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  • C’est un départ pour Cain’s Quest

    Course d’endurance à motoneige

    Une 3 mars, 2026

    C’est un départ pour Cain’s Quest

  • Le retour attendu de  Cain’s Quest tombe à l’eau

    Course d’endurance à motoneige

    Le retour attendu de Cain’s Quest tombe à l’eau

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    Expédition des Premières Nations

    L’hospitalité fermontoise au rendez-vous

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    Motoneige

    Une 16 mars, 2020

    Un défi bisannuel d’envergure

  • Cain’s Quest  poursuit son  ascension

    Course d’endurance à motoneige

    Cain’s Quest poursuit son ascension

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    Course d’endurance à motoneige

    Une 19 mars, 2018

    Cain’s Quest poursuit son ascension

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    Réserve de la biodiversité

    L’avenir écologique des monts Groulx-Uapishka menacé

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C’est un départ pour Cain’s Quest

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Un défi bisannuel d’envergure

Motoneige

Une 16 mars, 2020

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Cain’s Quest  poursuit son  ascension

Course d’endurance à motoneige

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Cain’s Quest poursuit son ascension

Tensions dans les sentiers pédestres

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L’avenir écologique des monts Groulx-Uapishka menacé

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Course d’endurance à motoneige

C’est un départ pour Cain’s Quest

par Éric Cyr

Légende : Sur la photo, les coureurs de Fermont prennent une pause et la pose en compagnie d’admirateurs sur le lac Daviault. Source photo : Myriam Desjardins-Malenfant.

La course internationale d’endurance à motoneige Cain’s Quest, qui célèbre son vingtième anniversaire en 2026, a pris son envol au club de motoneige White Wolf à Labrador City au Labrador, le 22 février 2026. Un total de 18 équipages de motoneigistes se sont élancés à partir du fil de départ en direction du lac Tanya puis du premier poste de contrôle du parcours situé sur le lac Daviault en face de la marina de Fermont au Québec où une foule les attendait peu après pour les accueillir même si le match de hockey de la finale olympique opposant les rivaux canadiens et américains était diffusé simultanément.

C’est la première fois qu’une étape de cette épreuve sportive se trouve en sol fermontois et le public y a pris part avec enthousiasme en démontrant son intérêt pour cet événement qui mobilise beaucoup de bénévoles dévoués afin d’assurer son succès. Une équipe de Fermont, la seule de la MRC de Caniapiscau et l’une des deux seules du Québec dans le cadre de cette édition, a relevé le défi de prendre part à cette compétition extrême d’envergure pour une seconde fois d’affilée. Les deux coéquipiers locaux, Anthyme Bastien et Alexis Dubé, qui arborent le même numéro que lors de leur précédente participation, le 26, étaient attendus avec impatience et ne sont pas passés inaperçus. Ils ont reçu une acclamation chaleureuse et des encouragements lors de leur arrivée sur leurs montures mécanisées de marque Lynx XTerrain RE de l’année qu’ils enfourchent en espérant que leurs bolides les mèneront sans encombre vers la ligne d’arrivée après avoir sillonné un long itinéraire s’échelonnant sur une distance de 3400 kilomètres juchés d’imprévus et d’obstacles auxquels ils auront à se mesurer. Après cette halte obligatoire, les deux coéquipiers sont repartis de plus belle en fonçant à vive allure vers le prochain point de passage obligé.

Parcours éreintant et exigeant

Le lendemain, le tiers des équipages ayant entamé la course la journée précédente, soit six sur les 18 qui se sont alignés au départ, avaient déjà dû se résigner à abandonner pour diverses raisons, ce qui témoigne de toute la difficulté de réussir à compléter l’itinéraire rempli d’embûches. Des problèmes mécaniques ou de santé, une motoneige a pris en feu sur un lac, un coureur a dû être évacué en hélicoptère vers l’hôpital de Labrador City pour une urgence médicale après avoir subi des blessures. Il restait donc, le 23 février, 12 équipes poursuivant leur trajet tout en affrontant les rigueurs du climat et en se mesurant aux aléas qui pourraient survenir avec l’objectif de franchir le fil d’arrivée au point d’origine à Labrador City, dont celle de Fermont qui est seulement la deuxième à avoir pris part à la course. Celle qui les a précédés était composée du duo fermontois de René Arsenault et de Luc Desrosiers qui s’est classé en seconde place lors du lancement de la toute première édition en 2006.

