• Publications
  • Le journal
    • L’Équipe
    • Historique
    • Distinctions
  • Abonnements & membres
  • Annoncez avec nous
  • Contactez-nous
Journal le Trait d'Union du Nord
  • Publications
  • Le journal
    • L’Équipe
    • Historique
    • Distinctions
  • Abonnements & membres
  • Annoncez avec nous
  • Contactez-nous
  • Toutes les publications
  • Transport aérien

  • Une nouvelle version

    PAAR

    Une 18 février, 2025

    Une nouvelle version

  • Des travailleurs navetteurs ont eu chaud

    Transport aérien

    Des travailleurs navetteurs ont eu chaud

  • Rencontre avec les élus

    Le nouveau président de l’UMQ à Fermont

    Rencontre avec les élus

  • Fin des perturbations à l’aéroport de Wabush

    Transport aérien régional

    Fin des perturbations à l’aéroport de Wabush

  • Des redevances en abondance

    Industrie minière

    Des redevances en abondance

  • Un bilan et des ajustements s’imposent

    Transport aérien régional

    Un bilan et des ajustements s’imposent

  • Les dangers se multiplient

    Aéroport de Wabush

    Les dangers se multiplient

  • Sécurité des passagers aériens compromise

    Aéroport de Wabush

    Une 14 février, 2022

    Sécurité des passagers aériens compromise

  • Québec se fait tirer l’oreille…

    Transport aérien régional

    Québec se fait tirer l’oreille…

  • Vers un décollage  pour TREQ

    Transport aérien régional

    Vers un décollage pour TREQ

  • Autre coup dur pour les régions

    Transport aérien

    Autre coup dur pour les régions

  • Nouvelle compagnie d’aviation à Wabush

    Transport aérien

    Nouvelle compagnie d’aviation à Wabush

  • La sécurité des passagers menacée

    Transport aérien

    La sécurité des passagers menacée

  • Atterrissage d’urgence à Wabush

    Transport aérien

    Atterrissage d’urgence à Wabush

  • Encore des investissements

    Aéroport de Wabush

    Encore des investissements

Transport aérien

Une nouvelle version

PAAR

Une 18 février, 2025

Une nouvelle version

Des travailleurs navetteurs ont eu chaud

Transport aérien

Des travailleurs navetteurs ont eu chaud

Rencontre avec les élus

Le nouveau président de l’UMQ à Fermont

Rencontre avec les élus

Fin des perturbations à l’aéroport de Wabush

Transport aérien régional

Fin des perturbations à l’aéroport de Wabush

Des redevances en abondance

Industrie minière

Des redevances en abondance

Un bilan et des ajustements s’imposent

Transport aérien régional

Un bilan et des ajustements s’imposent

Les dangers se multiplient

Aéroport de Wabush

Les dangers se multiplient

Sécurité des passagers aériens compromise

Aéroport de Wabush

Une 14 février, 2022

Sécurité des passagers aériens compromise

Québec se fait tirer l’oreille…

Transport aérien régional

Québec se fait tirer l’oreille…

Vers un décollage  pour TREQ

Transport aérien régional

Vers un décollage pour TREQ

Autre coup dur pour les régions

Transport aérien

Autre coup dur pour les régions

Nouvelle compagnie d’aviation à Wabush

Transport aérien

Nouvelle compagnie d’aviation à Wabush

La sécurité des passagers menacée

Transport aérien

La sécurité des passagers menacée

Atterrissage d’urgence à Wabush

Transport aérien

Atterrissage d’urgence à Wabush

Encore des investissements

Aéroport de Wabush

Encore des investissements

PAAR

Une nouvelle version

par Éric Cyr

Source photo : Pixabay

De nouvelles modalités pour le Programme d’accès aérien aux régions (PAAR) sont entrées en vigueur, le 3 février 2025. Ce remodelage a été instauré par le gouvernement de la Coalition avenir Québec (CAQ) qui estime que ses changements inciteront les compagnies d’aviation à bonifier leur offre. Selon la nouvelle mouture, les clients d’un vol commercial pourront dorénavant voyager au Québec en profitant d’un rabais gouvernemental disparate à l’achat de 50 % à 85 % sur le prix des billets d’avion au lieu de l’ancienne version lancée en 2022 qui proposait un tarif fixe de 500 $ aller-retour exclusif pour les vols en partance ou à destination des aéroports de Québec, Montréal et Saint-Hubert. Le rabais s’applique dorénavant selon l’itinéraire pour les destinations admissibles au programme.

La nouvelle formule ne fait cependant pas l’unanimité et des spécialistes du domaine croient que des modifications plus substantielles sont indispensables afin d’assurer un meilleur service dans certaines régions comme la Côte-Nord. Il existe d’ailleurs des disparités et variantes selon les localités où les passagers souhaitent monter à bord. En résumé, les deux programmes sont fusionnés en un seul avec pour objectif de simplifier la procédure. Les billets offerts précédemment dont le prix était fixé à « 500 $ » ont été éliminés pour être remplacés par un rabais modulé selon les distances. Alors que le volet 1 de l’ancienne version du PAAR permettait aux résidents de certaines régions admissibles d’acheter un billet d’avion et de se faire rembourser une partie de son coût, il ne sera plus nécessaire dorénavant pour les consommateurs de faire une demande de remboursement auprès du ministère des Transports et de la Mobilité durable pour profiter d’un rabais. La nouvelle structure prévoit que pour se prévaloir d’une réduction, les voyageurs devront acheter un billet subventionné directement auprès d’un transporteur aérien participant au programme. La procédure exacte pour y avoir accès est indiquée sur le site Internet de chacun des transporteurs. Bien que la méthode puisse varier légèrement d’une entreprise aérienne à l’autre, le rabais gouvernemental s’appliquera pendant le processus d’achat dans tous les cas.

Une limite de six billets aller simple (trois allers-retours) par année par personne a été fixée. Toutefois, cette barrière annuelle ne s’applique pas si votre résidence principale est située dans la région de la Côte-Nord et donc les résidents nord-côtiers n’ont pas de limites quant au nombre de voyages. Les billets pour des déplacements par l’intermédiaire de liaisons aériennes régionales (vols entre régions) dont l’origine et la destination sont situées au Québec sont admissibles au programme. Les déplacements au sein d’une même région (vols intrarégionaux) sont aussi admissibles. Tout déplacement vers une destination située hors du Québec est exclu (à l’exception de Wabush au Labrador). Les organismes sans but lucratif et les voyages étudiants sont maintenant admissibles. Les déplacements pour affaires et pour le travail ne sont cependant pas inclus.

À titre d’exemple, un rabais de 60 % pourra être appliqué pour l’aéroport de Wabush (Fermont) et de 85 % pour celui de Schefferville. Un voyageur pourra obtenir 60 % de rabais pour l’aéroport de Baie-Comeau et 50 % pour l’aéroport de Sept-Îles. Cette mesure est aussi valide pour les aéroports de la Basse-Côte-Nord (85 %), de Havre-Saint-Pierre en Minganie et Port-Menier sur l’île d’Anticosti (75 %), de Val-d’Or et Rouyn-Noranda en Abitibi, Mont-Joli au Bas-Saint-Laurent, Bonaventure et Gaspé en Gaspésie (50 %) ainsi que les Îles-de-la-Madeleine (60 %) pour ne nommer que quelques dessertes aériennes couvertes.

Si vous avez acheté un billet au prix courant avant le 3 février 2025, il sera possible de vous faire rembourser selon les modalités du programme qui étaient en vigueur avant cette date. Tout billet acheté au prix régulier après le 31 mars 2025 ne pourra pas faire l’objet d’une demande de remboursement dans le cadre de l’ancien volet 1 puisque les billets subventionnés seront disponibles directement au moment de l’achat. Pour plus d’informations ou des précisions, communiquer par courriel à l’adresse suivante : transport.aerien@transport.gouv.qc.ca ou par téléphone au 1 800 717-8082, option 1 (sans frais au Québec). Les agences de voyages peuvent aussi vous aider à y voir plus clair.

Transport aérien régional

Des tarifs plus élevés un peu partout au Québec

Selon le Parti québécois (PQ), la nouvelle mouture du Programme d’accès aérien aux régions (PAAR) instaurée par le gouvernement Legault ne répond pas aux aspirations et aux exigences des régions du Québec dans le domaine du transport aérien.

Le porte-parole du Parti québécois en matière de transport, le député des Îles-de-la-Madeleine Joël Arseneau, déplore le contenu de la nouvelle version du PAAR récemment implantée par la Coalition avenir Québec (CAQ). « Que l’on vive aux Îles-de-la-Madeleine, à Gaspé, à Baie-Comeau, en Abitibi-Témiscamingue ou même au Saguenay–Lac-Saint-Jean, les Québécoises et Québécois paieront dorénavant en moyenne plus cher pour se déplacer en avion depuis la récente mise en œuvre du nouveau Programme d’accès aérien aux régions de la CAQ », a affirmé, le 6 février 2025, Joël Arseneau. « On réclamait depuis deux ans des améliorations du PAAR, mais les régions ressortent dans l’ensemble perdantes », calcule-t-il.

« Si l’objectif de la CAQ est d’augmenter le fardeau financier des citoyens qui dépendant d’un transport aérien régional efficace et abordable, c’est réussi », ironise le député madelinot qui dénonce la perte des acquis pour le soutien ciblé aux habitants des régions depuis 1989 et fait ressortir l’effet inflationniste de la révision du PAAR.

