• Publications
  • Le journal
    • L’Équipe
    • Historique
    • Distinctions
  • Abonnements & membres
  • Annoncez avec nous
  • Contactez-nous
Journal le Trait d'Union du Nord
  • Publications
  • Le journal
    • L’Équipe
    • Historique
    • Distinctions
  • Abonnements & membres
  • Annoncez avec nous
  • Contactez-nous
  • Toutes les publications
  • Route 389

  • Des deuchistes  sur la TransQuébec-Labrador

    Monde automobile

    Des deuchistes sur la TransQuébec-Labrador

  • Vision franche d’un remorqueur

    Route nationale 389

    Vision franche d’un remorqueur

  • Des routiers professionnels s’expriment

    Route nationale 389

    Une 25 avril, 2022

    Des routiers professionnels s’expriment

  • Des chantiers sur la route 389

    TransQuébec-Labrador

    Des chantiers sur la route 389

  • Des travaux attendus depuis des décennies

    Réfection de la route 389

    Des travaux attendus depuis des décennies

  • Tranquillement, le prolongement  va de l’avant

    Route 138

    Une 26 avril, 2021

    Tranquillement, le prolongement va de l’avant

  • Le gouvernement Legault fait  la sourde oreille

    Désenclavement de la Côte-Nord

    Une 17 février, 2020

    Le gouvernement Legault fait la sourde oreille

  • Exposition sur la route 389

    Art routier transfrontalier

    Exposition sur la route 389

  • Encore beaucoup de chemin à faire

    Désenclavement de la Côte-Nord

    Encore beaucoup de chemin à faire

  • La route 389 fermée durant 14 heures

    Météo, collision et circulation

    Une 18 février, 2019

    La route 389 fermée durant 14 heures

  • Front commun historique à Ottawa

    Désenclavement de la Côte-Nord

    Une 21 janvier, 2019

    Front commun historique à Ottawa

  • Un parcours électrisant

    Voiture Bolt

    Un parcours électrisant

  • Une distinction peu enviable

    Route nationale 389

    Une 25 juin, 2018

    Une distinction peu enviable

  • Le Québec et le Labrador pavent la voie

    Réseau routier et mines

    Une 14 mai, 2018

    Le Québec et le Labrador pavent la voie

  • Un pont d’étagement essentiel

    Sécurité et transports

    Un pont d’étagement essentiel

    • publications précédentes
    • publications plus récentes

Route 389

Des deuchistes  sur la TransQuébec-Labrador

Monde automobile

Des deuchistes sur la TransQuébec-Labrador

Vision franche d’un remorqueur

Route nationale 389

Vision franche d’un remorqueur

Des routiers professionnels s’expriment

Route nationale 389

Une 25 avril, 2022

Des routiers professionnels s’expriment

Des chantiers sur la route 389

TransQuébec-Labrador

Des chantiers sur la route 389

Des travaux attendus depuis des décennies

Réfection de la route 389

Des travaux attendus depuis des décennies

Tranquillement, le prolongement  va de l’avant

Route 138

Une 26 avril, 2021

Tranquillement, le prolongement va de l’avant

Le gouvernement Legault fait  la sourde oreille

Désenclavement de la Côte-Nord

Une 17 février, 2020

Le gouvernement Legault fait la sourde oreille

Exposition sur la route 389

Art routier transfrontalier

Exposition sur la route 389

Encore beaucoup de chemin à faire

Désenclavement de la Côte-Nord

Encore beaucoup de chemin à faire

La route 389 fermée durant 14 heures

Météo, collision et circulation

Une 18 février, 2019

La route 389 fermée durant 14 heures

Front commun historique à Ottawa

Désenclavement de la Côte-Nord

Une 21 janvier, 2019

Front commun historique à Ottawa

Un parcours électrisant

Voiture Bolt

Un parcours électrisant

Une distinction peu enviable

Route nationale 389

Une 25 juin, 2018

Une distinction peu enviable

Le Québec et le Labrador pavent la voie

Réseau routier et mines

Une 14 mai, 2018

Le Québec et le Labrador pavent la voie

Un pont d’étagement essentiel

Sécurité et transports

Un pont d’étagement essentiel

  • publications précédentes
  • publications plus récentes

Monde automobile

Des deuchistes sur la TransQuébec-Labrador

par Éric Cyr

Sur la photo, les participants au convoi en face du réservoir d’eau potable de Fermont.

Des passionnés de voitures françaises Citroën 2 CV ont mené une expédition le long de la route interprovinciale TransQuébec-Labrador, qu’ils ont arpentée en caravane de quatre automobiles sur une distance de près de 1800 kilomètres (routes 389, 500 et 510) à bord de leurs véhicules en parcourant la fameuse boucle, inachevée du côté québécois, qui se termine en cul-de-sac à Blanc-Sablon sur la Basse-Côte-Nord où ils ont dû embarquer leurs automobiles à bord d’un navire afin de rejoindre la route 138. Le groupe de camarades a pris le départ à Victoriaville, le 25 août dernier, et leur long périple s’est terminé, le 16 septembre, à leur point d’origine.

Issus de différents endroits, les huit aventuriers, des retraités pour la plupart, ont effectué plusieurs voyages ensemble : le tour de la Gaspésie, les Îles-de-la-Madeleine et la Maurice. Ces derniers ont aussi déjà participé à un grand rassemblement de Citroën 2 CV à New York. Ils sont fiers d’être les premiers à avoir réalisé ce parcours sur la Côte-Nord et au Labrador en deudeuches. Alain Grégoire et Nicole Sheinck de Brossard, Gaëtan St-Arnaud et Hélène Boulanger de Victoriaville, Freddy Pfeuti originaire de France près de la frontière suisse qui habite aujourd’hui à Coaticook, Bruce Grant d’Ottawa, Gabriel Aubertin de Knowlton en Estrie et Gilles Pelcot du village de Saint-Cyr-sur-Mer en Provence dans le sud de la France, ont relevé le défi de parcourir ce trajet nordique de plus en plus fréquenté par les touristes.

Selon les amateurs de ce type de mécanique, le moteur bicylindre refroidi à l’air d’une cylindrée de 375 cm3 à 602 cm3, selon les modèles et les années, est muni de cylindres opposés ce qui permet une facilité d’entretien déconcertante. Les deux pattes sont équipées d’une suspension légendaire molle qui fait leur spécificité.

« Les propriétaires de 2 CV sont accessibles et n’idolâtrent pas leur voiture. C’est une bagnole qui n’a rien en sa faveur, mais qui a conquis le cœur de ses adeptes et qui permet de créer des liens sociaux durables. C’est en quelque sorte un catalyseur de rencontres intéressantes et un vecteur de bonheur », confie Alain Grégoire, qui se fait un devoir, tout comme ses compagnons de route, de discuter avec les curieux qui viennent à la rencontre du cortège automobile en offrant même de petites promenades à l’occasion.

Bref historique

C’est en 1935 que le fabricant français de pneumatiques Michelin rachète Citroën alors en faillite. En 1937, le dirigeant de l’entreprise, l’ingénieur Pierre Boulanger, a l’idée de concevoir une voiture destinée aux classes sociales du monde rural et à faible revenu tout en ayant pour objectif de stimuler la vente de pneus de la maison mère Michelin. La même année, ce qui n’est certainement pas une coïncidence, le dirigeant nazi Adolf Hitler donne l’impulsion à la fondation de Volkswagen, ce qui signifie voiture du peuple en allemand, afin de permettre aux familles allemandes de posséder une première voiture. À l’aube de la Deuxième Guerre mondiale, Boulanger ordonne la destruction des prototypes 2 CV de type A déjà construit en 1939. Pendant l’occupation, il refuse de fournir les plans du véhicule au gouvernement allemand contrôlé par le dictateur fasciste. Un ingénieur n’ayant pu se résoudre à détruire le fruit de quatre années de travail avait caché un exemplaire des plans qui referont surface à la fin du conflit, ce qui permettra à Citroën de présenter un exemplaire du 2 CV lors du salon de l’automobile de Paris de 1948. Ce modèle sera commercialisé en France jusqu’en 1987 puis au Portugal jusqu’en 1990.

Pour en savoir plus, consulter la page Facebook : Expédition 51 en deux chevaux (2cv).

