• Publications
  • Le journal
    • L’Équipe
    • Historique
    • Distinctions
  • Abonnements & membres
  • Annoncez avec nous
  • Contactez-nous
Journal le Trait d'Union du Nord
  • Publications
  • Le journal
    • L’Équipe
    • Historique
    • Distinctions
  • Abonnements & membres
  • Annoncez avec nous
  • Contactez-nous
  • Toutes les publications
  • Centrale hydroélectrique

  • Nouvelles bornes de recharge à Fermont

    Circuit électrique

    Nouvelles bornes de recharge à Fermont

  • Encore un incendie de forêt

    Churchill FALLS

    Encore un incendie de forêt

  • Un politicien dans le vent

    Énergie éolienne

    Un politicien dans le vent

  • Tensions et sourde oreille…

    Réservoir Manicouagan

    Tensions et sourde oreille…

  • Churchill Falls : vers l’avenir

    Hydroélectricité

    Churchill Falls : vers l’avenir

Centrale hydroélectrique

Nouvelles bornes de recharge à Fermont

Circuit électrique

Nouvelles bornes de recharge à Fermont

Encore un incendie de forêt

Churchill FALLS

Encore un incendie de forêt

Un politicien dans le vent

Énergie éolienne

Un politicien dans le vent

Tensions et sourde oreille…

Réservoir Manicouagan

Tensions et sourde oreille…

Churchill Falls : vers l’avenir

Hydroélectricité

Churchill Falls : vers l’avenir

Circuit électrique

Nouvelles bornes de recharge à Fermont

par Éric Cyr

Légende : Sur la photo, la nouvelle borne de Circuit électrique récemment érigée à Fermont.

Deux bornes de recharge rapide pour véhicules électriques ont été installées par un entrepreneur mandaté par la société d’État Hydro-Québec dans le stationnement de l’aréna Daniel-Demers à Fermont au début septembre. Cette nouvelle infrastructure viendra prendre le relais de l’ancienne borne standard située dans le stationnement du centre commercial du mur-écran qui appartient à l’Hôtel Fermont et qui n’est plus fonctionnelle en ce moment.

L’implantation de cette récente structure publique s’inscrit dans le cadre du déploiement annuel du réseau de bornes publiques d’Hydro-Québec, le Circuit électrique, qui prévoit d’offrir un service de trois points de recharge pour véhicules électriques de modèle ABB Terra 184 à Fermont soit une borne de 180 kilowatts (kW) dédiée et une borne de 180 kW partagée. Ces nouveaux aménagements liés au maillage à la chaîne d’approvisionnement québécoise totalisent des investissements d’environ 300 000 $ pour l’achat et l’installation des bornes.

Ces infrastructures de recharge pour véhicules électriques (IRVE) sont payantes et Hydro-Québec conseille fortement aux utilisateurs de ce service de télécharger l’application mobile du Circuit électrique ou de se procurer une carte de membre pour recharger leurs voitures dans les secteurs où la couverture cellulaire est moins forte.

Un réseau branché

La Côte-Nord compte actuellement 54 points de recharge rapide et sept autres vont s’ajouter d’ici la fin de l’année incluant les trois de Fermont et 56 bornes de niveau 2 (borne standard utile lorsqu’une personne demeure longtemps au même endroit, comme sur un lieu de travail, un site touristique ou un hôtel). Il existe des bornes de recharge rapides pour couvrir l’ensemble de la route 138 jusqu’à Natashquan et bientôt pour couvrir la route 389 jusqu’à Fermont. Il y a eu près de 30 000 recharges effectuées sur le territoire nord-côtier depuis janvier, les mois de la période touristique estivale de juillet et août étant les plus occupés.

