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Journal le Trait d'Union du Nord
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    Déraillement d’un convoi ferroviaire

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Déraillement d’un  convoi ferroviaire

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Tshiuetin modernise sa flotte de trains

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Investissements  importants pour  Transport  Tshiuetin

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Entrave sur le seul lien terrestre vers Schefferville

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Vers la fin d’un litige qui s’éternise ?

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Chemin de fer QNS&L

Déraillement d’un convoi ferroviaire

par Éric Cyr

Légende : Sur la photo, des membres de l’équipe ayant participé aux travaux de nettoyage et de remise en état de la voie ferrée qui ont travaillé sous un climat hivernal rigoureux durant la période des fêtes. Source : Rio Tinto IOC.

Un convoi ferroviaire de la minière Rio Tinto IOC, transportant du minerai de fer, a déraillé sur le chemin de fer de la Côte-Nord et du Labrador, mieux connu en anglais sous le nom de Quebec North Shore and Labrador Railway (QNS&L), qui relie Sept-Îles à Schefferville, le 28 décembre 2025, occasionnant la paralysie de cette voie ferrée durant un peu plus d’une semaine.

Le déraillement impliquant un train de Rio Tinto IOC acheminant du minerai en direction de Sept-Îles, qui est survenu dans le secteur Nicman (mile 36) de la ligne de chemin de fer, a été confirmé le lendemain par la minière. L’accident n’a heureusement fait aucun blessé, mais a cependant interrompu la circulation sur ce lien terrestre interprovincial sur rails qui a été construit de 1951 à 1954.

Un porte-parole de Rio Tinto IOC confie que de la machinerie a été déployée sur les lieux, le 30 décembre, soit la même journée que le Bureau de la sécurité des transports du Canada (BST) a envoyé une équipe d’enquêteurs afin de recueillir des informations et d’évaluer les circonstances ayant mené au déraillement. Un premier train transportant quatre pelles mécaniques en provenance de Sept-Îles est arrivé sur place et un autre train avec trois pelles mécaniques en provenance de Labrador City a suivi. Deux équipes d’une quinzaine de personnes, dont deux entrepreneurs, se sont par la suite relayées jour et nuit pour remédier à la situation. « Le déplacement des wagons a été effectué grâce à des pelles mécaniques. Des travaux se sont déroulés durant plusieurs jours malgré d’abondantes chutes de neige qui ont compliqué la tâche des équipes à cet endroit. Un nettoyage de la zone a ensuite été effectué afin de préparer l’emplacement pour reconstruire une courte partie de rails et aucun signe de déversement significatif ni d’impact sur un plan d’eau n’a été constaté. Des tests ont aussi été réalisés sur les sections de chemin de fer de part et d’autre du site du déraillement afin de vérifier le bon état des rails et de permettre la reprise sécuritaire du trafic ferroviaire. » Des travailleurs sont finalement parvenus à déplacer les wagons qui obstruaient la voie ferrée afin de libérer le passage et de rétablir la circulation sur le chemin de fer QNS&L qui a finalement repris graduellement à vitesse réduite, le 5 janvier 2026.

Selon Rio Tinto IOC : « Plus de 700 heures de travail ont été effectuées par les équipes sur le terrain sans incident en santé et sécurité, ce qui témoigne de l’engagement et du professionnalisme de nos gens. Grâce aux efforts exceptionnels de nos employés, l’arrêt de la circulation a été réduit au minimum, malgré des conditions hivernales difficiles. Dans le cadre de ces travaux, nous avons appliqué une approche préventive rigoureuse pour le nettoyage de la zone et la reconstruction de la voie ferrée, afin de minimiser les risques environnementaux et d’assurer la sécurité des opérations futures. Nous tenons à remercier encore une fois tous ceux qui ont contribué à rétablir la situation. »

Cette obstruction de ce réseau ferroviaire a affecté les déplacements de la société Transport ferroviaire Tshiuetin, qui offre un service de transport de passagers et de marchandises, notamment pour l’approvisionnement de Schefferville, qui a dû organiser un vol nolisé en avion, le 1er janvier, afin d’accommoder 90 passagers qui devaient initialement se déplacer en train. En plus de l’entreprise IOC (Labrador City), trois autres compagnies minières du Labrador et du Québec, qui utilisent également ces rails pour acheminer leurs boulettes et leur minerai de fer vers le plus important port minéralier en Amérique du Nord qui est situé à Sept-Îles sur la Côte-Nord, ont subi des inconvénients découlant de cet événement. Il s’agit de Tata Steel (Schefferville), Tacora Resources (Wabush) et Minerai de fer Québec (Fermont).

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Publié le 20 janvier, 2026, dans la publication : Numéro_1 Volume_44

  • Accident ferroviaire
  • Chemin de fer de la Côte-Nord et du Labrador
  • Convoi ferroviaire
  • Déraillement de locomotive
  • Enquête
  • IOC de Rio Tinto
  • Mine
  • Minerai de fer
  • Minerai de fer Québec/Champion Iron
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  • Reconstruction de la voie ferrée
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  • Société Transport ferroviaire Tshiuetin
  • Tacora Resource
  • Tata Steel
  • Train
  • Transport ferroviaire

Publié sur le site le 19 janvier 2026

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Rio Tinto IOC

Une réorganisation s’amorce

par Éric Cyr

Légende : Sur la photo, une mine de Rio Tinto IOC à Labrador City. Source photo : Minière IOC

L’entreprise minière Rio Tinto IOC a enclenché une réorientation interne afin d’assurer une meilleure résilience opérationnelle et une compétitivité accrue à long terme, ce qui pourrait avoir une incidence sur les activités de ses installations de Labrador City au Labrador et de Sept-Îles sur la Côte-Nord.

« Rio Tinto IOC a lancé une initiative de transformation de l’entreprise pour assurer sa résilience opérationnelle et sa compétitivité à long terme dans un marché en mutation. Alors que la transformation est en cours, nous continuons à nous concentrer sur une production sécuritaire, une collaboration continue avec nos employés et le soutien des communautés dans lesquelles nous menons nos activités », confie à ce sujet une porte-parole de Rio Tinto IOC.

La conjoncture économique particulière qui règne actuellement expliquerait la nécessité de cette reconfiguration et la compagnie minière explique que ce réaménagement s’inscrit dans un contexte marqué par un accroissement de ses coûts internes, des enjeux liés à la santé de la fosse de la mine et un environnement de marché plus difficile.

« Depuis 70 ans, IOC joue un rôle important dans l’économie et les communautés au sein desquelles elle opère. Les mesures que nous prenons visent à garantir la sécurité, la stabilité et la durabilité de nos activités pour les années à venir. »

Rio Tinto IOC n’a pas d’échéancier précis en lien avec cette recomposition et a fait appel à une firme de consultants, le cabinet international de conseil en management Bain & Company, au début septembre, afin de l’appuyer dans ses démarches. L’objectif est d’analyser la situation actuelle, de poser un diagnostic global et d’aider l’entreprise à instaurer une stratégie destinée à améliorer l’efficacité de l’ensemble de ses opérations. La minière a précisé qu’aucune décision relative à d’éventuelles mises à pied n’a été envisagée pour l’instant, mais que le processus pourrait nécessiter une révision de l’organisation du travail et de son exécution.

Viabilité économique

Les récentes orientations des banques centrales qui favorisent une baisse des taux directeurs, le tout combiné au contexte économique difficile incitent les grandes entreprises qui œuvrent dans des secteurs où le marché est cyclique, comme celui de l’acier et de l’aluminium, à faire preuve de prudence en rationalisant leurs dépenses afin de garantir une performance et un rendement optimal nécessaires à leur positionnement à long terme à l’échelle mondiale.