Partager

Publié le 19 septembre, 2022, dans la publication : Numéro_15 Volume_40

  • Automobiles
  • Autos
  • Basse-Côte-Nord
  • Citroën 2 CV
  • Côte-Nord
  • Deuchistes
  • France
  • Labrador
  • Michelin
  • Moteur bicylindre
  • Route 389
  • Route 500
  • Translabrador
  • Transquébec-Labrador
  • Voitures

Publié sur le site le 19 septembre 2022

  • Publication précédente
  • Prochaine publication

Route nationale 389

Vision franche d’un remorqueur

par Éric Cyr

Source photo : Archives

Le propriétaire de l’entreprise Transport spécialisé JRB, Richard Boucher, dit le Rouge, connaît très bien la route nationale 389 qu’il emprunte fréquemment pour effectuer des remorquages de poids lourds et de véhicules en tout genre. Ce dernier juge que ce lien routier, bien que carrossable, est dangereux en particulier pour les automobilistes inexpérimentés et les touristes, mais aussi pour les conducteurs un peu trop confiants qui sous-estiment ses nombreux aléas.

Interrogé entre deux dépannages, M. Boucher ne mâche pas ses mots quand il parle de cette route.

« La 389 est dans un état exécrable et pitoyable. C’est aberrant ! Compte tenu de sa dangerosité, il n’existe que deux compagnies d’assurances qui assurent les camionneurs qui y circulent et qui endommagent constamment leurs camions à cause de son piteux état. De plus, il y a un manque flagrant d’effectifs au sein du ministère des Transports du Québec et de la Sûreté du Québec qui ne peuvent donc couvrir régulièrement toute la distance de cette route et qui n’y patrouillent presque exclusivement qu’en cas d’accident. Il n’y a pas non plus d’ambulanciers en permanence prêts à se déployer en tout temps à Manic-5 et donc la survie d’un accidenté de la route qui se blesse gravement au mauvais endroit peut être liée à un coup de dés. Dans de telles circonstances, qui se porte réellement garant de la sécurité ? », confie-t-il. Le colosse qui gagne sa vie à remorquer des véhicules accidentés, ce qui ne manque pas selon lui sur la 389, se dit étonné que malgré son délabrement cette route fasse étonnamment partie du réseau routier national depuis 2005. Il souhaite attirer l’attention sur les nombreux risques encourus sur cet axe routier interprovincial qui ne respecte pas à plusieurs endroits les règles minimales de sécurité fixées par Transports Québec.

« Il faut songer que monsieur et madame Tout-le-monde circulent sur cette route semi-désertique et pas seulement des automobilistes aguerris et des routiers professionnels. Il y a des familles qui y roulent. »

M. Boucher constate de multiples sorties de route causées par les conditions « exécrables » de la 389 particulièrement au printemps où elle est recouverte de boue à plusieurs endroits. Ce dernier dénonce le délai d’intervention des premiers secours qu’il qualifie d’inacceptable dans certains secteurs très éloignés des services ambulanciers.

« Imaginez une personne blessée qui souffre et qui vit un véritable calvaire en attendant l’ambulance qui n’arrivera que dans quelques heures et parfois trop tard. C’est aberrant. Si les gouvernements sont incapables de rendre la route sécuritaire, pourquoi ceux-ci, tant à Québec qu’à Ottawa, qui encaissent de nombreuses redevances minières et des impôts faramineux grâce aux citoyens de la région, ne prennent-ils pas des dispositions afin de desservir la 389 à l’aide d’un transport médical héliporté d’urgence ? »

M. Boucher s’indigne de l’inaction des gouvernements et les invite à prendre leurs responsabilités dans ce dossier qui traîne en longueur depuis de nombreuses décennies.

Partager

Publié le 25 avril, 2022, dans la publication : Numéro_8 Volume_40

  • Ambulances
  • Ambulanciers
  • Lien interprovincial
  • Manic-5
  • Remorquage
  • Réseau routier national
  • Route 389
  • Sûreté du Québec
  • Transports Québec
  • Transquébec-Labrador

Publié sur le site le 25 avril 2022

  • Publication précédente
  • Prochaine publication

Route nationale 389

Des routiers professionnels s’expriment

par Éric Cyr

Légende photo : De gauche à droite sur la photo, les camionneurs Patrick Enright, Carol Marchand et Patrice Lapointe lors de leur passage à Labrador City.

Des conducteurs professionnels qui parcourent régulièrement la route nationale 389, la portion québécoise de la TransQuébec-Labrador, qui se déploie sur 570 kilomètres de Baie-Comeau à la frontière du Labrador, dénoncent son état lamentable. Ces camionneurs qui en ont long à dire sur le sujet ne comprennent pas pourquoi cet axe routier, un lien terrestre interprovincial qui fait partie du réseau routier national depuis 2005, ne respecte toujours pas les normes minimales de sécurité fixées par le ministère des Transports du Québec (MTQ).

La démarche des transporteurs routiers vise à sensibiliser les entrepreneurs responsables de l’entretien de la 389 qui sont pour leur part régis par Transports Québec qui est responsable d’assurer un suivi des contrats octroyés dans un souci de sécurité pour les usagers de la route. 

Patrick Enright, dont le pseudonyme est Pat la patate, s’étonne qu’après avoir été greffée au réseau national il y a près de deux décennies, la 389 est encore dans un état si déplorable. « On observe une recrudescence des sorties de route. Il y a de plus en plus d’accidents et l’on constate un laisser-aller au niveau du déneigement et du nivelage. On ne demande pas une autoroute à quatre voies, mais simplement un entretien adéquat puisque celui-ci laisse souvent à désirer dans plusieurs portions de route, en particulier plus au sud, et c’est ce que nous déplorons », confie le routier qui explique que cette prise de parole vise à améliorer la sécurité sur cet itinéraire qu’il juge dangereux et qui est de plus en plus achalandé.

« On ne peut faire confiance à la 389 qui n’offre aucune marge de manœuvre à plusieurs endroits, ce que je trouve anormal en 2022. Nous sommes des chauffeurs de métier, mais il faut considérer qu’il y a aussi des familles qui empruntent cette route et des conducteurs moins expérimentés. C’est aussi pour eux qu’on dénonce la situation. »

Le camionneur Patrice Lapointe, alias Pat’Patrouille, qui sillonne la 389 depuis 2005 abonde dans le même sens et réclame un minimum d’entretien en attendant la réfection complète de la route. « L’aspect sécuritaire est encore déficient. Je me souviens d’avoir été au chevet d’un blessé qui se vidait de son sang et qui a dû patienter durant cinq heures avant l’arrivée des ambulanciers, car il n’y avait aucune ambulance à Manic-5 et qui est malheureusement décédé durant son transport vers un centre hospitalier. » Ancien camionneur forestier qui conduisait un tracteur routier attelé à une semi-remorque à train double de type B, M. Lapointe discute souvent avec d’anciens confrères et sait de quoi il parle quand il confie que les chemins de bois pour les camions de billots et ceux d’Hydro-Québec sont mieux carrossables que la 389 qui est pourtant un axe interprovincial qui possède le statut de route nationale. « On ne demande pas la lune, juste l’ajout de gravier au printemps. C’est simple, l’entretien laisse à désirer. On assiste même à un recul depuis les deux dernières années et surtout dans la portion plus au sud sur la centaine de kilomètres entre le déversoir de Manic-5 et le Relais Gabriel. Et que dire de la portion sinueuse entre les kilomètres 240 et 256 ? Ça brasse tellement qu’on doit s’arrêter pour ramasser des produits et des morceaux perdus que l’on tasse sur le bord de la chaussée afin de prévenir des accidents. »

Le vieux routier Carol Marchand, dont le surnom est le Joker, connait très bien la 389 qu’il parcoure depuis de nombreuses années. Il est au diapason de ses collègues et dénonce lui aussi sa condition problématique. « On ne se sent pas écoutés par Transports Québec et l’on a l’impression de faire rire de nous autres. Toutes les raisons sont bonnes pour ne pas entretenir convenablement la route et ne pas niveler le chemin : il fait trop chaud, il fait trop froid, il neige, la visibilité n’est pas bonne, c’est trop venteux, il manque de personnel. C’est triste de constater ce phénomène récurrent. »

Partager

Publié le 25 avril, 2022, dans la publication : Numéro_8 Volume_40

  • Ambulances
  • Ambulanciers
  • Camionnage
  • Camionneurs
  • Côte-Nord
  • Lien interprovincial
  • Réseau routier national
  • Route 389
  • Transports Québec
  • Transquébec-Labrador

Publié sur le site le 25 avril 2022

  • Publication précédente
  • Prochaine publication

TransQuébec-Labrador

Des chantiers sur la route 389

par Éric Cyr

Source photo : Louise Vachon

La route 389, qui fait partie de la TransQuébec-Labrador, constitue un lien interprovincial greffé au réseau routier national depuis 2009 et certains travaux très attendus ont été réalisés sur la portion sud de cet axe terrestre en 2021, cependant le nouveau tronçon entre Fire Lake et Fermont n’est toujours pas complété bien que l’étape de débroussaillage ait été amorcée.

