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  • De grands projets pour MFQ

    Mine de fer du lac Bloom

    Une 30 novembre, 2020

    De grands projets pour MFQ

  • Le siège social de Champion déménage

    Mine de fer du Lac Bloom

    Le siège social de Champion déménage

  • MFQ acquiert l’entièreté des parts

    Mine du lac Bloom

    MFQ acquiert l’entièreté des parts

  • Nécessaire ajustement des revenus anticipés

    Ville de Fermont

    Une 3 décembre, 2018

    Nécessaire ajustement des revenus anticipés

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    L’économie locale

    C’est mieux ailleurs…

  • Un redémarrage hâtif et très attendu

    Mine du lac Bloom

    Un redémarrage hâtif et très attendu

  • Un premier contrat de travail

    Minerai de fer Québec

    Un premier contrat de travail

  • Feu vert pour la relance

    Mine de fer du lac Bloom

    Une 4 décembre, 2017

    Feu vert pour la relance

  • Financement et ententes avec un autre joueur mondial

    Mine du lac Bloom

    Financement et ententes avec un autre joueur mondial

  • Champion, la valse des millions

    Mine de fer du lac Bloom

    Champion, la valse des millions

  • Québec octroie 5,2 M$

    Mine du lac Bloom

    Québec octroie 5,2 M$

  • Champion poursuit son erre d’aller et signe une entente

    Mine de fer du lac Bloom

    Champion poursuit son erre d’aller et signe une entente

  • Champion et les Innus s’entendent

    Mine du lac Bloom

    Champion et les Innus s’entendent

  • Petit train va loin…

    Mine du lac Bloom

    Petit train va loin…

Champion

De grands projets pour MFQ

Mine de fer du lac Bloom

Une 30 novembre, 2020

De grands projets pour MFQ

Le siège social de Champion déménage

Mine de fer du Lac Bloom

Le siège social de Champion déménage

MFQ acquiert l’entièreté des parts

Mine du lac Bloom

MFQ acquiert l’entièreté des parts

Nécessaire ajustement des revenus anticipés

Ville de Fermont

Une 3 décembre, 2018

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Un redémarrage hâtif et très attendu

Mine du lac Bloom

Un redémarrage hâtif et très attendu

Un premier contrat de travail

Minerai de fer Québec

Un premier contrat de travail

Feu vert pour la relance

Mine de fer du lac Bloom

Une 4 décembre, 2017

Feu vert pour la relance

Financement et ententes avec un autre joueur mondial

Mine du lac Bloom

Financement et ententes avec un autre joueur mondial

Champion, la valse des millions

Mine de fer du lac Bloom

Champion, la valse des millions

Québec octroie 5,2 M$

Mine du lac Bloom

Québec octroie 5,2 M$

Champion poursuit son erre d’aller et signe une entente

Mine de fer du lac Bloom

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Champion et les Innus s’entendent

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Champion et les Innus s’entendent

Petit train va loin…

Mine du lac Bloom

Petit train va loin…

Mine de fer du lac Bloom

De grands projets pour MFQ

par Éric Cyr

Source photo : MFQ

Minerai de fer Québec (MFQ), qui poursuit sa progression constante dans l’industrie mondiale du fer, a franchi un autre cap décisif lorsque sa société mère Champion a annoncé, le 12 novembre dernier, l’approbation finale de la mise en œuvre du projet de la phase II d’expansion du complexe minier du Lac Bloom situé à proximité de Fermont, évalué à 1,6 milliard de dollars américains, dont environ 1,2 milliard a déjà été investi par son prédécesseur. MFQ évalue qu’il reste 590 M $ (446 M $ US) pour finaliser le projet. L’objectif est de doubler la capacité d’extraction de la mine de fer du Lac Bloom qui passerait à une production annuelle de 15 millions de tonnes après avoir reçu des engagements des membres d’un regroupement bancaire.

Phase II

La démarche, appuyée par de solides paramètres économiques actuels relatifs au marché du fer, a obtenu le feu vert du conseil d’administration de Champion à la suite d’une requête pour augmenter son financement qui a été approuvé par un groupement d’institutions bancaires, ce qui constituait la dernière étape à franchir avant de pouvoir effectuer les investissements et ainsi aller de l’avant, selon le chef de la direction de l’entreprise Champion, David Cataford. « Cette annonce constitue une étape marquante pour notre société, nos employés et la communauté. Grâce à notre minerai de fer à haute teneur de plus en plus recherché mondialement, une équipe opérationnelle qui a fait ses preuves et une solution financière prudente pour assurer la concrétisation des travaux de construction qui restent à réaliser dans le cadre du projet de la phase II, notre entreprise est bien placée pour doubler la capacité nominale du Lac Bloom. Nous sommes à la fois fiers et excités à l’idée d’accroître notre impact positif dans la région avec la création d’environ 375 nouveaux emplois permanents » a déclaré M. Cataford.

Autorisation accordée pour la phase II du Lac Bloom.
Le calendrier de réalisation des travaux est évalué à 18 mois.

Projet Kami

Quelques jours plus tard, le 16 novembre, Champion, était en voie de se porter acquéreur du projet Kami situé entre Fermont et Labrador City, de sa véritable appellation Kamistiatusset, appartenant auparavant à Alderon qui a dû s’en départir à cause de problèmes financiers. La Cour suprême de Terre-Neuve-et-Labrador a approuvé l’offre d’acquisition par la société et certaines de ses filiales auprès de Restructuration Deloitte, qui agit à titre de séquestre pour Alderon. Champion devrait remplacer le précédent propriétaire, ce qui permettrait à sa filiale MFQ de faire d’une pierre deux coups. En plus de pouvoir bénéficier d’un nouveau gisement de fer important, la mine du Lac Bloom pourrait miser sur une éventuelle capacité de production accrue tout en ayant un meilleur accès garanti au quai multiusager situé au port de mer de Sept-Îles. Une étude de faisabilité est déjà en branle selon le vice-président des relations avec les investisseurs chez Champion, Michael Marcotte.

Seule ombre au tableau, certains élus du Labrador Ouest où se situe le projet Kami sont réticents à voir le minerai de fer brut traverser la frontière Québec-Labrador, comme ça se fait à Schefferville, pour être traité en sol québécois dans les installations de MFQ à la mine du Lac Bloom.

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Publié le 30 novembre, 2020, dans la publication : Numéro_20 Volume 38

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  • David Cataford
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  • Minerai de fer Québec
  • Projets minier

Publié sur le site le 30 novembre 2020

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Mine de fer du Lac Bloom

Le siège social de Champion déménage

par Éric Cyr

Source photo : MFQ

La multinationale Champion, la maison mère de Minerai de fer Québec (MFQ) qui exploite la mine du Lac Bloom située à proximité de Fermont, semble suivre le courant inverse de la tendance de déménagement des sièges sociaux d’entreprises à l’extérieur de la province et a adopté une résolution visant à transférer le sien de l’Australie vers le Québec.

Les dirigeants de la minière croient que la nouvelle structure proposée augmentera l’attractivité sur des marchés financiers plus diversifiés et devrait recevoir l’approbation des actionnaires, en mars prochain. Il ne restera alors qu’à obtenir le feu vert des différentes autorités règlementaires, une formalité.

