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Grande aventure nordique vers le Nunavik

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Blocus partiel de Schefferville

Grève au service de chemin de fer

par Éric Cyr

Source photo : Transport Tshiuetin

La seule liaison terrestre entre Sept-Îles et Schefferville a été partiellement rompue après que les deux syndicats de transport ferroviaire de l’entreprise Transport Tshiuetin ont déclenché une grève générale illimitée, le 27 septembre dernier. Ce scénario vient perturber l’approvisionnement en denrées essentielles de Schefferville et le mode de transport principal pour accéder à cette localité nordique isolée en plus d’arrêter complètement l’acheminement du minerai de fer vers le sud.

Bien que certains services essentiels soient maintenus, cette situation affecte le train de passagers et celui de marchandises ainsi que l’acheminement du minerai de fer des installations minières de Tata Steel qui sera totalement interrompu. L’offre du transport de passagers sera diminuée de moitié passant de deux à un aller-retour par semaine alors que la cargaison sera réservée aux provisions de nourriture et à l’essence.

Négociations infructueuses

Les propositions salariales de Transport ferroviaire Tshiuetin ont été jugées inacceptables par les travailleurs et aucune entente n’a donc été conclue. Selon le Conseil central de la Côte-Nord de la CSN, l’employeur n’a pas mis les efforts nécessaires pour régler la situation. Le directeur général de la compagnie s’était planifié des vacances au Chili et le porte-parole du comité de négociation n’a pas jugé bon de se déplacer préférant participer à la séance de négociation par visioconférence de Québec. Ça dénote le manque de sérieux de la partie patronale qui n’a fait aucune offre satisfaisante tout en disant vouloir trouver des solutions rapidement. Le syndicat explique que les pourparlers qui n’ont pas abouti ont principalement achoppé parce que l’employeur accepterait d’accorder une augmentation salariale seulement en contrepartie de suppressions de postes et d’heures de travail chez certains employés dans le cadre d’une restructuration qui demeure incertaine. Les membres syndiqués ont catégoriquement refusé la proposition qui voudrait financer les augmentations de la majorité au détriment d’un petit groupe de travailleurs.

« Ces personnes doivent se montrer conciliantes et prêtes à prendre les commandes du train durant 14 jours consécutifs pendant le mois. Or, leur travail dépend de la compagnie qui leur apporte le minerai. Il se peut qu’il n’y ait aucune marchandise à transporter durant une journée et que ces employés n’aient pas à travailler; ils doivent tout de même rester en poste, dans le bois, et l’employeur voudrait réduire de moitié leur salaire durant cette période. Ça ne passe pas », explique le président du syndicat, Guillaume Tremblay.

L’ensemble des demandes des travailleuses et travailleurs sont loin d’être excessives, estime le vice-président de la FEESP-CSN, Jean-Pierre Bourgault. Ceux-ci sont prêts à mettre de l’eau dans leur vin, le temps que le transporteur ferroviaire procède à certaines restructurations dans la gestion. Ils tiennent cependant à ce que leurs revendications soient prises en compte, car elles sont tout à fait légitimes. « Il ne faut pas oublier que les nombreux départs non remplacés de la dernière année ont occasionné une surcharge de travail importante. Nous sommes derrière eux pour les soutenir et pour qu’ils obtiennent ce qu’ils méritent », conclut-il. Pour sa part, le conseiller syndical à la CSN, Réjean Bradley, explique qu’étant donné qu’il s’agit d’une grève générale illimitée, le débrayage durera jusqu’à ce que les parties s’entendent sur une nouvelle convention collective.

Deux groupes distincts sont en grève, soit la soixantaine d’employés de Tshiuetin incorporé qui assure le service de passagers et la vingtaine de travailleurs de Tshiuetin SEC qui gère le convoyage sur rails de fret et de minerai entre ces deux destinations.

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Publié le 7 octobre, 2019, dans la publication : Numéro_16 Volume 37

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  • Transport Tshiuetin

Publié sur le site le 7 octobre 2019

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Environnement

De l’eau rouge jaillit à l’Assemblée nationale

par Éric Cyr

L’eau rouge observée autour des installations de Tata Steel qui exploite une mine de fer à Schefferville a suscité des réactions jusqu’à l’Assemblée nationale à Québec où le phénomène cause l’inquiétude. Le premier ministre québécois François Legault s’est dit préoccupé par la problématique des déversements récurrents de la minière et veut faire appel à l’expertise de spécialistes.