Plus que du rapetassage ou du ravaudage…

Selon la conseillère en communication à la direction générale de la Côte-Nord du ministère des Transports du Québec, Caroline Rondeau, de l’asphaltage et le remplacement de ponceaux ont été effectués des kilomètres 36 à 49. De nouveaux ponceaux ont aussi été installés aux kilomètres 98 et 177. Divers travaux ont été faits des kilomètres 170 à 185 notamment le changement de neuf ponceaux. Du forage a eu lieu au kilomètre 359 et un ponceau de grande dimension a été construit au kilomètre 427 alors que la reconstruction de la route et d’une structure a été complétée des kilomètres 444 à 450. Une réfection de la chaussée et la restauration du pont au-dessus de la rivière Peppler sont survenues au kilomètre 466. Au kilomètre 477, il y a eu la rénovation du chemin, la substitution de deux ponceaux et la réparation du pont surplombant la rivière Hobdad. D’autres travaux de reconstruction de la chaussée, de changement de ponceaux et de rechargement granulaire sont également prévus en 2021.

Par ailleurs, des travaux se sont déroulés dans le cadre du projet majeur du Programme d’amélioration de la route 389.

Travaux et étapes réalisés en 2021 :

Projet A – de Fire Lake à Fermont : les travaux de déboisement ont commencé à la mi-mars et reprendront cet automne après une interruption durant la période de nidification des oiseaux migrateurs. Une entente-cadre avec le Conseil innu Takuaikan Uashat mak Mani-Utenam (Sept-Îles) balise la collaboration de la communauté autochtone et du gouvernement dans le cadre de l’amélioration de la route nationale 389 dans cette section. Une entente avec cette même communauté a été conclue pour la réalisation des travaux de déboisement et d’autres ententes spécifiques viendront encadrer la réalisation de certains travaux de construction de la route. En parallèle, la préparation des plans et devis en vue de la réalisation du projet A se poursuit ce qui permettra d’amorcer prochainement la prochaine étape, soit la construction du nouveau tronçon.

Projet B – de Baie-Comeau à Manic-2 (km 0 à 22) : travaux sont actuellement en cours depuis le printemps 2020. On prévoit que les travaux seront terminés à la fin 2022.

Projet C – secteur sinueux au nord de Manic-5 (km 240 à 254) : La route a été mise en service au printemps 2021.

Partager

Publié le 7 septembre, 2021, dans la publication : Numéro_14 Volume 39

  • Amélioration de la route 389
  • Chantiers routiers
  • Côte-Nord
  • Lien interprovincial
  • Réseau routier national
  • Route 389
  • Transports Québec
  • Transquébec-Labrador

Publié sur le site le 7 septembre 2021

  • Publication précédente
  • Prochaine publication

Réfection de la route 389

Des travaux attendus depuis des décennies

par Éric Cyr

Après les chantiers installés dans les portions de Baie-Comeau à Manic-2 et au nord de Manic-5 dans le cadre du programme d’amélioration de la route 389, qui constitue l’unique lien routier vers le Labrador et qui fait partie du réseau routier national depuis 2005, c’est maintenant au tour des travaux préparatoires de déboisement d’un nouveau tracé entre Fire Lake et Fermont qui ont commencé à la mi-mars. Ceux-ci se sont poursuivis jusqu’à la mi-avril et devraient reprendre à la mi-août après une interruption durant la période de nidification des oiseaux migrateurs.

Des consultations publiques au sujet du projet A, qui consiste à améliorer la portion nord de cette liaison terrestre interprovinciale qui est imbriquée dans la TransQuébec-Labrador, s’étaient tenues à Fermont il y a plus d’une décennie et ce choix a été retenu par une vaste majorité de la population qui préférait cette option plutôt qu’une réfection de l’ancienne portion extrêmement sinueuse truffée à l’époque d’une douzaine de passages à niveau sur 67 kilomètres. Deux nouveaux tronçons routiers de près de 13,5 et 45 kilomètres sont prévus ainsi qu’une amélioration de la route sur 11 kilomètres dans ce secteur.

La préparation des plans et devis en vue de la réalisation de ce dessin se poursuit en parallèle. Les principaux gains sont la réduction du parcours d’environ une vingtaine de kilomètres, la correction ou l’élimination de courbes, la diminution du nombre de passages à niveau de 11 à un seul, l’augmentation importante des possibilités de dépassement et l’ajout de voies de refuge pour les véhicules hors normes.

Le gouvernement du Québec juge que la route 389, qui est incluse dans les 49 actions que le gouvernement devrait mettre en place dans le cadre du Plan d’action nordique 2020-2023 (PAN 20-23), est une infrastructure essentielle au développement socio-économique de la Côte-Nord et du Nord québécois en entier. Le ministre des Transports, François Bonnardel, le ministre responsable des Affaires autochtones, Ian Lafrenière et le ministre de l’Énergie et des Ressources naturelles qui est aussi le responsable de la région de la Côte-Nord, Jonatan Julien, ont souligné, le 9 avril dernier, la signature d’une entente-cadre avec le Conseil innu Takuaikan Uashat mak Mani-Utenam (Sept-Îles) ainsi qu’une entente pour le déboisement. Le programme d’amélioration de la route 389 entre Fermont et Baie-Comeau vise en premier lieu l’amélioration de la sécurité routière pour l’ensemble des usagers, tout en favorisant le développement du territoire nordique québécois.

« Il s’agit d’une étape majeure pour la mise en œuvre de ces travaux d’envergure qui sont si attendus par les usagers de cette portion de la route 389. Il y aura de l’action sur le terrain. Votre gouvernement met tout en œuvre pour réaliser, dans les meilleurs délais [sic], ce projet qui améliorera grandement cette infrastructure » confie le ministre Bonnardel. Selon le ministre Julien : « L’ensemble du programme d’amélioration de la route 389 entre Fermont et Baie-Comeau vise en premier lieu l’amélioration de la sécurité routière pour l’ensemble des usagers, tout en favorisant le développement du territoire nordique québécois. C’est donc un bénéfice dont tous les Québécois et les Québécoises pourront profiter »,
poursuit le ministre Julien.

Partenariat autochtone

Le ministre Lafrenière explique : « Le partenariat avec la communauté d’Uashat-Maliotenam est primordial. Ses membres seront appelés à participer aux projets sous plusieurs facettes et apporteront des retombées économiques pour l’ensemble de la région. Le projet A, qui bénéficie de l’appui du milieu, sera une belle réalisation en collaboration avec la communauté. » Le chef du Conseil innu Takuaikan Uashat mak Mani-Utenam, Mike Mckenzie, est heureux que ce projet de développement entraîne des retombées économiques importantes pour la communauté innue et ses entreprises tout en leur permettant de démontrer leur savoir-faire.

Partager

Publié le 26 avril, 2021, dans la publication : Numéro_08 Volume 39

  • Accessibilité terrestre
  • Basse-Côte-Nord
  • Côte-Nord
  • Désenclavement
  • Labrador
  • Lien routier interprovincial
  • Réseau routier national
  • Route 138
  • Route 389
  • Transports Québec
  • TransQuébec_Labrador

Publié sur le site le 26 avril 2021

  • Publication précédente
  • Prochaine publication

Route 138

Tranquillement, le prolongement va de l’avant

par Éric Cyr

Source : Randy Jones

Malgré une année 2020 marquée par la pandémie, le ministère des Transports du Québec (MTQ) poursuit le travail déjà entamé de l’extension de la route 138 jusqu’à Blanc-Sablon en Basse-Côte-Nord. En attendant son accomplissement, des jalons importants ont été réalisés en vue de relier la Côte-Nord au Labrador en boucle par la TransQuébec-Labrador grâce aux routes 510, 500 et 389.