Compréhension et inquiétudes

Le président de la section locale 5795 du Syndicat des Métallos/Steelworkers qui représente 1600 employés rattachés aux mines de Labrador City, Mike Furlong, qui connaît bien les cycles périodiques de turbulences que doivent affronter les compagnies minières, est au courant des modifications souhaitées par Rio Tinto IOC qui sont destinées à faire face aux éventuels impacts liés au climat acrobatique économique qui se manifeste actuellement. Ce dernier qui dénonce une mauvaise gestion des fosses minières par le passé a confié être prêt à collaborer avec l’entreprise afin de contribuer à l’amélioration de certains aspects pour augmenter la productivité, mais confie que cette décision suscite cependant certaines inquiétudes au sein des travailleurs surtout ceux avec moins d’ancienneté. « Ce remaniement qui émane de la direction témoigne de la volonté de l’entreprise de se garantir une place dans l’avenir et donc cela constitue une bonne nouvelle pour nos membres et notre milieu. »

La minière Rio Tinto IOC, dont la majorité des infrastructures se trouve à Labrador City et à Sept-Îles, emploie près de 3000 personnes.

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Publié le 7 octobre, 2025, dans la publication : Numéro_16 Volume_43

  • Acier
  • Activités minière
  • Aluminium
  • Banques centrales
  • Communautés
  • Contexte économique
  • Côte-Nord
  • Employés
  • Labrador City
  • Mine
  • Opérations de productions
  • Production sécuritaire
  • Rio Tinto IOC
  • Sept-Îles
  • Transformation de l’entreprise

Publié sur le site le 6 octobre 2025

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Transports

Lien terrestre Fermont-Sept-Îles

par Éric Cyr

Légende photo : Sur la photo, des travaux de réfection de la chaussée s’échelonnent sur une cinquantaine de kilomètres. Sur la couverture, une pancarte indiquant l’entrée de la route Denis-Perron (SM-3) située à l’intersection de la route 138 à une trentaine de kilomètres de Sept-Îles est couchée dans le fossé témoignant de l’état de délabrement de certains segments de ce chemin secondaire. Source photo : Daniel Girard

Des travaux de réfection routière ont été amorcés, le 11 août 2025, afin d’éventuellement réussir à relier de façon plus sécuritaire Fermont à Sept-Îles par voie terrestre en passant par un ancien chemin forestier grandement détérioré qui a été abandonné en 2008 dont l’embranchement prend sa source sur la route 138 à proximité de Sept-Îles et qui rejoint la route 389 dans le secteur du Relais Gabriel.

Ce tronçon routier déjà existant qui commence sur la route Denis-Perron et qui traverse la zone d’exploitation contrôlée (Zec) Matimek est totalement asphalté à partir de la route 138. Il constitue au départ la route de service qui permet de se rendre au barrage Denis-Perron de la centrale hydroélectrique de Sainte-Marguerite 3 (SM-3). C’est cette portion qui a été construite en 1994 dans le territoire non organisé de Lac-Walker qu’il faut emprunter avant de bifurquer sur un autre chemin situé à proximité du barrage qui donnait autrefois accès à un camp de travailleurs d’Uniforest sur la réserve faunique de la Société des établissements de plein air du Québec (Sépaq). Il est cependant actuellement déconseillé aux néophytes de la conduite sur un chemin de terre et aux touristes qui ne connaissent pas bien la région, surtout s’ils traînent une roulotte de camping, de l’emprunter dans le secteur plus au nord de SM-3 jusqu’au Relais Gabriel vu son déplorable état de détérioration et son manque d’entretien.

La première étape des travaux de réfection de la chaussée d’une durée de deux semaines inclut du débroussaillage, du déblayage, de l’aménagement et l’ajout de concassé à certains endroits notamment dans la côte des « drive shafts » nommée ainsi à cause des nombreux bris d’arbres de transmission dans le dénivelé de cette montée. L’objectif des travaux, des kilomètres 116 à 169, est de rendre carrossables ces quelques dizaines de kilomètres de cette voie forestière qui s’amalgame avec l’entrée de la réserve faunique sur la route Denis-Perron, qui elle se greffe à la 138 au kilomètre 970 dans le secteur du pont de la rivière Sainte-Marguerite à mi-chemin entre Port-Cartier et Sept-Îles.

Une initiative citoyenne

Le ministère des Transports et de la Mobilité durable du Québec, qui peine péniblement depuis des décennies à la réfection de la route 389, n’est pas l’instigateur ni le maître d’œuvre du chantier qui vise à long terme une amélioration notoire de la fluidité de la circulation sur ce lien routier secondaire. Cette initiative émane plutôt d’un organisme sans but lucratif fondé en juin 2024, le Regroupement des propriétaires et amis du 107 (RPA 107), qui a obtenu une subvention de 225 000 dollars de la MRC de Sept-Rivières pour cette première phase de réfection de ce chemin et dont le total s’élève à 300 000 $.

Des ententes ont été conclues avec des partenaires qui appuient la démarche notamment des Innus et des clubs de motoneige et de VTT de la région.

Selon le président de l’organisation, Daniel Girard, il y a une réelle volonté de rendre cette route plus accessible et sécuritaire et il serait bien que la MRC de Manicouagan envisage de se joindre aux efforts, car la section plus au nord de cet axe routier se trouve sur son territoire. « Nous avons obtenu l’appui du conseil innu Takuaikan Uashat mak Mani-utenam (ITUM) et de son bureau des droits de la protection du territoire qui nous soutiennent dans nos démarches et tiennent à un accès par cette route jusqu’au Relais Gabriel. De plus, nous avons entamé des discussions avec Hydro-Québec, qui prévoit d’ajouter une nouvelle turbine à SM-3 et la construction d’un deuxième poste Arnaud, et avec la Sépaq (Société des établissements de plein air du Québec), afin d’examiner les possibilités qui peuvent s’offrir à nous. Il y a des efforts en ce sens et des bénévoles affichent de la volonté et travaillent avec ardeur à concrétiser ce projet et c’est un retraité qui conduit la niveleuse. Un souper-bénéfice organisé à l’hôtel Sept-Îles a permis d’amasser un montant de 52 000 $ pour cette cause ».

Cet itinéraire une fois restauré permettrait d’éviter un long détour en passant par Baie-Comeau et d’économiser un trajet d’environ quatre heures.

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Publié le 9 septembre, 2025, dans la publication : Numéro_14 Volume_43

  • Bureau des droits de la protection du territoire
  • Chemin forestier
  • Clubs de motoneige et de VTT
  • Conseil innu Takuaikan Uashat mak Mani-utenam
  • Fermont
  • Hydro-Québec
  • Innus
  • MRC de Manicouagan
  • MRC de Sept-Rivières
  • Poste Arnaud
  • Relais Gabriel
  • Route 138
  • Route 389
  • Sépaq
  • Sept-Îles
  • Travaux de réfection routière
  • Tronçon routier
  • Turbine à SM-3

Publié sur le site le 9 septembre 2025

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MDJ Alpha

Voyage jusqu’au bout de la route

par Éric Cyr

Légende : Sur la photo, de jeunes Fermontois et leurs accompagnatrices prennent une pause et la pose au bout de la route 138. Source photo : MDJ Alpha.

La Maison des jeunes (MDJ) Alpha de Fermont a organisé un voyage de découverte de la Côte-Nord pour une douzaine d’adolescents de 12 à 17 ans qui fréquentent cette institution vouée à la jeunesse locale du 28 février au 7 mars dernier durant la semaine de relâche scolaire.

Les participants accompagnés de deux animatrices ont pris l’avion à l’aéroport régional de Wabush au Labrador et ont atterri à Sept-Îles, point de départ de cette excursion. Les organisatrices de ce périple nord-côtier ont loué deux véhicules automobiles Jeep J8 afin d’assurer le déplacement routier vers les multiples destinations prévues au programme et à bord desquels elles communiquaient à l’aide de radios bidirectionnelles walkie-talkie. Ils se sont d’abord dirigés vers Baie-Comeau puis ont effectué plusieurs escales en direction de Kegaska en Basse-Côte-Nord où s’achève la route 138 en cul-de-sac. Des visites et des activités se sont déroulées quotidiennement dans des maisons de jeunes le long du parcours notamment à Baie-Comeau, Port-Cartier, Sept-Îles, Havre-Saint-Pierre et Natashquan. Les ados ont pu notamment faire de la glissade, de la planche à neige ou du ski alpin au mont Ti-Basse (Baie-Comeau) et à la station Gallix (Sept-Îles) et déguster de la tire d’érable à Natashquan.