Au moment de mettre sous presse, la course n’était pas terminée.

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Publié le 3 mars, 2026, dans la publication : Numéro_4 Volume_44

  • Alexis Dubé
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  • Club de motoneige White Wolf à Labrador City
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Publié sur le site le 3 mars 2026

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Course d’endurance à motoneige

Le retour attendu de Cain’s Quest tombe à l’eau

par Éric Cyr

La plus longue course d’endurance à motoneige, la Cain’s Quest, un titre que revendique aussi la Iron Dog en Alaska aux États-Unis, a gagné en popularité depuis sa création en 2006. L’épreuve sportive biennale est reconnue comme ayant l’un des parcours les plus difficiles au monde. Le départ et l’arrivée de l’événement se font à Labrador City.

Le nombre de coureurs a malheureusement diminué après une annulation en raison de la pandémie en 2022. Qu’à cela ne tienne, une trentaine d’équipages composés de deux motoneigistes expérimentés a relevé ce défi biennal d’envergure, nécessitant une préparation de longue haleine, en s’alignant au départ de cet affrontement de calibre international qui s’échelonne sur un itinéraire de 3100 kilomètres à travers le vaste territoire du Labrador, le 4 mars dernier.

Les participants ont franchi le fil de départ de l’édition de 2023 qui s’est effectué sur le lac Tanya. Ils ont enfourché leurs bolides rugissants, mais tous n’ont pas réussi à terminer le trajet dont le degré de difficulté est très rehaussé et qui exige une détermination, une discipline et une ténacité exemplaires. Cette année, les athlètes provenaient tous du Canada et étaient exclusivement originaires du Québec et de Terre-Neuve-et-Labrador à l’exception d’un motoneigiste de Kitimat, en Colombie-Britannique, et d’un autre coureur de Fort McMurray, en Alberta, ainsi que d’une équipe finlandaise, Wild Nordic Finland, dont les coéquipiers sont de la région d’Ostrobotnie du Nord, situé juste au-dessous de la Laponie, soit de la petite station de sports d’hiver d’Iso-Syöte et de la ville de Pudasjärvi au nord de la Finlande en Europe.

Délégation des Premières Nations

Plusieurs représentants autochtones incluant des Cris (Chisasibi et Mistissini, Nord-du-Québec), des Innus (Matimekush-Lac John, Schefferville, Côte-Nord ainsi que Natuashish et Sheshatshiu, Labrador), des Naskapis (Kawawachikamach, Schefferville, Côte-Nord) et des Inuits (Kuujjuaq, Nunavik, Nord-du-Québec), se sont aussi élancés vers la grande aventure sur des sentiers non damés à travers les régions sauvages du Labrador où ils ont pu mettre à l’épreuve leur courage et leur débrouillardise. De nombreuses difficultés attendaient les athlètes endurcis qui ont dû affronter les caprices de dame nature durant leur parcours rempli d’embûches naturelles.

Avant de prendre part à Cain’s Quest et en symbole de solidarité, certains motoneigistes autochtones ont été rendre visite à leurs confrères de l’Expédition des Premières Nations dans la ville voisine de Fermont, le 2 mars.

Représentation féminine

Aucune participante n’était inscrite à cette compétition dominée par les hommes. Coreen Paul, originaire du Labrador et habitant au Nouveau-Brunswick, qui était auparavant la seule femme motoneigiste à avoir terminé l’épreuve en 2012 partage aujourd’hui cet exploit avec sa coéquipière de l’édition de 2020, l’Américaine originaire de l’Alaska, Rebecca Charles, avec qui elle a pris l’alignement de cette année-là au sein de la première équipe féminine à avoir complété le très difficile circuit enneigé.

