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  • Des enjeux opérationnels ravivent le débat sur sa gouvernance

    Aéroport de Wabush

    Une 26 mai, 2026

    Des enjeux opérationnels ravivent le débat sur sa gouvernance

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    Nouvelle mairie

    La Ville de Fermont achète un immeuble

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    Terres publiques

    Difficultés relatives à la location d’un bail

  • François Lambert à Fermont

    Conférence

    François Lambert à Fermont

Numéro_10

Des enjeux opérationnels ravivent le débat sur sa gouvernance

Aéroport de Wabush

Une 26 mai, 2026

Des enjeux opérationnels ravivent le débat sur sa gouvernance

La Ville de Fermont achète un immeuble

Nouvelle mairie

La Ville de Fermont achète un immeuble

Difficultés relatives à la location d’un bail

Terres publiques

Difficultés relatives à la location d’un bail

François Lambert à Fermont

Conférence

François Lambert à Fermont

Aéroport de Wabush

Des enjeux opérationnels ravivent le débat sur sa gouvernance

par Éric Cyr

Légende : Sur la photo, l’aéroport de Wabush au Labrador sera-t-il cédé éventuellement par le gouvernement Carney au secteur privé ou est-ce que cela soulèverait une levée de boucliers ?

L’aéroport régional de Wabush, une infrastructure stratégique pour le Labrador Ouest et la ville voisine de Fermont au Québec, a récemment fait face à des défis opérationnels qui relancent les discussions à Ottawa sur son mode de gestion et, plus largement, sur l’avenir des petits aéroports régionaux au Canada. Exploité par le gouvernement fédéral par l’entremise de Transports Canada, cet aérodrome constitue un maillon essentiel de la mobilité dans cette région isolée où les alternatives terrestres et ferroviaires demeurent limitées. Il assure notamment le transport de passagers, de travailleurs miniers et de patients nécessitant des transports médicaux urgents.

Perturbations opérationnelles

Au cours des dernières années, l’aéroport a connu plusieurs épisodes de perturbations préoccupantes. Des enjeux liés à la conformité de certains équipements, notamment en matière de services de sauvetage et de lutte contre les incendies d’aéronefs, ont occasionné des interruptions temporaires ou des limitations du service aérien. À cela s’ajoutent des contraintes climatiques fréquentes dans le Nord, qui compliquent l’entretien des pistes et la régularité des vols. Ces dérèglements ont eu des effets directs sur la population locale. Dans une région où l’avion représente souvent le seul moyen rapide de déplacement, toute interruption se traduit par des retards dans des soins médicaux, des dérangements dans l’approvisionnement et des impacts sur les activités minières, un pilier économique du secteur.

Modèle de gestion remis en question

Ces difficultés alimentent un débat plus large sur la gestion des infrastructures aéroportuaires régionales au Canada. Le modèle actuel, dans lequel plusieurs petits aéroports sont administrés par le gouvernement fédéral, est de plus en plus questionné par le gouvernement de Mark Carney en raison de ses coûts d’exploitation et de la complexité de maintenir des services dans des zones peu densément peuplées. Dans ce contexte, certaines réflexions politiques évoquent la possibilité de revoir les structures de gouvernance. Parmi les scénarios discutés figurent des partenariats public-privé, un transfert de gestion à des instances régionales ou encore une implication accrue d’opérateurs privés dans l’exploitation quotidienne. Des débats plus larges sur l’optimisation des actifs fédéraux, parfois associés à des orientations politiques fédérales actuelles et futures, incluent également la question des infrastructures nordiques. Toutefois, aucune décision officielle n’a été annoncée spécifiquement concernant l’aéroport de Wabush.

Enjeux économiques et sociaux majeurs

Toute évolution vers une forme de privatisation ou de transfert de gestion soulève des préoccupations importantes dans la région. Les acteurs socio-économiques locaux craignent notamment une augmentation du coût des billets d’avion, une réduction des services jugés non rentables et une priorisation accrue des besoins industriels au détriment des services essentiels comme les évacuations médicales. À l’inverse, certains observateurs fédéraux estiment qu’un modèle de gestion différent pourrait hypothétiquement permettre d’accélérer les investissements nécessaires à la modernisation des infrastructures et d’améliorer la réactivité opérationnelle alors que les intervenants régionaux craignent que celui-ci soit une fausse « piste » éphémère qui puisse coïncider avec un sous-financement et un délaissement du service local.

