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    ArcelorMittal

    Lancement d’un projet de flottation

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Lancement d’un  projet de flottation

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ArcelorMittal

Lancement d’un projet de flottation

par Éric Cyr

Sur la photo, la pelletée de terre officielle marquant le lancement du projet de flottation d’ArcelorMittal à Port-Cartier. De gauche à droite : le vice-président aux affaires corporatives et à la stratégie pour la minière, Julien Lampron, le maire de Sept-Îles, Denis Miousse, le ministre de l’Environnement, de la Lutte contre les changements climatiques, de la Faune et des Parcs et ministre responsable de la région des Laurentides, Benoit Charette, le président et chef de la direction d’AMEM, Mapi Mobwano, la ministre de l’Emploi, ministre responsable de la région de la Côte-Nord et députée de Duplessis, Kateri Champagne Jourdain, le maire de Port-Cartier, Alain Thibault, et un conseiller municipal à la Ville de Port-Cartier Gilles Fournier. Source photo : AMEM

ArcelorMittal Exploitation minière Canada (AMEM) a lancé, en présence de dignitaires, la construction de son projet de flottation à Port-Cartier sur la Côte-Nord, la plus importante initiative de réduction d’émissions de gaz à effet de serre (GES) au Québec à l’heure actuelle, le 15 octobre 2024.

La multinationale a procédé à l’inauguration officielle du chantier à son usine de bouletage de Port-Cartier. Le ministre de l’Environnement, de la Lutte contre les changements climatiques, de la Faune et des Parcs et ministre responsable de la région des Laurentides, Benoit Charette, et la ministre de l’Emploi, ministre responsable de la région de la Côte-Nord et députée de Duplessis, Kateri Champagne Jourdain, étaient sur place à cette occasion.

La démarche, qui représente un investissement total de plus de 200 millions de dollars dans la région, s’est concrétisée grâce notamment au soutien financier de 50 M$ annoncé par le ministre Benoit Charette, dans le cadre du programme « Défi GES » du gouvernement du Québec. Ce cheminement mènera à terme à une décroissance annuelle de gaz à effet de serre de l’ordre de 200 000 tonnes de dioxyde de carbone (CO2), ce qui en fait le plus important projet de diminution des émissions de GES au Québec.

« Cet investissement majeur marque un tournant pour ArcelorMittal et la Côte-Nord, alors qu’il positionne Port-Cartier comme l’un des plus importants producteurs de boulettes de fer à réduction directe dans le monde. L’inauguration de ce chantier témoigne par-dessus tout de la concrétisation de ce projet et de la volonté de notre entreprise d’assurer la pérennité de nos activités, ici à Port-Cartier, pour contribuer activement à la vitalité économique de la Côte-Nord », a déclaré le président et chef de la direction d’AMEM, Mapi Mobwano.

Le projet de flottation, annoncé en 2021 lors de la 26e Conférence des Nations unies sur les changements climatiques (COP26) à Glasgow en Écosse, modifiera le procédé de l’usine de bouletage de Port-Cartier afin qu’elle puisse produire annuellement jusqu’à 10 millions de tonnes de boulettes d’oxyde de fer à réduction directe. Les boulettes qui y seront produites posséderont une basse teneur en silice et une haute teneur en fer. Ces boulettes de fer de haute pureté, produites avec le fer de la fosse du Labrador, sont hautement stratégiques parce qu’elles sont nécessaires aux aciéries qui voudront convertir leur procédé par des fours à arcs électriques pour réduire leurs propres émissions de GES. Un total d’environ 100 emplois seront créés durant la construction, avec des pointes jusqu’à 200 emplois à certains moments. On estime que 25 emplois permanents seront par la suite créés pour l’exploitation.

Informations additionnelles relatives au projet

ArcelorMittal Exploitation minière Canada (AMEM) a commencé le chantier de son projet de flottation à l’usine de bouletage de Port-Cartier, un investissement de plus de 200 millions de dollars. La démarche consiste à modifier le procédé de l’usine existante afin d’y produire jusqu’à 10 millions de tonnes de boulettes d’oxyde de fer à réduction directe à compter de 2026. Cet investissement permettra à cette localité nord-côtière de devenir l’un des plus importants producteurs de boulettes à réduction directe dans le monde.