Le gouvernement Legault a confié le dossier au ministère de l’Environnement qui a indiqué avoir transmis en début d’année un rapport au Directeur des poursuites criminelles et pénales (DPCP) afin d’étudier les informations et de déterminer la pertinence de porter des accusations. L’opposition reproche notamment au gouvernement de la CAQ son manque de transparence dans cette affaire et exige que les résultats des analyses soient rendus publics. Les porte-parole en environnement des différents partis d’opposition sont également contrariés et se soucient d’un possible danger pour les populations innue et naskapie qui vivent à proximité ainsi que des répercussions sur la faune et sur la flore.

Friction et mécontentement

Le chef de la nation innue de Matimekush-Lac John, voisine de Schefferville, Tshani Ambroise, se soucie de la qualité des frayères et des cours d’eau situés à proximité où vivent et se reproduisent des poissons et des castors consommés par les membres de sa communauté. Moins d’un an après l’adoption d’une entente relative à l’environnement, le conseil innu épaulé par un biologiste indépendant, Michel La Haye, accuse Tata Steel de bafouer ses engagements à ce sujet et affirme que les pratiques de l’entreprise n’ont pas évolué depuis, alors qu’à cette époque, 23 sites d’écoulement d’eau rouge avaient été répertoriés aux abords des infrastructures minières.

C’est essentiellement la gestion de l’eau rouge qui est rejetée dans la nature qui est la principale source de discorde puisque ce déversement serait considérablement accru lors de la fonte des neiges. Selon le scientifique, la gestion environnementale est défaillante puisqu’il n’existerait actuellement aucun traitement et l’eau dont la qualité est inconnue serait tout simplement décantée dans des bassins avant d’être relâchée dans le milieu naturel.

La source de tension entre la communauté innue et la minière ne date pas d’hier puisque déjà, à la fin juillet 2018, des Innus avaient bloqué pour les mêmes raisons l’accès à la mine forçant l’interruption de ses activités durant au moins une semaine.

Tata Steel en eaux troubles

Pour sa part, Tata Steel, qui a subi en juin dernier un bris sur le bassin de sédimentation qui a causé un déversement d’eaux chargées de matières en suspension, ayant nécessité l’intervention d’Urgence-Environnement, admet une problématique de déversements tant au Québec qu’au Labrador, mais se veut rassurante et n’a pas souhaité donner de précisions concernant les infrastructures et les procédés instaurés afin de s’assurer de la qualité des eaux rejetées et des eaux de ruissellement. La compagnie estime que la couleur rougeâtre de cette eau est causée par la présence de particules de fer et n’est pas aussi alarmante que ce que l’on prétend et que l’eau rouge ne représente aucun risque pour les humains ni pour les espèces végétales et animales environnantes.

 

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Publié le 10 juin, 2019, dans la publication : Numéro_11 Volume 37

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Publié sur le site le 10 juin 2019

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Schefferville

Clinique de stérilisation de chiens

par Éric Cyr

Source photo : Page Facebook Chiots nordiques

La région de Schefferville est aux prises depuis plusieurs années avec la présence de chiens errants sur son territoire. Une clinique de stérilisation a donc été organisée afin de ralentir leur prolifération à Schefferville et dans les communautés autochtones de Matimekush-Lac-John, Kawawachikamach de concert avec l’organisme sans but lucratif Chiots nordiques, du 26 au 29 avril derniers.