En route vers une concrétisation

Le projet d’allongement du lien routier qui longe le fleuve Saint-Laurent consiste à construire environ 400 kilomètres de route entre Kegaska et Vieux-Fort, qui se rend déjà à Blanc-Sablon, afin de relier cette portion de territoire avec le reste du Québec et la province de Terre-Neuve-et-Labrador. En mars 2020, le gouvernement du Québec confirmait sa volonté d’aller de l’avant avec le projet en inscrivant les tronçons situés entre La Romaine et Tête-à-la-Baleine et entre La Tabatière et Vieux-Fort dans la catégorie des projets « à l’étude » [sic] au Plan québécois des infrastructures 2020-2030. La même année, l’équipe de projet de Transports Québec a rencontré les différentes parties prenantes : maires, préfets, directeurs généraux et représentants des ministères et organismes concernés.

Avancement du projet

Pour les portions en planification, soit celles mentionnées ci-dessus, le MTQ a procédé à des travaux de forage et à des relevés de terrain au cours des étés 2019 et 2020. Ces travaux ont permis de conclure les études géotechniques portant sur les secteurs sensibles identifiés lors de précédents sondages et forages, notamment pour les sols argileux et les tourbières. Ces données qui ont été ajoutées aux plans et devis sont nécessaires pour la construction et pour l’obtention des autorisations environnementales.

D’ici quelques années, le fameux panneau indiquant la fin de la route 138 devrait donc se retrouver, si la volonté politique se maintient, dans le village de La Romaine, près d’une cinquantaine de kilomètres plus loin que sa localisation actuelle, à Kegaska, jusqu’où la route avait été prolongée en 2013.

En attendant la finition

Le gouvernement fédéral a déjà confirmé sa contribution au projet à hauteur de 184,8 M$ pour les tronçons situés entre Kegaska et La Romaine et entre Tête-à-la-Baleine et La Tabatière. Le ministre des Transports, François Bonnardel, et le ministre responsable de la région Côte-Nord, Jonatan Julien, se sont déplacés, en juillet dernier, à Sept-Îles afin d’annoncer le lancement de l’appel d’offres public pour la mise à jour de l’étude d’opportunité concernant les tronçons situés entre La Romaine et Tête-à-la-Baleine et entre La Tabatière et Vieux-Fort. L’annonce a permis au ministre Bonnardel de réitérer l’importance du parachèvement de la route 138 pour les communautés isolées de la Basse-Côte-Nord, mais aussi pour l’ensemble du Québec. En effet, l’accomplissement de ce projet permettra, entre autres, de créer un corridor économique avec le reste de la belle province et Terre-Neuve-et-Labrador.

Grâce à son nouveau Plan d’action nordique 2020-2023 (PAN 20-23) coordonné par la Société du Plan Nord, le gouvernement du Québec veillera notamment à bonifier les infrastructures stratégiques afin de faciliter le transport des personnes et des marchandises sur l’ensemble du territoire nordique. Cela inclut les travaux de continuation de la route 138 en Basse-Côte-Nord. Trois communautés autochtones sont impliquées dans les chantiers : le Conseil de la Première Nation de Nutashkuan, à l’ouest, la communauté d’Unamen Shipu, au centre, et la communauté de Pakua Shipi, plus à l’est.

Partager

Publié le 26 avril, 2021, dans la publication : Numéro_08 Volume 39

  • Accessibilité terrestre
  • Côte-Nord
  • Désenclavement
  • Lien routier interprovincial
  • Réseau routier national
  • Route 138
  • Route 389
  • Transports Québec
  • TransQuébec_Labrador

Publié sur le site le 26 avril 2021

  • Publication précédente
  • Prochaine publication

Désenclavement de la Côte-Nord

Le gouvernement Legault fait la sourde oreille

par Éric Cyr

Source photo : Dean Andrew-King

Le mécontentement est de plus en plus marqué sur la Côte-Nord dont les revendications légitimes en matière de transport semblent relayées aux oubliettes par le gouvernement de la Coalition avenir Québec (CAQ) tout comme elles le furent par les gouvernements successifs précédents tant à Québec qu’à Ottawa. Sauf qu’aujourd’hui tous les élus de cette région, de tous les paliers de gouvernement, incluant les chefs autochtones innus, s’entendent à l’unanimité sur l’importance et l’urgence de rompre son isolement une bonne fois pour toutes, ce qui pourrait faire entrave à l’indifférence caquiste.

Les astres s’alignent

Après plus d’un demi-siècle de tergiversation, le message des élus nord-côtiers et des intervenants du milieu socio-économique, qui trouve écho auprès de l’ensemble des citoyens de ce vaste territoire, est dorénavant clair et sans équivoque : le désenclavement de la Côte-Nord est la priorité absolue. Les dossiers du parachèvement de la route 138 jusqu’à Blanc-Sablon et de la construction d’un pont à l’embouchure de la rivière Saguenay sont à l’avant-scène suivis de celui de la réfection de la route nationale 389, qui fait aussi partie de ce dossier d’envergure qui suscite les passions. Le gouvernement Legault a bien annoncé de façon très discrète qu’il priorisait le prolongement de la route 138 jusqu’à Blanc-Sablon, mais les élus sont de plus en plus perplexes quant à la réelle volonté de celui-ci, malgré une motion unanime adoptée par l’Assemblée nationale à Québec pour obtenir un échéancier pour l’ensemble des tronçons à compléter. Même chose du côté du pont sur le Saguenay à la hauteur de Tadoussac/Baie-Sainte-Catherine, pour lequel un bureau de projet avait été mis en place par le gouvernement précédent et qui semble réduit au silence depuis environ un an.

À l’unisson avant les tensions

Littéralement pris en otage, les Nord-Côtiers sont de plus en plus hargneux face aux décideurs politiques au pouvoir qui ignorent leurs aspirations. Les frustrations au sujet du désenclavement de la Côte-Nord, incluant la Basse-Côte-Nord, ne datent pas d’hier et ont été la source de plusieurs initiatives et impulsions récentes notamment la formation d’un front commun historique. Un mouvement civil a aussi vu le jour; la Coalition Union 138 qui milite pour le désenclavement de la Côte-Nord et vient en appui aux élus fédéraux, provinciaux et municipaux ainsi qu’aux chefs autochtones innus de ce territoire. Les maires des plus grandes villes du Labrador ont joint le mouvement et entretiennent des liens de plus en plus serrés avec ceux de la Côte-Nord. Lentement mais sûrement, le soutien se fait de plus en plus nombreux à l’extérieur de la région. Un premier appui est venu des 27 cités régionales du Québec regroupées sous l’Union des municipalités du Québec (UMQ). Sont venus ensuite les appuis des conseils d’administration de l’UMQ et de la Fédération québécoise des municipalités (FQM) et plus récemment celui des instances provinciales de la Confédération des syndicats nationaux (CSN). Rappelons qu’une importante délégation nord-côtière s’est déplacée à Ottawa puis à Québec l’an passé afin de réclamer l’implication de nos gouvernements provincial et fédéral dans le dossier du désenclavement.

Lors de la visite du ministre du cabinet Trudeau, François-Philippe Champagne, à Sept-Îles en janvier 2019, ce sont des représentants de deux provinces et de trois cultures ayant les mêmes visées qui livraient un message fort à l’élu fédéral. Les maires labradoriens appuient la démarche qui permettrait par ricochet de faciliter l’accès au Labrador, lequel sera le cas échéant, relié en boucle en passant par les routes 510, 500 et 389 qui forment la Trans-Québec-Labrador. Pour la première fois, des ambassadeurs autochtones et allochtones de la Côte-Nord étaient côte à côte pour faire valoir leurs réclamations, du jamais vu.

Les précurseurs

La Coalition Union 138 et la Société du Pont sur le Saguenay ont décidé d’unir leurs forces dans ce dossier et de soutenir les élus dans leur démarche. Les deux organisations ont formé une alliance stratégique qui a occupé les bureaux de la direction des grands projets du ministère des Transports à Québec, le 13 décembre dernier, afin de demander une rencontre d’urgence avec le premier ministre québécois, François Legault, au sujet du désenclavement. Devant l’absence d’une réponse favorable, les délégués de cette cohorte nord-côtière ont donc récidivé, le 4 février, après avoir lancé une invitation à la population, cette fois-ci devant les bureaux de Transports Québec à Baie-Comeau où une foule de plus de 200 manifestants s’est rassemblée. Les organisateurs du regroupement promettent d’autres sorties publiques. La question que tous se posent : comment un gouvernement peut-il faire abstraction à ce point de la priorité ultime de toute une région ? Une région qui semble bien décidée à briser une fois pour toutes ce cercle vicieux qui la prive de son développement.

