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  • Volume 35

  • À vélo pour une noble cause

    De par le vaste monde

    Une 6 novembre, 2017

    À vélo pour une noble cause

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    Travailleurs et retraités

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    Constructions nordiques

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    La tête dans les nuages

    Une 23 octobre, 2017

    Un ballon à gaz se pose au Labrador

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    Nature et environnement

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    Deux nouveaux bassins à la mine du Mont-Wright

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    Santé et sécurité du travail dans les mines

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    Une 25 septembre, 2017

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Volume 35

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De par le vaste monde

À vélo pour une noble cause

par Éric Cyr

Légende : Le cycliste Dravis Bixel, lors de son passage au bureau du journal, à peine descendu de son vélo tout souriant après avoir survécu à la route 389.

Sur les traces de Thomas Stevens, le premier cycliste d’aventure qui a parcouru le monde en 1886, Dravis Bixel a déjà sillonné l’Europe, l’Afrique, où il a pédalé dans 19 pays il y a sept ans, l’Australie et l’Asie. En 2016, il a décidé d’effectuer un circuit à vélo de 20 000 miles et son parcours s’est échelonné sur 23 pays et plusieurs continents afin de relever un défi personnel, mais aussi pour amasser des fonds pour l’organisme de bienfaisance Médecins sans frontières. Il était de passage dans la région après avoir bravé la sinueuse route nationale 389 dans le cadre de son incroyable épopée à bicyclette. Il s’est arrêté à Fermont, le 17 octobre dernier, où un couple lui a offert l’hospitalité. Le conseiller municipal, Bernard Dupont, et sa conjointe, l’enseignante Marie-Pierre Brodeur, l’ont accueilli. L’adepte de cyclisme fermontois lui a aussi prêté son garage pour effectuer la maintenance de son vélo. L’athlète aguerri a séjourné deux jours sur place avant de poursuivre son escapade vers le Labrador Ouest et la Trans-Labrador vers Happy Valley-Goose Bay.

Une planète à découvrir

Employé dans les technologies de l’information et messager à vélo à Seattle aux États-Unis, c’est à 30 ans, après avoir perdu sa blonde, son emploi et son appartement, que Dravis Bixel décide de partir à la découverte du monde à bicyclette. Celui qui est né en Alaska n’a pas peur d’affronter les climats arctiques. D’ailleurs, il avait envisagé de rejoindre cet état américain à la fin de son long trajet en Eurasie en passant sur un pont de glace de 80 kilomètres à partir du district fédéral extrême-oriental de Tchoukotka à l’extrémité nord-est de la Russie, mais son objectif n’a pu se concrétiser pour des raisons politiques. Son périple impressionnant d’un an et demi a commencé au Portugal d’où il a rejoint l’Espagne puis la France et l’Italie avant d’atteindre la Slovénie. Par la suite, ce fut au tour de la Croatie, la Bosnie Herzégovine, la Serbie, la Bulgarie et la Turquie. La Géorgie et l’Arménie suivirent tout comme l’Azerbaïdjan et l’Iran avant l’Asie centrale incluant le Turkménistan, l’Ouzbékistan, le Tadjikistan, le Kirghizistan et le Kazakhstan avant une brève incursion en Russie qui le mena ensuite en Mongolie. Suivra une autre percée en Russie où il a tenté d’avancer vers le Nord avant de devoir se résigner à rentrer aux États-Unis faute de ne pas avoir réussi à obtenir les autorisations nécessaires du gouvernement Poutine.

De retour chez sa mère à Seattle dans l’état de Washington, il se décide rapidement à repartir à l’aventure. Il traverse alors l’Alaska en longeant le fameux passage historique, l’Iditarod Trail, jusqu’à Fairbanks à l’opposé des fameuses courses de chiens de traîneau qui viennent de se terminer. Puis il traverse au Canada par le Yukon et la Colombie-Britannique jusqu’à Dawson Creek, Edmonton en Alberta, Saskatoon en Saskatchewan et Winnipeg au Manitoba où il apprend une mauvaise nouvelle qui l’ébranle. Son père vient de mourir d’une crise cardiaque. Il ne peut abandonner sa famille en ces moments difficiles et repart donc à Seattle durant un certain temps afin de vivre son deuil durant l’été.

Après avoir participé au championnat mondial des coursiers à vélo qui se déroulait à Montréal en août, il se rend de nouveau à Winnipeg au début septembre où il se remet en selle en direction de l’Est canadien en passant par le Québec jusqu’à la Côte-Nord et la 389, qui a parfois des allures de certaines routes des pays du Tiers Monde qu’il a empruntées. Son objectif, Cape St Charles près de Mary’s Harbour au Labrador, le point le plus à l’est de l’Amérique du Nord continental, avant d’aller rendre visite à sa tante dans le Maine.

Nomadisme à l’état pur

Éternel nomade, Dravis Bixel, décrit les paysages magnifiques qu’il a eu la chance d’apercevoir durant ses expéditions à bicyclette. Il se nourrit de ses riches expériences d’exploration à vélo, qui lui permettent un rapprochement avec les populations, un véritable contact avec les gens, des êtres humains tout comme lui, qui selon ses dires ont beaucoup plus d’affinités et de points communs que de différences culturelles. « J’ai eu la chance de faire de nombreuses rencontres très enrichissantes durant mes multiples excursions. Ça me donne l’occasion de mieux comprendre les coutumes et traditions des peuples que je croise sur ma route. Je me souviens d’un épisode en Iran où j’étais un peu nerveux après avoir été intercepté par un policier qui m’a demandé mon passeport. J’avoue que j’étais plutôt stressé et que je m’attendais au pire. Il est revenu en me disant : oh, tu es Américain. Je t’aime ! » Il raconte quelques anecdotes savoureuses comme celle où il suivait un sentier montagneux de chèvres en Mongolie et où il s’est perdu. « J’ai demandé la direction à un passant qui m’a dit : soit tu rebrousses chemin, soit tu traverses cette montagne. Je me suis retrouvé au sommet, j’ai installé ma tente au milieu de nulle part puis une tempête s’est levée avec une pluie torrentielle, du tonnerre et des éclairs. J’étais seul face aux éléments, mais heureux et en sécurité » raconte ce dernier.

« Le monde est si vaste et il y a tant à découvrir. La plus grande tragédie c’est que je ne pourrai jamais tout voir », déplore-t-il avec regret.

Pour consulter le site internet du grand voyageur incluant plusieurs superbes photos de ses tournées et un récit détaillé (en anglais) de ses aventures ou pour faire un don à Médecins sans frontières : www.theendsoftheearth.org

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Publié le 6 novembre, 2017, dans la publication : Numéro 18 Volume 35

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Publié sur le site le 8 novembre 2017

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Travailleurs et retraités

Protéger les fonds de pension

par Éric Cyr

La députée fédérale de Manicouagan, Marilène Gill, du Bloc québécois a présenté son projet de loi visant à modifier la Loi sur les arrangements avec les créanciers des compagnies (LACC), le 18 octobre dernier, à Ottawa. Une pétition demandant que les participants à un régime de retraite soient considérés comme des créanciers prioritaires en cas de faillite a aussi été déposée. La politicienne était accompagnée du coordonnateur régional des Métallos, Nicolas Lapierre et de près de 50 retraités.

La délégation était sur la colline parlementaire dans la capitale fédérale pour montrer qu’une telle loi peut littéralement changer la vie des victimes qui écopent lors de faillites ou de restructurations d’entreprises. « Pour certains, il a fallu choisir entre payer l’épicerie ou les médicaments. Cela a fait vivre des drames humains terribles », note le porte-parole du Comité des retraités de Cliffs, Gordon Saint-Gelais.