Relocalisation stratégique

L’entreprise, qui conserve des racines solides en Australie, souhaite préserver son importante base d’actionnaires sur ce continent tout en s’implantant officiellement au Canada où elle pourra courtiser des investisseurs canadiens et québécois qui préfèrent investir dans une société domiciliée au pays, ce qui préoccupe moins les Australiens. C’est au centre-ville de Montréal dans ses bureaux déjà existants où travaillent une quarantaine d’employés que Champion anticipe d’avoir pignon sur rue.

La décision du conseil d’administration d’installer les assises de l’organisation dans la métropole québécoise est destinée à mieux servir les intérêts de la compagnie en attirant notamment de nouveaux capitaux et ne modifiera pas ses activités actuelles ou son exploitation.

Avantages

Selon le chef de la direction de Champion, David Cataford, l’objectif de cette manœuvre est de diversifier son actionnariat et d’élargir le bassin d’investisseurs institutionnels potentiels. Cette décision devrait aussi permettre de propulser la visibilité de la minière sur le parquet de la bourse de Toronto (TSX) où elle pourra mieux susciter l’intérêt en négociant des actions tout comme elle le fait actuellement sur la bourse australienne (ASX). Ce dernier précise que ce remaniement est logique puisque toutes les activités de Champion sont en sol québécois.

Expansion

Des travaux préliminaires d’ingénierie totalisant 68 M $ se poursuivent en parallèle dans le cadre d’un projet d’agrandissement de la mine du Lac Bloom, la future phase 2, ayant pour cible de doubler sa capacité de production de minerai de fer qui devrait s’accroître jusqu’à 15 millions de tonnes annuellement. Selon des évaluations, cet élargissement pourrait totaliser, une fois son achèvement complété, 450 M $ américains soit l’équivalent de près de 600 M $ canadiens. C’est une filiale d’Investissement Québec, Ressources Québec, qui demeure, après le récent rachat par Champion de la part de 36,8 % dans sa filiale MFQ auparavant détenue par le gouvernement du Québec, le second bailleur de fonds de Champion avec une participation de près de 9 %.

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Publié le 20 janvier, 2020, dans la publication : Numéro_01 Volume 38

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Publié sur le site le 20 janvier 2020

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Mine du lac Bloom

MFQ acquiert l’entièreté des parts

par Éric Cyr

Source photo : Cliffs Natural Resources. Légende photo : Installations de MFQ à la mine du lac Bloom.

La société Champion a annoncé, le 29 mai dernier, que sa filiale, Minerai de fer Québec (MFQ), qui exploite la mine de fer du lac Bloom à proximité de Fermont, a procédé à l’acquisition des 36,8 %
de parts du gouvernement du Québec au coût de 211 millions de dollars, devenant ainsi l’unique propriétaire du complexe minier après avoir remboursé Québec.

Une entente de principe d’une somme de 185 millions $ a été conclue avec la Caisse de dépôt et placement du Québec pour l’achat de ces actions auparavant détenues par Ressources Québec. Québec demeurera cependant actionnaire de la société mère Champion en conservant 8,7 % des actions, mais n’est plus actionnaire de MFQ.

Rentabilité

Les promoteurs de la relance des activités minières ont remporté leur pari puisque les bénéfices d’exploitation sont au rendez-vous. Les infrastructures ont atteint leurs objectifs de rentabilité en seulement 15 mois avant de retourner entièrement entre les mains d’investisseurs privés. Selon le président directeur de Champion, David Cataford, le coup de pouce de l’État québécois qui a été fort utile lors du redémarrage des installations minières n’est plus nécessaire. Ce dernier ne craint pas une éventuelle austérité et confie que la fluctuation des prix du fer ne l’inquiète pas puisque la compagnie a réussi à réduire ses coûts d’exploitation de façon à lui permettre de tirer son épingle du jeu advenant un marché plus pénible. M. Cataford explique que même si la valeur du fer retombait et avoisinait les taux en vigueur en 2015-2016, l’entreprise pourrait tout de même demeurer compétitive et offrir un produit de qualité à bon marché qui saurait répondre à la demande. Champion considère que cette transaction s’avère profitable et envisage l’avenir avec optimisme.

Vers une production accrue

Un accroissement de la capacité de production de minerai de fer qui devrait atteindre annuellement 2,75 millions de tonnes additionnelles est anticipé dans la foulée d’un projet d’expansion qui pourrait s’amorcer dès cette année et qui permettrait de doubler le potentiel industriel pour éventuellement frôler les 15 millions de tonnes par année. Cet agrandissement pourrait créer 500 emplois lors du chantier de construction et 375 autres lors de la mise en service de l’usine prévue pour le printemps 2021. L’étude de faisabilité de cet agrandissement devrait être déposée cet été.

Visionnaire, MFQ songe à développer la phase 2, qui fut pourtant à l’époque la pierre angulaire du précédent propriétaire, Cliffs, qui avait interrompu les travaux visant la mise en service de la deuxième usine. Le contexte a cependant beaucoup changé et les améliorations technologiques apportées sous la gouverne de Champion ont porté des fruits puisque les coûts de production ont considérablement baissé comparativement aux derniers résultats financiers publiés par Cliffs avant sa fermeture, passant de 81,19 à 37,60 dollars américains la tonne, soit une diminution de plus de la moitié.

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Publié le 10 juin, 2019, dans la publication : Numéro_11 Volume 37

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Publié sur le site le 10 juin 2019

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Ville de Fermont

Nécessaire ajustement des revenus anticipés

par Éric Cyr

Fermont doit s’inspirer constamment de sa devise « Faire front, faire face » puisqu’elle peut parfois être assaillie par certaines industries établies sur son territoire qui tentent de faire diminuer l’évaluation foncière de leurs installations résidentielles et minières, ce que la Ville a réussi jusqu’à présent à contenir au maximum afin d’éviter une incidence sur les services offerts aux citoyens.

Réévaluations foncières à répétition

Trois entreprises contestaient initialement leurs comptes d’impôt foncier, ArcelorMittal, Champion (propriétaire de Minerai de fer Québec), et les liquidateurs de Cliffs, l’ancien propriétaire de la mine du lac Bloom. L’administration municipale a réglé deux dossiers en signant d’abord un accord avec ArcelorMittal, en juillet 2017 et en concluant une entente avec Minerai de fer Québec (MFQ), en novembre dernier, ce qui clarifie la situation et permet d’entrevoir un avenir à plus long terme. La Ville a réajusté son revenu en conséquence après avoir puisé dans un montant qui avait été conservé en provision en raison de l’incertitude relative aux dossiers de contestation judiciaire de l’avis d’imposition des minières en suspens.