Partager

Publié le 17 février, 2020, dans la publication : Numéro_03 Volume 38

  • Basse-Côte-Nord
  • Côte-Nord
  • Désenclavement
  • Gouvernement Lagault
  • Pont sur le Saguenay
  • Route 138
  • Route 389
  • Trans-Québec-Labrador
  • Transports

Publié sur le site le 17 février 2020

  • Publication précédente
  • Prochaine publication

Art routier transfrontalier

Exposition sur la route 389

par Éric Cyr

La route nationale 389 a inspiré une exposition artistique intitulée « Route 389 » que les visiteurs peuvent admirer dans la salle à manger du Motel de l’Énergie à Manic-5 et qui met en valeur le caractère mythique de cet axe routier interprovincial qui relie Baie-Comeau à Fermont et au Labrador en soulignant au passage l’apport historique de la défunte ville minière de Gagnon.

La MRC de Caniapiscau a réalisé et financé cette exposition en partenariat avec le ministère de la Culture et des Communications du Québec, la Ville de Fermont, le Motel de l’Énergie et l’Association touristique régionale de Duplessis.

« Road trip »

L’idée de départ ayant stimulé ce projet est une discussion sur le caractère unique de la route interprovinciale 389 entre le directeur du Motel de l’Énergie à Manic-5, Gaston Lavoie, et l’agente de développement et services touristiques à la MRC, Pascale Castilloux, durant une visite à la mine du Mont-Wright. Ce dernier à l’imagination fertile souhaitait mettre en valeur la démesure du seul lien routier de la région à Manic-5 puisque plusieurs milliers de visiteurs qui l’empruntent chaque été s’y arrêtent afin d’admirer l’impressionnant ouvrage architectural avant, pour la plupart, de rebrousser chemin jusqu’à Baie-Comeau. Il n’en fallait pas plus pour convaincre Mme Castilloux de la pertinence d’une telle démarche.

« Je me suis mise à réfléchir et je me suis dit que je voulais faire connaître la ville de Fermont sertie tout là-haut. Je voulais miser bien au-delà d’une simple image d’équipements miniers auxquels on songe habituellement quand on pense à cette municipalité. Plusieurs passants croient encore qu’il n’y a plus rien au nord de Manic-5, qu’il n’y a rien à voir malgré la grande visibilité que cette communauté nordique peut avoir à la télévision lors de l’annonce des températures ! »

Une maquette principale installée à l’entrée du restaurant présente la route 389 et tous les murs sont maintenant garnis de panneaux qui présentent les différents attraits et spécificités de cet unique parcours jusqu’à Fermont. Chaque maquette présente des photos de haute qualité et l’impact visuel est assez frappant. Sur chacune des images se trouve un code-barres QR qui nous dirige vers un site internet pour plus d’informations concernant le contenu présenté. La MRC de Caniapiscau et le Motel de l’Énergie ont travaillé de concert avec une entreprise dont l’expertise en marketing est reconnue afin de mieux faire rayonner ce produit touristique qui s’avère une réussite.

L’objectif de cette exposition est d’encourager les visiteurs et les touristes à prendre le temps de prolonger leur voyage et de l’étirer jusqu’à Fermont ou encore d’y planifier une incursion lors d’une prochaine escapade routière. De plus, des artistes et artisans locaux fermontois qui participent à la création de l’exposition sont mis en valeur. Pour le moment, un chandelier de l’artisan Yan Poirier et des poteries de la potière Louise Vachon sont installés sur le foyer de la salle à manger et bientôt suivront d’autres créations.

Partager

Publié le 21 octobre, 2019, dans la publication : Numéro_17 Volume 37

  • Arts pictural
  • Association touristique Duplessis
  • Baie-Comeau
  • Côte-Nord
  • exposition
  • Fermont
  • Manic-5
  • Motel de l'Énergie
  • MRC de Caniapiscau
  • Route 389
  • Tourisme

Publié sur le site le 21 octobre 2019

  • Publication précédente
  • Prochaine publication

Désenclavement de la Côte-Nord

Encore beaucoup de chemin à faire

par Éric Cyr

En début d’année, le gouvernement Legault annonçait de façon très discrète le prolongement d’une simple partie de la route 138 jusqu’à La Romaine sur la Basse-Côte-Nord. Une portion seulement alors que les élus réclament sa continuité jusqu’à Blanc-Sablon, la municipalité la plus à l’est du Québec, depuis près d’un demi-siècle afin de finalement désenclaver la Côte-Nord et de relier le Labrador en boucle en passant par les routes 510, 500 et 389 qui forment la Trans-Québec-Labrador.

Voir plus loin

Selon la Coalition pour le désenclavement de la Côte-Nord, un front commun historique qui regroupe les élus fédéraux, provinciaux et municipaux ainsi que les chefs autochtones innus de la Côte-Nord et les maires des plus grandes villes du Labrador, et qui a obtenu l’appui de l’Union des municipalités du Québec (UMQ) ce geste est insuffisant et il faut impérativement que le parachèvement de la route 138 obtienne prévalence des gouvernements à Québec et à Ottawa.

C’est d’ailleurs à l’unanimité que ce dossier a été considéré prioritaire tant par le regroupement que par l’UMQ.

D’un océan à l’autre ?

C’est durant une rencontre qui s’est tenue à Sept-Îles en compagnie du ministre fédéral de l’Infrastructure et des Collectivités, François-Philippe Champagne, le 23 janvier dernier, que les représentants des diverses collectivités nord-côtières et du Labrador, des Innus, des Québécois et des Labradoriens ont uni leurs forces et leurs voix en faisant retentir un message clair et sans équivoque relayé par ces ambassadeurs s’exprimant en français, en anglais et en innu et provenant de deux provinces canadiennes. Le ministre du cabinet Trudeau mentionnait alors que c’est à Québec de prioriser le dossier et le fédéral suivrait. Le gouvernement de la Coalition avenir Québec (CAQ) a fait un petit bout de chemin symbolique en saupoudrant des miettes, mais le fédéral fait toujours la sourde oreille aux revendications légitimes des Nord-Côtiers et des citoyens du Labrador.

Richesses détournées

Les économies de la Côte-Nord et du Labrador, des régions ressources qui alimentent les coffres des gouvernements provinciaux du Québec et de Terre-Neuve-et-Labrador ainsi que du gouvernement fédéral, sont intimement liées. L’apport indéniable de ces régions, qui contribuent plus que leur large part à l’économie du pays, est pourtant trop souvent oublié et celles-ci ne reçoivent pas leur juste part du gâteau. Selon le préfet de la MRC Golfe-du-Saint-Laurent et maire de Gros-Mécatina, Randy Jones : « Les citoyens de notre région sont désillusionnés et ne font plus confiance aux politiciens fédéraux qui se sont succédé au pouvoir et qui nous ont bercés de promesses depuis des années sans agir de façon concrète, ce qui est le cas également ailleurs sur la Côte-Nord notamment à Fermont pour la route 389. C’est le temps de passer de la parole aux actes. Nous ne sommes pas des citoyens de second ordre et nous méritons beaucoup mieux. »

Partager

Publié le 1 avril, 2019, dans la publication : Numéro 6 Volume 37

  • Basse-Côte-Nord
  • Blanc-Sablon
  • CAQ
  • Côte-Nord
  • Désenclavement
  • Route 138
  • Route 389
  • Route 500
  • Route 510
  • Terre-Neuve-et-Labrador
  • Trans-Québec-Labrador
  • UMQ

Publié sur le site le 1 avril 2019

  • Publication précédente
  • Prochaine publication

Météo, collision et circulation

La route 389 fermée durant 14 heures

par Éric Cyr

Selon le ministère des Transports du Québec (MTQ), qui curieusement ne patrouillait pas cette journée-là, la circulation sur la route nationale 389 a été interrompue, le 9 février dernier, à la hauteur du km 552 entre Fermont et la mine du Mont-Wright en raison d’une triple collision survenue vers 19 h et occasionnée par les mauvaises conditions météorologiques.

Transports Québec explique qu’un premier automobiliste s’est d’abord immobilisé sur la route en raison du manque de visibilité occasionné par la poudrerie. Deux autres véhicules sont par la suite entrés en collision avec la camionnette stationnaire. Ayant été alertés de la situation, le Ministère ainsi que la Sûreté du Québec (SQ) se sont rendus rapidement sur place afin de sécuriser les lieux. Constatant les mauvaises conditions routières imputables à la tempête, le MTQ a procédé à la fermeture de la route 389 pour une durée totale de 14 heures. Le seul lien routier de la région a finalement été rouvert à la circulation vers 9 h le lendemain matin.