Infrastructure essentielle pour une région isolée

Au-delà des considérations économiques et politiques, l’aéroport de Wabush demeure avant tout une infrastructure vitale pour le Labrador Ouest et la communauté voisine de Fermont. Son rôle dépasse largement le transport aérien commercial : il constitue un outil de désenclavement, de sécurité sanitaire et de soutien aux activités industrielles.

Dans un contexte où les besoins de la région sont élevés et les contraintes opérationnelles importantes, l’équilibre entre efficacité économique et service public continuera d’alimenter les discussions et de susciter les passions.

Subrepticement en route vers une privatisation ?

La députée de Côte-Nord-Kawawachikamach-Nitassinan, Marilène Gill, du Bloc québécois, s’interroge au sujet d’un projet de loi discret et nébuleux destiné à obtenir furtivement des renseignements de la part des administrations aéroportuaires. Il appert que le gouvernement fédéral pourrait avoir l’intention inavouée de privatiser en douce l’aéroport régional de Wabush au Labrador qui assure également le service aérien pour Fermont au Québec.

La députée nord-côtière se demande si Ottawa veut faire de l’argent rapide avec les aéroports qui relèvent du ministère des Transports du Canada et a dénoncé, le 13 mai 2026, l’intention sournoise du gouvernement Carney de déposer, de façon discrète, un projet de loi qui constituerait une première étape inavouée visant à privatiser certains aéroports qui appartiennent à Transports Canada, ce qui pourrait toucher six aéroports de sa circonscription en plus de l’aéroport régional de Wabush, situé au Labrador, qui dessert aussi la Côte-Nord. « Dans la mise à jour économique déposée le 28 avril, on peut lire que ‘le gouvernement analyse des possibilités d’exploiter la valeur des aéroports pour investir dans la croissance à long terme du Canada, notamment par des modes de propriété différents’. Cela signifie qu’il fait l’inventaire pour savoir combien de revenus la vente de certains aéroports pourrait engendrer plutôt que de faire l’inventaire des besoins des citoyens et d’y répondre », explique Mme Gill.

Scénario dramatique pour la région

« Quelles seront les conséquences pour la population des régions dites éloignées et pour les citoyens de communautés souvent enclavées, dont les besoins essentiels, la sécurité et l’économie dépendent du transport aérien, si le gouvernement se départit de ses aéroports ? On le sait, le privé vise à maximiser les profits. Alors qui voudra acquérir un aéroport qui génère peu, ou pas, de profits, en plus d’être obligé d’investir dans son entretien et sa réfection ? Je crains que le gouvernement Carney ait déjà dans ses cartons l’objectif de mettre en catimini la clé dans la porte de certains aéroports », confie la députée nord-côtière.

« Voilà pourquoi je veux des réponses maintenant sur les intentions réelles des libéraux derrière ce projet de loi. J’ai d’ailleurs demandé une rencontre au cabinet du ministre des Transports, Steven MacKinnon. Il faut absolument sensibiliser le ministre aux impacts nocifs de la vente de ces actifs pour faire un coup d’argent rapidement au lieu de créer de la richesse pour mieux soutenir nos communautés, où qu’elles soient. On a besoin de connaître la liste des aéroports détenus par Transport Canada qui seront exclus d’un tel projet de vente, car ils ne pourraient pas être viables dans un système privatisé ni intéresser des investisseurs. Si le gouvernement Carney se débarrasse de nos aéroports, ça peut bien paraître dans son bilan artificiellement gonflé, mais un gouvernement responsable ne peut pas gérer ses actifs à la petite semaine en mettant en péril des communautés », conclut la députée bloquiste.

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Publié le 26 mai, 2026, dans la publication : Numéro_10 Volume_44

  • Aérodrome
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Publié sur le site le 26 mai 2026

  • Prochaine publication

Nouvelle mairie

La Ville de Fermont achète un immeuble

par Éric Cyr

Légende : Sur la photo, l’édifice qui va accueillir les nouveaux bureaux municipaux.

La Ville de Fermont procédera à l’achat de l’ancien bâtiment de la Caisse Desjardins des Travailleuses et Travailleurs unis de Fermont, qui appartient actuellement à l’entreprise Construction & Expertise PG, pour un montant de près de 1,5 million de dollars, incluant le coût pour reconfigurer les espaces de bureaux, afin de le transformer en nouvel hôtel de ville. Le financement a été puisé dans le fonds de roulement de la municipalité et devrait être remboursé sur une période de dix ans.