Une partie du problème réside en l’absence de règlementations uniformisées entre les trois différentes collectivités de l’endroit, ce qui donne le choix et la chance aux propriétaires de chiens de laisser leurs animaux en liberté non surveillée alors que ceux-ci se regroupent parfois en meutes. Dans le but de diminuer la population canine, ces agglomérations ont décidé de se concerter afin de mener des actions concrètes en faisant appel à l’association Chiots nordiques afin de tenir une clinique de stérilisation de chiens à l’hôtel de ville de Schefferville, dans le garage des pompiers, où il a aussi été possible de faire vacciner et vermifuger ses chiens. Cette initiative a été rendue possible grâce à des dons, des commanditaires, des subventions et l’implication de bénévoles issus de l’organisation ainsi que des trois communautés concernées. Selon l’administrateur de la Ville de Schefferville, Ghislain Lévesque : « C’en était rendu une situation de santé publique qui amenait une détérioration de la vie de nos citoyens. Nous devions donc agir avant qu’il n’arrive des incidents malheureux. »

Détermination et réussite

Après avoir parcouru 1200 kilomètres en avion, les 16 bénévoles de Chiots nordiques, dont une majorité de vétérinaires, ont récupéré 4500 lb de matériel acheminé par train, avant de procéder à des interventions qui ont duré deux jours et demi, incluant des chirurgies vétérinaires totalisant 135 stérilisations en plus de vaccinations et de vermifugations. Ces derniers ont eu à affronter une tempête rendant les routes de l’endroit impraticables compliquant ainsi leur tâche, mais ils ont tout de même réussi à maximiser les bénéfices de leur déplacement et même à faire une présentation de sensibilisation dans une école locale. Les bénévoles sont repartis le 30 avril avec le sens du devoir accompli.

Ils ont très bien rempli leur mission en apportant des soins appropriés et professionnels à un total de 164 chiens admis en clinique.

Cette grande aventure nordique a nécessité une implication importante d’une équipe de bénévoles énergique et dévouée, qui aurait sans doute pu en faire encore plus si elle n’avait pas été freinée par une tempête rendant la capture des chiens de Kawawachikamach difficile. Malgré tout, les actions posées auront un effet bénéfique significatif. Ce n’est que partie remise.

Autres villes nordiques

La ville de Labrador City au Labrador, qui dispose d’un service de contrôle animalier, est aussi aux prises avec une problématique de chiens errants dans les rues. Un citoyen s’est fait attaquer et mordre par deux gros chiens en décembre dernier et a dû se faire vacciner à l’hôpital. Selon le directeur de la planification et du développement, Craig Purves, le contrôleur canin local fait son travail avec diligence, mais parfois certains chiens plus costauds réussissent à sauter la clôture à cause des gros bancs de neige en hiver et c’est souvent une tâche difficile de les localiser. Quand un chien se fait attraper, le propriétaire doit payer une amende de 125 $ pour le récupérer au chenil, ce qui semble avoir un effet dissuasif. À Fermont, c’est l’entreprise Chapitou qui détient le contrat de service animalier octroyé par la municipalité. N’hésitez pas à faire appel à elle lorsque vous apercevez un chien errant ou abandonné en composant le 581 231-0114.

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Publié le 13 mai, 2019, dans la publication : Numéro_09 Volume 37

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Publié sur le site le 13 mai 2019

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Littérature

Intrigue policière à Schefferville

par Éric Cyr

L’écrivaine Isabelle Lafortune a publié récemment son tout premier livre, Terminal Grand Nord, un roman policier dont l’action se déroule à Schefferville où elle s’est déplacée périodiquement sur une période d’une décennie. Elle ignorait à l’époque que son expérience sur place lui inspirerait un bouquin.

La romancière qui s’est laissée imprégner de ce milieu nordique unique réussit à bien communiquer la beauté et la rudesse de cet endroit. « Je me suis sentie ailleurs, complètement dépaysée. C’est tout un monde à découvrir. Une poésie se dégageait de la ville. J’avais envie de faire découvrir cette région aux gens d’en bas, de brosser un portrait inspiré de la réalité ». L’auteure confie avoir d’abord éprouvé un sentiment de grande liberté doublé d’une grande solitude face à l’immensité des éléments, malgré la proximité des gens qui y habitent et dont elle s’est progressivement rapprochée en travaillant à l’hôtel et aussi à l’école secondaire pour quelques suppléances. Cette présence lui a permis de côtoyer certains fondateurs de la ville, des pionniers aux histoires savoureuses, un cadeau du ciel selon elle.

Huis clos/Les souches

Isabelle Lafortune a, sans s’en douter, fait provision de matériaux bruts non polis pour une future rédaction qui s’est imposée naturellement. Elle les a ensuite transformés en les façonnant en personnages fictifs à partir des sensations ressenties.