M. Arseneau explique qu’un seul regard sur les grilles de tarification des transporteurs aériens suffit à comprendre que le déplafonnement des tarifs à 500 $ entraîne une hausse généralisée des prix des billets d’avion pour les destinations régionales.

Dès l’annonce des nouvelles modalités du programme, en décembre, le député Arseneau a critiqué les nouvelles règles qui menaçaient de faire augmenter les coûts des billets d’avion pour les gens des régions du Québec. « Alors que le principe derrière le programme visait à réduire le coût des déplacements pour stimuler l’achalandage, c’est tout le contraire qui risque d’arriver avec le déplafonnement des tarifs », déplore l’élu. De plus, le député du Parti québécois se questionne à savoir combien de places seront offertes pour chaque catégorie de tarifs et pourquoi la CAQ insiste pour subventionner les billets d’avion des touristes des milieux urbains et des visiteurs d’Europe, d’Asie ou des États-Unis aux dépens des citoyens des régions ? Il rappelle que le soutien aux habitants des régions en matière de transport aérien remonte à l’adoption d’un décret en 1989. « La mesure s’appliquait d’abord aux résidents insulaires des Îles-de-la-Madeleine puis s’est étendue aux autres régions du Québec.

L’élu péquiste explique que la CAQ bafoue non seulement le décret sur l’insularité en haussant spécifiquement les tarifs aériens pour les Madelinots, mais assimile les besoins en transport aérien des citoyens des régions à ceux des villes et aux visiteurs étrangers. « Ce qu’il faut retenir, c’est que la CAQ trouve qu’on ne paie pas assez cher nos billets d’avion ». Joël Arseneau réitère qu’il faut travailler non seulement sur la demande, mais aussi sur l’amélioration de l’offre de transport aérien. « Je demande à la ministre des Transports et de la Mobilité durable, Geneviève Guilbault, de refaire ses devoirs, en cessant de se concentrer uniquement sur la demande, pour consolider l’offre en matière de transport aérien régional et la diversifier. Nous, gens des régions, avons besoin d’un service abordable et fiable qui répond réellement aux attentes et aux besoins des citoyens », conclut-il.

Partager

Publié le 18 février, 2025, dans la publication : Numéro_3 Volume_43

  • Abitibi-Témiscamingue
  • Admissibilité
  • Aéroports
  • Baie-Comeau
  • Coalition avenir Québec
  • Compagnies d’aviation
  • Destination
  • Fermont
  • Gaspé
  • Îles-de-la-Madeleine
  • Itinéraire
  • Joël Arseneau
  • Montréal
  • Parti québecois
  • Prix des billets d’avion
  • Programme d’accès aérien aux régions
  • Québec
  • Rabais gouvernemental
  • Région
  • Saguenay–Lac-Saint-Jean
  • Saint-Hubert
  • Tarif
  • Transport aérien

Publié sur le site le 18 février 2025

  • Publication précédente
  • Prochaine publication

Transport aérien

Des travailleurs navetteurs ont eu chaud

par Éric Cyr

Source photo : Frédéric Côté

Des travailleurs navetteurs (fly-in/fly-out) de Minerai de fer Québec (MFQ) ont eu la peur de leur vie lorsqu’un avion de l’entreprise aérienne Nolinor, un Boeing 737-400 qui les transportait, a subi un problème technique, le 27 novembre 2024, empêchant le déploiement de l’un des trains d’atterrissage principaux de l’appareil qui s’est finalement posé en catastrophe, mais sans encombre, sur la piste d’un autre aéroport avec un seul atterrisseur grâce au sang-froid des pilotes.

Le vol nolisé en partance de Québec à destination de l’aérogare de Saguenay-Bagotville, où il devait récupérer d’autres employés de la minière, a dû rebrousser chemin après avoir amorcé sa descente à l’approche de l’aérodrome de l’endroit lorsqu’un train d’atterrissage de l’aéronef ne s’est pas ouvert. L’aérodyne a par la suite effectué une boucle au-dessus du Saguenay avant de bifurquer vers l’aéroport international Montréal-Mirabel où les aviateurs ont réalisé un atterrissage forcé avec un train d’atterrissage en moins. Selon la compagnie d’aviation, qui n’a pas précisé la cause de cet incident, les passagers qui étaient à bord, qui devaient se rendre à Fermont en passant par l’aéroport régional de Wabush au Labrador, sont tous sains et saufs tout comme les membres d’équipage. Il n’y a eu aucun blessé grâce notamment à une intervention rapide des services d’urgence aéroportuaire. Le Bureau de la sécurité des transports du Canada (BST) a ouvert une enquête à ce sujet.

Heureusement que ce scénario ne s’est pas produit au-dessus de Wabush où les services d’urgence-incendie ont été démantelés par le ministère des Transports du Canada en août 2020. Au moins deux autres incidents du genre impliquant des trains d’atterrissage d’avions du transporteur aérien PAL refusant de s’ouvrir ont été répertoriés sur des vols en partance ou en direction de l’aéroport local depuis le retrait des effectifs d’urgence par le gouvernement fédéral il y a quatre ans et demi. Selon la députée de la circonscription fédérale du Labrador, la libérale Yvonne Jones, Transports Canada a consenti à rétablir ce service en 2025.

Partager

Publié le 17 décembre, 2024, dans la publication : Numéro_21 Volume_42

  • Aérogare de Saguenay-Bagotville
  • Aéroport
  • Entreprise aérienne
  • Fly-in/fly-out
  • Incident.
  • Labrador
  • Minerai de fer Québec
  • Nolinor
  • Pilotes
  • Services d’urgence aéroportuaire
  • Trains d’atterrissage
  • Transport aérien
  • Travailleurs
  • Vols nolisés
  • Wabush

Publié sur le site le 17 décembre 2024

  • Publication précédente
  • Prochaine publication

Le nouveau président de l’UMQ à Fermont

Rencontre avec les élus

par Élizabeth Séguin

Les élus municipaux et des employés de la Ville de Fermont ont rencontré M. Damphousse lors de sa visite à Fermont. Source photo : Patrick Lemieux, Union des municipalités du Québec

Le président de l’Union des municipalités du Québec (UMQ), Martin Damphousse, qui est aussi maire de Varennes, a effectué un court passage à Fermont le 17 mai dernier, pour rencontrer les élus locaux. L’objectif de sa visite, bien qu’elle fût brève, a été de sonder le territoire avec son équipe afin de pouvoir discuter adéquatement des dossiers municipaux dans la négociation du prochain pacte fiscal gouvernemental.

« C’est majeur, ce qui s’en vient dans la négociation », a-t-il affirmé. « On parle de logements, d’emplois, de rareté de la main-d’œuvre, de transport aérien, d’adaptation aux changements climatiques…tous ces enjeux doivent être impérativement amenés au gouvernement, pour qu’on trouve ensemble des solutions. »

M. Damphousse a expliqué vouloir éviter d’avoir à confronter le gouvernement sur ces sujets et qu’en développant la prochaine entente Québec-municipalités, les problématiques rencontrées aux quatre coins du Québec puissent être adressées. Il s’est embarqué dans une tournée des régions quelques jours après sa nomination comme président de l’UMQ, au début du mois de mai. « Je veux m’assurer de maîtriser l’ensemble des enjeux locaux que je connais moins. J’avais besoin de les entendre et de les comprendre pour être capable de mieux les défendre, » a ajouté M. Damphousse.

Lors de son passage, Martin Damphousse a eu l’occasion d’échanger avec le conseil municipal sur les principaux dossiers qui concernent la région, en particulier les redevances minières, dont le partage à l’échelle provinciale est jugé inéquitable par plusieurs. « C’est un constat qui me surprend et me déçoit un peu », a-t-il admis. « Les redevances minières ne sont pas du tout à la hauteur de ce que les entreprises génèrent sur leur territoire. Honnêtement, je ne comprends pas. J’aurai besoin d’explications des ministres du gouvernement, pour que ça soit juste pour les villes qui sont concernées. C’est la moindre des choses ».

Le maire de Fermont, Martin St-Laurent, a accompagné M. Damphousse lors de sa visite à Fermont. Il lui a fait voir certains attraits de la ville, dont la mine du Mont-Wright. Un souper a aussi été organisé avec les élus locaux et certains employés municipaux. Dans un communiqué de presse publié par l’UMQ suivant cette rencontre, M. St-Laurent, qui est aussi président du caucus régional de la Côte-Nord, a salué l’engagement du nouveau président de l’Union. « Si nous souhaitons un développement à la hauteur de nos ambitions, les municipalités doivent détenir non seulement de nouveaux outils fiscaux et financiers, mais également, l’énergie nécessaire pour être partie prenante de la transition verte. C’est tout le Québec qui va y gagner. »

Fermont faisait partie de la trentaine de municipalités visitées par le président de l’UMQ dans sa tournée québécoise, sous le thème « les municipalités, l’énergie du Québec ».

Martin Damphousse a été élu président par ses pairs lors de la rencontre du conseil d’administration qui s’est tenue en marge des 101e assises annuelles de l’UMQ. Il est le 59e président de l’Union, succédant au maire de Gaspé, Daniel Côté qui présidait l’organisation depuis mai 2021.