Expérience enrichissante

Selon l’animatrice responsable de la MDJ Alpha, Marie-Ève Arsenault, qui a accompagné l’expédition, la belle température était au rendez-vous et ce fut une excellente expérience pour la relève fermontoise et les maisons de jeunes des différentes localités ont réservé un accueil chaleureux aux voyageurs : « La plupart des maisons de jeunes nous offraient le dîner. Tous semblaient heureux de notre présence ce qui a donné lieu à de beaux échanges, ce qui a permis aux jeunes de réaliser qu’ils sont choyés et que nous disposons de beaucoup de moyens comparativement à d’autres qui manquent souvent cruellement de financement. »

L’animatrice jeunesse, Fany Dionne, qui a également pris part au déplacement, confie :

« Une telle randonnée sur le terrain, ça ramène les jeunes à l’essentiel. Cette activité leur a permis d’être des enfants dans le monde réel et de décrocher du virtuel. »

Pour en savoir plus sur les activités de la MDJ Alpha, consulter la page Facebook Maison Des Jeunes Alpha ou composer le 1 888 451-8092.

 

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Publié le 29 avril, 2025, dans la publication : Numéro_8 Volume_43

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  • Fermont
  • Havre-Saint-Pierre
  • Maison des jeunes Alpha
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  • Natashquan
  • Port-Cartier
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Publié sur le site le 29 avril 2025

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Schefferville

Une exposition itinérante

par Éric Cyr

Une exposition ambulante relatant quelques pages d’histoire de Schefferville, de Matimekush-Lac John et de Kawawachikamach, proposée par l’écrivaine et ancienne résidente du lieu, Jocelyne Lemay, « Une montée vers le Nord », s’est arrêtée à Fermont au local vitré en face de l’escalier central au deuxième étage du centre commercial du mur-écran, du 3 au 6 juin 2024.

L’exposition historique, qui relate une partie du passé de l’une des trois villes-champignons de la MRC de Caniapiscau qui ont poussé à la suite de la découverte de gisements de fer avec une incursion dans celui des deux communautés autochtones voisines, a été présentée au Musée régional de la Côte-Nord à Sept-Îles, d’octobre 2021 à mars 2022, puis au centre d’achats Les Galeries montagnaises également à Sept-Îles avant de se déplacer par la suite à Schefferville et d’être exhibée à Labrador City, le 1er juin, à la demande de la minière Rio Tinto IOC avant d’être déployée à Fermont. Elle devrait être de retour à Sept-Îles en septembre selon un souhait d’IOC.

Dans le cadre de cette exposition qui regorge de multiples objets : drapeaux, épinglettes, cartes postales, photos, livres historiques (La grande aventure du fer et L’héritage de Caïn). Mme Lemay invitait le public dans un voyage au cœur de l’histoire qui traverse le temps sur une période de plus d’un siècle. Elle a quitté sa ville natale par la voie ferrée, qu’elle a rebaptisée la route d’acier, en novembre 1988, juste avant le début de la démolition de la ville qui était prévue au printemps 1989 et qui a duré quelques années à la suite des conséquences de la fermeture de la mine de fer d’IOC en novembre 1982, avant de s’établir à Sept-Îles.

L’auteure qui a publié en 2015 le livre Terre rouge, considéré comme un document de référence historique, qui traite entre autres de la vie à Schefferville incluant l’époque de la ruée vers le fer, les grands moments de son histoire et sa quasi-disparition est une passionnée de cet endroit méconnu du Québec. « Cette exposition est une démarche de longue haleine qui découle directement de la parution de mon livre qui aborde le même sujet. À l’origine, cet ouvrage écrit qui relate une période de grands développements de la mer jusqu’au 55e parallèle en plus de divers événements marquants de l’endroit principalement depuis sa fondation. » L’exposition présente le chantier de Burnt Creek devenu Knob Lake puis rebaptisé Schefferville, mais aussi de la présence des communautés innue et naskapie en plus de la prospection qui a permis la découverte de gisements de minerai de fer. Le père Louis-François Babel et ses guides des Premières Nations ont été les premiers à signaler du « gravier rouge » sur le territoire en 1866. Ce n’est qu’à partir de 1937 que les 400 millions de tonnes furent découverts.

« La démarche s’est étirée sur de nombreuses années puisque j’ai commencé à amasser des souvenirs et des photos à l’âge de douze ans. Quand j’ai constaté que je ne pouvais inclure dans l’impression toutes les photos que j’aurais aimées et que je devais faire des choix, l’idée d’une exposition en complément à la publication a germé dans mon esprit et j’ai finalement concrétisé cette aspiration. En fait, ce sont les boîtes de souvenirs de mon grand-père et de mon père qui m’ont amenée à vouloir relater l’histoire du milieu où j’ai vu le jour et où j’ai grandi. »

Mme Lemay se veut un peu la gardienne du riche passé de Schefferville où à une certaine époque, des gens de 22 différentes ethnies se sont côtoyés. « Saviez-vous que durant près de trois ans, 6900 hommes ont travaillé en œuvrant sur sept chantiers dont celui de la construction du chemin de fer qui mène à Schefferville, que la reine Élisabeth II s’est rendue à Schefferville en 1959 et que cette localité nordique a déjà accueilli les Jeux de l’Arctique ? »
confie la Scheffervilloise de cœur qui travaille pour que cette exposition soit accueillie au Musée Shaputuan à Uashat (Sept-Îles).

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Publié le 25 juin, 2024, dans la publication : Numéro_12 Volume_42

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Publié sur le site le 25 juin 2024

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Services de santé

Fermont et Schefferville épargnés pour l’instant

par Éric Cyr

Légende : Sur la photo, le Centre de santé de Fermont résiste à la vague d’interruptions de services qui sévit actuellement.

Malgré la crise actuelle liée à la pénurie de main-d’œuvre et aux mesures transitoires menant à la fin du recours aux agences privées, d’ici octobre 2026, et au bras de fer entre celles-ci et le gouvernement du Québec qui en découle et qui entraîne une offre de services réduite pour les Nord-Côtiers, le Centre intégré de santé et de services sociaux (CISSS) de la Côte-Nord a confirmé, le 17 mai 2024, que les services sont maintenus à Fermont et à Schefferville.

Selon le conseiller en communications au CISSS de la Côte-Nord, Jean-Christophe Beaulieu, la fermeture d’une salle d’opération à Sept-Îles et d’une autre à Baie-Comeau pourrait cependant engendrer des ralentissements, mais aucun transfert de patients n’est envisagé actuellement.

« Certains transferts nécessitant une hospitalisation pourraient être dirigés vers des établissements de santé en dehors de la région advenant l’incapacité des hôpitaux de Baie-Comeau et de Sept-Îles d’accueillir ces usagers. »

Le CISSS mentionne que certaines réductions de services prévues ont pu être annulées grâce aux efforts consentis par ses équipes ainsi que par ses partenaires, dont le ministère de la Santé et des Services sociaux et d’autres établissements du réseau.

Le CISSS précise qu’il n’y aura pas de fermeture de 40 lits d’hospitalisation (20 à Baie-Comeau et 20 à Sept-Îles). Toutefois, les unités de débordement des deux hôpitaux demeurent fermées (8 lits à Sept-Îles et 13 lits à Baie-Comeau). Les urgences de Baie-Comeau et de Sept-Îles ont suffisamment de personnel pour fonctionner, mais la capacité d’occupation des civières demeure très limitée en cas de débordement. Dans le contexte actuel, des démarches ont été faites afin de bonifier les services ambulanciers sur le territoire. Des travaux sont aussi en cours afin de bonifier le service d’évacuation médicale de la Basse-Côte-Nord.

Le CISSS de la Côte-Nord explique que la situation demeure précaire partout sur le territoire et que des équipes sont mobilisées afin de rétablir les divers services dans les plus brefs délais. Les transferts médicaux vers les hôpitaux receveurs habituels (Baie-Comeau et Sept-Îles) pourraient être perturbés si leur capacité d’accueil est limitée. Dans les centres hospitaliers de soins de longue durée (CHSLD) et en soutien à domicile, il y a toujours des besoins de personnel, mais les services requis sont offerts et des suivis sont faits pour assurer des soins sécuritaires.