« Je m’intéresse aux gens, à leur histoire et j’aime leur parler. Je ne me doutais pas à ce moment-là que j’allais rédiger un polar. C’est devenu une évidence plus tard. Bien qu’entourée de grands espaces générant des sensations fortes et une grande liberté, à un moment il m’est apparu que la ville se prêtait bien à une histoire en huis clos. Les chapitres sont découpés en courtes scènes, ce qui crée une dynamique cinématographique et qui permet aux lecteurs, si je peux m’exprimer ainsi, de voir des images. J’écris, entre autres, pour partager une vision du monde à travers une histoire qui me semble intéressante. Les mots murissent. Il faut trouver l’angle propice afin de transmettre ces émotions. »

Synopsis

En 2012, on retrouve les corps violentés de deux jeunes femmes autochtones récemment portées disparues, dans un banc de neige en bordure d’une piste de motoneige non loin de Schefferville. Dépêché sur place, le réputé inspecteur Émile Morin tentera de résoudre le mystère de ce qui est arrivé aux deux sœurs innues de Mani-Utenam.

Une suite dont l’action se déroulera également dans le Nord est envisagée. D’ici là, une adaptation cinématographique est déjà en branle. Les droits ont été achetés par le Groupe PVP et la réalisation sera confiée à François Bouvier qui a produit les films La Bolduc et Paul à Québec. Le projet a déjà été financé par Téléfilm et la Sodec.

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Publié le 13 mai, 2019, dans la publication : Numéro_09 Volume 37

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Publié sur le site le 13 mai 2019

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Innus contre Rio Tinto IOC

Une nation autochtone, une minière et trois gouvernements

par Éric Cyr

Source photo : Éric Cyr

La saga se poursuit et se complexifie dans le dossier de la poursuite de 900 M $ intentée par des Innus contre la minière IOC dont l’actionnaire principal est Rio Tinto. La Cour suprême du Canada a accepté, le 15 novembre dernier, d’entendre l’appel du gouvernement de Terre-Neuve-et-Labrador qui conteste une décision de la Cour supérieure du Québec et de la Cour d’appel du Québec.

Frontière artificielle

Les Premières nations innues de Uashat mak Mani-utenam (Sept-Îles) et de Matimekush-Lac-John (Schefferville) sont déçues de la décision rendue par la Cour suprême du Canada qui a accepté d’entendre un appel de Terre-Neuve-et-Labrador sur la compétence des tribunaux du Québec dans le cadre de cette poursuite après que les plus hautes instances judiciaires québécoises avaient statué qu’elles détenaient le pouvoir de légiférer sur les mines qui se trouvent à la frontière du Québec et du Labrador et donné gain de cause aux Innus. Le gouvernement terre-neuvien et labradorien soutient que « les tribunaux du Québec n’ont pas la compétence pour se prononcer sur des activités et des terres allant au-delà des limites territoriales de la province. » Il y aura donc une audition devant le plus haut tribunal canadien afin de déterminer si les tribunaux québécois peuvent juger de la question de la violation des droits des Innus à la frontière du Labrador.

Conviction et détermination

Les Innus sont déterminés à aller jusqu’au bout pour faire valoir leurs droits constitutionnels.

« Nous demeurons convaincus que notre capacité d’obtenir réparation pour les violations de nos droits par Rio Tinto IOC ne s’arrête pas là où ont été fixées les frontières provinciales. Cette décision renforce notre désir et notre détermination de nous assurer que cette minière soit confrontée à ses actions et à la violation systématique de notre territoire et de nos droits au cours des 70 dernières années » a déclaré le chef de Uashat mak Mani-utenam, Mike McKenzie.

Il s’agit de la seconde fois qu’une question procédurale dans le cadre de cette poursuite historique contre la minière et déposée à la Cour supérieure du Québec en 2013 par les Innus se rend jusqu’à la Cour suprême fédérale. Rio Tinto IOC a subi un revers la première fois alors qu’elle demandait aux tribunaux de mettre fin à la procédure contre elle prétendant que les Innus devaient poursuivre les gouvernements et non une entreprise privée.