– Un total d’une centaine d’emplois environ sera créé durant la période de construction avec, à certains moments, des pointes jusqu’à 200 emplois et 25 emplois permanents s’ajouteront par la suite pour l’exploitation.

– La majorité des contrats seront confiés à des sociétés québécoises ou canadiennes, dont plusieurs ont des activités sur la Côte-Nord.

– La construction devrait être complétée à la fin de 2025.

– Le projet consiste à mettre en place un système de flottation qui réduira de manière importante la silice qui se trouve dans la boulette de fer afin de produire une boulette d’oxyde de fer de haute pureté.

– L’initiative permettra d’optimiser les opérations minières en éliminant les contaminants directement à l’usine de bouletage grâce au procédé de flottation.

– Cette transformation du procédé à l’usine de bouletage de Port-Cartier permettra à AMEM de réduire ses émissions actuelles de 200 000 tonnes de CO2eq par année et d’éviter annuellement près de 6 millions de tonnes de CO2eq produites par diverses aciéries dans le monde.  À titre comparatif : 200 000 tonnes de CO2eq = 57 600 voitures retirées des routes et 6 millions de tonnes de CO2eq = 1 700 000 voitures de moins sur les routes.

– Le groupe ArcelorMittal, dont le siège social est situé au Luxembourg, vise la carboneutralité pour l’ensemble de ses opérations internationales d’ici 2050.

– Ces boulettes d’oxyde de fer à basse teneur en silice et à haute teneur en fer sont hautement stratégiques, car elles sont nécessaires aux aciéries qui se convertissent aux fours à arcs électriques pour réduire leurs émissions de gaz à effet de serre (GES).

– ArcelorMittal Exploitation minière Canada et ArcelorMittal Infrastructure Canada (AMIC) génèrent conjointement plus de 8 900 emplois directs, indirects et induits au Québec.

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Publié le 5 novembre, 2024, dans la publication : Numéro_18 Volume_42

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Publié sur le site le 6 novembre 2024

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Demi-siècle de Fermont

Clôture des célébrations

par Éric Cyr

Sur la photo, la réunion des anciens à la salle Aurora.

Une page d’histoire s’est tournée avec la fin du dernier chapitre des cérémonies du cinquantenaire de Fermont et de la mine de Mont-Wright, du 11 au 13 octobre 2024. De nombreuses activités étaient au programme dans le cadre du dernier volet des réjouissances destinées à souligner l’événement historique qui a été divisé en deux étapes et dont la dernière phase était principalement orientée vers des retrouvailles d’anciens Fermontois.

Plusieurs anciens ayant migré vers le sud au cours des années ont pu se retrouver et revoir ceux qui sont restés ici dans le cadre d’une formule 4 à 6 « Retrouvailles des anciens » avec des bouchées et canapés, à la salle Aurora, le 11 octobre. Ce fut l’occasion pour des gens ayant habité à Fermont de renouer avec des personnes qu’ils ont côtoyées jadis ou de tisser de nouveaux liens. Des personnalités publiques telles que le vice-président à la direction d’ArcelorMittal, Kleber Silva, le président et chef de la direction d’ArcelorMittal Exploitation minière Canada (AMEM), Mapi Mobwano, l’ancien directeur général de la mine de fer de Mont-Wright, Jean Fortin et le préfet de la MRC de Caniapiscau et maire de Fermont, Martin St-Laurent, étaient sur place.