Annulation et déception

La course a malheureusement été annulée à mi-parcours, le 7 mars, à cause de la pluie et de la fragilité de la nappe de glace de mer. En route vers un point de contrôle à Port Hope Simpson à plus de 900 km du départ, un membre de l’équipage finlandais s’est retrouvé dans l’eau glacée. Heureusement, il s’en est sorti indemne.

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Publié le 13 mars, 2023, dans la publication : Numéro_05 Volume_41

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Publié sur le site le 13 mars 2023

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Expédition des Premières Nations

L’hospitalité fermontoise au rendez-vous

par Éric Cyr

Un total de quatre étapes de la première édition du périple à motoneige Expédition des Premières Nations, qui se déroulera du 16 février au 4 mars 2023, sont prévues dans la MRC de Caniapiscau. Le lac Pau, Matimekush – Lac John et Kawawachikamach, dans le secteur de Schefferville, ainsi que Fermont, constituent des points de relais du circuit. La Ville de Fermont, la MRC de Caniapiscau et Minerai de fer Québec (MFQ) travaillent actuellement de concert afin d’organiser l’accueil des participants, dont le passage est attendu à Fermont, le 26 février prochain.

Dans le cadre de cet événement culturel, social et sportif d’envergure, qui nécessite de nombreux préparatifs, une soixantaine de motoneigistes testeront leur endurance en franchissant plusieurs parallèles durant leur parcours à bord de leurs montures d’acier. Ils parcourront un itinéraire éprouvant de 4 500 km sur le territoire ancestral de sept nations autochtones et s’arrêteront dans 16 communautés dans une démarche d’ouverture entre peuples et de réconciliation entre citoyens allochtones et autochtones.

Une halte a été fixée à Fermont ou les participants prendront une pause en cours de trajet pour une nuit de repos bien méritée. La minière MFQ s’est dite honorée de recevoir, en collaboration avec la MRC et la Ville, des motoneigistes au sein de ses installations. Des remerciements sont également destinés aux bénévoles du Club de motoneige les Lagopèdes de Fermont pour leur important appui logistique à l’activité.

Selon l’instigateur du projet, Christian Flamand, cette symbolique culturelle est avant tout destinée à stimuler un rapprochement entre les différentes nations autochtones et les Québécois ainsi qu’une meilleure compréhension des réalités inhérentes aux différents peuples.

« Cette première, qui rassemble des guerriers de la paix et de la réconciliation, a pour objectif de parcourir, dans le grand respect de mère Terre, le plus long trajet à motoneige au monde sur le grand territoire des ancêtres des peuples des Premières Nations du Québec et vise à ressusciter le feu sacré entre les communautés. On invoque le grand créateur afin d’obtenir sa bénédiction et sa protection ».

Pour accueillir chaleureusement les participants de l’excursion, les organisateurs locaux invitent la population à se rassembler devant un feu extérieur, considéré comme une cérémonie du grand feu sacré par les Autochtones, qui aura lieu à l’arrivée des motoneigistes en fin de journée, le 26 février. Plus de détails locaux seront publiés sur la page Facebook Ville de Fermont dans les prochaines semaines. Pour en apprendre davantage sur le tracé complet et l’évolution de cette aventure nordique, consulter la page Facebook Expédition des Premières Nations.

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Publié le 16 janvier, 2023, dans la publication : Numéro_01 Volume_41

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Publié sur le site le 16 janvier 2023

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Motoneige

Un défi bisannuel d’envergure

par Éric Cyr

Légende photo : Le départ de la course sous les encouragements de la foule.

L’édition 2020 de la course internationale d’endurance à motoneige Cain’s Quest a pris son envol sur la rue Elm à Labrador City, le 7 mars dernier, après l’alignement des coureurs et le chant de l’hymne national sous les encouragements d’une foule nombreuse juchée des deux côtés de la piste, notamment sur des bancs de neige et des balcons, et venue assister au départ des participants originaires de deux continents.

C’est dans une ambiance électrisante que des motoneigistes chevronnés de 48 équipes en provenance d’Amérique du Nord et d’Europe composées de deux coéquipiers d’expérience, incluant pour la première fois pas un, mais deux équipages féminins et des représentants de quatre nations autochtones (Cris, Naskapis, Innus, Inuits), se sont élancés par paires sous le vrombissement des moteurs et les applaudissements des spectateurs.

