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    Trans-Québec-Labrador

    Ambitieux projet routier envisagé au Labrador

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    Comme un pavé dans la mare

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    Accident mortel

    Une 7 novembre, 2016

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Route 389

Ambitieux projet routier envisagé  au Labrador

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Trans-Québec-Labrador

Ambitieux projet routier envisagé au Labrador

par Éric Cyr

Alors que les travaux de réfection du seul lien routier québécois de la région, la route nationale 389, véritable goulot d’étranglement pour la fluidité de la circulation et qui relie la TransLabrador (autoroute 500) s’étirent en longueur, un nouveau réseau routier pour le nord du Labrador semble vouloir se concrétiser et pourrait éventuellement voir le jour.

Selon Radio-Canada, les élus et représentants innus de six communautés autochtones isolées situées sur la côte est du Labrador le long du littoral atlantique convoitent l’idée d’une expansion vers le nord du réseau routier existant, la TransLabrador, totalement asphaltée plus au sud entre le Labrador Ouest et Happy Valley-Goose Bay. Cet ambitieux projet d’une nouvelle route de 860 kilomètres, qui rejoindrait l’autoroute 500, constitue une priorité à l’ordre du jour et a fait l’objet de discussions lors de la rencontre annuelle du conseil des municipalités du Labrador qui s’est tenue à Happy Valley-Goose Bay à la mi-février.

Selon le député libéral provincial de cette partie du Labrador, Randy Edmunds, il faut caresser un rêve pour que celui-ci puisse devenir réalité.

Ce nouveau lien terrestre évalué à 900 M $ pourrait être réalisé par étapes en reliant d’abord Postville, qui pourrait devenir un centre portuaire pour le transport maritime, avec un embranchement vers Rigolet. Le prolongement des travaux constituerait par la suite un exploit tant sur le plan du financement que sur celui de l’ingénierie compte tenu de la nécessité de construire sur le pergélisol, mais contribuerait à offrir un potentiel extraordinaire pour l’industrie touristique et l’exploration minière tout en désenclavant cette région. Entre-temps, la mise à niveau de la route 389 et en particulier la construction du nouveau tracé Fire Lake-Fermont promis depuis de nombreuses années par le ministère québécois des Transports de la Mobilité durable et de l’Électrification des transports devrait se poursuivre.

 

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Publié le 5 mars, 2018, dans la publication : Numéro 04 Volume 36

  • Autoroute 500
  • Conseil des municipalités du Labrador
  • Labrador
  • Réseau routier Canadien
  • Route 389
  • Trans-Québec-Labrador
  • Translabrador

Publié sur le site le 5 mars 2018

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Des camions en ville

Fermont, point de ralliement

par Éric Cyr

De fiers élèves devant le symbole de l’oie blanche qu’arbore le CFTC depuis de nombreuses années, bien visible sur la cabine extérieure des camions qui représente bien la migration que les camionneurs effectuent régulièrement.

Deux groupes d’élèves accompagnés de leurs enseignants, des conducteurs professionnels du Centre de formation en transports de Charlesbourg (CFTC), qui offre des cours spécialisés en conduite professionnelle de véhicules lourds, se sont rejoints à Fermont, les 23 et 24 janvier derniers, afin de faire le point sur leur parcours et échanger des remorques. Le premier convoi de quatre camions en partance de Blanc-Sablon sur la Basse-Côte-Nord a emprunté la route 510 et la TransLabrador (autoroute 500) alors que la seconde caravane composée de deux poids lourds est partie de Saint-Joseph-de-Beauce et a sillonné la route nationale 389 sous la gouverne de l’instructeur Alain Michaud.

Chef de file dans le domaine du transport et notamment du camionnage, le CFTC a pour mission de former une main-d’œuvre qualifiée qui répond aux besoins de l’industrie selon des normes et exigences strictes. Le CFTC qui couvre tout le territoire de l’Est-du-Québec incluant la baie James est particulièrement reconnu pour son cours de quatre mois et demi, incluant un stage en entreprise, qui mène à l’obtention d’un diplôme d’études professionnelles (DEP) et se déplace en région selon les demandes spécifiques. Son partenaire avec qui des liens étroits existent, le Centre de formation du transport routier de Saint-Jérôme (CFTR) se concentre sur le territoire situé plus à l’Ouest.