Le tout fut suivi d’une soirée commémorative à l’aréna Daniel-Demers où les citoyens ont pu se joindre à la fête qui incluait des discours en personne ou à distance de différentes figures importantes ayant façonné le paysage fermontois et marqué l’industrie minière de la région notamment d’anciens dirigeants, d’anciens élus, d’anciens résidents ainsi que des élus et des dirigeants actuellement en fonction. Les députés du Bloc québécois de Manicouagan, Marilène Gill, et de Longueuil-Saint-Hubert, Denis Trudel, ainsi que le maire de Sept-Îles, Denis Miousse, étaient au rendez-vous. La ministre responsable de la région Côte-Nord et députée de Duplessis, Kateri Champagne Jourdain, n’était pas présente, cependant elle s’est toutefois adressée aux participants dans un message diffusé sur écran géant tout comme certains autres n’ayant pu se déplacer pour l’occasion comme l’ancienne mairesse Lise Pelletier. Le PDG d’AMEM, Mapi Mobwano, était dans la salle, mais avait préenregistré une allocution qu’il a visionnée en même temps que les participants. Le chef de la direction de Minerai de fer Québec (MFQ), David Cataford, s’est aussi exprimé de cette façon. L’équipe de la radio CFMF 103,1 a procédé au lancement officiel du balado fermontois, une série de quatre épisodes qui raconte Fermont à travers le récit de ceux qui y ont habité ou qui y habitent encore et dont certains extraits ont été diffusés. Trois spectacles ont été offerts au public en soirée : Ninan, Sara Dufour et DJ Six’P.

Le lendemain, la Ville de Fermont offrait des tournées de ses installations et c’était la journée des familles d’ArcelorMittal qui proposait des séances de maquillage au bureau touristique et des visites guidées à la mine de Mont-Wright. Un spectacle pyrotechnique était aussi au programme, mais a été remis à la journée suivante à cause des conditions météorologiques défavorables. Des activités parallèles avaient été organisées par la Chambre de commerce dans l’emblématique mur-écran comme entre autres le dîner spaghetti au Dépanord et, pour les enfants, les mini explorateurs, un cocktail sans alcool et du maquillage avec La belle bêtise, la participation à la murale du centre de la petite enfance Le Mur-mûr, l’activité « Viens faire ton collant » et un défi du démasquage de vinyle avec Pigment Design ainsi que des parties de quilles. Pour clore les festivités, un souper suivi d’une soirée de danse avait été planifié à la loge des Moose.

La fête s’est quelque peu étirée de façon imprévue jusqu’au 13 octobre puisque le spectaculaire feu d’artifice incluant des drones qui a dû être déplacé a finalement eu lieu dès l’obscurité au grand bonheur des nombreux spectateurs émerveillés venus y assister.

Les organisateurs remercient les bénévoles et les partenaires.

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Publié le 22 octobre, 2024, dans la publication : Numéro_17 Volume_42

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Publié sur le site le 22 octobre 2024

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Transport scolaire

Le ruban Nathan se rend à Fermont

par Éric Cyr

Sur la photo, le propriétaire du groupe Autobus Maheux, Pierre Maheux, devant le tableau des circuits d’autobus à Fermont.

Le propriétaire du groupe Autobus Maheux, Pierre Maheux, était de passage à Fermont récemment dans le cadre de la campagne de sensibilisation, Le ruban Nathan, qui a été lancée à la suite d’une initiative de cette entreprise de transport de personnes, dont Transport Therrien fait partie, à la mémoire du jeune Nathan Macameau, 13 ans, qui a malheureusement perdu la vie à Amos en Abitibi-Témiscamingue à la fin août 2024, seulement trois jours après la rentrée scolaire, après avoir été happé par une voiture alors qu’il descendait d’un autobus scolaire et afin d’éviter que d’autres accidents de ce genre se produisent.

Ce décès qui aurait pu être évité rappelle douloureusement à quel point il est crucial pour les usagers de la route de respecter les règles en vigueur afin de protéger les enfants vulnérables qui montent et descendent des autobus scolaires.

Ruban de sensibilisation

Le symbole de cette action de conscientisation, un ruban jaune et noir, reflète les couleurs distinctives des autobus scolaires et rappelle également les lignes jaunes de démarcation de la chaussée au centre de la route.

Ce signe distinctif devient ainsi non seulement un moyen de commémorer les victimes, mais aussi un appel à l’action afin de prévenir de futures tragédies.

Couleurs distinctives

Les couleurs de ce ruban visent à communiquer un message simple et instantanément reconnaissable. En présence d’un autobus scolaire, il faut appliquer trois règles essentielles :

• Ralentir et se préparer à arrêter lorsque les feux intermittents jaunes sont activés.

