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  • Un candidat solide à la préfecture

    MRC de Manicouagan

    Un candidat solide à la préfecture

  • Réinstauration des services d’urgence-incendie

    Aéroport de Wabush

    Une 3 décembre, 2024

    Réinstauration des services d’urgence-incendie

  • Le rédacteur en chef du journal honoré

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  • La Réserve mondiale de la biosphère Manicouagan-Uapishka lauréate

    Prix Hector-Fabre 2020

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    Circonscription de Manicouagan

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    Hydro-Québec

    Une 24 octobre, 2016

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Manicouagan

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Réinstauration des services d’urgence-incendie

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Une 3 décembre, 2024

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La Réserve mondiale de la biosphère Manicouagan-Uapishka lauréate

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Victoire incontestable de Marilène Gill

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Hydro-Québec

Une 24 octobre, 2016

Bonder les réservoirs au maximum

MRC de Manicouagan

Un candidat solide à la préfecture

par Éric Cyr

Légende : Sur la photo, Guillaume Tremblay répond aux questions de journalistes nord-côtiers qu’il a convoqués dans le cadre d’un point de presse pour annoncer sa candidature à la préfecture de Manicouagan.

L’ancien syndicaliste à la Confédération des syndicats nationaux (CSN) et représentant de ce syndicat sur la Côte-Nord, Guillaume Tremblay, a annoncé son intention de se porter candidat à la préfecture dans Manicouagan, le 26 août 2025, après avoir récemment pris sa retraite de l’aluminerie Alcoa.

« Je souhaite demeurer actif et relever de nouveaux défis alors j’ai pris la décision de poser ma candidature pour devenir le prochain préfet de la Manicouagan. Les huit municipalités qui en font partie pourront compter sur ma disponibilité et mon engagement pour les soutenir dans leurs objectifs de développement. J’ai passé les vingt dernières années comme représentant politique de travailleuses et travailleurs nord-côtiers issus de divers secteurs d’activité, qui m’a permis d’acquérir une connaissance approfondie des enjeux auxquels la région fait face. Mon implication dans de nombreux comités locaux et régionaux m’a apporté une expérience précieuse pour faire avancer les grands dossiers économiques, environnementaux et sociaux. Je souhaite poursuivre mon engagement envers notre région et je suis prêt à assumer cette fonction importante. »

Celui qui a passé les vingt dernières années comme représentant politique de travailleuses et travailleurs nord-côtiers issus de divers secteurs d’activité a acquis une connaissance approfondie des enjeux auxquels la région fait face et souligne l’importance de maintenir des relations solides avec les nations autochtones. « Il y a 35 ans, je suis devenu Nord-Côtier. Depuis, j’ai découvert un territoire magnifique et tissé des liens avec de nombreux citoyens, des gens dynamiques, fiers et investis dans l’amélioration du bien commun. » La vision de M. Tremblay relative aux différents enjeux et défis que la MRC et ses municipalités devront relever inclut la poursuite du développement socioéconomique. Il entend trouver des moyens pour contrer le déclin démographique et souhaite que la MRC se dote d’un plan climatique.

Fort est à parier que le dossier du désenclavement de la Côte-Nord et de la construction d’un pont à Tadoussac fera partie du cheval de bataille de celui qui milite activement depuis de nombreuses années pour cette cause et dont les convictions et la ténacité à ce sujet sont inébranlables et irrévocables.

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Publié le 9 septembre, 2025, dans la publication : Numéro_14 Volume_43

  • Confédération des syndicats nationaux
  • Côte-Nord
  • Développement socioéconomique
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  • Guillaume Tremblay
  • Manicouagan
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  • Représentant politique
  • Syndicaliste

Publié sur le site le 9 septembre 2025

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Aéroport de Wabush

Réinstauration des services d’urgence-incendie

par Éric Cyr

Légende : Sur la photo, l’ancienne caserne des pompiers aéroportuaires de Transports Canada adjacente à l’aéroport de Wabush reprendra du service à compter de l’an prochain.