Summum de difficultés

Les élèves de la cohorte motorisée qui s’est déplacée à Fermont possédaient déjà leur permis de conduire de classe 1, mais ce cours qui aborde tous les aspects de leur métier leur permet de parfaire leur conduite et d’obtenir une reconnaissance de l’industrie qui apprécie le professionnalisme de cette formation spécialisée. Selon l’enseignant Jean-François Lapointe parti de Blanc-Sablon avec ses collègues Mario Arsenault et Martin Boivin : « Toutes les conditions particulières sont réunies ici pour acquérir une solide expérience en milieu nordique, tant pour les élèves que pour les instructeurs. Le degré de difficulté est élevé. La 510 de Blanc-Sablon jusqu’à Red Bay au Labrador est tortueuse avec plusieurs côtes. C’est quelque chose d’appréciable et le chemin de gravier gelé de Mary’s Harbour jusqu’à Goose-Bay comporte aussi son lot de difficultés, mais j’avoue que la route 389 est dans une catégorie à part et difficile à détrôner. »

Site Internet : https://cftc.qc.ca

 

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Publié le 5 février, 2018, dans la publication : Numéro 02 Volume 36

  • Camionnage
  • Centre de formation en transports
  • CFTC
  • CFTR
  • Fermont
  • Route 389
  • Route 500
  • Translabrador

Publié sur le site le 6 février 2018

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Relier le Labrador par voie terrestre

Pour véritablement boucler la boucle

par Éric Cyr

Source photo : Jocelyn Blanchette

Les élus de la Côte-Nord relancent Québec qui a annoncé le prolongement de la route nationale 138 en Basse-Côte-Nord lors de la visite du premier ministre Philippe Couillard en août dernier. Les représentants de la région demeurent sceptiques et mettent en doute les réelles intentions de ce gouvernement surtout que la réfection de la route nationale 389 et en particulier la construction du nouveau tracé anticipé Fire Lake-Fermont, une priorité en 2009, s’étire depuis près d’une décennie.

Un catalyseur économique

Selon Radio-Canada, les élus de la Côte-Nord font preuve d’impatience en ce qui a trait au calendrier proposé par le gouvernement libéral et les craintes demeurent quant à ce dossier qui mobilise l’ensemble des acteurs régionaux pour qui le prolongement du réseau routier fait partie des enjeux majeurs à propulser à l’avant-plan. Le ministre responsable de la région de la Côte-Nord qui est aussi membre du Comité des priorités et des projets stratégiques, Pierre Arcand, croit que le processus devrait s’effectuer par étapes au cours des prochaines années, un pas à la fois avant « d’éventuellement » atteindre Blanc-Sablon.

Le préfet de la MRC de Sept-Rivières et maire de Sept-Îles, Réjean Porlier, rêve pour sa part du jour où il pourra finalement emprunter la route pour se rendre dans cette municipalité isolée de la Basse-Côte-Nord et souhaiterait obtenir un véritable échéancier décrivant les étapes précises du chantier incluant une date du début et de la fin anticipée des travaux ainsi qu’un budget qui y serait consacré. Selon ce dernier, la région a été trop longtemps uniquement simplement associée à l’extraction des ressources naturelles et on doit s’attaquer activement à la problématique des transports qui freine le développement de la Côte-Nord. Il cite en exemple le coût très élevé des billets d’avion.

Le fédéral à la rescousse ?

