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    Transport aérien

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    Une 11 décembre, 2023

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Le navettage aérien affecterait le moral

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Transport aérien

Des travailleurs navetteurs ont eu chaud

par Éric Cyr

Source photo : Frédéric Côté

Des travailleurs navetteurs (fly-in/fly-out) de Minerai de fer Québec (MFQ) ont eu la peur de leur vie lorsqu’un avion de l’entreprise aérienne Nolinor, un Boeing 737-400 qui les transportait, a subi un problème technique, le 27 novembre 2024, empêchant le déploiement de l’un des trains d’atterrissage principaux de l’appareil qui s’est finalement posé en catastrophe, mais sans encombre, sur la piste d’un autre aéroport avec un seul atterrisseur grâce au sang-froid des pilotes.

Le vol nolisé en partance de Québec à destination de l’aérogare de Saguenay-Bagotville, où il devait récupérer d’autres employés de la minière, a dû rebrousser chemin après avoir amorcé sa descente à l’approche de l’aérodrome de l’endroit lorsqu’un train d’atterrissage de l’aéronef ne s’est pas ouvert. L’aérodyne a par la suite effectué une boucle au-dessus du Saguenay avant de bifurquer vers l’aéroport international Montréal-Mirabel où les aviateurs ont réalisé un atterrissage forcé avec un train d’atterrissage en moins. Selon la compagnie d’aviation, qui n’a pas précisé la cause de cet incident, les passagers qui étaient à bord, qui devaient se rendre à Fermont en passant par l’aéroport régional de Wabush au Labrador, sont tous sains et saufs tout comme les membres d’équipage. Il n’y a eu aucun blessé grâce notamment à une intervention rapide des services d’urgence aéroportuaire. Le Bureau de la sécurité des transports du Canada (BST) a ouvert une enquête à ce sujet.

Heureusement que ce scénario ne s’est pas produit au-dessus de Wabush où les services d’urgence-incendie ont été démantelés par le ministère des Transports du Canada en août 2020. Au moins deux autres incidents du genre impliquant des trains d’atterrissage d’avions du transporteur aérien PAL refusant de s’ouvrir ont été répertoriés sur des vols en partance ou en direction de l’aéroport local depuis le retrait des effectifs d’urgence par le gouvernement fédéral il y a quatre ans et demi. Selon la députée de la circonscription fédérale du Labrador, la libérale Yvonne Jones, Transports Canada a consenti à rétablir ce service en 2025.

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Publié le 17 décembre, 2024, dans la publication : Numéro_21 Volume_42

  • Aérogare de Saguenay-Bagotville
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  • Wabush

Publié sur le site le 17 décembre 2024

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Minerai de fer Québec

Extension du complexe d’habitation

par Éric Cyr

Minerai de fer Québec (MFQ), qui anticipe un éventuel accroissement de ses activités minières dans la région, a récemment entamé des travaux d’élargissement de son édifice résidentiel situé sur la rue du Fer à Fermont afin d’accueillir un nombre plus important d’employés qui utilisent le transport par navette aérienne (fly-in/fly-out) pour se rendre sur leur lieu de travail à la mine de fer du Lac Bloom.

Selon la directrice principale des communications et des affaires gouvernementales chez MFQ, Noémie Prégent-Charlebois, la démarche implique la construction de deux nouveaux bâtiments qui seront érigés sur la rue des Lagopèdes derrière les installations actuelles de MFQ. Cette dernière précise, en ce qui concerne l’agrandissement du complexe d’hébergement, que : « le projet vise à avoir l’espace nécessaire pour accueillir et loger davantage de travailleurs de MFQ à moyen terme, dans le contexte des différents projets de croissance qui sont en cours d’évaluation par notre entreprise. Comme à notre habitude, nous travaillons en collaboration avec la Ville de Fermont dans le cadre du développement de ce projet. »

Pour sa part l’Hôtel de Ville, qui souhaite que les minières accentuent les efforts propices au lotissement résidentiel et à l’implantation d’installations destinées à accueillir des travailleurs désireux de s’établir de façon permanente à Fermont et qui tenait auparavant obstinément à n’accorder aucun nouveau permis pour une telle infrastructure favorable à l’accroissement du phénomène de navettage aérien, prône plutôt l’élaboration de cibles de logements destinés à du personnel qui résiderait sur place.

