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  • Une nation autochtone, une minière et trois gouvernements

    Innus contre Rio Tinto IOC

    Une nation autochtone, une minière et trois gouvernements

  • Un demi-siècle au service des consommateurs

    Carol Auto Ford

    Une 22 octobre, 2018

    Un demi-siècle au service des consommateurs

  • Inauguration de la mine Wabush 3

    Rio Tinto IOC

    Inauguration de la mine Wabush 3

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    Club de golf Tamarack

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    Rio Tinto IOC

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    Rio Tinto IOC

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    Rio Tinto IOC

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  • La coupe Stanley dans la région

    Hockey sur glace

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    Rio Tinto IOC

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    Rio Tinto IOC

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Innus contre Rio Tinto IOC

Une nation autochtone, une minière et trois gouvernements

par Éric Cyr

Source photo : Éric Cyr

La saga se poursuit et se complexifie dans le dossier de la poursuite de 900 M $ intentée par des Innus contre la minière IOC dont l’actionnaire principal est Rio Tinto. La Cour suprême du Canada a accepté, le 15 novembre dernier, d’entendre l’appel du gouvernement de Terre-Neuve-et-Labrador qui conteste une décision de la Cour supérieure du Québec et de la Cour d’appel du Québec.

Frontière artificielle

Les Premières nations innues de Uashat mak Mani-utenam (Sept-Îles) et de Matimekush-Lac-John (Schefferville) sont déçues de la décision rendue par la Cour suprême du Canada qui a accepté d’entendre un appel de Terre-Neuve-et-Labrador sur la compétence des tribunaux du Québec dans le cadre de cette poursuite après que les plus hautes instances judiciaires québécoises avaient statué qu’elles détenaient le pouvoir de légiférer sur les mines qui se trouvent à la frontière du Québec et du Labrador et donné gain de cause aux Innus. Le gouvernement terre-neuvien et labradorien soutient que « les tribunaux du Québec n’ont pas la compétence pour se prononcer sur des activités et des terres allant au-delà des limites territoriales de la province. » Il y aura donc une audition devant le plus haut tribunal canadien afin de déterminer si les tribunaux québécois peuvent juger de la question de la violation des droits des Innus à la frontière du Labrador.

Conviction et détermination

Les Innus sont déterminés à aller jusqu’au bout pour faire valoir leurs droits constitutionnels.

« Nous demeurons convaincus que notre capacité d’obtenir réparation pour les violations de nos droits par Rio Tinto IOC ne s’arrête pas là où ont été fixées les frontières provinciales. Cette décision renforce notre désir et notre détermination de nous assurer que cette minière soit confrontée à ses actions et à la violation systématique de notre territoire et de nos droits au cours des 70 dernières années » a déclaré le chef de Uashat mak Mani-utenam, Mike McKenzie.

Il s’agit de la seconde fois qu’une question procédurale dans le cadre de cette poursuite historique contre la minière et déposée à la Cour supérieure du Québec en 2013 par les Innus se rend jusqu’à la Cour suprême fédérale. Rio Tinto IOC a subi un revers la première fois alors qu’elle demandait aux tribunaux de mettre fin à la procédure contre elle prétendant que les Innus devaient poursuivre les gouvernements et non une entreprise privée.

Rancœur et ténacité

« Il s’agit d’un nouveau délai pour nos peuples qui attendent que cette compagnie nous respecte, et ce, depuis le début des opérations de Rio Tinto IOC chez nous en 1950 », a ajouté le chef de Matimekush-Lac-John, Tshani Ambroise. Son prédécesseur, Réal McKenzie confiait en 2014 que le temps où les entreprises pouvaient indûment exploiter le territoire sans tenir compte du fait que ce peuple en est aussi propriétaire est révolu et que bien que les gouvernements aient joué un rôle décisif en autorisant le mégaprojet minier sans leur consentement, ce n’est pas un projet public et ce sont des investisseurs privés qui ont fait ce choix sans se soucier des peuples innus qui habitaient ce territoire depuis des temps immémoriaux : « Ce ne sont pas les gouvernements qui ont procédé à la discrimination raciale contre les employés innus d’IOC, qui ont expulsé nos enfants, nos femmes et nos aînés de leur propre territoire natal pour faire place aux mines d’IOC. Et ce ne sont pas les gouvernements qui ont amassé des milliards de profits en détruisant et en contaminant notre territoire en quête de nos richesses minérales, c’est IOC/Rio Tinto. C’est donc à IOC/Rio Tinto de prendre ses responsabilités. »

Le litige opposant les deux communautés innues et la minière IOC progresse, mais est loin d’être réglé. L’entreprise IOC, qui a extrait et vendu près d’un milliard de tonnes de fer provenant de ses mines de Schefferville avant de cesser ses activités localement, fait bande à part puisque c’est la seule minière de la région qui n’a jamais conclu d’entente avec les Innus incluant dans le cas de ses opérations de Labrador City.

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Publié le 17 décembre, 2018, dans la publication : Numéro 21 Volume 36

  • Cour supérieure du Québec
  • Cour suprême du Canada
  • Innus
  • Labrador City
  • Labrador Ouest
  • Minière IOC
  • Premières nations
  • Rio Tinto
  • Schefferville
  • Terre-Neuve-et-Labrador

Publié sur le site le 17 décembre 2018

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Carol Auto Ford

Un demi-siècle au service des consommateurs

par Éric Cyr

Carol Automobile Ford de Labrador City célébrait son cinquantième anniversaire, le 4 octobre dernier. Plusieurs dignitaires étaient sur place pour prendre part à l’événement, notamment un haut placé de Ford Canada, des délégués de compagnies minières, le député libéral provincial du Labrador Ouest, Graham Letto, des élus municipaux et un prêtre catholique, le père Joy, ainsi que des représentants des médias. Les employés, dont le doyen actuel qui cumule 35 ans de loyaux services, Tony White, étaient aussi réunis pour l’occasion.