Certains agitaient des drapeaux, notamment ceux du Labrador et de la Finlande, et des banderoles. Les athlètes sont originaires de plusieurs nationalités incluant le Canada : Ontario, provinces atlantiques du Nouveau-Brunswick, de la Nouvelle-Écosse (un Acadien du Cap-Breton), de l’île de Terre-Neuve et du Labrador ainsi que du Québec, mais aussi des États-Unis (Maine, Alaska). D’autres compétiteurs viennent d’aussi loin que de la Suisse (Fribourg) et de la Finlande (Laponie).

Fourmillement du départ

Des dignitaires se fondent parmi la population, des policiers patrouillent le périmètre de sécurité, des ambulanciers sont stationnés à proximité du fil de départ, des journalistes, qui ont au préalable réalisé des entrevues, se positionnent pour avoir une vue d’ensemble, des caméramans filment la scène, des photographes captent des images. Un animateur présente les équipes et motive le public avant le décompte entre les départs. Certains admirateurs et médias plus audacieux se sont positionnés aux abords du lac Wabush où les motoneigistes accélèrent véritablement pour tenter de se tailler une place parmi le peloton de tête.

Rudesse des éléments

Après une nuit de sommeil à l’hôtel North Two à Happy-Valley-Goose-Bay, certaines motoneiges devront déjà subir des réparations. Déjà neuf abandons pour des raisons mécaniques après deux jours, il ne reste que 39 équipes bien déterminées à terminer le parcours. La troisième journée, 13 équipes avaient abandonné. Les deux équipages de femmes sont toujours bien cramponnés. C’est un parcours extrêmement difficile qui les attend encore sur des sentiers non damés à travers les régions sauvages du Labrador où les coureurs en plus de leur courage, de leur détermination et de leur ténacité doivent composer avec les rigueurs du climat nordique et les caprices de Dame nature qui peuvent se déchaîner à tout moment. L’objectif ultime pour les équipages après avoir serpenté le Labrador durant plusieurs jours et s’être enregistré à 17 points de contrôle est de franchir le fil d’arrivée au club de motoneige White Wolf à Labrador City. La 4e journée, une équipe est victime d’une avalanche. Le lendemain 11 mars, un blessé grave, Bryan Rich, de l’équipe innue Bernice de Sheshatshiu au Labrador, nommée en l’honneur de sa nièce de 21 ans assassinée dans sa communauté, a dû être évacué d’urgence en hélicoptère vers l’hôpital de Goose-Bay après un carambolage avec sa motoneige. L’équipe féminine finlandaise s’est résignée à déclarer forfait tout comme la moitié des formations soit 24 sur 48. Une équipe canado-américaine de femmes tient bon. En 2018, 24 des 41 équipes avaient abandonné l’épreuve pour diverses raisons principalement mécaniques, mais aussi à cause de blessures. Au moment de mettre sous presse, la course n’était pas terminée.

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Publié le 16 mars, 2020, dans la publication : Numéro_05 Volume 38

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Publié sur le site le 16 mars 2020

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Course d’endurance à motoneige

Cain’s Quest poursuit son ascension

par Éric Cyr

Légende photo : L’équipe 17 du Labrador Ouest qui n’avait pas pu terminer l’épreuve en 2018, à cause d’une blessure grave d’un des deux coéquipiers, relèvera à nouveau le défi cette année.

La plus longue course d’endurance à motoneige au monde, la Cain’s Quest, un titre que revendique aussi la Iron Dog Race en Alaska aux États-Unis, a gagné en popularité depuis sa création en 2006 et a attiré un nombre record de compétiteurs cette année avec un total de 50 équipes composées de 100 coureurs. Ces motoneigistes expérimentés relèveront ce défi biennal d’envergure nécessitant une préparation de longue haleine en s’alignant au départ de cette épreuve sportive de calibre international qui s’échelonne sur 3100 kilomètres à travers le vaste territoire sauvage du Labrador.