Les services d’urgence-incendie à l’aéroport régional de Wabush qui avaient été démantelés par le ministère des Transports du Canada, en août 2020, ce qui avait suscité une vague d’indignation et un tollé au sein de la population locale, seront finalement réintroduits plus de quatre ans et demi plus tard, mettant fin à l’insécurité et au grand mécontentement des utilisateurs de la desserte aérienne au sujet de l’absence de mesures adéquates de sécurité.

Le retrait du service de sauvetage et de lutte contre les incendies d’aéronefs de l’aéroport, qui avait été vivement dénoncé à l’époque, a refait surface dans l’actualité à la suite de la récente manifestation citoyenne qui critiquait la piètre qualité du service offert à l’aérogare local ainsi que le coût extrêmement élevé des billets d’avion non subventionnés. La situation, qui était préoccupante pour l’ensemble des élus municipaux ainsi que des intervenants du milieu des deux côtés de la frontière notamment pour le député provincial néo-démocrate du Labrador Ouest, Jordan Brown, et pour la députée bloquiste de Manicouagan (Côte-Nord), Marilène Gill, avait mobilisé les instances régionales qui se sont unies afin d’exiger le rétablissement d’un service de sécurité incendie aéroportuaire conforme aux normes fédérales. La Ville de Fermont avait alors adopté une résolution qu’elle a fait parvenir au ministre fédéral des Transports afin de tenter de faire bouger les choses.

Réintroduction

C’est la députée fédérale du Labrador, faisant partie du gouvernement Trudeau, qui avait consenti à la disparition des services de sécurité incendie à cet aérodrome, la libérale Yvonne Jones, qui a fait l’annonce de cette réinstallation très attendue sur sa page Facebook, le 20 novembre 2024.

« Je suis ravie d’annoncer que les services d’urgence aéroportuaires seront redéployés à l’aéroport de Wabush. Je suis enthousiaste de vous informer que Transports Canada rétablira sur place les activités et les infrastructures destinées à lutter contre les incendies et de secours. Ce service essentiel garantira une sécurité accrue pour les voyageurs et le personnel de l’aérogare, offrant ainsi une tranquillité d’esprit à notre communauté et aux visiteurs du Labrador. La nouvelle équipe fonctionnelle sera en place d’ici la nouvelle année marquant un progrès important pour maintenir des normes de sécurité de classe mondiale (sic) dans ce nécessaire pôle de transport. Merci à ceux qui ont plaidé en faveur de ce service indispensable et à Transports Canada pour avoir reconnu la nécessité de cet investissement dans notre région. Ensemble, nous construisons un avenir plus fort et plus sûr pour les Labradoriens. »

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Publié le 3 décembre, 2024, dans la publication : Numéro_20 Volume_42

  • Aéroport de Wabush
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Publié sur le site le 3 décembre 2024

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Information

Le rédacteur en chef du journal honoré

par Journal TDN

Source photo : Jocelyn Blanchette

Le rédacteur en chef du bimensuel Le Trait d’union du Nord, Éric Cyr, a été honoré en recevant la médaille de la députée de Manicouagan, Marilène Gill, pour la représentation de sa communauté et son travail dans le domaine médiatique, le 21 juin 2022, dans le cadre de la seconde édition de l’événement.

Marilène Gill :

Chers récipiendaires, c’est une grande fierté pour moi de vous remettre cette médaille. La Côte-Nord, terre d’immensité et de générosité, vous a modelés à son image et votre engagement indéfectible au développement culturel, économique et social des vôtres a fait rayonner la Côte-Nord ici comme ailleurs. Vous nous rendez fiers d’appartenir à cette grande, riche et vibrante communauté ! a déclaré Marilène Gill dans le cadre d’une visioconférence où elle a remis, en présence virtuelle des lauréats et de leurs proches, des distinctions à huit Nord-Côtiers, entreprises et organismes qui, par leur engagement envers le rayonnement et le développement de la région, se sont démarqués durant la 43e législature.

« C’est cet amour de l’autre que je sens dans tout ce qu’il écrit, tout ce qu’il transmet qui lui a valu cette reconnaissance », a témoigné Mme Gill au sujet du journaliste en précisant que le lauréat de la MRC de Caniapiscau a véhiculé les besoins de sa communauté de nombreuses fois auprès de la députée.

