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  • Mine du lac Bloom

  • Le BAPE recommande une révision du projet

    Expansion du parc à résidus de MFQ

    Une 15 mars, 2021

    Le BAPE recommande une révision du projet

  • Les audiences publiques

    Mine de fer du Lac Bloom

    Une 16 novembre, 2020

    Les audiences publiques

  • Le siège social de Champion déménage

    Mine de fer du Lac Bloom

    Le siège social de Champion déménage

  • MFQ acquiert l’entièreté des parts

    Mine du lac Bloom

    MFQ acquiert l’entièreté des parts

  • Fermont victorieuse

    Contestation foncière

    Fermont victorieuse

  • Un redémarrage hâtif et très attendu

    Mine du lac Bloom

    Un redémarrage hâtif et très attendu

  • Un premier contrat de travail

    Minerai de fer Québec

    Un premier contrat de travail

  • Feu vert pour la relance

    Mine de fer du lac Bloom

    Une 4 décembre, 2017

    Feu vert pour la relance

  • Financement et ententes avec un autre joueur mondial

    Mine du lac Bloom

    Financement et ententes avec un autre joueur mondial

  • Champion, la valse des millions

    Mine de fer du lac Bloom

    Champion, la valse des millions

  • Québec octroie 5,2 M$

    Mine du lac Bloom

    Québec octroie 5,2 M$

  • Champion poursuit son erre d’aller et signe une entente

    Mine de fer du lac Bloom

    Champion poursuit son erre d’aller et signe une entente

  • Petit train va loin…

    Mine du lac Bloom

    Petit train va loin…

  • En attendant que le champion croise le fer

    Mine de fer du lac Bloom

    En attendant que le champion croise le fer

Mine du lac Bloom

Le BAPE recommande une révision du projet

Expansion du parc à résidus de MFQ

Une 15 mars, 2021

Le BAPE recommande une révision du projet

Les audiences publiques

Mine de fer du Lac Bloom

Une 16 novembre, 2020

Les audiences publiques

Le siège social de Champion déménage

Mine de fer du Lac Bloom

Le siège social de Champion déménage

MFQ acquiert l’entièreté des parts

Mine du lac Bloom

MFQ acquiert l’entièreté des parts

Fermont victorieuse

Contestation foncière

Fermont victorieuse

Un redémarrage hâtif et très attendu

Mine du lac Bloom

Un redémarrage hâtif et très attendu

Un premier contrat de travail

Minerai de fer Québec

Un premier contrat de travail

Feu vert pour la relance

Mine de fer du lac Bloom

Une 4 décembre, 2017

Feu vert pour la relance

Financement et ententes avec un autre joueur mondial

Mine du lac Bloom

Financement et ententes avec un autre joueur mondial

Champion, la valse des millions

Mine de fer du lac Bloom

Champion, la valse des millions

Québec octroie 5,2 M$

Mine du lac Bloom

Québec octroie 5,2 M$

Champion poursuit son erre d’aller et signe une entente

Mine de fer du lac Bloom

Champion poursuit son erre d’aller et signe une entente

Petit train va loin…

Mine du lac Bloom

Petit train va loin…

En attendant que le champion croise le fer

Mine de fer du lac Bloom

En attendant que le champion croise le fer

Expansion du parc à résidus de MFQ

Le BAPE recommande une révision du projet

par Éric Cyr

Source photo : MFQ

Le Bureau d’audiences publiques sur l’environnement (BAPE) demande à Minerai de fer Québec (MFQ) de revoir le projet d’augmentation de la capacité d’entreposage des résidus miniers et des stériles à la mine de fer du Lac Bloom, située à environ 13 km à l’ouest de Fermont, que la minière a proposé, avant de lui accorder l’autorisation d’aller de l’avant, et recommande que celui-ci ne soit pas autorisé tel que présenté.

L’organisme dont le mandat dans ce dossier a commencé en juin 2020 et qui a recueilli des avis d’experts indépendants, conclut dans son rapport rendu public à la demande du ministère de l’Environnement et de la Lutte contre les changements climatiques (MELCC) le 5 mars dernier, que MFQ, une filiale de Champion Iron, n’a pas fait la démonstration que les solutions retenues pour la gestion des rejets miniers sont celles qui diminueront leurs impacts sur les milieux humides et hydriques avoisinants. Le BAPE considère que l’échéancier des travaux anticipés donnerait suffisamment de temps au promoteur pour qu’il entame des études additionnelles nécessaires à la révision des solutions de remplacement. Le vice-président aux relations avec les investisseurs chez Champion Iron, Michael Marcotte, a expliqué que le projet, qui respecte en tout point le cadre légal et réglementaire, a fait l’objet d’un examen approfondi et minutieux de 17 experts du domaine qui ont analysé plus d’une douzaine de scénarios et que le projet a été développé en se basant sur la meilleure solution globale du point de vue des aspects environnementaux, sociaux et techniques. De plus, MFQ s’est engagé à mettre en œuvre plus de 120 mesures d’atténuation permettant de minimiser les impacts.

Exigences strictes

Le document de la commission d’enquête, qui contient une description détaillée du projet, les opinions et les préoccupations des participants, l’analyse de la commission ainsi que l’ensemble des constats et des avis qu’elle en dégage, dévoile entre autres que dans son souci de protéger l’environnement MFQ s’est astreint à des normes parfois trop sévères et que ces critères rigoureux ont eu pour conséquence d’écarter d’autres options qui auraient pu être considérées pour disposer du terril (entassement des déblais issus de l’extraction).

Apport économique majeur

Le projet recueille des appuis importants en raison des retombées économiques d’envergure qu’il entraînerait à Fermont et sur la Côte-Nord et de nombreux nouveaux emplois qu’il créerait. Plusieurs acteurs du milieu se sont prononcés en faveur de la démarche notamment la Ville de Fermont et la MRC de Caniapiscau en plus du Conseil de bande Innu Takuaikan Uashat mak Mani-utenam qui a donné son consentement au nom des communautés autochtones innues de Uashat et de Maliotenam à proximité de Sept-Îles.

Réticences

Les détracteurs, qui s’opposent au projet sous sa forme actuelle accueillent favorablement les conclusions du BAPE selon lesquelles la minière MFQ doit refaire ses devoirs et proposer des solutions de rechange afin d’éviter la destruction de cours d’eau, sont principalement composés de groupes environnementaux tels qu’Eau Secours, Équiterre, Fondation Rivières, Nature Québec et Québec meilleure mine. Un regroupement de résidents et de villégiateurs du lac Daigle a aussi émis des réserves et fait circuler une pétition.

Le travail d’analyse suit son cours au cabinet et l’ultime décision d’accepter le projet ou de renvoyer MFQ à la planche à dessin revient au ministre du MELCC, Benoit Charette, qui devrait se prononcer à ce sujet à l’automne 2021.  Pour le dossier complet, consulter le site internet du BAPE au : https://www.bape.gouv.qc.ca/fr/dossiers/projet-augment-entrepos-residus-steriles-mine-lac-bloom/ et télécharger le document « Consulter le rapport du BAPE 361 ».