Partager

Publié le 5 juin, 2023, dans la publication : Numéro_11 Volume_41

  • Changements climatiques
  • Côte-Nord
  • Daniel Côté
  • Développement
  • Dossiers municipaux
  • Emplois
  • Fermont
  • Gouvernement
  • Gouvernement du Canada
  • Gouvernement du Québec
  • Logements
  • Main-d'oeuvre
  • Martin Damphousse
  • Martin St-Laurent
  • Pacte fiscal gouvernemental
  • Quatre coins du Québec
  • Territoire
  • Transport aérien
  • Union des municipalités du Québec UMQ

Publié sur le site le 5 juin 2023

  • Publication précédente
  • Prochaine publication

Transport aérien régional

Fin des perturbations à l’aéroport de Wabush

par Éric Cyr

Sur la photo, les installations désertées du piquet de grève.

Les syndiqués de l’Union canadienne des employés des transports (UCET) qui travaillent pour le gouvernement fédéral à l’aéroport de Wabush au Labrador et qui sont membres de l’Alliance de la fonction publique du Canada (AFPC) ont voté en faveur d’un mandat de grève, le 19 avril 2023, et ont érigé une ligne de piquetage au travers de la route d’accès menant au terminal aéroportuaire.

Selon le président de la section locale 90940 du syndicat UCTE/UCET à Wabush, Kirk King, qui représente les employés de piste et de bureau à l’aéroport régional, qui dessert aussi Fermont au Québec, une grève a été déclenchée à la suite du conflit de travail avec Ottawa qui s’éternisait et des retards étaient à prévoir pour les passagers qui utilisent cette aérogare puisqu’un piquet de grève avait été installé en travers de la route qui mène à l’aérodrome pour bloquer et ralentir la circulation.

« Les gens devaient prévoir du temps additionnel pour franchir la ligne de piquetage en fonction du nombre de voitures dans la file. Ce ralentissement aurait pu affecter les vols aériens en occasionnant des retards, ce qui ne fut pas le cas. » Deux travailleurs jugés essentiels sont demeurés en fonction donc des avions ont malgré tout pu atterrir et décoller.

« Les patients médicaux arrivant en ambulance pouvaient traverser en priorité, mais les cas non urgents qui devaient prendre un vol aérien pour aller consulter un spécialiste à l’extérieur de la région ont aussi dû faire la file. »

Ralentissement acceptable

Ce ralentissement du trafic routier n’a pas nécessairement posé de problèmes insurmontables pour les passagers aériens, du moins pour ceux qui ont anticipé un éventuel bouchon et qui se sont rendus sur place plus à l’avance que ce qui est normalement exigé. Le phénomène a cependant causé des problèmes non prévus pour ceux qui attendaient pour franchir le périmètre contrôlé par les grévistes puisque certains travailleurs œuvrant pour des entrepreneurs de la région ont dans quelques cas isolés abandonné le véhicule de leur employeur le long de la chaussée afin de se rendre à pied attraper leur vol. L’intervention des policiers provinciaux de la Royal Newfoundland Constabulary et de remorqueurs a alors été nécessaire, ce qui a pu contribuer à ralentir encore plus la fluidité de la circulation et occasionner des délais supplémentaires pour les autres qui attendaient dans la file motorisée.

Tout est rentré dans l’ordre à l’aéroport de Wabush avec la conclusion d’ententes de principe mettant fin à la grève nationale et un retour au travail, le 1er mai.

Partager

Publié le 8 mai, 2023, dans la publication : numéro_09 Volume_41

  • Aérodrome de Wabush
  • Aérogare de Wabush
  • Aéroport de Wabush
  • AFPC
  • Aviation
  • Conflit de travail
  • Employés de l’État
  • Fermont
  • Fonctionnaires fédéraux
  • Gouvernement fédéral
  • Grève
  • Labrador Ouest
  • Ligne de piquetage
  • Ottawa
  • Perturbations
  • Piquet de grève
  • Terminal aéroportuaire
  • Transport aérien
  • UCET
  • Vols aériens

Publié sur le site le 8 mai 2023

  • Publication précédente
  • Prochaine publication

Industrie minière

Des redevances en abondance

par Éric Cyr

Source photo : Freepik

L’industrie minière a rapporté des sommes colossales au trésor québécois ces dernières années notamment en 2021. Le gouvernement du Québec a empoché cette année-là près d’un milliard de dollars, et plus exactement 926 millions, un sommet inégalé selon des données dévoilées dans un article de La Presse. De ce montant, ce sont les mines de fer de la région qui sont les plus payantes.

L’impôt minier sur le profit annuel des exploitants, qui varie de 16 à 28 % selon la marge bénéficiaire, a atteint un sommet en 2021 alors que les mines de Mont-Wright et de Fire Lake d’ArcelorMittal ont fait engranger 335,5 M $ à Québec et que la mine du Lac Bloom de Minerai de fer Québec (MFQ) a versé des droits miniers de 137,4 M $. Un total de 472,9 M $ a été recueilli seulement pour cette année-là juste dans le secteur de Fermont. L’année précédente, en 2020, c’est 306,1 M $ qui a été fourni par les deux minières fermontoises soit 175,5 M $ par ArcelorMittal et 130,6 M $ par MFQ.

Les exploitations minières de la Côte-Nord contribuent grandement à garnir les coffres de l’État québécois qui bénéficie de cette manne associée au prix élevé des métaux. Les montants versés suivent la fluctuation du prix des matières premières et comme la demande en fer a connu une croissance vertigineuse durant ces années, atteignant en moyenne à son point culminant jusqu’à 162 dollars américains la tonne, les deux entreprises minières qui exploitent un gisement de fer en territoire fermontois constituent une véritable manne pour le gouvernement du Québec. En 2020 et 2021, un total de 779 M $ a été envoyé dans les coffres de l’état québécois par ces compagnies.

Côte-Nord, la vache à lait

Cet exemple illustre bien toute l’importance stratégique de la Côte-Nord dont les besoins primaires notamment au niveau des transports semblent malheureusement avoir trop souvent été délaissés par les gouvernements successifs depuis de nombreuses années. Malgré l’abondance de richesses et de matières premières comme l’hydroélectricité et le fer, qui contribuent largement à enrichir les recettes publiques, la Côte-Nord est la seule région du Québec à devoir composer avec une démographie négative. Le contexte du manque de fluidité dans les domaines du transport contribue très certainement au phénomène qui nuit à toutes les sphères économiques et sociales. Plusieurs voix influentes s’élèvent en réclamant le désenclavement du territoire nord-côtier, ce qui ne semble pas avoir ému le gouvernement actuel puisque la route 138 demeure inachevée, il n’y a toujours pas de pont à l’embouchure de la rivière Saguenay à Tadoussac, la route nationale 389 ne respecte pas les normes minimales de sécurité, le service de traversiers est souvent compromis et le service aérien régional est peu fiable et ne répond pas aux besoins de l’ensemble des localités nord-côtières. Le gouvernement Legault, qui a nommé une ministre responsable de la Côte-Nord originaire de la région, réussira-t-il à inverser la tendance ? À suivre.

Partager

Publié le 24 avril, 2023, dans la publication : Numéro_08 Volume_41

  • Côte-Nord
  • État québécois
  • Exploitation minière
  • Gouvernement du Québec
  • Impôt minier
  • Industrie minière
  • Matières premières
  • Mines de fer
  • Pont à Tadoussac
  • Québec
  • Recettes publiques
  • Redevances minières
  • Régions
  • Route 138
  • Route 389
  • Transport aérien
  • Transports
  • Traversiers
  • Trésor québécois

Publié sur le site le 24 avril 2023

  • Publication précédente
  • Prochaine publication

Transport aérien régional

Un bilan et des ajustements s’imposent

par Éric Cyr

L’Union des municipalités du Québec (UMQ) exige une rencontre rapide du groupe d’intervention sur la relance des services aériens régionaux afin d’analyser l’impact des mesures instaurées par le gouvernement Legault qui ne font pas l’unanimité.

C’est dans le cadre de la rencontre du Comité sur le transport aérien de l’UMQ, le 24 janvier 2023, que les élus municipaux ont profité de l’occasion pour discuter de l’accessibilité, de la disponibilité et de la fiabilité des vols régionaux en présence de l’adjoint gouvernemental de la ministre des Transports et de la Mobilité durable et responsable du volet aérien régional, le député de René-Lévesque, Yves Montigny.

Efficacité et fiabilité variables…

Pour l’UMQ, le moment est venu de dresser le bilan des retombées des mesures gouvernementales mises en place au courant des dernières années en convoquant rapidement une réunion de tous les membres de l’unité d’intervention afin qu’ils se penchent sur ce sujet. Le président de l’UMQ et maire de Gaspé, Daniel Côté, remet en question l’efficacité et la fiabilité de ce modèle : « On le constate partout au Québec, il n’y a plus de garantie de desserte aérienne. Nous faisons face, par exemple, à des horaires variables, à des annulations fréquentes de vols et à des restrictions d’équipages. Nous avons un grand territoire et il est important de connecter nos régions, mais aussi d’assurer le transport médical. Le gouvernement du Québec a été au rendez-vous par le passé. Maintenant, nous devons collectivement faire le bilan et déterminer les prochaines étapes destinées à améliorer l’offre de services aériens en région.