• Demeurer vigilant, car il y a des enfants à proximité.

• S’arrêter complètement à au moins cinq mètres de l’autobus dès que les feux intermittents rouges sont activés.

Il n’y a pas de brigadiers scolaires qui surveillent les écoliers qui traversent aux intersections à l’aller et au retour de l’école à Fermont, raison de plus pour redoubler de prudence.

Le groupe Autobus Maheux qui compte 350 employés dont une trentaine à Fermont a fait l’acquisition de Transport Therrien en avril 2014. Le fondateur de cette filiale, Léopold Therrien, a commencé ses activités à Gagnon avant de déménager sa compagnie à Fermont et de la vendre par la suite à son fils, Joël Therrien, qui a décidé de respecter une promesse faite par son père au frère du propriétaire actuel du groupe Autobus Maheux, feu Roger Maheux, 30 ans auparavant, en lui donnant la possibilité de l’acheter en premier.

Pour en connaître davantage sur cette campagne de prévention et visionner la vidéo qui présente des témoignages émouvants de conducteurs d’autobus scolaires, vous pouvez consulter le site internet rubannathan.org.

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Publié le 22 octobre, 2024, dans la publication : Numéro_17 Volume_42

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Publié sur le site le 22 octobre 2024

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MRC de Caniapiscau

Un projet d’aire protégée

par Éric Cyr

Sur la photo, une vue de Fermont à partir des monts Severson. Source photo : Jocelyn Blanchette.

À la suite du lancement de l’appel à projets d’aires protégées en territoire public par le ministère de l’Environnement, de la Lutte contre les changements climatiques, de la Faune et des Parcs (MELCCFP) invitant la population et les organismes à proposer des espaces à protéger, un projet de création d’une aire protégée pour les monts Severson et la montagne Daviault a été déposé au Ministère par la MRC de Caniapiscau, le 15 octobre 2024. L’objectif est d’obtenir un statut légal qui vise à préserver ce secteur tout en favorisant sa vocation récréative.

La MRC a reçu à ce jour l’appui de plusieurs résidents de la région favorables à cette action qui ont signé une version manuscrite d’un document témoignant leur intérêt envers la démarche dans le centre commercial du mur-écran de Fermont, du 30 septembre au 5 octobre 2024, et la cueillette de signatures se déroule actuellement en ligne afin d’étoffer le dossier de demande d’aire protégée.

La filiale québécoise de la Société pour la nature et les parcs du Canada (SNAP), un organisme à but non lucratif dédié à la protection de la nature travaille à la diffusion des informations reliées à un réseau d’aires protégées à travers le Québec pour notamment contribuer à assurer la protection à long terme de la forêt boréale, du Grand Nord, du fleuve Saint-Laurent et des écosystèmes qui abritent des espèces menacées. Le diffuseur de cet appel de projets pour le MELCCFP fait valoir qu’il existe des retombées socioéconomiques liées à l’apparition d’une aire protégée : « La création d’aires protégées est souvent mise en opposition avec le développement économique. Pourtant bien que leur objectif principal soit la protection de la biodiversité, elles peuvent être de véritables outils de mise en valeur du territoire tout en offrant plusieurs co-bénéfices pour la santé. » Selon la définition du MELCCFP, une aire protégée vise d’abord la conservation des espèces et de leur variabilité génétique ainsi que le maintien des processus naturels et des écosystèmes qui entretiennent la vie et ses diverses expressions.