Électrification de la route 389

Les électromobilistes qui empruntent la route 389 qui relie Fermont à Baie-Comeau peuvent recharger leurs véhicules électriques en s’approvisionnant en électricité sur une borne rapide autonome de 50 kW qui est alimentée par une batterie qui emmagasine l’énergie fournie par le réseau à faible puissance et la transmet à la borne à une puissance permettant la recharge rapide qui est fonctionnelle, depuis mars 2025, au kilomètre 480 à Fire Lake. Il existe aussi une borne autonome de 50 kW alimentée par une batterie et des panneaux solaires au Relais Gabriel, depuis septembre 2024. Ces deux points de recharge stratégique qui peuvent fournir un maximum de 100 kW/h d’énergie offrent des solutions d’appoint pour les électromobilistes là où le réseau est peu accessible. Des bornes de recharge de différentes puissances (320, 100, 50 et 24 kW) qui sont facturées au kW/h ou à l’heure sont également disponibles au site de la centrale hydroélectrique de Manic-5, au kilomètre 214.

Un porte-parole pour le Circuit électrique d’Hydro-Québec, Louis-Olivier Batty confie : « Le Circuit électrique poursuit le déploiement de bornes de recharge partout au Québec afin d’assurer une offre de recharge fiable aux électromobilistes. Notre objectif est d’offrir au moins 2500 bornes rapides du Circuit électrique d’ici la fin de 2030. »

Partager

Publié le 23 septembre, 2025, dans la publication : numéro_15 Volume_43

  • Application mobile
  • Automobiliste
  • Bornes de recharge électrique
  • Carte de membre
  • Centrale hydroélectrique
  • Circuit électrique
  • Côte-Nord
  • Électromobilistes
  • Fermont
  • Hydro-Québec
  • Investissements
  • Manic-5
  • Nouvelle infrastructure
  • Réseau de bornes publiques d’Hydro-Québec
  • Stationnement de l’aréna Daniel-Demers à Fermont
  • Structure publique
  • Véhicules électriques

Publié sur le site le 23 septembre 2025

  • Publication précédente
  • Prochaine publication

Churchill FALLS

Encore un incendie de forêt

par Éric cyr

Légende : Sur la photo, le feu de forêt de Churchill Falls de mai dernier. Source photo : Robert Dawe.

Un feu de forêt d’envergure majeure s’est déclenché dans le secteur de Churchill Falls dans l’Ouest du Labrador, le 28 mai 2025, laissant craindre pour la petite ville nordique et les installations de l’importante centrale hydroélectrique de l’endroit. Des dommages ont été causés au réseau de distribution lorsqu’une ligne de transmission d’énergie a été touchée entraînant une panne d’électricité de plusieurs heures dans les agglomérations urbaines de Labrador City et de Wabush, situées à environ 245 kilomètres de là, avant son rétablissement.

Un mouvement de panique s’est installé au sein de certains citoyens des localités avoisinantes, dont ceux de la plus populeuse de la région, Labrador City, qui ont eu à subir l’été passé, tout comme ce fut le cas au préalable pour les résidents de Churchill Falls, une évacuation forcée causée par un incendie de forêt, ce qui a laissé des traces. Étant donné que la quasi-totalité des commerces et magasins qui étaient privés d’électricité a dû fermer leurs portes, plusieurs résidents de ces deux villes minières se sont rendus à une trentaine de kilomètres dans la municipalité de Fermont au Québec, qui disposait toujours de courant, pour s’approvisionner en carburant (essence, diesel) à la seule station-service locale et se ravitailler en denrées alimentaires au marché d’alimentation Coop Metro. Cet achalandage accru a engendré une file de véhicules qui se sont agglutinés à la manière d’un convoi autoroutier le long du boulevard Jean-Claude-Ménard et la rue Le Carrefour à l’entrée de cette autre communauté minière en sol québécois durant une longue période notamment en avant du mur-écran de Fermont en attendant de pouvoir faire le plein de leurs automobiles.