Rancœur et ténacité

« Il s’agit d’un nouveau délai pour nos peuples qui attendent que cette compagnie nous respecte, et ce, depuis le début des opérations de Rio Tinto IOC chez nous en 1950 », a ajouté le chef de Matimekush-Lac-John, Tshani Ambroise. Son prédécesseur, Réal McKenzie confiait en 2014 que le temps où les entreprises pouvaient indûment exploiter le territoire sans tenir compte du fait que ce peuple en est aussi propriétaire est révolu et que bien que les gouvernements aient joué un rôle décisif en autorisant le mégaprojet minier sans leur consentement, ce n’est pas un projet public et ce sont des investisseurs privés qui ont fait ce choix sans se soucier des peuples innus qui habitaient ce territoire depuis des temps immémoriaux : « Ce ne sont pas les gouvernements qui ont procédé à la discrimination raciale contre les employés innus d’IOC, qui ont expulsé nos enfants, nos femmes et nos aînés de leur propre territoire natal pour faire place aux mines d’IOC. Et ce ne sont pas les gouvernements qui ont amassé des milliards de profits en détruisant et en contaminant notre territoire en quête de nos richesses minérales, c’est IOC/Rio Tinto. C’est donc à IOC/Rio Tinto de prendre ses responsabilités. »

Le litige opposant les deux communautés innues et la minière IOC progresse, mais est loin d’être réglé. L’entreprise IOC, qui a extrait et vendu près d’un milliard de tonnes de fer provenant de ses mines de Schefferville avant de cesser ses activités localement, fait bande à part puisque c’est la seule minière de la région qui n’a jamais conclu d’entente avec les Innus incluant dans le cas de ses opérations de Labrador City.

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Publié le 17 décembre, 2018, dans la publication : Numéro 21 Volume 36

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Publié sur le site le 17 décembre 2018

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MRC de Caniapiscau

Une députée en visite

par Éric Cyr

Source : BQ

La députée de Manicouagan, Marilène Gill, du Bloc québécois (BQ), a visité Schefferville, Matimekush-Lac John et Kawawachikamach sur la frange du 55e parallèle pour y rencontrer des élus, divers intervenants économiques et des citoyens, dans le cadre de sa tournée automnale de la Côte-Nord, du 7 au 10 octobre dernier. Sa visite prévue à Fermont, à la mi-septembre, a dû être reportée à cause d’un problème de transport aérien.

Défis colossaux

« Ces gens qui occupent le nord de la circonscription souhaitent contribuer activement à notre développement, mais d’immenses défis s’imposent à eux : les infrastructures, et, comme à Fermont, les transports. Par exemple, on peut se rendre à Schefferville de deux façons. D’abord, il y a le train, qui part de Sept-Îles pour sillonner 600 kilomètres de territoire. Selon les citoyens, parce qu’il ne peut parfois pas dépasser 30 km/h en raison du piètre état de la voie ferrée, se rendre à destination peut prendre jusqu’à 24 heures. L’autre possibilité, l’avion. Seulement, le prix du billet aurait doublé tout récemment, portant le coût d’un aller-retour Montréal-Schefferville à 2000 $, ce qui est plus cher qu’un aller-retour à Singapour! (en Malaisie, Asie du Sud-Est). Schefferville est enclavé et cela lui nuit sur les plans social et économique. Le gouvernement fédéral doit reconnaître l’apport économique des régions éloignées qui ont de grands besoins en matière de transports et d’infrastructures et cette reconnaissance passe par l’attribution de fonds conséquents! » affirme la députée bloquiste.

Communautés abandonnées

« De plus, puisque ce territoire est si difficilement accessible, le coût de la vie est excessivement élevé. Deux litres de lait coûtent plus de 7 $, une boîte de céréales Corn Pops, 13 $ et une boîte de café Maxwell House, 21 $! C’est dire que les conditions d’alimentation dans la région de Schefferville sont similaires à celles du Grand Nord, sans toutefois que les gens puissent bénéficier du programme Nutrition Nord Canada.»

« La population résidente, blanche, innue et naskapie, dont la moyenne d’âge environne les 24 ans, a le droit aux mêmes chances de développement que celle qui se trouve ailleurs au pays, mais le gouvernement canadien a d’abord le rôle de répondre au besoin essentiel qu’est celui de se nourrir de façon décente. »

« Comment expliquer qu’en 2018, des communautés vivent de l’insécurité alimentaire ? Comment peuvent-elles ne pas se sentir trahies par le gouvernement fédéral quand l’équité à laquelle elles ont droit leur est refusée? », questionne Marilène Gill.