La SQ affirme avoir reçu un appel d’un déneigeur signalant la collision entre deux véhicules au km 550 à 19 h 29 et confirme que la visibilité problématique constitue un facteur majeur ayant entraîné un impact important qui a nécessité un transport en ambulance pour des blessures mineures et précise que la circulation n’a pas été entravée complètement.

Travailleurs escortés

Transports Québec explique qu’afin de permettre aux entreprises ArcelorMittal et Minerai de fer Québec de poursuivre leurs opérations, des convois routiers par autobus ont été organisés par ces minières afin de sécuriser le transport de leurs employés et des entrepreneurs travaillant sur les sites miniers. Des patrouilleurs étaient postés de part et d’autre de la portion fermée.

Les usagers de la route en provenance du Labrador étaient invités à rebrousser chemin et à se réfugier à Fermont alors que ceux en provenance du sud étaient escortés jusqu’à cette même municipalité. Les opérations de déneigement ont continué durant la durée de la fermeture de la route.

Opérations minières avant tout

Cette procédure gérée par la Sûreté du Québec fut développée par le corps policier, Transports Québec, ArcelorMittal et Minerai de fer Québec pour ne pas nuire aux activités minières. Celle-ci prévoit une circulation restreinte par convois d’autobus seulement afin de limiter la circulation, aucun autre véhicule n’étant autorisé à emprunter la route. Une partie de la population fréquentant les réseaux sociaux a partiellement été informée de ces mesures exceptionnelles, notamment par la page Facebook Info Fermont utilisée par l’équipe de gestion d’ArcelorMittal pour transmettre certaines directives à ses employés. La minière a aussi fait circuler un mémo afin de les renseigner.

Autres sources

La version d’un témoin crédible diverge légèrement. Une automobile roulant à une vitesse excessive non adaptée aux conditions routières aurait percuté l’arrière d’une camionnette qui le précédait. Un autre pick-up non impliqué dans la collision aurait auparavant fait une sortie de route sans gravité dans le même secteur.

Partager

Publié le 18 février, 2019, dans la publication : Numéro 3 Volume 37

  • ArcelorMittal
  • Fermont' Sûreté du Québec
  • Mine du Mont-Wright
  • Minerai de fer Québec
  • Route 389
  • Transports Québec
  • Transquébeclabrador

Publié sur le site le 14 février 2019

  • Publication précédente
  • Prochaine publication

Désenclavement de la Côte-Nord

Front commun historique à Ottawa

par Éric Cyr

Source photo : BQ. Légende : Des représentants de la Côte-Nord font valoir leurs revendications sur la colline parlementaire à Ottawa.

À l’instigation du maire de Sept-Îles et sous l’impulsion de la députée de Manicouagan, Marilène Gill, du Bloc québécois, une imposante délégation, composée d’une majorité d’élus incluant des représentants autochtones et des intervenants socio-économiques nord-côtiers, s’est rendue à Ottawa, à la fin novembre, afin de faire valoir sans équivoque l’importance de désenclaver la Côte-Nord et d’obtenir l’appui inconditionnel du gouvernement fédéral en réclamant un financement dans ce dossier qui n’est pas que l’affaire de Québec.

Unité dans la diversité

L’objectif principal de cette alliance stratégique et de ce déplacement d’une quinzaine d’acteurs d’influence du milieu dans la capitale fédérale était de sensibiliser le gouvernement du Canada aux enjeux du transport et à la nécessité d’agir dans ce dossier qui traîne en longueur de promesse en promesse depuis de nombreuses années et de dissiper toute ambiguïté à ce sujet, qui a préséance et qui fait l’unanimité au sein des décideurs politiques et des intervenants de la région. La députée bloquiste, qui participait à la rencontre, était accompagnée notamment du président de la table des préfets de la Côte-Nord et maire de Sept-Îles, Réjean Porlier, du préfet de la MRC de Manicouagan, Marcel Furlong, du préfet de la MRC de Minganie, Luc Noël, du préfet de la MRC de Golfe-du-Saint-Laurent et maire de Gros-Mécatina, Randy Jones, du maire de Baie-Comeau, Yves Montigny, du grand chef de l’Assemblée des Premières Nations du Québec et du Labrador, Ghislain Picard, du chef de Uashat mak Mani-Utenam, Mike McKenzie et du représentant de la communauté de Pakua Shipu, Guy Bellefleur.

Message fort à l’unisson

Le groupe a rencontré le ministre des Transports, l’ancien astronaute Marc Garneau, le ministre de l’Infrastructure et des Collectivités, François-Philippe Champagne et le secrétaire parlementaire de la ministre des Relations Couronne-Autochtones et Affaires du Nord, Marc Miller, ainsi que des représentants du bureau du premier ministre Justin Trudeau, afin de discuter de cette priorité absolue qui met à l’avant-scène le prolongement de la route 138 en Basse-Côte-Nord jusqu’à Blanc-Sablon, attendu depuis plus d’un demi-siècle, afin de relier les localités isolées qui n’ont pas encore accès à un lien terrestre. Ils ont aussi abordé d’autres aspects relatifs à la question et également importants comme le pont sur la rivière Saguenay, la mise à niveau de la route 389 et les infrastructures portuaires.

Une seule voix pour paver la voie

Cette initiative ne s’est pas arrêtée là puisque les membres de la cohorte nord-côtière ont sollicité une rencontre avec le nouveau gouvernement de la CAQ afin de s’assurer que cette priorité soit reconnue par Québec. Ces démarches semblent avoir porté fruit puisque le gouvernement Trudeau a démontré un intérêt relativement à une participation financière pour la continuité et l’achèvement de la 138 et a entamé des discussions avec l’entourage du premier ministre québécois François Legault. Le ministre fédéral des Transports devait se déplacer ce mois-ci sur la Côte-Nord afin de rencontrer les élus et discuter des priorités. Son homologue québécois, le caquiste François Bonnardel, était également de passage dans la région, à la mi-décembre, et pourrait être de retour à Sept-Îles, le 23 janvier, ce qui est de bon augure.

L’union fait la force

Marilène Gill, qui a qualifié ce rassemblement d’historique, considère que les résidents de la Basse-Côte-Nord sont littéralement pris en otage. « On veut illustrer que la Côte-Nord existe et qu’elle veut obtenir tous les moyens pour assurer son développement. Pour la première fois, des ambassadeurs autochtones et allochtones étaient côte à côte pour faire valoir leurs revendications légitimes », a confié la députée du Bloc québécois. Le grand chef Ghislain Picard a souligné la solidarité entre les Innus et les municipalités. L’instigateur de la démarche, Réjean Porlier, a confié être exaspéré d’entendre parler de troisième lien et de deuxième pont pour les grandes agglomérations urbaines alors que la Côte-Nord n’a même pas un réseau routier complété et sécuritaire. Le préfet Randy Jones souhaite qu’Ottawa donne à la Côte-Nord ce qu’il estime lui être justement dû. Le préfet de la MRC de Caniapiscau et maire de Fermont, Martin St-Laurent, n’a pas pu assister à la rencontre, tout en étant solidaire de ses pairs.

Partager

Publié le 21 janvier, 2019, dans la publication : Numéro 1 Volume 37

  • Côte-Nord
  • Délégation historique
  • Désenclavement Côte-Nord
  • Front commun
  • Mobilisation
  • Ottawa
  • Pont Saguenay
  • Route 138
  • Route 389
  • Transports

Publié sur le site le 21 janvier 2019

  • Publication précédente
  • Prochaine publication

Voiture Bolt

Un parcours électrisant

par Éric Cyr

Le Fermontois Denis Laroche a toujours été avant-gardiste et suit les tendances des nouvelles technologies. C’est d’ailleurs le premier à avoir eu l’accès Internet localement. Comme il prend sa retraite sous peu, après avoir exercé son métier de mécanicien d’entretien durant 30 ans à la minière ArcelorMittal, il s’est fait un cadeau dont il est particulièrement fier, une automobile totalement électrique.

