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    Réouverture anticipée d’une usine de bouletage

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    Une 16 avril, 2018

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Réouverture anticipée d’une usine de bouletage

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Réouverture anticipée d’une usine de bouletage

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Côte-Nord

Réouverture anticipée d’une usine de bouletage

par Éric Cyr

Source photo : Radio-Canada

Le syndicat des Métallos a évoqué la possibilité de la reprise prochaine des activités de l’usine de bouletage de Pointe-Noire à proximité de Sept-Îles, le 18 février dernier. L’éventualité que les installations fermées en juin 2013 ouvrent à nouveau leurs portes a été envisagée par les Métallos après que l’entreprise américaine Bedrock Industries a signifié son intention de négocier une convention collective afin de relancer des activités de transformation du fer.

Des négociations ont été amorcées au cours des dernières semaines entre les deux partis afin de parvenir à conclure une entente propice à un tel scénario. Le coordonnateur des Métallos pour la Côte-Nord, Nicolas Lapierre, est enthousiaste de cette nouvelle qu’il considère comme bénéfique à la communauté et assure que le syndicat travaille afin de mettre tout en œuvre pour édifier des conditions favorables à un aboutissement positif des pourparlers dans une perspective d’un redémarrage des opérations.

Selon le président de la section locale 6254, qui représentait auparavant les travailleurs de l’usine de bouletage, aujourd’hui désaffectée, Robert Roy : « La main tendue de Bedrock pour négocier une convention indique une volonté de procéder au redémarrage dans les règles de l’art. Cela dénote un projet sérieux, où les travailleurs sont perçus comme des partenaires. Nous serons au rendez-vous ».

Transactions à l’horizon

Des discussions en vue d’un rachat sont en cours entre Bedrock Industries et la Société ferroviaire et portuaire de Pointe-Noire (SFPPN), actuelle propriétaire de l’usine de bouletage et d’une voie ferrée d’environ 38 kilomètres ayant précédemment appartenu à Cliffs Natural Resources reliant le chemin de fer principal Quebec North Shore and Labrador (QNS&L) en provenance du Labrador à Pointe-Noire à partir de la jonction Arnaud. La SFPPN dispose aussi d’équipements de chargement et de déchargement de navires-minéraliers, d’aires d’entreposage de matériel situées à proximité des installations portuaires ainsi que de terrains industriels localisés non loin des infrastructures hydroélectriques, ferroviaires et portuaires en plus de pouvoir compter sur des équipements roulants, de manutention et de stockage.

Le chemin de fer QNS&L accommode déjà Tata Steel à Schefferville, Rio Tinto IOC à Labrador City et Minerai de fer Québec à Fermont et devrait également éventuellement servir à Tacora Resources à Wabush au Labrador. Plusieurs de ces minières pourraient possiblement être intéressées à faire transformer une partie de leur minerai de fer en boulettes avant de l’exporter.

Bedrock Industries s’est porté acquéreur de l’aciérie Stelco, anciennement US Steel Canada, en 2017.

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Publié le 18 mars, 2019, dans la publication : Numéro 5 Volume 37

  • Bedrock Industries
  • Convention collective
  • Nicolas Lapierre
  • Pointe-Noire
  • Redémarrage des opérations
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  • Syndicat des Métallos
  • Transformation du fer
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Publié sur le site le 18 mars 2019

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CISSS de la Côte-Nord

Nouvelle brèche anticipée dans les finances

par Éric Cyr

Légende : Centre de santé de l'Hématite à Fermont.

Le Centre intégré de santé et de services sociaux (CISSS) de la Côte-Nord envisage d’inscrire un nouveau déficit d’au moins 15 M $ qui est appréhendé pour l’année financière 2018-2019 après avoir dû réclamer une aide de 13,9 M $ à Québec en mars dernier afin de boucler le précédent budget.

Bien que la distance géographique puisse constituer un phénomène aggravant, les dettes constituent cependant un phénomène récurrent au sein de l’administration du CISSS de la Côte-Nord qui semble collectionner les découverts. Tout comme l’an dernier, les gestionnaires ont l’intention de demander une aide d’urgence au ministère québécois de la Santé pour absorber le manque à gagner. C’est le président-directeur général de l’institution de santé, Marc Fortin, qui a dévoilé cette information, le 3 octobre dernier, à l’occasion de la séance du conseil d’administration qui s’est tenue à Sept-Îles.