L’administration municipale précédente avait pourtant choisi de ne pas utiliser son droit de préemption sur l’édifice de l’institution bancaire qu’elle aurait pu acquérir à un prix moindre à l’époque où elle a délaissé son comptoir de services, permettant ainsi aux contribuables fermontois d’économiser un bon montant d’argent. Après avoir pris connaissance de l’offre d’achat faite par Construction & Expertise PG, le conseil municipal avait à ce moment décidé de ne pas se procurer la bâtisse située au 100, rue de l’Hématite, tel que le lui permettait cet outil intégré en juin 2022 au Code municipal du Québec et à la Loi sur les cités et les villes et dont le coût grimpera inévitablement après les modifications et les rénovations qui devront être effectuées pour accueillir les nouveaux bureaux des employés municipaux.

Pourtant l’administration municipale dirigée alors par le maire Martin St-Laurent, souhaitant éviter les situations où un bien immobilier représentant un intérêt pour la municipalité aurait pu être vendu à un tiers sans qu’elle en soit préalablement informée, avait manifesté son intention d’avoir recours à son droit de préemption dans le cas de cette propriété immobilière locale qui appartenait alors à Desjardins et aurait pu décider de l’obtenir à un prix plus intéressant. L’Hôtel de Ville avait finalement retiré son droit de préférence stratégique lui permettant d’égaler l’offre d’achat soumise au propriétaire pour la vente de l’ancienne succursale bancaire pour lequel la municipalité avait indiqué vouloir exercer ce droit. En ce qui concerne le droit prioritaire de la Ville de devenir acquéreur du bâtiment qui abritait le point de service local de Desjardins, l’ancien maire St-Laurent avait confié que celui-ci a été abandonné au bénéfice du seul soumissionnaire, Construction & Expertise PG.

Les études commandées par la mairie concernant l’ancien emplacement anticipé pour la construction d’un nouvel hôtel de ville qui aurait été situé en face du bureau d’information touristique ne serviront donc pas puisque le lieu prévu a été modifié. Selon le directeur général de la Ville de Fermont, Claude Gagné, les montants investis dans ces analyses n’auront cependant pas été en vain puisque celles-ci auront permis de mieux évaluer cette possibilité qui n’a finalement pas été retenue en raison notamment du coût onéreux du projet qui s’élèverait à 17 M $ selon les estimations préliminaires de la firme spécialisée en architecture.

« Malgré la confirmation d’une subvention de 6,5 M $ consentie par le gouvernement du Québec [dont les fonds auraient été seulement disponibles en 2029] et une contribution financière d’ArcelorMittal [250 000 $] pour la construction de nouveaux bureaux pour la MRC et la Ville, le prix était trop élevé pour justifier ce choix et la municipalité a donc retenu une option qui répond mieux au budget qu’il est possible d’y consacrer en prenant en considération les finances publiques. » Ce dernier explique qu’il fallait prendre une décision irrévocable afin de permettre aux promoteurs du Centre de la petite enfance (CPE) Le Mur-mûr de finalement entreprendre les travaux de réaménagement des anciens locaux administratifs de la MRC et de la Ville dans le mur-écran pour les transformer en nouveau CPE.

« Cet endroit est bien situé. À premier abord, l’espace peut sembler exigu, mais une fois reconfiguré, incluant l’ajout d’un bureau pour le maire, l’environnement de travail devrait être adéquat », conclut M. Gagné, qui fait ressortir que l’un des avantages de ce site est que les terrains attenants appartiennent à la Ville et donc cela offre la possibilité d’un agrandissement éventuel si nécessaire et l’intégration limitrophe de nouveaux bureaux de la MRC qui pourraient peut-être potentiellement se greffer dans le secteur. Avant de finaliser l’achat, la Ville a exprimé ses besoins en espaces de bureaux à Expertise PG qui a accepté de réaliser certains travaux d’aménagement intérieur rapidement et d’en inclure le coût dans le prix de vente. La transaction devrait être officialisée sous peu par un acte notarié.

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Publié le 26 mai, 2026, dans la publication : Numéro_10 Volume_44

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Publié sur le site le 26 mai 2026

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Terres publiques

Difficultés relatives à la location d’un bail

par Éric Cyr

Source photo : Chalets des mushers

La Municipalité régionale de comté (MRC) de Caniapiscau, qui englobe Fermont et Schefferville, occupe une vaste superficie. Cependant, il est actuellement très difficile pour les résidents de se procurer un bail de villégiature sur une terre publique et les demandes d’utilisation d’un espace s’accumulent sans obtenir de réponse favorable, ce qui suscite des frustrations.