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Publié le 15 mars, 2021, dans la publication : Numéro_05 Volume 39

  • BAPE
  • Bureau des audiences publiques en environnement
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  • MELCC
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  • Résidus miniers et stériles

Publié sur le site le 15 mars 2021

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Mine de fer du Lac Bloom

Les audiences publiques

par Éric Cyr

Source photo : MFQ

Le Bureau des audiences publiques en environnement (BAPE) se penche actuellement sur le projet d’augmentation de la capacité d’entreposage des résidus et des stériles miniers à la mine de fer du Lac Bloom, exploitée par Minerai de fer Québec (MFQ), une filiale de la société Champion Iron, qui est localisée sur la Côte-Nord, à 13 km à l’ouest de la municipalité de Fermont. Avec la découverte de nouvelles réserves exploitables et l’agrandissement autorisé de la fosse en 2012, le promoteur du projet souhaite augmenter la capacité d’entreposage des résidus miniers et des stériles afin de poursuivre l’exploitation de la mine. La construction des infrastructures permettrait de maintenir la production annuelle de 15 millions de tonnes (Mt) de concentré de fer sur environ une dizaine d’années additionnelles.

Les résidus miniers et les stériles seraient entreposés à la fois dans les infrastructures actuelles et dans celles projetées à l’avenir. Les agrandissements proposés comprennent une superficie accrue d’entreposage pour les résidus miniers grossiers, HPA-Nord, l’ajout de deux haldes à stériles, la halde Sud-Ouest et la halde Sud, ainsi que l’expansion de la halde Triangle. Une halde est un amoncellement formé par les stériles issus de l’extraction du minerai. La construction de nouvelles digues et de nouveaux bassins serait également nécessaire afin de pouvoir contenir l’eau, qui serait ensuite traitée avant d’être rejetée dans le milieu récepteur. Les stériles seraient transportés par camion jusqu’aux sites d’entreposage, où ils seraient empilés en hauteur par palier afin de limiter l’empreinte au sol. Les résidus miniers seraient, quant à eux, séparés en résidus fins et grossiers. Ces deux types de résidus seraient acheminés sous forme de boue par pompage vers le parc à résidus. Les travaux de construction des nouvelles infrastructures débuteraient en 2021 et le montant du projet est d’environ 450 M$.

Répercussions et mesures d’atténuation proposées

Selon l’étude d’impact, le projet aurait des impacts sur la qualité de l’air notamment par l’émission de poussières et de gaz à effet de serre. MFQ propose d’utiliser, au besoin, un abat-poussière sur les voies de circulation pour accéder aux sites à aménager. En phase d’exploitation, les parcs à résidus et les haldes à stériles seraient revégétalisées de façon progressive. Le régime hydrologique et la qualité de l’eau de surface seraient également altérés par le projet. En phase de construction, le rétablissement des écoulements temporairement perturbés serait réalisé au fur et à mesure afin d’éviter les variations brusques de débit.

Pour le milieu biologique, la modification et la destruction d’habitats propices à la faune benthique (qui vit au fond des eaux), aux poissons, aux reptiles et aux amphibiens, aux oiseaux, ainsi qu’à certains mammifères, dont le caribou forestier, sont prévues. Les mesures d’atténuation proposées sont, entre autres, de capturer et de transférer les poissons vers un plan d’eau qui ne sera pas affecté par le projet, d’effectuer les travaux en dehors de la période de nidification des oiseaux et de mettre en œuvre un plan d’action en cas de présence d’un caribou à proximité de la mine. Des plans de compensation pour les pertes d’habitats du poisson et de milieux humides seraient également développés par MFQ.

En ce qui a trait au milieu humain, les phases de construction et d’exploitation généreraient une augmentation du niveau de bruit en périphérie de la zone des travaux et des nouvelles installations. L’initiateur du projet compte notamment mettre en place un système de réception, de gestion et de suivi des plaintes permettant à une personne médiatrice d’intervenir auprès des plaignants et d’appliquer les mesures correctives nécessaires. La perturbation de certaines activités de villégiature est également attendue, mais l’instigateur du changement envisage, entre autres, d’améliorer et de changer l’emplacement de certains tronçons du sentier de motoneige et de VTT, en plus de mettre sur pied un comité composé des villégiateurs directement concernés par les nouvelles infrastructures. Enfin, l’accroissement de la production à 15 Mt de concentré de fer par année permettra de créer 375 nouveaux emplois. Ceux-ci, en plus des 500 autres emplois actuels, pourront être préservés grâce au projet d’agrandissement proposé sur une période de dix ans supplémentaires. Pour combler les nouveaux emplois, MFQ favoriserait en priorité l’embauche de travailleurs et d’entreprises de Fermont, des communautés innues de Uashat mak Mani-Utenam et de Matimekush – Lac-John ainsi que de la région de la Côte-Nord.

La deuxième partie de l’audience publique se tiendra à compter du 17 novembre 2020 à 19 h et le dépôt du rapport au ministre de l’Environnement se fera le 18 février 2021 et sera publié dans les 15 jours suivants. Pour plus d’informations, consulter le site internet : https://www.bape.gouv.qc.ca/fr/dossiers/projet-augment-entrepos-residus-steriles-mine-lac-bloom/ et la page Facebook : Bureau d’audiences publiques sur l’environnement.

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Publié le 16 novembre, 2020, dans la publication : Numéro_19 Volume 38

  • Audiences publiques
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Publié sur le site le 16 novembre 2020

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Mine de fer du Lac Bloom

Le siège social de Champion déménage

par Éric Cyr

Source photo : MFQ

La multinationale Champion, la maison mère de Minerai de fer Québec (MFQ) qui exploite la mine du Lac Bloom située à proximité de Fermont, semble suivre le courant inverse de la tendance de déménagement des sièges sociaux d’entreprises à l’extérieur de la province et a adopté une résolution visant à transférer le sien de l’Australie vers le Québec.

Les dirigeants de la minière croient que la nouvelle structure proposée augmentera l’attractivité sur des marchés financiers plus diversifiés et devrait recevoir l’approbation des actionnaires, en mars prochain. Il ne restera alors qu’à obtenir le feu vert des différentes autorités règlementaires, une formalité.

Relocalisation stratégique

L’entreprise, qui conserve des racines solides en Australie, souhaite préserver son importante base d’actionnaires sur ce continent tout en s’implantant officiellement au Canada où elle pourra courtiser des investisseurs canadiens et québécois qui préfèrent investir dans une société domiciliée au pays, ce qui préoccupe moins les Australiens. C’est au centre-ville de Montréal dans ses bureaux déjà existants où travaillent une quarantaine d’employés que Champion anticipe d’avoir pignon sur rue.

La décision du conseil d’administration d’installer les assises de l’organisation dans la métropole québécoise est destinée à mieux servir les intérêts de la compagnie en attirant notamment de nouveaux capitaux et ne modifiera pas ses activités actuelles ou son exploitation.

Avantages

Selon le chef de la direction de Champion, David Cataford, l’objectif de cette manœuvre est de diversifier son actionnariat et d’élargir le bassin d’investisseurs institutionnels potentiels. Cette décision devrait aussi permettre de propulser la visibilité de la minière sur le parquet de la bourse de Toronto (TSX) où elle pourra mieux susciter l’intérêt en négociant des actions tout comme elle le fait actuellement sur la bourse australienne (ASX). Ce dernier précise que ce remaniement est logique puisque toutes les activités de Champion sont en sol québécois.

Expansion

Des travaux préliminaires d’ingénierie totalisant 68 M $ se poursuivent en parallèle dans le cadre d’un projet d’agrandissement de la mine du Lac Bloom, la future phase 2, ayant pour cible de doubler sa capacité de production de minerai de fer qui devrait s’accroître jusqu’à 15 millions de tonnes annuellement. Selon des évaluations, cet élargissement pourrait totaliser, une fois son achèvement complété, 450 M $ américains soit l’équivalent de près de 600 M $ canadiens. C’est une filiale d’Investissement Québec, Ressources Québec, qui demeure, après le récent rachat par Champion de la part de 36,8 % dans sa filiale MFQ auparavant détenue par le gouvernement du Québec, le second bailleur de fonds de Champion avec une participation de près de 9 %.