Un diaporama de l’évolution historique du dépositaire Ford local a été présenté durant les allocutions et un buffet a été servi avant l’apparition de la mascotte, l’ours polaire Blair, au grand bonheur des enfants. Le 49e anniversaire de mariage de Roger Cayouette, l’un des trois frères qui ont démarré l’entreprise, qui était présent avec sa femme Charlotte Lessard et leur fils Vincent, qui y a travaillé, a été souligné. Un hommage a aussi été rendu au mécanicien Jacques « Coco » Pelletier, qui a œuvré chez Carol Auto durant plus de 43 ans et est malheureusement décédé le 24 août dernier.

Visionnaire

Le concessionnaire automobile a vu le jour grâce à la vision du Bellechassois feu Robert Cayouette, surnommé affectueusement « le chef », qui a concrétisé son rêve d’implanter une franchise du constructeur automobile Ford au Labrador Ouest en 1968. À cette époque, il n’y avait pas de route pour se rendre au Labrador, qui était seulement accessible par train ou par avion, et Fermont n’existait pas encore. Il fallait donc de l’audace pour songer à établir une franchise de Ford dans cette région minière isolée. Les débuts de cet ambitieux projet ont été façonnés essentiellement par cet homme tenace qui a su recruter des personnes de confiance et les inciter à se joindre à lui dans cette grande aventure qui exigeait un total déracinement. Qui de mieux placé pour l’épauler dans cette entreprise que deux de ses frères, Clément et Roger, qui se sont laissés convaincre de le suivre.

Des débuts modestes

Après avoir loué un espace commercial, aujourd’hui occupé par City Tire, les trois frères achètent à un homme d’affaires local, M. Tarrant, un garage de quatre portes déjà érigé à l’emplacement actuel, vestige d’une tentative avortée d’implantation embryonnaire et éphémère d’une bannière Ford. Les trois mousquetaires déterminés sont bien décidés à réussir là où leurs précurseurs ont échoué. Clément, qui avait appris l’anglais lors de son service militaire, faisait l’interprète alors que les deux autres frangins ont rapidement dû apprendre cette langue. Le trio fraternel s’est adjoint un associé, le mécanicien Gilbert Boutin qui aiderait Roger, et ils ont habité dans une modeste maison mobile de quatre chambres au parc de roulottes de l’endroit. Tous devaient mettre les bouchées doubles afin d’assurer le succès de la démarche. Un premier vendeur de voitures, Serto Cyr, s’est ajouté à l’équipe et, en 1973, on procède à la construction d’un agrandissement du garage auquel une porte sera ajoutée. Une station-service gérée par l’Acadien Alphonse Maillet est adjacente au bâtiment et un espace vacant à l’étage inférieur est loué aux coassociés André Allard et Ghislain Boily, qui y opèrent un atelier de débosselage. C’est à cet endroit que, en 1975, débute un incendie qui cause des dommages importants. Une réfection, qui durera six mois, est alors amorcée juste avant l’arrivée du vendeur Jacques Lebel qui remplace son prédécesseur en 1976, propulsant les ventes vers des sommets inégalés.

Détermination et optimisme

Le fils de Robert, Michel, se souvient avec émotion d’un épisode où son père, ayant dû se rendre au garage à la dernière minute pour régler un dossier juste avant de partir en vacances, a dû courir derrière le train en marche afin de rattraper de justesse sa famille qui était à bord. Le 19 janvier 1982, une tempête sans précédent avec des vents atteignant 111 km/h frappe la région et arrache le plastique du panneau publicitaire de Ford, ce qui endommage plusieurs autos neuves stationnées dans la cour. Très croyant, M. Cayouette ne s’est jamais laissé abattre durant les moments difficiles comme la récession économique du début des années 1980 qu’il a réussi à surmonter tout en poursuivant ses activités. D’ailleurs, Carol Auto Ford est le seul concessionnaire local à avoir offert un service continu depuis sa fondation : GM a dû interrompre ses activités durant cette crise et Chrysler n’y a pas survécu et a fermé ses portes.

Troisième génération

En 1993, le fondateur prend sa retraite et cède ses actifs à deux de ses fils, Michel et Mario, qui prennent la relève. Ce sont eux qui gèrent actuellement l’entreprise familiale. Ces derniers entreprennent un agrandissement du bâtiment qui est terminé en 2010, juste avant le triste décès de leur père en septembre 2011. Les fils de Michel, Mathew, et de Mario, Marc, travaillent actuellement au sein de la compagnie en attendant d’éventuellement reprendre le flambeau.

Le concessionnaire qui a toujours offert un service de qualité en français et qui a obtenu de nombreuses reconnaissances nationales de Ford Canada est « un excellent citoyen corporatif » selon le député Letto. Carol Auto s’est toujours impliqué dans les communautés locales en contribuant à encourager de nombreuses activités culturelles, sociales et sportives d’ici. Longue vie à Carol Auto Ford !

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Publié le 22 octobre, 2018, dans la publication : Numéro 17 Volume 36

  • Carol Automobile Ford
  • Cayouette
  • Concessionnaire Ford
  • Dépositaire Ford
  • Entreprise familiale
  • Ford trois générations
  • Garage Ford
  • Labrador City
  • Succès entrepreneurial

Publié sur le site le 22 octobre 2018

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Rio Tinto IOC

Inauguration de la mine Wabush 3

par Éric Cyr

Source photo : Mike Power

La minière Rio Tinto IOC a procédé à l’ouverture d’un nouveau puit à ciel ouvert sur le site de ses opérations minières à Labrador City dans le cadre du projet minier Wabush 3. La fosse Moss, qui s’ajoute aux infrastructures existantes de la compagnie, a été officiellement inaugurée, le 25 septembre dernier, en présence de dignitaires dont le premier ministre de Terre-Neuve-et-Labrador, Dwight Ball, et le président et PDG de la minière, Clayton Walker, qui ont coupé le ruban rouge pour l’occasion.