Les économies du Québec et du Labrador sont intimement liées et le préfet de la MRC de la Minganie, Luc Noël, interpelle Ottawa qui devrait selon lui s’engager dans cette démarche permettant ainsi au Québec de conclure une entente avec Terre-Neuve-et-Labrador, ce qui accélérerait le processus d’obtention d’une route nationale au nord du fleuve Saint-Laurent. Ce nouvel axe routier reliant en boucle les routes 138 et 389 au Québec aux routes 510 et 500 (totalement asphaltée) au Labrador désenclaverait ainsi le territoire des deux côtés de la frontière provinciale et stimulerait l’économie et le tourisme en plus de favoriser l’accès au territoire.

Pont sur la rivière Saguenay

Les élus misent aussi sur un autre élément important de l’équation soit l’implantation d’un bureau de projet pour la construction d’un pont sur la rivière Saguenay, la porte d’entrée de la Côte-Nord, qui permettrait de comparer les coûts et les bénéfices et ainsi constater la viabilité du projet.

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Publié le 22 janvier, 2018, dans la publication : Numéro 01 Volume 36

  • Côte-Nord
  • Désenclaver le territoire
  • Labrador
  • Pont rivière Saguenay
  • Réseau routier québecois
  • Route 138
  • Route 389
  • Routes nationales Québec
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Publié sur le site le 22 janvier 2018

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Route nationale 389

Comme un pavé dans la mare

par Éric Cyr

L’unique réseau routier reliant la Côte-Nord à Fermont et au Labrador a une fois de plus démontré son inefficacité alors que la région a été isolée à la suite de fortes pluies qui ont causé la fermeture de la route nationale 389 isolant ainsi les populations plus au nord qui ont été séparés du reste du continent, le 27 octobre dernier. Le seul lien routier de la région a été fortement éprouvé alors que la chaussée s’est effondrée à de multiples endroits causant des maux de tête aux responsables du ministère québécois des Transports, de la Mobilité durable et de l’Électrification des transports (MTMDET) qui tentait tant bien que mal de rétablir la situation problématique récurrente.

Dédales et soubresauts

Le MTMDET ne savait plus sur quel pied danser après avoir interdit pour une période indéterminée la circulation aux poids lourds sur le pont de Manic-2, face à l’installation hydroélectrique éponyme, le long de la route 389, en matinée le 26 octobre, à la suite de la découverte inattendue d’une cheminée qui s’est formée dans la chaussée à l’approche de l’ouvrage au kilomètre 21. Cette cavité a forcé les camions à emprunter une route de contournement improvisée, avec l’assentiment des autorités, accessible au sud par le chemin de la scierie des Outardes et au nord à la hauteur du kilomètre 22 jusqu’à ce que celle-ci soit aussi condamnée à son tour à cause de l’état piteux du chemin. « La route de contournement a dû être fermée sur toute sa longueur. C’est une route en gravier, on attend qu’elle sèche afin de pouvoir envoyer une gratte (niveleuse) » confie la conseillère en communication à la Direction générale de la Côte-Nord du MTMDET à Baie-Comeau, Sarah Gaudreault.

La déroute

Les usagers souhaitant voyager entre Baie-Comeau et Manic-5 ont aussi dû prendre leur mal en patience à la suite d’un glissement de terrain survenu au kilomètre 126, la même soirée, et attendre que le tracé soit de nouveau praticable. Selon le MTMDET, c’est une partie d’un cap composé principalement d’argile, de gravier et de cailloux qui s’est effondré en propageant des débris dans les deux voies de l’artère routière du Nord-est québécois. Compte tenu de la situation et malgré la présence d’une équipe de Baie-Comeau sur place qui a rapidement nettoyé la chaussée, les responsables ont préféré fermer cette portion de route en attendant l’arrivée d’experts en géotechnique du Ministère. Ils sont arrivés de Québec, le lendemain 28 octobre, dans le secteur touché par l’éboulement afin d’obtenir leur évaluation de la situation. Ils se sont assurés de la stabilité de la zone et de l’état de la chaussée après l’effondrement du sol à cet endroit avant de donner le feu vert à la réouverture.