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Publié le 20 janvier, 2020, dans la publication : Numéro_01 Volume 38

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Publié sur le site le 20 janvier 2020

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Mine du lac Bloom

MFQ acquiert l’entièreté des parts

par Éric Cyr

Source photo : Cliffs Natural Resources. Légende photo : Installations de MFQ à la mine du lac Bloom.

La société Champion a annoncé, le 29 mai dernier, que sa filiale, Minerai de fer Québec (MFQ), qui exploite la mine de fer du lac Bloom à proximité de Fermont, a procédé à l’acquisition des 36,8 %
de parts du gouvernement du Québec au coût de 211 millions de dollars, devenant ainsi l’unique propriétaire du complexe minier après avoir remboursé Québec.

Une entente de principe d’une somme de 185 millions $ a été conclue avec la Caisse de dépôt et placement du Québec pour l’achat de ces actions auparavant détenues par Ressources Québec. Québec demeurera cependant actionnaire de la société mère Champion en conservant 8,7 % des actions, mais n’est plus actionnaire de MFQ.

Rentabilité

Les promoteurs de la relance des activités minières ont remporté leur pari puisque les bénéfices d’exploitation sont au rendez-vous. Les infrastructures ont atteint leurs objectifs de rentabilité en seulement 15 mois avant de retourner entièrement entre les mains d’investisseurs privés. Selon le président directeur de Champion, David Cataford, le coup de pouce de l’État québécois qui a été fort utile lors du redémarrage des installations minières n’est plus nécessaire. Ce dernier ne craint pas une éventuelle austérité et confie que la fluctuation des prix du fer ne l’inquiète pas puisque la compagnie a réussi à réduire ses coûts d’exploitation de façon à lui permettre de tirer son épingle du jeu advenant un marché plus pénible. M. Cataford explique que même si la valeur du fer retombait et avoisinait les taux en vigueur en 2015-2016, l’entreprise pourrait tout de même demeurer compétitive et offrir un produit de qualité à bon marché qui saurait répondre à la demande. Champion considère que cette transaction s’avère profitable et envisage l’avenir avec optimisme.

Vers une production accrue

Un accroissement de la capacité de production de minerai de fer qui devrait atteindre annuellement 2,75 millions de tonnes additionnelles est anticipé dans la foulée d’un projet d’expansion qui pourrait s’amorcer dès cette année et qui permettrait de doubler le potentiel industriel pour éventuellement frôler les 15 millions de tonnes par année. Cet agrandissement pourrait créer 500 emplois lors du chantier de construction et 375 autres lors de la mise en service de l’usine prévue pour le printemps 2021. L’étude de faisabilité de cet agrandissement devrait être déposée cet été.

Visionnaire, MFQ songe à développer la phase 2, qui fut pourtant à l’époque la pierre angulaire du précédent propriétaire, Cliffs, qui avait interrompu les travaux visant la mise en service de la deuxième usine. Le contexte a cependant beaucoup changé et les améliorations technologiques apportées sous la gouverne de Champion ont porté des fruits puisque les coûts de production ont considérablement baissé comparativement aux derniers résultats financiers publiés par Cliffs avant sa fermeture, passant de 81,19 à 37,60 dollars américains la tonne, soit une diminution de plus de la moitié.

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Publié le 10 juin, 2019, dans la publication : Numéro_11 Volume 37

  • Champion
  • Cliffs
  • Complexe minier
  • Fermont
  • Gouvernement du Québec
  • Industrie minière
  • MFQ
  • Mine du lac Bloom
  • Minerai de fer Québec

Publié sur le site le 10 juin 2019

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Contestation foncière

Fermont victorieuse

par Éric Cyr

La Ville de Fermont a été au front et a remporté une victoire décisive majeure qui aura une incidence marquante sur les services municipaux de dizaines de milliers de citoyens québécois. Une décision a été rendue, le 17 avril dernier, dans le litige opposant Fermont à Bloom Lake General Partners dont la minière Cliffs était une filiale. Le tribunal administratif du Québec (TAQ) a tranché en faveur de la municipalité. Ce jugement qui fait jurisprudence aura des incidences dans d’autres dossiers de contestations foncières impliquant plusieurs minières en sol québécois.

« Faire front, faire face »

Invoquant la Loi sur la fiscalité municipale (LFM) permettant de retirer des calculs les équipements se trouvant dans ses mines, la partie requérante, qui contestait le rôle d’évaluation foncière de la Ville de Fermont pour les années 2013 à 2015, avait saisi le Tribunal au moyen d’une requête incidente demandant à ce que la totalité des immeubles faisant partie de l’unité d’évaluation soit écartée de la démarche. Elle prétendait que les expressions « équipement d’une mine à ciel ouvert » et « chemin d’accès à une exploitation minière » devaient recevoir une interprétation large, signifiant selon sa compréhension de faire exclure pratiquement l’ensemble des immeubles constituant l’unité d’évaluation foncière de la mine de fer du lac Bloom incluant les bureaux administratifs, les bâtiments pour le traitement des résidus, les installations accessoires et les chemins à l’intérieur de l’exploitation minière. Ainsi, seul le terrain devait être considéré et soumis à la taxation de la Ville.

Du tac au tac

Le TAQ a reconnu dans son jugement l’importance capitale qu’avait cette cause pour Fermont, qui aurait pu en subir des impacts financiers majeurs, et a aussi pris en considération que plusieurs autres villes du Québec, dont une vingtaine pour lesquelles les minières représentent la principale source de revenus, auraient pu aussi se retrouver dans une situation similaire. Le Tribunal a rendu une décision sur l’interprétation des paragraphes 4 et 8 de l’article 65 de la LFM concernant les bâtiments non répertoriés au rôle d’évaluation foncière. À la suite des plaidoyers des parties en cause et de l’interprétation législative qui en résulte, l’instance judiciaire a finalement rejeté la demande de l’entreprise. Cette décision confirme le principe de l’inclusion au rôle de tous les immeubles présents dans une unité d’évaluation et l’interprétation stricte des immeubles exclus du rôle.

Satisfaction et soulagement

L’Union des municipalités du Québec (UMQ), qui a accompagné la Ville de Fermont par le biais du Fonds municipal d’action juridique et est intervenue en mandatant un procureur pour la représenter et l’appuyer dans ce dossier, se réjouit de ce verdict. Cette décision revêt une importance capitale puisque l’enjeu risquait d’affecter de nombreuses communautés. Selon l’UMQ, cette cause, en plus de mettre en péril les finances de Fermont, avait des répercussions de 1,3 milliard de dollars en valeur immobilière répartis sur 426 collectivités québécoises. « Ce gain juridique important protège l’assiette fiscale des municipalités minières et conséquemment les services aux citoyens. » Le maire de Fermont, Martin St-Laurent est « soulagé et heureux » de ce dénouement et considère que cette décision est « juste et équitable et contribuera à assurer la pérennité de Fermont et des villes minières du Québec. »

N.B. Le rôle d’évaluation foncière est l’inventaire de tous les immeubles situés sur le territoire de chaque municipalité. Un immeuble désigne le terrain, le bâtiment principal et toute dépendance, par exemple, un garage ou une remise.