Des participants de partout à travers le monde franchiront le fil de départ de l’édition 2020 qui s’effectuera à Labrador City, le 7 mars prochain. Ils enfourcheront leurs bolides rugissants, mais tous ne termineront pas la course dont le degré de difficulté est très rehaussé et qui exige une détermination, une discipline et une ténacité exemplaires.

Amérique du Nord et Europe

Des athlètes en provenance du Québec et du Canada notamment de l’Ontario et des provinces atlantiques incluant l’île de Terre-Neuve, le Labrador, le Nouveau-Brunswick et la Nouvelle-Écosse, dont un Acadien de Chéticamp, mais aussi de l’Alberta ont relevé le défi. Des représentants des États-Unis, notamment du Maine et de l’Alaska seront aussi de la partie de même que des motoneigistes de Châtel-Saint-Denis dans le canton de Fribourg en Suisse et de la Finlande en Europe, principalement de la Laponie dont le territoire est situé en grande partie au-delà du cercle polaire arctique.

Délégation autochtone

Plusieurs délégués autochtones incluant des Cris (Chisasibi et Wemindji, Nord-du-Québec), des Innus (Natuashish et Sheshatshiu, Labrador), des Naskapis (Kawawachikamach à Schefferville, Côte-Nord du Québec) et des Inuits (Kuujjuaq au Nunavik, Nord-du-Québec et Nain au Nunatsiavut, Labrador), s’élanceront aussi vers la grande aventure sur des sentiers non damés à travers les régions sauvages du Labrador où ils pourront mettre à l’épreuve leur courage.

De nombreuses difficultés attendent les athlètes endurcis qui devront affronter les caprices de Dame nature durant leur parcours.

Deux équipes féminines

Cet événement sportif est dominé par les hommes et pourtant deux équipes de femmes oseront défier leurs adversaires masculins, des femmes aguerries qui ne s’en laissent pas imposer. Il y a la formation Virago, qui est composée de la seule femme à avoir pris part à la course et à avoir terminé l’épreuve en 2012, un exploit inégalé, Coreen Paul, originaire de North West River au Labrador qui habite désormais à Richibouctou au Nouveau-Brunswick et de sa coéquipière de Wasilla en Alaska, Rebecca Charles. Il y a aussi l’équipe Wild Nordic Expeditions de Laponie finlandaise composée de Venla Jyrkinen de Saariselkä et de Henna Riekkoniemi de Utsjoki au nord du 69e parallèle.

La population de la région peut assister gratuitement aux départs en se rendant sur la rue ELM à côté de l’école Menihek et aux arrivées au club de motoneige White Wolf sur Baden-Powell Avenue situé à distance de marche en arrière du centre commercial Labrador Mall à Labrador City. Pour plus d’infos, consultez le site internet cainsquest.com et la page Facebook Cain’s Quest.

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Publié le 2 mars, 2020, dans la publication : Numéro_04 Volume 38

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Publié sur le site le 2 mars 2020

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Course d’endurance à motoneige

Cain’s Quest poursuit son ascension

par Éric Cyr

La plus longue course d’endurance à motoneige au monde, la Cain’s Quest, un titre que revendique aussi la Iron Dog Race en Alaska, a gagné en popularité depuis sa création en 2006 et a attiré un nombre record de compétiteurs cette année avec 41 équipes de deux, composées de 82 coureurs, qui ont relevé ce défi biennal d’envergure nécessitant une préparation de longue haleine. Le départ s’est effectué sur la rue Elm à Labrador City, le 2 mars dernier.

Des motoneigistes du Labrador, du Québec, du Canada, des États-Unis et même de la Finlande en Europe, mais également plusieurs Autochtones incluant des Cris, des Innus et des Inuits, se sont élancés vers la grande aventure de 3 200 km sur des sentiers non damés à travers les régions sauvages du Labrador où ils ont pu mettre à l’épreuve leur courage et leur détermination. De nombreuses difficultés attendaient les athlètes endurcis durant leur parcours et le ton était donné dès la première journée alors qu’un motoneigiste vétéran de l’équipe 17 du Labrador Ouest, Dave Dumaresque, a malheureusement été éjecté de son bolide et s’est cassé la hanche. Ce dernier a dû être évacué par hélicoptère vers l’hôpital de Goose Bay avant d’être transféré dans la capitale terre-neuvienne de Saint-Jean afin d’y subir une intervention chirurgicale.