L’administration municipale s’est finalement montrée plus conciliante et est revenue sur sa décision en faisant volte-face à la suite de pressions exercées par plusieurs commerçants qui ont fait valoir des arguments convaincants à la mairie en exposant que le fait de loger des travailleurs sur des sites miniers ne contribue en rien à l’économie d’ici et qu’il est préférable, même à contrecœur, faute de ne pouvoir actuellement accueillir un nombre plus élevé de nouveaux résidents, à consentir à les accommoder dans le périmètre urbain, car ceux-ci utilisent des services et contribuent à stimuler l’achat local.

Compromis fructueux

Le maire de Fermont, Martin St-Laurent, qui aspire, tout comme les élus municipaux, à établir une meilleure proportion entre les citoyens et les non-résidents en stimulant le domaine immobilier, confie que, malgré cette flexibilité, la quête d’équilibre demeure. « L’apport inattendu des gens d’affaires locaux dans ce dossier a changé la donne en exposant une perspective nouvelle qui a fait basculer la position du conseil municipal en faveur de l’édification de cette annexe qui se greffera aux installations existantes de MFQ. Cependant, cet accommodement ne change pas la position de la municipalité qui désire toujours ardemment encourager l’établissement de nouveaux citoyens. »

Le directeur général de la Ville, Claude Gagné, considère que cette entente conclue avec MFQ est profitable aux parties concernées puisque le promoteur a annoncé dans le cadre de cet accord qu’il consentirait un montant de 600 000 $ pour l’asphaltage de la chaussée de la rue des Lagopèdes, actuellement non revêtue de bitume, ce qui bénéficiera aux usagers de la route.

M. Gagné ajoute : « MFQ fait preuve de bonne volonté. De futures transactions immobilières, bénéfiques à la croissance de la localité, ont été abordées avec la minière et sont envisagées de façon conjointe avec la Ville qui nourrit l’espérance de voir la construction de nouvelles unités résidentielles destinées à l’accueil de familles en sus du projet de logements abordables inauguré le mois dernier. »

Bref historique

La Ville de Fermont a entrepris de nettoyer ce terrain en 2021 avec la collaboration d’ArcelorMittal. L’objectif était de valoriser ce site situé à proximité des ensembles domiciliaires. La municipalité est devenue locataire de cette parcelle de terre auprès du ministère des Ressources naturelles et des Forêts (MRNF) et s’est entendue avec MFQ pour son aménagement.

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Publié le 11 décembre, 2023, dans la publication : Numéro_21 Volume_41

  • Claude Gagné
  • Développement
  • Fermont
  • Fly-in/fly-out
  • Hébergement
  • Lac Bloom
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  • Unités résidentielles
  • Ville de Fermont

Publié sur le site le 7 décembre 2023

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Covid-19

Aucun cas dans Caniapiscau

par Éric Cyr

La direction de la Santé publique de la Côte-Nord a confirmé dans le cadre d’un point de presse virtuel, le 6 octobre 2020, qu’il n’y a actuellement pas de nouveau cas de Covid-19 dans la MRC de Caniapiscau ni aucun cas actif.