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Publié le 30 avril, 2018, dans la publication : Numéro 08 Volume 36

  • Contestations foncières
  • Fermont
  • Fond municipal d'action juridique
  • Mine du lac Bloom
  • TAQ
  • Taxes municipales
  • Tribunal administratif du Québec
  • UMQ
  • Union des municipalités du Québec
  • Villes minières du Québec

Publié sur le site le 30 avril 2018

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Mine du lac Bloom

Un redémarrage hâtif et très attendu

par Éric Cyr

L’entreprise Champion Iron a relevé plus tôt que prévu le défi qu’elle s’était fixée par le biais de sa filiale Minerai de fer Québec (MFQ) avec la relance des activités de la mine de fer du lac Bloom, le 16 février dernier. Le premier convoi ferroviaire contenant 16 500 tonnes métriques de concentré de fer est parti du site minier situé à proximité de Fermont, le 22 février, en direction de Sept-Îles via le chemin de fer Quebec North Shore and Labrador (QNS&L).

Sur les rails

Cette procession de wagons illustre que la reprise des activités de cette deuxième mine en territoire fermontois est bel et bien amorcée. La direction de l’entreprise a réussi à réaliser cet exploit tout en respectant les délais et le budget anticipé. Cette première caravane d’acier représente une étape tangible vers la réalisation du plein potentiel de la mine en vue de devenir un fournisseur majeur de minerai de fer de haute qualité sur les marchés mondiaux. La relance a été favorisée par l’optimisation du circuit de séparation destiné à améliorer concrètement le taux de récupération du minerai. La quantité transportée démontre sans équivoque que MFQ a réussi à atteindre cet objectif important.

Nouvelle ère de prospérité

Selon le président et chef de la direction de MFQ et de Champion, Michael O’Keeffe : « Le premier train représente une réalisation majeure et a été rendu possible grâce à l’engagement de tous les intervenants, y compris la communauté locale et le soutien du gouvernement [du Québec]. J’aimerais saluer l’excellent travail de tous les employés et entrepreneurs qui ont contribué à cette belle réussite. Cela confirme que nous avons été capables de produire un concentré de fer de haute teneur de qualité exceptionnelle, comme le souligne l’étude de faisabilité de la mine. De plus, non seulement nous respectons l’échéancier et le budget prévus, mais étant donné que les prix actuels du minerai de fer de 78 $ américain par tonne métrique pour une teneur de 62 % de fer sont substantiellement plus élevés que les estimations de 56 $ US que nous avons utilisées dans notre planification, nous dépassons déjà les prévisions. C’est un résultat remarquable. »

Selon le chef de l’exploitation, David Cataford, l’objectif est d’atteindre un train quotidien en partance de Fermont à compter des prochaines semaines, ce qui est réaliste puisque MFQ envisage de produire 6 millions de tonnes de minerai de fer dès cette année, plus que ce que son prédécesseur Cliffs n’a jamais produit localement. Les premiers chargements maritimes sur des minéraliers devraient être expédiés en avril prochain à partir du nouveau quai multi-usager du port de Sept-Îles. La totalité de la production annuelle de la mine a déjà trouvé preneur par le biais du géant suisse Glencore et de la nippone Sojitz qui s’en sont portés acquéreurs.

Une formule gagnante

La mine du lac Bloom est dotée d’une boucle ferroviaire comportant un tronçon de 31,9 km et d’un accès aux marchés internationaux par l’entremise d’installations ferroviaires et portuaires existantes. Elle dispose de plus de 735 wagons spécialisés pour le transport du minerai de fer et la stratégie logistique de MFQ lui assure un accès à long terme à certains des plus grands consommateurs au monde de son produit grâce à des ententes de transport avec Chemin de fer QNS&L et la Société ferroviaire et portuaire de Pointe-Noire (SFPPN) près de Sept-Îles qui entreposera sa production avant son expédition par bateaux. Les réserves de minerai de cette mine, qui pourrait devenir l’une des principales mines de fer de longue durée de la région, sont évaluées à 411,7 millions de tonnes et son exploitation devrait s’échelonner sur une période d’une vingtaine d’années. MFQ a déjà engagé 400 professionnels du secteur minier, employés de soutien et entrepreneurs, et vise ultimement à embaucher 450 personnes au lac Bloom.

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Publié le 5 mars, 2018, dans la publication : Numéro 04 Volume 36

  • Champion
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  • Industrie minière
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Publié sur le site le 5 mars 2018

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Minerai de fer Québec

Un premier contrat de travail

par Éric Cyr

Légende : Des opérateurs d’équipements miniers s’activent déjà sur le site de la mine du lac Bloom près de Fermont.

Les syndiqués Métallos, membres de la section locale 9996 à la mine du lac Bloom située à proximité de Fermont, ont accepté dans une forte proportion de 86 % une première convention collective d’une durée de trois ans avec leur nouvel employeur Minerai de fer Québec, une filiale de Champion. C’est avec un excellent contrat en main que ces travailleurs et ceux qui seront embauchés ultérieurement vont procéder à la relance des installations minières en mars 2018.

Une majorité éloquente

Le vote sur l’entente de principe s’est déroulé durant les deux premières semaines de novembre et s’est terminé par une dernière assemblée, le 15 novembre dernier. Selon le représentant syndical des Métallos, Dany Maltais : « Cette approbation très forte est un message clair au gouvernement, au conseil d’administration et à d’éventuels investisseurs : nous sommes satisfaits de notre contrat et prêts à relancer enfin cette mine. Le redémarrage de la mine, les travailleurs y croient! »

Spécificités

Les salaires seront augmentés de 2,75 % la première année et de 3 % pour chacune des deux années subséquentes. Le contrat prévoit une majoration des montants alloués par l’employeur au régime de retraite, qui passent progressivement de 7 % à 8 % du salaire annuel. Le régime d’assurance est également bonifié. Une quatrième semaine de vacances est consentie après douze ans d’ancienneté et les montants versés pour les vacances sont accrus pour ceux qui ont huit ans d’ancienneté et plus. Il a aussi été convenu que les procédures d’attribution des postes seront clarifiées et que ceux-ci seront affichés plus clairement dans les installations, facilitant la mobilité de la main-d’œuvre. L’octroi des heures supplémentaires sera également plus transparent.

« Tout le monde améliore son sort et ceux qui sont restés pendant la mise en veilleuse des activités seront récompensés. C’est un excellent contrat, dans un contexte de redémarrage, alors que les revenus ne sont pas encore au rendez-vous. Les travailleurs répondent [à l’appel] pour faire un succès de cette relance », conclut le syndicaliste qui ajoute que les syndiqués ont accepté d’accorder une certaine marge de manœuvre permettant de faire entrer davantage de sous-traitants, mais seulement durant la période de redémarrage de l’usine.

Ceux-ci devront se retirer progressivement par la suite et des travailleurs syndiqués prendront le relais. Le coordonnateur régional des Métallos, Nicolas Lapierre, considère que ce contrat de travail est satisfaisant avec en toile de fond la production qui n’a pas encore commencé et le fait qu’il n’y a pas encore d’argent dans les coffres.

Minerai de fer Québec est actuellement en période de recrutement pour combler les postes vacants et souhaite embaucher 250 personnes d’ici la fin de l’année pour atteindre 450 travailleurs à la suite de la nouvelle impulsion afin de maintenir un rythme de croisière et une cadence régulière.

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Publié le 4 décembre, 2017, dans la publication : Numéro 20 Volume 35

  • Champion
  • Convention collective
  • Fermont
  • Local 9996
  • Mine du lac Bloom
  • Minerai de fer Québec
  • Syndicat des Métallos
  • Travailleurs syndiqués

Publié sur le site le 4 décembre 2017

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Mine de fer du lac Bloom

Feu vert pour la relance

par Éric Cyr

Légende : De nombreux dignitaires rassemblés lors de l’annonce de la reprise des activités minières au lac Bloom près de Fermont.