La technicienne à l’aménagement du territoire à la MRC de Caniapiscau, Marie-Philippe Côté explique : « Dans le cadre de l’appel à projets du ministère de l’Environnement, de la Lutte contre les changements climatiques, de la Faune et des Parcs, pour la création de nouvelles aires protégées au Québec, la MRC dépose une demande afin de protéger les secteurs des monts Daviault et Severson situés en terre publique sur des territoires traditionnels autochtones. Cette demande de protection vient appuyer les actions du plan stratégique 2024-2031 de la Ville de Fermont et les territoires d’intérêt identifiés au schéma d’aménagement de la MRC de Caniapiscau. Elle est demandée, entre autres, dans un but d’assurer l’accès au plein air de proximité avec les sentiers récréatifs qui y sont aménagés, favoriser l’harmonisation des usages et protéger le paysage naturel. Avec cette requête, nous espérons bâtir une belle collaboration avec les acteurs de la communauté dont l’objectif commun sera d’assurer la préservation du milieu environnant dans un contexte de développement durable. »

La porte-parole du comité de citoyens proposant cet ajout local, Martine Cotte, poursuit : « Le Ministère souhaitait connaître les priorités locales, régionales et autochtones en matière de conservation des milieux naturels et nous avons répondu à leur invitation. Jusqu’à présent, un total de près de 600 personnes a démontré son intérêt en signant la demande adressée aux pouvoirs publics et la démarche se poursuit. »

La constitution d’aires protégées contribue au maintien de la diversité biologique et des processus écologiques essentiels à la vie en permettant notamment l’évolution dynamique des espèces sauvages et des écosystèmes essentiels à l’intérieur du processus de la sélection naturelle à l’abri des pressions et des perturbations anthropiques afin de faciliter l’état de conservation de sa biodiversité.

Cette initiative vise l’atteinte de la cible de conservation de 30 % du territoire québécois d’ici 2030.

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Publié le 22 octobre, 2024, dans la publication : Numéro_17 Volume_42

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Publié sur le site le 22 octobre 2024

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Tourisme

Inauguration du « godet en ville »

par Éric Cyr

Sur la photo de gauche à droite : le vice-président Finances chez ArcelorMittal Jean-Paul Ordioni, la directrice des communications pour l’entreprise Annie Paré, le maire de Fermont Martin St-Laurent, l’ancien directeur général des activités minières de Mont-Wright Jean Fortin, le vice-président Affaires corporatives chez ArcelorMittal Julien Lampron et le vice-président Technologies numériques Marc-André Langlais, les représentants de Castech-Plessitech, Yves Cyr et de WLB, Todd Woodworth.

Le parc Jean Fortin, qui abrite le bureau d’information touristique, depuis l’an dernier, et le « camion en ville », depuis 2006, a accueilli le 11 octobre 2024 un nouvel élément qui suscitera certainement l’intérêt des visiteurs de la région soit un immense godet de pelle à câbles peint aux couleurs du logo de la Ville de Fermont qui a été officiellement inauguré le lendemain matin.

Cette nouvelle attraction touristique située à proximité du petit pavillon, où les gens peuvent s’asseoir, s’agence fort bien au camion de production minier hors route Caterpillar modèle 789 de 190 tonnes, qui surplombe la municipalité du haut de son monticule, puisque les deux équipements ont été utilisés à la mine de fer de Mont-Wright. Le godet entièrement conçu et fabriqué au Québec a été gracieusement restauré par son manufacturier, le groupe Castech-Plessitech, selon des directives d’ArcelorMittal afin de lui insuffler son aspect actuel. L’ancien directeur général du complexe minier, Jean Fortin, était sur place afin d’y prononcer une allocution dans le cadre de l’événement qui coïncide avec le cinquantième anniversaire de la fondation de la Ville de Fermont et le dynamitage historique de la calotte du mont Wright qui a nécessité un million et demi de livres d’explosifs en octobre 1974.

La directrice des communications d’ArcelorMittal Exploitation minière Canada, Annie Paré, confie : « Nous souhaitions offrir un cadeau à la Ville de Fermont pour ses 50 ans. Nous voulions aussi que ce cadeau permette de bonifier l’expérience offerte aux touristes en mettant en valeur la principale industrie de la région. Nous avons donc travaillé en collaboration avec nos partenaires dans ce projet, le groupe Castech-Plessitech et WLB Operations, pour donner une cure de jeunesse à un godet que nous avions en entreposage à la mine de Mont-Wright, en le retapant aux nouvelles couleurs de la Ville de Fermont. C’est ce godet, offert gracieusement à la Ville par les trois partenaires, qui trônera dorénavant fièrement au parc Jean Fortin, aux côtés du camion qui avait aussi été offert par ArcelorMittal. »