« J’ai eu l’honneur de remettre à Éric Cyr, rédacteur en chef du journal fermontois Le Trait d’union du Nord, la médaille de la députée pour la qualité continue de son travail journalistique. Pendant la dernière législature, nous avons affronté plusieurs défis de taille, une pandémie mondiale n’étant pas le moindre, et les transmetteurs de l’information comme lui, fiables, fidèles au poste, ont joué un rôle de premier plan. Merci Éric », a confié plus tard Mme Gill.

M. Cyr, qui a été à la barre du journal des villes nordiques depuis plus d’une décennie, soit de 2005 à 2009 et depuis 2016, a confié avoir été ému et surpris de cet hommage auquel il ne s’attendait pas et se dit très heureux que, malgré l’isolement géographique et la concentration médiatique dans les grandes agglomérations urbaines, son travail journalistique dans une petite localité nordique soit reconnu. « Ça fait chaud au cœur que la qualité de mes articles soit remarquée par une grande passionnée de la langue française qui, avant son entrée dans l’arène politique, a poursuivi des études doctorales en lettres et publié des recueils de poésie. »

Un autre Fermontois, le fondateur de l’organisme caritatif Cancer Fermont, Denis Grenier, a aussi reçu ce prix pour la MRC de Caniapiscau lors de la première édition en 2019.

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Publié le 22 août, 2022, dans la publication : Numéro_13 Volume_40

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Publié sur le site le 22 août 2022

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Prix Hector-Fabre 2020

La Réserve mondiale de la biosphère Manicouagan-Uapishka lauréate

par Éric Cyr

Source photo : Claude Mazer

La ministre des Relations internationales et de la Francophonie, ministre de l’Immigration, de la Francisation et de l’Intégration, Nadine Girault, a remis, le 19 mai dernier, le prix Hector-Fabre 2020 à la Réserve mondiale de la biosphère Manicouagan-Uapishka (RMBMU) pour souligner le succès de son entrepreneuriat collectif. Ce prix est assorti d’une bourse de 25 000 $.

Le prix Hector-Fabre 2020 est remis à la RMBMU pour l’ensemble de ses actions à l’échelle régionale et internationale. De concert avec des acteurs clés de tous les secteurs d’activité, la Réserve mondiale s’est démarquée en matière d’accompagnement d’entreprises, de diffusion du savoir et de promotion de la fierté locale et a toujours été activement impliquée au sein du réseau mondial des réserves de biosphère de l’UNESCO ainsi que d’autres réseaux internationaux associés au développement durable. L’organisation s’est également illustrée en faisant la promotion de son identité régionale, de sa nordicité, et de la conciliation des activités industrielles et du développement durable.

La RMBMU compte deux unités d’affaires qui ont pour principe l’entrepreneuriat collectif. La première, MU Conseils, est une agence de services-conseils en développement durable. Son approche des stratégies participatives contribue à tirer les organisations et les communautés vers le haut en engageant les parties prenantes dans des solutions innovantes et concertées. La seconde, la Station Uapishka, est une station de recherche et d’écotourisme cofondée et cogérée avec le Conseil des Innus de Pessamit. Elle joue un rôle structurant dans la protection, la mise en valeur et l’occupation contemporaine de l’arrière-pays de la Manicouagan à travers la recherche scientifique, le savoir autochtone et la promotion du tourisme durable.