ArcelorMittal

La Ville, qui a accepté de réduire la valeur des infrastructures d’ArcelorMittal en sol fermontois d’environ 5 %, dans le cadre d’un règlement concernant les années 2016 à 2018, a dû émettre un chèque de 1 196 000 $ à la multinationale, occasionnant une baisse des revenus en impôts pour la municipalité de 556 000 $ pour cette période. Port-Cartier, qui avait pourtant également obtenu une entente en 2013, alors qu’ArcelorMittal avait contesté son compte de taxes de 2013 à 2015, a plutôt choisi d’emprunter la voie des tribunaux afin de régler un nouveau litige pour les années 2016 à 2018. C’est donc la Cour supérieure du Québec qui tranchera dans le dossier l’opposant à la compagnie. Selon la mairesse port-cartoise de l’époque, Violaine Doyle, ArcelorMittal a bafoué sa parole et n’a pas respecté ses engagements. Son successeur, le nouveau maire Alain Thibault, espère obtenir gain de cause par crainte de devoir composer avec un manque à gagner important. Il considère pour sa part que l’entreprise « n’agit pas en bon citoyen corporatif. »

Minerai de fer Québec/Champion

Fermont s’est aussi entendu récemment avec Minerai de fer Québec (MFQ), une filiale de Champion, et doit réduire la valeur foncière des installations de la minière qui avaient auparavant été estimées à 336 M $ par l’évaluateur municipal sans obtenir de consensus sur ce montant et qui sont dorénavant fixées à 199 M $ à la suite d’un règlement.

En plus de devoir réajuster ses revenus de près de 4 M $ par année, la Ville doit rembourser à la société plus de 11 millions de dollars en taxes foncières perçues en trop pour les années 2016 à 2018 à la suite de la révision de l’évaluation des équipements et des bâtiments du site minier de la mine du lac Bloom.

Cliffs Natural Resources

Les démarches juridiques se poursuivent dans le cadre du litige en suspens opposant la Ville de Fermont au contrôleur de la faillite de la défunte minière Cliffs, qui exploitait la mine du lac Bloom, FTI Consulting. Une requête pour faire appel de la décision rendue par le tribunal administratif du Québec (TAQ), qui avait tranché en faveur de la municipalité, a été déposée. Le différend concerne le compte d’impôt foncier des années 2013 à 2015. La première manche a été remportée par Fermont qui a été fortement appuyé par l’Union des municipalités du Québec (UMQ) puisque dans ce cas particulier, c’est beaucoup plus que simplement l’évaluation foncière qui est contestée. Le requérant souhaite une interprétation plus large de la Loi sur la fiscalité municipale (LFM) demandant à ce que la totalité des bâtiments faisant partie de l’unité d’évaluation soit écartée de la démarche d’imposition, ce qui pourrait avoir une incidence sur une vingtaine de localités québécoises. Le maire de Fermont, Martin St-Laurent, demeure optimiste et espère que la Cour du Québec maintiendra le précédent verdict.

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Publié le 3 décembre, 2018, dans la publication : Numéro 20 Volume 36

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  • Évaluation foncière
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Publié sur le site le 3 décembre 2018

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L’économie locale

C’est mieux ailleurs…

par Éric Cyr

Certaines minières de la région établies en sol québécois semblent souvent favoriser les entreprises de l’extérieur de la région au détriment des commerces locaux qui, à quelques exceptions près, tirent le diable par la queue et qui subissent les contrecoups de telles décisions.

Plusieurs commerces fermontois ont de la difficulté à maintenir leurs activités à long terme. La pénurie de main-d’œuvre peut être un facteur dans cette équation, mais pas seulement cela. À titre d’exemple L’Authentique Bistro, l’un des deux seuls restaurants ouverts à l’année, adjacent à l’Hôtel Fermont, a mis la clé dans la porte récemment.

Laver son linge sale

Minerai de fer Québec (MFQ), filiale de Champion, ne semble pas non plus très enclin à prioriser les commerces locaux puisque cette société vient d’abandonner le service de nettoyeur de Fermont avec qui elle faisait affaire depuis plusieurs mois, pour se tourner vers Baie-Comeau tout comme l’autre minière qui a déjà fait de même.

Nettoyeur en péril

Le directeur général de la Coop Metro qui administre en parallèle la blanchisserie fermontoise, Karim Khimjee, confie que ces décisions déplorables viennent menacer l’existence même du nettoyeur, le seul dans la région, qui attire également une clientèle du Labrador. « On vient d’investir 10 000 $ pour la mise à jour de nos équipements et un contrat important qui avait été prévu pour l’achat de nouvelles machines à laver a dû être annulé à la dernière minute à la suite du désintérêt de MFQ, qui a indiqué de façon subite que dorénavant l’entreprise ne souhaitait plus faire affaire avec nous en transmettant un simple avis de 24 heures sans aucune raison valable. »

Visiblement très déçu de ce volte-face des minières, ce dernier poursuit : « L’appui aux entreprises locales est grandement apprécié et contribue à assurer la vitalité du milieu. »

M. Khimjee précise qu’une employée très motivée qui apprécie son travail devra se contenter à l’avenir d’un horaire considérablement réduit et d’un poste à mi-temps. Les heures d’ouverture seront diminuées à un maigre 15 heures/semaine au lieu du 40 heures préalable. « Si la tendance se maintient et sans une meilleure disposition des minières, le service pourrait malheureusement être voué à disparaître après de nombreuses années d’opération. »

Le maire de Fermont, Martin St-Laurent, est au courant du dossier et tente de sensibiliser les principaux intervenants à l’importance de favoriser les entreprises d’ici.

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Publié le 10 septembre, 2018, dans la publication : Numéro 14 Volume 36

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Publié sur le site le 10 septembre 2018

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Mine du lac Bloom

Un redémarrage hâtif et très attendu

par Éric Cyr

L’entreprise Champion Iron a relevé plus tôt que prévu le défi qu’elle s’était fixée par le biais de sa filiale Minerai de fer Québec (MFQ) avec la relance des activités de la mine de fer du lac Bloom, le 16 février dernier. Le premier convoi ferroviaire contenant 16 500 tonnes métriques de concentré de fer est parti du site minier situé à proximité de Fermont, le 22 février, en direction de Sept-Îles via le chemin de fer Quebec North Shore and Labrador (QNS&L).

Sur les rails

Cette procession de wagons illustre que la reprise des activités de cette deuxième mine en territoire fermontois est bel et bien amorcée. La direction de l’entreprise a réussi à réaliser cet exploit tout en respectant les délais et le budget anticipé. Cette première caravane d’acier représente une étape tangible vers la réalisation du plein potentiel de la mine en vue de devenir un fournisseur majeur de minerai de fer de haute qualité sur les marchés mondiaux. La relance a été favorisée par l’optimisation du circuit de séparation destiné à améliorer concrètement le taux de récupération du minerai. La quantité transportée démontre sans équivoque que MFQ a réussi à atteindre cet objectif important.