La force d’une équipe

Visiblement heureux de cet ajout complémentaire au mastodonte minier qui repose en solitaire sur son socle depuis près de deux décennies, M. Fortin a raconté quelques anecdotes savoureuses de l’époque où il gérait les activités minières locales aux dignitaires et aux partenaires présents, notamment les soubresauts lors d’une visite du président d’ArcelorMittal, Lakshmi Mittal, qui souhaitait voir les « premières » tonnes de concentré produites par le nouveau broyeur numéro 7 à la mine, le 22 juin 2013.

« On éprouvait des problèmes techniques avec le convoyeur, le moulin ne fonctionnait pas encore puisqu’une plaque de métal court-circuitait l’alimentation électrique du moteur. Phénomène incroyable, le moulin a démarré à l’instant précis où M. Mittal est arrivé sur le plancher du concentrateur à 22h30. »

Jean Fortin a aussi expliqué que l’origine du nom de la fosse Paul’s Peak fait référence à « l’homme d’exception et le grand responsable de la construction du chemin de fer, de la nouvelle mine et du port, Paul Bourassa, qui a travaillé à l’expansion minière en faisant augmenter la production annuelle de concentré de minerai de fer qui est passée de 8 millions de tonnes à Lac Jeannine (Gagnon) à 16 millions de tonnes à Mont-Wright (Fermont) ». M. Fortin a de plus mentionné qu’il venait de célébrer son 54e anniversaire de mariage en 2024 avec son épouse et partenaire Murielle qui l’a toujours épaulé. C’est à ce moment que quelqu’un lui a fait remarquer que le numéro de série inscrit sur le godet est 5424. Après avoir constaté ce clin d’œil du hasard, l’ancien dirigeant a poursuivi son discours avec émotion.

M. Fortin a pris soin de remercier sincèrement ses anciens collègues, dont le premier maire de Fermont Jean-Claude Ménard, et les travailleurs qu’il a dirigés jadis, ainsi que l’appui inconditionnel du président de la compagnie, Guy Dufresne, durant des moments plus difficiles, comme lors de la crise du fer. Celui qui a longtemps résidé à Fermont, un endroit qu’il n’a jamais oublié et qui occupe une place importante dans ses souvenirs conclut « Fermont, c’est chez nous ! »

Spécifications techniques

Le godet de conception québécoise de 22 verges cube et d’un poids de 82 000 lb a été utilisé par des pelles à câble.

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Publié le 22 octobre, 2024, dans la publication : Numéro_17 Volume_42

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Publié sur le site le 22 octobre 2024

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Histoire

Cinquantenaire de Fermont

par Éric Cyr

Source photo : Jocelyn Blanchette

Petite ville construite dans les années 1970, Fermont possède un parcours riche et unique. Son développement est intrinsèquement lié à l’exploitation minière du fer, une ressource abondante dans ce secteur. L’histoire de cette municipalité commence par la découverte du minerai de fer dans la fosse du Labrador, une vaste région minière s’étendant entre le Québec et le Labrador, et elle reflète l’épanouissement économique provoqué par cette industrie.

La découverte de gisements de fer dans la région remonte à la fin du XIXe siècle, mais ce n’est qu’à partir des années 1950, avec l’intensification des activités minières dans cette ceinture géologique, que l’on commence à envisager sérieusement l’exploitation du fer à grande échelle. La compagnie minière Québec Cartier (aujourd’hui ArcelorMittal) a joué un rôle déterminant dans cette dynamique. À cette époque, l’extraction du fer représentait un moteur économique important, non seulement pour le Québec, mais aussi pour le Canada dans son ensemble. L’économie mondiale nécessitait des quantités massives de fer pour alimenter les industries de l’acier, et les régions riches en minerai de fer, comme la Côte-Nord et le Labrador, étaient cruciales pour répondre à cette demande.

