• Publications
  • Le journal
    • L’Équipe
    • Historique
    • Distinctions
  • Abonnements & membres
  • Annoncez avec nous
  • Contactez-nous
Journal le Trait d'Union du Nord
  • Publications
  • Le journal
    • L’Équipe
    • Historique
    • Distinctions
  • Abonnements & membres
  • Annoncez avec nous
  • Contactez-nous
  • Toutes les publications
  • Fer

  • Champion, la valse des millions

    Mine de fer du lac Bloom

    Champion, la valse des millions

  • Démarrage du projet Wabush 3 au Labrador

    Rio Tinto IOC

    Démarrage du projet Wabush 3 au Labrador

  • Champion poursuit son erre d’aller et signe une entente

    Mine de fer du lac Bloom

    Champion poursuit son erre d’aller et signe une entente

  • L’entente de principe est acceptée

    Métallos/ArcelorMittal

    Une 29 mai, 2017

    L’entente de principe est acceptée

  • Rejet en bloc des offres avant de conclure une entente de principe

    Renouvellement de la convention collective d’ArcelorMittal

    Rejet en bloc des offres avant de conclure une entente de principe

  • Champion et les Innus s’entendent

    Mine du lac Bloom

    Champion et les Innus s’entendent

  • Petit train va loin…

    Mine du lac Bloom

    Petit train va loin…

  • Un mandat de grève sans équivoque

    Métallos/ArcelorMittal

    Un mandat de grève sans équivoque

  • En attendant que le champion croise le fer

    Mine de fer du lac Bloom

    En attendant que le champion croise le fer

  • Feu vert pour la mine Wabush 3 de la compagnie IOC

    Expansion minière à Labrador City

    Feu vert pour la mine Wabush 3 de la compagnie IOC

  • Les hautes sphères s’entendent en altitude

    Philippe Couillard et Lakshmi Mittal

    Les hautes sphères s’entendent en altitude

  • Quand le dragon  s’endort, Arcelor se  revigore

    République populaire de Chine

    Quand le dragon s’endort, Arcelor se revigore

  • Les premiers répondants plaident pour la prudence

    Route nationale 389

    Les premiers répondants plaident pour la prudence

    • publications plus récentes

Fer

Champion, la valse des millions

Mine de fer du lac Bloom

Champion, la valse des millions

Démarrage du projet Wabush 3 au Labrador

Rio Tinto IOC

Démarrage du projet Wabush 3 au Labrador

Champion poursuit son erre d’aller et signe une entente

Mine de fer du lac Bloom

Champion poursuit son erre d’aller et signe une entente

L’entente de principe est acceptée

Métallos/ArcelorMittal

Une 29 mai, 2017

L’entente de principe est acceptée

Rejet en bloc des offres avant de conclure une entente de principe

Renouvellement de la convention collective d’ArcelorMittal

Rejet en bloc des offres avant de conclure une entente de principe

Champion et les Innus s’entendent

Mine du lac Bloom

Champion et les Innus s’entendent

Petit train va loin…

Mine du lac Bloom

Petit train va loin…

Un mandat de grève sans équivoque

Métallos/ArcelorMittal

Un mandat de grève sans équivoque

En attendant que le champion croise le fer

Mine de fer du lac Bloom

En attendant que le champion croise le fer

Feu vert pour la mine Wabush 3 de la compagnie IOC

Expansion minière à Labrador City

Feu vert pour la mine Wabush 3 de la compagnie IOC

Les hautes sphères s’entendent en altitude

Philippe Couillard et Lakshmi Mittal

Les hautes sphères s’entendent en altitude

Quand le dragon  s’endort, Arcelor se  revigore

République populaire de Chine

Quand le dragon s’endort, Arcelor se revigore

Les premiers répondants plaident pour la prudence

Route nationale 389

Les premiers répondants plaident pour la prudence

  • publications plus récentes

Mine de fer du lac Bloom

Champion, la valse des millions

par Éric Cyr

Champion ne cesse de multiplier les bonnes nouvelles, un tremplin pour la mine du lac Bloom près de Fermont qui appartient à sa filiale Minerai de fer Québec (MFQ). En mai dernier, MFQ avait annoncé que la société nippone (japonaise) Sojitz achèterait 40 % de la production de la mine en plus de prêter 20 M $. Après une entente de transport ferroviaire avec la société de chemin de fer QNS&L, en juin dernier, voilà maintenant que Champion a confirmé en juillet s’être entendue avec le port de Sept-Îles pour régler le différend entourant le paiement de sa part pour la construction du quai multiusager qui sera utilisé pour l’expédition de sa marchandise après avoir réuni via sa succursale des prêts de 180 millions de dollars américains dont 100 M $ US provenant de la Caisse de dépôt et placement du Québec (CDPQ), le bas de laine des Québécois.

Le contenu de l’entente avec le port de Sept-Îles est confidentiel, mais celui-ci pourra toucher 20 M $ canadiens dont 6 M $ ont déjà été versés. En vertu de cet accord, Champion s’engage a régler le solde à la suite d’un financement par actions. Il faut dire que l’État québécois pourrait injecter jusqu’à 52,7 M $ soit plus du double de son engagement actuel dans le projet de relance de la mine du lac Bloom qui vient de franchir un pas de géant vers son redémarrage. La CDPQ et la financière Sprott ont garanti un financement de 180 M $ US (230 M $ canadiens) à Minerai de fer Québec propriétaire du site minier. Pour compléter le montage financier estimé à 327 M $, la société minière compte lever 45 M $ des 72 M $ qui doivent encore être amassés. Afin de conserver sa participation de 36,8 % dans la mine, le fonds Capital Mines Hydrocarbures géré par Investissement Québec (IQ) a signifié son intention de verser les 27 M $ manquants. Selon une porte-parole d’IQ, Chantal Corbeil, c’est un projet qui va bien, qui n’a pas de problème à réunir de l’argent.

Le bas de laine des Québécois, qui reçoit 21 millions de bons de souscription, a consenti un prêt subordonné de 100 M $ US sur sept ans à un taux établi, sauf pour la première année, en fonction des prix du fer en expliquant que cette transaction s’inscrivait dans sa stratégie visant à épauler les compagnies minières québécoises. Du côté de Sprott, il s’agit d’un prêt prioritaire de 80 M $ US sur cinq ans. Selon le chef des opérations et vice-président à l’ingénierie de Champion, David Cataford, la quantité de capitaux nécessaires pour le redémarrage a été réduite de beaucoup et les sommes recueillies à l’heure actuelle permettent d’envisager une relance des activités au début de l’année 2018. Il reste selon ce dernier à sécuriser une portion en capitaux propres et ensuite l’entreprise devrait être en mesure d’annoncer un démarrage officiel.

Partager

Publié le 28 août, 2017, dans la publication : Numéro 13 Volume 35

  • Champion
  • Chemin de fer QNS&L
  • Fer
  • Fermont
  • Industrie minière
  • Mine du lac Bloom
  • Minerai de fer Québec
  • Port de Sept-Îles
  • Quai multiusager

Publié sur le site le 28 août 2017

  • Publication précédente
  • Prochaine publication

Rio Tinto IOC

Démarrage du projet Wabush 3 au Labrador

par Éric Cyr

Source photo : CBC

La minière Rio Tinto IOC a officiellement entamé cet été les travaux de préparation de son projet d’exploitation de la fosse Wabush 3 à Labrador City en mobilisant les employés et les équipements nécessaires lors de son lancement le 22 juin dernier. Cette expansion, qui nécessite des investissements de 79 millions de dollars, prolongera la durée de vie de la mine, permettra de produire davantage de concentrés et de boulettes de fer de haute qualité tout en maximisant l’utilisation des infrastructures existantes. Le nouvel aménagement qui favorisera une réduction des coûts d’exploitation nécessitera cependant d’adopter des mesures pour minimiser son impact sur le territoire impliquant le déménagement de poissons et la réalisation de nouveaux sentiers de ski.