« [Cette histoire]est un véritable drame. Des employés qui ont passé leur vie à travailler dur en souhaitant bénéficier d’une retraite paisible acquise à la sueur de leur front se trouvent escroqués. Ils se font amputer leur fonds de pension et couper leurs assurances. C’est plus que leur portefeuille qui est touché : c’est leur santé physique, leur santé psychologique, leurs familles », lance avec conviction la députée de Manicouagan. « Il ne faut plus que les retraités et que les employés d’une compagnie en faillite passent à la trappe. On doit protéger leur bien, leur dû », a déclaré Marilène Gill lors du dépôt du projet de loi, intitulé Loi modifiant la Loi sur la faillite et l’insolvabilité et la Loi sur les arrangements avec les créanciers de compagnies (régimes de pension et régimes d’assurance collective).

« C’est une proposition qui donne une chance aux retraités et aux anciens travailleurs de récupérer leur dû, sans pour autant empêcher une relance d’entreprise lorsqu’il y a encore de l’espoir. Nous invitons tous les partis politiques à mettre de côté leurs différends pour adopter ce projet de loi qui vient protéger des gens qui ont travaillé toute leur vie contre la promesse d’une retraite décente et parfois d’un régime d’assurance à la fin de leurs jours » fait valoir le coordonnateur régional des Métallos, Nicolas Lapierre.

« Ce projet de loi place les travailleurs et les retraités parmi les priorités des entreprises en faillite, sans pour autant nuire aux compagnies qui tentent de redresser la situation. Personne n’est à l’abri d’un [tel drame]. Ce projet de loi [concerne] les retraités, mais aussi tous les travailleurs d’aujourd’hui et de demain. Il faut trouver des solutions. Avec l’aide de mes collègues députés, je souhaite empêcher qu’une faillite fasse aussi faillir les rêves de milliers de travailleurs ! » a conclu la députée bloquiste.

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Publié le 23 octobre, 2017, dans la publication : Numéro 17 Volume 35

  • Bloc québécois
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  • Régimes de retraite
  • Syndicat des Métallos

Publié sur le site le 23 octobre 2017

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Place au théâtre!

Baby-Sitter, une œuvre qui se démarque

par Éric Cyr

Le théâtre de création en tournée Baby-Sitter, a été présenté à l’auditorium de la polyvalente Horizon-Blanc en collaboration avec Les Voyagements, le 4 octobre dernier. Cette représentation a attiré une foule nombreuse de 110 spectateurs, ce qui constitue un exploit étant donné que c’est habituellement l’humour et les spectacles de musique qui ont la cote à Fermont.

La dramaturge Catherine Léger, qui a reçu le prix Gratien-Gélinas 2006, dénonce avec cette pièce les positions convenues et envisage les rapports hommes femmes sous d’autres angles. L’auteure bouscule une vision bien pensante, rassurante et convenue des rapports sociaux conventionnels et explore la thématique du féminisme dans la marche vers l’égalité entre les sexes en passant par des sujets complexes souvent inconfortables, mais dont le débat s’avère nécessaire, comme la culture du viol, le sexisme et la misogynie souvent des phénomènes sous-jacents et banalisés de la société occidentale moderne.

Les acteurs lumineux livrent des interprétations brillantes dans un scénario qui atteint sa cible en réussissant à interpeller le spectateur et à le provoquer constamment en suscitant une réflexion. L’auteure de la pièce s’inspire d’une blague douteuse devenue une pratique fortement contestée pour son mauvais goût. Cette plaisanterie a créé une mode où des hommes s’amusent à interrompre des reporters féminins en direct à la télévision en disant à la caméra « Fuck her right in the pussy » d’où la première phrase percutante de la pièce « Fourre là dans l’cul ! » qui déstabilise le public et annonce avec panache et à tambours battants les couleurs de la trame qui s’amorce.

Cette comédie grinçante nous plonge au cœur de la question du féminisme et de la confusion qui l’entoure en ces temps où le féminisme fait parler de lui sur toutes les tribunes, accusé par les uns de vouloir écraser ou castrer les hommes, défendu bec et ongles par les autres qui l’estiment plus nécessaire que jamais.

Catherine Léger plonge dans le vif du sujet et réussit un coup de maître en épluchant toutes les facettes de celui-ci tout en réussissant à faire rire par des situations loufoques allant jusqu’à l’utilisation d’un godemiché par une actrice, la blonde du sportif de salon, qui vient d’accoucher et qui donne la réplique à la gardienne qui se métamorphose bientôt en boniche. Les comédiens sont empreints de nuances, constamment sur la corde raide entre vérité et caricature oscillant entre authenticité et mauvaise foi tout en faisant preuve d’autocritique. Victoria Diamond est particulièrement convaincante dans le rôle de la baby-sitter surtout considérant que le français n’est pas sa langue maternelle. Une pièce marquante qui ne laisse personne indifférent. Fermont peut être fière d’avoir accueilli cette œuvre à la fois unique, visionnaire et innovatrice. Quelques spectateurs ont participé à une discussion en compagnie d’un animateur et des comédiens après leur performance.

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Publié le 23 octobre, 2017, dans la publication : Numéro 17 Volume 35

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Publié sur le site le 23 octobre 2017

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Constructions nordiques

Des étudiants en architecture en mission dans la région

par Éric Cyr

Légende : L’enseignante en architecture, Lola Sheppard, à gauche et ses étudiants de l’Université de Waterloo en compagnie de l’agente en développement de la MRC, Pascale Castilloux à Fermont.

L’enseignante en architecture à l’Université de Waterloo en Ontario, Lola Sheppard, était à Fermont pour la première fois accompagnée de 16 étudiants, le 9 octobre dernier, dans le cadre d’un travail de recherche sur le terrain. C’est le fameux mur-écran qui a inspiré ce déplacement d’ordre professionnel, mais aussi un peu d’ordre sentimental puisque c’est le père de la professeure, un immigrant roumain également architecte, Adrian Sheppard, qui a travaillé avec le planificateur Norbert Schoenauer à la concrétisation de l’impressionnant ouvrage inauguré en 1974 et qui personnifie la ville minière.

Dans les traces de son père

Le projet d’édifier une ville à Fermont a été envisagé par la Compagnie minière Québec Cartier à la fin des années 1960 avec l’objectif spécifique de remplacer éventuellement la ville de Gagnon. L’entreprise, qui en a confié la planification à la firme Desnoyers & Schoenauer, souhaitait améliorer la qualité de vie des habitants de ce type d’agglomération nordique tout en maximisant l’efficacité des infrastructures. Le mur-écran atteignant 50 mètres de haut sur la plus grande partie de sa longueur de 1,3 km a été inspiré d’un concept de l’architecte suédois Ralph Erskine qui a conçu un édifice similaire pour abriter des mineurs dans l’arctique suédois en 1962. Contrairement au mur-écran qui est multifonctionnel, les architectes espéraient que cela favoriserait un rapprochement et aiderait à tisser des liens serrés, la construction de Erskine était simplement vouée à loger des travailleurs.

Ville nordique futuriste

« Est-ce qu’on pourrait imaginer une architecture vernaculaire propre aux régions nordiques ? Il existe ailleurs deux fragments de mur-écran dans le Nord canadien inspirés du modèle fermontois » confie Lola Sheppard dans un français impeccable. « On étudie Fermont comme modèle. Les étudiants doivent concevoir une nouvelle ville en tenant compte d’un certain design et d’un scénario incluant la durée de vie d’une mine. Ils vont être amenés à prendre position sur deux courants de pensée qui s’affrontent actuellement. La permanence et la durée par opposition à la semi-permanence qui n’est que temporaire et qui véhicule une approche éphémère. Ils vont amorcer une réflexion sur la temporalité d’une ville nordique incluant les volets environnemental, économique et social. La vie pendant et après l’exploitation minière, la pérennité ou l’impermanence » explique-t-elle en abordant aussi les thèmes de la densité et l’espace spatiotemporel.