La ministre Girault est fière de cet accomplissement. « L’action de la RMBMU est un levier dans le développement de collectivités durables, concertées et solidaires. Ses méthodes innovantes sont saluées et intégrées par plusieurs des 700 autres réserves mondiales de la biosphère de l’UNESCO situées partout dans le monde. Elle se positionne comme un leader dans son domaine et ses succès rejaillissent sur l’ensemble du Québec. Je suis particulièrement fière que la remise de ce prix mette en valeur le savoir-faire et l’entrepreneuriat collectif de nos régions du Québec. »

Le ministre de l’Énergie et des Ressources naturelles et ministre responsable de la Côte-Nord, Jonatan Julien, se réjouit que le travail et le côté innovateur de la Réserve mondiale de la biosphère Manicouagan-Uapishka soient ainsi récompensés. « Les projets de la RMBMU apportent des retombées concrètes à Baie-Comeau, et bien au-delà. Ils ont un effet positif sur le développement socioéconomique et offrent une vitrine internationale incomparable sur notre belle région de la Côte-Nord. »

Selon le directeur de la RMBMU, Jean-Philippe Messier : « Cet honneur mérite d’être partagé avec l’ensemble de nos collaborateurs, car c’est grâce aux solides partenariats développés que nous avons pu concrétiser des projets aussi structurants permettant de faire rayonner la Manicouagan à grande échelle. Au fil des années, la RMBMU s’est particulièrement positionnée par son approche entrepreneuriale dans le réseau mondial des réserves de biosphère. La bourse reçue avec le prix permettra d’accentuer les efforts d’accompagnement dans cette voie auprès de nos partenaires à l’international. »

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Publié le 21 juin, 2021, dans la publication : Numéro_12 Volume 39

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Publié sur le site le 17 juin 2021

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Circonscription de Manicouagan

Victoire incontestable de Marilène Gill

par Éric Cyr

Source photo : Bloc québécois

À peine réélue par une écrasante majorité de 54 % des voix, lors du scrutin du 21 octobre dernier, la députée de Manicouagan, Marilène Gill, du Bloc québécois (BQ) effectue un retour en force en entamant son second mandat avec optimisme et détermination. Combative, elle a déjà repris le flambeau des intérêts nord-côtiers afin d’assurer la continuité des dossiers à Ottawa et souhaite mettre en branle des états généraux sur la Côte-Nord afin de briser son isolement, une idée qui est très bien accueillie par ses concitoyens.

Fourbir les armes

La politicienne bloquiste se dit satisfaite de la campagne électorale qu’elle a menée avec énergie et remercie les électeurs de lui faire confiance. Elle explique que l’objectif de tenir des états généraux sur la Côte-Nord et son désenclavement en particulier est principalement de permettre d’entendre les groupes nord-côtiers et d’expliquer les grands enjeux auxquels est confrontée la région tout en lui donnant de la crédibilité et de la visibilité. Il s’agit de brosser un portrait d’ensemble de la situation actuelle, de faire le point et de transmettre l’information exacte aux citoyens afin qu’ils comprennent bien le processus dans une perspective globale avant d’enclencher des actions concrètes structurantes et déterminantes qui mèneront éventuellement à l’aboutissement des prépondérances régionales et de la priorité évidente qu’est le désenclavement.

L’épaule à la roue

La dynamique a complètement changé dans le contexte de cette nouvelle législature puisque le BQ, qui a effectué une remarquable remontée en récoltant 32 sièges, affiche toute sa légitimité. Le Québec n’a jamais été aussi fort à Ottawa en plus d’une décennie et le BQ détient la balance du pouvoir au Québec. Mme Gill se veut rassembleuse et amorce son nouveau mandat en demeurant près des aspirations légitimes de ses concitoyens tout en étant convaincue que son parti ira chercher des gains significatifs pour la Côte-Nord et pour le Québec.

« Le Bloc québécois est le seul parti qui défend et qui promeut les intérêts du Québec, rien que du Québec, et cela, sans compromis. Que ce soit dans les dossiers économiques, sociaux ou environnementaux, nous veillons à ce que le Québec soit respecté et à ce qu’il reçoive sa juste part du fédéral. Nous sommes un parti indépendantiste et cela suppose nécessairement que nous soyons résolument nationalistes. C’est pourquoi les Nord-Côtiers peuvent également compter sur nous pour défendre les consensus de l’Assemblée nationale du Québec ainsi que pour porter des dossiers qui touchent directement à notre nation, tels que la laïcité (loi 21), la langue française ou encore la culture. En résumé, c’est simple : le Québec, c’est nous ! » rappelle la députée nord-côtière qui considère que les gens ont voté avec leur cœur.