La création d’une équipe volante composée d’infirmières et de préposés aux bénéficiaires qui pourra être déployée dans les régions où la situation est critique, notamment sur la Côte-Nord, a été annoncée par Québec en collaboration avec la Confédération des syndicats nationaux (CSN) et la Fédération des travailleurs et travailleuses du Québec (FTQ).

Pour plus de détails au sujet des réductions de services, vous pouvez visiter la page à ce sujet sur le site Web du CISSS de la Côte-Nord qui est mise à jour régulièrement.

Lettre ouverte

par 22 signataires

Soins de santé

Le 13 mai 2024

Objet : Plan de contingence du CISSS de la Côte-Nord

Madame, monsieur,

Nous sommes les médecins-omnipraticiens, spécialistes, pharmaciens et présidents de conseils professionnels qui pratiquent sur le territoire de la Côte-Nord. Nous sommes aujourd’hui témoins d’une crise sans précédent dans notre système de santé régional. Cette fois-ci, il s’agit bel et bien d’une crise précipitée par notre gouvernement.

Depuis des années, nous vivons un effritement de nos effectifs au CISSS de la Côte-Nord. Il s’agit ici d’infirmières, d’infirmières auxiliaires, de technologues, de préposés et autres professionnels qui quittent le réseau pour rejoindre les agences privées. La main-d’œuvre indépendante a progressivement remplacé les retraites et les départs dans un réseau épuisé et sous pression jusqu’à occuper plus de 60 % des postes dans nos hôpitaux. La santé de notre population et la capacité de nos salles d’urgence à accueillir des malades et à les soigner en dépendent maintenant entièrement. On ne peut s’en passer.

Tout comme le Ministère et le gouvernement actuel, nous déplorons le recours chronique à la main-d’œuvre indépendante et nous souhaitons ultimement que ces professionnels réintègrent le réseau et s’établissent chez nous durablement au sein de la fonction publique. Mais cette main-d’œuvre, qui représente maintenant l’essentiel de nos forces, n’habite pas notre région et s’y déplace pour y travailler.

À partir du 19 mai, de nouvelles règles mises en place au ministère de la Santé et des Services sociaux effacent l’essentiel des avantages de notre main-d’œuvre indépendante, qui cessera alors en bloc de venir travailler dans notre région. Ces mesures visent la réintégration des professionnels dans le réseau, mais elles sont inapplicables et dangereuses sur la Côte-Nord. Les infirmières et autres travailleurs réintégreront le réseau proche de leur domicile, laissant ainsi un trou béant dans les services essentiels des Nord-Côtiers.

Le 19 mai, nous devrons fermer plus du tiers des lits de santé physique dans les hôpitaux de Sept-Îles et de Baie-Comeau pour une période indéfinie. Nos salles d’urgence ne fonctionneront qu’à une fraction de leur capacité actuelle et n’auront plus de soupape de débordement, même pour des patients gravement malades. Des dizaines de patients seront transférés inutilement vers les grands centres et hospitalisés à des centaines de kilomètres de chez eux, engendrant des coûts faramineux et des délais de transferts évitables. Tous les services hospitaliers seront atteints, notamment le bloc opératoire où des réductions de plus de 50 % des activités sont planifiées. L’enjeu de sécurité et les risques de conséquences délétères sont réels pour les patients. Des équipes de soignants déjà fragilisées s’épuiseront et il y aura un effritement du recrutement, de la rétention de médecins et de pharmaciens à long terme.

Le 19 mai, la Côte-Nord devient essentiellement un immense territoire québécois sans réseau de santé fonctionnel capable de prendre en charge les besoins de sa population. Et cette population devra s’exiler à des centaines de kilomètres pour recevoir des soins appropriés, ajoutant un stress supplémentaire sur d’autres établissements. Si le gouvernement veut éliminer le recours à la main-d’œuvre indépendante dans le système de santé en région, il doit mettre en place des incitatifs pour qu’elle s’y installe et qu’elle y demeure. En attendant, nous avons besoin de la main-d’œuvre indépendante pour faire fonctionner nos hôpitaux. C’est une réalité incontournable.

Cette crise est accélérée inutilement par des décisions politiques et un manque d’écoute face à notre réalité régionale. Les solutions ne peuvent être les mêmes dans l’ensemble du réseau, sur tout le territoire du Québec. Il faut trouver rapidement une voie de sortie de crise. Nous le devons à nos proches et à nos patients.

 

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Publié le 28 mai, 2024, dans la publication : Numéro_10 Volume_42

  • Baie-Comeau
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  • centres hospitaliers
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  • Côte-Nord
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Publié sur le site le 29 mai 2024

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Transport ferroviaire

Tshiuetin modernise sa flotte de trains

par Éric Cyr

Source photo : Tshiuetin

Transport ferroviaire Tshiuetin (qui signifie vent du Nord en innu-aimun) qui assure depuis 2005 le transport de passagers et de marchandises par rail de Sept-Îles à Schefferville, rajeunit sa flotte de locomotives et améliore son offre de services dans le cadre d’une planification stratégique et en injectant des investissements majeurs de 25 millions de dollars sur une période de cinq ans.

Le conseil d’administration (CA) et la direction générale du transporteur administré par trois communautés autochtones de la Côte-Nord qui en sont les copropriétaires ont annoncé, le 29 février 2024, que l’entreprise, qui vise l’amélioration continue du service à la clientèle et de l’expérience des voyageurs, procédera dans le cadre d’un ambitieux plan quinquennal à de nombreux travaux de réfection destinés à améliorer ce service essentiel.

Les wagons de passagers actuels sont de provenance variée notamment des États-Unis. Un total de sept de ceux-ci subira une rénovation par groupes de deux qui devrait prendre de deux à trois ans. La nouvelle mouture de ce moyen de transport prévoit un chauffage mieux contrôlé, une isolation plus efficace des installations électriques conformes et le rembourrage des sièges. La démarche inclura des mesures favorisant un meilleur confort des clients et un accès à un réseau de communication efficace incluant l’interphone (intercom) et les écrans à bord afin d’accroître les commodités des passagers qui pourront aussi profiter du réseau Wi-Fi sur l’ensemble du trajet.

Afin d’assurer la durabilité, la fiabilité et la sécurité des infrastructures ferroviaires, Tshiuetin, qui gère 217 kilomètres de rails situés dans la portion entre Emeril et Schefferville, s’est récemment procuré de nouveaux équipements spécialisés destinés à assurer l’entretien de la voie ferrée, ce qui réduira aussi les coûts associés à la manutention.

La construction d’un nouveau camp de travailleurs situé à la station d’Emeril à l’intersection de l’autoroute TransLabrador (route 500) à une soixantaine de kilomètres de Labrador City qui comprend 35 chambres, qui pourront également être offertes à des passagers du Labrador et de Fermont qui prennent le train, a aussi été amorcée. Les premiers modules, qui ont été construits à Sept-Îles et à Schefferville et qui comprendront l’eau et l’électricité, devraient être assemblés sur place et fonctionnels en mai 2024. 

Selon les administrateurs, ces initiatives qui s’échelonnent jusqu’en 2029 visent à atteindre les objectifs de l’organisation tout en tenant compte des besoins spécifiques de la clientèle et des employés.

La compagnie qui pourra, dans le cadre de ce projet, compter sur un financement de 50 millions de dollars sous forme d’un prêt à faible taux d’intérêt de la Banque de l’infrastructure du Canada (BIC) transporte annuellement par chemin de fer de 12 000 à 15 000 passagers, emploie 150 personnes dont 89 % sont d’origine autochtone.