La nouvelle ressource minérale en préparation depuis un peu plus de cinq ans a été développée sur une période de 15 mois par une équipe de 70 personnes et aura nécessité des investissements de 79 M $. L’exploitation du nouveau gisement, qui sera intégré à la mine déjà existante de Carol Lake, devrait prolonger d’au moins une douzaine d’années l’extraction minière à Labrador City, étirant ainsi la durée de vie des opérations locales à plus d’un demi-siècle. Cet ajout permettra également de diminuer les coûts de production et d’accroître la production d’IOC qui passera de 18 à 23 millions de tonnes annuellement, tout en stimulant la vitalité économique de la région, ainsi que celle de Sept-Îles sur la Côte-Nord, puisque le minerai de fer y est expédié par chemin de fer avant d’être exporté à l’aide de minéraliers, ce qui nécessitera plus de conducteurs de locomotives et de transbordements.

Optimisme et environnement

Selon le président de la section locale des Métallos/Steelworkers 5795 de Labrador City, Ron Thomas, la concrétisation de ce projet minier est une bonne chose pour la communauté et les travailleurs tout en contribuant à augmenter l’adhésion au syndicat. Ce dernier émet cependant une réserve en ce qui a trait à la proximité de cette nouvelle mine avec la ville, ce qui pourrait occasionner des problèmes de poussière, et la minière devra assumer ses responsabilités concernant cet aspect environnemental particulier et remédier à la situation si elle se présente. Selon le président d’IOC, Clayton Walker, c’était le moment opportun d’investir compte tenu de l’appui des actionnaires, du gouvernement, des employés et des syndicats locaux combiné à la confiance grandissante dans le marché du fer.

La mine Moss a été nommée en l’honneur du géologue A.E. Moss qui, dans les années 1950, a joué un rôle déterminant dans l’exploration et la mise en valeur initiales des mines aujourd’hui exploitées par la minière IOC dans cette localité.

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Publié le 8 octobre, 2018, dans la publication : Numéro 16 Volume 36

  • Fosse Moss
  • Industrie minière
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  • Labrador City
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  • Premier ministre Dwight Ball
  • Rio Tinto IOC
  • Wabush 3

Publié sur le site le 9 octobre 2018

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Club de golf Tamarack

50 ans de beaux moments!

par Éric Cyr

Le club de golf Tamarack de Labrador City fondé en 1968 a célébré un demi-siècle d’activité cet été. Malgré un climat nordique souvent très changeant qui peut parfois contribuer à raccourcir la saison et auquel il faut s’adapter, cette institution sportive dans la région offre un ravissant parcours de qualité comprenant 18 trous répartis sur une superficie de 6110 verges de longueur au grand plaisir des amateurs de golf.

Le cinquantième anniversaire de cet organisme sans but lucratif (OSBL), qui occupe son emplacement actuel depuis 1972 et qui dispose d’un service de restauration ouvert au public sept jours sur sept et d’une boutique de location et de vente d’équipement, a été souligné de façon spéciale durant la période estivale notamment avec le tournoi des marchands, une tradition annuelle fort prisée des golfeurs et soutenue par les entreprises locales, les 11 et 12 août derniers. D’anciens adeptes de cette discipline n’habitant plus les parages se sont même déplacés pour l’occasion.

Entourés de sapins et d’épinettes, les athlètes masculins et féminins de tous niveaux, incluant les enfants de 7 à 15 ans dans le cadre d’un programme jeunesse, peuvent pratiquer leurs habiletés dans ce sport difficile qui peut être intimidant au début, mais que tout le monde peut apprendre. La saison, qui débute habituellement fin mai, début juin et qui se termine fin septembre, début octobre, se poursuit au gré des intempéries pour une cinquième décennie.

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Publié le 27 août, 2018, dans la publication : Numéro 13 Volume 36

  • Cinquantième anniversaire
  • Club de golf Tamarack
  • Institution sportive
  • Labrador City
  • Organisme sans but lucratif-OSBL

Publié sur le site le 27 août 2018

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Rio Tinto IOC

La grève est terminée

par Éric Cyr

Les 1 304 travailleurs des sections locales 5795 et 6731 du Syndicat des Métallos/Steelworkers de la minière Rio Tinto IOC à Labrador City, qui étaient en grève depuis le 26 mars 2018 après avoir refusé une première entente de principe, se sont prononcés, le 28 mai dernier, dans une proportion de 79 % pour légitimer un nouveau contrat de travail de cinq ans mettant ainsi fin au conflit qui les opposait à leur employeur. Leurs quelque 300 confrères de la section 9344 à Sept-Îles sur la Côte-Nord ont emboîté le pas le lendemain en entérinant le second accord proposé par la partie patronale à 80 %.

Les employés de la compagnie minière IOC au Labrador Ouest ont donc délaissé les piquets de grève qu’ils occupaient depuis plus de deux mois afin de retourner vaquer à leurs occupations professionnelles. Un total de 117 travailleurs, composant une partie de leurs collègues nord-côtiers affectés à la voie ferrée et aux activités portuaires à Sept-Îles, qui avaient été mis à pied le 14 mai à cause de la grève qui sévissait au Labrador, ont été invités par l’entreprise à se présenter au travail le 30 mai après l’acceptation de cette nouvelle convention collective. Les syndiqués québécois qui détenaient le droit de grève depuis le 10 avril n’ont pas pu exercer ce moyen de pression, car ils étaient toujours en attente d’une décision du Conseil canadien des relations industrielles qui devait se prononcer sur les services essentiels à maintenir. Le récent dénouement leur permettra d’éviter cette option qui n’a plus sa raison d’être à la suite du règlement.

Solidarité sans faille

« Cette négociation a demandé une grande patience et une grande solidarité de tous les membres. Nous avons attendu, nous sommes restés solidaires de nos confrères au nord. Et le résultat en fin de compte est à la satisfaction de tous. La ténacité de nos membres aura porté ses fruits », explique le président de l’unité sept-îlienne 9344, Eddy Wright. Le représentant syndical des Métallos, Dany Maltais, confie pour sa part : « Le contrat est en deux parties. Il y a une entente locale et une entente commune. Les membres sont satisfaits du contrat dans son ensemble. Voilà où a mené la combativité de l’ensemble des travailleurs d’IOC. »

Le tronc commun du nouvel arrangement prévoit une majoration des cotisations de l’employeur dédiées aux retraites et des hausses salariales annuelles de 2,4 % sont aussi au menu pour la durée de cet accord.