« Je suis fière d’avoir pris plusieurs engagements qui m’ont été demandés sur le terrain par les Nord-Côtiers. Que ce soit entre autres pour le désenclavement de la Côte-Nord, pour la protection des fonds de pension et des assurances des travailleurs et des retraités, pour les demandes des Premières nations et pour la réforme de l’assurance-emploi, le travail que je propose d’effectuer vise à donner toute la place à la population de façon à contribuer à son mieux-être. Je suis également fière que le Bloc québécois les ait inscrits dans sa plateforme électorale nationale. Cela montre toute l’importance que nous accordons à nos régions », conclut la députée bloquiste.

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Publié le 4 novembre, 2019, dans la publication : Numéro_18 Volume 37

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  • Élection fédérale 2019
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Publié sur le site le 4 novembre 2019

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Hydro-Québec

Bonder les réservoirs au maximum

par Éric Cyr

Hydro-Québec souhaite approvisionner ses réservoirs au maximum de leur capacité et a déjà commencé à faire gonfler celui de Manicouagan pour lui permettre d’atteindre son plus haut niveau d’eau depuis le début des années 1980. Les raisons invoquées sont que la demande en hydroélectricité est plus faible et que les conditions météorologiques sont favorables. Le même scénario se produit partout au Québec et notamment à la baie James.

Le réservoir de Manicouagan, qui peut contenir près de 138 kilomètres cubes d’eau et constitue le plus gros bassin hydrographique de la société d’État, devrait se remplir pour atteindre sa capacité maximale d’ici quelques années. Le barrage Daniel-Johnson a été conçu pour retenir un volume d’eau aussi important et le niveau aquatique devrait atteindre une hauteur de 360 mètres par rapport au niveau de la mer.

Saturation du bassin

Selon la conseillère – Communication et collectivités Relations avec le milieu pour la Côte-Nord à la Direction des affaires régionales et collectivités, Julie Dubé : « Au cours des prochains mois et des prochaines années, Hydro-Québec envisage de rehausser le niveau du réservoir Manicouagan dans les limites de sa cote maximale d’exploitation, établie depuis les années 1960. » Cette dernière  poursuit : « Depuis le début des années 1980, le réservoir n’a pas atteint le niveau prévu pour cet automne. Au premier mai 2016, les stocks énergétiques d’Hydro-Québec étaient supérieurs à ceux observés au cours des 10 dernières années à pareille date partout au Québec. » La porte-parole de la société d’État explique que : « La forte hydraulicité (rapport du débit moyen annuel, le module d’un cours d’eau destiné à caractériser l’abondance de l’écoulement) et la diminution de la demande industrielle au Québec permettent à Hydro-Québec d’emmagasiner de l’eau dans ses réservoirs. Comme il est impossible d’accumuler l’énergie produite (comme dans le cas d’un panneau solaire par exemple), on retient l’eau qui est l’énergie potentielle qui nous servira à produire l’électricité lorsqu’on en aura besoin. L’entreprise sera prête au moment de la reprise de la demande industrielle ou (celle du) marché extérieur. » Mme Dubé explique : « On le fait maintenant parce qu’il y a de l’eau en abondance. Cette eau-là c’est comme une pile pour nous. » Si l’eau n’est pas conservée ou utilisée pour produire de l’électricité grâce à des turbines, elle sera déversée par l’évacuateur de crue, ce qui entraînerait des pertes.