Mieux s’adapter et mieux s’outiller…

La présidente du comité de l’UMQ et mairesse de Chibougamau, Manon Cyr, juge que la formule actuelle de transport aérien régional ne convient pas aux aspirations et aux exigences de la population et qu’il faut tout revoir en examinant différentes possibilités qui pourraient contribuer à améliorer la situation.

« Durant les dernières années, l’UMQ a été particulièrement active dans le dossier du transport aérien. Grâce à nos efforts, nous avons obtenu la création de programmes pour soutenir les infrastructures, stimuler la concurrence et accroître l’accessibilité à ce mode de déplacement. Lors de la pandémie, nous avons aussi travaillé avec plusieurs groupes économiques afin de proposer un nouveau modèle d’affaires visant à éviter les bris de services. De concert avec le gouvernement du Québec, le groupe d’intervention a fait des choix qu’il jugeait les plus appropriés dans le contexte. Aujourd’hui, on constate malheureusement que le transport aérien régional ne répond plus aux attentes et aux besoins de nos populations. Tous les acteurs du domaine doivent se réunir pour identifier ce qui fonctionne et ce qui ne fonctionne pas en tentant de trouver des solutions aux irritants actuels. »

Le groupe d’intervention sur la relance des services aériens régionaux, qui était attendu depuis longtemps, a été implanté par le gouvernement du Québec en juillet 2020 afin de déterminer et d’analyser des pistes de solutions pour les dessertes aériennes régionales. Cette structure, qui rassemble plus d’une vingtaine d’intervenants et de partenaire, a tenu sa dernière rencontre en mars 2022.

Transport aérien régional

Le Parti québécois revient à la charge

Constatant une détérioration dans le domaine des déplacements aériens desservant les régions du Québec, le Parti québécois (PQ) réclame, le 30 janvier 2023, une véritable stratégie en matière de transport aérien régional afin de répondre de façon adéquate et efficace aux aspirations et aux besoins des acteurs des milieux.

Le porte-parole en matière de transports pour le PQ et député des Îles-de-la-Madeleine, Joël Arseneau, a remarqué comme de nombreux autres intervenants, la situation désastreuse du transport aérien et les performances décevantes du Programme d’accès aérien aux régions (PAAR). Ce dernier exhorte le gouvernement Legault à agir et l’invite à instaurer une réelle tactique destinée à améliorer les déplacements par avion dans les régions du Québec. Déplorant que la situation du transport aérien en région se soit dégradée au courant des derniers mois, le député péquiste constate que la mise en place du PARR par le gouvernement n’a amélioré ni l’offre ni la demande dans la plupart des aéroports régionaux. « C’était écrit dans le ciel (sic). Il faut maintenant reprendre le travail alors que tout reste à faire pour établir enfin un modèle de dessertes régionales efficace, viable et abordable. »

Selon le PQ, la fiabilité des liaisons est mise à mal et la confiance de la clientèle est au plus bas. Le gouvernement doit donc prendre acte dès maintenant de la performance discutable du programme alors qu’à peine 20 % des billets à rabais ont trouvé preneur. « Je demande à la ministre des Transports, Geneviève Guilbault, de revoir avec les intervenants du secteur les fondements du PARR et je lui tends la main pour travailler ensemble à relancer durablement le transport aérien dans nos régions. D’autres modèles d’intervention existent et d’autres modèles d’affaires doivent être envisagés. Nous avons besoin d’une vraie vision qui colle à notre réalité », souligne le député Joël Arseneau.

À l’instar de l’Union des municipalités du Québec (UMQ), M. Arseneau demande à la ministre québécoise des Transports de réunir d’urgence le groupe d’intervention sur la relance des services aériens régionaux, dont il fait partie, qui ne s’est pas rencontré depuis mars 2022.

« Il y a des gestes concrets et urgents à poser pour soutenir, consolider ou rétablir certaines liaisons aériennes, mais l’objectif primordial doit être le développement d’une véritable stratégie de transport aérien régional pour le Québec. »

Témoin direct de la défaillance du système actuel, l’élu madelinot rappelle que le PARR ne visait qu’à soutenir la demande alors que le soutien à l’offre doit faire partie des axes clés pour relancer le transport aérien régional. « Force est aujourd’hui de constater qu’il faut voir plus grand et de façon plus approfondie les enjeux du transport aérien et travailler sur l’offre de transport actuellement anémique, souvent perturbée, insuffisante et surtout insatisfaisante en regard des besoins aériens des Québécoises et des Québécois en région. »

Selon le député Arseneau, les divers intervenants du domaine s’entendent sur le fait que les fréquences et les itinéraires des vols sont insatisfaisants et que la fiabilité du service est compromise par une offre de transport déficiente. « L’offre de quelques milliers de billets d’avion à coût réduit n’a pas changé le fait que les régions sont actuellement extrêmement mal desservies dans un marché caractérisé par un manque de concurrence, où les attentes et les besoins régionaux sont ignorés ou déçus. La situation catastrophique que nous vivons a notamment un impact délétère sur les efforts de vitalisation de nos régions, les initiatives d’attraction et de rétention des familles et de la main-d’œuvre ainsi que sur l’accès aux soins de santé. Il faut agir ! »

Partager

Publié le 13 février, 2023, dans la publication : Numéro_03 Volume_41

  • Aviation civile
  • Circulation aérienne
  • Déplacements aériens
  • Dessertes aériennes
  • Gouvernement du Québec
  • Gouvernement Legault
  • Mobilité durable
  • Secteur aéronautique
  • Services aériens
  • Transport aérien
  • Transports Québec
  • Union des municipalités du Québec UMQ
  • Vols commerciaux

Publié sur le site le 13 février 2023

  • Publication précédente
  • Prochaine publication

Aéroport de Wabush

Les dangers se multiplient

par Éric Cyr

À l’instar de la Ville de Wabush lors du démantèlement des services d’urgence-incendie à l’aéroport régional de Wabush par Transports Canada, en août 2020, La Ville de Labrador City s’est également dissociée des interventions de lutte contre les incendies en cas de catastrophe aérienne, le 4 février dernier. La Ville de Fermont a pour sa part adopté une résolution relative à la sécurité incendie à cette aérogare lors de la réunion du conseil municipal du 14 février.

La Ville de Labrador City a informé les citoyens de la région de son retrait des services d’incendie de l’aéroport dans un communiqué publié sur sa page Facebook. « Les sapeurs-pompiers sont engagés dans une activité intrinsèquement dangereuse et ont donc tendance à accepter que les aléas du métier fassent inévitablement partie de leurs tâches. Cependant, lorsque vous avez des pompiers correctement formés qui respectent toutes les normes liées à la profession, ces menaces peuvent être considérablement réduites. Les responsables des services d’incendie qui adoptent des mesures destinées à limiter les facteurs de risques reconnaissent que la sécurité des pompiers, la responsabilité légale et la gestion des dangers sont des concepts interreliés : une fois que vous en aurez amélioré un, les deux autres seront automatiquement influencés. »

Selon la directrice générale de la municipalité, Cathy Etsell, le Service de prévention des incendies de Labrador City est fier de son haut niveau de préparation lui permettant d’agir de façon efficace dans le cadre de plusieurs situations périlleuses. Cependant dans le cas d’un déploiement lié à une tragédie aérienne, il est important d’avoir les capacités, les compétences et les connaissances spécialement axées sur les accidents et les incendies d’avion, car ce type d’intervention spécialisée comporte de nombreux défis. Mme Etsell explique que la formation est essentielle afin d’assurer la sécurité de tous et que le sauvetage et la lutte contre les incendies d’aéronefs (SLIA) est un domaine particulier qui ne fait pas partie de l’enseignement offert pour les intervenants des services d’incendie structurels. Par conséquent, les pompiers municipaux peuvent ne pas être familiarisés avec les procédures à suivre dans le cas de la gestion d’un tel événement, ce qui peut gravement compromettre leur santé et leur sécurité physique et psychologique.

« Nous sommes au regret d’informer les citoyens que la Ville de Labrador City se retire des services d’intervention et de lutte contre les incendies à l’aéroport de Wabush en raison du manque de formation dans le domaine du SLIA dont nos pompiers disposent », peut-on lire dans le communiqué qui précise que c’est l’exploitant d’aéroport, en l’occurrence Transports Canada, qui est responsable, en vertu du Règlement de l’aviation canadien (RAC), de fournir un plan d’intervention d’urgence. « Depuis la suppression des services de lutte contre les incendies (par le gouvernement du Canada) à l’aéroport, en 2020, la direction de l’aéroport s’est engagée à nous fournir ce plan d’urgence et à ce jour, rien n’a été reçu et aucune réunion n’a été organisée pour en discuter davantage », conclut le document.

La Ville de Labrador City, qui continue à plaider pour le rétablissement des services d’incendie à temps plein à l’aéroport de Wabush, s’est engagée à travailler avec Transports Canada et la direction du terminal aérien pour trouver des solutions à court et à long terme dès que possible pour protéger les pompiers et sauver des vies.