Pour les travailleurs québécois, le maximum de dépenses de santé pouvant être assurées à vie est augmenté substantiellement alors que pour ceux du Labrador il y aura une meilleure couverture des soins médicaux qui comprend un accroissement du plafond des prestations qui est dorénavant fixé à 45 000 $ annuellement, avec une garantie de l’employeur de couvrir les frais directement s’il y a un dépassement de coûts au niveau des assurances durant la durée de la nouvelle convention, selon le président de la section labradorienne 5795, Ron Thomas. Ce dernier confie que les travailleurs temporaires ne constitueront plus un problème puisque les nouvelles embauches seront exclusivement réservées pour des postes à temps plein.

M. Thomas considère que les membres qu’il représente ont obtenu dans l’ensemble ce qu’ils souhaitaient moyennant quelques compromis raisonnables. « Ce qui est malheureux c’est qu’il aura fallu en arriver à déclencher une grève qui aura duré neuf semaines avant de parvenir à finalement s’entendre de façon juste et équitable. » Pour Rio Tinto IOC, cet arrangement offre des conditions de rémunération concurrentielles tout en assurant la flexibilité nécessaire pour assurer la pérennité et la compétitivité de l’entreprise minière.

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Publié le 11 juin, 2018, dans la publication : Numéro 11 Volume 36

  • Contrat de travail
  • Convertion collective
  • Grève
  • Labrador City
  • Métallos
  • Minière IOC
  • Rio Tinto IOC
  • Solidarité

Publié sur le site le 11 juin 2018

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Rio Tinto IOC

La solidarité l’emporte, la grève se poursuit

par Éric Cyr

Les membres de la section locale 9344 du Syndicat des Métallos affectés à la voie ferrée et aux activités portuaires de la compagnie minière Rio Tinto IOC à Sept-Îles sur la Côte-Nord ont rejeté, les 18 et 19 avril derniers, en assemblée générale la proposition d’entente de principe conclue entre l’employeur et le comité de négociations, dans une proportion de 94,4 % imitant ainsi leurs collègues du Labrador Ouest des sections locales 5795 et 6731 qui avaient fait de même, à 76,5 %, les 16 et 17 avril. Les 1300 travailleurs de Labrador City ont donc choisi de poursuivre la grève entamée le 26 mars.

Grève ou mise à pied

« Il faut voir ce rejet [des syndiqués de Sept-Îles] dans la suite logique de ce qui s’est passé avec les confrères de la mine au Labrador. Ces derniers ont eux aussi rejeté l’entente de principe et choisi de poursuivre leur grève. Nos membres n’étaient pas à l’aise dans ce contexte d’entériner un nouveau contrat de travail. De toute façon, il faut être lucide, tant qu’il n’y a pas reprise des activités au nord, il n’y a pas de boulot à transporter du minerai pour nos membres sur le chemin de fer et au port. C’est la grève ou les mises à pied pour nous », explique le coordonnateur des Métallos sur la Côte-Nord, Nicolas Lapierre.

Unité nord-sud

« Ce résultat doit être vu comme un geste de solidarité. Nous croyons que nous avions entre les mains une entente satisfaisante. Mais le rejet de la part des membres des autres sections locales au Labrador, dont les enjeux sont à certains égards différents des nôtres, est venu changer la donne. Nous souhaitons reprendre les négociations à la même table que nos confrères et consœurs du Labrador », fait valoir le président de la section 9344 des Métallos, Eddy Wright.

Les 305 membres de cette unité syndicale sept-îlienne ont théoriquement le droit de grève depuis le 10 avril dernier, mais ne peuvent l’exercer, faute d’entente avec l’employeur quant au niveau de services essentiels à maintenir notamment en ce qui a trait au seul lien terrestre vers Schefferville, le chemin de fer QNS&L, qui assure un service de passagers et un ravitaillement de marchandises vers l’endroit. Un arbitre fédéral doit statuer à ce sujet au cours des prochaines semaines.

Le Syndicat des Métallos a annoncé, le 20 avril dernier, lors d’un rassemblement en soutien aux grévistes du Labrador, qui a rassemblé plusieurs centaines de personnes à Sept-Îles, que la minière IOC mettra à pied quelque 200 travailleurs québécois soit près du deux tiers de ses 350 employés sept-îliens à compter du 14 mai prochain. Cette information a été confirmée par la directrice des relations médias chez Rio Tinto, Claudine Gagnon, qui explique cette décision est la conséquence de la grève qui perdure à Labrador City tout en ajoutant que la compagnie est ouverte aux discussions et espère trouver des solutions rapidement.

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Publié le 30 avril, 2018, dans la publication : Numéro 08 Volume 36

  • Conflit de travail
  • Fer
  • Grève
  • Industrie minière
  • IOC
  • Labrador City
  • Métallos
  • Rio Tinto
  • Sept-Îles
  • Syndicat des Métallos

Publié sur le site le 30 avril 2018

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Rio Tinto IOC

La grève à Sept-Îles est repoussée

par Éric Cyr

Les syndiqués affectés à la voie ferrée et aux activités portuaires à la minière Rio Tinto IOC à Sept-Îles, qui ont rejeté massivement dans une proportion de 98 % les dernières offres patronales le 29 mars dernier, ne pourront pour l’instant rejoindre leurs quelque 1300 collègues grévistes à Labrador City en déclenchant eux aussi une grève parallèle. C’est que ces derniers sont assujettis aux normes du Conseil canadien des relations industrielles (CCRI), un tribunal quasi judiciaire indépendant, en vertu de la législation canadienne qui régit l’accréditation syndicale de la section locale 9344 des Métallos à Sept-Îles.