Ottawa déconnecté des régions

« Les libéraux auraient avantage à agir au lieu d’ignorer une région qui a pourtant un potentiel économique considérable. Les citoyens, les élus et les entrepreneurs interpellent sans cesse le gouvernement fédéral, mais il fait la sourde oreille. Si je vais à la rencontre de la population, c’est avant tout parce que je suis leur porte-parole à Ottawa et que je veux les écouter pour mieux y défendre leurs intérêts. Parce que le parti des régions, c’est le Bloc québécois! », conclut la députée responsable de l’Est-du-Québec.

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Publié le 5 novembre, 2018, dans la publication : Numéro 18 Volume 36

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Publié sur le site le 5 novembre 2018

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Santé et services sociaux

Nouveau centre de santé pour les Naskapis

par Éric Cyr

La communauté naskapie de Kawawachikamach, située à 15 km au nord-est de Schefferville, a inauguré son tout nouveau centre local de services communautaires (CLSC), le 23 janvier dernier, un peu plus d’un an et demi après la pelletée de terre symbolique du ministre de la Santé et des Services sociaux, Gaétan Barrette, en juin 2016. Le bâtiment moderne, beaucoup plus spacieux que le précédent, comprend plusieurs composantes fonctionnelles incluant un service d’urgence, des services de santé courants et ambulatoires notamment de médecine et de dentisterie et une unité de radiologie en plus d’héberger un volet social. Un secteur d’accueil a aussi été prévu ainsi qu’une section d’archivage et des locaux de soutien administratif. Un garage d’ambulance fait aussi partie de la structure.

Mieux adaptée aux besoins engendrés par une forte croissance démographique (la population naskapie de l’endroit a quadruplé au cours des trois dernières décennies), la nouvelle installation, d’une superficie quatre fois plus importante que celle du précédent édifice, a été érigée à l’entrée de la communauté autochtone non loin de la résidence des infirmières et répond aux normes cliniques en vigueur. L’ancien CLSC, situé au 1008 Kawawa, avait été inspiré du modèle dispensaire prévu pour accommoder une demi-douzaine d’employés alors qu’un total de 23 personnes s’y entassait avant d’être mutés vers le nouvel emplacement. Selon le chef du Conseil de bande de Kawawachikamach, Noah Swappie, cette nouvelle bâtisse est indispensable et répond à une nécessité évidente qui contribuera à diminuer le nombre d’évacuations médicales.

Architecture

De type pavillonnaire d’un seul niveau, le nouvel immeuble est assis sur une fondation de béton et érigé au moyen d’une structure de bois. De la tôle d’acier galvanisé recouvre sa toiture alors que des lattes de cèdre habillent les murs extérieurs. L’ouvrage, élaboré par les architectes en consortium de la firme STGM/Éric Lirette, a été construit par EBC en prenant en considération la réalité nordique. Le toit a été conçu en tenant compte de l’orientation des vents dominants afin d’en diminuer les impacts et de minimiser les accumulations de neige. L’apport de luminosité naturelle a aussi été favorisé par les concepteurs tout comme des mesures durables afin de diminuer la consommation d’énergie, une condition essentielle compte tenu de la rigueur du climat. Ceux-ci ont aussi choisi des matériaux et des systèmes durables afin de faciliter l’entretien.

C’est le gouvernement du Québec qui a financé la totalité des coûts de construction de 20 millions de dollars dans le cadre du Plan Nord. Les annonces faites en 2012 par le ministre de la Santé et des Services sociaux de l’époque, Yves Bolduc, prévoyaient un total de 23 M $ pour des projets d’infrastructures en santé dans la MRC de Caniapiscau incluant 16 M $ pour le CLSC à Kawawachikamach. Une somme de 6 M $ avait aussi été allouée à Schefferville pour la construction d’un dispensaire desservant la population locale de quelque 240 habitants et une résidence pour les médecins de garde. Un montant de 1 M $ avait de plus été consenti pour accroître la superficie du Centre de santé de l’Hématite à Fermont notamment par l’aménagement de trois salles multifonctionnelles au sous-sol de l’établissement.