Ayant d’abord été propriétaire d’une voiture hybride Chevrolet Volt dont il était pleinement satisfait, M. Laroche, qui souhaitait affirmer son indépendance face aux compagnies pétrolières tout en diminuant son empreinte écologique, a aujourd’hui opté pour un bolide plus performant et 100 % électrique, la Bolt EV. « Cette auto dispose d’un moteur très puissant avec un couple de 266 lb-pi, l’équivalent de 200 chevaux vapeur, avec une autonomie de 383 km (238 miles) avec une charge complète selon le concessionnaire, mais je me suis déjà rendu à près de 500 km. Tout dépend du style de conduite. Le prix à l’achat est tout de même abordable si l’on considère tous les avantages reliés à la performance et les économies réalisées au niveau du carburant et de l’entretien », confie ce dernier, qui explique qu’afin de s’assurer de la fiabilité de sa nouvelle acquisition, il a emprunté la route nationale 389 jusqu’à Fermont. « Le parcours s’est très bien déroulé et le trajet m’a coûté la modique somme de 5 $. Évidemment en hiver il faudrait calculer jusqu’à 35 % de moins d’autonomie car le
chauffage de l’habitacle est énergivore, mais je n’ai pas d’inquiétude relativement à la fiabilité des instruments puisque des tests ont été effectués à – 40 degrés Celsius. »

Rouler vers l’avenir

Celui qui a installé une borne de recharge électrique personnelle dans son garage mentionne que de nombreuses bornes de ce genre ont fait leur apparition à plusieurs endroits au Québec, notamment dans certains commerces comme les restaurants Tim Horton et St-Hubert et continuent à s’implanter progressivement. Il y en a notamment à Baie-Comeau, à la centrale de Manic-5 et même à l’Hôtel Fermont.

« En plus d’un rabais de 8000 $ remboursé grâce à un programme du gouvernement du Québec, il y a plusieurs avantages à utiliser un modèle électrique puisque la plaque d’immatriculation verte permet d’accéder gratuitement aux traversées de la Société des traversiers du Québec, et aux ponts à péages des autoroutes. Il y a aussi le fait que les coûts d’entretien sont modestes, puisque ce type de véhicule n’a pas d’alternateur, de démarreur, de tuyau d’échappement, de catalyseur, de radiateur ni de pompe à eau. Il ne faut se soucier que de vérifier les liquides, les freins et s’assurer de
faire la permutation des pneus. »

Efficacité améliorée

La batterie semble être le facteur le plus important qui fait hésiter certains consommateurs à opter pour un modèle électrique, mais cette technologie a grandement évolué et est beaucoup plus efficace. La batterie au lithium-ion riche en nickel sur sa Bolt EV a une capacité énergétique de 60 kWh qui permet une durabilité accrue. Sa composition chimique augmente la résistance à la chaleur, de sorte qu’elle en tolère davantage avant de consommer de l’énergie pour se refroidir. Un circuit de refroidissement liquide aide à gérer la température de la batterie lorsque la température ambiante augmente. Le bloc batterie et le système de propulsion électrique apportent aussi la tranquillité d’esprit puisqu’ils ont une garantie limitée de 8 ans ou 160 000 km. « Selon le fabricant, la durée de vie moyenne de la batterie est estimée à 16 ans. »

Le journaliste a eu la chance d’effectuer un test routier en compagnie du propriétaire et, en plus d’être étonné de l’excellente manœuvrabilité et du vaste espace dans l’habitacle, puisqu’il mesure 1 m 93 (6 pi 4 po) pour environ 120 kilos (265 lb), il a pu constater une accélération de 0 à 96 km/h en moins de 6,5 secondes.

Consulter ce site internet pour la référence en électromobilité au Québec : https://www.aveq.ca/

Partager

Publié le 22 octobre, 2018, dans la publication : Numéro 17 Volume 36

  • 100% électrique
  • Bolt EV
  • Borne de recharge électrique
  • Électromobilité
  • Empreinte écologique
  • Fermont
  • Moteur électrique
  • Route 389
  • Véhicule électique
  • Voiture électrique

Publié sur le site le 22 octobre 2018

  • Publication précédente
  • Prochaine publication

Route nationale 389

Une distinction peu enviable

par Éric Cyr

La route 389, qui s’étire de Baie-Comeau jusqu’à la frontière du Labrador Ouest en passant par Fermont, a été reconnue à sa juste valeur en s’illustrant parmi les infrastructures routières les plus déficientes au pays pour la seconde fois. Le lien interprovincial, qui fait partie du réseau routier national depuis 2005, s’est attiré les foudres des usagers en se hissant à nouveau au top 5 des routes les plus médiocres du Québec selon un classement établi pour la quatrième année consécutive par l’association des automobilistes CAA-Québec.

Deux fois plus glorieuse

En récoltant la cinquième place à deux reprises au palmarès des dix plus mauvaises routes québécoises, la route 389, qui avait déjà raflé ce titre indésirable en 2015, demeure fidèle à elle-même. Le seul lien routier du Nord-Est québécois s’est également illustré au passage cette année comme pire route de la Côte-Nord en devançant la route 138 qui est toujours inachevée. La 389 a aussi été reconnue comme la route la plus pitoyable sous la responsabilité du ministère des Transports, de la Mobilité durable et de l’Électrification des transports (MTMDET) puisque les quatre autres routes qui seraient dans un état plus lamentable que la 389 sont situées dans des agglomérations urbaines et ne relèvent pas du gouvernement du Québec.

À la défaveur populaire

La route 389, qui ne semble pas faire le bonheur des usagers, loin de là, fait partie des priorités du Plan Nord depuis de nombreuses années et réussit malgré tout à se maintenir parmi les liens routiers à éviter en particulier le goulot d’étranglement de la circulation qui atteint son paroxysme dans le tracé Fire Lake/Mont-Wright.

Discrédit du discours

Selon Transports Québec qui sert la même rengaine depuis près d’une décennie : « Le programme d’amélioration de la route 389, entre Baie-Comeau et Fermont, consiste à réaliser plusieurs travaux afin d’améliorer les conditions de circulation sur cette route nordique. Ce projet s’inscrit dans le cadre des priorités du Plan Nord. Le gouvernement du Québec a alloué un budget total de 468 M $ au programme, qui s’échelonnera sur une période de 10 ans. Il favorisera la mise en valeur du potentiel économique considérable du Nord québécois en donnant accès à de nombreuses ressources naturelles et récréotouristiques. »

La conseillère en communications à la direction générale de la Côte-Nord au MTMDET, Sarah Gaudreault, précise que des travaux ont été réalisés au cours des trois dernières années (2015 à 2017), et que d’autres sont à venir en 2018 (mais pas le nouveau tronçon anticipé Fire Lake/Mont-Wright).

Cet argument semble pourtant manquer de consistance puisqu’un fait demeure : la 389 reste au même point dans la perception populaire qu’en 2015, soit en cinquième position des routes les plus anémiques et étiolées au Québec.

Partager

Publié le 25 juin, 2018, dans la publication : Numéro 12 Volume 36

  • CAA-Québec
  • Fermont
  • Labrador
  • Mauvaises routes québecoises
  • Pire route Côte-Nord
  • Plan Nord
  • Réseau routier national
  • Route 138
  • Route 389
  • Transports Québec

Publié sur le site le 21 juin 2018

  • Publication précédente
  • Prochaine publication

Réseau routier et mines

Le Québec et le Labrador pavent la voie

par Éric Cyr

Les gouvernements du Québec et de Terre-Neuve-et-Labrador unissent leurs forces pour mettre en valeur la fosse du Labrador, une région géologique riche en gisements minéraux, dont du fer et des terres rares, et pour améliorer et développer leurs infrastructures routières. Les deux gouvernements travailleront dorénavant de concert afin d’accroître leurs économies respectives et ont conclu une entente de coopération à ce sujet, le 12 avril dernier.

Les premiers ministres du Québec, Philippe Couillard, et de Terre-Neuve-et-Labrador, Dwight Ball, ont procédé à l’annonce de ce nouveau partenariat à Québec. « Cette collaboration facilitera le développement du potentiel minier et fera la promotion de la création d’emplois de haute qualité qui bénéficieront à l’ensemble des populations concernées, tant autochtones que non autochtones, du Québec et de Terre-Neuve-et-Labrador », peut-on lire dans un communiqué émanant du bureau du premier ministre québécois.

Cette entente prévoit des travaux conjoints visant à améliorer la collaboration dans plusieurs secteurs d’intérêts notamment l’information géotechnique et l’aménagement du territoire, les infrastructures du secteur minier, la main-d’œuvre et les compétences, le développement des télécommunications et l’amélioration des processus gouvernementaux et du soutien aux entreprises.