Fermont solidaire

Après avoir pris connaissance d’une lettre rédigée, le 7 janvier 2022, par le vice-président régional de l’Union canadienne des employés des transports (UCET), Chrius Bussey, soulevant diverses dérogations à la règlementation fédérale au sujet de l’absence d’opérations de sécurité incendie aéroportuaire à l’aéroport de Wabush et d’une lettre écrite, le 28 janvier 2022, par le député provincial néodémocrate du Labrador Ouest, Jordan Brown, demandant au ministre canadien des Transports, Omar Alghabra, le rétablissement d’un service de sécurité incendie aéroportuaire conforme aux normes fédérales à l’aéroport de Wabush, la Ville de Fermont a jugé la situation préoccupante et a convenu d’adopter une résolution afin de tenter de faire bouger les choses. Voici un extrait de cette résolution qui a été transmise au ministre fédéral des Transports, Omar Alghabra : « Considérant que l’aéroport de Wabush dessert la région du Labrador Ouest et les communautés de Labrador City, de Wabush et de Fermont et que cet aéroport est une infrastructure stratégique pour le transport des biens, des personnes, les vols nolisés de l’industrie minière du Labrador et du Québec ainsi que pour la diversification économique régionale…Il est résolu à l’unanimité de demander au ministre des Transports du Canada, Omar Alghabra, le rétablissement d’un service de sécurité incendie aéroportuaire conforme aux normes fédérales à l’aéroport de Wabush, d’appuyer les demandes des Villes de Labrador City et de Wabush ainsi que de la circonscription du Labrador Ouest et de solliciter l’appui de la députée bloquiste de Manicouagan, Marilène Gill… » La résolution a aussi été acheminée au député provincial du Labrador Ouest, Jordan Brown, à la députée fédérale du Labrador, la libérale Yvonne Jones, à la mairesse par intérim de Labrador City, Belinda Adams, et au maire de Wabush, Ron Barron. La balle est dans le camp du gouvernement Trudeau…

Partager

Publié le 28 février, 2022, dans la publication : Numéro_4 Volume_40

  • Aéroport de Wabush
  • Aviation
  • Catastrophe aérienne
  • Écrasement d’avion
  • Intervention d’urgence
  • Labrador
  • Sécurité incendie aéroportuaire
  • Tragédie aérienne
  • Transport aérien
  • Transports Canada

Publié sur le site le 28 février 2022

  • Publication précédente
  • Prochaine publication

Aéroport de Wabush

Sécurité des passagers aériens compromise

par Éric Cyr

Le directeur du Service de prévention des incendies de Labrador City, Joe Power, critique le plan d’urgence désuet à l’aéroport régional de Wabush au Labrador qui dessert la population de l’Ouest du Labrador et de Fermont au Québec. Selon ce dernier, une situation potentiellement désastreuse survenue récemment a rudement mis à l’épreuve le plan de préparation en cas de catastrophe aérienne et remet en question l’efficacité des mesures aéroportuaires d’urgence destinées à prévenir une tragédie.

La démarche du chef des pompiers de Labrador City, qui accuse Transports Canada de parachuter ses responsabilités sur le dos des municipalités, a pour objectif d’informer les pilotes, les voyageurs et les citoyens des risques qu’ils encourent en transitant par l’aérodrome de Wabush dont les ressources ont été considérablement réduites par le ministère des Transports du Canada qui a démantelé le service local de sauvetage et de lutte contre les incendies d’aéronefs, le 7 août 2020.

Confusion totale

M. Power, qui a informé, il y a un an, le directeur de l’aéroport de Wabush de graves lacunes liées au plan d’urgence, établi en janvier 2013, et qui n’a jamais obtenu de réponse, a déclaré que l’intervention du 19 janvier 2022 survenue lors de l’atterrissage d’urgence d’un avion Beechcraft avec 17 personnes à bord aux prises avec une panne de moteur avait lamentablement échoué.

« La déclaration que Transports Canada a faite à un journaliste de Radio-Canada/CBC à la suite de cet événement indiquant que tout est sécuritaire à l’aérogare de Wabush m’inquiète grandement et me fait craindre le pire. L’intervention du service d’incendies et de sauvetage (Fire and Rescue) de Labrador City me laisse perplexe et je redoute qu’une catastrophe aérienne puisse éventuellement se produire. Je constate que les intervenants de ce terminal aérien ne sont pas aussi bien formés qu’ils devraient l’être et manquent sérieusement de préparation pour faire face à une situation d’urgence. Cette grave lacune organisationnelle s’avère très problématique et sème la confusion lors d’un déploiement des services d’urgence », explique M. Power qui dénonce le manque de communication et de coordination des instances aéroportuaires lors de ces récentes manœuvres sur le terrain qui ont aussi mobilisé les services de prévention des incendies de Wabush et de Labrador City, les policiers provinciaux de la Royal Newfoundland Constabulary, les agents de sécurité de la minière IOC, et le personnel de la Régie régionale de la santé Labrador Grenfell Health, qui se sont joints aux opérations et qui ont été pris en otage inutilement par manque d’informations précises relatives à l’incident qui aurait pu s’avérer périlleux.

À vos risques et périls

Le mécontentement des citoyens des trois localités minières de la région ainsi que de nombreux utilisateurs de ce terminal aérien n’ont pas changé la décision de Transports Canada qui a aboli les services d’urgence-incendie qui y étaient rattachés, à l’été 2020, malgré une forte opposition locale. Des professionnels du domaine croyaient alors que Transports Canada mettait la vie des passagers en danger. Le pompier Ryan Connolly, qui a travaillé au sein de cette brigade, affirmait que sa suppression mettait les passagers et les équipages atterrissant et décollant de Wabush à risque. Selon ce dernier, des professionnels spécialisés et formés dans ce genre particulier d’intervention doivent être sur place et prêts à intervenir rapidement en cas d’urgence. Il expliquait qu’il n’y a pas que dans le cas d’un écrasement d’avion que les pompiers peuvent faire toute la différence, mais aussi lorsqu’un incendie de moteur se déclare ou lors d’un déversement de carburant qui s’enflamme. Chaque seconde compte pour sauver des vies et le laps de temps d’intervention est primordial. Le type de carburant utilisé dans les avions brûle très rapidement et les flammes se comportent de façon agressive, il est donc essentiel que des pompiers soient physiquement sur les lieux et constamment sur le qui-vive afin de parer une éventuelle tragédie humaine en contrôlant les facteurs pouvant l’engendrer notamment les flammes qu’ils doivent tenter de maîtriser dès le début afin que le feu ne se propage pas aux sorties de l’appareil.

Vies humaines et statistiques

Le gouvernement fédéral indiquait à l’époque, afin de justifier le retrait du service, que le volume de passagers requis annuellement pour que les services d’incendie soient obligatoires dans une installation aéroportuaire est de 180 000 passagers et jugeait alors que ce seuil ne serait pas atteint à Wabush selon ses calculs contestés par les élus locaux. Il n’y aurait donc, selon Ottawa, aucune obligation réglementaire de fournir ce service. À la suite du témoignage de M. Power, un porte-parole de Transports Canada a indiqué que le plan d’intervention d’urgence de l’aéroport local subit actuellement une mise à jour qui sera transmise aux personnes concernées une fois le processus complété. Depuis l’abolition du service de sauvetage et d’incendies de l’aéroport, au moins deux autres incidents, liés au train d’atterrissage d’avions qui ne voulait pas se déployer, auraient pu avoir des conséquences désastreuses.

Partager

Publié le 14 février, 2022, dans la publication : Numéro_3 Volume_40

  • Aéroport de Wabush
  • Aviation
  • Catastrophe aérienne
  • Intervention aérienne d’urgence
  • Labrador
  • Plan aérien d’urgence
  • Sécurité aérienne
  • Services aéroportuaires d’urgence
  • Transport aérien
  • Transports Canada

Publié sur le site le 14 février 2022

  • Publication précédente
  • Prochaine publication

Transport aérien régional

Québec se fait tirer l’oreille…

par Éric Cyr

Source photo : TREQ

Une pétition en ligne à l’attention de l’Assemblée nationale invite le gouvernement du Québec à prendre ses responsabilités en soutenant les initiatives destinées à diminuer le coût des déplacements aériens en région et notamment en appuyant la Coopérative de transport régional du Québec (TREQ).

L’ancien maire de Sept-Îles, Réjean Porlier, fait de ce dossier prioritaire pour la Côte-Nord son cheval de bataille et affirme qu’il va suivre son évolution avec attention. L’ancien élu considère la situation comme un enjeu de société très préoccupant et a récemment publié une lettre incitant les citoyens concernés à signer cette pétition sur son profil Facebook, somme le gouvernement Legault d’agir. Ce dernier est inquiet de l’inaction de Québec au sujet de la crise du transport aérien dans les régions, notamment sur la Côte-Nord qui subit un important déclin démographique, et qui a des répercussions entre autres en ralentissant leur développement économique.

M. Porlier est persuadé que le gouvernement Legault doit amorcer une véritable réflexion sur le transport aérien au Québec et enfin se décider à agir afin d’alléger le coût dissuasif des vols intérieurs sur son territoire comparativement à celui des autres destinations au pays et en Amérique du Nord. Ce dernier vante l’initiative TREQ d’un transporteur aérien sous forme coopérative à propriété collective qui a reçu le soutien de milliers de Québécois déjà membres, de plusieurs maires et mairesses du Québec, de plusieurs industriels, du gouvernement fédéral et de grandes institutions financières. Il demande donc au premier ministre du Québec, François Legault, de considérer sérieusement la proposition de TREQ qui souhaite desservir à prix abordable le réseau aérien primaire au Québec et de dévoiler sans tarder sa stratégie destinée à lutter contre cette crise afin de contrer le monopole malsain du transporteur Air Canada.