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Publié le 19 mars, 2024, dans la publication : Numéro_05 Volume_42

  • Autoroute TransLabrador
  • Banque de l’infrastructure du Canada
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Publié sur le site le 19 mars 2024

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Deuxième édition de la compétition amicale des pompiers à Fermont

Un succès même sans feu

par Journal TDN, Louise Vachon

Sur la photo les participants et les bénévoles de l'événement posent fièrement après une belle journée de compétition dans le plaisir, partagé avec les nombreux spectateurs sur place. Source photo : Loïc Bernier et François Guilbeault

Le 3 septembre a marqué la deuxième édition d’une compétition amicale de pompiers, la première s’était déroulée lors de la journée porte ouverte du service de sécurité incendie de juin 2022 et qui avait pris moins d’ampleur. Cette année fut spectaculaire en réunissant des pompiers des casernes de Labrador City (IOC/Rio Tinto, vainqueurs de 2022), Wabush, Sept-Îles, Baie-Comeau et Fermont (Caserne 12, pompiers de la mine d’ArcelorMittal et de la mine de Minerai de fer Québec) pour cette rencontre mémorable.

Dès 10 heures le matin, Karl Gagné-Côté, animateur de la journée, a accueilli chaleureusement les participants et les spectateurs et a exposé le programme de la journée. Les compétitions individuelles se dérouleront en avant-midi, suivies d’un dîner hot-dog et pour ensuite laisser place à la course à relais en équipe en après-midi. L’événement se terminera par le dévoilement des gagnants et la remise des prix.

Un échafaudage s’élevant sur une hauteur d’environ 3 étages avait été monté, à proximité du centre d’entraînement de la Caserne 12. Vêtu de sa tenue complète de combat comprenant l’appareil respiratoire, pesant près d’une soixantaine de livres, le pompier devait gravir la structure tout en y transportant un empilement de boyaux. Une fois en haut, il devait hisser un boyau d’arrosage avec une corde puis redescendre pour faire glisser la pièce de métal du simulateur d’entrée forcée avec une masse. Après cette étape, il devait courir sur une distance de 140 pieds entre des cônes et par la suite, tirer un boyau chargé d’eau sur 75 pieds et arroser afin d’atteindre une cible. Finalement, il doit tirer un mannequin d’environ 150 lb à reculons sur une distance de 100 pieds.

Après une démonstration du pompier Guy Romain Kouam de la Caserne 12, ce sont les dames qui se sont lancées dans l’aventure en premier. Marie-Pierre Dubé Fortin, ancienne pompière de Fermont et désormais en poste à Baie-Comeau, a eu l’honneur d’ouvrir le bal, suivie de Rebecca Smith de la caserne de Wabush. Le transport du mannequin s’est avéré être l’épreuve la plus ardue. Par la suite, 22 hommes ont pris le relais, ils ont vraiment pris le défi à cœur, leur temps allant de 1 min 25 s à 3 min 24 s. Après une pause-repas bien méritée, le même parcours a été répété cette fois-ci par équipe avec des demi-finales et des finales palpitantes. La Sûreté du Québec, les paramédics de Fermont et les pompiers de Fermont ont uni leurs forces pour une démonstration finale intitulée « S’unir pour mieux intervenir ».

Les résultats ne pouvaient être passés sous silence. L’équipe d’ArcelorMittal s’est classée 4e, suivie de près par l’équipe de Sept-Îles. Les éclopés de la Caserne12 ont accédé à la 2e place tandis que l’équipe des « Carol Lake Crushers » de Rio Tinto a raflé les honneurs avec un excellent temps de 1 min 16 s. Dans les compétitions individuelles féminines, Marie-Pierre Dubé Fortin a pris la première place, suivi de Rebecca Smith. Chez les hommes, 40 ans et moins, Renaud Cellier, de Sept-Îles s’est classé 3e, Alex Raiche, capitaine préventionniste du service incendie de Fermont, a décroché une 2e place tandis que Samuel Ouellet de Baie-Comeau a triomphé en prenant le haut du podium. Dans la catégorie des plus de 40 ans, la 3e place est allée à Ron Brazil de IOC, la 2e à Yan Shaw, directeur du service incendie de Fermont, et la première fut remportée par Adam Maracle de IOC, qui a affiché le meilleur temps toutes catégories confondues, soit 1 min 25 s.

Les gagnants ont reçu une casquette souvenir de l’événement et de nombreux prix de participation furent tirés parmi les concurrents.

La journée s’est conclue par des remerciements sincères exprimés par les organisateurs, aux compétiteurs, aux bénévoles et aux généreux commanditaires, ainsi qu’à la foule de spectateurs qui sont venus encourager les participants. Le tout s’est terminé en beauté par un souper-pizza à la loge des Moose pour les concurrents et les bénévoles. Rendez-vous l’an prochain pour une nouvelle édition toujours aussi passionnante.

 

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Publié le 18 septembre, 2023, dans la publication : Numéro_15 Volume_41

  • ArcelorMittal
  • Baie-Comeau
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  • Compétition amicale de pompiers
  • Concurrent
  • Démonstration
  • Fermont
  • IOC/Rio Tinto
  • Labrador City
  • Minerai de fer Québec
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  • Pompiers de Fermont
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Publié sur le site le 18 septembre 2023

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Compagnie minière IOC

Nouveau contrat de travail

par Éric Cyr

La Compagnie minière IOC et les sections locales du Syndicat des Métallos/United Steelworkers représentant environ 2 000 employés des installations d’IOC à Labrador City et à Sept-Îles ont conclu de nouvelles conventions collectives. Les nouvelles ententes de cinq ans ont été ratifiées par les membres des sections locales 5795, 6731 et 9344 à la suite de plusieurs mois de négociations constructives. Les conventions, qui entreront en vigueur rétroactivement, le 1er mars 2023, prévoient des salaires plus élevés, des régimes de retraite bonifiés et de meilleurs avantages sociaux pour les travailleurs.

Le président et chef de la direction d’IOC, Mike McCann, a déclaré : «Nous sommes heureux que les nouvelles conventions collectives aient été ratifiées par nos employés. Au cours des cinq derniers mois, nos équipes de négociation ont travaillé ensemble de manière productive pour obtenir des contrats équitables, concurrentiels et qui soutiendront l’avenir de notre entreprise. Cela nous permet de veiller sur nos gens et démontre ce qu’il est possible de réaliser lorsqu’une organisation travaille ouvertement et honnêtement avec les représentants syndicaux de ses employés.» Selon le Syndicat, le contrat prévoit une hausse salariale de 8, 9 % la première année, afin de maintenir le pouvoir d’achat à la suite de la poussée de l’inflation. La prime de flexibilité qui bonifie le salaire passe par ailleurs de 1,25 $ l’heure à 2 $. Les hausses prévues pour les deuxième et troisième années sont de 2,2 % annuellement et de 2,75 %
pour la dernière année. Un boni de 2500 $ s’ajoute à la signature de la nouvelle convention collective.

Évolution des négociations

Une entente de principe qui avait été conclue entre les comités de négociation des Métallos avec Rio Tinto IOC, le 1er mars dernier, a été écartée dans une forte proportion par les syndiqués qui se sont majoritairement prononcés en sa défaveur. Les adhérents des sections locales 5795 et 6731, représentant au total plus de 1500 travailleurs et travailleuses à la mine de fer d’IOC à Labrador City, au Labrador, ont décliné la proposition initiale dans un rapport de 65 %, les 3 et 4 mars derniers. Quelque 400 employés membres de la section locale 9344 de Sept-Îles sur la Côte-Nord, affectés au chemin de fer QNS&L et au port de la minière IOC, ont imité leurs confrères et consœurs des Métallos du Nord en refusant l’accord de principe à 96,6 % au cours d’une assemblée, le 7 mars 2023. «L’inflation est importante. Les membres exigent des conditions de travail en conséquence de cette situation et ont fait réaliser à l’employeur qu’il manque encore des éléments avant de pouvoir conclure le contrat de travail», explique alors le représentant syndical des Métallos du bureau régional de la Côte-Nord à Sept-Îles, Marc Tremblay.