Nouvelle ère de prospérité

Selon le président et chef de la direction de MFQ et de Champion, Michael O’Keeffe : « Le premier train représente une réalisation majeure et a été rendu possible grâce à l’engagement de tous les intervenants, y compris la communauté locale et le soutien du gouvernement [du Québec]. J’aimerais saluer l’excellent travail de tous les employés et entrepreneurs qui ont contribué à cette belle réussite. Cela confirme que nous avons été capables de produire un concentré de fer de haute teneur de qualité exceptionnelle, comme le souligne l’étude de faisabilité de la mine. De plus, non seulement nous respectons l’échéancier et le budget prévus, mais étant donné que les prix actuels du minerai de fer de 78 $ américain par tonne métrique pour une teneur de 62 % de fer sont substantiellement plus élevés que les estimations de 56 $ US que nous avons utilisées dans notre planification, nous dépassons déjà les prévisions. C’est un résultat remarquable. »

Selon le chef de l’exploitation, David Cataford, l’objectif est d’atteindre un train quotidien en partance de Fermont à compter des prochaines semaines, ce qui est réaliste puisque MFQ envisage de produire 6 millions de tonnes de minerai de fer dès cette année, plus que ce que son prédécesseur Cliffs n’a jamais produit localement. Les premiers chargements maritimes sur des minéraliers devraient être expédiés en avril prochain à partir du nouveau quai multi-usager du port de Sept-Îles. La totalité de la production annuelle de la mine a déjà trouvé preneur par le biais du géant suisse Glencore et de la nippone Sojitz qui s’en sont portés acquéreurs.

Une formule gagnante

La mine du lac Bloom est dotée d’une boucle ferroviaire comportant un tronçon de 31,9 km et d’un accès aux marchés internationaux par l’entremise d’installations ferroviaires et portuaires existantes. Elle dispose de plus de 735 wagons spécialisés pour le transport du minerai de fer et la stratégie logistique de MFQ lui assure un accès à long terme à certains des plus grands consommateurs au monde de son produit grâce à des ententes de transport avec Chemin de fer QNS&L et la Société ferroviaire et portuaire de Pointe-Noire (SFPPN) près de Sept-Îles qui entreposera sa production avant son expédition par bateaux. Les réserves de minerai de cette mine, qui pourrait devenir l’une des principales mines de fer de longue durée de la région, sont évaluées à 411,7 millions de tonnes et son exploitation devrait s’échelonner sur une période d’une vingtaine d’années. MFQ a déjà engagé 400 professionnels du secteur minier, employés de soutien et entrepreneurs, et vise ultimement à embaucher 450 personnes au lac Bloom.

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Publié le 5 mars, 2018, dans la publication : Numéro 04 Volume 36

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Publié sur le site le 5 mars 2018

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Minerai de fer Québec

Un premier contrat de travail

par Éric Cyr

Légende : Des opérateurs d’équipements miniers s’activent déjà sur le site de la mine du lac Bloom près de Fermont.

Les syndiqués Métallos, membres de la section locale 9996 à la mine du lac Bloom située à proximité de Fermont, ont accepté dans une forte proportion de 86 % une première convention collective d’une durée de trois ans avec leur nouvel employeur Minerai de fer Québec, une filiale de Champion. C’est avec un excellent contrat en main que ces travailleurs et ceux qui seront embauchés ultérieurement vont procéder à la relance des installations minières en mars 2018.

Une majorité éloquente

Le vote sur l’entente de principe s’est déroulé durant les deux premières semaines de novembre et s’est terminé par une dernière assemblée, le 15 novembre dernier. Selon le représentant syndical des Métallos, Dany Maltais : « Cette approbation très forte est un message clair au gouvernement, au conseil d’administration et à d’éventuels investisseurs : nous sommes satisfaits de notre contrat et prêts à relancer enfin cette mine. Le redémarrage de la mine, les travailleurs y croient! »

Spécificités

Les salaires seront augmentés de 2,75 % la première année et de 3 % pour chacune des deux années subséquentes. Le contrat prévoit une majoration des montants alloués par l’employeur au régime de retraite, qui passent progressivement de 7 % à 8 % du salaire annuel. Le régime d’assurance est également bonifié. Une quatrième semaine de vacances est consentie après douze ans d’ancienneté et les montants versés pour les vacances sont accrus pour ceux qui ont huit ans d’ancienneté et plus. Il a aussi été convenu que les procédures d’attribution des postes seront clarifiées et que ceux-ci seront affichés plus clairement dans les installations, facilitant la mobilité de la main-d’œuvre. L’octroi des heures supplémentaires sera également plus transparent.

« Tout le monde améliore son sort et ceux qui sont restés pendant la mise en veilleuse des activités seront récompensés. C’est un excellent contrat, dans un contexte de redémarrage, alors que les revenus ne sont pas encore au rendez-vous. Les travailleurs répondent [à l’appel] pour faire un succès de cette relance », conclut le syndicaliste qui ajoute que les syndiqués ont accepté d’accorder une certaine marge de manœuvre permettant de faire entrer davantage de sous-traitants, mais seulement durant la période de redémarrage de l’usine.

Ceux-ci devront se retirer progressivement par la suite et des travailleurs syndiqués prendront le relais. Le coordonnateur régional des Métallos, Nicolas Lapierre, considère que ce contrat de travail est satisfaisant avec en toile de fond la production qui n’a pas encore commencé et le fait qu’il n’y a pas encore d’argent dans les coffres.

Minerai de fer Québec est actuellement en période de recrutement pour combler les postes vacants et souhaite embaucher 250 personnes d’ici la fin de l’année pour atteindre 450 travailleurs à la suite de la nouvelle impulsion afin de maintenir un rythme de croisière et une cadence régulière.

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Publié le 4 décembre, 2017, dans la publication : Numéro 20 Volume 35

  • Champion
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  • Travailleurs syndiqués

Publié sur le site le 4 décembre 2017

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Mine de fer du lac Bloom

Feu vert pour la relance

par Éric Cyr

Légende : De nombreux dignitaires rassemblés lors de l’annonce de la reprise des activités minières au lac Bloom près de Fermont.

Une brochette d’invités de marque était rassemblée à la mine du lac Bloom à proximité de Fermont, le 15 novembre dernier, dans le cadre d’une conférence de presse où l’on a fait l’annonce officielle de la reprise des activités minières par Minerai de fer Québec (MFQ), une filiale de la compagnie Champion, prévue en mars 2018. Des dignitaires se sont relayés devant des représentants des médias pour prononcer des discours à l’occasion de la nouvelle de ce redémarrage tant attendu.

Le président directeur du conseil et chef de la direction de Champion, Michael O’Keefe a eu l’honneur de s’adresser en premier à la foule composée de personnalités influentes, mais aussi de nombreux employés de l’entreprise. Le ministre québécois de l’Énergie et des Ressources naturelles, récemment nommé ministre responsable du Plan Nord, Pierre Moreau, qui a succédé à Pierre Arcand lors d’un récent remaniement ministériel, y est par la suite allé d’une allocution. La députée de Duplessis, Lorraine Richard, du Parti québécois était aussi sur place pour l’occasion tout comme le président-directeur général de la Société du Plan Nord, Robert Sauvé, le préfet de la MRC de Caniapiscau et maire de Fermont, Martin St-Laurent, le préfet de la MRC de Sept-Rivières et maire de Sept-Îles, Réjean Porlier, le chef de la communauté innue de Uashat mak Mani-Utenam, Mike McKenzie, le coordonnateur régional des Métallos, Nicolas Lapierre, le chef de l’exploitation de MFQ, David Cataford ainsi que le directeur général de la compagnie, Patrick Champagne.