Une brochette d’invités de marque était rassemblée à la mine du lac Bloom à proximité de Fermont, le 15 novembre dernier, dans le cadre d’une conférence de presse où l’on a fait l’annonce officielle de la reprise des activités minières par Minerai de fer Québec (MFQ), une filiale de la compagnie Champion, prévue en mars 2018. Des dignitaires se sont relayés devant des représentants des médias pour prononcer des discours à l’occasion de la nouvelle de ce redémarrage tant attendu.

Le président directeur du conseil et chef de la direction de Champion, Michael O’Keefe a eu l’honneur de s’adresser en premier à la foule composée de personnalités influentes, mais aussi de nombreux employés de l’entreprise. Le ministre québécois de l’Énergie et des Ressources naturelles, récemment nommé ministre responsable du Plan Nord, Pierre Moreau, qui a succédé à Pierre Arcand lors d’un récent remaniement ministériel, y est par la suite allé d’une allocution. La députée de Duplessis, Lorraine Richard, du Parti québécois était aussi sur place pour l’occasion tout comme le président-directeur général de la Société du Plan Nord, Robert Sauvé, le préfet de la MRC de Caniapiscau et maire de Fermont, Martin St-Laurent, le préfet de la MRC de Sept-Rivières et maire de Sept-Îles, Réjean Porlier, le chef de la communauté innue de Uashat mak Mani-Utenam, Mike McKenzie, le coordonnateur régional des Métallos, Nicolas Lapierre, le chef de l’exploitation de MFQ, David Cataford ainsi que le directeur général de la compagnie, Patrick Champagne.

Évolution des investissements de Québec

Le gouvernement du Québec a annoncé pour l’occasion un investissement additionnel totalisant 26,2 M $ pour soutenir la poursuite de la relance des activités de cette mine par la société Minerai de fer Québec dont le redémarrage engendrera la création de 450 emplois de qualité et générera d’importantes retombées économiques dans la région de la Côte-Nord. Le soutien financier gouvernemental comprend une prise de participation, issue du fonds Capital Mines Hydrocarbures, de 26,2 M $ dans le capital-actions de MFQ. Ceci s’ajoute aux 25,2 M $ investis par ce même fonds au cours des dernières années, incluant une contribution financière de 6 M $ accordée par Ressources Québec à même ses fonds propres, pour un total de 51,4 M $. En 2016, le fonds Capital Mines Hydrocarbures a investi 14 M $ dans l’entreprise MFQ et 6 M $ dans Champion afin de soutenir l’acquisition des actifs de la mine du lac Bloom. En échange de cet investissement, Ressources Québec a acquis 36,8 % des actions de MFQ et environ 10 % des actions de Champion. En mai dernier, le gouvernement du Québec a confirmé un investissement totalisant 11,2 M $, dont 5,2 M $
proviennent du fonds Capital Mines Hydrocarbures, pour soutenir les travaux préparatoires à la relance des activités de la mine, et 6 M $ sont accordés par Ressources Québec, une filiale d’IQ. Institué au sein du ministère de l’Économie, de la Science et de l’Innovation et géré par Ressources Québec, à titre de mandataire, le fonds Capital Mines Hydrocarbures est doté d’une enveloppe de un milliard de dollars et permet au gouvernement du Québec, la prise de participation notamment dans des entreprises du secteur des mines qui exploitent et transforment des substances minérales du domaine de l’État. Ce fonds vise notamment à soutenir la relance du Plan Nord, en constituant une source de financement additionnel pour la réalisation de projets d’investissements privés.

Joyau du Plan Nord

Le nouveau bonze du Plan Nord, M. Moreau, explique : « Le gouvernement du Québec soutient activement la relance de la mine du lac Bloom, un site qui revêt une importance stratégique pour l’économie du Québec et particulièrement pour celle de la communauté de Fermont. Ce projet fait partie des initiatives qui contribueront de façon significative à la réussite du Plan Nord. Il favorisera la mise en valeur de nos ressources naturelles de manière responsable, tout en mettant à profit notre main-d’œuvre qualifiée. » Selon le ministre responsable de la région Côte-Nord et ancien responsable du Plan Nord, Pierre Arcand : « L’infrastructure stratégique du site de Pointe-Noire, à Sept-Îles, jouera un rôle clé…Il s’agit d’une excellente nouvelle pour la Côte-Nord, qui tirera profit des retombées économiques associées au transport de concentré de fer. » Selon le président-directeur général d’Investissement Québec (IQ), Pierre Gabriel Côté : « Le Québec prouve, une fois de plus, qu’il est un chef de file mondial du développement minier durable en favorisant le développement économique de ses régions à fort potentiel. Par cet investissement, nous envoyons un signal fort pour stimuler l’attrait d’investissements chez nous en vue de créer de la richesse et des emplois de qualité. »

Fin prêt à croiser le fer

Après l’acquisition de la mine du lac Bloom pour 10,5 M $ et des obligations environnementales estimées à 41,7 M $ en avril 2016, MFQ est prêt 19 mois plus tard à se positionner comme un incontournable sur l’échiquier du Plan Nord et à lancer tel que promis dans une exploitation à long terme (7 M de tonnes de concentré annuellement anticipé dès 2018 pour une durée estimée de 21 ans) grâce à l’optimisation du circuit de séparation qui permet une amélioration considérable du taux de récupération du minerai (teneur en fer de plus de 66 %, ce qui permettra de toucher une prime sur la qualité lors de la vente) et à une usine des plus performantes. Champion, par le biais de sa filiale MFQ, qui a sollicité l’État québécois comme principal partenaire, a réussi son pari en réunissant le financement nécessaire, un tour de force financier de 327 M $, en moins d’une année, véritable prouesse pour ce projet d’envergure qui ouvre une nouvelle ère de prospérité sur la Côte-Nord.

En route vers le marché mondial

En plus de la remise à niveau et du perfectionnement des installations, plusieurs étapes ont aussi été franchies depuis la publication des résultats de l’étude de faisabilité en février dernier. MFQ a procédé à la confirmation d’une prise de participation à l’intérieur de la Société ferroviaire et portuaire de Pointe-Noire et à une entente avec cette dernière pour le transport annuel de 8 M de tonnes de minerai de fer, à l’acquisition de 735 wagons spécialisés dans l’acheminement du minerai, à une entente de transport avec la Société Chemin de fer Quebec North Shore and Labrador (QNS&L), à l’annonce d’un financement par emprunt de 180 M $ US de Sprott Resource Lending et la Caisse de dépôt et placement du Québec, à l’annonce de la vente d’une débenture à Glencore International AG, à la confirmation du capital-actions de Ressources Québec dans le projet, à la diminution des impacts environnementaux (mise en place d’une chaudière vapeur à électrode beaucoup moins énergivore, introduction d’un convoyeur aérien destiné au transport du minerai et amélioration de la gestion des résidus miniers qui réduiront l’utilisation de camions) la signature d’une entente de principe avec le syndicat des Métallos pour un contrat de travail d’une durée de trois ans et d’une entente pour l’achat de la totalité de la future production annuelle (avec la nippone Sojitz 3 M de tonnes [40 %] et le mastodonte Glencore qui s’est engagé à acheter le reste) garantissant ainsi l’établissement d’une clientèle.

