élection du gouvernement Legault. Malgré tout, le ministère des Finances maintient sa projection d’un déficit de 11 milliards de $ pour l’exercice financier 2024-2025. Il s’agit du plus important déficit de l’histoire du Québec.

De plus, le gouvernement revoit à la hausse les projections du déficit pour l’année prochaine, le faisant passer de 8,5 à 9,2 milliards de $. Réagissant à la révision de la situation économique et financière du Québec présentée le 21 novembre 2024, un chercheur de l’IEDM, Gabriel Giguère, explique que les déficits à répétition marquent une perte de contrôle sur les finances publiques. « Le Québec fait face à un déficit d’une ampleur sans précédent. » Selon l’analyste expert du groupe de réflexion en politiques publiques, le gouvernement du Québec doit faire plus d’efforts pour se rapprocher de l’équilibre budgétaire. Lors du dépôt du budget, le gouvernement Legault s’était pourtant engagé à entamer un exercice de révision des dépenses gouvernementales à compter du printemps 2024. Les résultats de cet examen devraient être intégrés au budget 2025-2026.

Déficit historique

Les frais d’intérêts sur la dette du Québec coûteront 9,9 milliards de $ aux contribuables cette année. Le gouvernement québécois s’attend à ce que la dette du Québec atteigne 236,6 milliards de $ au 31 mars prochain. Le chercheur note que les dépenses se sont accrues de 51 pour cent (%) depuis l’entrée en fonction du gouvernement Legault, passant de 106,5 milliards de $ en 2019 à 160,6 milliards de $ cette année. Cela représente une augmentation de trois milliards de $ par rapport aux prévisions de mars dernier.

« Plutôt que de chercher des solutions créatives aux enjeux du Québec, ce gouvernement se contente de dépenser davantage à gauche et à droite. Le fait est que, depuis qu’il est au pouvoir, les dépenses ont augmenté de moitié environ. Ce n’est pas soutenable ! »

Le chercheur rappelle que le premier ministre François Legault avait fait campagne sur l’abolition de 5 000 postes de fonctionnaires en 2018. Aujourd’hui, le Québec en compte 9 838 de plus qu’à son arrivée au pouvoir. Dans l’ensemble, il y a 72 806 employés de l’État québécois de plus qu’en 2018-2019.

Les plus récentes estimations montrent que l’augmentation de l’impôt sur le gain en capital rapportera 2,8 milliards de $ sur cinq ans, dont un milliard de $ cette année. « Le gouvernement n’a pas un problème de revenus, mais bien un problème de dépenses et l’augmentation de l’impôt sur le gain en capital le confirme », indique M. Giguère qui considère que cette mesure nuit à la croissance du Québec ainsi qu’aux épargnants et revient à sacrifier notre prospérité future pour une rentrée d’argent annuelle. « Si ce n’était pas de la décision du ministre des Finances, Eric Girard, le Québec aurait bénéficié d’un environnement fiscal plus intéressant que le reste du pays. » Après avoir laissé planer le doute, le ministre avait pourtant annoncé qu’il copierait le fédéral et augmenterait le taux d’inclusion des gains en capital à 66,6 % au mois d’avril dernier. L’IEDM explique qu’une telle augmentation d’impôt a pour effet de réduire la disponibilité du capital de risque en abaissant les rendements prévus et pourrait mener au report des ventes potentielles par les investisseurs en capital de risque.

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Publié le 3 décembre, 2024, dans la publication : Numéro_20 Volume_42

  • Budget
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  • Équuilibre budgétaire
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Publié sur le site le 3 décembre 2024

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