Solidarité nord-sud

«Nous retournons tous ensemble, solidairement, à la table de négociation dans l’espoir de conclure un contrat de travail à la hauteur des attentes des membres », conclut le président de l’unité syndicale 9344, Eddy Wright. Le président de la section 5795, Michael Furlong, écrivait sur la page Facebook Usw 5795, le 22 mars : «Votre comité de négociation a travaillé conjointement de concert avec ses collègues de la section locale 9344 à Sept-Îles. Nous avons demandé que le conciliateur et l’entreprise acceptent de ramener toutes les parties à la table de négociation. Nous avons convenu de nous rendre à Sept-Îles, le 26 mars, pour reprendre les négociations.» Une délégation de Labrador City a pris l’avion à l’aéroport de Wabush à la date prévue afin d’aller négocier en compagnie des collègues québécois. À la suite de la reprise des pourparlers, l’employeur a déposé une suggestion finale de convention collective. Les syndiqués de Sept-Îles se sont prononcés sur cette ultime offre patronale, le 1er et 2 avril, en acceptant sa ratification à 83,6 %. «Après analyse de la proposition, le comité de négociation a décidé de la recommander à ses membres y voyant une avancée par rapport à ce qui était auparavant sur la table», explique Eddy Wright. Leurs homologues du Labrador ont pour leur part voté en faveur à 86,5 % les 3 et 4 avril.

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Publié le 10 avril, 2023, dans la publication : Numéro_07 Volume_41

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Publié sur le site le 11 avril 2023

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CPE de la Côte-Nord

Première journée de grève à Fermont

par Éric Cyr

Sans convention collective depuis plus de 18 mois, les travailleuses et les travailleurs des centres de la petite enfance (CPE) syndiqués à la CSN ont profité de la journée soulignant le 100e anniversaire de la centrale syndicale, le 24 septembre 2021, pour accentuer la pression sur le gouvernement en exerçant une première journée de grève en manifestant à Baie-Comeau et à Sept-Îles, mais aussi à Fermont à l’intersection du boulevard Jean-Claude Ménard à l’entrée de la ville. D’autres manifestations semblables ont eu lieu simultanément dans toutes les régions du Québec.

« Le manque de main-d’œuvre est criant dans les CPE de la région et, malheureusement, les offres déposées par le gouvernement à ce jour sont nettement insuffisantes pour renverser cette tendance et assurer la pérennité du réseau », déplore la présidente du Syndicat des travailleuses et travailleurs (STT) CPE de Sept-Îles-CSN, Stéphanie Tanguay.

Les 11 000 travailleuses et travailleurs des CPE affiliés à la CSN piaffent d’impatience alors que les négociations stagnent depuis plusieurs mois et que la situation continue de se détériorer sur le terrain. Pendant ce temps, non seulement le gouvernement n’offre aucune solution concrète pour résoudre les problèmes de surcharge de travail et les difficultés de recrutement et de rétention du personnel, mais il fait des demandes de reculs qui ne feront qu’aggraver la situation. « Nos membres dans la région ont voté en faveur de la grève à 100 %. Ça démontre bien à quel point ils sont au bout du rouleau », explique la présidente du STT CPE de la Manicouagan-CSN, Julie Pellerin. « Le gouvernement Legault doit arriver avec des offres raisonnables plutôt que d’essayer de presser encore plus le citron et de risquer de pousser vers la sortie les travailleuses et les travailleurs qui tiennent le réseau à bout de bras. »

« Les CPE ne sont pas qu’un endroit où l’on « parque » les enfants le jour pendant qu’on va travailler. Les personnes qui y travaillent ont les compétences pour éduquer nos enfants pendant une période importante de leur vie. Elles méritent une reconnaissance et un respect à la hauteur avec cette immense responsabilité », souligne le président du Conseil central Côte-Nord-CSN, Guillaume Tremblay.

Des demandes raisonnables

Les travailleuses et travailleurs revendiquent notamment une augmentation salariale équitable pour tous les titres d’emploi. Une technicienne en service de garde scolaire, par exemple, gagnait 29,05 $ l’heure au maximum de l’échelle salariale, avant la négociation du secteur public, contre 25,15 $ pour une éducatrice en CPE alors qu’elles ont la même formation collégiale.

Les représentants syndicaux demandent également des moyens pour donner de meilleurs services aux enfants, dont ceux à besoins particuliers, ainsi que le respect des ratios pour la sécurité des tout-petits. Ils veulent aussi du temps pour la préparation du dossier de l’enfant et pour la gestion de la cuisine.

Et les Métallos

Les éducateurs et éducatrices en garderie du CPE Touchatouille de Port-Cartier, affiliés à la section locale 7065 du Syndicat des Métallos, sont invités à rejeter massivement les offres salariales de la partie patronale, considérées insuffisantes, et de donner au comité de négociation un mandat de grève fort lorsqu’ils seront appelés à se prononcer sur la question au cours d’assemblées générales. Selon un membre du comité de négociation syndical, Manon Leclerc : « L’augmentation salariale de 2 % qui nous est proposée se conjugue à une augmentation presque équivalente des coûts de l’assurance collective. Dans un contexte où l’indice des prix à la consommation (IPC) a crû de 4,1 % depuis un an, cela revient à appauvrir de façon durable les travailleurs essentiels que nous sommes. » La présidente de l’unité 7065, Patsy Ouellet, explique : « Si le ministre de la Famille souhaite ouvrir de nouvelles places et valoriser le métier d’éducatrice et d’éducateur, ce n’est pas avec de telles offres qu’il parviendra à surmonter le contexte de pénurie de main-d’œuvre, à augmenter les inscriptions en technique d’éducation à l’enfance et à assurer un meilleur taux de rétention du personnel. »

Les conventions collectives de tous les syndiqués en CPE à l’échelle du Québec sont échues depuis le 1er avril 2020. Les moyens de pression visent à convaincre le gouvernement de négocier des ententes équitables.

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Publié le 4 octobre, 2021, dans la publication : Numéro_16 Volume 39

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Publié sur le site le 4 octobre 2021

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Transport ferroviaire

Investissements importants pour Transport Tshiuetin

par Éric Cyr

Source photo : Tshiuetin

Le corridor ferroviaire du nord-est du Québec et de l’ouest du Labrador qui relie Sept-Îles à Schefferville sera modernisé grâce à un investissement de 55 millions de dollars de Québec et d’Ottawa. Les gouvernements québécois et fédéral ont fait l’annonce conjointe de ce partenariat, le 8 juillet dernier. Cette voie ferrée, qui constitue un levier économique et un moyen de transport privilégié, est jugée essentielle pour les trois communautés situées dans la région scheffervilloise qui n’est pas connectée par un réseau routier.

La première compagnie de chemin de fer détenue et gérée par des membres des Premières Nations au pays, Transport ferroviaire Tshiuetin, qui transporte des passagers et approvisionne Schefferville en marchandises, pourra bénéficier d’un financement de la Banque de l’infrastructure du Canada dans le cadre de l’Initiative d’infrastructure pour les communautés autochtones, qui investira 50 millions de dollars dans la société sous forme de prêt à long terme.

Transports Canada, qui soutient Tshiuetin depuis sa création en 2005, a également renouvelé son engagement et augmentera ses subventions annuelles d’au moins 12 millions de dollars pour les dépenses d’exploitation et d’investissement par l’entremise de son Programme de contribution pour les services ferroviaires voyageurs.

Le gouvernement du Québec octroie pour sa part une aide financière de 5 millions de dollars sous forme de prêt remboursable par le biais de la Société du Plan Nord, qui a déjà fait un prêt de 1,9 million de dollars pour des travaux de réfection urgents, pour la rénovation du chemin de fer qui assure la liaison terrestre entre Sept-Îles, le Labrador, et la ville minière québécoise. Ce soutien financier permettra d’assurer la pérennité d’une entreprise et d’une infrastructure qui revêtent une importance stratégique pour faciliter l’accès au territoire nordique et pour la vitalité économique de la région de la Côte-Nord tout en améliorant leur efficacité.