Le chef des opérations de la compagnie, Thierry Martel, explique que ces mesures additionnelles visent à exercer les opérations tout en assurant la sécurité des citoyens et en préservant leur utilisation récréative du territoire. Le président et chef de la direction d’IOC, Clayton Walker, confie pour sa part : « Chez IOC, le développement durable à long terme nous tient à cœur et Wabush 3 est un projet important pour la communauté de Labrador Ouest qui nous aidera à renforcer la durabilité de nos opérations qui profiteront aux générations futures dans la région. Nous sommes très heureux de la forte mobilisation de nos employés, entrepreneurs et parties prenantes à l’égard de ce projet et nous sommes tous ravis de voir les travaux débuter. »

Assurer l’avenir

Le nouveau puits de Wabush 3, dont le minerai de fer est à la surface donc plus facilement accessible et qui contient peu de contaminants ce qui favorise une qualité plus constante, jouxtera la mine actuelle et permettra à IOC de grandement renforcer la durabilité de ses activités en lui fournissant une source additionnelle de minerai de fer. Le contrat visant les travaux de terrassement préliminaires pour la construction du puits a été accordé en sous-traitance à Dexter Mining, une entreprise du Labrador Ouest qui emploiera environ 70 employés tout au long des travaux de développement. Un représentant du syndicat des Métallos/Steelworkers au Labrador, Euclide Haché, précise que c’est un sous-traitant qui s’occupe de l’aspect du développement, mais que ce sont les travailleurs de la section locale 5795 à Labrador City qui prendront le relais et qui vont se charger par la suite de la production qui devrait passer de 18 à 23 millions de tonnes de fer annuellement au second trimestre de 2018 grâce à cet ajout situé à côté de la mine actuelle qui existe depuis 1962. « Ce nouvel apport constitue une garantie pour l’avenir. »

L’IOC aménagera une partie des sentiers de ski de fond du club Menihek Nordic à Labrador City pour remplacer ceux qui devront être fermés et dotera le centre de ski alpin Smokey Mountain d’un nouveau remonte-pente situé plus loin des activités minières anticipées en plus de procéder à une compensation des habitats de poissons qui vivent dans deux lacs près de la fosse.

Partager

Publié le 28 août, 2017, dans la publication : Numéro 13 Volume 35

  • Expansion minière
  • Fer
  • Fosse
  • Industrie minière
  • Labrador City
  • Mines
  • Projet minier
  • Puits
  • Rio Tinto IOC
  • Wabush 3

Publié sur le site le 28 août 2017

  • Publication précédente
  • Prochaine publication

Mine de fer du lac Bloom

Champion poursuit son erre d’aller et signe une entente

par Éric Cyr

Une nouvelle injection financière de 40 millions de dollars, dont 11,2 millions en provenance de Québec, permettra à Minerai de fer Québec, une filiale de la compagnie Champion, de garnir ses coffres et de poursuivre son élan vers le redémarrage des installations de la mine du lac Bloom à proximité de Fermont. De plus, une entente a été signée avec la société nipponne Sojitz Corporation, une importante maison de commerce établie à Tokyo au Japon, garantissant qu’elle achètera 40 % de la production future de la mine.

Soutien financier

Champion a annoncé, le 18 mai dernier, qu’elle était parvenue à réunir les sommes nécessaires à la réalisation de la première phase des travaux préparatoires à la relance des activités de la mine dont la mise à niveau de son site prévue pour l’été. Déjà copropriétaire de la mine, le gouvernement du Québec allonge un investissement de 5,2 millions $ additionnels par le biais du fonds Capital Mines Hydrocarbures. Ressources Québec accorde pour sa part un prêt supplémentaire de 6 millions $. Champion débourse aussi 8,8 millions $ alors que la moitié du montage financier provient de la multinationale japonaise Sojitz avec qui la minière a scellé une entente pour un prêt de 20 millions $. Le géant japonais achètera le fer de la mine du lac Bloom pour le revendre à des aciéristes de haute qualité au Japon. Le contrat d’approvisionnement prévoit que Sojitz se portera acquéreur de 3 millions de tonnes de minerai de fer par année dès la reprise de l’exploitation, envisagée pour la première moitié de 2018.

Ces nouveaux ajouts pécuniaires vont permettre de procéder durant l’été à l’amélioration du système de gestion du parc à résidus et du circuit de récupération de minerai. « Ce qu’on fait dans le fond, c’est qu’on va utiliser un système de pompage des résidus au lieu d’utiliser des équipements de chargement et des camions qui étaient opérés au diésel », souligne le chef des opérations à Minerai de fer Québec, David Cataford qui précise que ce système fonctionnera à l’électricité. Les appels d’offre devraient être lancés d’ici peu. M. Cataford se réjouit des nouveaux investissements. Selon ce dernier, il fallait avoir les fonds avant le mois de juin pour être en mesure de commencer ces travaux-là et profiter de la saison estivale à Fermont.

La minière espère toujours amasser une cagnotte de 327 millions $ pour relancer les activités sur place. Depuis mars dernier, quelque 80 millions $ « ont été sécurisés » selon M. Cataford qui assure que le processus va bien et qu’il existe de l’intérêt pour le projet. Actuellement, il est impossible de savoir si Québec investira à nouveau.

« Le gouvernement est directement notre partenaire, mais on travaille aussi avec d’autres investisseurs pour attacher le projet ».

Un total de 55 travailleurs est actuellement à pied d’œuvre à la mine du lac Bloom, mais ce nombre devrait passer à 400 travailleurs d’ici les prochaines semaines au cœur des travaux prévus cet été.

Champion qui avait profité de la liquidation légale de Cliffs ressources naturelles pour mettre la main sur la mine du lac Bloom est devenu, en avril dernier, l’un des premiers partenaires de la Société ferroviaire et portuaire de Pointe-Noire, la société en commandite formée par la Société du Plan Nord avec l’achat par l’État des actifs stratégiques de Cliffs à Sept-Îles. Champion doit cependant encore 19,6 millions $ au Port de Sept-Îles et ne s’est toujours pas acquittée de ses obligations qui devaient atteindre 25 millions $. L’entreprise est l’un des cinq partenaires privés du quai multiusager dans le secteur de Pointe-Noire (une méga infrastructure qui devrait permettre à Champion d’économiser 30 à 40 % du coût d’expédition vers les marchés étrangers) construit au coût de 220 millions $ et financé à moitié par l’industrie minière dont Champion. Le Port, qui traverse des années difficiles (puisque Cliffs occupait 40 % du chiffre d’affaires du Port avec un volume annuel oscillant autour de 9 millions de tonnes), souhaite un dénouement fructueux et espère en arriver à une solution. Le Port avait d’ailleurs initié en 2016 une démarche d’arbitrage pour régler le litige alors que Champion n’avait effectué qu’un seul versement de 6 millions $ pour la construction du quai livré en 2015. L’arrêt des activités de la mine du lac Bloom en 2014 avait renvoyé à la maison quelque 600 travailleurs.

Partager

Publié le 29 mai, 2017, dans la publication : Numéro 10 Volume 35

  • Champion
  • Fer
  • Fermont
  • Industrie minière
  • Mine du lac Bloom
  • Minerai de fer Québec
  • Plan Nord
  • Sojitz Corporation

Publié sur le site le 30 mai 2017

  • Publication précédente
  • Prochaine publication

Métallos/ArcelorMittal

L’entente de principe est acceptée

par Éric Cyr

Source photo : Serge Côté

La grève a finalement été évitée aux installations minières de la multinationale ArcelorMittal sur la Côte-Nord à la suite de l’adoption d’une entente de principe survenue avec l’employeur, en marge  d’un blitz de pourparlers et d’un vote subséquent, le 11 mai dernier. La majorité des quelque 2 000 travailleurs a penché en faveur de l’accord qui met fin aux négociations de la nouvelle convention collective qui durait depuis janvier 2017.