Hydro-Québec roi et maître

Gorger le réservoir Manicouagan veut dire entreposer des centaines de millions de dollars en énergie (en valeur d’aujourd’hui) derrière le barrage Daniel-Johnson, mais cela signifie aussi inonder des terres publiques occupées par une centaine de villégiateurs autour du plan d’eau, engloutir certaines petites îles et nuire aux élans d’Amérique (orignaux) qui s’alimentent sur les berges. Mme Dubé précise qu’Hydro-Québec n’a pas besoin d’autorisation gouvernementale pour remplir le bassin : « On a un arrêté du Conseil des ministres du début des années 1960 qui permet d’exploiter le réservoir à (certains niveaux), c’est-à-dire inonder certaines zones jusqu’à une altitude déterminée. On respecte les cotes d’exploitation établies lors de la construction de l’ouvrage.» Plusieurs baux de villégiature ont été attribués au fil des années par le ministère des Ressources naturelles et de la Faune devenu le ministère de l’Énergie et des Ressources naturelles (MERN) dans des zones de rivage qui seront forcément inondées avant que cette responsabilité ne soit relayée aux municipalités régionales de comtés (MRC). Plusieurs propriétaires de chalet assurent que le Ministère ne les a jamais informés qu’ils étaient situés en zone inondable lorsqu’ils ont obtenu leur bail. Mme Dubé précise : « Les zones inondables n’ont pas changé depuis la construction du barrage. Elles sont connues et établies depuis les années 1960 et font partie des schémas d’aménagement. Les ministères et les MRC les connaissent également quand ils donnent des permissions. »

Diluer les responsabilités

L’eau a déjà commencé à monter et se rapproche des chalets et camps de chasse construits par les riverains. La gestion des baux de villégiature a été transférée aux municipalités régionales de comtés (MRC) durant les cinq à dix dernières années. Le coordonnateur de la gestion foncière de la MRC de Manicouagan, Philippe Poitras souligne qu’aucune carte ne délimite la zone inondable du réservoir et il est donc difficile de deviner les intentions de la société d’État. Mme Dubé précise que le niveau précis actuel des réservoirs est de nature commerciale et confidentielle, mais que le niveau du réservoir qui alimente Manic-5 a monté et devrait atteindre un mètre supplémentaire d’ici un mois. « Le niveau se rapproche de celui de 2009 et devrait se maintenir durant deux à trois mois » selon les prévisions de la société d’État, mais plusieurs facteurs peuvent influencer les prévisions à long terme notamment l’hydraulicité et la demande en énergie.

« Notre objectif n’est pas de tout faire pour augmenter le niveau d’eau, mais nous devons tenir compte du niveau naturel d’hydraulicité. » Le niveau devrait augmenter cet hiver si on se fie aux prévisions des météorologues d’Environnement Canada et de Météo Média qui prévoient des précipitations record, mais selon Mme Dubé la demande plus importante en énergie durant la saison hivernale pourrait contribuer à faire descendre quelque peu le niveau du réservoir.

Noyer le garde-manger du gros gibier

Selon le biologiste Bernard Jolicoeur, la situation est préoccupante puisque cette décision va modifier l’habitat du gros gibier. Ces terres inondables sont abondamment fréquentées par l’élan d’Amérique (orignal) qui s’alimente dans ce secteur. « Ce qui fait la force de ce territoire pour l’orignal, c’est la bande de petits arbres feuillus qui ceinturent le réservoir et servent de véritable garde-manger aux orignaux. Cette bande de feuillus principalement composée de bouleaux et de trembles résulte de la mise en eau originale du réservoir dans les années 1960. » M. Jolicoeur poursuit : « À cette époque, toute une bande riparienne de forêts d’épinette a été recouverte par les eaux puis les arbres sont morts (d’où la grande quantité de gros troncs d’arbres qui jonchent encore aujourd’hui les rives du Manic) puis les eaux se sont retirées. Si on hausse le niveau d’eau de sept mètres, on va nécessairement noyer en grande partie le garde-manger des orignaux.»

La porte-parole de la société d’État spécifie que : « Des études environnementales ne sont pas requises puisqu’il ne s’agit pas d’un projet, mais bien de l’exploitation normale du parc de production. » Pourtant il existe des lois au Québec qui interdisent justement de détruire l’habitat des espèces fauniques. Est-ce que les responsables du ministère des Forêts, de la Faune et des Parcs ont été avisés des intentions d’Hydro-Québec qui reproduit le même scénario dans plusieurs régions du Québec et ont-ils évalué les conséquences pour le gros gibier (orignaux, chevreuils, caribous) ?

 

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Publié le 24 octobre, 2016, dans la publication : Numéro 18 Volume 34

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Publié sur le site le 24 octobre 2016

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