Un total de six cas a été répertorié dans Caniapiscau depuis le début de la pandémie, dont un originaire du secteur de Schefferville qui est malheureusement décédé à Ottawa et cinq à Fermont qui se sont rétablis après avoir été isolés. La situation est sous contrôle pour l’instant et le risque de transmission demeure faible dans Caniapiscau, cependant les citoyens sont invités à respecter les mesures sanitaires en vigueur : port du masque, lavage des mains et distanciation physique afin d’éviter une éventuelle propagation. À la suite de la recrudescence des cas au Québec qui compte plusieurs zones rouges, un total de cinq lits a été réservé à l’hôpital de Sept-Îles, qui dessert Fermont et Schefferville, pour des personnes ayant contracté le coronavirus, mais qui ne nécessitent pas de soins intensifs. Pour les patients affectés à l’hôpital de Baie-Comeau, des transferts pourraient être effectués vers Rimouski, Québec ou Chicoutimi. Au moment de publier, il n’y avait pas non plus de cas au Labrador Ouest voisin toujours épargné par la pandémie.

Information de dernière heure complémentaire à l’article

Au moment de mettre sous presse, deux travailleurs aéroportés utilisant un système de navettes aériennes (fly-in/fly-out) qui ont été déclarés positifs à la Covid-19 étaient en isolement.

Deux cas à Fermont

Le médecin-conseil en santé publique pour la direction de la Santé publique de la Côte-Nord, le Dr Richard Fachehoun, a dévoilé après avoir été questionné durant un point de presse, le 13 octobre dernier, par la journaliste de la radio CFMF 103,1 que durant la semaine du 5 octobre, deux cas de Covid-19 dans une compagnie ont été découverts à Fermont, mais ne seront pas répertoriés localement puisque leur adresse de résidence est située ailleurs.

« Les contacts ont été identifiés, l’enquête épidémiologique a été faite, on a fait un dépistage de prévalence et aucune autre personne de cette compagnie n’a eu un test positif. La situation est surveillée de très près. Pour ce qui est du fly-in/fly-out, il existe des mesures notamment avant que les gens n’embarquent (dans l’avion). Il y a un questionnaire pour le triage, il y a la prise de température et dans le milieu de travail, c’est important, les gens doivent respecter la distanciation physique de 2 M et il y a des procédures pour le travail à moins de 2 M ». Selon M. Fachehoun, toutes les mesures sont en place dans ces milieux-là avec pour objectif de limiter la propagation de la Covid-19. « C’est sûr qu’on aura des cas de temps à autre. On ne peut dire qu’on n’en aura pas, mais quand on regarde notre situation par rapport à la situation ailleurs…Notre rôle est de circonscrire ces cas-là. On peut avoir un cas si autour il n’y a pas de transmission et qu’on évalue la situation et qu’on met en place des mesures, ça va être correct. Donc oui on a des cas à Fermont qui seront (très) bientôt déclarés rétablis. On n’a pas d’autres cas secondaires et la situation est surveillée. »

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Publié le 19 octobre, 2020, dans la publication : Numéro_17 Volume 38

  • Côte-Nord
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  • Dr Richard Fachehoun
  • Fermont
  • Fly-in/fly-out
  • MRC de Caniapiscau
  • Pandémie
  • Santé publique

Publié sur le site le 19 octobre 2020

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Les fly-in/fly-out

Étude sur les impacts

par Geneviève Beauchemin

Source photo : Jocelyn Blanchette

Il y a un peu plus de deux ans, j’ai eu la chance de passer deux semaines à Fermont afin d’étudier l’impact du phénomène du fly-in/fly-out (FIFO) sur la communauté. En tant qu’étudiante universitaire à la maîtrise, mon intérêt se porte vers les communautés du Nord. Par cette recherche, je tentais de mieux comprendre comment le FIFO affecte la communauté et quels en étaient les impacts sur le tissu social de cette municipalité.

Le FIFO est peu étudié au Québec et les impacts à long terme sur les communautés minières sont un angle mort important. Notre méthodologie s’appuie sur des travaux australiens où les chercheurs ont documenté une série d’impacts sociaux associés au FIFO. L’objectif de départ était donc de comparer les caractéristiques sociales recensées en Australie avec celles réellement vécues à Fermont.