« Il n’y a pas de risques à prendre. Il y avait également plusieurs restrictions sur la chaussée et des chutes d’eau un peu partout, alors, on a décidé de fermer la route. »

Elle fut d’abord interdite de Manic-3 (poste Micoua au km 94) jusqu’au Relais Gabriel (km 316) avant que le MTMDET ne se ravise et réoriente plutôt le tir jusqu’à Manic-5 (km 212) afin de faciliter l’approvisionnement stratégique en denrées essentielles et en essence pour les gens pris en otage le long de cet axe routier. Pour venir couronner le tout, une interdiction de circuler a aussi été émise aux mastodontes routiers le lendemain de Baie-Comeau (km 0) jusqu’au kilomètre 94 à cause d’inondations. Finalement, la route a été rouverte aux automobilistes, le 28 octobre, dans une certaine confusion en ce qui a trait aux camionneurs pour qui deux interdictions étaient toujours en vigueur sur Québec 511, mais qui l’ont également empruntée en utilisant deux voies de déviation. La première, pour éviter le pont de Manic-2, et la seconde, le chemin de la scierie des Outardes, pour contourner les inondations près de Baie-Comeau.

Malgré que ces fermetures récentes ont été principalement causées par des forces naturelles, ce lien interprovincial éprouve des lacunes importantes au niveau de la sécurité et comporte son lot de dangers.

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Publié le 6 novembre, 2017, dans la publication : Numéro 18 Volume 35

  • Artère routière Nord-est québécois
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  • Labrador
  • Lien terrestre interprovincial
  • Plan Nord
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Publié sur le site le 8 novembre 2017

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Route nationale 389

Une locomotive percute un camion de transport

par Éric Cyr

Légende : La cabine du camion coincée entre une locomotive et un wagon au milieu de deux voies ferrées. Source photo : Gracieuseté

Une spectaculaire collision entre un train de marchandises de la minière ArcelorMittal et un poids lourd qui s’est fait emboutir en traversant un passage à niveau avant d’aller heurter un autre train stationné sur une seconde voie ferroviaire parallèle, récemment installée, est survenue à un passage à niveau traversant la route interprovinciale 389 au kilomètre 510 près du lac Audréa, le 16 octobre dernier. Selon la Sûreté du Québec, le camionneur s’en est miraculeusement tiré avec des blessures légères. Cet accident, qui n’est pas le premier du genre, a nécessité la fermeture du seul lien routier de la région dans ce secteur durant près de deux heures, mais un bris du système de communication de Québec 511 a retardé la transmission de l’information.

Panache d’acier

Après avoir été happé brusquement à cette intersection par une locomotive, le camion s’est retrouvé pris en sandwich entre celle-ci et un wagon de marchandises, les deux étant situés sur deux voies de chemin de fer distinctes. Selon les premières hypothèses qui ont circulé, le chauffeur aurait aperçu les wagons stationnés sur une voie ferrée ainsi qu’un employé à côté du train et il semblerait que les feux clignotants rouges étaient déjà en fonction à cause du premier train immobile. Il se serait alors engagé de façon imprudente en ne se doutant pas de la présence d’une seconde locomotive sur une autre voie ferrée qui roulait dans sa direction.

Il n’y avait pas de barrières à l’endroit où le foudroyant accident est survenu cependant une mention de la double voie de chemin de fer, indiquée par le chiffre 2, était bien visible sur le panneau du passage à niveau, conformément aux règles de sécurité de Transports Canada, qui exigent, en plus du système d’avertissement, que le nombre de voies ferrées soit spécifié sur les panneaux. Le chemin de fer Cartier est un lien provincial privé qui n’est pas assujetti à cette loi fédérale, mais le livre de règlements qui régit ses opérations est basé sur cette réglementation. Les lois canadiennes sont plus strictes et spécifient qu’en plus d’un passage à niveau avec système d’avertissement, un panneau supplémentaire indiquant par un chiffre le nombre de voies à franchir doit être installé lorsqu’il y a plus d’une voie ferrée à un passage à niveau.