« J’adore Fermont, je suis vraiment impressionnée, mais je suis surprise qu’il n’y ait pas vraiment de lieux pour s’asseoir le long de la rue intérieure qui s’apparente à un long corridor. Des bancs publics devraient faire partie du paysage afin que les gens puissent se rassembler, discuter et tisser des liens tout en mangeant en groupe par exemple. Il pourrait y avoir plus de fenêtres, plus de transparence. Avec peu de choses, on pourrait améliorer beaucoup l’ambiance. »

Selon cette dernière, l’idée n’est pas de réinventer Fermont, mais que les aspirants-architectes puissent s’inspirer de la réalité fermontoise pour élaborer une nouvelle ville minière nordique fictive. « On étudie l’apport des mines en tant qu’engins économiques justifiant la construction de nouvelles villes comme Fermont qui est l’une des rares villes dans le nord du pays conçues par des architectes. On peut être critique, mais il y avait tout de même une vision ambitieuse à l’époque loin de celle des villes champignons. » Le groupe a aussi visité les villes minières de Labrador City et de Wabush au Labrador et s’est arrêté à la centrale hydroélectrique de Manic-5 pour admirer le barrage Daniel-Johnson, un incontournable pour des architectes.

 

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Publié le 23 octobre, 2017, dans la publication : Numéro 17 Volume 35

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  • Architecture vernaculaire
  • Mur-écran de Fermont
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Publié sur le site le 23 octobre 2017

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La tête dans les nuages

Un ballon à gaz se pose au Labrador

par Éric Cyr

Légende : Les deux Suisses durant leur long voyage aérien. Source : Fribourg Freiburg Challenge

La nouvelle a circulé sur plusieurs tribunes médiatiques de la planète. Deux aérostiers suisses ont battu le record en compétition de distance en ballons à gaz après une épopée aérienne de 3 670 km remportant par la même occasion la compétition annuelle de la course de charlières de longue distance de l’America’s Challenge, organisée par l’Albuquerque International Balloon Fiesta, le plus grand festival de montgolfières au monde, dans laquelle ils concourraient. C’est à la suite d’un atterrissage dans une zone boisée au sud du lac Lorraine non loin de Labrador City au Labrador, le 10 octobre dernier, que les deux membres d’équipage du Fribourg Challenge, Laurent Sciboz et Nicolas Tièche, ont dépassé le précédent exploit mondial.

Ils détrônent ainsi les champions belges Robert Berben, un commandant de bord d’un Airbus A330-300 et A319 chez Brussel Airlines, et Benoît Siméons, qui détenaient ce titre depuis 2005 après avoir parcouru la distance de 3 379 km en 65 heures 16 minutes durant la coupe aéronautique Gordon Bennett. L’équipage du Belgium 1 avait alors atterri à une cinquantaine de kilomètres à l’est de Rivière-du-Loup au Québec. Les Suisses ont fait d’une pierre deux coups puisqu’ils ont par la même occasion aussi déclassé les tenants du record du America’s Challenge de 3 215,5 km qui avait été établi en 64 heures en l’an 2000 par les Américains, David Levin (décédé en mai dernier à 68 ans) et son frère Alan.

Des paysages magnifiques

L’aventure digne d’un roman de Jules Verne, qui a publié Cinq semaines en ballon, a surpris le chef du département des incendies de Labrador City, Joe Power. « Lorsque j’ai reçu l’appel de l’équipe au sol de Fribourg Challenge localisée en Suisse à 9 heures du matin, j’ai d’abord cru à un canular, je pensais que c’était une blague. Imaginez, nous sommes en octobre et il a déjà commencé à neiger ici. Après avoir reçu un second appel téléphonique du Gaz Command Center d’Albuquerque, j’ai réalisé que la situation était bien réelle. » Qui aurait pu imaginer un tel scénario au-dessus de la taïga canadienne?

Après avoir traversé neuf états américains et trois provinces canadiennes en aérostat dans une nacelle couverte d’à peine un mètre carré, où ils doivent demeurer debout et qu’ils ont partagée durant trois jours et trois nuits, les deux hommes sont quelque peu épuisés. Ils ne peuvent se permettre de dormir à tour de rôle que quatre heures par jour puisqu’ils doivent demeurer en constante communication avec les aéroports survolés et les avions qu’ils croisent. Le pilote Laurent Sciboz a visiblement été impressionné par les vastes étendues nordiques de la forêt boréale et de la taïga.

« Il y avait des arbres, des lacs et une nature grandiose à perte de vue. On avait l’impression que cette magnifique vision ne s’arrêterait jamais. Puis alors que nous dérivions à travers les nuages poussés par le vent, la neige mordante s’est mise à tomber et le sol se rapprochait soudainement de plus en plus. »

Le sol ou le ciel…

Les deux aéronautes, qui ont décollé en ballon d’Albuquerque au Nouveau-Mexique (États-Unis) le 7 octobre dernier, avaient prévu d’atterrir quelque part dans le nord du Québec, mais se sont plutôt posés à court de sable (le « carburant » des ballons à gaz) dans les environs de Labrador City quelques jours plus tard, le 10 octobre à 8 h 35, après 59 heures et 35 minutes de vol. Aidés de la force du vent qui a contribué à propulser leur ballon à des vitesses pouvant atteindre 140 km/h, les coéquipiers, qui ont été informés quelques heures plus tôt qu’ils viennent d’établir un nouveau record du monde, prennent la décision de redescendre au sol en considérant qu’ils avaient largué presque tout leur lest (sacs de sable) et épuisé leur réserve de gaz. Ils savent qu’ils doivent tenter un atterrage ou courir le risque de ne plus revoir la terre. Les premiers intervenants, incluant des pompiers, des policiers de la Royal Newfoundland Constabulary et des gardiens de sécurité de la minière Rio Tinto IOC, ont géré la situation inusitée avec professionnalisme.

Comme le lieu de l’atterrissage de l’aéronef était inaccessible par voie terrestre, l’hélicoptère le plus proche qui était dans la localité voisine de Fermont au Québec a été appelé en renfort afin de localiser les occupants du ballon qui ont été secourus sans encombre par le pilote Luc Gauthier qui a aussi rapatrié en quelques minutes l’aérostat.

Les deux Suisses ont par la suite été conduits à Labrador City où ils ont pu se remettre de leurs émotions dans une chambre d’hôtel après avoir été examinés par un ambulancier paramédical. Le lendemain, ils roulent la toile du ballon et rassemblent leurs équipements dans la caserne locale. Leur périple n’est pas terminé puisqu’ils repartent sur-le-champ afin d’aller récupérer le prestigieux trophée sur les lieux de leur départ en aérodyne dans le désert du Nouveau-Mexique à proximité de la frontière entre les États-Unis et le Mexique.

L’équipe au sol, qui a aussi vécu une aventure à laquelle ils ne s’attendaient pas en empruntant la sinueuse route nationale 389, « fait monter » les deux aéronautes qui ont encore beaucoup de route à faire, cette fois-ci sur le plancher des vaches.

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Publié le 23 octobre, 2017, dans la publication : Numéro 17 Volume 35

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Publié sur le site le 23 octobre 2017

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Le marché des fermiers

Une foire agricole réussie

par Éric Cyr

Légende : L’entreprise agricole Pousse partout! a fièrement représenté Fermont lors du marché des fermiers au Labrador.