Les conditions météorologiques idéales et la température clémente ont favorisé la vitesse et la course qui devait durer une semaine et a été beaucoup plus rapide que prévu se terminant deux jours à l’avance, du jamais vu. C’est l’équipe 22, Team Maine/Southern Shore Riders, constituée d’un amalgame hybride d’un motoneigiste du Maine aux États-Unis, Robert Gardner, et d’un coureur de Wabush au Labrador, Andrew Milley, qui a été la première à franchir le fil d’arrivée sur le lac Tanya à Labrador City après seulement cinq jours, le 7 mars à 10 h 52. Les deux coéquipiers mettaient ainsi la main sur le trophée tout en récoltant une deuxième victoire d’affilée dans le cadre de cette compétition puisqu’ils avaient aussi remporté l’épreuve en 2016.

Des spectateurs ont entonné peu après la chanson de circonstance « bonne fête! » en apprenant que c’était le jour de l’anniversaire de naissance de l’Américain.

C’est une équipe innue portant le dossard 00, les Innu Hawks, composée de Len Rich et Aaron Poker originaires de Natuashish situé sur la côte atlantique du Labrador qui a terminé en seconde position à midi après avoir livré une belle lutte. Cet accomplissement contribuera certainement à redonner une certaine dignité aux Innus Mushuau de cette communauté isolée qui a été fondée en 2002 à la suite de problèmes sociaux récurrents et de plusieurs cas de suicide dans leur ancienne localité de Davis Inlet. La fierté était d’ailleurs palpable lors du départ au sein des nombreux partisans des huit équipes de motoneigistes innus puisqu’ils agitaient un drapeau sur lequel était inscrit « Innu Nation » afin de signifier leur présence et d’encourager les leurs.

Quarante-six minutes plus tard, l’équipe 88, Team Maine/Southern Snow Racing, résultat d’une alliance stratégique entre le pilote de motoneige ontarien Scott Biddle et son coéquipier Dixon Clements de Labrador City, ayant été victime de problèmes mécaniques lui ayant fait perdre un temps précieux, se classait au troisième rang devançant une seconde équipe innue de Natuashish, les Malleck Boys, qui a terminé en quatrième place à 54 minutes de leurs prédécesseurs.

Vingt-quatre des 41 équipes n’ont pas complété l’épreuve, mais certains retardataires, qui disposaient de 18 heures pour terminer la course après l’arrivée des vainqueurs, ont tenu à compléter le trajet malgré leur retard. Pour info : www.cainsquest.com et page Facebook Cain’s Quest Snowmobile Endurance Race.

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Publié le 19 mars, 2018, dans la publication : Numéro 05 Volume 36

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Publié sur le site le 20 mars 2018

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Randonneurs et motoneigistes

Tensions dans les sentiers pédestres

par Éric Cyr

La tension monte d’un cran entre les environnementalistes et les motoneigistes alors que les sentiers pédestres des monts Groulx-Uapishka, réservés à l’usage exclusif des adeptes de ski de fond, de raquettes et de randonnée sont pris d’assaut par des motoneigistes récalcitrants qui menacent la stabilité écologique de ce joyau naturel et narguent les amis des monts Groulx qui ont créé ces pistes et qui en assurent la gestion.

Nonchalance, insouciance et zizanie

Les sentiers de randonneurs qui ont récemment célébré leur 30e anniversaire sont devenus la nouvelle porte d’entrée des motoneigistes, qui font fi des lois, pour accéder illégalement à la toundra alpine de la réserve de biodiversité Uapishka avec l’assentiment tacite des autorités qui ferment les yeux sur le phénomène récurrent. Le ministère québécois du Développement durable, de l’Environnement et de la Lutte contre les changements climatiques (MDDELCC) censé appliquer le règlement interdisant la présence de véhicules motorisés dans ces espaces protégés semble incapable de prendre ses responsabilités et joue à l’autruche en balayant le problème sous « la neige ». Il faut dire que les agents de la faune sont localisés beaucoup plus au sud et ne se déplacent que très rarement le long de la route nationale 389 qui mène aux monts Groulx-Uapishka et tout comme c’est le cas dans la MRC de Caniapiscau ne patrouillent le territoire qu’« à l’occasion et quand le besoin se fait sentir. »