Multiples passages à niveau

Une douzaine de passages à niveau jonchent, sur une courte distance de 67 kilomètres, le tracé routier problématique Fire Lake/Mont-Wright qui ne respecte pas les normes minimales de sécurité. Selon la conseillère en communication au ministère des Transports, de la Mobilité durable et de l’Électrification des transports (MTMDET) à la Direction de la Côte-Nord à Baie-Comeau, Caroline Rondeau : « Les systèmes d’avertissement des passages à niveau font partie intégrante des équipements ferroviaires. La responsabilité de l’entretien de ces signaux revient donc au propriétaire dans le cas présent, à l’entreprise ArcelorMittal. Par ailleurs, la sécurité est une responsabilité partagée entre les compagnies de chemin de fer et les autorités routières, notamment lorsqu’il s’agit de la surface de croisement et des lignes de visibilité. » Selon le MTMDET, la chaussée était dégagée, mais mouillée. La directrice des communications d’ArcelorMittal Exploitation minière Canada, Dina Guralnik, précise que cette collision impliquant un train de la compagnie qu’elle représente et un camion-remorque d’un transporteur privé est survenue à la hauteur du point militaire 242 (borne le long du tracé de chemin de fer qui indique les miles) et qu’il n’y a jamais eu de barrières à cet endroit. « L’accident n’a heureusement causé aucune blessure au conducteur du camion ni aux membres de l’équipage du train. L’enquête menée par les services de santé et sécurité de l’entreprise a permis d’établir que les signaux lumineux et sonores qui bordent le passage à niveau fonctionnaient au moment de la collision et que le convoi respectait toutes les règles reliées à la circulation à un passage à niveau. »

Pour plus de renseignements sur la réglementation ferroviaire fédérale : www.tc.gc.ca/fra/securiteferroviaire/normes-passages-niveau-325.htm

 

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Publié le 6 novembre, 2017, dans la publication : Numéro 18 Volume 35

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Publié sur le site le 8 novembre 2017

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Accident mortel

Un autre sacrifié de la 389

par Éric Cyr

La route nationale 389 a fait une autre victime, un camionneur expérimenté qui travaillait pour Transport Lamarre, un courtier pour Morneau Sego, le 19 octobre dernier, dans le tracé problématique Fire Lake/Mont-Wright, qui ne respecte toujours pas les règles minimales de sécurité fixées par le ministère des Transports du Québec (MTQ). Malgré que le Ministère ait assuré de son intention de prioriser la construction d’un nouveau tronçon dans ce secteur en 2009, près d’une décennie plus tard rien n’a encore été accompli. Le conducteur professionnel Claude Forest, 44 ans, a perdu la vie au volant de son camion semi-remorque qui a abouti dans un ravin au kilomètre 508 à une soixantaine de kilomètres de Fermont. Son décès a été constaté à l’hôpital.

La cause de la tragédie n’est pas encore déterminée, mais la plupart de ceux qui empruntent cette route, un axe interprovincial qui a été déclaré route nationale il y a plusieurs années et qui constitue le seul lien routier du Nord-est québécois, ont déjà tiré leurs propres conclusions.

« La route était raboteuse (planche à laver) et couverte de boue et possiblement qu’une mince couche de glace s’était formée à la suite de la chute de neige. »

Le camionneur Claude Forest, natif de Baie-Comeau, mais résident de Rimouski, père de trois enfants, avait emprunté cette route à quelques reprises et avait déjà résolu de ne plus jamais refaire ce périple. C’était son dernier voyage sur la 389 et il avait trouvé un autre emploi à Rimouski selon son oncle Alain Bourque de Baie-Comeau, surnommé « mononcle Alain » par ses collègues camionneurs, qui était sur les lieux lors du passage du journaliste tout comme un autre oncle, Jacques, lui aussi chauffeur de camion, qui a identifié le corps. Une grue a été nécessaire pour sortir le poids lourd du ravin.