La première édition du marché des fermiers (Farmers Market) qui s’est tenue en face du lac Tanya, à la Légion royale canadienne et à la loge des scouts sur la rue Baden Powell non loin du centre commercial Mall à Labrador City a attiré une foule nombreuse de plusieurs centaines de personnes, le 30 septembre dernier, malgré une température très froide. Des cultivateurs, des producteurs maraîchers, des boulangers et des pâtissiers de la région ont pu exposer et faire connaître leurs produits à un vaste public. Un volet artistique a aussi été présenté incluant des artistes et artisans et de la musique.

Plusieurs résidents du Labrador ont découvert la jardinerie Pousse partout! qui proposait des arbustes et vivaces ainsi que des fines herbes en pots pour l’occasion. La propriétaire Francine Marcoux était heureuse d’être ambassadrice de Fermont : « Ce rassemblement nous a permis de faire rayonner l’entreprise au Labrador. » Elle était accompagnée d’une bénévole bilingue, Johanne Beaulieu, dont l’appui a été très apprécié. Les membres des Jardins communautaires du Labrador Ouest ont fait don d’une partie de leurs récoltes (surtout des patates et des carottes) afin de les mettre en vente dans le cadre d’une collecte de fonds pour la banque alimentaire du Labrador Ouest et les Olympiques spéciaux. Ils ont amassé un montant de 2 251 $ qui sera divisé à parts égales entre ces deux organismes caritatifs.

Des pommes de terre seront aussi ensachées et distribuées aux plus démunis. Le trésorier de l’organisme, Yves Cyr, tient à remercier les cultivateurs locaux et ceux qui ont contribué à ces causes en achetant ces produits spécifiques. Deux producteurs de Happy Valley-Goose Bay étaient aussi sur place, Des Sellers de Nature’s Best Farm avec un choix varié de légumes biologiques et Tom Angiers de Spruce Meadow Farms qui s’occupe aussi de Noah’s Arc Petting Barn, une grange composée d’animaux de ferme domestiqués dont quelques-uns étaient sur place au grand bonheur des enfants.

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Publié le 9 octobre, 2017, dans la publication : Numéro 16 Volume 35

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Publié sur le site le 11 octobre 2017

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Cultiver l’avenir

Un terreau fertile à Fermont

par Éric Cyr

Légende : Le groupe fier de ses apprentissages et d’avoir terminé la préparation pour l’hivernation des trois buttes en permaculture du jardin qui sera semé au printemps.

La jardinerie Pousse partout!, située dans le parc industriel de Fermont, a accueilli un agronome, le 1er octobre dernier, dans le cadre du projet innovateur de coopérative de solidarité agroalimentaire que souhaitent implanter des citoyens fermontois. Laurier Tremblay qui travaillait auparavant à Agriculture, Pêcheries et Alimentation Québec (MAPAQ) a été mandaté par Permanord, qui aide au démarrage de projets locaux et dont l’objectif est de mettre en place une nouvelle approche communautaire développée dans les années 1970 et qui prend de plus en plus d’essor au Québec, la permaculture. Cette méthode permet de dynamiser le secteur maraîcher et de répondre aux besoins de diversification d’un marché local et régional. Le spécialiste est venu enseigner les rudiments de la permaculture aussi appelée agriculture permanente. Ce dernier était épaulé par un technicien, Philippe Arnaud-Tremblay, d’Agriboréal Service-conseil, qui offre une expertise en agriculture partout sur la Côte-Nord et la Basse-Côte-Nord.

Une quinzaine de bénévoles locaux ont pu profiter d’une formation pratique où ils ont été initiés à l’adoption de pratiques de conservation inspirées d’une philosophie qui prône de travailler de concert avec la nature plutôt que contre celle-ci grâce à une approche agroécologique. Celle-ci vise l’amélioration de la biodiversité et une cohabitation harmonieuse avec le milieu incluant la gestion des matières fertilisantes et la protection des cours d’eau. La permaculture est une approche favorisant l’aménagement des écosystèmes « artificiels »  ou « cultivés » basée sur les structures et les interrelations qui existent déjà dans la nature. Cette stratégie s’oriente vers la conception et la réalisation d’aménagements écologiques, socialement équitables et économiquement viables puisqu’une production agricole basée sur les principes de la permaculture doit absolument être rentable tout en tenant compte de la notion d’équité, autrement, elle n’est pas durable. Pour être durable, elle doit également être écologiquement soutenable tout en permettant une intégration des activités humaines avec les écosystèmes naturels. En bref, c’est un instrument de développement d’une agriculture basée sur une approche systémique qui tient compte de l’impact de l’humain sur la terre et ses ressources et qui regroupe plusieurs disciplines dont l’agronomie, la science des sols, la microbiologie, l’économie et les sciences sociales entre autres.

La permaculture vise l’adaptation des systèmes de production aux écosystèmes locaux en privilégiant le recyclage, la réutilisation des intrants et l’utilisation des ressources disponibles sur place. Les produits issus de la permaculture s’inscrivent dans les tendances actuelles : produits locaux, frais, santé, exempts de pesticides et d’OGM.

Les bénévoles ont réalisé, dans le cadre d’une formation pratique, un premier jardin qui constituera un échantillon représentatif qui pourra servir à faire la promotion de leurs aspirations. Selon l’agronome Laurier Tremblay, qui envisage de revenir cet hiver afin de donner un enseignement théorique : « Le principe est associé à ce qui se passe en forêt et s’inspire d’un modèle forestier. C’est une agriculture axée sur la performance, mais adaptée au milieu avec le moins d’intervention possible tout en respectant l’écosystème et en utilisant les intrants sur place. »

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Publié le 9 octobre, 2017, dans la publication : Numéro 16 Volume 35

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Publié sur le site le 11 octobre 2017

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Nature et environnement

Des Éco héros à Fermont

par Éric Cyr

Légende : Linus, la buse de Harris a volé la vedette aux présentateurs en émerveillant les enfants fermontois.

Deux représentants de l’organisme Éco héros (Earth Rangers) étaient de passage au gymnase du Centre éducatif de Fermont, le 25 septembre dernier, dans le cadre d’une présentation pour sensibiliser les enfants à l’importance de l’environnement, de la biodiversité et du développement durable. La mission de l’association consiste à responsabiliser et à inciter la relève de demain à adopter des comportements durables tout en lui donnant les moyens de devenir directement impliquée dans la protection des animaux et de leurs habitats. Cette activité scolaire inspirante destinée aux élèves fait la promotion de programmes de conservation qui aident à protéger la faune canadienne en proposant les outils nécessaires pour participer à cette cause.

Rescaper la nature grâce à l’éducation

Saviez-vous que 25 % de la forêt boréale, la plus grande superficie au monde, se retrouve au Canada et abrite des millions d’animaux? Un total de 4 milliards d’oiseaux migrateurs s’y retrouve aussi durant leur périple. La nouvelle génération est plus sensibilisée et renseignée sur les enjeux environnementaux. Les enfants adorent les animaux et veulent contribuer à les protéger, c’est la raison pour laquelle plus de 100 000 enfants de partout au Canada, qui compte 39 parcs nationaux d’une superficie de 300 000 km2, ont signé pour devenir des éco héros certifiés. Ce programme éducatif incite les jeunes à adopter des mesures concrètes pour sauvegarder les animaux et leurs habitats. La présentatrice et dresseuse d’animaux Carine Nolet, qui a étudié en environnement et conservation, a choisi de s’orienter en éducation afin d’avoir un impact et transmettre sa passion : « Il est gratifiant de constater que les jeunes prennent conscience de l’importance de rescaper la nature et développent un sentiment d’appartenance à une vaste communauté de préservation toujours en expansion grâce à un site internet et un blogue. » Le présentateur Vincent Corbin qui a étudié en zoologie souhaitait aussi inspirer la jeunesse à l’importance de préserver l’environnement et œuvrer à la protection de la vie sauvage. Il explique l’importance de présenter des animaux vivants, des ambassadeurs de leur milieu qui sont nés en captivité dans des zoos ou issus de programmes de reproduction, pour créer un contact réel avec les enfants qui sont émerveillés de pouvoir admirer quelques représentants du règne animal.