Deux avions-citernes et deux hélicoptères bombardiers d’eau ont été déployés sur les lieux afin de combattre le brasier hors de contrôle et de tenter de le maîtriser. Dès le lendemain, le mouvement du vent a changé de trajectoire. Le souffle s’est heureusement orienté dans la direction opposée, ce qui a poussé les flammes à contresens de l’emplacement de la station hydroélectrique et du petit patelin qui dénombre un peu moins de 1000 habitants et en propulsant leur trajectoire vers l’est, ce qui a permis d’épargner les infrastructures et d’éviter le pire. Une pluie abondante durant les jours suivants a aidé les soldats du feu en contribuant à réduire l’ampleur et la taille de la fournaise. Les efforts des pompiers forestiers combinés à la météo pluvieuse, qui a grandement contribué à la lutte sur le terrain, ont finalement eu raison de ce monstre dévoreur d’arbres en le réduisant à néant, cependant ceux-ci demeurent sur le qui-vive et ne baissent pas la garde, car la saison des incendies pourrait malheureusement s’annoncer à nouveau chaude cette année si l’on observe ce qui se passe en parallèle avec des feux de forêt de grande ampleur qui embrasent plusieurs territoires boisés du Nord de l’Ouest canadien.

Cette situation d’urgence a donné l’occasion à l’Organisation municipale de sécurité civile (OMSC) qui a tenu une séance publique d’information relative à la sécurité civile à Fermont un peu moins d’un mois avant l’incendie de tester ses mesures d’urgence en vigueur localement en cas de catastrophes naturelles. Cette cellule de crise est constamment prête à intervenir de concert avec de nombreux partenaires qui ont chacun une mission précise qui relève de leur champ d’expertise.

L’été 2024

Durant la dernière saison estivale, des incendies de forêt d’une ampleur sans précédent ont fait rage au Labrador et sur la Côte-Nord du Québec. Au Labrador, près du tiers de la population a été déplacée dans le cadre de deux évacuations orchestrées en moins d’un mois par les autorités de Terre-Neuve-et-Labrador. L’évacuation de Labrador City qui a suivi celle de Churchill Falls est la plus importante à ce jour dans cette province. La Côte-Nord a aussi été aux prises avec des feux de forêt hors de contrôle disséminés un peu partout sur son territoire.

Partager

Publié le 10 juin, 2025, dans la publication : Numéro_11 Volume_43

  • Approvisionnement
  • Avions-citernes
  • Catastrophes naturelles
  • Centrale hydroélectrique
  • Citoyens
  • Feu de forêt
  • Organisation municipale de sécurité civile
  • Ouest du Labrador
  • Panique
  • Secteur de Churchill Falls
  • Sécurité civile
  • Terre-Neuve-et-Labrador
  • Ville nordique

Publié sur le site le 10 juin 2025

  • Publication précédente
  • Prochaine publication

Énergie éolienne

Un politicien dans le vent

par Éric Cyr

Légende photo : Le préfet de la MRC de Caniapiscau et maire de Fermont, Martin St-Laurent, en compagnie de la délégation de l’UMQ à la Baie-James.

Le préfet de la MRC de Caniapiscau et maire de Fermont, Martin St-Laurent, a pris part à une rencontre organisée par le Comité sur la production d’énergie renouvelable de l’Union des municipalités du Québec (UMQ) avec des responsables de la société d’État Hydro-Québec à l’aménagement Robert-Bourassa (anciennement La Grande-2) dont la centrale hydroélectrique est située à 137 mètres sous terre, à la Baie-James, le 16 novembre dernier. L’élu a aussi participé au congrès « Québec Mines + Énergie 2023 », chapeauté par le ministère des Ressources naturelles et des Forêts (MRNF), du 20 au 23 novembre, au Centre des Congrès de Québec.

Le premier déplacement de M. St-Laurent, qui se fait un devoir de profiter de toutes les occasions pour faire la promotion de l’énorme potentiel éolien de la région qu’il représente, s’est effectué au sein d’une délégation de l’UMQ incluant son président, le maire de Varennes, Martin Damphousse. Le second événement auquel ce dernier a assisté est une conférence annuelle ayant pour but de promouvoir et de mettre en valeur le riche potentiel minier et énergétique du Québec dans une perspective de développement durable qui regroupait des professionnels de tous les horizons. M. St-Laurent, qui est persuadé que Caniapiscau dispose de nombreuses possibilités favorables à l’accueil de la filière éolienne, a eu l’occasion dans le cadre de cette rencontre de discuter avec des personnalités politiques. Il a notamment conversé avec le ministre québécois de l’Économie, de l’Innovation et de l’Énergie et ministre du Développement économique régional, Pierre Fitzgibbon, avec qui il s’est entretenu de la possibilité d’implanter des aérogénérateurs à pales tournantes dans la MRC.