Nouvelle gare et Internet

Ces montants destinés à consolider les activités du transporteur sur rails serviront notamment à la rénovation de la structure des voies ferrées, des gares et mini-gares existantes, des camps de travailleurs. Ils seront aussi utilisés pour faire l’acquisition de nouvelles locomotives plus performantes qui permettront aux convois de réduire leurs émissions de gaz à effet de serre par une consommation réduite en carburant tout en étant plus confortables, rapides et sécuritaires. Les nouveaux trains seront de plus munis de technologies de communication permettant de transmettre directement des instructions au centre d’exploitation grâce à un dispositif de contrôle bonifié et ultimement d’un réseau Internet LTE accessible aux passagers. La construction d’une gare à Mani-utenam (Sept-Îles) et d’un tronçon qui relierait cette communauté innue au chemin de fer principal de 574 kilomètres, dont 217 kilomètres (134 milles) appartiennent à Tshiuetin, est aussi envisagée.

Accès au territoire

Le gouvernement du Québec s’est engagé à assurer un accès multiusager à la fosse du Labrador dans son Plan d’action nordique 2020-2023. Le chemin de fer Tshiuetin, qui appartient aux nations innues de Takuaikan Uashat Mak Mani-utenam (Sept-Îles), Matimekush-Lac John (Schefferville) et naskapie de Kawawachikamach (Schefferville), permet d’offrir des services essentiels de transport aux communautés et à l’industrie, que ce soit pour le transport de passagers, de marchandises ou de minerai de fer. Les citoyens de Fermont et du Labrador Ouest peuvent prendre ce train à la jonction du quai Emeril, située à 200 mètres au nord de l’autoroute Trans-Labrador (route 500), après avoir parcouru 50 kilomètres (45 minutes de trajet) en voiture à partir de Labrador City, mais doivent prévoir un système de navette pour s’y rendre ou pour en revenir.

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Publié le 23 août, 2021, dans la publication : Numéro_13 Volume 39

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Publié sur le site le 23 août 2021

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Infrastructures portuaires

Le vent dans les voiles sur la Côte-Nord

par Éric Cyr

Source photo : SFP Pointe-Noire

Le prix mondial du fer atteint actuellement des niveaux inégalés, ce qui contribue à assurer une activité économique très reluisante pour les ports de Sept-Îles, avec son quai multiusager, et de celui d’ArcelorMittal Infrastructure Canada s.e.n.c. à Port-Cartier, qui affichent des records de transbordement et d’expédition de marchandises.

En effet, la Société ferroviaire et portuaire (SFP) de Pointe-Noire a inscrit un record mensuel de chargement sans précédent au quai multiusager du Port de Sept-Îles, en mars 2021. C’est le gouvernement du Québec qui avait racheté ces installations par le biais de la Société du Plan Nord à la suite de l’abandon des activités de Cliffs Ressources naturelles il y a quelques années. Un partenariat public-privé (PPP) a par la suite été créé avec trois entreprises minières afin d’instaurer un centre de logistique qui existe depuis 2015. Deux de celles-ci, Minerai de fer Québec (Fermont) et Tacora Resources (Wabush, Labrador) y expédient actuellement environ 11 millions de tonnes de minerai de fer par année.

Selon le PDG de SFP Pointe-Noire, Louis Gravel, qui a confié à macotenord.com, que la première phase de modernisation de 180 millions de dollars est presque complétée. La grande majorité du chantier tire à sa fin. Il s’agissait de remettre en fonction les équipements existants, de refaire la distribution électrique du site, d’étancher les cours d’entreposage et d’installer de nouveaux convoyeurs afin d’assurer une flexibilité de l’ancienne cour de Wabush, qui peut être utilisée pour l’expédition de marchandises, vers le quai multiusager. Il reste à finaliser quelques travaux sur une portion du chemin de fer et à améliorer le volet environnemental, ce qui devrait être terminé cette année.

M. Gravel a aussi mentionné que, pour l’instant, aucun promoteur ne semble intéressé par l’ancienne usine de bouletage qui nécessiterait des investissements importants et qui pourrait éventuellement être démolie. Il explique que le prix du fer a considérablement bondi, mais que celui des boulettes n’a pas suivi.

Deux secondes phases en symbiose

Le gouvernement du Québec a annoncé, en décembre dernier, un financement pour une seconde phase liée à l’augmentation de la capacité de SFP Pointe-Noire qui devrait être en mesure d’accueillir et d’entreposer annuellement jusqu’à 20 millions de tonnes de marchandises incluant éventuellement une production additionnelle de huit millions de tonnes de minerai de la mine de fer du Lac Bloom près de Fermont, découlant de la réalisation de la deuxième phase du projet de Minerai de fer Québec, une filiale de la société Champion, qui a annoncé une expansion minière de la mine du Lac Bloom. M. Gravel, qui anticipe une exécution rapide des travaux, confirme que le processus avance selon un échéancier serré puisque les équipements ont déjà été commandés et que la construction est prévue dès cet été. Le gouvernement du Québec soutient à hauteur de 120 millions de dollars le projet d’investissement de SFP Pointe-Noire visant à augmenter la capacité de ses installations et dans l’ensemble près de 700 millions de dollars seront investis par Québec sur la Côte-Nord pour la réalisation de ces deux initiatives.

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Publié le 10 mai, 2021, dans la publication : Numéro_09 Volume 39

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Publié sur le site le 10 mai 2021

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Transport ferroviaire

Entrave sur le seul lien terrestre vers Schefferville

par Éric Cyr

Source photo : IOC

Le seul lien terrestre reliant Schefferville au reste de la Côte-Nord a été coupé après qu’une locomotive tirant un convoi de wagons de minerai de fer de la minière Rio Tinto IOC en direction de Sept-Îles a déraillé sur le chemin de fer QNS&L au Labrador, dans la nuit du 28 février au 1er mars 2021. Heureusement, cet incident où les wagons ont dévié des rails n’a fait aucun blessé. La circulation ferroviaire a cependant été suspendue durant plusieurs jours afin d’effectuer des réparations puisque ce déraillement a endommagé la voie ferrée.

Un porte-parole de la compagnie Rio Tinto IOC, Simon Letendre, a confirmé qu’un déraillement impliquant neuf wagons d’un train de la minière IOC est survenu du côté du Labrador au mile 175 à proximité de Labrador City. Ce dernier a précisé qu’il n’y a eu aucun blessé et que le périmètre des lieux où l’accident est survenu a été circonscrit afin d’assurer la sécurité des équipes spécialisées acheminées sur place qui ont travaillé d’arrache-pied en s’affairant aux réparations nécessaires à la réouverture de la voie ferrée le plus rapidement possible.

L’entreprise Transport ferroviaire Tshiuetin qui assure le transport de passagers et de marchandises entre Sept-Îles et Schefferville a émis un communiqué à l’intention de sa clientèle expliquant que des circonstances exceptionnelles hors de son contrôle ont forcé la fermeture de la billetterie et l’annulation du départ des voyageurs prévu dans la matinée du 1er mars, ce qui a compliqué la vie à une centaine de personnes qui devaient prendre le train en vue de la semaine de relâche.

En plus de transporter les gens de Schefferville vers leurs chalets en bordure du chemin de fer, le train Tshiuetin doit ramener les personnes qui souhaitent sortir de la forêt et se rendre à Sept-Îles.

Autres déraillements

C’est le deuxième déraillement à survenir en un peu plus d’un an pour la minière IOC sur ce lien ferroviaire puisqu’un autre déraillement d’un seul wagon était aussi survenu en janvier 2020. L’événement durant lequel personne n’avait été blessé avait entraîné un retard et des changements d’horaire pour la compagnie Transport ferroviaire Tshiuetin. En mars 2019, un accident avait fait quatre blessés, dont un employé de la minière qui s’est fait estropier. En plus de la voie ferrée, la TransQuébec-Labrador avait été fermée à la hauteur de la route 500 entre Labrador City et Churchill Falls. En mai 2016, un déraillement causé par un bris d’une portion de rails au millage 37 (km 60) au nord de Sept-Îles avait fait dérailler 14 wagons d’un convoi de marchandises qui transportait notamment des rails destinés à l’entretien de la voie ferrée. En novembre 2014, deux locomotives et des wagons d’un train ont plongé dans la rivière Moisie à la suite d’un glissement de terrain (éboulement) qui avait bloqué les rails surplombant le cours d’eau. La voie ferrée longe à cet endroit une partie très escarpée de cette rivière à saumons. Le conducteur de la locomotive est malheureusement décédé.