Après la sensibilisation, la riposte

Selon le membre fondateur et président de l’Association des Amis des monts Groulx, Michel Denis, c’est le manque de vision du MDDELCC par rapport au développement de l’ensemble du massif des monts Groulx-Uapishka et le manque de respect des motoneigistes qui a directement généré ces conflits et qui contribue à alimenter l’envahissement anarchique de ce territoire par les motoneiges malgré leurs impacts négatifs reconnus sur la nature. Le guide des montagnes précise que les sentiers en question sont enregistrés au nom de l’association qui ne s’oppose pas aux motoneigistes, mais prône plutôt depuis le début que les motoneigistes récréatifs devraient disposer de leurs propres sentiers pour accéder au vaste territoire hors réserve.

« Le territoire où l’on peut pratiquer la motoneige est extrêmement vaste et pourtant l’an passé, selon nos estimations, environ 1500 motoneigistes ont parcouru la zone interdite dans la réserve de la biodiversité et on en attend malheureusement davantage cette année. »

Ce phénomène intrusif sans cesse croissant a motivé une riposte légale et l’association envisage de prendre le taureau par les cornes dans un souci de protection de l’environnement et de conservation de la faune et de la flore afin de sévir face à cet envahissement perpétuel qui menace l’équilibre écologique fragile de cette aire protégée.

« Nous avons déjà résisté avec succès aux papetières et aux minières alors nous avons l’expérience du combat et nous allons le mener jusqu’au bout avec l’appui de plusieurs établissements d’enseignement supérieur et des associations environnementales. »

Une nouvelle entreprise fermontoise fondée par Denis Moreau a conçu un sentier alternatif à l’intention des motoneigistes qui donnerait accès au secteur est des montagnes à l’extérieur de la réserve de la biodiversité et qui devait être réalisé l’automne dernier. De multiples embûches administratives ont retardé sa concrétisation pour l’instant et les Amis des monts Groulx se sentent concernés et se disent inquiets pour l’avenir de ce projet innovateur.

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Publié le 23 janvier, 2017, dans la publication : Numéro 1 Volume 35

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Publié sur le site le 23 janvier 2017

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Réserve de la biodiversité

L’avenir écologique des monts Groulx-Uapishka menacé

par Éric Cyr

Une portion des monts Groulx-Uapishka, situés le long de la route nationale 389, fait partie de la réserve de la biodiversité et constitue une aire protégée. Ce récif montagneux est malheureusement écorché par des motoneigistes insouciants et irrespectueux qui font fit la règlementation en vigueur leur interdisant de se balader sans guide dans ce secteur préservé qui couvre le tiers ouest de la superficie du massif.

Il faut dire que le règlement n’a aucun mordant puisque le ministère du Développement durable, de l’Environnement et de la Lutte contre les changements climatiques (MDDELCC) censé appliquer la loi ne patrouille que très rarement sur les lieux. L’un des fondateurs des Amis des monts Groulx et des sentiers des monts Groulx-Uapishka qui célébrait son 30e anniversaire cette année, Michel Denis, un aventurier de 72 ans qui habite la région, s’indigne de cette négligence et fait appel au civisme des motoneigistes et à la collaboration des clubs de motoneige afin de tenter de sensibiliser leurs membres à l’importance de respecter l’état naturel de ce joyau.