Le vent tourne

M. St-Laurent n’a pas l’impression de se battre contre des moulins à vent et est convaincu que Caniapiscau dispose d’atouts de taille par rapport à d’autres territoires. Il juge que les forces du milieu peuvent réussir à concrétiser des aspirations qui sont loin de n’être que du vent. « Je ne rate aucune occasion de présenter et d’expliquer le fort potentiel de la ressource éolienne dont dispose en abondance la région de Caniapiscau qui est l’une des mieux positionnées pour relever les défis d’exécution du plan stratégique d’Hydro-Québec qui totalise des investissements de 100 milliards de dollars. Ce schéma d’opération de la société d’État a notamment pour objectif d’atteindre d’ici 2035 une production additionnelle d’énergie de 60 térawattheures, incluant un apport éolien de 10 000 mégawatts, en plus de l’ajout de 5000 kilomètres de ligne de transmission », confie l’élu fermontois, qui prône sur toutes les tribunes les nombreux avantages qu’offre Fermont en faisant valoir l’intérêt de la candidature de sa collectivité qui peut compter sur des infrastructures municipales et industrielles adaptées, fiables et modernes aptes à faciliter l’expansion locale de l’éolien.

« La topographie variable favorise de forts vents qui sont omniprésents sur le territoire nordique et Fermont est la ville à l’altitude la plus élevée au Québec en plus d’être située dans la zone de démarcation des eaux », conclut l’ambassadeur fermontois.

Partager

Publié le 11 décembre, 2023, dans la publication : Numéro_21 Volume_41

  • Aménagement Robert-Bourassa
  • Baie James
  • Centrale hydroélectrique
  • Comité sur la production d’énergie renouvelable
  • Conférence
  • Hydro-Québec
  • Investissements
  • Maire Martin St-Laurent
  • Ministère des Ressources naturelles et des Forêts
  • MRC de Caniapiscau
  • Union des municipalités du Québec

Publié sur le site le 7 décembre 2023

  • Publication précédente
  • Prochaine publication

Réservoir Manicouagan

Tensions et sourde oreille…

par Éric Cyr

Source photo : Rudy Landry

Le Conseil des Innus de Pessamit considère que le gouvernement du Québec et la société d’État Hydro-Québec bafouent les droits de cette Première Nation en procédant au rehaussement du niveau d’eau du réservoir Manicouagan, qui alimente le barrage Daniel-Johnson et la centrale hydroélectrique de Manic-5, en négligeant de se conformer à leurs obligations de consultation et d’accommodement.

Selon le vice-chef des Innus de Pessamit, Gérald Hervieux : « Pour ajouter l’insulte à l’injure, le gouvernement a procédé dans ce dossier en informant les villégiateurs et les propriétaires de chalets situés dans le secteur visé de son intention de révoquer leurs baux de villégiature afin de procéder à l’augmentation du niveau de l’eau souhaité, sans daigner en informer les Innus, sans que leurs préoccupations, notamment environnementales, soient considérées et sans leur proposer d’accommodements. » Les Innus de Pessamit, qui ont vu leur territoire ancestral littéralement dévasté par les barrages, les réservoirs et centrales hydroélectriques sans consultation et sans leur consentement, ne semblent pas compter aux yeux de Québec. Pessamit connaissait les intentions du gouvernement de rehausser le réservoir puisqu’une ordonnance de la Cour supérieure du Québec rendue en décembre 2020, permettait à Hydro-Québec de le faire, à la condition expresse d’avoir obtenu les autorisations au terme d’un processus de consultation et d’accommodement auprès des Innus et à la suite d’examens menés par le ministère de l’Environnement du Québec (MELCC) et de Pêches et Océans Canada. La Première Nation s’est donc impliquée de bonne foi dans le processus de consultation et s’est attelée à la tâche de conduire ses propres évaluations sur les plans communautaire, technique et environnemental, étude dont les résultats préliminaires ont fait l’objet d’un mémoire déposé le 6 juillet 2021. Mais Hydro-Québec n’a pas jugé bon d’attendre les résultats préliminaires de cette consultation et a décidé de procéder sans avertir le Conseil des Innus de Pessamit.