Secteur aérien régional délaissé

M. Porlier accuse le gouvernement de la Coalition avenir Québec (CAQ) de tenir un discours accrocheur, mais sans profondeur. « Il semble y avoir un aveuglement volontaire du côté de Québec à ne pas reconnaître même l’existence de cette crise. M. Legault choisit de fermer les yeux sur notre anémique performance en matière de transport aérien alors que nous sommes derniers de classe avec des pertes fiscales annuelles de 800 millions de dollars… Si Québec choisit de perpétuer ce système en injectant des millions de dollars pour subventionner des billets beaucoup trop chers, c’est que vraisemblablement, les intérêts du Québec et des régions n’auront pas fait le poids dans l’équation. Il faut sortir de cette formule qui fait mal au Québec et à ses régions en changeant de stratégie. »

L’ancien politicien considère que le fait d’utiliser des fonds publics pour subventionner des transporteurs aux prix prohibitifs ne règlera jamais le problème fondamental des prix trop élevés et que le système actuel encourage un réseau qui favorise le maintien du prix exorbitant des billets, ce qui va à l’encontre de l’intérêt de la population : « Vraisemblablement, le prix de cet aveuglement face au transport aérien est faramineux, mais le paradoxe c’est qu’une petite partie de ces pertes, mieux investies, pourrait permettre le déploiement d’un réseau aérien efficace et abordable sur tout le territoire du Québec. Un réseau qui servirait enfin le développement de nos régions. »

Les citoyens peuvent signer la pétition jusqu’au 7 février 2022 en allant sur le lien sur le profil Facebook de Réjean Porlier ou directement sur le site Internet de l’Assemblée nationale du Québec au https://www.assnat.qc.ca/fr/exprimez-votre-opinion/petition

Partager

Publié le 31 janvier, 2022, dans la publication : numéro_2 Volume_40

  • Assemblée nationale
  • Aviation
  • Coopérative de transport régional
  • Déplacements aériens
  • Gouvernement Legault
  • Québec
  • Réjean Porlier
  • Transport aérien
  • Treq

Publié sur le site le 31 janvier 2022

  • Publication précédente
  • Prochaine publication

Transport aérien régional

Vers un décollage pour TREQ

par Éric Cyr

Le gouvernement fédéral a annoncé, le 11 août dernier, l’octroi d’un soutien financier de 3,5 millions de dollars pour la Coopérative de transport régional du Québec (TREQ) dans le cadre d’une enveloppe de 38,9 millions destinée à soutenir le transport aérien dans les régions de la province. Ce prêt sans intérêt devrait aider à propulser la coopérative d’aviation vers son envol en l’aidant à couvrir les coûts liés à son démarrage et sa commercialisation.

Cette démarche d’Ottawa, qui vise à soutenir les écosystèmes régionaux de transport aérien durement éprouvés durant la pandémie, répond à un besoin qui s’est exprimé très fortement durant cette période difficile et prend la forme d’une aide financière de 206 millions de dollars qui s’inscrit dans le cadre de l’Initiative de transport aérien régional à l’échelle du pays. L’apport de Développement économique Canada donnera un coup de pouce à ce nouveau venu dans le monde de l’aéronautique, qui stimulera la concurrence, dont le modèle d’affaires vise à offrir des liaisons régionales à prix abordable pour ses membres, qui dépassent actuellement les 16 000 coopérants et qui composent sa clientèle. Malgré cette contribution, TREQ, qui propose une flotte d’appareils Bombardier Q400, des avions régionaux performants de 74 places, doit encore ficeler son plan financier.

Cette contribution arrive à point pour de nombreuses régions qui cherchent à se munir de vrais outils de développement afin d’assurer une mobilité des personnes et des biens alors que plusieurs transporteurs aériens tentent de combler le vide laissé par Air Canada qui a suspendu de nombreuses dessertes aériennes régionales, dont plusieurs en sol québécois. Une autre compagnie qui dessert l’aéroport régional de Wabush au Labrador, Pascan Aviation, recevra pour sa part 8,8 millions de dollars en aide gouvernementale.

Carboneutralité

Quelques semaines plus tard, le 30 août, TREQ fait part de son intention de devenir le premier transporteur canadien carboneutre grâce à sa participation au programme de compensation de gaz à effet de serre (GES) de l’Université du Québec à Chicoutimi (UQAC) par l’intermédiaire de sa plateforme Carbone Boréal. Cette entente permettra à la coopérative aérienne de compenser ses émissions de GES, lorsqu’elle lancera ses activités, par la plantation d’arbres dans la forêt boréale québécoise en plus d’encourager l’infrastructure de recherche universitaire.

Le concept coopératif qui a inspiré la création de TREQ vise notamment à répondre à la problématique des prix ridiculement élevés des billets d’avion pour les vols des dessertes aériennes régionales au Québec. Depuis le lancement des inscriptions en janvier dernier, plusieurs citoyens de la région, dont une majorité de Fermontois, ont déjà adhéré à la formule proposée en devenant membres. Comme TREQ a prévu inclure des liaisons vers l’aéroport de Wabush, la Ville de Fermont a incité ses citoyens à devenir membres en offrant un abonnement gratuit pour tous les résidents permanents de la localité nordique souhaitant s’inscrire. Le conseil municipal a adopté une résolution visant à payer les frais d’adhésion à la Coop TREQ à ceux qui en feront la demande.

Pour en savoir plus et vous inscrire, visiter le site internet treq.ca

Partager

Publié le 20 septembre, 2021, dans la publication : Numéro_15 Volume 39

  • Aéronautique
  • Aéroport de Wabush
  • Aviation
  • Coopérative de transport régional
  • Liaisons aériennes
  • Pascan
  • Québec
  • Transport aérien
  • Treq

Publié sur le site le 20 septembre 2021

  • Publication précédente
  • Prochaine publication

Transport aérien

Autre coup dur pour les régions

par Éric Cyr

Source photo : John McArthur/Unsplash

Le transporteur aérien Air Canada, subventionné par le gouvernement fédéral, qui en est actionnaire, ne reprendra pas ses liaisons régionales sur une base régulière dans de nombreux aéroports du Québec et en abandonnera plusieurs autres après un accord conclu avec Ottawa, le 13 avril dernier. C’est le Québec qui est le grand perdant de l’entente puisque bien que le siège social de la compagnie aérienne se situe à Montréal, la belle province est le territoire qui récupérera le moins de dessertes.

Air Canada a de plus confirmé qu’il ne reprendra pas ses liaisons régulières vers Wabush au Labrador, qui dessert Fermont. Le même scénario s’applique pour Baie-Comeau sur la Côte-Nord, Mont-Joli au Bas-Saint-Laurent, Gaspé en Gaspésie, les Îles-de-la-Madeleine et Val-d’Or en Abitibi.

Concurrence déloyale et manque de fiabilité

Les régions du Québec sont actuellement dans une impasse en ce qui a trait à l’accès à leur territoire par voie aérienne puisque plusieurs escales ont été complètement abandonnées ou partiellement délaissées par Air Canada. La grande majorité des élus des régions, qui jugent que le service du transporteur national manque de fiabilité, sont heureux que certains petits transporteurs régionaux poursuivent leur mission alors que d’autres ont manifesté l’intérêt de prendre le relais, où l’ont déjà fait, en tentant tant bien que mal d’offrir des services sans toutefois être soutenus par les gouvernements. Les élus demandent donc aux gouvernements de leur venir en aide afin d’assurer la pérennité des dessertes aériennes régionales. Air Canada entend conclure « de nouveaux accords interlignes avec des transporteurs régionaux tiers » pour les déplacements qu’elle ne pourra assurer au moyen de services directs, ce qui fait craindre aux élus la réapparition d’une concurrence déloyale aux frais des contribuables.

L’annonce de l’aide financière de près de 5,9 milliards de dollars par Ottawa a fait réagir L’Alliance des chambres de commerce de la Côte-Nord qui réclame depuis de nombreuses années un service aérien adéquat, fiable et à prix raisonnable. Les chambres de commerce dénoncent le fait qu’aucune aide n’ait été octroyée par le gouvernement du Canada aux transporteurs du Québec, ou à ceux qui ont manifesté le désir de reprendre le flambeau dans les régions du Québec, et demandent des actions pour une desserte aérienne durable et efficace.

Pire qu’avant pour les régions

Dans le cadre de cet accord bâclé qui ne tient pas compte des spécificités régionales, Air Canada a conclu avec le gouvernement du Canada une série d’accords de financement par instruments d’emprunt et de capitaux propres qui lui donnera accès à des liquidités maximales de 5,879 milliards de dollars par l’intermédiaire du Crédit d’urgence pour les grands employeurs (CUGE). Dans le cadre du montage financier, Air Canada a pris un certain nombre d’engagements liés au remboursement des clients, à la desserte des collectivités régionales, à des restrictions touchant l’utilisation des fonds fournis, à l’emploi et aux dépenses d’investissement. Air Canada offre aux clients admissibles qui ont acheté des billets non remboursables pour un voyage commençant au plus tôt en février 2020, mais qui n’ont pas voyagé en raison de la Covid-19, le choix d’un remboursement selon le mode de paiement initial.