Selon le coordonnateur régional du Syndicat des Métallos, Nicolas Lapierre, les syndiqués et l’employeur ne se sont pas entendus sur les services essentiels à maintenir durant le conflit de travail et les deux partis devront donc se conformer à la décision de ce tribunal administratif fédéral responsable de l’interprétation et de l’application des relations de travail selon le Code canadien du travail dans le cadre d’un différend, ce qui pourrait prendre quelques semaines selon le Syndicat. C’est que les Métallos sept-îliens de la section locale 9344 relèvent de la juridiction fédérale.

Primordial pour le lac Bloom

Le chemin de fer QNS&L constitue en partie un lien terrestre essentiel pour les citoyens de Schefferville, car il assure le transport de passager et de marchandises via Transport ferroviaire Tshiuetin, mais aussi le transport du minerai de fer de la minière Tata Steel à Schefferville et de Minerai de fer Québec (MFQ). Le représentant syndical Dany Maltais parle de l’importance pour MFQ, qui vient de redémarrer les installations minières de la mine du lac Bloom à proximité de Fermont, de pouvoir poursuivre ses activités en utilisant ce chemin de fer pour le transport du minerai puisqu’un contrat est en vigueur avec la minière IOC à cet effet.

Des membres de l’exécutif de la section locale 9344 chez IOC à Sept-Îles, qui représente 305 adhérents, se sont récemment rendus à Labrador City pour appuyer leurs collègues grévistes du Nord et leur remettre un chèque de 25 000 $. « C’est un message d’appui à nos confrères et d’unité que nous souhaitons envoyer à l’employeur », fait valoir le président de cette unité syndicale, Eddy Wright. Les 1300 confrères du Labrador, qui travaillent à la mine, ont quant à eux déclenché une grève dans la nuit du 26 mars dernier.

« Nous ne pouvons en faire autant pour l’instant. Nous souhaitons toutefois que les négociations soient fructueuses tant pour les Métallos de Sept-Îles que pour ceux de Labrador City », fait valoir le syndicaliste Dany Maltais.

Le président de la section locale 5795 à Labrador City, Ron Thomas, a confié que des pourparlers ont repris pour la quatrième fois, après deux semaines de grève, le vendredi 13 avril à Sept-Îles.

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Publié le 16 avril, 2018, dans la publication : Numéro 07 Volume 36

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Publié sur le site le 16 avril 2018

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Hockey sur glace

La coupe Stanley dans la région

par Éric Cyr

Légende photo : Ryan Hurley, François Bouchard, Pascal Bérubé et le gardien de la coupe Howie Borrow.

La coupe Stanley, la véritable, celle qui est présentée aux joueurs professionnels de l’équipe ayant remporté les finales de la Ligue nationale de hockey (LNH), était de passage à Fermont pour la deuxième fois en une décennie, le 17 mars dernier, dans le cadre d’un camp d’habiletés de Hockey Canada pour les jeunes hockeyeurs fermontois.

Le gardien de la coupe, Howie Borrow, était accompagné du gérant pour le Québec du Centre régional de Hockey Canada, François Bouchard et de Ryan Hurley de Hockey Canada/Ontario qui se sont déplacés pour l’occasion. Les joueurs de l’équipe locale Le Blizzard de toutes les catégories ont eu la chance d’être photographiés sur la glace à l’aréna Daniel-Demers avec le légendaire trophée durant la journée. Plusieurs convives se sont par la suite rassemblés en soirée dans le cadre d’un souper-bénéfice au profit de l’Association du hockey mineur de Fermont (AHMF) qui a été organisé au Centre multifonctionnel Cliffs où un encan pour un gilet de hockey a aussi eu lieu.

Le public pouvait également venir admirer la coupe Stanley après le repas et de nombreuses personnes se sont fait prendre en photo par le photographe local Gino Dupuis avec le fameux symbole afin de conserver un souvenir impérissable de son passage.

Le président de l’AHMF, Simon Gauthier est très heureux du déroulement de cette activité qui a autant réjoui les adeptes que les partisans de hockey. La coupe Stanley, que l’on pourrait qualifier de rare élément rassembleur des différentes cultures au pays, a été transportée le lendemain à l’aréna de Labrador City, où de jeunes joueurs et des admirateurs de hockey l’attendaient avec impatience, avant de reprendre sa tournée sur la route qui l’a déjà menée dans plusieurs pays.

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Publié le 2 avril, 2018, dans la publication : Numéro 06 Volume 36

  • Association du hockey mineur de Fermont
  • Camp d'habiletés de hockey
  • Coupe Stanley
  • Fermont
  • Hockey Canada
  • Labrador City
  • Le Blizzard

Publié sur le site le 3 avril 2018

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Rio Tinto IOC

La grève est déclenchée

par Éric Cyr

Légende photo : La gréviste Nadine Goulet de Labrador City, la fille de celui qui détient le record de longévité à la minière IOC soit plus d’un demi-siècle, feu Jean-Marie Goulet, affiche une pancarte où il est inscrit : des négociations équitables ne se font pas à sens unique.

Les travailleurs de la minière Rio Tinto IOC au Labrador ont déclenché la grève le 27 mars dernier à minuit. Un vote de grève à 91,1 % pour les syndiqués de la plus importante section locale des Métallos/Steelworkers de Rio Tinto IOC, la section 5795 à Labrador City dont les membres semblent déterminés à en constater les commentaires sur la page Facebook du syndicat USW 5795 : « En route vers la barrière, frères et sœurs. » Les employés d’entrepôt de la section locale 6731 de Labrador City ont aussi voté pour la grève à 93 %.

 

Immédiatement après le vote, les grévistes étaient déjà très nombreux sur le piquet de grève à l’entrée de la mine au Labrador Ouest avec leurs pancartes. Au moment de mettre sous presse, les syndiqués de Sept-Îles au Québec devaient aussi voter sur les offres, mais ils n’ont pas le droit de grève (ou de lockout) avant la mi-avril, car le chemin de fer et le port relèvent de la juridiction fédérale et ils doivent d’abord s’entendre sur les services essentiels. Ils devraient logiquement emboîter le pas et rejoindre le mouvement fortement majoritaire si rien ne change.