Le principal intéressé, qui souhaite rationaliser les dépenses, considère que le déficit est surtout imputable aux coûts reliés à la main-d’œuvre et au prix élevé de certains médicaments en oncologie qui pourraient l’inciter à devoir aller chercher une assistance financière additionnelle de 3 M $. Ce dernier attribue le blâme au recours à des agences privées qui emploient des travailleurs indépendants, en croissance exponentielle impressionnante pour l’année financière, et qui a été beaucoup plus important durant la période estivale où le personnel était réduit. Entre avril et août dernier, ce serait l’équivalent de près de 59 000 heures de travail qu’il aurait fallu combler. Il pointe aussi du doigt les heures supplémentaires qui sont très onéreuses et amplifiées par les nombreux postes à pourvoir dans la région qu’il évalue à une quarantaine d’infirmiers/infirmières et à une trentaine de préposés aux bénéficiaires.

Les administrateurs reconnaissent qu’il existe une problématique importante au niveau de la rétention de personnel. Le CISSS nord-côtier a en effet embauché 333 nouveaux employés du début janvier à la fin juillet, mais a dû essuyer simultanément 266 départs. Le PDG précise que des démarches de recrutement sont en cours dans des pays européens de langue française afin de tenter d’attirer des travailleurs qualifiés, mais il précise que cela risque de prendre un certain temps.

M. Fortin confie que certaines solutions ont été planifiées afin de tendre vers un redressement budgétaire, mais que celles-ci ne pourront être appliquées avant la fin des négociations avec les syndicats qui s’éternisent depuis près d’un an. Il juge qu’il faut respecter les conventions collectives et les décrets et qu’il sera difficile d’instaurer de nouvelles mesures avant la signature des conventions collectives dont l’exercice vise à harmoniser les conditions de travail des neuf établissements fusionnés au sein du CISSS de la Côte-Nord tout en tenant compte des particularités locales.

Des représentants syndicaux de l’Alliance du personnel professionnel et technique de la santé et des services sociaux (APTS) de la Côte-Nord, qui regroupe 900 membres, et de la CSN étaient sur place lors de la rencontre afin de demander la poursuite des négociations qui ont été rompues quelques jours plus tard, le 9 octobre, par l’employeur qui s’est retiré de la table de négociations, ce qui a fait dire à l’APTS que la partie patronale a ralenti volontairement les négociations pour tenter d’imposer ses vues dans le cadre d’une médiation en arbitrage.

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Publié le 19 novembre, 2018, dans la publication : Numéro 19 Volume 36

  • APTS
  • CISSS Côte-Nord
  • Déficit financier
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  • Sept-Îles
  • Soins de santé

Publié sur le site le 19 novembre 2018

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Rio Tinto IOC

La solidarité l’emporte, la grève se poursuit

par Éric Cyr

Les membres de la section locale 9344 du Syndicat des Métallos affectés à la voie ferrée et aux activités portuaires de la compagnie minière Rio Tinto IOC à Sept-Îles sur la Côte-Nord ont rejeté, les 18 et 19 avril derniers, en assemblée générale la proposition d’entente de principe conclue entre l’employeur et le comité de négociations, dans une proportion de 94,4 % imitant ainsi leurs collègues du Labrador Ouest des sections locales 5795 et 6731 qui avaient fait de même, à 76,5 %, les 16 et 17 avril. Les 1300 travailleurs de Labrador City ont donc choisi de poursuivre la grève entamée le 26 mars.

Grève ou mise à pied

« Il faut voir ce rejet [des syndiqués de Sept-Îles] dans la suite logique de ce qui s’est passé avec les confrères de la mine au Labrador. Ces derniers ont eux aussi rejeté l’entente de principe et choisi de poursuivre leur grève. Nos membres n’étaient pas à l’aise dans ce contexte d’entériner un nouveau contrat de travail. De toute façon, il faut être lucide, tant qu’il n’y a pas reprise des activités au nord, il n’y a pas de boulot à transporter du minerai pour nos membres sur le chemin de fer et au port. C’est la grève ou les mises à pied pour nous », explique le coordonnateur des Métallos sur la Côte-Nord, Nicolas Lapierre.

Unité nord-sud

« Ce résultat doit être vu comme un geste de solidarité. Nous croyons que nous avions entre les mains une entente satisfaisante. Mais le rejet de la part des membres des autres sections locales au Labrador, dont les enjeux sont à certains égards différents des nôtres, est venu changer la donne. Nous souhaitons reprendre les négociations à la même table que nos confrères et consœurs du Labrador », fait valoir le président de la section 9344 des Métallos, Eddy Wright.