Une partie du phénomène réside dans le fait qu’il existe des intérêts divergents dans la concertation des intérêts territoriaux partagés entre la population locale, la MRC ainsi que le ministère des Ressources naturelles et de la Faune (MRNF) et leurs partenaires ministériels. La MRC offre à la population la possibilité d’obtenir, sur la base du premier requérant, des emplacements de villégiature privés situés sur les terres du domaine de l’État dans la région administrative de la Côte-Nord. Ces terrains, d’une superficie d’environ 4 000 mètres carrés, sont offerts en location par bail renouvelable annuellement. Le loyer annuel minimum est révisable selon les modalités prévues au Règlement sur la vente, la location et l’octroi de droits immobiliers sur les terres du domaine de l’État. Des frais non remboursables d’ouverture de dossier sont exigés ainsi que des frais d’administration lors de l’émission du bail. Selon le préposé à l’urbanisme en territoire non organisé pour la MRC, Simon Gagné : « En ce moment, le MRNF veut refaçonner les modalités d’émission des droits fonciers et il y a un réel effort de consultations des intérêts territoriaux de la Côte-Nord qui sont partagés par plusieurs partis, mais les demandes locales persistent ».

Unicité nord-côtière

En ce qui concerne le cadre légal et les « Lignes directrices pour le développement de la villégiature sur les terres du domaine de l’État » concernant la location de baux de villégiature, notamment pour la construction de chalets sur le territoire de la MRC, le MRNF explique que la Côte-Nord est la seule région au Québec où il est possible de faire une demande pour obtenir un bail de villégiature au premier requérant. Les citoyens peuvent faire une demande de location ou d’achat pour acquérir un terrain situé sur le territoire public qui n’est pas encore sous bail. « Les demandes reçues au premier requérant sont analysées à la pièce afin de valider la conformité de l’emplacement demandé aux différentes normes applicables. Le MRNF procède également à une consultation des ministères, organismes et communautés autochtones afin d’obtenir leurs avis et préoccupations sur l’emplacement demandé et, s’il y a lieu, mettre en place des ajustements », confie le Service des affaires publiques et des communications stratégiques à la direction des communications du MRNF qui précise qu’il est également possible d’émettre des baux de villégiature privée dans la MRC grâce à une sélection aléatoire comme c’est le cas pour les autres régions du Québec. « Pour ce type de bail, les emplacements sont déterminés au préalable, planifiés et analysés en lots et la délivrance des baux se fait par tirage au sort. Le processus d’analyse et de consultation des partenaires vise à effectuer une mise en valeur du territoire public harmonieuse et respectueuse de l’environnement. »

Plusieurs citoyens de la région ont soumis une demande d’utilisation du territoire public à des fins récréatives et leurs requêtes sont demeurées vaines pour la majorité des requérants qui n’ont pas obtenu de baux. À cela, le Ministère répond : « Certains secteurs sont de plus en plus demandés pour obtenir un bail de villégiature. Le MRNF et certaines MRC de la Côte-Nord qui en sont délégataires ont donc convenu de privilégier une planification globale du développement de la villégiature en concertation avec le milieu régional pour ces secteurs plutôt qu’un développement à la pièce qui exige des analyses et des consultations individuelles. Dans le cadre de l’analyse des demandes d’utilisation du territoire public, le MRNF doit prendre en considération l’information issue des consultations des partenaires qu’elle soit de nature culturelle, environnementale ou faunique et, s’il y a lieu, d’apporter des ajustements, au besoin. »

Le MRNF, qui travaille en collaboration avec les MRC délégataires afin de planifier un développement harmonieux et responsable des terres de l’État, a adopté à l’automne 2024 des « Lignes directrices pour le développement de la villégiature sur les terres du domaine de l’État » afin de favoriser la conciliation et l’harmonisation des usages sur le territoire. En voici les quatre grands principes :

– La prévisibilité du développement de la villégiature sur les terres du domaine de l’État (TDE) ;

– L’harmonisation des interventions en matière d’utilisation et de gestion des TDE et des ressources ;

– L’équité en matière d’accès aux TDE ainsi qu’à leurs ressources pour tous ;

– La préservation de l’environnement et de la qualité du milieu.