Le MTQ acolyte et complice des politiciens

Interrogé dans sa cabine, « mononcle Alain », qui exerce ce métier depuis 40 ans dont près de neuf ans sur la 389, était toujours sous le choc et en avait gros sur le cœur. Ce dernier tenait un discours empreint d’amertume et de ressentiment envers les décideurs politiques. « On se sent abandonnés de tout le monde, des politiciens qui rient de nous et de Transports Québec qui ne fait pas son travail pour assurer la sécurité sur cette route et qui choisit de sacrifier des vies plutôt que d’investir là où il le faut, là où c’est nécessaire. Ils ont coupé des courbes qui n’étaient pas si dangereuses que ça pour leurs amis d’Hydro-Québec, mais ils attendent que des gens se tuent plus au nord avant de réagir. Ceux qui entretiennent la route ont peur de briser leurs couteaux de gratte. Le MTQ monte une ou deux fois par semaine sur cette route, mais les contracteurs (entrepreneurs) sont informés à l’avance de leur déplacement et s’assurent de faire le travail avant leur passage », confie ce dernier.

« Demandez à n’importe quel camionneur ce qu’il en pense et tous vous diront la même chose. Prenez les bonhommes verts (contrôleurs routiers), par exemple, ils sont aux aguets et sont bons pour t’écoeurer pour le log book (registre, carnet de route) et donner des constats d’infractions pour des bris mineurs comme une lumière brûlée. Ils attendent les camionneurs pour leur attribuer des contraventions salées à l’entrée de la route 389 à Baie-Comeau, mais ils savent bien que c’est l’état pitoyable de la 389 qui occasionne directement les bris et tout comme les inspecteurs du MTQ ne se déplacent que très rarement sur celle-ci. L’état lamentable de cette route provoque l’usure prématurée de nos camions quand on l’emprunte. Le chemin est tellement en mauvaise condition que c’est normal qu’on brise nos trucks. »

La roulette russe

« Mononcle Alain » poursuit : « Je n’ai jamais vu de toute ma carrière une route en si piteux état. Emprunter la 389 c’est comme jouer à la roulette russe avec notre vie. Arriver sain et sauf à destination c’est comme un coup de dés. Les camionneurs doivent souvent rouler au centre de la route pour éviter de déraper, car la route n’est pas assez solide sur les bords. » On pouvait entendre des commentaires désobligeants et très éloquents maudissant le MTQ et les contrôleurs routiers sur les ondes de la radio de bande publique (CB) durant le passage de nombreux camionneurs sur les lieux apercevant la carcasse du fardier au fond du précipice abrupt dans une courbe indiquée seulement par une pancarte installée justement dans la courbe et qu’aucun garde-fou ne délimitait.

Les douze travaux d’Astérix

« Essayer de déposer une plainte au MTQ c’est comme dans les 12 travaux d’Astérix, personne ne veut signer les rapports et ils perdent les dossiers. Durant la période du boom minier il y a avait plus d’une centaine de poids lourds qui empruntait la route quotidiennement. Ils ont installé une unité de mesure de la circulation et puis personne n’en a entendu parler par la suite. S’ils ne veulent pas entretenir la route qu’ils la ferment pour de bon » lance « mononcle Alain » visiblement en colère.

« En 2014-2015, ça prenait deux heures et demie à un camionneur pour faire le bout sinueux de 67 kilomètres avant d’arriver à Fermont, c’est totalement inacceptable. L’Association du camionnage du Québec (ACQ) n’a rien fait pour nous autres. Comme on est loin de Québec ils ne se soucient pas de nous. »