TREQ

La Coopérative de transport aérien régional du Québec (TREQ), dont la mission est de doter le Québec d’un réel transporteur aérien régional au service des régions et de leur développement tout en assurant l’offre de billets d’avion à bas prix, envisage de desservir l’aéroport de Wabush au Labrador. Le conseil municipal de Fermont a adopté, en mars dernier, une résolution afin que la mairie paie les frais d’adhésion de 10 $ à la Coop TREQ aux citoyens fermontois qui en feront la demande et pour rembourser ceux qui se sont déjà inscrits.

Partager

Publié le 26 avril, 2021, dans la publication : Numéro_08 Volume 39

  • Aéroports régionaux
  • Air Canada
  • Aviation civile
  • Dessertes aériennes
  • Escales régionales
  • Gouvernement fédéral
  • Ottawa
  • Transport aérien
  • Treq

Publié sur le site le 26 avril 2021

  • Publication précédente
  • Prochaine publication

Transport aérien

Nouvelle compagnie d’aviation à Wabush

par Éric Cyr

Source photo : Wikipédia

Une nouvelle coopérative québécoise de transport aérien régional qui desservira l’aéroport régional de Wabush au Labrador a vu le jour récemment. La décision d’Air Canada de se retirer d’une trentaine de régions du Québec et totalement du Labrador a propulsé le lancement de la Coopérative de transport régional du Québec (Treq) dont les dirigeants ont actuellement complété 75 % du financement de 60 M$ nécessaire au démarrage.

En chantier depuis plusieurs années, le projet, lancé en juillet dernier, a pris son essor sous l’impulsion de professionnels québécois de l’aviation qui ont pris le temps d’établir un plan d’affaires crédible avant de lancer cette coopérative dont la mission est avant tout de desservir la plupart des régions du Québec afin de permettre leur développement. Selon les dirigeants de la Coop Treq, il est plus que temps que les régions se dotent de cet outil essentiel et le modèle coopératif est aussi le moyen de s’assurer que plus jamais elles ne seront prises en otage par une société aérienne privée. Depuis plusieurs décennies, le Québec connaît une défaillance de son transport aérien régional. L’annonce d’Air Canada de se retirer de 30 régions confirme que le modèle actuel, privé et à but lucratif, n’est plus adapté aux besoins des territoires éloignés des grands centres urbains. Ce modèle doit maintenant faire place à une nouvelle approche qui favorisera les régions et leurs populations qui auront la chance de devenir des actionnaires. Cette démarche prévoit que les dividendes seront transformés en ristournes pour les coopérants.

Nouvel envol

Cette initiative, qui a reçu l’appui des différentes instances légales ainsi que de nombreux élus et gens d’affaires de plusieurs régions du Québec, propose une flotte d’appareils Bombardier Q400, des avions régionaux performants de 74 places afin de permettre un coût de billet abordable. Le membre cofondateur et président de l’aéroport international de Mont-Tremblant, Serge Larivière, confie : « Le Québec est le dernier de classe en ce qui a trait au transport aérien régional. Les statistiques de l’Association du transport aérien international (IATA) le montrent. Il y a cinq fois moins de passagers per capita (par personne) au Québec qu’en Ontario. Offrons un service de qualité à des prix normaux et les Québécois seront au rendez-vous. » Le membre cofondateur et ancien président de l’Alliance touristique du Québec, Éric Larouche poursuit : « Ça fait longtemps que je le dis; sans un transport aérien régional efficace et des prix de billets accessibles, il faut oublier notre développement touristique international en région. Et ce, sans parler du développement économique. » La vice-présidente du conseil d’administration et déléguée de la Côte-Nord, Mirka Boudreau, louange la compétence de l’équipe de direction. La femme d’affaires explique que l’objectif de Treq est de proposer des tarifs fixes et non d’engranger des profits.

« Le choix d’inclure l’aéroport de Wabush est une décision stratégique logique. Cela va de soi, car il constitue un terminal aérien très achalandé et particulièrement avec toute l’activité liée à l’industrie minière qui y est associée. Cette destination a un marché potentiel, mais nous voulions en priorité offrir un service aux citoyens de la région qui englobe Fermont et le Labrador Ouest. Nous ne faisons pas de bluff pour obtenir des subventions comme certaines autres compagnies aériennes. Nous sommes là pour rester et assurer un service adapté aux besoins des communautés éloignées ! »

Pour en savoir plus consulter le site internet : treq.ca.

Partager

Publié le 1 février, 2021, dans la publication : Numéro_02 Volume 39

  • Aéroport de Wabush
  • Aviation
  • Bombardier Q400
  • Coopérative de transport régional du Québec
  • Fermont
  • Régions du Québec
  • Transport aérien
  • Treq

Publié sur le site le 1 février 2021

  • Publication précédente
  • Prochaine publication

Transport aérien

La sécurité des passagers menacée

par Éric Cyr

Le ministère des Transports du Canada qui gère l’aéroport régional de Wabush au Labrador a prévu de démanteler les services d’urgence-incendie qui y sont rattachés dès le 8 août prochain ce qui pourrait avoir de graves incidences sur la sécurité des nombreux passagers empruntant ce terminal aérien, parmi les plus achalandés dans les provinces atlantiques, qui dessert notamment les villes de Labrador City et de Wabush au Labrador Ouest, mais également la localité de Fermont dans la MRC de Caniapiscau au Québec.

Plusieurs travailleurs aéroportés œuvrant dans le domaine minier et qui utilisent un système de navettes par vols nolisés (fly-in/fly-out) pour se rendre sur leur lieu de travail transitent par cet aérodrome, mais aussi des patients de l’hôpital Labrador West Health Centre de Labrador City et du Centre multiservice de santé et de services sociaux de Fermont qui doivent se déplacer pour aller consulter des spécialistes à l’extérieur de la région ou lors d’un transfert médical d’urgence. L’aéroport situé au 2, rue Airport Road à Wabush appartient à Transports Canada tout comme plusieurs autres sur la Côte-Nord.

L’aérogare de Wabush auparavant considéré comme faisant partie des « petits » aéroports détenus par le gouvernement du Canada et bien qu’étant encore inscrit dans cette catégorie, semble être victime de son succès puisqu’il s’est beaucoup étendu au cours des années pour accommoder de plus en plus de passagers. Plusieurs s’insurgent contre cette suppression de services, dont le député provincial du NPD de la circonscription du Labrador-Ouest à l’Assemblée législative de Terre-Neuve-et-Labrador, Jordan Brown, qui a écrit une lettre à ce sujet au ministre fédéral des Transports, Marc Garneau, le 25 mai dernier, lui demandant d’intervenir et de faire marche arrière. Le député néodémocrate s’est dit très préoccupé de la sécurité des passagers qui utilisent cet aéroport ainsi que de celle des pompiers des municipalités de Wabush et de Labrador City qui seraient forcés de prendre le relais en cas d’incendie. « Cet aéroport est très achalandé, si une tragédie survenait sur place, qui serait là pour y faire face ? Personne. »

Déjà menacé en 2012, ce service d’urgence avait été conservé après des représentations de l’Union canadienne des employés des transports (UCET) et du maire de Wabush, Ron Barron qui qualifie cette décision d’irresponsable : « Je trouve ironique que le ministre Garneau parle de l’importance de soutenir nos transporteurs aériens ici au pays, qu’il qualifie d’essentiels, et qu’il souhaite les épauler durant la crise de la Covid-19 qui sévit actuellement alors qu’il choisit pourtant de sabrer ce service vital pour les passagers de notre région. La raison invoquée par Transports Canada est que l’achalandage aérien ne justifie pas de maintenir ce service localement. Il serait peut-être temps de revoir ces critères. Quelle est la valeur d’une vie ? Avec de plus en plus de gros transporteurs qui atterrissent et décollent de Wabush, comment ne pas imaginer que si une tragédie survenait, les services de santé et d’urgence limités dans la région ne réussiraient pas à répondre à la catastrophe adéquatement et avec efficacité ? Avec une telle logique, et si les dirigeants des villes avoisinantes avaient un raisonnement aussi farfelu que celui du ministre, ils pourraient se questionner sur la pertinence d’offrir un service municipal de prévention des incendies en considérant la faible démographie et le nombre minime d’interventions annuelles pour un feu. Une vie ici est tout aussi importante qu’une vie ailleurs. »

Le député Brown qui a déjà été pompier volontaire abonde dans le même sens : « Les pompiers volontaires ne sont pas formés pour ce genre d’intervention qui nécessite des connaissances spécifiques et spécialisées. » Le maire de Wabush n’a d’ailleurs aucune intention de mettre la vie de pompiers municipaux en jeu en les déployant à l’aéroport sans autre appui professionnel déjà formé sur les lieux. « Les pompiers municipaux peuvent constituer un renfort à des ressources sur place, mais ne peuvent remplacer un service de sauvetage et de lutte contre les incendies d’aéronefs. La Ville ne peut sciemment envoyer des pompiers au front affronter une telle situation sans avoir au préalable reçu une formation spécialisée. »

Transports Canada a déclaré dans un communiqué que la sécurité est sa priorité absolue. « Transports Canada utilise les dernières données disponibles pour prendre sa décision afin que la sécurité des utilisateurs du réseau de transport ne soit jamais compromise. » Cette décision serait basée sur le nombre de passagers transitant par Wabush qui n’aurait pas le seuil requis pour le maintien d’un tel service selon un système de collecte électronique de statistiques sur le transport aérien dont la base de données est détenue et gérée par ce même ministère. M. Brown, soupçonne que les données analysées remontent à quelques années lorsque le prix du minerai de fer était très bas et qui a depuis rebondi. Le député demande une nouvelle étude sur le trafic aérien une fois les restrictions liées à la crise de la Covid-19 levées en faisant référence à un certain nombre de projets miniers dans la région qui font venir de nombreux travailleurs par avion. Selon lui, les statistiques désuètes employées par Transports Canada ne reflètent nullement la réalité actuelle qui a beaucoup changé avec un accroissement important du transport aérien lié à l’activité économique et à la vitalité minière en forte croissance avant la pandémie.