Loin des belles paroles

À l’heure actuelle, le niveau d’eau approche et menace les installations de la Réserve mondiale de la biosphère Manicouagan Uapishka, copropriété des Innus de Pessamit et de l’UNESCO. L’objectif étant de remplir le réservoir à une hauteur de 355,95 m à l’automne 2021 et à une hauteur de 359 mètres en 2022. « On comprend qu’Hydro-Québec est pressée et ne souhaite pas s’embarrasser de « procédures » avec les Innus. D’autant plus que pour la société d’État, le processus de consultation et d’accommodement mis en place par le gouvernement du Québec ne constitue généralement qu’une façade, une perte de temps instituée pour donner l’impression qu’Hydro-Québec se conforme aux exigences établies par la Cour suprême du Canada en regard des préoccupations des Premières Nations. On est loin de l’appel au dialogue lancé par la présidente d’Hydro-Québec, Sophie Brochu, dans le cadre de son programme « Énergie en commun ». On est loin des belles paroles du gouvernement en matière de relations avec les peuples autochtones », poursuit le chef, Jean-Marie Vollant.

Indifférence totale

«Encore une fois, nous sommes considérés et traités comme un peuple de second ordre et cela nous replace devant la réalité d’une nation qui subit une expropriation illégale de ses terres ancestrales sur lesquelles ses droits, pourtant reconnus par la constitution du Canada et par l’ONU, sont continuellement bafoués », affirme le chef Vollant. Se disant offusqué des méthodes cavalières et de l’approche colonialiste que privilégient le gouvernement du Québec et sa société d’État, celui-ci rappelle que le Nitassinan (terres ancestrales) de Pessamit est le territoire le plus exploité au Québec pour ses ressources hydroélectriques.

« Ce plus récent événement constitue la preuve que le gouvernement et Hydro-Québec agissent dans l’indifférence la plus totale envers nos droits. »

Pour exprimer son indignation et exiger une rencontre, le chef Vollant a transmis, le 14 juillet 2021, une lettre à Mme Brochu, ainsi qu’aux ministres québécois Benoit Charrette (Environnement) et Jonathan Julien (Énergie, Ressources naturelles), où il est spécifié, que les procédures de rehaussement doivent cesser. Celle-ci est demeurée à ce jour lettre morte.

Partager

Publié le 7 septembre, 2021, dans la publication : Numéro_14 Volume 39

  • Barrage Daniel-Johnson
  • Centrale hydroélectrique
  • Hydro-Québec
  • Innus
  • Manic-5
  • Pessamit
  • Premières nations
  • Réserve mondiale de la biosphère Manicouagan-Uapishka
  • Réservoir Manicouagan

Publié sur le site le 7 septembre 2021

  • Publication précédente
  • Prochaine publication

Hydroélectricité

Churchill Falls : vers l’avenir

par Éric Cyr

Source photo : Aird & Berlis

Terre-Neuve-et-Labrador a remporté le 20 juin dernier sa première victoire, toutefois partielle, en un demi-siècle dans le conflit qui l’opposait à Hydro-Québec au sujet de l’entente concernant la vente d’électricité de la centrale hydroélectrique de Churchill Falls au Labrador.

La longue bataille juridique dans l’interprétation et l’application du contrat du 12 mai 1969, qui s’est avérée très profitable pour le Québec et dont la validité a été confirmée par la Cour suprême du Canada en 2018, remonte à 50 ans. À l’approche de la fin du terme initial de 40 ans, la récente décision partagée de la Cour d’appel du Québec constituera vraisemblablement la dernière dans ce dossier puisque tous les recours semblent dorénavant épuisés pour cette province. La plus haute instance judiciaire québécoise a tranché et, dans ce cas particulier, donne raison à Terre-Neuve-et-Labrador qui soutient qu’Hydro-Québec ne jouit pas du droit exclusif d’acheter toute l’énergie produite par cette centrale du Labrador.