Évolution des investissements de Québec

Le gouvernement du Québec a annoncé pour l’occasion un investissement additionnel totalisant 26,2 M $ pour soutenir la poursuite de la relance des activités de cette mine par la société Minerai de fer Québec dont le redémarrage engendrera la création de 450 emplois de qualité et générera d’importantes retombées économiques dans la région de la Côte-Nord. Le soutien financier gouvernemental comprend une prise de participation, issue du fonds Capital Mines Hydrocarbures, de 26,2 M $ dans le capital-actions de MFQ. Ceci s’ajoute aux 25,2 M $ investis par ce même fonds au cours des dernières années, incluant une contribution financière de 6 M $ accordée par Ressources Québec à même ses fonds propres, pour un total de 51,4 M $. En 2016, le fonds Capital Mines Hydrocarbures a investi 14 M $ dans l’entreprise MFQ et 6 M $ dans Champion afin de soutenir l’acquisition des actifs de la mine du lac Bloom. En échange de cet investissement, Ressources Québec a acquis 36,8 % des actions de MFQ et environ 10 % des actions de Champion. En mai dernier, le gouvernement du Québec a confirmé un investissement totalisant 11,2 M $, dont 5,2 M $
proviennent du fonds Capital Mines Hydrocarbures, pour soutenir les travaux préparatoires à la relance des activités de la mine, et 6 M $ sont accordés par Ressources Québec, une filiale d’IQ. Institué au sein du ministère de l’Économie, de la Science et de l’Innovation et géré par Ressources Québec, à titre de mandataire, le fonds Capital Mines Hydrocarbures est doté d’une enveloppe de un milliard de dollars et permet au gouvernement du Québec, la prise de participation notamment dans des entreprises du secteur des mines qui exploitent et transforment des substances minérales du domaine de l’État. Ce fonds vise notamment à soutenir la relance du Plan Nord, en constituant une source de financement additionnel pour la réalisation de projets d’investissements privés.

Joyau du Plan Nord

Le nouveau bonze du Plan Nord, M. Moreau, explique : « Le gouvernement du Québec soutient activement la relance de la mine du lac Bloom, un site qui revêt une importance stratégique pour l’économie du Québec et particulièrement pour celle de la communauté de Fermont. Ce projet fait partie des initiatives qui contribueront de façon significative à la réussite du Plan Nord. Il favorisera la mise en valeur de nos ressources naturelles de manière responsable, tout en mettant à profit notre main-d’œuvre qualifiée. » Selon le ministre responsable de la région Côte-Nord et ancien responsable du Plan Nord, Pierre Arcand : « L’infrastructure stratégique du site de Pointe-Noire, à Sept-Îles, jouera un rôle clé…Il s’agit d’une excellente nouvelle pour la Côte-Nord, qui tirera profit des retombées économiques associées au transport de concentré de fer. » Selon le président-directeur général d’Investissement Québec (IQ), Pierre Gabriel Côté : « Le Québec prouve, une fois de plus, qu’il est un chef de file mondial du développement minier durable en favorisant le développement économique de ses régions à fort potentiel. Par cet investissement, nous envoyons un signal fort pour stimuler l’attrait d’investissements chez nous en vue de créer de la richesse et des emplois de qualité. »

Fin prêt à croiser le fer

Après l’acquisition de la mine du lac Bloom pour 10,5 M $ et des obligations environnementales estimées à 41,7 M $ en avril 2016, MFQ est prêt 19 mois plus tard à se positionner comme un incontournable sur l’échiquier du Plan Nord et à lancer tel que promis dans une exploitation à long terme (7 M de tonnes de concentré annuellement anticipé dès 2018 pour une durée estimée de 21 ans) grâce à l’optimisation du circuit de séparation qui permet une amélioration considérable du taux de récupération du minerai (teneur en fer de plus de 66 %, ce qui permettra de toucher une prime sur la qualité lors de la vente) et à une usine des plus performantes. Champion, par le biais de sa filiale MFQ, qui a sollicité l’État québécois comme principal partenaire, a réussi son pari en réunissant le financement nécessaire, un tour de force financier de 327 M $, en moins d’une année, véritable prouesse pour ce projet d’envergure qui ouvre une nouvelle ère de prospérité sur la Côte-Nord.

En route vers le marché mondial

En plus de la remise à niveau et du perfectionnement des installations, plusieurs étapes ont aussi été franchies depuis la publication des résultats de l’étude de faisabilité en février dernier. MFQ a procédé à la confirmation d’une prise de participation à l’intérieur de la Société ferroviaire et portuaire de Pointe-Noire et à une entente avec cette dernière pour le transport annuel de 8 M de tonnes de minerai de fer, à l’acquisition de 735 wagons spécialisés dans l’acheminement du minerai, à une entente de transport avec la Société Chemin de fer Quebec North Shore and Labrador (QNS&L), à l’annonce d’un financement par emprunt de 180 M $ US de Sprott Resource Lending et la Caisse de dépôt et placement du Québec, à l’annonce de la vente d’une débenture à Glencore International AG, à la confirmation du capital-actions de Ressources Québec dans le projet, à la diminution des impacts environnementaux (mise en place d’une chaudière vapeur à électrode beaucoup moins énergivore, introduction d’un convoyeur aérien destiné au transport du minerai et amélioration de la gestion des résidus miniers qui réduiront l’utilisation de camions) la signature d’une entente de principe avec le syndicat des Métallos pour un contrat de travail d’une durée de trois ans et d’une entente pour l’achat de la totalité de la future production annuelle (avec la nippone Sojitz 3 M de tonnes [40 %] et le mastodonte Glencore qui s’est engagé à acheter le reste) garantissant ainsi l’établissement d’une clientèle.

Emplois et vision d’avenir

MFQ qui emploie actuellement plus de 250 personnes accélère dorénavant le processus d’embauche et souhaite atteindre l’objectif de plus de 450 travailleurs grâce à un recrutement intensif d’ici le lancement des opérations. En outre, le redémarrage aura nécessité des investissements de 160 M $ où le gouvernement du Québec est partenaire à 36,8 %.

Selon M. O’Keefe : « Le projet aura requis un engagement sans précédent de plusieurs partenaires sans qui, rien de tout cela ne serait possible : administrateurs, investisseurs, gouvernement [du Québec], partenaires, fournisseurs, syndicat, employés. Je veux remercier sincèrement chacune de ses personnes. Aujourd’hui, les yeux du monde sont tournés vers un fer d’une qualité exceptionnelle, l’un des meilleurs sur la planète, et c’est ici qu’il se trouve… Les défis étaient immenses, le travail colossal. D’un autre côté, notre ambition et notre détermination ont toujours été les mêmes : redémarrer cette mine à fort potentiel dans le respect des communautés, le développement de la région et l’intérêt économique du Québec. Nous entrevoyons l’étape de l’exploitation avec un immense enthousiasme, encore plus heureux de participer à cette fierté retrouvée dans une communauté que nous aimons profondément. »

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Publié le 4 décembre, 2017, dans la publication : Numéro 20 Volume 35

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Publié sur le site le 4 décembre 2017

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Mine du lac Bloom

Financement et ententes avec un autre joueur mondial

par Éric Cyr

La compagnie Champion a annoncé, le 28 août dernier, qu’elle a obtenu un engagement de financement conditionnel de 25 millions de dollars américains (environ 31 M $ canadiens) avec l’entreprise mondiale anglo-suisse de négoce, courtage et d’extraction de matières premières Glencore International AG, un chef de file intégré dans la production et la commercialisation de produits de base, pour la vente non effectuée par l’entremise d’un courtier par voie d’un placement privé d’une débenture (titre d’emprunt émis uniquement garanti par la réputation de l’emprunteur) non garantie subordonnée assortie d’une clause de convention obligatoire.