Contexte

Le contrat de travail des employés de la minière Rio Tinto IOC est échu depuis le 28 février dernier. Les négociations pour le renouvellement de la convention collective ont à nouveau achoppé alors que les pourparlers ont été rompus pour la troisième fois entre le Syndicat des Métallos et l’entreprise, le 24 mars dernier après seulement 24 heures de discussions. La grève qui avait été évitée jusqu’à présent revient donc à l’ordre du jour pour les plus de 1700 travailleurs syndiqués de la compagnie minière à Sept-Îles sur la Côte-Nord et à Labrador City au Labrador qui avaient voté dans une majorité écrasante à plus de 99 % pour un mandat de grève à utiliser au moment opportun.

Conflit de travail annoncé

La grève qui avait été repoussée de justesse après que la compagnie ait soumis une nouvelle proposition le 21 mars dernier, annulant le plébiscite qui devait avoir lieu à ce sujet, va donc finalement se produire puisque l’offre « finale » déposée par IOC ne satisfait pas le Syndicat qui a rejeté les offres patronales. Le président de la section locale 5795 à Labrador City, Ron Thomas a écrit à ses membres sur la page Facebook USW 5795 : « Votre comité de négociations a reçu une offre finale de la compagnie que nous ne pouvons accepter. »

Facebook avant les travailleurs

La minière a dévoilé sur les réseaux sociaux une partie du contenu de sa dernière proposition qui devait être transmise aux travailleurs lors d’assemblées à Sept-Îles et à Labrador City, notamment en ce qui a trait à une éventuelle bonification de sa contribution déterminée au régime de retraite, avant qu’elle ne leur soit acheminée par le Syndicat suscitant la grogne de plusieurs syndiqués. Cette information partielle et tendancieuse se retrouve (en anglais seulement, double manque de respect) sur la page Facebook Iron Ore Company of Canada/Compagnie minière IOC, ce qui a choqué le porte-parole sept-îlien des Métallos, Dany Maltais qui a fermement dénoncé cette façon de faire peu cavalière qui ne respecte ni le processus normal ni les travailleurs. Ce dernier affirme que le Syndicat considère que cette publication ne reflète pas l’offre déposée par l’employeur, mais est plutôt destinée à mettre en valeur quelques éléments isolés qui font l’affaire de l’entreprise qui tente de redorer son blason.

Rio Tinto qui est copropriétaire de l’aluminerie ABI de Bécancour doit déjà gérer un lockout qui y sévit depuis le 11 janvier dernier et qui affecte 1030 syndiqués métallos.

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Publié le 2 avril, 2018, dans la publication : Numéro 06 Volume 36

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Publié sur le site le 3 avril 2018

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Rio Tinto IOC

Un mandat de grève fort

par Éric Cyr

Après la rupture des pourparlers au sujet du renouvellement de la convention collective à deux reprises et malgré l’intervention de deux conciliateurs nommés par deux paliers de gouvernement, un pour le Québec et un pour Terre-Neuve-et-Labrador, le Syndicat des Métallos a rejeté de façon indéniable les demandes de concessions de la minière Rio Tinto IOC sur la Côte-Nord du Québec et au Labrador. Ses adhérents ont voté sans équivoque dans une très forte proportion pour un mandat de grève générale illimitée à exercer au moment jugé opportun.

Action collective concertéeAprès avoir délibéré, les travailleurs employés par la minière IOC ont voté massivement pour une grève éventuelle lors d’assemblées générales qui se sont tenues à Sept-Îles et à Labrador City. Après les 1300 syndiqués de la section locale 5795 à Labrador City, qui ont adopté un mandat de grève à 99,6 %, soit presque à l’unanimité, et la section locale 6731 des employés de bureau qui ont refusé les offres à 100 % après un plébiscite, les 305 membres de la section locale 9344 à Sept-Îles, qui assurent les opérations de transport du minerai en provenance de la mine du Labrador vers le port de Sept-Îles, ont imité leurs confrères et consoeurs du Labrador en se prononçant sur les mêmes offres patronales qu’ils ont écartées dans une proportion de 99,2 %.

Solidarité et détermination

« Nos membres ont envoyé un message clair : ils sont prêts à se battre pour préserver un seul et même régime de retraite et pour protéger leur droit à des vacances. L’employeur doit en prendre acte et corriger le tir à la table de négociations », souligne le président de la section locale 9344, Eddy Wright. Le représentant syndical des Métallos, Dany Maltais a pour sa part confié que les salaires ne constituent pas un enjeu majeur à l’heure actuelle et que pour l’instant, le syndicat ne souhaite pas avoir recours à la grève. L’objectif est plutôt que la partie patronale se rassoit afin de discuter de bonne foi tout en retirant ses demandes de concessions déraisonnables et que l’entreprise minière abdique ses tentatives de changer le régime actuel.

« À court terme, nous espérons une reprise des négociations. L’employeur connaît maintenant notre position. La solidarité au sein de l’unité syndicale est essentielle. Les syndiqués rejettent l’idée de créer deux sortes d’employés et sont opposés à la disparité de traitement pour les nouvelles générations de travailleurs (clauses orphelin), c’est un principe que les Métallos ont défendu avec succès dans le cadre de plusieurs négociations récentes et auquel ils ne démordront pas. Il est totalement inadmissible de tolérer un régime de retraite moins généreux à deux vitesses qui pénaliserait les nouveaux venus et hypothèquerait la postérité. Dans le même esprit à l’heure de la conciliation travail-famille, il est impensable de priver les travailleurs de vacances bien méritées. Ces demandes de concessions semblent sorties tout droit d’une autre époque et l’employeur doit y renoncer »

Au Labrador

Le président de la section locale 5795 à Labrador City, Ron Thomas, a pour sa part déclaré que les premières demandes de la compagnie étaient inacceptables puisqu’elles s’attaquaient à la classification d’ancienneté et proposaient la suppression d’une catégorie d’emploi en plus de vouloir amputer du deux tiers la pension de la relève. « Personne ne veut une grève. Nous ne souhaitons pas de conflit, nous voulons simplement obtenir notre juste part du gâteau. Si nous y sommes obligés, si nous n’avons pas le choix, nous n’hésiterons cependant pas à employer cette méthode. »

La dernière grève chez IOC a eu lieu du 9 mars au 23 avril 2007. Un retour à la table des négociations est prévu pour le 14 mars. L’actionnaire principal de cette minière, Rio Tinto, est aussi copropriétaire de l’aluminerie ABI de Bécancour où un lockout sévit depuis le 11 janvier dernier affectant 1030 syndiqués affiliés aux Métallos.