Le rythme de croisière est reparti

Les discussions ont été difficiles alors que les syndiqués avaient massivement rejeté la dernière offre patronale et menaçaient de déclencher la grève si aucune entente ne survenait après 72 heures. C’est à ce moment que l’entreprise a fait appel à l’ancien premier ministre du Québec, Lucien Bouchard, pour tenter de dénouer l’impasse. Les partis ont fini par trouver dans un intérêt commun un terrain fertile à un rapprochement. Le comité de négociations a recommandé à ses membres de voter favorablement pour l’adoption de l’entente. « Nous pensons avoir ce qu’il faut pour un règlement en fonction des mandats qui nous ont été confiés. » Le nouveau contrat de travail de quatre années comprend des augmentations salariales annuelles variant entre 2,2 et 3 %. Le coordonnateur régional du syndicat des Métallos pour la Côte-Nord, Nicolas Lapierre, se réjouit du résultat du scrutin. Il estime que les syndiqués ont obtenu des gains substantiels concernant principalement le régime de retraite puisque le contrat confirme le maintien d’un même régime de retraite pour tous les travailleurs, les assurances et la parité salariale progressive pour les travailleurs de la mine de Fire Lake qui rejoindront le salaire de ceux de la mine du Mont-Wright d’ici 2020. Le principal enjeu selon lui consistait à rétablir la situation et éviter les disparités de traitement.

« Les conditions doivent être les mêmes pour tous les syndiqués. On partait de loin pour les relations de travail. Nous avions la ferme volonté de tout rédiger alors que l’employeur ne voulait rien par écrit. Il fallait trouver un juste équilibre et rétablir le respect mutuel. Le climat de confiance est dorénavant rétabli. On se remet en selle pour quatre ans avec une entente de principe manifestement satisfaisante. »

Paix sociale pour quatre ans

Le géant mondial de l’acier a reculé sur sa volonté de faire disparaître le régime de retraite à prestations déterminées pour les nouveaux employés et a aussi retiré toutes ses demandes concernant la mobilité de la main-d’œuvre. ArcelorMittal souhaitait signer pour une période de six ans, mais les Métallos ont insisté pour limiter l’arrangement à quatre ans. « On ne voulait pas s’embarquer dans une longue convention. Ça n’a pas été facile au cours des six dernières années. On ne souhaitait pas étirer la prochaine rencontre à la table de négociations et régler nos problèmes seulement dans six ans. » ArcelorMittal a simplement réitéré qu’elle souhaitait en arriver à une entente « gagnante-gagnante ».

L’acceptation du contrat permettra également le rapatriement des emplois accordés au préalable en sous-traitance notamment au Mont-Wright et à Fermont. La mairesse de Port-Cartier, Violaine Doyle est soulagée du dénouement et heureuse de la paix sociale qui va s’installer pour les quatre prochaines années.

Les résultats dans les cinq sections syndicales locales de Fermont, Fire Lake et Port-Cartier varient entre 57,9 % et 94,7 %. Contrairement à ce qui avait été véhiculé au départ, le résultat du vote de la section locale 5778 à Fermont, Fire Lake et Gagnon n’est pas de 73 %, mais plutôt de 57,9 %. Une erreur de calcul était survenue et a été rectifiée par la suite.

Partager

Publié le 29 mai, 2017, dans la publication : Numéro 10 Volume 35

  • ArcelorMittal
  • Convention collective
  • Entente de principe
  • Fer
  • Fermont
  • FireLake
  • Grève
  • Industrie minière
  • Métallos
  • Mont-Wright

Publié sur le site le 30 mai 2017

  • Publication précédente
  • Prochaine publication

Renouvellement de la convention collective d’ArcelorMittal

Rejet en bloc des offres avant de conclure une entente de principe

par Éric Cyr

Au moment de mettre sous presse, c’est avec une très forte majorité de 99,6 % que les 2 000 travailleurs syndiqués d’ArcelorMittal sur la Côte-Nord à Fermont, Fire Lake et Port-Cartier avaient rejeté l’offre finale de leur employeur, décidant du même coup de déclencher une grève en l’absence de règlement. Le ton a monté d’un cran à la suite de la proposition de la multinationale d’instaurer un régime de retraite à deux vitesses, désavantageux pour les nouveaux travailleurs, qui a été vivement décrié par les membres. La compagnie a par la suite rapidement rappelé le syndicat à la table de négociations après avoir fait appel en renfort à l’ancien premier ministre du Québec, Lucien Bouchard, en tant que négociateur pour la partie patronale.

Sauver l’héritage

« Le mandat est clair : il n’est pas question de lâcher les jeunes. Le régime de retraite doit être maintenu pour tous. Si l’employeur s’entête, le minerai restera là où il est, aussi longtemps qu’il le faudra pour assurer des conditions de travail équitables pour tous les travailleurs, actuels et futurs. Les anciens se sont battus pour ce régime de retraite, les membres actuels sont déterminés à le transmettre aux plus jeunes », fait valoir le coordonnateur des Métallos pour la Côte-Nord, Nicolas Lapierre.

Règlement ou conflit de travail

Outre le régime de retraite, les syndiqués demandent de rapatrier au sein d’ArcelorMittal des postes attribués à des sous-traitants. Le syndicat souhaite entre autres s’attaquer aux différences entre les conditions des travailleurs du site minier de Fire Lake et de ceux de la mine du Mont-Wright. « Il est minuit moins une. Le nœud est simple à défaire, du moment que la volonté y est de la part de l’employeur qui ne doit pas douter de la détermination des 2 000 membres! S’il faut passer par un conflit, les membres n’hésiteront pas », confie le syndicaliste.

Aux grands maux les grands remèdes

L’adjoint au directeur québécois des Métallos, Dominic Lemieux, était de passage à Fermont afin de rencontrer les associations syndicales sur place et discuter avec les membres sur le terrain. Le syndicat a fait appel à ce négociateur expérimenté afin de tenter de dénouer l’impasse après que la multinationale a transmis ses offres finales, mais non globales, au grand mécontentement des travailleurs. « Quand il y a des dossiers chauds, c’est là que j’embarque. J’ai participé aux négociations de Rio Tinto Alcan et à celles de Lafarge à Saint-Constant », confie le colosse imposant avant d’être interrompu par un appel téléphonique concernant la mine Raglan dans le nord du Québec.

Le respect, la pierre angulaire

Le principal élément qui contribue à accentuer les tensions entre ArcelorMittal et les travailleurs selon M. Lemieux est le manque de respect de la compagnie à l’égard de ses employés qui sont considérés selon ce dernier comme de simples pions et ne sont pas consultés dans des décisions qui les concernent et qui sont prises à leurs dépens. « Les travailleurs veulent regagner le respect de l’employeur. Ils ne se sentent plus respectés. » Il y a aussi beaucoup de contrats accordés en sous-traitance et ça ne passe pas.

« Durant le blitz de négos, le conciliateur a recommandé la présence d’un décideur du côté patronal, le vice-président des ressources humaines a alors été appelé. Du côté syndical, c’est moi qui occupe ce poste. »

Selon le pilier syndical, une retraite fermée à Québec regroupant les différents intervenants a permis de faire certaines avancées au niveau du normatif (tous les volets non pécuniaires) notamment pour les vacances, mais les discussions ont accroché sur l’aspect financier. « Il y a encore des enjeux majeurs en suspens dont un écart important de 8 $ l’heure entre les travailleurs de la mine de Fire Lake et celle du Mont-Wright, les horaires de travail, le rattrapage, la prime du fer à laquelle certains travailleurs n’ont toujours pas droit et le fonds de pension. D’autres clauses notamment l’augmentation salariale et les assurances collectives ne sont pas encore réglées », expliquait ce dernier avant l’annonce de la minière de confier le rôle de négociateur à Lucien Bouchard, qui avait déjà occupé ce poste en 2005 à l’époque de la minière Québec Cartier.

Le gros canon

Le président et chef de la direction d’ArcelorMittal Exploitation Minière Canada, Pierre Lapointe, a commenté l’arrivée de l’ancien politicien dans l’arène : « Cette décision a été prise avec la ferme intention de se donner les moyens nécessaires pour conclure une entente satisfaisante pour les deux parties. » Une entente de principe a finalement été conclue à Montréal entre le syndicat des Métallos et le géant de l’acier. Les syndiqués devaient se prononcer sur le contenu de l’entente avant de choisir de l’entériner ou non, le 11 mai dernier.