L’engagement de financement est conclu dans le cadre de la relance de l’exploitation de la mine de fer du lac Bloom de la filiale de Champion, Minerai de fer Québec (MFQ), située à proximité de Fermont. Il est aussi prévu dans cette entente que MFQ et Glencore concluront un accord d’approvisionnement « off-take » dont les modalités sont fixes pour une durée de dix ans. Un contrat d,approvisionnement similaire a déjà été conclu avec la société japonaise Sojitz. Champion annonce donc qu’elle réduit la taille prévue de son placement public déjà annoncé de reçus de souscription d’environ 50 M $ à un maximum de 20 M $ canadiens.

« Nous sommes très heureux d’avoir obtenu les services de mise en marché et le soutien financier de Glencore, une contribution importante à nos efforts pour réunir les capitaux dont nous avons besoin. Cet engagement financier marque une autre étape importante pour la mine du lac Bloom qui nous garantit un réel accès à long terme aux marchés alors que la demande est forte pour le minerai de fer de qualité supérieure de cette mine », a déclaré le président du conseil et chef de la direction de Champion et de MFQ, Michael O’Keeffe.

À propos de Glencore

Glencore est l’une des plus importantes sociétés multinationales de ressources naturelles diversifiées dans le monde et un grand producteur et distributeur de plus de 90 produits de base. Le groupe exploite environ 150 sites miniers et métallurgiques, des actifs de production pétrolière et des installations agricoles. Les activités industrielles et commerciales de Glencore s’appuient sur un réseau mondial qui est actif dans plus de 50 pays.

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Publié le 11 septembre, 2017, dans la publication : Numéro 14 Volume 35

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Publié sur le site le 13 septembre 2017

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Mine de fer du lac Bloom

Champion, la valse des millions

par Éric Cyr

Champion ne cesse de multiplier les bonnes nouvelles, un tremplin pour la mine du lac Bloom près de Fermont qui appartient à sa filiale Minerai de fer Québec (MFQ). En mai dernier, MFQ avait annoncé que la société nippone (japonaise) Sojitz achèterait 40 % de la production de la mine en plus de prêter 20 M $. Après une entente de transport ferroviaire avec la société de chemin de fer QNS&L, en juin dernier, voilà maintenant que Champion a confirmé en juillet s’être entendue avec le port de Sept-Îles pour régler le différend entourant le paiement de sa part pour la construction du quai multiusager qui sera utilisé pour l’expédition de sa marchandise après avoir réuni via sa succursale des prêts de 180 millions de dollars américains dont 100 M $ US provenant de la Caisse de dépôt et placement du Québec (CDPQ), le bas de laine des Québécois.

Le contenu de l’entente avec le port de Sept-Îles est confidentiel, mais celui-ci pourra toucher 20 M $ canadiens dont 6 M $ ont déjà été versés. En vertu de cet accord, Champion s’engage a régler le solde à la suite d’un financement par actions. Il faut dire que l’État québécois pourrait injecter jusqu’à 52,7 M $ soit plus du double de son engagement actuel dans le projet de relance de la mine du lac Bloom qui vient de franchir un pas de géant vers son redémarrage. La CDPQ et la financière Sprott ont garanti un financement de 180 M $ US (230 M $ canadiens) à Minerai de fer Québec propriétaire du site minier. Pour compléter le montage financier estimé à 327 M $, la société minière compte lever 45 M $ des 72 M $ qui doivent encore être amassés. Afin de conserver sa participation de 36,8 % dans la mine, le fonds Capital Mines Hydrocarbures géré par Investissement Québec (IQ) a signifié son intention de verser les 27 M $ manquants. Selon une porte-parole d’IQ, Chantal Corbeil, c’est un projet qui va bien, qui n’a pas de problème à réunir de l’argent.

Le bas de laine des Québécois, qui reçoit 21 millions de bons de souscription, a consenti un prêt subordonné de 100 M $ US sur sept ans à un taux établi, sauf pour la première année, en fonction des prix du fer en expliquant que cette transaction s’inscrivait dans sa stratégie visant à épauler les compagnies minières québécoises. Du côté de Sprott, il s’agit d’un prêt prioritaire de 80 M $ US sur cinq ans. Selon le chef des opérations et vice-président à l’ingénierie de Champion, David Cataford, la quantité de capitaux nécessaires pour le redémarrage a été réduite de beaucoup et les sommes recueillies à l’heure actuelle permettent d’envisager une relance des activités au début de l’année 2018. Il reste selon ce dernier à sécuriser une portion en capitaux propres et ensuite l’entreprise devrait être en mesure d’annoncer un démarrage officiel.

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Publié le 28 août, 2017, dans la publication : Numéro 13 Volume 35

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Publié sur le site le 28 août 2017

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Mine du lac Bloom

Québec octroie 5,2 M$

par Éric Cyr

Le gouvernement du Québec attribue une aide financière de 5,2 millions de dollars à l’entreprise Minerai de fer Québec, une filiale de Champion, pour deux projets de conversion énergétique à la mine du lac Bloom, à proximité de Fermont. Cette contribution provient du Fonds vert et s’inscrit dans le cadre du programme ÉcoPerformance découlant du Plan d’action 2013-2020 sur les changements climatiques.

C’est le ministre de l’Énergie et des Ressources naturelles et ministre responsable du Plan Nord et de la Côte-Nord, Pierre Arcand, qui en a fait l’annonce à la mine du lac Bloom, le 5 juin dernier, en compagnie du président-directeur général (PDG) de Champion, Michael O’Keeffe et du maire de Fermont.

Description des projets

Le premier projet vise le remplacement d’une chaudière vapeur fonctionnant au mazout léger par une chaudière vapeur à électrode dans la chaufferie principale de l’usine. La nouvelle chaudière permettra de répondre à une portion importante de la demande de vapeur de procédé ainsi qu’à des besoins de chauffage en mi-saison. Le passage au chauffage électrique permettra non seulement de diminuer la consommation de mazout liée aux activités de la mine, mais aussi de réduire l’empreinte environnementale et les coûts de fonctionnement. Le second projet consiste à mettre en place un convoyeur aérien destiné au transport du minerai. Le minerai extrait était  historiquement acheminé par des camions de 240 tonnes de capacité jusqu’au concasseur et ensuite transporté sur un convoyeur vers le site de stockage. Le nouveau convoyeur aérien permettra de réduire considérablement le recours aux camions pour le transport du minerai permettant ainsi de réduire la production de gaz à effet de serre. Ces conversions énergétiques permettront donc de diminuer les émissions gazeuses nocives à la couche d’ozone de 19 689 tonnes de C02 par année, soit l’équivalent du retrait de près de 5 800 véhicules légers des routes annuellement.