Les 305 membres de cette unité syndicale sept-îlienne ont théoriquement le droit de grève depuis le 10 avril dernier, mais ne peuvent l’exercer, faute d’entente avec l’employeur quant au niveau de services essentiels à maintenir notamment en ce qui a trait au seul lien terrestre vers Schefferville, le chemin de fer QNS&L, qui assure un service de passagers et un ravitaillement de marchandises vers l’endroit. Un arbitre fédéral doit statuer à ce sujet au cours des prochaines semaines.

Le Syndicat des Métallos a annoncé, le 20 avril dernier, lors d’un rassemblement en soutien aux grévistes du Labrador, qui a rassemblé plusieurs centaines de personnes à Sept-Îles, que la minière IOC mettra à pied quelque 200 travailleurs québécois soit près du deux tiers de ses 350 employés sept-îliens à compter du 14 mai prochain. Cette information a été confirmée par la directrice des relations médias chez Rio Tinto, Claudine Gagnon, qui explique cette décision est la conséquence de la grève qui perdure à Labrador City tout en ajoutant que la compagnie est ouverte aux discussions et espère trouver des solutions rapidement.

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Publié le 30 avril, 2018, dans la publication : Numéro 08 Volume 36

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Publié sur le site le 30 avril 2018

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Rio Tinto IOC

La grève à Sept-Îles est repoussée

par Éric Cyr

Les syndiqués affectés à la voie ferrée et aux activités portuaires à la minière Rio Tinto IOC à Sept-Îles, qui ont rejeté massivement dans une proportion de 98 % les dernières offres patronales le 29 mars dernier, ne pourront pour l’instant rejoindre leurs quelque 1300 collègues grévistes à Labrador City en déclenchant eux aussi une grève parallèle. C’est que ces derniers sont assujettis aux normes du Conseil canadien des relations industrielles (CCRI), un tribunal quasi judiciaire indépendant, en vertu de la législation canadienne qui régit l’accréditation syndicale de la section locale 9344 des Métallos à Sept-Îles.

Selon le coordonnateur régional du Syndicat des Métallos, Nicolas Lapierre, les syndiqués et l’employeur ne se sont pas entendus sur les services essentiels à maintenir durant le conflit de travail et les deux partis devront donc se conformer à la décision de ce tribunal administratif fédéral responsable de l’interprétation et de l’application des relations de travail selon le Code canadien du travail dans le cadre d’un différend, ce qui pourrait prendre quelques semaines selon le Syndicat. C’est que les Métallos sept-îliens de la section locale 9344 relèvent de la juridiction fédérale.

Primordial pour le lac Bloom

Le chemin de fer QNS&L constitue en partie un lien terrestre essentiel pour les citoyens de Schefferville, car il assure le transport de passager et de marchandises via Transport ferroviaire Tshiuetin, mais aussi le transport du minerai de fer de la minière Tata Steel à Schefferville et de Minerai de fer Québec (MFQ). Le représentant syndical Dany Maltais parle de l’importance pour MFQ, qui vient de redémarrer les installations minières de la mine du lac Bloom à proximité de Fermont, de pouvoir poursuivre ses activités en utilisant ce chemin de fer pour le transport du minerai puisqu’un contrat est en vigueur avec la minière IOC à cet effet.

Des membres de l’exécutif de la section locale 9344 chez IOC à Sept-Îles, qui représente 305 adhérents, se sont récemment rendus à Labrador City pour appuyer leurs collègues grévistes du Nord et leur remettre un chèque de 25 000 $. « C’est un message d’appui à nos confrères et d’unité que nous souhaitons envoyer à l’employeur », fait valoir le président de cette unité syndicale, Eddy Wright. Les 1300 confrères du Labrador, qui travaillent à la mine, ont quant à eux déclenché une grève dans la nuit du 26 mars dernier.

« Nous ne pouvons en faire autant pour l’instant. Nous souhaitons toutefois que les négociations soient fructueuses tant pour les Métallos de Sept-Îles que pour ceux de Labrador City », fait valoir le syndicaliste Dany Maltais.

Le président de la section locale 5795 à Labrador City, Ron Thomas, a confié que des pourparlers ont repris pour la quatrième fois, après deux semaines de grève, le vendredi 13 avril à Sept-Îles.