Vous avez été plus de 375 personnes à compléter le questionnaire en ligne et une vingtaine de personnes à répondre à mes questions en entrevue. Cette participation démontre l’importance de ce sujet pour votre communauté et m’a permis de constater la grande générosité des gens qui m’ont parlé.

Le FIFO est un sujet très émotif à Fermont. Pour ou contre le FIFO, cette question divise la communauté et entraîne des tensions appréciables. L’enquête démontre que ce n’est pas la présence des FIFO qui désorganise actuellement la vie communautaire fermontoise, mais plutôt la perte de sens de la communauté. En fait, depuis la fin des travaux de construction et d’agrandissement (2008-2012) où la présence des travailleurs était associée à un sentiment d’envahissement et à des comportements souvent inappropriés, les résidents et les travailleurs migrants cohabitent relativement pacifiquement. Certains impacts sont encore présents malgré tout, notamment en ce qui concerne la pression sur le marché immobilier et la disponibilité des services de santé.

Cependant, l’impact le plus marqué se situe plutôt dans le changement de comportement des citoyens locaux face à l’ouverture des postes FIFO. En effet, plusieurs travailleurs résidents y voient une opportunité de quitter Fermont tout en conservant leur emploi, parfois même au prix de leur ancienneté.

Pour les Fermontois, la peur associée à la perte de la communauté côtoie le désir de quitter Fermont. Une même personne peut simultanément être fière d’être fermontoise et postuler pour un poste FIFO pour préparer sa retraite ou se rapprocher de sa famille. Pour certains, le FIFO est l’issue inespérée, pour d’autres, une chance. En fait, la vie dans le Nord exige beaucoup de ses résidents en matière de sacrifices et d’adaptations. Le Nord se conjugue parfois difficilement avec les désirs de la vie moderne.

En conclusion, mon étude aura au moins permis de voir que le FIFO représente un défi important pour le maintien d’une communauté dynamique à Fermont. L’attachement à cette communauté, confirmé par les témoignages de plusieurs résidents, permet d’espérer qu’on pourra trouver des moyens pour relever ce défi et préserver ce milieu de vie. Ce constat milite pour une réflexion commune sur le développement de votre région et pourquoi pas, sur l’occupation du territoire québécois.

NDLR * le fly-in/fly-out aussi appelé navettage aérien est un mode de transport aéroporté, généralement par vols nolisés, destiné à déplacer des travailleurs vers leur lieu de travail et par la suite une fois leurs tâches complétées à les réacheminer à leur point d’origine.

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Publié le 22 juin, 2020, dans la publication : Numéro_12 Volume 38

  • Citoyens locaux
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  • Milieu de vie
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  • Tissu social
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Publié sur le site le 18 juin 2020

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Alimentation

Statu quo à la Coop Métro

par Éric Cyr

La Coopérative des consommateurs de Fermont située dans le mur-écran a tenu son assemblée générale annuelle (AGA), le 6 juin dernier, au chalet de service. Le directeur général du marché d’alimentation, Karim Khimjee, dresse un bilan positif de sa première année à la direction de l’établissement et est satisfait des résultats. Il a expliqué aux membres que le pire est derrière, mais qu’il reste de nombreux défis à relever.

« Je suis optimiste par rapport à l’avenir qui s’annonce bien. Ça va beaucoup mieux et les choses s’améliorent, cependant il y a toujours des dettes à éponger, quelques centaines de milliers de dollars, et nous devons constamment nous adapter aux réalités du marché tout en demeurant concurrentiels afin d’attirer les consommateurs. Nous misons sur la diversité et la fraîcheur des produits offerts, en particulier les fruits et légumes, les fromages et les viandes, afin de bien répondre aux besoins des membres. Les nouvelles heures d’ouverture vont dans ce sens et devraient nous aider à fidéliser la clientèle », confie M. Khimjee. Le nouveau slogan « Vous nous encouragez, on vous accommode ! » définit bien l’entreprise qui comptait 1 419 membres en 2018 (une augmentation par rapport à l’année précédente où on en dénombrait 1 391) et dont les achats qui totalisent 5 450 927 $ équivalent à un peu plus de la moitié du chiffre d’affaires (51,32 %), en excluant le nettoyeur (blanchisserie) où les membres ont contribué pour 5 438 694 $ en 2017 (57,40 %).