Partager

Publié le 15 mai, 2017, dans la publication : Numéro 9 Volume 35

  • ArcelorMittal
  • Convention collective
  • Entente de principe
  • Fer
  • FireLake
  • Industrie minière
  • Métallos
  • Mont-Wright
  • Négociations

Publié sur le site le 15 mai 2017

  • Publication précédente
  • Prochaine publication

Mine du lac Bloom

Champion et les Innus s’entendent

par Éric Cyr

La société Champion, par l’intermédiaire de sa filiale Minerai de fer Québec (MFQ), s’est entendue avec le Conseil innu Takuaikan Uashat mak Mani-utenam (ITUM) pour la reprise des activités de la mine de fer du lac Bloom située près de Fermont. La nation Uashaunnuat représentée par ce conseil de bande est composée des Innus des communautés d’Uashat et de Mani-Utenam à Sept-Îles. En vertu de la conclusion de cet accord sur les répercussions et avantages concernant les activités futures de ce gisement minier, MFQ peut ainsi envisager un redémarrage des opérations suspendues depuis la faillite de Cliffs ressources naturelles.

La signature de cette entente, valide pour la durée de vie de la mine évaluée à plus d’une vingtaine d’années, témoigne du soutien du peuple Uashaunnuat pour le projet et permettra aux Innus de prendre part à celui-ci de façon concrète grâce à des mesures concernant la formation, les emplois et des possibilités de contrats pour les membres de cette collectivité amérindienne, en plus de leur garantir des avantages financiers et socio-économiques. Cet arrangement contient également des dispositions qui reconnaissent et appuient la culture, les traditions et les valeurs des Uashaunnuat, dont leur lien avec l’environnement naturel. Par cette signature, ITUM et MFQ reconduisent et bonifient le cadre de travail qui avait été approuvé en 2008 par les Innus lors d’un référendum. L’engagement de type « répercussions-avantages » demeure confidentiel et prévoit des redevances au conseil de bande. Il représente selon ITUM une nette amélioration par rapport à l’accommodement initial conclu avec les prédécesseurs en ce qui a trait aux moyens de limiter les impacts négatifs sur l’environnement ainsi que sur le suivi qui sera assuré sur ces aspects notamment par la création d’un comité environnemental incluant des inspections sur le site minier.

Pour le chef de Uashat mak Mani-utenam, Mike McKenzie, les éléments les plus importants sont reliés à l’écologie. « Au-delà de l’enjeu économique et des retombées pour la communauté, la protection de l’environnement est fondamentale. L’équilibre entre le développement durable et la préservation du territoire reflète nos valeurs et nous sommes satisfaits de travailler en ce sens », a-t-il mentionné.

Ce dernier considère que cet apport contribuera à raviver l’espoir des jeunes de sa communauté. Un autre membre du conseil de bande, Antoine Grégoire, affirme pour sa part qu’il est très satisfait de l’issue des négociations et que les erreurs du passé ont permis d’améliorer les aspects relatifs à l’emploi, à la formation et à l’environnement. ITUM rappelle que la nation innue est incontournable lorsqu’il est question d’exploiter des ressources sur son territoire et que le droit international reconnaît la légitimité des peuples autochtones, notamment en ce qui a trait au consentement libre, préalable et éclairé sur l’exploitation de leur territoire ancestral. « Pour nous, la règle est claire : si une entreprise souhaite exploiter nos ressources naturelles, elle doit le faire en respectant nos droits comme premier héritier du Nitassinan. Certaines [compagnies] s’entêtent à ne pas respecter notre position, alors que d’autres, comme Champion, se comportent en citoyens corporatifs responsables et sont respectueux des lois et des Premières Nations. Le partenariat avec Champion demeure un exemple positif de collaboration entre les Premières Nations et l’industrie », poursuit M. McKenzie.

Enthousiasme réciproque

Le chef innu Mike McKenzie et le président et chef de la direction de Champion et de MFQ, Michael O’Keeffe, ont tous deux manifesté un grand enthousiasme relativement à cet engagement, qui officialise le début d’une période de collaboration mutuelle, de dialogue constructif et de négociation féconde. Pour Champion, il était important de conclure cet accord avec le peuple autochtone qui a des revendications sur le territoire touché par le projet d’extraction de fer. « La signature de l’entente renforce la relation déjà positive entre Champion, Minerai de fer Québec et le peuple Uashaunnuat, et nous espérons que le projet du lac Bloom, qui est maintenant prêt à passer à la phase suivante après une étude de faisabilité réussie, aura des répercussions bénéfiques pour toutes les parties dans le futur. Elle nous permet de franchir une étape importante vers la réouverture de la mine du lac Bloom. » Le chef des opérations, David Cataford, confie qu’il était essentiel de s’entendre avant d’amorcer la relance des activités. « C’est un enjeu majeur pour nous. On voulait travailler avec les communautés locales et Uashat-Maliotenam est l’une des parties prenantes les plus importantes à nos yeux. »

La minière s’engage à assurer une formation, garantit la création d’une cinquantaine d’emplois destinés aux Innus et prévoit l’octroi de certains contrats aux entreprises autochtones.

Partager

Publié le 1 mai, 2017, dans la publication : Numéro 8 Volume 35

  • Champion
  • Fer
  • Fermont
  • Innus
  • Mani-Utenam
  • Mine lac Bloom
  • Minerai de fer Québec
  • Uashat
  • Uashaunnuat

Publié sur le site le 1 mai 2017

  • Publication précédente
  • Prochaine publication

Mine du lac Bloom

Petit train va loin…

par Éric Cyr

La minière Champion a récemment fait l’acquisition d’une flotte de 735 wagons destinés au transport de minerai de fer en provenance de ses installations de la mine du lac Bloom près de Fermont jusqu’au terminal minéralier de Pointe-Noire à proximité de Sept-Îles. C’est la firme Société de voitures de chemin de fer du Lac Bloom, dont Champion est propriétaire, qui a procédé à l’achat de ces véhicules ferroviaires spécialisés conçus spécifiquement pour le transport de minerai.

Les wagons, qui appartenaient auparavant à la Canadian Iron Ore Railcar Leasing, ont été cédés à Champion pour 40,4 millions de dollars canadiens (30,1 M$ US) et permettront d’acheminer la production de fer extraite de sa mine de Fermont via un embranchement ferroviaire déjà existant de 31,9 km incluant une boucle vers le chemin de fer QNS&L au Labrador jusqu’au port de Sept-Îles afin d’être transbordée puis exportée à l’étranger à bord de navires-minéraliers. Selon le président-directeur général de Champion, Michael O’Keeffe, cette importante transaction est une étape logique et un jalon de plus vers la reprise de l’exploitation de la mine du lac Bloom après qu’une étude de faisabilité, démontrant la rentabilité et la longévité de ce gisement, a été rendue publique à la mi-février. Celui-ci confie que d’importants bénéfices stratégiques et économiques favorisant le recommencement des activités au lac Bloom découlent de cet achat qui constitue selon lui une phase majeure vers une remise en service des installations.

En quête de financement

Champion prévoit amorcer dès cet été les travaux préparatoires à la relance des activités de la mine du lac Bloom et est actuellement à la recherche de financement pour accélérer le processus de redémarrage. L’entreprise doit encore courtiser des promoteurs afin de réunir 286 millions de dollars additionnels, 41 millions de moins que le montage financier précédent, pour assurer la vitalité du projet qui créerait 480 emplois et s’échelonnerait sur plus d’une vingtaine d’années. Le chef des opérations récemment nommé, David Cataford, explique que c’est un bon défi puisque certains investisseurs sont quelque peu frileux malgré la remontée des prix du fer qui a bondi à la fin 2016 et qui maintient sa progression. Il confie que la récente étude de faisabilité démontre pourtant que le projet est rentable dans un marché oscillant entre 50 et 60 $ US la tonne. Même si les installations et les équipements sont en veilleuse et que la minière ne vend pas de minerai de fer pour l’instant, elle dépense tout de même 1,25 million de dollars par mois pour maintenir ses infrastructures intactes et respecter les normes environnementales en attendant la réouverture anticipée. M. Cataford confie que tous les efforts convergent vers la recherche de financement destinée à assurer le rétablissement des activités.