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Publié le 16 avril, 2018, dans la publication : Numéro 07 Volume 36

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Publié sur le site le 16 avril 2018

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Rio Tinto IOC

La grève est déclenchée

par Éric Cyr

Légende photo : La gréviste Nadine Goulet de Labrador City, la fille de celui qui détient le record de longévité à la minière IOC soit plus d’un demi-siècle, feu Jean-Marie Goulet, affiche une pancarte où il est inscrit : des négociations équitables ne se font pas à sens unique.

Les travailleurs de la minière Rio Tinto IOC au Labrador ont déclenché la grève le 27 mars dernier à minuit. Un vote de grève à 91,1 % pour les syndiqués de la plus importante section locale des Métallos/Steelworkers de Rio Tinto IOC, la section 5795 à Labrador City dont les membres semblent déterminés à en constater les commentaires sur la page Facebook du syndicat USW 5795 : « En route vers la barrière, frères et sœurs. » Les employés d’entrepôt de la section locale 6731 de Labrador City ont aussi voté pour la grève à 93 %.

 

Immédiatement après le vote, les grévistes étaient déjà très nombreux sur le piquet de grève à l’entrée de la mine au Labrador Ouest avec leurs pancartes. Au moment de mettre sous presse, les syndiqués de Sept-Îles au Québec devaient aussi voter sur les offres, mais ils n’ont pas le droit de grève (ou de lockout) avant la mi-avril, car le chemin de fer et le port relèvent de la juridiction fédérale et ils doivent d’abord s’entendre sur les services essentiels. Ils devraient logiquement emboîter le pas et rejoindre le mouvement fortement majoritaire si rien ne change.

Contexte

Le contrat de travail des employés de la minière Rio Tinto IOC est échu depuis le 28 février dernier. Les négociations pour le renouvellement de la convention collective ont à nouveau achoppé alors que les pourparlers ont été rompus pour la troisième fois entre le Syndicat des Métallos et l’entreprise, le 24 mars dernier après seulement 24 heures de discussions. La grève qui avait été évitée jusqu’à présent revient donc à l’ordre du jour pour les plus de 1700 travailleurs syndiqués de la compagnie minière à Sept-Îles sur la Côte-Nord et à Labrador City au Labrador qui avaient voté dans une majorité écrasante à plus de 99 % pour un mandat de grève à utiliser au moment opportun.

Conflit de travail annoncé

La grève qui avait été repoussée de justesse après que la compagnie ait soumis une nouvelle proposition le 21 mars dernier, annulant le plébiscite qui devait avoir lieu à ce sujet, va donc finalement se produire puisque l’offre « finale » déposée par IOC ne satisfait pas le Syndicat qui a rejeté les offres patronales. Le président de la section locale 5795 à Labrador City, Ron Thomas a écrit à ses membres sur la page Facebook USW 5795 : « Votre comité de négociations a reçu une offre finale de la compagnie que nous ne pouvons accepter. »

Facebook avant les travailleurs

La minière a dévoilé sur les réseaux sociaux une partie du contenu de sa dernière proposition qui devait être transmise aux travailleurs lors d’assemblées à Sept-Îles et à Labrador City, notamment en ce qui a trait à une éventuelle bonification de sa contribution déterminée au régime de retraite, avant qu’elle ne leur soit acheminée par le Syndicat suscitant la grogne de plusieurs syndiqués. Cette information partielle et tendancieuse se retrouve (en anglais seulement, double manque de respect) sur la page Facebook Iron Ore Company of Canada/Compagnie minière IOC, ce qui a choqué le porte-parole sept-îlien des Métallos, Dany Maltais qui a fermement dénoncé cette façon de faire peu cavalière qui ne respecte ni le processus normal ni les travailleurs. Ce dernier affirme que le Syndicat considère que cette publication ne reflète pas l’offre déposée par l’employeur, mais est plutôt destinée à mettre en valeur quelques éléments isolés qui font l’affaire de l’entreprise qui tente de redorer son blason.

Rio Tinto qui est copropriétaire de l’aluminerie ABI de Bécancour doit déjà gérer un lockout qui y sévit depuis le 11 janvier dernier et qui affecte 1030 syndiqués métallos.

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Publié le 2 avril, 2018, dans la publication : Numéro 06 Volume 36

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Publié sur le site le 3 avril 2018

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Rio Tinto IOC

Un mandat de grève fort

par Éric Cyr

Après la rupture des pourparlers au sujet du renouvellement de la convention collective à deux reprises et malgré l’intervention de deux conciliateurs nommés par deux paliers de gouvernement, un pour le Québec et un pour Terre-Neuve-et-Labrador, le Syndicat des Métallos a rejeté de façon indéniable les demandes de concessions de la minière Rio Tinto IOC sur la Côte-Nord du Québec et au Labrador. Ses adhérents ont voté sans équivoque dans une très forte proportion pour un mandat de grève générale illimitée à exercer au moment jugé opportun.