Emplois et vision d’avenir

MFQ qui emploie actuellement plus de 250 personnes accélère dorénavant le processus d’embauche et souhaite atteindre l’objectif de plus de 450 travailleurs grâce à un recrutement intensif d’ici le lancement des opérations. En outre, le redémarrage aura nécessité des investissements de 160 M $ où le gouvernement du Québec est partenaire à 36,8 %.

Selon M. O’Keefe : « Le projet aura requis un engagement sans précédent de plusieurs partenaires sans qui, rien de tout cela ne serait possible : administrateurs, investisseurs, gouvernement [du Québec], partenaires, fournisseurs, syndicat, employés. Je veux remercier sincèrement chacune de ses personnes. Aujourd’hui, les yeux du monde sont tournés vers un fer d’une qualité exceptionnelle, l’un des meilleurs sur la planète, et c’est ici qu’il se trouve… Les défis étaient immenses, le travail colossal. D’un autre côté, notre ambition et notre détermination ont toujours été les mêmes : redémarrer cette mine à fort potentiel dans le respect des communautés, le développement de la région et l’intérêt économique du Québec. Nous entrevoyons l’étape de l’exploitation avec un immense enthousiasme, encore plus heureux de participer à cette fierté retrouvée dans une communauté que nous aimons profondément. »

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Publié le 4 décembre, 2017, dans la publication : Numéro 20 Volume 35

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Publié sur le site le 4 décembre 2017

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Mine du lac Bloom

Financement et ententes avec un autre joueur mondial

par Éric Cyr

La compagnie Champion a annoncé, le 28 août dernier, qu’elle a obtenu un engagement de financement conditionnel de 25 millions de dollars américains (environ 31 M $ canadiens) avec l’entreprise mondiale anglo-suisse de négoce, courtage et d’extraction de matières premières Glencore International AG, un chef de file intégré dans la production et la commercialisation de produits de base, pour la vente non effectuée par l’entremise d’un courtier par voie d’un placement privé d’une débenture (titre d’emprunt émis uniquement garanti par la réputation de l’emprunteur) non garantie subordonnée assortie d’une clause de convention obligatoire.

L’engagement de financement est conclu dans le cadre de la relance de l’exploitation de la mine de fer du lac Bloom de la filiale de Champion, Minerai de fer Québec (MFQ), située à proximité de Fermont. Il est aussi prévu dans cette entente que MFQ et Glencore concluront un accord d’approvisionnement « off-take » dont les modalités sont fixes pour une durée de dix ans. Un contrat d,approvisionnement similaire a déjà été conclu avec la société japonaise Sojitz. Champion annonce donc qu’elle réduit la taille prévue de son placement public déjà annoncé de reçus de souscription d’environ 50 M $ à un maximum de 20 M $ canadiens.

« Nous sommes très heureux d’avoir obtenu les services de mise en marché et le soutien financier de Glencore, une contribution importante à nos efforts pour réunir les capitaux dont nous avons besoin. Cet engagement financier marque une autre étape importante pour la mine du lac Bloom qui nous garantit un réel accès à long terme aux marchés alors que la demande est forte pour le minerai de fer de qualité supérieure de cette mine », a déclaré le président du conseil et chef de la direction de Champion et de MFQ, Michael O’Keeffe.

À propos de Glencore

Glencore est l’une des plus importantes sociétés multinationales de ressources naturelles diversifiées dans le monde et un grand producteur et distributeur de plus de 90 produits de base. Le groupe exploite environ 150 sites miniers et métallurgiques, des actifs de production pétrolière et des installations agricoles. Les activités industrielles et commerciales de Glencore s’appuient sur un réseau mondial qui est actif dans plus de 50 pays.

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Publié le 11 septembre, 2017, dans la publication : Numéro 14 Volume 35

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Publié sur le site le 13 septembre 2017

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Mine de fer du lac Bloom

Champion, la valse des millions

par Éric Cyr

Champion ne cesse de multiplier les bonnes nouvelles, un tremplin pour la mine du lac Bloom près de Fermont qui appartient à sa filiale Minerai de fer Québec (MFQ). En mai dernier, MFQ avait annoncé que la société nippone (japonaise) Sojitz achèterait 40 % de la production de la mine en plus de prêter 20 M $. Après une entente de transport ferroviaire avec la société de chemin de fer QNS&L, en juin dernier, voilà maintenant que Champion a confirmé en juillet s’être entendue avec le port de Sept-Îles pour régler le différend entourant le paiement de sa part pour la construction du quai multiusager qui sera utilisé pour l’expédition de sa marchandise après avoir réuni via sa succursale des prêts de 180 millions de dollars américains dont 100 M $ US provenant de la Caisse de dépôt et placement du Québec (CDPQ), le bas de laine des Québécois.

Le contenu de l’entente avec le port de Sept-Îles est confidentiel, mais celui-ci pourra toucher 20 M $ canadiens dont 6 M $ ont déjà été versés. En vertu de cet accord, Champion s’engage a régler le solde à la suite d’un financement par actions. Il faut dire que l’État québécois pourrait injecter jusqu’à 52,7 M $ soit plus du double de son engagement actuel dans le projet de relance de la mine du lac Bloom qui vient de franchir un pas de géant vers son redémarrage. La CDPQ et la financière Sprott ont garanti un financement de 180 M $ US (230 M $ canadiens) à Minerai de fer Québec propriétaire du site minier. Pour compléter le montage financier estimé à 327 M $, la société minière compte lever 45 M $ des 72 M $ qui doivent encore être amassés. Afin de conserver sa participation de 36,8 % dans la mine, le fonds Capital Mines Hydrocarbures géré par Investissement Québec (IQ) a signifié son intention de verser les 27 M $ manquants. Selon une porte-parole d’IQ, Chantal Corbeil, c’est un projet qui va bien, qui n’a pas de problème à réunir de l’argent.

Le bas de laine des Québécois, qui reçoit 21 millions de bons de souscription, a consenti un prêt subordonné de 100 M $ US sur sept ans à un taux établi, sauf pour la première année, en fonction des prix du fer en expliquant que cette transaction s’inscrivait dans sa stratégie visant à épauler les compagnies minières québécoises. Du côté de Sprott, il s’agit d’un prêt prioritaire de 80 M $ US sur cinq ans. Selon le chef des opérations et vice-président à l’ingénierie de Champion, David Cataford, la quantité de capitaux nécessaires pour le redémarrage a été réduite de beaucoup et les sommes recueillies à l’heure actuelle permettent d’envisager une relance des activités au début de l’année 2018. Il reste selon ce dernier à sécuriser une portion en capitaux propres et ensuite l’entreprise devrait être en mesure d’annoncer un démarrage officiel.

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Publié le 28 août, 2017, dans la publication : Numéro 13 Volume 35

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Publié sur le site le 28 août 2017

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Mine du lac Bloom

Québec octroie 5,2 M$

par Éric Cyr

Le gouvernement du Québec attribue une aide financière de 5,2 millions de dollars à l’entreprise Minerai de fer Québec, une filiale de Champion, pour deux projets de conversion énergétique à la mine du lac Bloom, à proximité de Fermont. Cette contribution provient du Fonds vert et s’inscrit dans le cadre du programme ÉcoPerformance découlant du Plan d’action 2013-2020 sur les changements climatiques.

C’est le ministre de l’Énergie et des Ressources naturelles et ministre responsable du Plan Nord et de la Côte-Nord, Pierre Arcand, qui en a fait l’annonce à la mine du lac Bloom, le 5 juin dernier, en compagnie du président-directeur général (PDG) de Champion, Michael O’Keeffe et du maire de Fermont.