Québec, qui est propriétaire de la mine du lac Bloom à 36,8 %, a grandement contribué à stimuler la vitalité du projet et pourrait éventuellement réinvestir afin de donner un coup de pouce supplémentaire destiné à faciliter un retour sur les rails de la mine.

Partager

Publié le 3 avril, 2017, dans la publication : Numéro 6 Volume 35

  • Champion
  • Chemin de fer QNS&L
  • Fer
  • Fermont
  • Financement
  • Industrie minière
  • Mine du lac Bloom
  • Société de voiture de chemin de fer du lac Bloom

Publié sur le site le 3 avril 2017

  • Publication précédente
  • Prochaine publication

Métallos/ArcelorMittal

Un mandat de grève sans équivoque

par Éric Cyr

Légende photo : Les boîtes de scrutin attendent paisiblement dans le local des Métallos avant d’être rangées après le vote.

Avec un mandat de grève fort à 99 % en main, les syndiqués des Métallos exigent du sérieux. C’est avec des proportions inébranlables que les travailleurs de la minière ArcelorMittal à Fermont et à Port-Cartier ont doté leurs sections locales respectives de mandats de grève à exercer au moment jugé opportun. Les négociations pour le renouvellement de la convention collective, qui s’étaient amorcées, le 5 janvier 2017, ont été rompues, le 21 mars dernier, alors que le Syndicat a quitté la table, jugeant les demandes du géant de l’acier inacceptables. Les instances syndicales se sont alors retirées des discussions évoquant la lenteur du processus.

Aucune ambiguïté

Après 11 semaines de négociations à temps plein, les discussions portaient toujours sur les aspects normatifs du contrat avant l’arrêt des pourparlers. Les syndiqués (qui sont sans contrat de travail depuis la date d’échéance de la convention, le 28 février dernier) se sont par la suite prononcés à 99 % pour une grève, ce qui démontre une solidarité sans faille, mais aussi une déception indéniable face aux demandes de l’entreprise. Le syndicat des Métallos avait réuni ses membres et tenu plusieurs assemblées générales au préalable afin d’exposer la situation et demander un vote de grève qui pourrait être déclenchée « si nécessaire au moment jugé opportun. » Des rassemblements se sont tenus dans les cinq sections locales pour faire le point sur les négociations et voter au moyen d’un scrutin secret sur un éventuel mandat de grève. Les boîtes de scrutin ont été dépouillées simultanément, le 24 mars dernier, et les résultats sont clairement pour une grève si la nécessité se fait sentir : section 5778 (mine du Mont-Wright et Fire Lake) 99,7 %, section 7401 nord à Fermont et sud à Port-Cartier (employés de bureau et personnel technique) 100 %, section 8664 (usine de bouletage de Port-Cartier) 99,4 %, section 6869 (chemin de fer, installations portuaires et manutention) 99 %.

Le bras de « fer »

Selon le coordonnateur régional des Métallos pour la Côte-Nord, Nicolas Lapierre, les travailleurs n’acceptent pas les changements majeurs que veut effectuer la minière concernant les horaires et la mobilité de la main-d’œuvre. « On a mis des balises, ça sert à ça une convention collective, à limiter le droit de gérance de l’employeur. Et là, ArcelorMittal veut sabrer là-dedans, faire une croix sur les 50 dernières années. L’employeur veut faire ce qu’il veut, où il veut, avec qui il veut et les travailleurs eux n’auraient pas le choix d’obtempérer. C’est inacceptable et les syndiqués ont voulu envoyer un message clair à la compagnie : ça suffit le surplace et les pas de tortue. Les négociations doivent commencer pour vrai. Si l’employeur s’entête à vouloir charcuter la convention, il va discuter tout seul, nous n’avons pas de mandat pour ça. ArcelorMittal doit prendre acte du résultat : les membres sont derrière leur comité de négociation et veulent que ça avance », fait valoir ce dernier. Le représentant syndical affirme que le ton doit changer à la table de négociation au sujet des changements souhaités par la multinationale dans les clauses normatives (flexibilité pour les mouvements de personnel, période de probation, horaire de travail des employés de bureau et des travailleurs affectés à la mine de Fire Lake). Le syndicaliste confiait avant le résultat du vote que : « l’objectif est de faire débloquer les négociations. Plusieurs secteurs sont concernés que ce soit le port, le chemin de fer, l’usine, la mine, ou les employés de bureau et ils doivent tous composer avec des réalités différentes, ce qui contribue à accentuer l’envergure des échanges. » Jusqu’à présent, aucune discussion n’a été amorcée concernant les clauses salariales.

« On veut retourner négocier, mais il faut que l’employeur change son attitude et enlève les demandes de concessions. Si la partie patronale persiste dans cette voie, on saura quoi faire, les 2000 travailleurs sont derrière nous et nous appuient. »

Une situation normale

C’est sans surprise que la société, qui a déjà formé ses cadres pour les préparer à un éventuel conflit, a pris connaissance du résultat du vote de grève. Le porte-parole de l’entreprise, Paul Wilson, affirme que c’est habituel dans ce genre de négociations. ArcelorMittal disait, avant le scrutin, être sûre de pouvoir s’entendre avec le syndicat pour le renouvellement de la convention collective. M. Wilson confiait alors que la minière était ouverte à la négociation malgré la décision des Métallos de procéder à un vote de grève auprès de ses membres et souhaite toujours que les négociations reprennent. « Un tel vote de grève fait partie du processus actuel de négociation et ce type de vote va habituellement chercher des votes très élevés. Selon notre compréhension, c’est une situation normale et nous ne sommes pas surpris du résultat. On continue à être disponible pour négocier avec les employés. L’objectif ultime est de conclure une entente satisfaisante pour les deux parties. On demeure convaincu qu’on sera en mesure de trouver les solutions gagnantes pour les deux parties », a-t-il expliqué en soulignant que les conditions du marché du fer sont difficiles même si les opérations de la minière sur la Côte-Nord sont rentables. Ce dernier souligne que l’entreprise a toujours agi en collaboration avec ses employés pour assurer son avenir.

« On a toujours été sur la Côte-Nord et on veut être là pour longtemps. Assurons-nous de bien faire les choses des deux côtés de la table pour s’entendre et assurer la pérennité de l’entreprise et des emplois ».

Bref historique

Les derniers conflits de travail remontent à 2005 avec une grève de six semaines et à 2001 avec un lock-out de quatre semaines. La dernière négociation qui s’est déroulée avec la minière Québec Cartier avant son acquisition par ArcelorMittal s’est tenue en 2006, c’est donc la deuxième négociation depuis que le géant minier a acquis Québec Cartier, la première étant survenue en 2011. La dernière convention collective avait été conclue pour six ans et avait mis quatre mois à être ficelée. Aucune grève n’est survenue à ce jour entre ArcelorMittal et ses employés sur la Côte-Nord.

Partager

Publié le 3 avril, 2017, dans la publication : Numéro 6 Volume 35

  • ArcelorMittal
  • Fer
  • Fermont
  • Grève
  • Industrie minière
  • Métallos
  • Négociations
  • Port-Cartier
  • Syndicat

Publié sur le site le 3 avril 2017

  • Publication précédente
  • Prochaine publication

Mine de fer du lac Bloom

En attendant que le champion croise le fer

par Éric Cyr

La compagnie minière Champion, qui est propriétaire de la mine de fer du lac Bloom via sa filiale la société Minerai de fer Québec, a récemment dévoilé les faits saillants de l’étude de faisabilité destinée à la relance de ses installations à proximité de Fermont, le 16 février dernier, après la visite des administrateurs de l’entreprise qui se sont rencontrés pendant quatre jours dans cette localité nordique, soit du 31 janvier au 3 février.

Patienter avant le coup d’envoi

La compagnie Champion ne peut déterminer avec précision quand elle va redémarrer les activités du site minier, mais la direction a confirmé que plusieurs dirigeants tenaient à visiter les infrastructures et prendre contact avec la communauté. Investissement Québec (IQ), qui avait allongé 20 millions de dollars par le biais de Ressources Québec et du fonds Capital mines hydrocarbures pour mettre la main sur une participation de 36,8 % dans la minière, a profité de cette visite pour rencontrer les administrateurs de l’entreprise. Une porte-parole d’IQ, Chantal Corbeil, indiquait alors que Champion devait d’abord présenter une étude de faisabilité positive, ce qui a été fait, le 16 février, et compléter son montage financier avant une éventuelle continuation de la production minière. Québec, qui est déjà partenaire du projet, n’écarte pas la possibilité de donner un coup de pouce supplémentaire et de réinvestir.