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Publié le 19 mars, 2018, dans la publication : Numéro 05 Volume 36

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Publié sur le site le 20 mars 2018

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Rio Tinto IOC

Démarrage du projet Wabush 3 au Labrador

par Éric Cyr

Source photo : CBC

La minière Rio Tinto IOC a officiellement entamé cet été les travaux de préparation de son projet d’exploitation de la fosse Wabush 3 à Labrador City en mobilisant les employés et les équipements nécessaires lors de son lancement le 22 juin dernier. Cette expansion, qui nécessite des investissements de 79 millions de dollars, prolongera la durée de vie de la mine, permettra de produire davantage de concentrés et de boulettes de fer de haute qualité tout en maximisant l’utilisation des infrastructures existantes. Le nouvel aménagement qui favorisera une réduction des coûts d’exploitation nécessitera cependant d’adopter des mesures pour minimiser son impact sur le territoire impliquant le déménagement de poissons et la réalisation de nouveaux sentiers de ski.

Le chef des opérations de la compagnie, Thierry Martel, explique que ces mesures additionnelles visent à exercer les opérations tout en assurant la sécurité des citoyens et en préservant leur utilisation récréative du territoire. Le président et chef de la direction d’IOC, Clayton Walker, confie pour sa part : « Chez IOC, le développement durable à long terme nous tient à cœur et Wabush 3 est un projet important pour la communauté de Labrador Ouest qui nous aidera à renforcer la durabilité de nos opérations qui profiteront aux générations futures dans la région. Nous sommes très heureux de la forte mobilisation de nos employés, entrepreneurs et parties prenantes à l’égard de ce projet et nous sommes tous ravis de voir les travaux débuter. »

Assurer l’avenir

Le nouveau puits de Wabush 3, dont le minerai de fer est à la surface donc plus facilement accessible et qui contient peu de contaminants ce qui favorise une qualité plus constante, jouxtera la mine actuelle et permettra à IOC de grandement renforcer la durabilité de ses activités en lui fournissant une source additionnelle de minerai de fer. Le contrat visant les travaux de terrassement préliminaires pour la construction du puits a été accordé en sous-traitance à Dexter Mining, une entreprise du Labrador Ouest qui emploiera environ 70 employés tout au long des travaux de développement. Un représentant du syndicat des Métallos/Steelworkers au Labrador, Euclide Haché, précise que c’est un sous-traitant qui s’occupe de l’aspect du développement, mais que ce sont les travailleurs de la section locale 5795 à Labrador City qui prendront le relais et qui vont se charger par la suite de la production qui devrait passer de 18 à 23 millions de tonnes de fer annuellement au second trimestre de 2018 grâce à cet ajout situé à côté de la mine actuelle qui existe depuis 1962. « Ce nouvel apport constitue une garantie pour l’avenir. »

L’IOC aménagera une partie des sentiers de ski de fond du club Menihek Nordic à Labrador City pour remplacer ceux qui devront être fermés et dotera le centre de ski alpin Smokey Mountain d’un nouveau remonte-pente situé plus loin des activités minières anticipées en plus de procéder à une compensation des habitats de poissons qui vivent dans deux lacs près de la fosse.

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Publié le 28 août, 2017, dans la publication : Numéro 13 Volume 35

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Publié sur le site le 28 août 2017

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Expansion minière à Labrador City

Feu vert pour la mine Wabush 3 de la compagnie IOC

par Éric Cyr

À la suite de l’approbation d’un investissement de 79 millions de dollars canadiens par son conseil d’administration, la minière IOC, une filiale de Rio Tinto Alcan, ira de l’avant avec son projet de développement de mine à ciel ouvert Wabush 3, qui était en veilleuse depuis mai dernier, à Labrador City. Ce nouveau schéma d’aménagement permettra d’assurer la longévité de la mine, de réduire les coûts d’exploitation et d’augmenter la production de concentré et de boulettes de fer. Le nouveau puits sera exploité dans le cadre des activités minières existantes de la compagnie IOC au Labrador.

Le président et chef de la direction chez IOC, Clayton Walker, déclare que cette décision est en grande partie attribuable au dévouement des employés et aux importantes améliorations de performance obtenues en 2016, qui ont renforcé la crédibilité auprès des actionnaires  : « Cet investissement axé sur la valeur offrira des avantages considérables et profitera de façon significative à notre entreprise, à nos employés et aux collectivités environnantes de l’Ouest du Labrador et de Sept-Îles pendant de nombreuses années. Il permet de prolonger la durée de vie de la mine et d’offrir des possibilités d’emplois pour l’avenir. Le projet de Wabush 3 fournira une source flexible de minerai de fer qui nous aidera à atteindre notre capacité actuelle et à réaliser notre plan. »

Capacité de production accrue

Entièrement intégrée aux opérations d’IOC, la mine de Wabush 3 s’appuiera sur l’infrastructure et les installations d’entretien, de livraison de minerai et de traitement et de gestion des résidus de la minière au Labrador et sur la Côte-Nord au Québec. IOC souhaite moderniser ses actifs et son modèle d’exploitation afin d’assurer une production plus sûre et plus stable et de demeurer un producteur à faible coût de concentré et de boulettes de fer de qualité pour l’industrie sidérurgique. Selon M. Walker, la compagnie s’engage à poursuivre la concrétisation et l’exploitation de ce projet d’une manière respectueuse de l’environnement et à maintenir un engagement significatif avec toutes ses parties prenantes. Ce nouveau développement permettra d’établir une entreprise viable pour les générations futures.