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Publié le 15 mars, 2021, dans la publication : Numéro_05 Volume 39

  • Chemin de fer QNS&L
  • Convoi de wagons
  • Déraillement de locomotive
  • Labrador City
  • Minerai de fer
  • Minière IOC
  • Sept-Îles
  • Seul lien terrestre vers Schefferville
  • Transport ferroviaire Tshiuetin

Publié sur le site le 15 mars 2021

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Rio Tinto IOC

Vers la fin d’un litige qui s’éternise ?

par Éric Cyr

Le dialogue a été réamorcé, à la mi-janvier, entre la minière IOC, une filiale de la multinationale Rio Tinto, et les chefs autochtones des communautés innues de Matimekush-Lac John (Schefferville) et de Uashat mak Mani-utenam (Sept-Îles). Les deux partis ont entamé des pourparlers au sujet du conflit qui les oppose concernant l’exploitation par la minière, depuis le début des années 1950, du Nitassinan, territoire ancestral innu qui n’a jamais été cédé.

L’objectif du rapprochement est d’éventuellement conclure une entente afin de régler le différend qui perdure depuis dix ans (2010). Des tentatives de signer un accord ont été démarrées, mais sans résultat concluant à ce jour. Une poursuite conjointe de 900 millions de dollars a été intentée contre la multinationale par les deux communautés innues en 2013 alléguant que la compagnie IOC a illégalement occupé leur territoire pendant près de trois décennies (28 ans) et que les vastes installations de la compagnie incluant sa filiale de transport, le chemin de fer du littoral nord de Québec et du Labrador (QNS&L), ont violé leurs droits ancestraux les dépossédant de leur territoire traditionnel. Cette procédure déposée il y a sept ans est aujourd’hui devant la Cour suprême du Canada.

Effort de réconciliation

Ce déplacement, une visite de courtoisie, est un peu la continuité d’une rencontre survenue entre les hauts dirigeants de l’entreprise et les représentants innus en 2019. Une délégation, incluant le directeur général de la minière IOC à Sept-Îles, Benoit Méthot, et le chef des opérations, Chantal Lavoie, s’est rendue à Schefferville en compagnie d’avocats afin d’y rencontrer le conseil des Innus de l’endroit. Cette main tendue près de 40 ans après la fin des activités d’IOC à Schefferville est perçue par les premières nations innues concernées comme une réelle volonté de négocier de bonne foi afin de les compenser pour les erreurs commises et a été saisie par les chefs innus qui ont bon espoir de parvenir à l’atteinte d’un règlement à l’amiable. Le chef de Matimekush-Lac John, Réal Mckenzie, considère que c’est un début de discussion encourageant et a profité de l’occasion pour faire visiter sa collectivité aux personnes mandatées par Rio Tinto IOC en prenant soin de leur indiquer les cicatrices laissées par les activités de la minière qui ont dénaturé son apparence. Rio Tinto a pour sa part qualifié ces rencontres d’excellentes en indiquant vouloir maintenir les conversations. Une entente survenue en novembre dernier entre Rio Tinto Fer et Titane (Havre-Saint-Pierre) et la communauté innue Ekuanitshit (Mingan) semble de bon augure et dénote une certaine détermination du groupe minier à régler les bévues du passé.

Cheminement historique

La Compagnie minière IOC est constituée en 1949 après quatre ans d’exploration et de mise en valeur. En 1954, le chemin de fer QNS&L transporte le premier convoi de minerai de fer en provenance de Schefferville jusqu’au terminal portuaire de Sept-Îles. En 1958, IOC lance le projet Carol incluant la construction d’une mine et d’un concentrateur à Labrador City. En 1960, un embranchement de la voie ferrée principale de QNS&L relie les nouvelles opérations du Labrador qui sont complétées en 1962 permettant le début de l’exploitation minière à Labrador City. En 1982, IOC annonce la fin de ses activités à Schefferville.

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Publié le 3 février, 2020, dans la publication : Numéro_02 Volume 38

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Publié sur le site le 3 février 2020

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Blocus partiel de Schefferville

Grève au service de chemin de fer

par Éric Cyr

Source photo : Transport Tshiuetin

La seule liaison terrestre entre Sept-Îles et Schefferville a été partiellement rompue après que les deux syndicats de transport ferroviaire de l’entreprise Transport Tshiuetin ont déclenché une grève générale illimitée, le 27 septembre dernier. Ce scénario vient perturber l’approvisionnement en denrées essentielles de Schefferville et le mode de transport principal pour accéder à cette localité nordique isolée en plus d’arrêter complètement l’acheminement du minerai de fer vers le sud.

Bien que certains services essentiels soient maintenus, cette situation affecte le train de passagers et celui de marchandises ainsi que l’acheminement du minerai de fer des installations minières de Tata Steel qui sera totalement interrompu. L’offre du transport de passagers sera diminuée de moitié passant de deux à un aller-retour par semaine alors que la cargaison sera réservée aux provisions de nourriture et à l’essence.

Négociations infructueuses

Les propositions salariales de Transport ferroviaire Tshiuetin ont été jugées inacceptables par les travailleurs et aucune entente n’a donc été conclue. Selon le Conseil central de la Côte-Nord de la CSN, l’employeur n’a pas mis les efforts nécessaires pour régler la situation. Le directeur général de la compagnie s’était planifié des vacances au Chili et le porte-parole du comité de négociation n’a pas jugé bon de se déplacer préférant participer à la séance de négociation par visioconférence de Québec. Ça dénote le manque de sérieux de la partie patronale qui n’a fait aucune offre satisfaisante tout en disant vouloir trouver des solutions rapidement. Le syndicat explique que les pourparlers qui n’ont pas abouti ont principalement achoppé parce que l’employeur accepterait d’accorder une augmentation salariale seulement en contrepartie de suppressions de postes et d’heures de travail chez certains employés dans le cadre d’une restructuration qui demeure incertaine. Les membres syndiqués ont catégoriquement refusé la proposition qui voudrait financer les augmentations de la majorité au détriment d’un petit groupe de travailleurs.

« Ces personnes doivent se montrer conciliantes et prêtes à prendre les commandes du train durant 14 jours consécutifs pendant le mois. Or, leur travail dépend de la compagnie qui leur apporte le minerai. Il se peut qu’il n’y ait aucune marchandise à transporter durant une journée et que ces employés n’aient pas à travailler; ils doivent tout de même rester en poste, dans le bois, et l’employeur voudrait réduire de moitié leur salaire durant cette période. Ça ne passe pas », explique le président du syndicat, Guillaume Tremblay.

L’ensemble des demandes des travailleuses et travailleurs sont loin d’être excessives, estime le vice-président de la FEESP-CSN, Jean-Pierre Bourgault. Ceux-ci sont prêts à mettre de l’eau dans leur vin, le temps que le transporteur ferroviaire procède à certaines restructurations dans la gestion. Ils tiennent cependant à ce que leurs revendications soient prises en compte, car elles sont tout à fait légitimes. « Il ne faut pas oublier que les nombreux départs non remplacés de la dernière année ont occasionné une surcharge de travail importante. Nous sommes derrière eux pour les soutenir et pour qu’ils obtiennent ce qu’ils méritent », conclut-il. Pour sa part, le conseiller syndical à la CSN, Réjean Bradley, explique qu’étant donné qu’il s’agit d’une grève générale illimitée, le débrayage durera jusqu’à ce que les parties s’entendent sur une nouvelle convention collective.

Deux groupes distincts sont en grève, soit la soixantaine d’employés de Tshiuetin incorporé qui assure le service de passagers et la vingtaine de travailleurs de Tshiuetin SEC qui gère le convoyage sur rails de fret et de minerai entre ces deux destinations.

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Publié le 7 octobre, 2019, dans la publication : Numéro_16 Volume 37

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Publié sur le site le 7 octobre 2019

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