Potentiel mondial et de longue durée

Les faits saillants de l’étude de faisabilité sont encourageants puisque l’étude démontre que la reprise des activités d’extraction de minerai de fer est viable financièrement et qu’elle serait compétitive sur les marchés mondiaux. Elle aurait même le potentiel de devenir l’une des principales mines de fer de longue durée de la région. Un redémarrage de la production de la mine contribuerait grandement à l’économie. Le président-directeur général de Champion, Michael O’Keefe, a déclaré :

« Nous franchissons aujourd’hui une étape déterminante avec des données des plus concluantes. Basée sur des hypothèses prudentes, l’étude démontre que la relance anticipée de la mine de fer du lac Bloom s’avère viable. À vrai dire, très peu de projets de minerai de fer offrent le potentiel de plus de 20 ans de production à des coûts d’exploitation très compétitifs, tout en étant stratégiquement situés à proximité de toutes les infrastructures nécessaires. Plus encore, ce projet s’inscrit dans ce que nous considérons comme une juridiction minière de premier plan à l’échelle mondiale. Je suis convaincu que l’étude et les caractéristiques du projet permettront à Champion Iron d’obtenir l’appui et le financement des investisseurs en vue d’atteindre notre objectif ultime, celui de ramener la mine du lac Bloom en production commerciale. »

Les discussions se poursuivent

Selon cette analyse, Champion évalue à 44,62 $ la tonne le coût de production moyen du site. Le président à l’ingénierie de la société minière, David Cataford, explique qu’en considérant les prix, le taux de change et les coûts de transport par navire entre la Côte-Nord et l’Asie, le projet serait rentable avec un prix de 60 dollars américains la tonne alors que le prix actuel oscille aux alentours de 85 $ US. La minière envisage une production annuelle de concentré de fer pouvant atteindre 7,5 millions de tonnes dès 2018. La direction considère qu’il n’est pas « irréaliste » de penser que le montage de 327 millions de dollars nécessaire pour boucler le financement, dont près de la moitié servirait à procéder à une mise à niveau des équipements du site de Fermont, puisse être réalisé uniquement avec des capitaux privés.

M. Cataford confie que l’entreprise échange actuellement avec plusieurs groupes et que le contexte est beaucoup plus favorable qu’auparavant. Ce dernier n’écarte pas le scénario dans lequel l’État québécois pourrait être mis à contribution affirmant que toutes les options sont envisagées. Ressources Québec, une filiale du bras financier gouvernemental (IQ), pourrait d’ailleurs octroyer un prêt de 6 millions de dollars, ce qui reste à finaliser. Concernant l’éventualité d’injecter davantage de fonds publics dans l’aventure, IQ a indiqué que des discussions étaient en cours avec l’entreprise. M. Cataford précise que l’important, c’est de redémarrer le projet, créer des emplois et générer des retombées économiques. Ce dernier croit qu’il est possible de mettre la machine en marche dès la première moitié de la prochaine année et d’embaucher environ 350 employés. Celui-ci affirme que malgré le fait que la mine a été mise en veilleuse, l’équipement a été bien entretenu et que tout a été inspecté afin d’optimiser le lancement.

Partager

Publié le 6 mars, 2017, dans la publication : Numéro 4 Volume 35

  • Fer
  • Fermont
  • Industrie minière
  • Mine du lac Bloom
  • Minerai de fer Québec
  • Minière Champion
  • Plan Nord

Publié sur le site le 7 mars 2017

  • Publication précédente
  • Prochaine publication

Expansion minière à Labrador City

Feu vert pour la mine Wabush 3 de la compagnie IOC

par Éric Cyr

À la suite de l’approbation d’un investissement de 79 millions de dollars canadiens par son conseil d’administration, la minière IOC, une filiale de Rio Tinto Alcan, ira de l’avant avec son projet de développement de mine à ciel ouvert Wabush 3, qui était en veilleuse depuis mai dernier, à Labrador City. Ce nouveau schéma d’aménagement permettra d’assurer la longévité de la mine, de réduire les coûts d’exploitation et d’augmenter la production de concentré et de boulettes de fer. Le nouveau puits sera exploité dans le cadre des activités minières existantes de la compagnie IOC au Labrador.

Le président et chef de la direction chez IOC, Clayton Walker, déclare que cette décision est en grande partie attribuable au dévouement des employés et aux importantes améliorations de performance obtenues en 2016, qui ont renforcé la crédibilité auprès des actionnaires  : « Cet investissement axé sur la valeur offrira des avantages considérables et profitera de façon significative à notre entreprise, à nos employés et aux collectivités environnantes de l’Ouest du Labrador et de Sept-Îles pendant de nombreuses années. Il permet de prolonger la durée de vie de la mine et d’offrir des possibilités d’emplois pour l’avenir. Le projet de Wabush 3 fournira une source flexible de minerai de fer qui nous aidera à atteindre notre capacité actuelle et à réaliser notre plan. »

Capacité de production accrue

Entièrement intégrée aux opérations d’IOC, la mine de Wabush 3 s’appuiera sur l’infrastructure et les installations d’entretien, de livraison de minerai et de traitement et de gestion des résidus de la minière au Labrador et sur la Côte-Nord au Québec. IOC souhaite moderniser ses actifs et son modèle d’exploitation afin d’assurer une production plus sûre et plus stable et de demeurer un producteur à faible coût de concentré et de boulettes de fer de qualité pour l’industrie sidérurgique. Selon M. Walker, la compagnie s’engage à poursuivre la concrétisation et l’exploitation de ce projet d’une manière respectueuse de l’environnement et à maintenir un engagement significatif avec toutes ses parties prenantes. Ce nouveau développement permettra d’établir une entreprise viable pour les générations futures.

« Ce projet représente la meilleure option pour IOC. Il nous permet d’accéder à du minerai de qualité à faible coût et offre une occasion unique de rendre nos activités plus compétitives tout en réduisant les coûts d’exploitation. »

La fosse Wabush 3 sera aménagée à proximité de la fosse Luce. La minière dispose déjà de toutes les approbations réglementaires et environnementales nécessaires pour amorcer le démarrage du projet qui devrait débuter au printemps. Le premier minerai provenant de l’extraction de Wabush 3 est prévu pour l’été 2018 et stimulera la capacité de production annuelle de l’IOC qui passera de 18 à 23 millions de tonnes.

Vers une meilleure harmonie

« Nous tenons à souligner le travail d’équipe qui nous a permis de franchir ce jalon important grâce à la bonne gestion du projet. Cet effort concerté démontre qu’il est possible d’accomplir de grandes choses lorsqu’on établit un bon équilibre entre consultations concrètes, performance d’affaires éprouvée, valeurs et objectifs clairs. J’aimerais remercier tous les employés d’IOC, le leadership du syndicat des Métallos/Steelworkers, section locale 5795, les autres syndicats d’IOC et du chemin de fer QNS&L et la communauté pour l’appui continu que vous avez démontré…il faut célébrer de telles réussites (qui ont vu le jour) grâce à la collaboration de nos employés. » Le syndicat des Métallos a très bien accueilli la nouvelle. Le président international des Métallos/Steelworkers, Leo W. Gerard, confie : « Nous sommes enchantés qu’IOC fasse des investissements significatifs afin que Wabush 3 voie finalement le jour. » Pour sa part, le directeur de ce syndicat pour l’Ontario et les provinces atlantiques, Marty Warren, a salué cette annonce qu’il a qualifiée de bonne nouvelle tout comme le coordonnateur des Métallos de la Côte-Nord, Nicolas Lapierre, qui se réjouit de ces investissements :