Avec des informations du ministère de la Santé et des Services sociaux, de Radio-Canada et de Portail Constructo.

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Publié le 5 février, 2018, dans la publication : Numéro 02 Volume 36

  • Centre de santé
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Publié sur le site le 6 février 2018

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Expédition de motoneige Fermont-Kuujjuaq

Grande aventure nordique vers le Nunavik

par Éric Cyr

Photo : Jocelyn Blanchette

Cinq aventuriers fermontois ont décidé de relever un défi, celui de franchir la distance Fermont-Kuujjuaq aller-retour dans le cadre d’une randonnée de motoneige totalisant 1600 kilomètres. Les hommes ont soigneusement planifié leur trajet en tenant compte des besoins et en tentant d’anticiper les imprévus qui auraient pu survenir durant l’excursion nordique.

L’équipage visant à se dépasser en réalisant un accomplissement personnel était composé de Bruno Laverdure, Patrick Ouellet, André Pelletier, Carl Soucy et Jean-Philippe Lessard. Plusieurs réunions de planification logistique ont été nécessaires avant le départ afin de déterminer les tâches et responsabilités de chacun.

Les hommes confient qu’ils ont été choyés par la température malgré un départ difficile où le mercure affichait -38 degrés Celcius. Ce n’est pas la météo, mais plutôt un fâcheux imprévu, qui les a forcés à rebrousser chemin après qu’un morceau de plastique a déchiré une chenille. Ils sont repartis le lendemain jalonnant les lacs et les sentiers enneigés et affrontant la gadoue (slush) jusqu’à un vieux camp indien sans châssis et où le poêle à bois était jonché dehors dans un banc de neige. Ils ont donc été forcés de coucher à la température ambiante. Le parcours était tracé d’avance : Fermont, Schefferville, lac Romanet, lac LeMoyne puis Kuujjuaq.

Fait cocasse, à Schefferville, les comparses étaient un peu nerveux de laisser leurs motoneiges sans surveillance à l’extérieur de l’hôtel, mais ils ne savaient pas que le défunt premier ministre du Québec, Maurice Duplessis, veillait sur eux puisque les autochtones redoutent le fantôme de celui qui est mort dans la chambre 3 de l’auberge Guesthouse et ne s’en approchent jamais. Cette chambre était d’ailleurs occupée par un membre ronfleur de l’expédition. Les camarades motoneigistes ont particulièrement apprécié chevaucher leur monture d’acier à travers les beaux paysages hivernaux et surtout à travers les canyons au nord de Schefferville avant de longer l’immense réservoir Menihek au Labrador. Soudain, un autre coup dur, un des compagnons renverse avec sa motoneige sur une lame de neige et doit se rendre à l’hôpital de Kuujjuaq qui n’a pas d’ambulance, mais où l’infirmière se déplace en Ford Econoline. Heureusement il a eu plus de peur que de mal et il peut repartir. Après une petite visite du village nordique, anciennement appelé Fort Chimo et situé au bord de la rivière Koksoak, avec des amis dont Sylvain Tremblay et le professeur de mécanique Gaston qui s’improvise guide, les cinq complices fraternisent avec les Inuits qui y habitent et qui vivent dans des maisons bâties sur pieux sans eau courante et sans égouts. L’électricité est produite par cinq grosses génératrices diesel Caterpillar V-16 équipées des mêmes moteurs que ceux des camions miniers de 240 tonnes et qui consomment 16 000 litres de mazout par jour. Les motoneigistes ont ensuite pris le chemin du retour vers Fermont où ils étaient attendus avec impatience par leurs familles et planifient déjà un autre parcours vers la baie James cette fois.

Pour en savoir plus, visitez la page Facebook Expédition Kuujjuaq 2017

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Publié le 6 mars, 2017, dans la publication : Numéro 4 Volume 35

  • Auberge Guesthouse
  • Fermont
  • Inuktitut
  • Kuujjuaq
  • Maurice Duplessis
  • motoneige
  • Réservoir Menihek
  • Schefferville

Publié sur le site le 7 mars 2017

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