Action collective concertéeAprès avoir délibéré, les travailleurs employés par la minière IOC ont voté massivement pour une grève éventuelle lors d’assemblées générales qui se sont tenues à Sept-Îles et à Labrador City. Après les 1300 syndiqués de la section locale 5795 à Labrador City, qui ont adopté un mandat de grève à 99,6 %, soit presque à l’unanimité, et la section locale 6731 des employés de bureau qui ont refusé les offres à 100 % après un plébiscite, les 305 membres de la section locale 9344 à Sept-Îles, qui assurent les opérations de transport du minerai en provenance de la mine du Labrador vers le port de Sept-Îles, ont imité leurs confrères et consoeurs du Labrador en se prononçant sur les mêmes offres patronales qu’ils ont écartées dans une proportion de 99,2 %.

Solidarité et détermination

« Nos membres ont envoyé un message clair : ils sont prêts à se battre pour préserver un seul et même régime de retraite et pour protéger leur droit à des vacances. L’employeur doit en prendre acte et corriger le tir à la table de négociations », souligne le président de la section locale 9344, Eddy Wright. Le représentant syndical des Métallos, Dany Maltais a pour sa part confié que les salaires ne constituent pas un enjeu majeur à l’heure actuelle et que pour l’instant, le syndicat ne souhaite pas avoir recours à la grève. L’objectif est plutôt que la partie patronale se rassoit afin de discuter de bonne foi tout en retirant ses demandes de concessions déraisonnables et que l’entreprise minière abdique ses tentatives de changer le régime actuel.

« À court terme, nous espérons une reprise des négociations. L’employeur connaît maintenant notre position. La solidarité au sein de l’unité syndicale est essentielle. Les syndiqués rejettent l’idée de créer deux sortes d’employés et sont opposés à la disparité de traitement pour les nouvelles générations de travailleurs (clauses orphelin), c’est un principe que les Métallos ont défendu avec succès dans le cadre de plusieurs négociations récentes et auquel ils ne démordront pas. Il est totalement inadmissible de tolérer un régime de retraite moins généreux à deux vitesses qui pénaliserait les nouveaux venus et hypothèquerait la postérité. Dans le même esprit à l’heure de la conciliation travail-famille, il est impensable de priver les travailleurs de vacances bien méritées. Ces demandes de concessions semblent sorties tout droit d’une autre époque et l’employeur doit y renoncer »

Au Labrador

Le président de la section locale 5795 à Labrador City, Ron Thomas, a pour sa part déclaré que les premières demandes de la compagnie étaient inacceptables puisqu’elles s’attaquaient à la classification d’ancienneté et proposaient la suppression d’une catégorie d’emploi en plus de vouloir amputer du deux tiers la pension de la relève. « Personne ne veut une grève. Nous ne souhaitons pas de conflit, nous voulons simplement obtenir notre juste part du gâteau. Si nous y sommes obligés, si nous n’avons pas le choix, nous n’hésiterons cependant pas à employer cette méthode. »

La dernière grève chez IOC a eu lieu du 9 mars au 23 avril 2007. Un retour à la table des négociations est prévu pour le 14 mars. L’actionnaire principal de cette minière, Rio Tinto, est aussi copropriétaire de l’aluminerie ABI de Bécancour où un lockout sévit depuis le 11 janvier dernier affectant 1030 syndiqués affiliés aux Métallos.

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Publié le 19 mars, 2018, dans la publication : Numéro 05 Volume 36

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Publié sur le site le 20 mars 2018

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Expansion minière à Labrador City

Feu vert pour la mine Wabush 3 de la compagnie IOC

par Éric Cyr

À la suite de l’approbation d’un investissement de 79 millions de dollars canadiens par son conseil d’administration, la minière IOC, une filiale de Rio Tinto Alcan, ira de l’avant avec son projet de développement de mine à ciel ouvert Wabush 3, qui était en veilleuse depuis mai dernier, à Labrador City. Ce nouveau schéma d’aménagement permettra d’assurer la longévité de la mine, de réduire les coûts d’exploitation et d’augmenter la production de concentré et de boulettes de fer. Le nouveau puits sera exploité dans le cadre des activités minières existantes de la compagnie IOC au Labrador.