« Ça vient pérenniser les emplois déjà existants puisqu’on rallonge la durée de vie de la mine, mais rien n’indique pour l’instant si de nouveaux emplois seront crées à Sept-Îles. » Le président de la section 5795 à Labrador City, Ron Thomas, anticipe pour sa part un changement d’attitude et des relations plus harmonieuses (ou moins acrimonieuses si l’on considère les près de 4000 griefs en latence) avec la nouvelle direction : « Nous devons envisager une relation basée sur la confiance, l’intégrité et le respect des liens qui nous unissent par une convention collective. Par ailleurs, nos membres, nos familles et notre communauté sont heureux de cette expansion qui favorisera de bons emplois locaux pour les générations à venir. Les syndiqués ont travaillé très fort afin de contribuer au succès de l’entreprise et à bâtir un avenir meilleur pour notre collectivité. »

 

Partager

Publié le 6 mars, 2017, dans la publication : Numéro 4 Volume 35

  • Fer
  • Industrie minière
  • IOC
  • IRON ORE
  • Labrador City
  • Mines
  • Rio Tinto Alcan
  • Sept-Îles
  • Wabush 3

Publié sur le site le 7 mars 2017

  • Publication précédente
  • Prochaine publication

Philippe Couillard et Lakshmi Mittal

Les hautes sphères s’entendent en altitude

par Éric Cyr

Photo : La mine du Mont-Wright près de Fermont. Source : Guillaume Rosier

Au terme de la mission du premier ministre du Québec, Philippe Couillard, au Forum économique mondial de Davos en Suisse (la ville la plus élevée d’Europe) en janvier dernier, un accord a été conclu avec le géant sidérurgique ArcelorMittal. En échange d’importants rabais sur l’hydroélectricité consentis par la société d’État Hydro-Québec, la multinationale investira un demi-milliard de dollars au cours des quatre prochaines années dans ses installations de la Côte-Nord, ce qui se traduira par l’embauche d’une cinquantaine de personnes.

Plus qu’un chant tyrolien

En échange de ces investissements de 500 millions de dollars, ArcelorMittal verra sa facture d’hydroélectricité décroître en vertu de l’application d’un tarif préférentiel, une diminution de 60 millions sur quatre ans, octroyé par le gouvernement du Québec. La minière est dorénavant admissible à un rabais des grandes industries du « tarif L » destiné aux entreprises énergivores pour la réalisation de nouveaux projets tel qu’annoncé dans le dernier budget provincial. Par la suite, la firme pourrait recevoir un rabais supplémentaire pouvant atteindre 120 millions sur quatre autres années si elle procède à un financement additionnel. Cette économie servira à consolider les infrastructures d’ArcelorMittal au Québec et à maintenir quelque 2000 emplois sur la Côte-Nord, notamment au Mont-Wright et à Fire Lake, dans le secteur de Fermont, et à Port-Cartier. Selon un porte-parole de la compagnie, Paul Wilson, « Sans le rabais sur l’électricité, il aurait été difficile d’envisager un tel investissement. » Il précise que ces démarches s’inscrivent dans le cadre du « programme de rabais tarifaire destiné aux entreprises qui s’engagent dans la gestion de projets d’investissement. »

La ministre québécoise de l’Économie, Dominique Anglade, souligne que : « Ce rabais d’électricité vise à procurer aux grandes entreprises comme ArcelorMittal une marge de manœuvre qui leur permet d’innover et de se doter des meilleures technologies disponibles afin d’améliorer leur productivité. »

Fire Lake : le phénix

M. Wilson explique que le montant alloué par la multinationale est : « relié à l’amélioration des processus et à l’accroissement de la productivité de la mine de Fire Lake.» L’entreprise qui souhaite doubler sa production de concentré prévoit « passer de 7,5 millions de tonnes à 14 ou 15 millions de tonnes annuellement et…embaucher une cinquantaine d’employés en 2017 pour ses installations de Fire Lake. » M. Wilson a précisé que le rabais d’électricité accordé va aider ArcelorMittal à poursuivre ses activités « le plus longtemps possible » et que l’augmentation de production anticipée ne modifiera cependant pas la quantité de tonnage de la mine. Ces améliorations permettraient de prolonger au-delà de 2030 l’exploitation de la principale mine du Mont-Wright.

« C’est de l’argent qui est le bienvenu. Notre objectif est toujours de se rendre à la durée de vie du Mont-Wright, qui est de 2045, et c’est ce qu’on veut faire. »

Le premier ministre québécois, Philippe Couillard, estime qu’ArcelorMittal représente « un important pilier de la croissance économique » et que selon lui, l’investissement stimulera l’industrie minière en plus d’assurer la pérennité des emplois actuels. Le coordonnateur régional du syndicat des Métallos pour l’est du Québec, Nicolas Lapierre, salue pour sa part ces investissements qui viendront garantir la stabilité des emplois tant à Fermont qu’à Port-Cartier.

« Le gouvernement a exigé des garanties en retour des avantages consentis et a demandé à l’employeur des engagements concrets. Il est rafraichissant de constater que le joyau qu’est Hydro-Québec est utilisé comme levier économique servant à développer les régions. Nous sommes très heureux de cette annonce. Il est plus motivant de négocier dans un contexte de croissance plutôt que de décroissance de l’entreprise. »

Partager

Publié le 6 février, 2017, dans la publication : Numéro 2 Volume 35

  • ArcelorMittal
  • Emploi Côte-Nord
  • Fer
  • Forum économique mondial
  • Gouvernement du Québec
  • Hydro-Québec
  • Industrie minière
  • Mines

Publié sur le site le 6 février 2017

  • Publication précédente
  • Prochaine publication

République populaire de Chine

Quand le dragon s’endort, Arcelor se revigore

par Éric Cyr

L’émergence d’un nouveau joueur chinois qui rivalisera avec le numéro un de l’acier ArcelorMittal a de quoi réjouir Lakhsmi Mittal le patron de cette multinationale. Bien qu’il devra faire face à un nouveau rival de poids qui le talonnera de près, cette transaction devrait contribuer à assainir le marché mondial et cela profitera également à ce dernier

Fusion bénéfique à ArcelorMittal

Selon le renommé quotidien français Le Monde, la naissance du nouveau géant en Chine est une « bonne nouvelle » pour ArcelorMittal. Les chefs d’entreprise voient rarement d’un bon œil l’émergence d’un concurrent d’envergure, mais dans ce cas particulier la fusion en vue entre les sidérurgistes chinois Baosteel (Baoshan) cinquième producteur d’acier brut mondial qui va procéder à l’acquisition de Wuhan Iron and Steel (WISCO) qui se classe au 11e rang sur la planète constitue plutôt une annonce positive pour ArcelorMittal. Selon un analyste de Standard & Poor’s, l’une des principales sociétés de notation financière, Gaëtan Michel :

« À ce titre, elle constitue plutôt une bonne nouvelle pour les industriels européens de l’acier, dont ArcelorMittal. »

La Chine vise une réduction de sa production

Par son volume de production, le groupe ArcelorMittal pesait actuellement deux fois plus lourd que son principal prétendant, mais la montée en puissance de son adversaire Baosteel qui va absorber WISCO essentiellement par échange d’actions va quelque peu abaisser cet écart. ArcelorMittal demeure le meneur mondial, mais produira désormais seulement 1,6 fois plus d’acier que le futur ensemble chinois qui se classera au second rang international détrônant le plus proche compétiteur, le géant japonais Nippon Steel & Sumitomo Metal Corporation (NSSMC) qui sera propulsé en troisième place à l’échelle planétaire. Selon le plus important journal financier au monde, le Nikkei Asian Review, une publication économique japonaise, le gouvernement de Beijing (Pékin) encourage cette fusion des deux compagnies détenues par l’État chinois afin de tenter de restreindre les surcapacités aiguës dans le domaine de la sidérurgie. L’agence de presse Reuters indique que la Chine, en réponse à la critique, a pris l’engagement de s’attaquer à la chute des prix et à la surabondance des réserves afin d’éviter une saturation du marché et vise à diminuer sa production d’acier de 45 millions de tonnes cette année et de retrancher 100 à 150 millions de tonnes (8 % à 12,5 %) d’ici trois à cinq ans (d’ici à 2020). Baosteel devrait comprimer sa production d’acier de 9,2 millions de tonnes d’ici trois ans et WISCO la tronquer de 4,42 millions de tonnes en plus de rabattre sa production de fer de 3,19 millions de tonnes cette année. M. Michel explique que le rapprochement de Baosteel et de Wuhan marque une étape concrète en ce sens, mais :