Baux de villégiature

Tarification en vigueur pour Caniapiscau

Le montant des loyers annuels à débourser pour les locataires des baux de villégiature et d’abris sommaires est revu annuellement. Le gouvernement du Québec a décrété, le 12 novembre 2025, une augmentation superficiaire à l’augmentation des loyers annuels habituelle du 1er janvier de chaque année. Cette deuxième augmentation, étalée sur les trois prochaines années, verra le loyer minimum de ces baux augmenter à nouveau à compter du 1er avril des années correspondantes, donc jusqu’à 2028. On parle ici des augmentations des loyers minimaux, mais on voit comme à l’habitude également une augmentation des autres frais d’administration rattachés à la gestion des baux. La MRC de Caniapiscau facture ceux-ci au minimum prescrit par le Règlement sur la vente, la location et l’octroi des droits immobiliers sur les terres du domaine de l’État. En date du 1er janvier 2026, le loyer annuel minimum des baux de villégiature s’élève à 395 $, celui des abris sommaires à 232 $. Après les hausses, ces montants atteindront 404 $ et 238 $. À ces montants, il faut ajouter les taxes.

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Publié le 26 mai, 2026, dans la publication : Numéro_10 Volume_44

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Publié sur le site le 26 mai 2026

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Conférence

François Lambert à Fermont

par Éric Cyr

Légende : Sur la photo, François Lambert (au centre), la directrice générale de la Chambre de commerce de Fermont, Véronique Dumais (à sa gauche) et des membres du conseil d’administration après la conférence.

La Chambre de commerce de Fermont a organisé un souper-conférence en compagnie du communicateur et entrepreneur François Lambert à la Salle Aurora, le 9 mai 2026. L’investisseur reconnu pour son franc-parler et son style direct a présenté à 90 participants sa conférence « En affaires, il n’y a pas de plan B » dans laquelle il a partagé son parcours entrepreneurial parsemé d’anecdotes ainsi que de ses meilleurs conseils pour réussir dans le milieu économique.

Originaire de Montréal et diplômé en administration de l’Université du Québec en Outaouais (UQO), le conférencier, qui a développé très tôt un intérêt pour l’autonomie financière et les affaires, a abordé différents sujets tels que la raison pour laquelle il est devenu entrepreneur, le leadership, le management, le marketing, les partenaires d’affaires et la transparence.

François Lambert a grandi dans un milieu modeste, ce qui a fortement influencé sa vision de l’entrepreneuriat et du travail. « La raison ne suit pas la passion. Ce n’est pas un sacrifice d’être dans les affaires, mais si vous n’aimez pas la résolution de problèmes, ne vous lancez pas dans ce domaine. Je n’ai aucun talent dans rien, mais je travaille fort. On apprend des leçons de vie », explique celui qui a entrepris plusieurs projets avant de connaître un succès important dans le secteur des centres d’appels et des logiciels de communication. Au tournant des années 2000, il cofonde les entreprises technologiques Aheeva et Atelka spécialisées dans les services à la clientèle et les solutions de télécommunications. La seconde entreprise qui emploie à son apogée des milliers d’employés répartis dans plusieurs provinces devient rapidement l’un des plus importants réseaux de centres d’appels au Canada avant d’être vendue en 2012. Ce succès financier qui lui permet de diversifier ses investissements constitue un tremplin dans sa carrière et lui permet d’investir dans différents secteurs.

Après cette réussite, François Lambert s’oriente davantage vers l’agriculture et il amorce des projets agricoles axés sur les produits du terroir québécois. C’est alors qu’il est reconnu pour son parcours dans l’agroalimentaire après s’être établi sur une ferme en Montérégie où il conçoit plusieurs productions artisanales, notamment dans les secteurs des aliments transformés, du miel et du sirop d’érable. Il se consacre à son entreprise FrançoisLambert.One qui commercialise des produits alimentaires et agricoles.

« Pour être avant-gardiste, il faut être à l’écoute des gens et trouver ce qu’ils aiment afin de les rendre heureux. Ça prend un produit qui leur plaît et il faut s’attarder aux détails. L’important c’est la perception. Les consommateurs achètent une histoire. Lorsqu’un client aime un produit, il en devient un ambassadeur. », conclut l’homme d’affaires.

Le grand public a découvert davantage François Lambert grâce à sa participation aux émissions de téléréalité, Big Brother Célébrités, Un souper presque parfait et Dans l’œil du dragon, où il agit comme investisseur auprès d’entrepreneurs émergents. Il est également auteur et chroniqueur sur différentes plateformes médiatiques notamment en tant qu’animateur de balados portant sur l’économie, l’entrepreneuriat et les finances personnelles. À travers ses conférences, il encourage l’entrepreneuriat, l’innovation, la discipline financière et la persévérance en affaires.

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Publié le 26 mai, 2026, dans la publication : Numéro_10 Volume_44

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Publié sur le site le 26 mai 2026

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