« Les espèces menacées que l’on présente varient. Les animaux migrateurs chevauchent plusieurs pays et c’est un enjeu mondial, mais notre énergie est orientée vers les espèces menacées sur notre territoire. L’an passé, on a protégé les abeilles et les pollinisateurs. Cette année on parle du béluga et de la salamandre à points bleus. »

Un total de cinq équipes composées de deux présentateurs bilingues de Éco héros sillonnent le pays selon la demande et visitent annuellement en moyenne 800 écoles. Les jeunes fermontois ont pu découvrir Shelly, la tortue peinte de Midland, Millie, le tatou à trois bandes, un insectivore qui a été la mascotte des Jeux olympiques d’été de Rio de Janeiro au Brésil en 2016, Linus, la buse de Harris et Silva le martin-chasseur géant dans le cadre de la présentation. Quel ne fut pas l’étonnement des enfants aux yeux admiratifs de pouvoir observer les oiseaux prendre leur envol devant eux. Cette présentation scolaire a été rendue possible grâce à ArcelorMittal.

Pour en savoir plus sur ce projet réalisé avec l’appui financier d’Environnement et Changement climatique Canada : https://www.ecoheros.ca/ et https://www.ecoheros.ong/a-propos/

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Publié le 9 octobre, 2017, dans la publication : Numéro 16 Volume 35

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Publié sur le site le 11 octobre 2017

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Deux nouveaux bassins à la mine du Mont-Wright

Période d’information et de consultation des renseignements

par Éric Cyr

Source : Archives CMQC

Le Bureau d’audiences publiques sur l’environnement (BAPE) a dévoilé, le 26 septembre dernier, l’étude d’impact et l’ensemble du dossier relatif au projet d’aménagement de nouveaux bassins d’eau de procédé et de sédimentation à la mine du Mont-Wright que souhaite implanter ArcelorMittal Exploitation minière Canada (AMEM) près de Fermont et qui aura une incidence sur la faune et la flore de la région en plus d’engendrer la destruction de 11 lacs, 15 étangs et 25 ruisseaux. Les documents sont accessibles à la population dans le cadre de la période d’information et de consultation des renseignements par le public jusqu’au 10 novembre 2017.

La publication de l’étude d’impact par le BAPE constitue une des étapes prévues dans le processus que doit franchir le projet. Durant cette période d’information de 45 jours, tout citoyen, tout groupe, toute municipalité ou tout organisme qui désire que le dossier soit discuté et évalué publiquement peut réclamer la tenue d’une audience publique auprès du ministre québécois du Développement durable, de l’Environnement et de la Lutte contre les changements climatiques, en transmettant une demande écrite. Si une telle démarche est entreprise et que la revendication est considérée [Une seule requête jugée recevable (non frivole) par le ministre de l’Environnement peut justifier la tenue d’une audience publique], le ministre confiera alors au BAPE le mandat d’enquêter et de consulter la population sur le projet dans le cadre d’une audience publique à laquelle tous les citoyens et organismes peuvent participer.

Ces séances devraient normalement se dérouler à Fermont comme ce fut le cas par le passé dans d’autres dossiers. Le ministre pourrait aussi décider de confier au BAPE le mandat d’enquêter et, si les circonstances s’y prêtent, de procéder à une médiation en environnement. Ce mandat se déroule, en principe, entre la ou les personnes ayant adressé une demande d’audience publique et le promoteur du projet.

Selon une porte-parole du BAPE, Alexandra Barbeau, le BAPE ne prend pas de décisions, mais émet des recommandations au Conseil des ministres (le principal organe décisionnel du gouvernement qui est présidé par le premier ministre Philippe Couillard à qui appartient la prérogative de nommer ceux et celles qui le forment), qui prend les décisions finales.

Le projet

ArcelorMittal veut entreprendre l’aménagement de deux nouveaux réservoirs au complexe minier du Mont-Wright. Ce projet, visant à optimiser la gestion de l’eau, comprend la construction d’un bassin d’eau de procédé (bassin B+), qui aurait une superficie d’environ 3 610 000 m2, et d’un bassin de sédimentation du futur parc à résidus nord-ouest (bassin nord-ouest) d’environ 420 m2. La construction de canaux intercepteurs, de canaux d’eaux rouges et de chemins est également prévue. Le promoteur envisage de commencer les travaux de construction à l’été 2018 et ceux-ci devraient se poursuivre jusqu’en 2025. Les coûts de l’ensemble des infrastructures reliées au projet et de la gestion de l’eau jusqu’en 2045 sont estimés à 458 M$ et permettraient de poursuivre l’exploitation de la mine jusqu’à cette date.

Répercussions et mesures d’atténuation

Selon l’étude du BAPE, les principaux enjeux concernent la stabilité des sols qui peuvent entraîner des déversements accidentels, l’émission de poussières et de contaminants, ainsi que la perturbation d’habitats naturels pour la faune. En ce qui concerne le milieu physique, les activités de la mine en phase d’exploitation modifieraient le régime hydrologique et pourraient altérer la qualité de l’eau de surface surtout dans le cas d’une rupture accidentelle de digue ainsi que la qualité de l’eau souterraine dans le cas de contamination dans le sol. Afin de limiter ces risques, ArcelorMittal prévoit réaliser des inspections périodiques et, en cas d’accident, restaurer le milieu naturel.

Pour le milieu biologique, le projet engendrerait la destruction de 11 lacs, 15 étangs et 25 ruisseaux, causant une perte de l’habitat du poisson sur une superficie de 104 hectares (ha) et l’empiétement sur 205,9 ha de milieux humides. Le promoteur propose la restauration de près de 92 ha d’habitat du poisson et la création ou la restauration de 91,1 ha de nouveaux milieux humides dans le secteur de l’ancien site minier du lac Jeannine. Le projet impliquerait également des pertes d’habitats pour la faune aviaire (oiseaux) et pour certains mammifères (incluant le gros gibier). Selon l’étude d’impact, le déboisement se ferait en dehors des périodes de nidification afin d’empêcher la destruction de nids. Sur le plan humain, les activités de construction et d’exploitation pourraient modifier le climat sonore et la qualité de l’air pour les villégiateurs et les utilisateurs du territoire.

Consultation des documents

Les citoyens peuvent se renseigner en consultant l’étude d’impact réalisée par le promoteur et les autres documents décrivant le projet et, entre autres, ses répercussions sur l’environnement jusqu’au 10 novembre prochain aux endroits suivants : bibliothèque publique de Fermont, 10, rue le Carrefour et Conseil de la Nation innue de Matimekush-Lac John, 170, Pearce Lake, Schefferville. L’ensemble du dossier est aussi disponible sur le site internet du BAPE au www.bape.gouv.qc.ca sous la rubrique « Mandats en cours » et au bureau du BAPE à Québec au 575, rue Jacques Parizeau, bureau 2.10 ainsi qu’à Montréal à la bibliothèque des sciences juridiques de l’Université du Québec à Montréal (UQAM) Pavillon Hubert-Aquin, au 400, rue Sainte-Catherine Est.