« Pour le moment tout le monde se demande si cette promesse sera tenue. Ce type de fusion est en général l’occasion de rationaliser et de réaliser des économies d’échelle. »

Reprise à l’horizon

Une croissance des prix du fer est anticipée et l’agence d’évaluation financière Moody’s a récemment relevé sa perspective sur la note de crédit d’ArcelorMittal qui affichait la meilleure performance du principal indice boursier français, le CAC 40 (Paris) au troisième trimestre avec une hausse de 33 %. Selon Boursorama Banque :

« Incontestablement, l’horizon se dégage pour le leader mondial de l’acier. L’augmentation de capital fin mars a permis de baisser l’endettement. Parallèlement, le groupe redresse sa profitabilité et bénéficie d’un contexte de prix plus favorable. »

Moody’s prévoit que le marché visé par le géant devrait s’améliorer cette année et que le sidérurgiste pourrait enregistrer un résultat opérationnel supérieur à ses prévisions, soit plus de 4,5 milliards de dollars. Standard & Poor’s estime que : « Le pire est peut-être passé. » Le raisonnement d’une relance est basé sur le fait que la consommation montre des signes de reprise encourageants après une phase de déstockage. Selon le site internet boursier.com, Jefferies, la 13e plus grande banque d’investissement au monde, est plus confiante concernant ses anticipations alors que les prix tendent à s’améliorer en Europe et que les initiatives prises par les autorités chinoises pour réduire les capacités et fusionner les entreprises d’État devraient porter leurs fruits. Le titre en bourse d’ArcelorMittal a amorcé le début d’une phase d’impulsion le 20 septembre dernier alors que Barclays, la 14e banque en importance d’Europe, adoptait une opinion « positive » sur le secteur minier européen, une remontée par rapport au « neutre » affiché auparavant, ce dont profite ArcelorMittal. Selon le journal français, Le Figaro ArcelorMittal a une forte marge de rebond du cours de bourse et écrit sur son site internet lefigaro.fr sous la rubrique bourse du 29 septembre dernier :

« Le contexte actuel est plus porteur. Le groupe sidérurgique prévoit pour 2016 un excédent brut d’exploitation de 4,5 milliards de dollars, mais celui-ci a de fortes chances d’approcher plutôt les 5 milliards de dollars. »

Partager

Publié le 5 décembre, 2016, dans la publication : Numéro 21 Volume 34

  • Acier
  • ArcelorMittal
  • Bourse
  • Chine
  • Fer
  • Fusion minière
  • Géant mondial
  • Industrie minière
  • Lakhsmi Mittal
  • Marchés mondiaux
  • Métallurgie
  • Mine

Publié sur le site le 5 décembre 2016

  • Publication précédente
  • Prochaine publication

Route nationale 389

Les premiers répondants plaident pour la prudence

par Éric Cyr

Source photo : Jocelyn Blanchette

Les responsables des mesures d’urgence de la MRC de Caniapiscau souhaitent sensibiliser les automobilistes à l’importance de faire preuve de grande prudence lorsqu’ils empruntent la route nationale 389, qui constitue le seul lien routier du Nord-est québécois, en adaptant leur conduite aux conditions particulières et inusitées de cet axe terrestre interprovincial.

Le directeur du Service des incendies de la Ville de Fermont, Jean-Sébastien Allard, explique que les pompiers peuvent se déplacer jusqu’au kilomètre 347 situé aux limites de la MRC de Caniapiscau afin d’intervenir en cas de besoin par exemple lors de manœuvres de désincarcération comme ce fut le cas lors du récent accident mortel impliquant un camionneur, mais insiste sur le fait que la grande superficie à couvrir et le mauvais état de la route peuvent ralentir les opérations de sauvetage. « Soyez conscients qu’il faut faire doublement attention sur cette route-là. » Le superviseur des services ambulanciers de cette même municipalité, Jonathan Truchon abonde dans le même sens et invite les usagers de la route à demeurer vigilants s’ils conduisent sur la 389, une artère routière qui peut s’avérer extrêmement dangereuse compte tenu de sa situation particulière.

« À partir du moment où un accident se produit, il faut calculer le laps de temps que ça prend avant que les autorités en soient informées et aussi le temps requis pour le déplacement des intervenants d’urgence sur les lieux afin de porter secours aux victimes ce qui peut encore beaucoup réduire les chances d’obtenir des soins rapidement. »

Le directeur de la Sûreté du Québec du poste principal de la MRC de Caniapiscau à Fermont, le capitaine Michel Pelchat est du même avis et note que les principales causes d’accident et les facteurs à considérer sur cette route problématique incluent : « la vitesse, l’ajustement du conducteur aux conditions météorologiques et à l’état de la chaussée ainsi que l’attention et la distraction du conducteur. » La porte-parole du ministère des Transports du Québec (MTQ) Sarah Gaudreault mentionne que les automobilistes et camionneurs peuvent se renseigner en tout temps sur l’état du réseau routier en consultant le site internet www.quebec511.info ou en composant 511 sur votre téléphone filaire ou portable (cellulaire). Il est aussi possible d’obtenir des notifications via des fils RSS, une famille de formats de donnée utilisés pour la syndication de contenu internet. Un produit RSS est une ressource du Web dont le contenu est produit automatiquement en fonction des mises à jour d’un site Internet au : https://www.quebec511.info/fr/etat_reseau/rss.asp.

Conseils en cas d’urgence sur la route 389

Lorsque vous utilisez un téléphone d’urgence, donnez le plus de détails possible concernant l’événement : le kilométrage exact, le nombre et l’état des blessés s’il y a lieu et si les pinces de désincarcération sont nécessaires durant l’intervention. Tous ces renseignements permettront d’obtenir des secours le plus rapidement possible et contribueront à sauver des vies. Il est aussi important d’informer les autorités, la Sûreté du Québec et le ministère des Transports de la situation afin de pouvoir tenter de remédier à la situation en particulier si cela concerne l’état de la route.

Emplacement des téléphones d’urgence  (le 911 ne fonctionne pas sur la route 389)

Km 52,5
Km 95 (Micoua)
Km 165,4
Km 197,2
Km 212 (Manic-5)
Km 272
Km 316 (Relais Gabriel)
Km 364
Km 418 (Transports Québec)
Km 464
Km 495 (Queen)
Km 511 (lac Audréa)
Km 546 (Mont-Wright)
Km 565 (Fermont)

Partager

Publié le 5 décembre, 2016, dans la publication : Numéro 21 Volume 34

  • ArcelorMittal
  • Bourse
  • Chine
  • Fer
  • Métallurgie
  • Métaux
  • Mine
  • Siderurgie

Publié sur le site le 5 décembre 2016

  • Publication précédente
  • Prochaine publication
Journal le Trait d'Union du Nord
  • Contactez-nous
  • Devenez membre
  • Annoncer avec nous
  • Le journal
  • L’Équipe
  • Historique
  • Distinctions
  • M’inscrire à l’infolettre

Le journal est membre :

  • de l'Association des médias écrits communautaires du Québec (AMECQ) et
  • du Conseil de la culture et des communications de la Côte-Nord (CRCCCN).

La conception de ce site Web s'inscrit de dans le cadre de la mise en oeuvre du Plan culturel numérique du Québec (www.culturenumerique.mcc.gouv.qc.ca)

 

Le média écrit aimerait remercier tous ceux qui nous ont soutenus au cours des années et qui contribuent à la pérennité de ses activités :

  • Culture et Communications Québec
  • Association des médias écrits communautaires du Québec (AMECQ)
  • MRC de Caniapiscau
  • Ville de Fermont
  • ArcelorMittal Exploitation Minière Canada
© Journal le Trait d'Union du Nord, Tous droits réservés.
Conception mamarmite
Nous utilisons des cookies pour vous garantir la meilleure expérience sur notre site web. Si vous continuez à utiliser ce site, nous supposerons que vous en êtes satisfait.