De son côté l’ACQ assure que des démarches ont été entreprises spécifiquement pour la route 389. La responsable des communications de l’organisme, Marie-Claude Leblanc explique : « L’association n’est pas en communication avec les camionneurs, elle représente les transporteurs. » Selon un porte-parole de l’ACQ, l’ingénieur Normand Bourque : « On revendique pour l’amélioration de cette route. L’ACQ a fait des représentations pour le nivelage, l’entretien et l’amélioration des capacités de la route 389 à plusieurs reprises et est revenue à la charge récemment. Nous savons que cet axe routier comporte des éléments de sécurité discutables et qu’on peut reprocher les qualités de la route qui a certainement besoin d’amélioration. On est toujours au combat pour revendiquer que cette structure-là soit remise à niveau. Mon rôle est de m’assurer de la qualité de la route et de son aspect sécuritaire. On prend cet enjeu très au sérieux. » Ce dernier qui avait une rencontre prévue avec le nouveau ministre québécois des Transports, Laurent Lessard (récemment parachuté à ce poste à la suite des multiples démissions et scandales qui avaient ébranlé le MTQ et éclaboussé les libéraux) précise que durant le dernier congrès de l’ACQ, un conférencier de Transports Québec traitait justement de cette problématique.

«  Le dossier de la route 389 revient fréquemment et on en discute lors de nos rencontres. On étudie toutes les implications. »

L’enquête se poursuit

C’est la Sûreté du Québec (SQ) qui mène l’enquête. Le responsable des communications de la SQ pour le territoire de la Côte-Nord, Jean Tremblay explique : « C’est une perte de contrôle à la sortie d’une courbe au kilomètre 508 qui a causé l’accident. On ne sait pas si le conducteur a subi une distraction, a été victime d’un malaise ou de la chaussée glissante. L’autopsie pourrait en révéler davantage. L’accident est survenu à midi quarante, mais ça nous a pris du temps pour retrouver les papiers permettant d’identifier la victime. » Le porte-parole précise qu’aucun problème mécanique n’était apparent et que les pneus n’affichaient aucun signe de crevaison.

« Tout était beau au niveau mécanique. C’était un camion neuf de l’année. »

Des patrouilleurs de Fermont se sont rendus sur les lieux et le capitaine Michel Pelchat, directeur du poste de Fermont qui était sur place ajoute : « La cause de l’accident fait toujours l’objet d’une enquête. C’est nébuleux, le conducteur a vraiment passé droit et aucune trace de freinage n’a été observée. Il n’allait pas vite puisque le camion a versé sur le côté rapidement, il a tout de suite renversé dans le ravin. » Il n’a pas fait de vol plané. La porte-parole de Contrôle routier Québec, Kathy Beaulieu, confie que des contrôleurs routiers ont été appelés pour prêter main-forte à la SQ. Pour sa part, la porte-parole du MTQ pour la Côte-Nord, Sarah Gaudreault ajoute que : « Au moment de l’accident, la route en gravier était dégagée et un peu mouillée. Une niveleuse était passée trois heures avant que l’accident ne se produise. Dans ce secteur, la vitesse est de 70 km/h et est réduite à 55 km/h dans la courbe (où est survenue la tragédie mortelle). Des affiches étaient posées de façon conforme selon les distances requises. » Selon « mononcle Alain », deux autres mastodontes routiers suivaient Claude Forest.

« Les autres chauffeurs l’ont vu planter et ont tenté de porter secours à Claude avant d’appeler les renforts. Ils ont affirmé qu’ils ont évité de justesse de subir le même sort que mon neveu et ils roulaient à une vitesse normale adaptée aux conditions de la route. »

Confrérie en deuil

Les camionneurs constituent une confrérie tissée serrée et leur camaraderie pourrait ressembler à celle de soldats qui partent au front pour se battre afin de transporter des denrées essentielles à l’approvisionnement de la population des différentes régions qu’ils desservent. Plusieurs camionneurs ont mis un tag RIP 389 sur leurs pages Facebook notamment sur Charrieux de la 389, et d’autres, ont installé un ruban noir sur les rétroviseurs de leurs mastodontes routiers pour afficher leur mécontentement et leur solidarité pour leur collègue défunt mort en devoir qui a donné sa vie pour approvisionner le Nord.

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Publié le 7 novembre, 2016, dans la publication : Numéro 19 Volume 34

  • Accident mortel
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Publié sur le site le 7 novembre 2016

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