Description des projets

Le premier projet vise le remplacement d’une chaudière vapeur fonctionnant au mazout léger par une chaudière vapeur à électrode dans la chaufferie principale de l’usine. La nouvelle chaudière permettra de répondre à une portion importante de la demande de vapeur de procédé ainsi qu’à des besoins de chauffage en mi-saison. Le passage au chauffage électrique permettra non seulement de diminuer la consommation de mazout liée aux activités de la mine, mais aussi de réduire l’empreinte environnementale et les coûts de fonctionnement. Le second projet consiste à mettre en place un convoyeur aérien destiné au transport du minerai. Le minerai extrait était  historiquement acheminé par des camions de 240 tonnes de capacité jusqu’au concasseur et ensuite transporté sur un convoyeur vers le site de stockage. Le nouveau convoyeur aérien permettra de réduire considérablement le recours aux camions pour le transport du minerai permettant ainsi de réduire la production de gaz à effet de serre. Ces conversions énergétiques permettront donc de diminuer les émissions gazeuses nocives à la couche d’ozone de 19 689 tonnes de C02 par année, soit l’équivalent du retrait de près de 5 800 véhicules légers des routes annuellement.

Transformer le portrait de l’énergie au Québec

Le ministre Arcand a expliqué aux quelques journalistes et aux travailleurs attentifs réunis sur place que :

« Avec la politique énergétique 2030, notre gouvernement s’est fixé des cibles ambitieuses en ce qui a trait à l’utilisation d’énergies moins dommageables pour l’environnement ainsi qu’à l’efficacité avec laquelle nous les utilisons. C’est en soutenant des entreprises comme Minerai de fer Québec, qui participe déjà pleinement à notre transition énergétique, que nous parviendrons à développer et à moderniser l’économie du Québec. »

« It’s on with the show »

Le PDG de Champion, M. O’Keefe, s’exprimant en anglais s’est aussi adressé à l’auditoire : « Cette annonce s’inscrit dans un vaste plan pour rendre nos installations plus performantes et moins énergivores afin de réduire au maximum notre empreinte écologique. Notre objectif est de redémarrer cette mine à fort potentiel dans l’intérêt des communautés locales et autochtones, dans le respect de l’environnement et avec la complicité d’un partenaire de la première heure, le gouvernement du Québec. » Selon le directeur de projet, l’ingénieur Alexandre Belleau (à gauche sur la photo) : « On mobilise les travailleurs au fur et à mesure des besoins. Ça va bien, les planètes s’alignent. »

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Publié le 12 juin, 2017, dans la publication : Numéro 11 Volume 35

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Publié sur le site le 12 juin 2017

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Mine de fer du lac Bloom

Champion poursuit son erre d’aller et signe une entente

par Éric Cyr

Une nouvelle injection financière de 40 millions de dollars, dont 11,2 millions en provenance de Québec, permettra à Minerai de fer Québec, une filiale de la compagnie Champion, de garnir ses coffres et de poursuivre son élan vers le redémarrage des installations de la mine du lac Bloom à proximité de Fermont. De plus, une entente a été signée avec la société nipponne Sojitz Corporation, une importante maison de commerce établie à Tokyo au Japon, garantissant qu’elle achètera 40 % de la production future de la mine.

Soutien financier

Champion a annoncé, le 18 mai dernier, qu’elle était parvenue à réunir les sommes nécessaires à la réalisation de la première phase des travaux préparatoires à la relance des activités de la mine dont la mise à niveau de son site prévue pour l’été. Déjà copropriétaire de la mine, le gouvernement du Québec allonge un investissement de 5,2 millions $ additionnels par le biais du fonds Capital Mines Hydrocarbures. Ressources Québec accorde pour sa part un prêt supplémentaire de 6 millions $. Champion débourse aussi 8,8 millions $ alors que la moitié du montage financier provient de la multinationale japonaise Sojitz avec qui la minière a scellé une entente pour un prêt de 20 millions $. Le géant japonais achètera le fer de la mine du lac Bloom pour le revendre à des aciéristes de haute qualité au Japon. Le contrat d’approvisionnement prévoit que Sojitz se portera acquéreur de 3 millions de tonnes de minerai de fer par année dès la reprise de l’exploitation, envisagée pour la première moitié de 2018.

Ces nouveaux ajouts pécuniaires vont permettre de procéder durant l’été à l’amélioration du système de gestion du parc à résidus et du circuit de récupération de minerai. « Ce qu’on fait dans le fond, c’est qu’on va utiliser un système de pompage des résidus au lieu d’utiliser des équipements de chargement et des camions qui étaient opérés au diésel », souligne le chef des opérations à Minerai de fer Québec, David Cataford qui précise que ce système fonctionnera à l’électricité. Les appels d’offre devraient être lancés d’ici peu. M. Cataford se réjouit des nouveaux investissements. Selon ce dernier, il fallait avoir les fonds avant le mois de juin pour être en mesure de commencer ces travaux-là et profiter de la saison estivale à Fermont.

La minière espère toujours amasser une cagnotte de 327 millions $ pour relancer les activités sur place. Depuis mars dernier, quelque 80 millions $ « ont été sécurisés » selon M. Cataford qui assure que le processus va bien et qu’il existe de l’intérêt pour le projet. Actuellement, il est impossible de savoir si Québec investira à nouveau.

« Le gouvernement est directement notre partenaire, mais on travaille aussi avec d’autres investisseurs pour attacher le projet ».

Un total de 55 travailleurs est actuellement à pied d’œuvre à la mine du lac Bloom, mais ce nombre devrait passer à 400 travailleurs d’ici les prochaines semaines au cœur des travaux prévus cet été.

Champion qui avait profité de la liquidation légale de Cliffs ressources naturelles pour mettre la main sur la mine du lac Bloom est devenu, en avril dernier, l’un des premiers partenaires de la Société ferroviaire et portuaire de Pointe-Noire, la société en commandite formée par la Société du Plan Nord avec l’achat par l’État des actifs stratégiques de Cliffs à Sept-Îles. Champion doit cependant encore 19,6 millions $ au Port de Sept-Îles et ne s’est toujours pas acquittée de ses obligations qui devaient atteindre 25 millions $. L’entreprise est l’un des cinq partenaires privés du quai multiusager dans le secteur de Pointe-Noire (une méga infrastructure qui devrait permettre à Champion d’économiser 30 à 40 % du coût d’expédition vers les marchés étrangers) construit au coût de 220 millions $ et financé à moitié par l’industrie minière dont Champion. Le Port, qui traverse des années difficiles (puisque Cliffs occupait 40 % du chiffre d’affaires du Port avec un volume annuel oscillant autour de 9 millions de tonnes), souhaite un dénouement fructueux et espère en arriver à une solution. Le Port avait d’ailleurs initié en 2016 une démarche d’arbitrage pour régler le litige alors que Champion n’avait effectué qu’un seul versement de 6 millions $ pour la construction du quai livré en 2015. L’arrêt des activités de la mine du lac Bloom en 2014 avait renvoyé à la maison quelque 600 travailleurs.

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Publié le 29 mai, 2017, dans la publication : Numéro 10 Volume 35

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Publié sur le site le 30 mai 2017

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Mine du lac Bloom

Petit train va loin…

par Éric Cyr

La minière Champion a récemment fait l’acquisition d’une flotte de 735 wagons destinés au transport de minerai de fer en provenance de ses installations de la mine du lac Bloom près de Fermont jusqu’au terminal minéralier de Pointe-Noire à proximité de Sept-Îles. C’est la firme Société de voitures de chemin de fer du Lac Bloom, dont Champion est propriétaire, qui a procédé à l’achat de ces véhicules ferroviaires spécialisés conçus spécifiquement pour le transport de minerai.