Eurêka! La boucle

Les économies du Québec (en particulier de la Côte-Nord) et du Labrador sont intimement liées et la logique veut que le développement du territoire nordique passe nécessairement par des infrastructures adéquates de transports afin de créer un corridor économique favorable entre les deux provinces. Cet accord inclut l’amélioration et l’extension des infrastructures routières, dont la poursuite, par le gouvernement du Québec, des travaux de construction de la route 138 et l’amélioration de la route 389, qui rejoignent toutes deux le Labrador et qui pourraient former une boucle, l’autoroute transquébeclabrador, au cours des prochaines années.

D’abord la 389 ensuite la 138

Le dernier budget de Québec prévoit un montant de 232 millions de dollars pour le prolongement de la 138 dans le cadre du Plan Nord. Le gouvernement de Terre-Neuve-et-Labrador, qui dispose déjà d’une excellente route asphaltée au Labrador, la 500, s’engage quant à lui à poursuivre les améliorations en chantier de la route 510 qui rejoint la 500 pour former l’autoroute translabradorienne et a également publié une étude de faisabilité qui évalue les possibilités relatives à la construction d’une liaison fixe, un tunnel, entre le Labrador et l’île de Terre-Neuve et dont le projet est évalué à 1,7 milliard de dollars.

Relation géographique stratégique

« La relation que nous entretenons avec Terre-Neuve-et-Labrador franchit aujourd’hui une nouvelle étape. Nous partageons une vision commune et celle-ci se traduit par la signature de cette entente. Les collaborations annoncées dans les secteurs des mines et du transport permettront de faire croître nos économies », confie Philippe Couillard qui compte sur le fort potentiel minier de la fosse du Labrador afin d’alimenter les infrastructures de la Société ferroviaire et portuaire de Pointe-Noire à Sept-Îles sur la Côte-Nord et notamment le fameux quai multiusager.

Pour sa part, son homologue terre-neuvien Dwight Ball parle d’un : « accord de coopération qui offre un potentiel excitant. En travaillant ensemble, nous pouvons tirer parti des forces de notre industrie minière internationalement reconnue pour inviter de nouveaux investissements, accroître l’activité minière et susciter la création d’emplois. Nous sommes également mieux placés pour faire progresser les infrastructures de transport qui renforcent les corridors commerciaux et favorisent le développement économique et communautaire. Je suis optimiste quant au potentiel qui découlera de cet accord. »

Le ministre québécois de l’Énergie et des Ressources naturelles et responsable du Plan Nord, Pierre Moreau, explique que ce partenariat permettra de concrétiser des projets communs en facilitant entre autres l’accès au secteur plus au nord en créant « un corridor de transport terrestre entre le Québec et Terre-Neuve-et-Labrador ».

Partager

Publié le 14 mai, 2018, dans la publication : Numéro 09 Volume 36

  • Fosse du Labrador
  • Gouvernement du Québec et de Terre-Neuve-et-Labrador
  • Infrastructures routièresRégion géologique riche
  • Relation géographique
  • Réseau routier Canadien
  • Route 389
  • Terre-Neuve-et-Labrador

Publié sur le site le 14 mai 2018

  • Publication précédente
  • Prochaine publication

Sécurité et transports

Un pont d’étagement essentiel

par Éric Cyr

Légende : Viaduc entre Labrador City et Wabush

Les citoyens du Labrador Ouest se sont mobilisés afin d’inciter la compagnie minière Cliffs, alors en activité, à construire un pont d’étagement (viaduc) surplombant la route 500 (Translabradorienne) entre Labrador City et Wabush pour permettre le passage du chemin de fer acheminant ses convois de minerai de fer par wagons. Le passage à niveau ralentissait considérablement la fluidité de la circulation entre les deux municipalités et aurait pu nuire au travail des premiers répondants appelés à se déplacer rapidement sur un lieu d’accident ou à transporter des blessés et des malades vers l’hôpital de Labrador City et à l’aéroport de Wabush dans le cas d’une évacuation médicale aérienne d’urgence.

Question de vie ou de mort

L’argument de taille invoqué était de permettre de faciliter la fluidité de la circulation des ambulances et des véhicules d’urgence afin de maximiser le délai d’intervention et économiser ainsi un temps précieux pouvant faire toute la différence entre la vie et la mort de personnes en situation de danger et la sauvegarde de biens matériels nécessitant des mesures rapides. Le débat était teinté d’émotivité puisque l’arrêt forcé obligatoire au seul passage à niveau de l’endroit pouvait s’étirer sur une période de plus d’une demie heure lors du passage de la locomotive, un temps précieux perdu lors d’un transport d’un blessé ou d’un malade en ambulance et aurait pu faire la différence entre la vie et la mort d’un patient. Les citoyens ont finalement obtenu gain de cause et la minière a consenti à ériger une structure remédiant ainsi au problème.

Et pour Fermont?

La même problématique pourrait s’appliquer aux citoyens fermontois puisque les convois ferroviaires de minerai de la mine du lac Bloom appartenant dorénavant à Minerai de fer Québec (MFQ), une filiale de Champion, doivent traverser cette même route au Labrador entre Fermont et Labrador City, à proximité du cimetière, coupant ainsi le passage aux résidents de Fermont et aux villégiateurs du terrain de camping Duley Lake et des nombreux chalets situés dans ce secteur. Les victimes d’un grave accident, incluant les travailleurs des minières, peuvent toujours être stabilisées au Centre de santé de l’Hématite à Fermont qui relève du CISSS de la Côte-Nord, mais pourraient être grandement pénalisées en cas de nécessaire évacuation médicale aérienne d’urgence si celle-ci coïncide avec le passage d’un train de minerai coupant le seul lien routier de la région vers l’aéroport.

Hélicoptère à la légère

Les chercheurs de la Chaire de recherche en médecine d’urgence de l’Université Laval de Québec ont d’ailleurs été étonnés de constater, dans le cadre de l’étude Mobilisation et recherche de pistes de solution concernant un seuil critique de services d’urgence à offrir à l’urgence de Fermont, le nombre si élevé de passages à niveaux dans la région et la quasi-absence de transport héliporté pour les blessés et malades notamment ceux de la mine de Fire Lake tel que mentionné par le responsable de l’étude, le docteur Richard Fleet, lors de son passage à Fermont, qui soulignait que plusieurs entreprises en milieu difficile d’accès proposent ce service à leurs travailleurs, notamment dans l’Ouest canadien.

Pour ce qui est de la douzaine de passages à niveau du chemin de fer Cartier appartenant à ArcelorMittal et situés sur le tracé actuel Fire Lake/Mont-Wright qui enjambent la route nationale 389, ils pourraient considérablement allonger le délai de transport des blessés et malades vers les ressources médicales appropriées.

Un éventuel nouveau tracé promis par le ministère québécois des Transports depuis plus d’une décennie devrait hypothétiquement régler le problème, du moins sur la route nationale 389, dans un avenir prochain. Il restera tout de même une entrave entre les trois agglomérations urbaines de la région, le passage à niveau appartenant à MFQ au Labrador.

Partager

Publié le 16 avril, 2018, dans la publication : Numéro 07 Volume 36

  • ArcelorMittal
  • Fermont
  • Labrador
  • MFQ
  • Minerai de fer Québec
  • Pont d'étagement
  • Route 389
  • Route 500
  • Translabradorienne
  • Viaduc
  • Wabush

Publié sur le site le 16 avril 2018

  • Publication précédente
  • Prochaine publication
Journal le Trait d'Union du Nord
  • Contactez-nous
  • Devenez membre
  • Annoncer avec nous
  • Le journal
  • L’Équipe
  • Historique
  • Distinctions
  • M’inscrire à l’infolettre

Le journal est membre :

  • de l'Association des médias écrits communautaires du Québec (AMECQ) et
  • du Conseil de la culture et des communications de la Côte-Nord (CRCCCN).

La conception de ce site Web s'inscrit de dans le cadre de la mise en oeuvre du Plan culturel numérique du Québec (www.culturenumerique.mcc.gouv.qc.ca)

 

Le média écrit aimerait remercier tous ceux qui nous ont soutenus au cours des années et qui contribuent à la pérennité de ses activités :

  • Culture et Communications Québec
  • Association des médias écrits communautaires du Québec (AMECQ)
  • MRC de Caniapiscau
  • Ville de Fermont
  • ArcelorMittal Exploitation Minière Canada
© Journal le Trait d'Union du Nord, Tous droits réservés.
Conception mamarmite
Nous utilisons des cookies pour vous garantir la meilleure expérience sur notre site web. Si vous continuez à utiliser ce site, nous supposerons que vous en êtes satisfait.