Défis de taille

M. Khimjee s’est très bien adapté au milieu fermontois depuis son arrivée et aime beaucoup l’ambiance familiale qui y règne. Il explique que l’épicerie a des prix très compétitifs par rapport à la concurrence concentrée au Labrador et a toujours su s’adapter aux fluctuations de l’industrie minière, mais que le phénomène de navettes aériennes qui transporte des travailleurs migrateurs (fly-in/fly-out) nuit actuellement au recrutement de personnel local, puisqu’il limite le bassin de citoyens résidents.

« L’obstacle le plus important demeure la pénurie de main-d’œuvre qui vient freiner toute future expansion et qui est intimement liée à la qualité du service. » Ce dernier mise d’ailleurs sur une très grande flexibilité des horaires de travail afin d’attirer de nouveaux employés qui peuvent opter pour un emploi à temps partiel adapté à leurs disponibilités. « Ça prend du monde et il faut réussir à stabiliser le personnel tout en stimulant la fierté d’appartenance à la Coop. On a récemment redoré notre image par l’achat d’uniformes qui permettent de mieux identifier les employés, ce qui rehausse d’un cran la perception du public et facilite le contact avec les acheteurs potentiels qui peuvent ainsi interagir plus facilement avec les professionnels sur le plancher. »

Selon le gestionnaire, cette année en fut une de consolidation et des projets d’envergure, qui nécessiteront des investissements majeurs nécessaires d’au moins 200 000 $ incluant le renouvellement du système de climatisation et de réfrigération, demeurent en suspens. Des tirages au sort de quatre bourses scolaires de 500 $ ont été effectués durant l’AGA et les gagnants sont : Samuel Rioux, Mégane Carrier, Gabrielle Bélanger et Olivier Tremblay.

Vous pouvez vous procurer une carte de membre de la Coop Metro, ce qui vous donne droit à des réductions et des privilèges. Renseignez-vous sur place.

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Publié le 25 juin, 2018, dans la publication : Numéro 12 Volume 36

  • Coop Metro
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  • Épicerie
  • Fermont
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Publié sur le site le 21 juin 2018

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Santé mentale

Le navettage aérien affecterait le moral

par Éric Cyr

Le système de navettes aériennes instauré par plusieurs entreprises minières qui favorisent cette approche pour des raisons pratiques afin de transporter des travailleurs et contribuer à fournir un bassin de main-d’œuvre spécialisé dans le domaine minier notamment dans le nord du Québec et au Labrador contribuerait à accentuer la détresse psychologique chez plusieurs de ces employés selon une étude de l’Institut national de santé publique du Québec (INSPQ) « Fly-in/fly-out et santé psychologique au travail dans les mines : une recension des écrits ».

Prévalence des troubles psychologiques

L’intérêt actuel de l’industrie et du gouvernement concernant le développement minier sur le territoire québécois a incité l’INSPQ à étudier les activités qui y sont associées et leurs répercussions sanitaires. Il ressort de ce collationnement relatif au phénomène que le fly-in/fly-out pourrait être une source de problèmes de santé psychologiques. Cette pratique étant encore relativement peu fréquente au Québec. L’INSPQ s’est donc penché sur la question en se basant sur plusieurs documents scientifiques traitant principalement de l’Australie, où ce mode de gestion minière existe depuis les années 1970, ainsi que sur une thèse universitaire produite en Ontario. Les constats qui émergent de ces études sont pertinents et similaires à ce qui est observé au Québec.