Les invasions barbares

« La réalité que nous vivons actuellement est sombre et concerne l’avenir écologique de ce massif unique. Ce territoire qui a été ouvert par et pour les randonneurs est maintenant envahi par la motoneige. Le mot envahi n’est pas trop fort, car d’après une évaluation, et malgré le fait que les deux tiers du massif soient pourtant accessibles aux motoneiges, au-delà de 1500 motoneigistes ont circulé en toute liberté et sans être importunés sur les sommets protégés des monts Groulx-Uapishka à l’intérieur de la Réserve de biodiversité Uapishka. Cela s’est fait en dépit du règlement du ministère de l’Environnement, responsable de ce territoire, qui stipule qu’il est interdit de circuler en véhicule motorisé au-delà de 800 mètres d’altitude (ce qui correspond à la limite des arbres). » Visiblement irrité par la situation qui risque de détériorer le patrimoine unique de la faune et de la flore et de nuire de façon irrémédiable aux espèces animales et végétales qui s’y retrouvent, M. Denis dénonce l’inaction et l’inertie du gouvernement libéral de Philippe Couillard dans ce dossier.

« Le gouvernement du Québec a décrété que c’est une aire protégée sur papier, mais dans les faits le règlement qui la protège est totalement inefficace. »

Destination récréotouristique envahie

« La conséquence la plus démoralisante pour nous est que les randonneurs, les skieurs et les raquetteurs commencent à déserter le territoire vers d’autres montagnes, comme les monts Chic-Chocs en Gaspésie, à l’abri des bruits de moteurs, d’odeurs d’essence et de traces de motoneiges. Ces adeptes de grands espaces et d’air pur commencent à bouder l’endroit puisqu’ils n’y retrouvent plus le silence, la quiétude et la neige vierge qui faisaient la réputation de ce massif montagneux qui constituait jusqu’à tout récemment un endroit de prédilection et l’ultime expérience de communion avec la nature dans le Nord québécois. »

Vandales des montagnes

« Nous avons essayé de sensibiliser les motoneigistes à l’importance de respecter cette terre sacrée ancestrale innue et la faune et flore qui l’habitent, mais il semble que nos efforts n’ont pas obtenu les résultats escomptés. Des affiches où on pouvait lire « Motoneiges défendues sur les sommets » ont été installées afin de bien délimiter la zone naturelle protégée, mais la plupart ont été vandalisées ou arrachées par des malfaiteurs. Un délinquant a même coupé un arbre sur lequel on avait posé une pancarte. Certains motoneigistes apathiques abandonnent leurs déchets sur place. Des individus ont même été jusqu’à ajouter de l’eau dans les bidons d’essence des agents de la faune. »

Fourbir les armes

Les amis des monts Groulx peuvent compter sur l’appui formel d’organisations de protection de la nature, d’associations touristiques régionales et d’institutions académiques universitaires et collégiales. Leur engagement envers cette cause stimule et donne confiance aux bénévoles qui oeuvrent au sein de l’organisme.

« Nous avons exercé une influence soutenue auprès du ministère de l’Environnement afin qu’une partie de ce massif devienne une réserve de biodiversité en croyant naïvement et à tord que cela lui garantirait protection. Nous avons l’expérience de l’action combattive, car dans le passé, nous avons mené avec succès des luttes contre les industries minières et forestières qui souhaitaient envahir le territoire des monts Groulx-Uapishka. Nous souhaitons une cohabitation harmonieuse, mais s’il le faut nous mènerons cette lutte contre les motoneigistes récalcitrants et nous utiliserons si nécessaire les tribunes internationales. Ce ne sera qu’une bataille de plus que nous mènerons à bien. Nous ne lâcherons pas le morceau » assure M. Denis.

« Ce n’est pas comme si l’espace pour pratiquer la motoneige manquait dans la région. Nous demandons juste que les adeptes de ce sport motorisé respectent cet espace protégé afin de le préserver pour les générations futures. Chacun à sa place, une place pour chacun. L’harmonie est dans la nature. Quand les activités motorisées et non motorisées se dérouleront sur des territoires différents, l’harmonie règnera sur les monts Groulx-Uapishka. » Un citoyen fermontois, Denis Moreau travaille actuellement sur la concrétisation d’un sentier de motoneige alternatif entretenu par une surfaceuse pour contourner les espaces protégés et accéder aux deux tiers Est hors réserve qui comprendrait un refuge.

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Publié le 7 novembre, 2016, dans la publication : Numéro 19 Volume 34

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Publié sur le site le 7 novembre 2016

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