La décision stipule cependant que la société d’État québécoise jouit toujours du « droit exclusif d’acheter et de recevoir toute la puissance disponible et toute l’énergie produite à la centrale de Churchill Falls » jusqu’au 31 août 2041 sur une base mensuelle sans être restreinte à un plafond quantitatif à l’exception de celle associée à deux blocs. Terre-Neuve-et-Labrador devra donc se contenter de la mince consolation de pouvoir écouler une petite quantité de l’électricité produite à Churchill Falls pour la vente à une tierce partie en vue d’une consommation hors Québec.

« Le droit d’Hydro-Québec à l’énergie produite par la centrale est maintenant assujetti à un plafond contractuel qui n’existait pas pendant les 40 premières années de l’entente. À compter du 1er septembre 2016, la quantité d’énergie ne dépend plus que des besoins d’Hydro-Québec : elle est prédéterminée. »

Interprétation et non-renégociation

Hydro-Québec, qui a assumé tous les coûts et les risques associés au projet lors de la signature de l’accord de 1969, pourra donc continuer à acheter la majeure partie de l’électricité produite à cette installation du Labrador incluant toute la puissance additionnelle offerte puisque le jugement ne remet pas en cause le contrat initial ni le prix de vente de l’électricité déterminé il y a cinquante ans. La société d’État a tout de même applaudi cette décision dans un communiqué : « Hydro-Québec est heureuse de constater que la Cour d’appel confirme son droit à la flexibilité opérationnelle prévue au contrat de 1969 et qu’elle confirme qu’Hydro-Québec n’est pas assujettie à des blocs d’énergie mensuels. »

Le premier ministre de Terre-Neuve-et-Labrador, Dwight Ball, s’est dit soulagé de la décision et considère que cela aura un apport bénéfique pour sa province. Lors d’une rencontre avec son homologue à la fin de l’année dernière, le premier ministre du Québe François Legault, anticipant de nouveaux projets, disait privilégier la coopération et souhaiter que les deux provinces travaillent ensemble pour l’avenir au-delà de 2041, vision alors partagée par son vis-à-vis.

Partager

Publié le 26 août, 2019, dans la publication : Numéro_13 Volume 37

  • Barrage
  • Centrale hydroélectrique
  • Churchill Falls
  • Cour d'appel du Québec
  • Énergie
  • Hydro-Québec
  • Hydroélectricité
  • Labrador
  • Vente d'électricité

Publié sur le site le 26 août 2019

  • Publication précédente
  • Prochaine publication
Journal le Trait d'Union du Nord
  • Contactez-nous
  • Devenez membre
  • Annoncer avec nous
  • Le journal
  • L’Équipe
  • Historique
  • Distinctions
  • M’inscrire à l’infolettre

Le journal est membre :

  • de l'Association des médias écrits communautaires du Québec (AMECQ) et
  • du Conseil de la culture et des communications de la Côte-Nord (CRCCCN).

La conception de ce site Web s'inscrit de dans le cadre de la mise en oeuvre du Plan culturel numérique du Québec (www.culturenumerique.mcc.gouv.qc.ca)

 

Le média écrit aimerait remercier tous ceux qui nous ont soutenus au cours des années et qui contribuent à la pérennité de ses activités :

  • Culture et Communications Québec
  • Association des médias écrits communautaires du Québec (AMECQ)
  • MRC de Caniapiscau
  • Ville de Fermont
  • ArcelorMittal Exploitation Minière Canada
© Journal le Trait d'Union du Nord, Tous droits réservés.
Conception mamarmite
Nous utilisons des cookies pour vous garantir la meilleure expérience sur notre site web. Si vous continuez à utiliser ce site, nous supposerons que vous en êtes satisfait.