Les wagons, qui appartenaient auparavant à la Canadian Iron Ore Railcar Leasing, ont été cédés à Champion pour 40,4 millions de dollars canadiens (30,1 M$ US) et permettront d’acheminer la production de fer extraite de sa mine de Fermont via un embranchement ferroviaire déjà existant de 31,9 km incluant une boucle vers le chemin de fer QNS&L au Labrador jusqu’au port de Sept-Îles afin d’être transbordée puis exportée à l’étranger à bord de navires-minéraliers. Selon le président-directeur général de Champion, Michael O’Keeffe, cette importante transaction est une étape logique et un jalon de plus vers la reprise de l’exploitation de la mine du lac Bloom après qu’une étude de faisabilité, démontrant la rentabilité et la longévité de ce gisement, a été rendue publique à la mi-février. Celui-ci confie que d’importants bénéfices stratégiques et économiques favorisant le recommencement des activités au lac Bloom découlent de cet achat qui constitue selon lui une phase majeure vers une remise en service des installations.

En quête de financement

Champion prévoit amorcer dès cet été les travaux préparatoires à la relance des activités de la mine du lac Bloom et est actuellement à la recherche de financement pour accélérer le processus de redémarrage. L’entreprise doit encore courtiser des promoteurs afin de réunir 286 millions de dollars additionnels, 41 millions de moins que le montage financier précédent, pour assurer la vitalité du projet qui créerait 480 emplois et s’échelonnerait sur plus d’une vingtaine d’années. Le chef des opérations récemment nommé, David Cataford, explique que c’est un bon défi puisque certains investisseurs sont quelque peu frileux malgré la remontée des prix du fer qui a bondi à la fin 2016 et qui maintient sa progression. Il confie que la récente étude de faisabilité démontre pourtant que le projet est rentable dans un marché oscillant entre 50 et 60 $ US la tonne. Même si les installations et les équipements sont en veilleuse et que la minière ne vend pas de minerai de fer pour l’instant, elle dépense tout de même 1,25 million de dollars par mois pour maintenir ses infrastructures intactes et respecter les normes environnementales en attendant la réouverture anticipée. M. Cataford confie que tous les efforts convergent vers la recherche de financement destinée à assurer le rétablissement des activités.

Québec, qui est propriétaire de la mine du lac Bloom à 36,8 %, a grandement contribué à stimuler la vitalité du projet et pourrait éventuellement réinvestir afin de donner un coup de pouce supplémentaire destiné à faciliter un retour sur les rails de la mine.

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Publié le 3 avril, 2017, dans la publication : Numéro 6 Volume 35

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Publié sur le site le 3 avril 2017

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Mine de fer du lac Bloom

En attendant que le champion croise le fer

par Éric Cyr

La compagnie minière Champion, qui est propriétaire de la mine de fer du lac Bloom via sa filiale la société Minerai de fer Québec, a récemment dévoilé les faits saillants de l’étude de faisabilité destinée à la relance de ses installations à proximité de Fermont, le 16 février dernier, après la visite des administrateurs de l’entreprise qui se sont rencontrés pendant quatre jours dans cette localité nordique, soit du 31 janvier au 3 février.

Patienter avant le coup d’envoi

La compagnie Champion ne peut déterminer avec précision quand elle va redémarrer les activités du site minier, mais la direction a confirmé que plusieurs dirigeants tenaient à visiter les infrastructures et prendre contact avec la communauté. Investissement Québec (IQ), qui avait allongé 20 millions de dollars par le biais de Ressources Québec et du fonds Capital mines hydrocarbures pour mettre la main sur une participation de 36,8 % dans la minière, a profité de cette visite pour rencontrer les administrateurs de l’entreprise. Une porte-parole d’IQ, Chantal Corbeil, indiquait alors que Champion devait d’abord présenter une étude de faisabilité positive, ce qui a été fait, le 16 février, et compléter son montage financier avant une éventuelle continuation de la production minière. Québec, qui est déjà partenaire du projet, n’écarte pas la possibilité de donner un coup de pouce supplémentaire et de réinvestir.

Potentiel mondial et de longue durée

Les faits saillants de l’étude de faisabilité sont encourageants puisque l’étude démontre que la reprise des activités d’extraction de minerai de fer est viable financièrement et qu’elle serait compétitive sur les marchés mondiaux. Elle aurait même le potentiel de devenir l’une des principales mines de fer de longue durée de la région. Un redémarrage de la production de la mine contribuerait grandement à l’économie. Le président-directeur général de Champion, Michael O’Keefe, a déclaré :

« Nous franchissons aujourd’hui une étape déterminante avec des données des plus concluantes. Basée sur des hypothèses prudentes, l’étude démontre que la relance anticipée de la mine de fer du lac Bloom s’avère viable. À vrai dire, très peu de projets de minerai de fer offrent le potentiel de plus de 20 ans de production à des coûts d’exploitation très compétitifs, tout en étant stratégiquement situés à proximité de toutes les infrastructures nécessaires. Plus encore, ce projet s’inscrit dans ce que nous considérons comme une juridiction minière de premier plan à l’échelle mondiale. Je suis convaincu que l’étude et les caractéristiques du projet permettront à Champion Iron d’obtenir l’appui et le financement des investisseurs en vue d’atteindre notre objectif ultime, celui de ramener la mine du lac Bloom en production commerciale. »

Les discussions se poursuivent

Selon cette analyse, Champion évalue à 44,62 $ la tonne le coût de production moyen du site. Le président à l’ingénierie de la société minière, David Cataford, explique qu’en considérant les prix, le taux de change et les coûts de transport par navire entre la Côte-Nord et l’Asie, le projet serait rentable avec un prix de 60 dollars américains la tonne alors que le prix actuel oscille aux alentours de 85 $ US. La minière envisage une production annuelle de concentré de fer pouvant atteindre 7,5 millions de tonnes dès 2018. La direction considère qu’il n’est pas « irréaliste » de penser que le montage de 327 millions de dollars nécessaire pour boucler le financement, dont près de la moitié servirait à procéder à une mise à niveau des équipements du site de Fermont, puisse être réalisé uniquement avec des capitaux privés.

M. Cataford confie que l’entreprise échange actuellement avec plusieurs groupes et que le contexte est beaucoup plus favorable qu’auparavant. Ce dernier n’écarte pas le scénario dans lequel l’État québécois pourrait être mis à contribution affirmant que toutes les options sont envisagées. Ressources Québec, une filiale du bras financier gouvernemental (IQ), pourrait d’ailleurs octroyer un prêt de 6 millions de dollars, ce qui reste à finaliser. Concernant l’éventualité d’injecter davantage de fonds publics dans l’aventure, IQ a indiqué que des discussions étaient en cours avec l’entreprise. M. Cataford précise que l’important, c’est de redémarrer le projet, créer des emplois et générer des retombées économiques. Ce dernier croit qu’il est possible de mettre la machine en marche dès la première moitié de la prochaine année et d’embaucher environ 350 employés. Celui-ci affirme que malgré le fait que la mine a été mise en veilleuse, l’équipement a été bien entretenu et que tout a été inspecté afin d’optimiser le lancement.

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Publié le 6 mars, 2017, dans la publication : Numéro 4 Volume 35

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Publié sur le site le 7 mars 2017

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