Transformer le portrait de l’énergie au Québec

Le ministre Arcand a expliqué aux quelques journalistes et aux travailleurs attentifs réunis sur place que :

« Avec la politique énergétique 2030, notre gouvernement s’est fixé des cibles ambitieuses en ce qui a trait à l’utilisation d’énergies moins dommageables pour l’environnement ainsi qu’à l’efficacité avec laquelle nous les utilisons. C’est en soutenant des entreprises comme Minerai de fer Québec, qui participe déjà pleinement à notre transition énergétique, que nous parviendrons à développer et à moderniser l’économie du Québec. »

« It’s on with the show »

Le PDG de Champion, M. O’Keefe, s’exprimant en anglais s’est aussi adressé à l’auditoire : « Cette annonce s’inscrit dans un vaste plan pour rendre nos installations plus performantes et moins énergivores afin de réduire au maximum notre empreinte écologique. Notre objectif est de redémarrer cette mine à fort potentiel dans l’intérêt des communautés locales et autochtones, dans le respect de l’environnement et avec la complicité d’un partenaire de la première heure, le gouvernement du Québec. » Selon le directeur de projet, l’ingénieur Alexandre Belleau (à gauche sur la photo) : « On mobilise les travailleurs au fur et à mesure des besoins. Ça va bien, les planètes s’alignent. »

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Publié le 12 juin, 2017, dans la publication : Numéro 11 Volume 35

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Publié sur le site le 12 juin 2017

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Mine de fer du lac Bloom

Champion poursuit son erre d’aller et signe une entente

par Éric Cyr

Une nouvelle injection financière de 40 millions de dollars, dont 11,2 millions en provenance de Québec, permettra à Minerai de fer Québec, une filiale de la compagnie Champion, de garnir ses coffres et de poursuivre son élan vers le redémarrage des installations de la mine du lac Bloom à proximité de Fermont. De plus, une entente a été signée avec la société nipponne Sojitz Corporation, une importante maison de commerce établie à Tokyo au Japon, garantissant qu’elle achètera 40 % de la production future de la mine.

Soutien financier

Champion a annoncé, le 18 mai dernier, qu’elle était parvenue à réunir les sommes nécessaires à la réalisation de la première phase des travaux préparatoires à la relance des activités de la mine dont la mise à niveau de son site prévue pour l’été. Déjà copropriétaire de la mine, le gouvernement du Québec allonge un investissement de 5,2 millions $ additionnels par le biais du fonds Capital Mines Hydrocarbures. Ressources Québec accorde pour sa part un prêt supplémentaire de 6 millions $. Champion débourse aussi 8,8 millions $ alors que la moitié du montage financier provient de la multinationale japonaise Sojitz avec qui la minière a scellé une entente pour un prêt de 20 millions $. Le géant japonais achètera le fer de la mine du lac Bloom pour le revendre à des aciéristes de haute qualité au Japon. Le contrat d’approvisionnement prévoit que Sojitz se portera acquéreur de 3 millions de tonnes de minerai de fer par année dès la reprise de l’exploitation, envisagée pour la première moitié de 2018.

Ces nouveaux ajouts pécuniaires vont permettre de procéder durant l’été à l’amélioration du système de gestion du parc à résidus et du circuit de récupération de minerai. « Ce qu’on fait dans le fond, c’est qu’on va utiliser un système de pompage des résidus au lieu d’utiliser des équipements de chargement et des camions qui étaient opérés au diésel », souligne le chef des opérations à Minerai de fer Québec, David Cataford qui précise que ce système fonctionnera à l’électricité. Les appels d’offre devraient être lancés d’ici peu. M. Cataford se réjouit des nouveaux investissements. Selon ce dernier, il fallait avoir les fonds avant le mois de juin pour être en mesure de commencer ces travaux-là et profiter de la saison estivale à Fermont.

La minière espère toujours amasser une cagnotte de 327 millions $ pour relancer les activités sur place. Depuis mars dernier, quelque 80 millions $ « ont été sécurisés » selon M. Cataford qui assure que le processus va bien et qu’il existe de l’intérêt pour le projet. Actuellement, il est impossible de savoir si Québec investira à nouveau.

« Le gouvernement est directement notre partenaire, mais on travaille aussi avec d’autres investisseurs pour attacher le projet ».

Un total de 55 travailleurs est actuellement à pied d’œuvre à la mine du lac Bloom, mais ce nombre devrait passer à 400 travailleurs d’ici les prochaines semaines au cœur des travaux prévus cet été.

Champion qui avait profité de la liquidation légale de Cliffs ressources naturelles pour mettre la main sur la mine du lac Bloom est devenu, en avril dernier, l’un des premiers partenaires de la Société ferroviaire et portuaire de Pointe-Noire, la société en commandite formée par la Société du Plan Nord avec l’achat par l’État des actifs stratégiques de Cliffs à Sept-Îles. Champion doit cependant encore 19,6 millions $ au Port de Sept-Îles et ne s’est toujours pas acquittée de ses obligations qui devaient atteindre 25 millions $. L’entreprise est l’un des cinq partenaires privés du quai multiusager dans le secteur de Pointe-Noire (une méga infrastructure qui devrait permettre à Champion d’économiser 30 à 40 % du coût d’expédition vers les marchés étrangers) construit au coût de 220 millions $ et financé à moitié par l’industrie minière dont Champion. Le Port, qui traverse des années difficiles (puisque Cliffs occupait 40 % du chiffre d’affaires du Port avec un volume annuel oscillant autour de 9 millions de tonnes), souhaite un dénouement fructueux et espère en arriver à une solution. Le Port avait d’ailleurs initié en 2016 une démarche d’arbitrage pour régler le litige alors que Champion n’avait effectué qu’un seul versement de 6 millions $ pour la construction du quai livré en 2015. L’arrêt des activités de la mine du lac Bloom en 2014 avait renvoyé à la maison quelque 600 travailleurs.

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Publié le 29 mai, 2017, dans la publication : Numéro 10 Volume 35

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Publié sur le site le 30 mai 2017

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Mine du lac Bloom

Champion et les Innus s’entendent

par Éric Cyr

La société Champion, par l’intermédiaire de sa filiale Minerai de fer Québec (MFQ), s’est entendue avec le Conseil innu Takuaikan Uashat mak Mani-utenam (ITUM) pour la reprise des activités de la mine de fer du lac Bloom située près de Fermont. La nation Uashaunnuat représentée par ce conseil de bande est composée des Innus des communautés d’Uashat et de Mani-Utenam à Sept-Îles. En vertu de la conclusion de cet accord sur les répercussions et avantages concernant les activités futures de ce gisement minier, MFQ peut ainsi envisager un redémarrage des opérations suspendues depuis la faillite de Cliffs ressources naturelles.