Partager

Publié le 8 juin, 2020, dans la publication : Numéro_11 Volume 38

  • Aéroport de Wabush
  • Maire de Wabush
  • Pandémie
  • Ron Barron
  • Sécurité des passagers
  • Terre-Neuve-et-Labrador
  • Transport aérien
  • UCET
  • Union canadienne des employés des transports

Publié sur le site le 8 juin 2020

  • Publication précédente
  • Prochaine publication

Transport aérien

Atterrissage d’urgence à Wabush

par Éric Cyr

Source photo : Mike Power

Une situation potentiellement dramatique a été évitée de justesse grâce au sang froid des pilotes lorsqu’un avion Dash 8 a dû effectuer un atterrissage d’urgence à l’aéroport régional de Wabush au Labrador, le 24 avril dernier, à priori à la suite d’un problème avec l’atterrisseur, nécessitant tout un branle-bas de combat et le déploiement des services d’urgence sur les lieux.

Sains et saufs

Les passagers du vol 1902 de la compagnie aérienne PAL ont eu plus de peur que de mal alors que l’aéronef en provenance de Montréal avec escale à Québec et Sept-Îles, qui effectuait la liaison vers Wabush au Labrador, a éprouvé de prime abord des difficultés au niveau de l’indication du train d’atterrissage avant, possiblement causé par une défaillance de verrouillage de celui-ci.

La situation a forcé les pilotes à survoler le terminal aérien en effectuant des cercles avant de pouvoir finalement se poser après avoir réussi, selon un occupant de l’appareil, ce qui semblait être des manœuvres en plein vol destinées à permettre à des agents au sol de confirmer la position et le verrouillage du train. Les voyageurs assis dans la carlingue, qui pouvaient observer au sol les nombreux véhicules de secours et d’assistance aux victimes potentielles, sont malgré tout demeurés relativement calmes et n’ont pas paniqué quand ils ont été informés de la situation.

Ils ont suivi les directives en appliquant la consigne de se tenir en position de sécurité en prévision d’un atterrissage forcé et d’une évacuation. Le silence régnait à l’approche de la piste et jusqu’à ce que l’aérodyne touche le sol. Tout s’est finalement bien déroulé puisque le train d’atterrissage a tenu le coup. Les pilotes, qui ont su quoi faire pour éviter le pire, ont reçu une salve d’applaudissements alors qu’ils étaient toujours à bord du poste de pilotage juste avant l’ouverture des portes pendant que les véhicules d’urgence s’approchaient de l’engin à hélices afin de récupérer les gens. Aucun passager ni membre d’équipage n’a subi de blessures, mais certains vols ont été détournés et d’autres ont pris du retard compte tenu des circonstances imprévues.

Partager

Publié le 28 mai, 2018, dans la publication : Numéro 10 Volume 36

  • Aéroport de Wabush
  • Atterrissage d'urgence
  • Aviation
  • Avion Dash 8
  • Labrador
  • PAL Airlines
  • Train d'atterrissage
  • Transport aérien

Publié sur le site le 28 mai 2018

  • Publication précédente
  • Prochaine publication

Aéroport de Wabush

Encore des investissements

par Éric Cyr

L’aéroport régional de Wabush au Labrador poursuit sa cure de rajeunissement avec de nouveaux investissements totalisant près de 14 millions de dollars, cette fois-ci consacrés à la rénovation de l’aérogare afin de mieux répondre aux besoins des passagers en provenance et à destination de cette localité nordique. Le gouvernement du Canada souhaite renouveler les infrastructures essentielles qui contribuent à la croissance et au développement des collectivités de la région.

C’est la députée fédérale du Labrador, la libérale Yvonne Jones, qui a annoncé l’attribution de cet engagement d’environ 13,9 M $ au groupe Bird Construction de Bedford en Nouvelle-Écosse, au nom de la ministre canadienne des Services publics et de l’Approvisionnement, Carla Qualtrough, le 25 novembre dernier. Le contrat octroyé pour Transports Canada dans le cadre d’un processus d’approvisionnement ouvert, équitable et transparent, offrira des possibilités d’emplois aux ouvriers qualifiés de Wabush et des alentours.

Projet majeur d’infrastructure

Ce projet de réfection améliorera la fonctionnalité et l’efficacité de l’aérodrome. Les travaux incluront des changements et des améliorations à la configuration de l’aérogare et à ses principaux systèmes pour améliorer l’expérience des voyageurs. Il faudra notamment démolir et rénover l’intérieur de l’édifice actuel en diverses étapes pendant lesquelles l’aéroport demeurera cependant entièrement fonctionnel. Grâce à ses infrastructures modernes et efficaces, la toute nouvelle structure assurera une sécurité accrue tant pour les voyageurs que pour les employés. Les travaux qui ont débuté en novembre 2017 devraient selon les prévisions être terminés à l’été 2019. Selon la députée Jones : « L’aéroport de Wabush est l’un des principaux liens de transport au Labrador et dans l’Est du Canada. L’investissement fait par le gouvernement du Canada représente un engagement envers [les habitants de la région] et le renouvellement d’une infrastructure indispensable… » Le ministre fédéral des Transports, Marc Garneau explique : « Le gouvernement du Canada est fier de verser cette contribution importante pour améliorer [cette infrastructure]…tout en contribuant à la croissance économique de Wabush et des collectivités environnantes. Le nouvel immeuble amélioré contribuera à réaliser l’une des grandes priorités de Transports Canada : la sûreté et la sécurité (SIC) de toutes les personnes qui passent par l’aéroport de Wabush. »

Continuité des investissements

Plusieurs autres travaux d’importance ont été réalisés à l’aérodrome de Wabush ces dernières années notamment une réparation des pistes d’atterrissage ayant nécessité la fermeture temporaire du terminal aérien durant la période estivale 2015. Un contrat totalisant 11,9 M $ avait alors été accordé à Canada Construction DJL de Boucherville au Québec pour cette réfection. À l’été 2016, un montant de 30,5 M $ a été consenti à l’entreprise de construction locale Grey Rock Services pour l’agrandissement du stationnement et un nouveau tracé de la route d’accès à l’aérogare ainsi qu’une nouvelle voie de circulation parallèle et l’agrandissement de l’aire de trafic. L’été dernier, un montant de 4 M $ a été alloué à l’entreprise Cribtec, une division du Groupe deric, pour la construction d’un nouveau réservoir d’eau potable et d’un nouveau poste de surpression.

Le phénomène des travailleurs itinérants qui empruntent des navettes aériennes (Fly in/Fly out) s’est grandement intensifié ces dernières années et particulièrement durant la période du dernier boom minier. Cette main-d’œuvre passagère contribue à l’accroissement de l’achalandage des vols à majorité nolisés, mais aussi commerciaux en partance et à destination de Wabush. Ce facteur a contribué à propulser l’aéroport local parmi les plus fréquentés dans les provinces atlantiques supplantant certaines capitales provinciales et même la capitale canadienne, Ottawa, pour les mouvements itinérants commerciaux civils selon les plus récentes données de Statistique Canada.

Partager

Publié le 18 décembre, 2017, dans la publication : Numéro 21 Volume 35

  • Aérodrome
  • Aérogare
  • Aéroport
  • Aviation
  • Labrador
  • Navettes aériennes
  • Transport aérien
  • Transports Canada
  • Wabush

Publié sur le site le 18 décembre 2017

  • Publication précédente
  • Prochaine publication
Journal le Trait d'Union du Nord
  • Contactez-nous
  • Devenez membre
  • Annoncer avec nous
  • Le journal
  • L’Équipe
  • Historique
  • Distinctions
  • M’inscrire à l’infolettre

Le journal est membre :

  • de l'Association des médias écrits communautaires du Québec (AMECQ) et
  • du Conseil de la culture et des communications de la Côte-Nord (CRCCCN).

La conception de ce site Web s'inscrit de dans le cadre de la mise en oeuvre du Plan culturel numérique du Québec (www.culturenumerique.mcc.gouv.qc.ca)

 

Le média écrit aimerait remercier tous ceux qui nous ont soutenus au cours des années et qui contribuent à la pérennité de ses activités :

  • Culture et Communications Québec
  • Association des médias écrits communautaires du Québec (AMECQ)
  • MRC de Caniapiscau
  • Ville de Fermont
  • ArcelorMittal Exploitation Minière Canada
© Journal le Trait d'Union du Nord, Tous droits réservés.
Conception mamarmite
Nous utilisons des cookies pour vous garantir la meilleure expérience sur notre site web. Si vous continuez à utiliser ce site, nous supposerons que vous en êtes satisfait.