Les personnes désireuses d’obtenir plus de renseignements peuvent communiquer avec Alexandra Barbeau au 418 643-7447 ou sans frais au 1 800 463-4732 poste 532 ou par courriel à l’adresse suivante : bassins-mont-wright@bape.gouv.qc.ca

Comment requérir une audience publique

Toute personne, tout groupe, toute municipalité ou tout organisme peut faire une demande d’audience publique. Le demandeur décrit les motifs de sa requête et son intérêt par rapport au milieu touché par les mesures proposées. La demande doit être faite par écrit et transmise au plus tard le dernier jour de la période d’information et de consultation du dossier par le public soit le 10 novembre 2017. La demande comprend les coordonnées complètes et est acheminée par la poste au ministre du Développement durable, de l’Environnement et de la Lutte contre les changements climatiques, Édifice Marie-Guyart, 30e étage, 675 boulevard René-Lévesque Est, Québec (Québec) G1R 5V7.

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Publié le 9 octobre, 2017, dans la publication : Numéro 16 Volume 35

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Santé et sécurité du travail dans les mines

Prise de bec avec l’Association minière du Québec

par Éric Cyr

Le Syndicat des Métallos et l’Association minière du Québec (AMQ) sont en désaccord concernant les conditions de travail et la sécurité des travailleurs dans le secteur minier québécois. Une rupture qui aurait été initiée par l’AMQ a contribué à une recrudescence des accidents mortels (deux à ce jour en 2017) et avec blessés graves dans le domaine minier au Québec depuis le début de l’année.

À couteaux tirés

Le Syndicat des Métallos déplore le fait que des gens meurent pendant que les minières boudent les comités de prévention. « L’AMQ et les minières doivent cesser les enfantillages et collaborer pour la santé et sécurité du travail (SST). » Le directeur québécois des Métallos, Alain Croteau est cinglant : « Le carnage doit cesser dans les mines du Québec! Les minières doivent mettre fin à leur boycottage des comités de travail de la Commission des normes, de l’équité, de la santé et de la sécurité du travail (CNESST) qui dure depuis près d’un an et travailler sérieusement à améliorer la santé et la sécurité dans les mines. La ministre [québécoise] du Travail doit aussi mettre son poids dans la balance pour qu’il y ait un vrai coup de barre [en la matière]. » C’est le message lancé au lendemain d’un second décès dans les mines au Québec depuis le début de l’année et qui est appuyé par la majorité des présidents de sections locales du secteur minier de partout au Québec.

Mauvaise foi des minières

Voilà maintenant près d’un an que les sous-comités de travail de la CNESST n’ont pu se réunir faute de participation des représentants des minières, vraisemblablement à cause d’un mot d’ordre de l’AMQ. Cette abstention coïncide avec une ordonnance de la CNESST de cesser le travail de soutirage minier (le fait de retirer du minerai), lorsque des charges explosives sont installées ou prêtes à être déclenchées. « La CNESST est au courant, la ministre du Travail aussi, nous lui avons écrit en mai pour lui demander d’intervenir. Maintenant, l’hécatombe se poursuit et nous sentons que les minières ne sont plus du tout en mode prévention. Elles rejettent le modèle de comités paritaires qui a pourtant permis de faire des avancées majeures depuis 30 ans dans le secteur minier », fait valoir le syndicaliste. Un point de presse destiné à dénoncer la situation problématique s’est tenu devant le siège social de l’AMQ, qui représente les minières du Québec.

« Tout est paralysé en matière de prévention et d’élaboration de plan d’action en santé et sécurité du travail. Nous dénonçons l’AMQ, ce lobby des minières, ce syndicat des boss, qui semble avoir donné un mot d’ordre de bouder les comités de la CNESST parce qu’ils ne sont pas d’accord avec une ordonnance. Ils se livrent à des avocasseries et des enfantillages alors que des vies de travailleurs sont en jeu. On sent un relâchement en matière de santé et de sécurité au cours des dernières années. Les mines ont déjà été beaucoup plus meurtrières, le bilan s’était amélioré dans les 40 dernières années grâce à la prévention qui se fait en partenariat entre les employeurs et les représentants des travailleurs. Il ne faut pas revenir en arrière. La situation doit être redressée rapidement », s’est exclamé Alain Croteau.

Le coordonnateur régional des Métallos pour la Côte-Nord, Nicolas Lapierre abonde dans le même sens et déplore que l’AMQ boude ces outils essentiels à la santé et sécurité des travailleurs à cause d’un dossier en litige devant le tribunal administratif du travail mettant ainsi les bâtons dans les roues à de nouvelles mesures de prévention destinées à favoriser une réglementation efficace s’adaptant aux réalités du monde minier qui pourrait éviter de graves accidents et sauver des vies. « On ne veut pas revenir au Far West. Nous avons sommé le gouvernement du Québec et la CNESST à forcer l’AMQ à revenir participer aux travaux des sous-comités. »

Sur la défensive

L’AMQ déplore quant à elle la sortie publique des Métallos qui laisse planer le doute sur le sujet. Selon la présidente-directrice générale de l’AMQ, Josée Méthot : « Jamais, au grand jamais, les entreprises minières ne mettront en danger leurs travailleurs. Leur santé et leur sécurité passent avant tout, ça doit être clair. » Cette dernière précise que grâce aux efforts déployés chaque jour en prévention, le bilan en santé et sécurité du travail (SST) s’améliore continuellement. « La SST est l’affaire de tous dans les mines, peu importe le niveau hiérarchique. Le dévouement de tous les travailleurs et des gestionnaires a permis de diminuer de 22 % la fréquence des accidents dans les mines souterraines au cours des six premiers mois de 2017, comparativement à la même période en 2016. » Mme Méthot poursuit en expliquant que les accidents diminuent parce que la vigilance est à son maximum et que rien n’est plus prioritaire que d’offrir un milieu de travail sécuritaire. « C’est faux de dire le contraire »,  soutient-elle. « Pour l’AMQ, il est clair que l’industrie minière, comme tous les secteurs d’activité, n’est pas à l’abri [d’incidents malheureux] » SIC. « Oui, des accidents surviennent sur les sites miniers malgré toutes les actions que l’industrie met en place. Ce qu’il faut faire et ce qu’on fait d’ailleurs, c’est de s’assurer de [limiter les risques au minimum] SIC et de travailler en collaboration pour conserver le bilan fort enviable de l’industrie minière en matière de SST », a conclu Mme Méthot.

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Publié le 25 septembre, 2017, dans la publication : Numéro 15 Volume 35

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Franc-maçonnerie

La loge Anik au Labrador depuis 1976

par Éric Cyr

Légende : La loge Anik, de l’inuktitut « petit frère », nommée en référence au premier satellite non-militaire à être placé en orbite géostationnaire, située juste à côté du centre commercial Mall à Labrador City est un lieu de rassemblement des francs-maçons depuis 41 ans.

Considérée à tort ou à raison comme une société secrète depuis des siècles, la franc-maçonnerie est certainement, si tel est le cas, la société fraternelle séculière la plus ancienne et la plus connue du grand public. Bien que différentes origines soient attribuées aux francs-maçons, la plus répandue fait référence au métier de maçon qu’ils exerçaient principalement en Europe au Moyen-Âge alors qu’ils oeuvraient à la construction d’églises, de cathédrales et de châteaux. D’ailleurs, le compas et l’équerre, des symboles très significatifs dans la franc-maçonnerie, rappellent cette époque et sont liés à des traditions médiévales.