« Ce projet représente la meilleure option pour IOC. Il nous permet d’accéder à du minerai de qualité à faible coût et offre une occasion unique de rendre nos activités plus compétitives tout en réduisant les coûts d’exploitation. »

La fosse Wabush 3 sera aménagée à proximité de la fosse Luce. La minière dispose déjà de toutes les approbations réglementaires et environnementales nécessaires pour amorcer le démarrage du projet qui devrait débuter au printemps. Le premier minerai provenant de l’extraction de Wabush 3 est prévu pour l’été 2018 et stimulera la capacité de production annuelle de l’IOC qui passera de 18 à 23 millions de tonnes.

Vers une meilleure harmonie

« Nous tenons à souligner le travail d’équipe qui nous a permis de franchir ce jalon important grâce à la bonne gestion du projet. Cet effort concerté démontre qu’il est possible d’accomplir de grandes choses lorsqu’on établit un bon équilibre entre consultations concrètes, performance d’affaires éprouvée, valeurs et objectifs clairs. J’aimerais remercier tous les employés d’IOC, le leadership du syndicat des Métallos/Steelworkers, section locale 5795, les autres syndicats d’IOC et du chemin de fer QNS&L et la communauté pour l’appui continu que vous avez démontré…il faut célébrer de telles réussites (qui ont vu le jour) grâce à la collaboration de nos employés. » Le syndicat des Métallos a très bien accueilli la nouvelle. Le président international des Métallos/Steelworkers, Leo W. Gerard, confie : « Nous sommes enchantés qu’IOC fasse des investissements significatifs afin que Wabush 3 voie finalement le jour. » Pour sa part, le directeur de ce syndicat pour l’Ontario et les provinces atlantiques, Marty Warren, a salué cette annonce qu’il a qualifiée de bonne nouvelle tout comme le coordonnateur des Métallos de la Côte-Nord, Nicolas Lapierre, qui se réjouit de ces investissements :

« Ça vient pérenniser les emplois déjà existants puisqu’on rallonge la durée de vie de la mine, mais rien n’indique pour l’instant si de nouveaux emplois seront crées à Sept-Îles. » Le président de la section 5795 à Labrador City, Ron Thomas, anticipe pour sa part un changement d’attitude et des relations plus harmonieuses (ou moins acrimonieuses si l’on considère les près de 4000 griefs en latence) avec la nouvelle direction : « Nous devons envisager une relation basée sur la confiance, l’intégrité et le respect des liens qui nous unissent par une convention collective. Par ailleurs, nos membres, nos familles et notre communauté sont heureux de cette expansion qui favorisera de bons emplois locaux pour les générations à venir. Les syndiqués ont travaillé très fort afin de contribuer au succès de l’entreprise et à bâtir un avenir meilleur pour notre collectivité. »

 

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Publié le 6 mars, 2017, dans la publication : Numéro 4 Volume 35

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Publié sur le site le 7 mars 2017

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Près d’un demi-siècle de bénévolat

Hommage bien mérité à 77 ans

par Éric Cyr

Sur la photo de gauche à droite : Sylvie Desrochers, Lise Boucher, Michel Desrochers et sa conjointe Annette Swiderski.

L’Association francophone du Labrador (AFL) a rendu hommage à une pionnière de la communauté francophone de l’ouest du Labrador, le tout coïncidant avec son 77e anniversaire, à l’O’Brien Hall à Labrador City. L’ironie du sort a fait en sorte que Lise Boucher a participé à l’orchestration d’une soirée rétro organisée par l’organisme voué à la défense des droits des communautés francophones du Labrador sans se douter qu’en fait elle travaillait à préparer sa propre fête.

Mme Boucher, originaire de la métropole québécoise, s’est établie dans la région en 1967, juste après l’Expo 67 qu’elle a eu la chance de visiter. Celle qui est arrivée dans la région à 27 ans, a eu toute une surprise en constatant que les employés de l’AFL avaient manigancé une surprise pour souligner son anniversaire et célébrer l’engagement de la grande dame dans plusieurs sphères de l’activité sociale et culturelle de l’endroit. Certaines personnes qu’elle avait hébergées par le passé ont même pris l’avion pour venir célébrer cet évènement heureux en sa compagnie dont la réalisatrice montréalaise d’origine chinoise Doris Ingham, qui a produit le documentaire Peu importe l’âge traitant des liens intergénérationnels. Quel beau cadeau que de revoir des amis de longue date, mais quelle ne fut pas sa surprise, électrochoc total, quand soudain elle aperçut ses deux enfants, Michel et Sylvie Desrochers qu’elle ne se doutait absolument pas de voir sur place surtout que son fils, qui était accompagné de sa femme, habite aujourd’hui en Alberta et sa fille à Montréal.

« Que de belles émotions. Je ne m’attendais absolument pas à une telle surprise et un tel hommage. J’ai été littéralement transportée de bonheur. Merci à tous les organisateurs. »

Des témoignages d’amis provenant de plusieurs pays du monde ont aussi été projetés sur un écran géant durant la soirée.

Ardente défenseure du fait français, Lise Boucher, a touché à presque tous les aspects de la vie de la région. Mère de famille, elle s’est impliquée à plusieurs niveaux afin de faire évoluer de nombreux dossiers. Aujourd’hui veuve, elle a hébergé des femmes fraîchement débarquées au Labrador et ayant de la difficulté à se trouver un logement convenable, particulièrement durant la période du boom minier, tout en les aidant à découvrir toutes les facettes de la vie nordique. Elle est surtout connue pour son travail d’interprète qu’elle a su exécuter avec grande discrétion à la Cour provinciale de Wabush, à l’hôpital de Labrador City ou chez le chiropraticien ou le vétérinaire.

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Publié le 6 février, 2017, dans la publication : Numéro 2 Volume 35

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Publié sur le site le 6 février 2017

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