La signature de cette entente, valide pour la durée de vie de la mine évaluée à plus d’une vingtaine d’années, témoigne du soutien du peuple Uashaunnuat pour le projet et permettra aux Innus de prendre part à celui-ci de façon concrète grâce à des mesures concernant la formation, les emplois et des possibilités de contrats pour les membres de cette collectivité amérindienne, en plus de leur garantir des avantages financiers et socio-économiques. Cet arrangement contient également des dispositions qui reconnaissent et appuient la culture, les traditions et les valeurs des Uashaunnuat, dont leur lien avec l’environnement naturel. Par cette signature, ITUM et MFQ reconduisent et bonifient le cadre de travail qui avait été approuvé en 2008 par les Innus lors d’un référendum. L’engagement de type « répercussions-avantages » demeure confidentiel et prévoit des redevances au conseil de bande. Il représente selon ITUM une nette amélioration par rapport à l’accommodement initial conclu avec les prédécesseurs en ce qui a trait aux moyens de limiter les impacts négatifs sur l’environnement ainsi que sur le suivi qui sera assuré sur ces aspects notamment par la création d’un comité environnemental incluant des inspections sur le site minier.

Pour le chef de Uashat mak Mani-utenam, Mike McKenzie, les éléments les plus importants sont reliés à l’écologie. « Au-delà de l’enjeu économique et des retombées pour la communauté, la protection de l’environnement est fondamentale. L’équilibre entre le développement durable et la préservation du territoire reflète nos valeurs et nous sommes satisfaits de travailler en ce sens », a-t-il mentionné.

Ce dernier considère que cet apport contribuera à raviver l’espoir des jeunes de sa communauté. Un autre membre du conseil de bande, Antoine Grégoire, affirme pour sa part qu’il est très satisfait de l’issue des négociations et que les erreurs du passé ont permis d’améliorer les aspects relatifs à l’emploi, à la formation et à l’environnement. ITUM rappelle que la nation innue est incontournable lorsqu’il est question d’exploiter des ressources sur son territoire et que le droit international reconnaît la légitimité des peuples autochtones, notamment en ce qui a trait au consentement libre, préalable et éclairé sur l’exploitation de leur territoire ancestral. « Pour nous, la règle est claire : si une entreprise souhaite exploiter nos ressources naturelles, elle doit le faire en respectant nos droits comme premier héritier du Nitassinan. Certaines [compagnies] s’entêtent à ne pas respecter notre position, alors que d’autres, comme Champion, se comportent en citoyens corporatifs responsables et sont respectueux des lois et des Premières Nations. Le partenariat avec Champion demeure un exemple positif de collaboration entre les Premières Nations et l’industrie », poursuit M. McKenzie.

Enthousiasme réciproque

Le chef innu Mike McKenzie et le président et chef de la direction de Champion et de MFQ, Michael O’Keeffe, ont tous deux manifesté un grand enthousiasme relativement à cet engagement, qui officialise le début d’une période de collaboration mutuelle, de dialogue constructif et de négociation féconde. Pour Champion, il était important de conclure cet accord avec le peuple autochtone qui a des revendications sur le territoire touché par le projet d’extraction de fer. « La signature de l’entente renforce la relation déjà positive entre Champion, Minerai de fer Québec et le peuple Uashaunnuat, et nous espérons que le projet du lac Bloom, qui est maintenant prêt à passer à la phase suivante après une étude de faisabilité réussie, aura des répercussions bénéfiques pour toutes les parties dans le futur. Elle nous permet de franchir une étape importante vers la réouverture de la mine du lac Bloom. » Le chef des opérations, David Cataford, confie qu’il était essentiel de s’entendre avant d’amorcer la relance des activités. « C’est un enjeu majeur pour nous. On voulait travailler avec les communautés locales et Uashat-Maliotenam est l’une des parties prenantes les plus importantes à nos yeux. »

La minière s’engage à assurer une formation, garantit la création d’une cinquantaine d’emplois destinés aux Innus et prévoit l’octroi de certains contrats aux entreprises autochtones.

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Publié le 1 mai, 2017, dans la publication : Numéro 8 Volume 35

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Publié sur le site le 1 mai 2017

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Mine du lac Bloom

Petit train va loin…

par Éric Cyr

La minière Champion a récemment fait l’acquisition d’une flotte de 735 wagons destinés au transport de minerai de fer en provenance de ses installations de la mine du lac Bloom près de Fermont jusqu’au terminal minéralier de Pointe-Noire à proximité de Sept-Îles. C’est la firme Société de voitures de chemin de fer du Lac Bloom, dont Champion est propriétaire, qui a procédé à l’achat de ces véhicules ferroviaires spécialisés conçus spécifiquement pour le transport de minerai.

Les wagons, qui appartenaient auparavant à la Canadian Iron Ore Railcar Leasing, ont été cédés à Champion pour 40,4 millions de dollars canadiens (30,1 M$ US) et permettront d’acheminer la production de fer extraite de sa mine de Fermont via un embranchement ferroviaire déjà existant de 31,9 km incluant une boucle vers le chemin de fer QNS&L au Labrador jusqu’au port de Sept-Îles afin d’être transbordée puis exportée à l’étranger à bord de navires-minéraliers. Selon le président-directeur général de Champion, Michael O’Keeffe, cette importante transaction est une étape logique et un jalon de plus vers la reprise de l’exploitation de la mine du lac Bloom après qu’une étude de faisabilité, démontrant la rentabilité et la longévité de ce gisement, a été rendue publique à la mi-février. Celui-ci confie que d’importants bénéfices stratégiques et économiques favorisant le recommencement des activités au lac Bloom découlent de cet achat qui constitue selon lui une phase majeure vers une remise en service des installations.

En quête de financement

Champion prévoit amorcer dès cet été les travaux préparatoires à la relance des activités de la mine du lac Bloom et est actuellement à la recherche de financement pour accélérer le processus de redémarrage. L’entreprise doit encore courtiser des promoteurs afin de réunir 286 millions de dollars additionnels, 41 millions de moins que le montage financier précédent, pour assurer la vitalité du projet qui créerait 480 emplois et s’échelonnerait sur plus d’une vingtaine d’années. Le chef des opérations récemment nommé, David Cataford, explique que c’est un bon défi puisque certains investisseurs sont quelque peu frileux malgré la remontée des prix du fer qui a bondi à la fin 2016 et qui maintient sa progression. Il confie que la récente étude de faisabilité démontre pourtant que le projet est rentable dans un marché oscillant entre 50 et 60 $ US la tonne. Même si les installations et les équipements sont en veilleuse et que la minière ne vend pas de minerai de fer pour l’instant, elle dépense tout de même 1,25 million de dollars par mois pour maintenir ses infrastructures intactes et respecter les normes environnementales en attendant la réouverture anticipée. M. Cataford confie que tous les efforts convergent vers la recherche de financement destinée à assurer le rétablissement des activités.

Québec, qui est propriétaire de la mine du lac Bloom à 36,8 %, a grandement contribué à stimuler la vitalité du projet et pourrait éventuellement réinvestir afin de donner un coup de pouce supplémentaire destiné à faciliter un retour sur les rails de la mine.

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Publié le 3 avril, 2017, dans la publication : Numéro 6 Volume 35

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Publié sur le site le 3 avril 2017

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