Le président et chef de la direction chez IOC, Clayton Walker, déclare que cette décision est en grande partie attribuable au dévouement des employés et aux importantes améliorations de performance obtenues en 2016, qui ont renforcé la crédibilité auprès des actionnaires  : « Cet investissement axé sur la valeur offrira des avantages considérables et profitera de façon significative à notre entreprise, à nos employés et aux collectivités environnantes de l’Ouest du Labrador et de Sept-Îles pendant de nombreuses années. Il permet de prolonger la durée de vie de la mine et d’offrir des possibilités d’emplois pour l’avenir. Le projet de Wabush 3 fournira une source flexible de minerai de fer qui nous aidera à atteindre notre capacité actuelle et à réaliser notre plan. »

Capacité de production accrue

Entièrement intégrée aux opérations d’IOC, la mine de Wabush 3 s’appuiera sur l’infrastructure et les installations d’entretien, de livraison de minerai et de traitement et de gestion des résidus de la minière au Labrador et sur la Côte-Nord au Québec. IOC souhaite moderniser ses actifs et son modèle d’exploitation afin d’assurer une production plus sûre et plus stable et de demeurer un producteur à faible coût de concentré et de boulettes de fer de qualité pour l’industrie sidérurgique. Selon M. Walker, la compagnie s’engage à poursuivre la concrétisation et l’exploitation de ce projet d’une manière respectueuse de l’environnement et à maintenir un engagement significatif avec toutes ses parties prenantes. Ce nouveau développement permettra d’établir une entreprise viable pour les générations futures.

« Ce projet représente la meilleure option pour IOC. Il nous permet d’accéder à du minerai de qualité à faible coût et offre une occasion unique de rendre nos activités plus compétitives tout en réduisant les coûts d’exploitation. »

La fosse Wabush 3 sera aménagée à proximité de la fosse Luce. La minière dispose déjà de toutes les approbations réglementaires et environnementales nécessaires pour amorcer le démarrage du projet qui devrait débuter au printemps. Le premier minerai provenant de l’extraction de Wabush 3 est prévu pour l’été 2018 et stimulera la capacité de production annuelle de l’IOC qui passera de 18 à 23 millions de tonnes.

Vers une meilleure harmonie

« Nous tenons à souligner le travail d’équipe qui nous a permis de franchir ce jalon important grâce à la bonne gestion du projet. Cet effort concerté démontre qu’il est possible d’accomplir de grandes choses lorsqu’on établit un bon équilibre entre consultations concrètes, performance d’affaires éprouvée, valeurs et objectifs clairs. J’aimerais remercier tous les employés d’IOC, le leadership du syndicat des Métallos/Steelworkers, section locale 5795, les autres syndicats d’IOC et du chemin de fer QNS&L et la communauté pour l’appui continu que vous avez démontré…il faut célébrer de telles réussites (qui ont vu le jour) grâce à la collaboration de nos employés. » Le syndicat des Métallos a très bien accueilli la nouvelle. Le président international des Métallos/Steelworkers, Leo W. Gerard, confie : « Nous sommes enchantés qu’IOC fasse des investissements significatifs afin que Wabush 3 voie finalement le jour. » Pour sa part, le directeur de ce syndicat pour l’Ontario et les provinces atlantiques, Marty Warren, a salué cette annonce qu’il a qualifiée de bonne nouvelle tout comme le coordonnateur des Métallos de la Côte-Nord, Nicolas Lapierre, qui se réjouit de ces investissements :

« Ça vient pérenniser les emplois déjà existants puisqu’on rallonge la durée de vie de la mine, mais rien n’indique pour l’instant si de nouveaux emplois seront crées à Sept-Îles. » Le président de la section 5795 à Labrador City, Ron Thomas, anticipe pour sa part un changement d’attitude et des relations plus harmonieuses (ou moins acrimonieuses si l’on considère les près de 4000 griefs en latence) avec la nouvelle direction : « Nous devons envisager une relation basée sur la confiance, l’intégrité et le respect des liens qui nous unissent par une convention collective. Par ailleurs, nos membres, nos familles et notre communauté sont heureux de cette expansion qui favorisera de bons emplois locaux pour les générations à venir. Les syndiqués ont travaillé très fort afin de contribuer au succès de l’entreprise et à bâtir un avenir meilleur pour notre collectivité. »

 

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Publié le 6 mars, 2017, dans la publication : Numéro 4 Volume 35

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Publié sur le site le 7 mars 2017

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