Des travailleurs épuisés

Plusieurs problèmes sévissent dans une forte proportion au sein de cet essaim de travailleurs utilisant ce mode de transport particulier. Selon ces analyses, les travailleurs non résidents sont notamment enclins à une fatigue excessive occasionnant de l’irritabilité et associée aux longues heures de travail quotidien et aux courtes périodes de récupération entre les quarts de travail et qui sont considérées comme un des principaux enjeux en matière de santé et de sécurité au travail. Un certain épuisement serait de plus causé par des cycles où le nombre de jours de travail consécutif dépasse celui des jours de repos (21/14 ou 14/7), ce qui n’est habituellement pas le cas dans la région qui favorise plutôt le schéma 14/14. L’INSPQ a constaté que plus le ratio entre la période de travail et la période de congé est élevé, plus les travailleurs sont à risque de subir un trouble de santé psychologique sévère pouvant même s’orienter vers la dépression et le suicide. Des troubles de sommeil surviennent aussi dans une vaste majorité des cas. Le recours à l’alcool et aux drogues serait également une béquille utilisée par certains travailleurs pour les aider à dormir et à résister au stress et cette consommation serait plus élevée que dans d’autres corps d’emploi.

Isolement

Autre préoccupation importante, les difficultés à concilier le travail et la vie personnelle et familiale, situation engendrée par ce mode de vie nomade très singulier qui comporte de longues et fréquentes périodes d’éloignement de la résidence et du noyau social (famille, proches, amis). Cette condition peut également contribuer à accentuer le sentiment d’isolement, à une diminution du bien-être psychologique, et occasionner des inquiétudes et des conflits conjugaux relatifs à la difficulté de conserver une routine de vie stable et à l’incapacité de participer activement à la vie familiale. Certains célibataires ont pour leur part exprimé des difficultés à maintenir des relations personnelles, ce qui contribuerait à dégrader leur vie sociale. Un point positif est que cette vie de bohème stimule une forme propre de soutien social entre collègues en raison de leur proximité durant de longues périodes et où ils veillent les uns sur les autres en se confiant leurs difficultés personnelles.

Perception

Le navettage aérien qui prend de l’ampleur suscite généralement une résistance du monde syndical et n’est pas toujours bien perçu par de nombreux habitants des localités minières nordiques de la région qui disposent de toutes les infrastructures nécessaires à la vie sur place. Certains citoyens se sentant parfois envahis par ces étrangers de passage qui selon eux ne s’intègrent pas au milieu et viennent s’enrichir sans pour autant contribuer à la vie communautaire, économique, sociale et sportive locale. Un sentiment de méfiance était d’ailleurs palpable durant la période du dernier boom minier où des résidents de ces communautés étaient plutôt rébarbatifs aux nouveaux arrivants migrateurs.

L’Australie a suggéré des solutions qui pourraient être transposées dans les mines québécoises notamment des pratiques organisationnelles stimulant une meilleure autonomie des travailleurs dans l’accomplissement de leurs tâches ainsi que l’instauration de mesures valorisant le soutien social comme le parrainage des nouveaux employés.

Pour prendre connaissance de l’étude complète :
https://www.inspq.qc.ca/sites/default/files/publications/2342_flyin_flyout_sante_psychologique_travail_mines.pdf

Une étudiante de l’Université du Québec en Outaouais, Geneviève Beauchemin, réalise actuellement un sondage sur l’impact du navettage aérien fly-in/fly-out à Fermont dans le cadre d’une recherche de maîtrise. Vous pouvez y répondre jusqu’au 20 avril au https://uqo.sondage.2.vu/fifo. Vous pouvez la contacter au 514 706-9297 ou par courriel : beag30@uqo.ca.

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Publié le 16 avril, 2018, dans la publication : Numéro 07 Volume 36

  • FIFO
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Publié sur le site le 16 avril 2018

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