Pour démystifier cette confrérie

Ils étaient nombreux à travailler en tant que tailleurs de pierre et c’est à cette période que serait née la première loge sur les chantiers afin de nourrir et d’abriter ces travailleurs venus de partout. Leurs voyages dans plusieurs pays leur ont permis d’apprivoiser différentes techniques de construction, mais aussi d’assimiler de nombreuses connaissances en côtoyant des bâtisseurs de cultures et de confessions variées. Ils auraient travaillé sur plusieurs projets d’architecture de concert avec les Chevaliers de l’ordre du Temple (les Templiers), avec qui ils auraient entretenu des liens étroits, en utilisant une technique très spécifique appelée « géométrie sacrée ». La discrétion des francs-maçons remonte peut-être au fait qu’ils devaient se méfier de l’Inquisition qui a « officiellement » sonné le glas de l’ordre des Templiers. Plusieurs traditions des francs-maçons sont échelonnées sur des siècles. La légende se mélange parfois à l’histoire et il est difficile de bien démêler les deux. La première grande loge maçonnique fut fondée à Londres en Angleterre en 1717 par contre, les origines exactes de la franc-maçonnerie sont plus nébuleuses. Des documents attestent la présence de loges en Écosse dès 1598 où la maçonnerie serait possiblement née. Les rites maçonniques les plus répandus dans le monde sont le rite d’York, le rite émulation, le rite écossais ancien et accepté et le rite français. Tous les membres des Shriners, qui financent des hôpitaux pour enfants, sont obligatoirement au départ des francs-maçons.

Des lois universelles

Malgré leurs liens historiques avec la chrétienté, ils ont été excommuniés par l’Église catholique en 1738, et de nombreuses références bibliques intégrées à leurs rituels, les francs-maçons sont ouverts aux autres religions et prônent un caractère inclusif sans discrimination. D’ailleurs selon le grand maître du District Grand Lodge de Terre-Neuve-et-Labrador issu de la grande loge d’Écosse, W. Scott Bartlett qui était à la loge Anik no. 1707 à Labrador City dans le cadre d’un banquet lors de l’assermentation des membres officiers, le 9 septembre dernier : « La franc-maçonnerie n’est pas une religion et n’endosse aucune cause politique, mais accepte des gens de multiples croyances. L’objectif est de rassembler des hommes bons et d’en faire des hommes meilleurs. Nous sommes essentiellement une association philosophique et philanthropique. Les francs-maçons contribuent à des œuvres de bienfaisance et de charité de façon désintéressée. La franc-maçonnerie propose des valeurs qui reposent sur les lois universelles de la vie, non pas des dogmes ou des règles sociales édictées par des hommes en quête de pouvoir pour asservir leurs semblables. » Comme s’il se doutait que le journaliste allait lui poser la fameuse question se rapportant au caractère du secret, le frère Frederick Hiscock lance à la blague : « Nous sommes une société avec des secrets, mais pas du tout une société secrète ! » Assez loin de la théorie du complot.

Il existe 11 loges qui relèvent de la grande loge d’Écosse et 32 loges de la grande loge de Terre-Neuve-et-Labrador. Le Québec pour sa part compte 74 loges franc-maçonniques. Il y aurait plus de 6 millions de francs-maçons à travers le monde.

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Publié le 25 septembre, 2017, dans la publication : Numéro 15 Volume 35

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Commission scolaire du Fer

Des investissements fort attendus

par Éric Cyr

La Commission scolaire du Fer, qui procède actuellement à la réfection du système de ventilation de l’auditorium de la polyvalente Horizon-Blanc, a adopté des mesures concernant le maintien d’actifs immobiliers qui concernent Fermont lors de la séance extraordinaire du Conseil des commissaires, le 5 juin dernier. De nécessaires investissements seront accordés à plusieurs projets prioritaires dans le cadre du budget consenti pour 2017-2018.

Les travaux ciblant plutôt l’extérieur, qui devraient débuter à l’été 2018, consisteront en une mise en marche des humidificateurs et une révision du chauffage au Centre éducatif de Fermont pour une somme de 200 000 $. Un remplacement des portes extérieures couvertes de buée en été et givrées en hiver est prévu au coût de 150 000 $. Une réfection de l’enveloppe extérieure et de la toiture du corridor qui coule dans le secteur de la résidence du personnel dans le mur-écran a aussi été planifiée et une somme de 3 M $ a été allouée à la première phase de cette cure de rajeunissement. Le remplacement de la toiture et la décontamination d’une maison unifamiliale appartenant à la commission scolaire située au 4, rue Duchesneau coûteront pour leur part 125 000 $.

Beaucoup de rattrapage à faire

Selon le directeur général de la C.S. du Fer, Lucien Maltais, les travaux les plus urgents ont été priorisés dans le cadre de cette enveloppe ministérielle tout comme ce fut le cas lors du remplacement des fenêtres de l’école il y a quelques années. « Les sommes allouées à ces travaux ne prennent pas en considération les opérations courantes qui sont dans une catégorie à part. Nous sommes conscients des nombreuses lacunes et du fait qu’il y a beaucoup de modernisation à apporter aux infrastructures afin de préserver les bâtiments en bon état. Il faut investir afin de tenter de rattraper le retard accumulé au cours des années, mais cette situation problématique est analogue dans plusieurs localités de la Côte-Nord et du Québec. On veut s’assurer de favoriser les endroits appropriés afin d’atteindre la cible. » Ce dernier explique que le gouvernement du Québec a fait le constat il y a quelques années d’un déficit d’entretien des infrastructures et semble finalement avoir quelque peu ajusté le tir cette année. « Ce sont des infrastructures québécoises qui appartiennent à la collectivité et éventuellement la situation, je l’espère, devrait s’améliorer avec le temps puisque le gouvernement investit plus récemment qu’il y a dix ans. » M. Maltais confie que le remplacement des vestiaires du gymnase a aussi été orchestré pour la seconde phase des travaux en 2019 qui devrait s’attarder à l’aspect intérieur des logements incluant le câblage et l’électricité, la tuyauterie et la plomberie, mais aussi au remplacement des fenêtres des appartements de la commission scolaire dans le mur-écran et à l’amélioration des patios.

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Monts Groulx-Uapishka

La 18e édition de la grande corvée des monts Groulx

par Éric Cyr

Légende : Des bénévoles bien outillés au départ d’une journée agréable et productive. Photo : Michel Michaud

La traditionnelle grande corvée annuelle, organisée par L’Association des amis des monts Groulx, a regroupé 42 bénévoles soucieux de l’environnement d’origines diverses et de tous les milieux durant le long congé de la fête du Travail du 1er au 4 septembre dernier. L’événement prisé des adeptes de plein air contribue à assurer la préservation de l’état sauvage du lieu fréquenté par des randonneurs.

Perpétuer l’esprit des montagnes

Des gens de plusieurs nationalités se déplacent habituellement pour l’occasion afin de participer au nettoyage des sentiers qui ont célébré leur 30e anniversaire l’an passé et dont quelques-uns donnent accès aux plateaux toundriques où la situation géographique leur procure un climat subarctique. À la base, on trouve la forêt boréale et la taïga alors qu’au sommet c’est la toundra et dans les hautes vallées la forêt alpine. Cet écosystème unique a été façonné par le passage des glaciers. En parcourant le massif on aura une vue sur l’un des plus grands cratères du monde, l’astrolabe de Manicouagan visible de l’espace, surnommé l’œil du Québec.

Territoire d’autonomie

Selon un fervent amateur de plein air et participant de longue date à cette activité, Michel Michaud, cet endroit féérique respire l’air pur et la camaraderie dans une immensité boréale où domine le blanc et le vert : « C’est un concept inspiré du principe de plaisir-travail, un rassemblement de gens qui ont à cœur la nature et l’environnement nordique, des passionnés qui aiment s’investir dans cette cause. Les sentiers sont surtout fréquentés par des gens aguerris qui ont acquis de l’expérience ailleurs. Tout se passe dans une ambiance où l’entraide est de mise et la bonne humeur et l’harmonie règnent dans un climat fraternel. » L’ancien administrateur de l’organisation des Amis des monts Groulx explique que les monts Groulx-Uapishka ont la particularité d’être un milieu encore sauvage accessible par la route et de constituer une aire protégée attrayante pour les randonneurs qui est gérée et administrée par des bénévoles et non par la Société des établissements de plein air du Québec (Sépaq).

« On souhaite conserver l’accessibilité gratuite pour les randonneurs. »

Phénomène plutôt rare, la neige tombée le 31 août tapissait le sol à plusieurs endroits. Une randonnée d’interprétation du milieu a été offerte pour les nouveaux et des travaux ont été effectués sur le pont du ruisseau Harfang endommagé par l’épaisseur de la couche de neige cet hiver. Un volet culturel, la cabane à création, a aussi été animé par une artiste. Des soupers communautaires près du feu de camp se sont aussi tenus tous les soirs près du chapiteau de la Ville de Fermont installé à proximité.

La réserve de biodiversité Uapishka inclut une bonne partie du territoire protégé des monts Groulx nommés en l’honneur du chanoine Lionel Groulx, un prêtre catholique, professeur, historien, intellectuel, nationaliste et écrivain québécois l’année de son décès en 1967 et rebaptisés Uapishka du nom innu qui signifie « sommets blancs ». Les monts Groulx-Uapishka sont logés au cœur de l’aire centrale de Manicouagan-Uapishka, qui a été reconnue en 2007 par l’Organisation des Nations unies pour l’éducation, la science et la culture (UNESCO) comme la plus grande réserve de la biosphère au pays.

 

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Publié le 25 septembre, 2017, dans la publication : Numéro 15 Volume 35

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Publié sur le site le 25 septembre 2017

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Réservoir Manicouagan

Innus vs Hydro-Québec un combat en eau trouble

par Éric Cyr

Source photo : Getty Images

Après avoir appris l’existence d’un projet déjà enclenché de rehaussement du réservoir Manicouagan, le Conseil des Innus de Pessamit a déposé une injonction à l’encontre d’Hydro-Québec à ce sujet. Pessamit a remporté une première manche dans sa lutte visant à faire cesser le processus amorcé de remplissage commencé à l’automne 2016 et poursuit son combat visant à rétablir le niveau d’eau en deçà de la limite supérieure du marnage observé depuis 1984 et de le maintenir à l’intérieur de ces limites.

Le Conseil de bande affirme qu’Hydro-Québec ne détient aucune autorisation lui permettant de contaminer les eaux du réservoir de Manic-5 et qu’elle ne possède pas le droit de les polluer. « Hydro-Québec a mis en oeuvre le processus de remplissage sans même nous avertir », affirme le chef des Innus de Pessamit, René Simon. « En agissant de la sorte, la société d’État va provoquer la libération dans l’eau de méthylmercure, une substance nocive connue pour se concentrer à chaque échelon de la chaîne alimentaire, au sommet de laquelle se retrouvent les Pessamiu Ilnut ainsi que la population des environs. Plus encore, l’inondation d’un milieu régénéré depuis quatre décennies provoquera la mort de plusieurs milliers d’hectares de forêts qui bordent le réservoir ainsi que de nombreuses espèces fauniques en plus de détruire les frayères de diverses espèces de poissons et des chalets. » L’inondation des berges nuira aussi aux gros gibiers qui s’alimentent dans ce secteur.

« L’argument d’Hydro-Québec voulant qu’elle a, depuis les années 1960, les droits requis pour rehausser le niveau du réservoir n’est plus valable puisque depuis cette époque, plusieurs lois québécoises et canadiennes interdisent à quiconque d’introduire des substances polluantes dans l’environnement causant un risque pour la santé humaine, et d’y menacer des espèces animales. Selon nous, il est illégal pour Hydro-Québec de s’abroger unilatéralement le droit de polluer. »

Au-dessus de la Cour suprême

Si l’on consulte le Plan stratégique 2016-2020 d’Hydro-Québec, il y apparaît clairement qu’un accroissement de sa puissance de 1140 mW est prévu, afin notamment, d’atteindre ses objectifs d’exportation d’électricité. Le rehaussement du réservoir Manicouagan fait partie de cette planification. L’objectif de Pessamit est d’obtenir, d’ici le printemps 2018, une injonction permanente garantissant le maintien du niveau d’eau à ce qu’il était au début des années 1980, soit environ 350 mètres au lieu du 359,66 mètres que souhaite atteindre la société d’État d’ici 2019. « Le simple fait d’avoir interrompu ce processus de remplissage constitue une bonne nouvelle non seulement pour les Pessamiu Ilnut, mais aussi pour les propriétaires de chalets et bâtiments situés dans le secteur, pour les nombreux utilisateurs du territoire et surtout pour l’environnement », a conclu le chef Simon. Pêches et Océans Canada a aussi ouvert une enquête en vertu de la Loi sur les pêches dans ce dossier.

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Publié le 11 septembre, 2017, dans la publication : Numéro 14 Volume 35

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Publié sur le site le 25 septembre 2017

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Mine du lac Bloom

Financement et ententes avec un autre joueur mondial

par Éric Cyr

La compagnie Champion a annoncé, le 28 août dernier, qu’elle a obtenu un engagement de financement conditionnel de 25 millions de dollars américains (environ 31 M $ canadiens) avec l’entreprise mondiale anglo-suisse de négoce, courtage et d’extraction de matières premières Glencore International AG, un chef de file intégré dans la production et la commercialisation de produits de base, pour la vente non effectuée par l’entremise d’un courtier par voie d’un placement privé d’une débenture (titre d’emprunt émis uniquement garanti par la réputation de l’emprunteur) non garantie subordonnée assortie d’une clause de convention obligatoire.

L’engagement de financement est conclu dans le cadre de la relance de l’exploitation de la mine de fer du lac Bloom de la filiale de Champion, Minerai de fer Québec (MFQ), située à proximité de Fermont. Il est aussi prévu dans cette entente que MFQ et Glencore concluront un accord d’approvisionnement « off-take » dont les modalités sont fixes pour une durée de dix ans. Un contrat d,approvisionnement similaire a déjà été conclu avec la société japonaise Sojitz. Champion annonce donc qu’elle réduit la taille prévue de son placement public déjà annoncé de reçus de souscription d’environ 50 M $ à un maximum de 20 M $ canadiens.

« Nous sommes très heureux d’avoir obtenu les services de mise en marché et le soutien financier de Glencore, une contribution importante à nos efforts pour réunir les capitaux dont nous avons besoin. Cet engagement financier marque une autre étape importante pour la mine du lac Bloom qui nous garantit un réel accès à long terme aux marchés alors que la demande est forte pour le minerai de fer de qualité supérieure de cette mine », a déclaré le président du conseil et chef de la direction de Champion et de MFQ, Michael O’Keeffe.

À propos de Glencore

Glencore est l’une des plus importantes sociétés multinationales de ressources naturelles diversifiées dans le monde et un grand producteur et distributeur de plus de 90 produits de base. Le groupe exploite environ 150 sites miniers et métallurgiques, des actifs de production pétrolière et des installations agricoles. Les activités industrielles et commerciales de Glencore s’appuient sur un réseau mondial qui est actif dans plus de 50 pays.

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Publié le 11 septembre, 2017, dans la publication : Numéro 14 Volume 35

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Publié sur le site le 13 septembre 2017

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