Fermont fut donc fondée en 1974 dans le but de loger les travailleurs nécessaires à l’exploitation de la mine de fer de Mont-Wright située à une trentaine de kilomètres de la localité. Le projet de développement urbain de Fermont fut conçu de manière novatrice et l’élément le plus marquant de cette conception est sans conteste le fameux « mur-écran ». Longue de 1,3 km, cette figure architecturale emblématique n’est pas simplement une infrastructure : elle constitue une réponse ingénieuse aux conditions climatiques particulièrement rigoureuses de la région, notamment aux vents violents et aux températures glaciales qui caractérisent l’hiver nordique. L’installation qui abrite environ 400 appartements, des commerces, des services publics, des équipements de loisirs ainsi que des écoles est un aménagement intégré qui permet non seulement de protéger les résidents des intempéries, mais aussi de créer une véritable vie communautaire à l’intérieur du mur. Ce concept innovant a permis à Fermont de se démarquer des autres villes minières nord-américaines, souvent marquées par un développement anarchique et peu structuré.

La vie fermontoise est intimement liée à l’industrie minière et le lieu connaît donc des cycles économiques dépendants des fluctuations du prix du fer sur les marchés internationaux. Pendant les années de prospérité, la ville a vu sa population augmenter, atteignant son apogée dans les années 1980. Cependant, des périodes de crise économique ont également affecté la communauté, notamment lors de la récession mondiale des années 1990 et plus récemment, dans les années 2010, lorsque la demande de fer a chuté en raison de la baisse de l’activité industrielle mondiale. Malgré ces défis, Fermont a su se diversifier et offrir à ses habitants un cadre de vie agréable, bien que souvent isolé en raison de son emplacement géographique. La communauté s’est construite autour de la solidarité et de la résilience face aux conditions climatiques extrêmes et aux aléas économiques.

L’un des aspects qui illustrent bien l’esprit de l’endroit est la place centrale des activités de plein air dans la vie quotidienne. En effet, les Fermontois profitent de l’immensité du territoire pour pratiquer des activités comme la chasse, la pêche, la motoneige et le ski. La nature environnante, vaste et sauvage, constitue un attrait majeur pour les habitants et les visiteurs.

Aujourd’hui, Fermont demeure un exemple fascinant d’urbanisme adapté aux contraintes environnementales tout en étant un symbole de la détermination humaine à prospérer dans des conditions extrêmes. La ville continue de jouer un rôle clé dans l’industrie du fer, avec des investissements continus dans les infrastructures minières et des efforts pour attirer de nouveaux habitants. Son histoire, marquée par la création du mur-écran et l’essor minier, reste une partie essentielle de l’identité de la Côte-Nord et du Québec.

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Publié le 8 octobre, 2024, dans la publication : Numéro_16 Volume_42

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Histoire de Fermont

Le célèbre mur-écran

par Éric Cyr

Légende : Sur la photo, Ville de Fermont en 1974 avec le mur-écran au nord. source photo : Ville de Fermont

Le projet d’édifier une ville nordique à Fermont a été envisagé par la compagnie minière Québec Cartier à la fin des années 1960 avec l’objectif de remplacer éventuellement celle de Gagnonville. C’est dans cette foulée qu’a germé l’idée de l’implantation d’un ouvrage architectural autonome moderne qui serait adapté aux aléas du climat tout en répondant aux besoins des gens qui y habiteraient et dans lequel ils pourraient évoluer à l’abri des humeurs de dame nature.

Architecture singulière

Le symbole emblématique qui distingue Fermont est sans conteste son célèbre mur-écran, un exemple unique de l’ingéniosité humaine face aux défis imposés par la nature. Véritable gratte-ciel horizontal, cet édifice multifonctionnel est devenu un incontournable associé à cette localité tant par son architecture audacieuse et futuriste que par son histoire exceptionnelle. C’est l’architecte et urbaniste suédois Ralph Erskine qui a inspiré sa création. Connu pour son expertise en architecture dans des environnements froids, ce dernier a conçu des bâtiments adaptés aux éléments climatiques extrêmes, notamment en Scandinavie et dans l’Arctique. Ses idées sur la protection contre les intempéries et l’intégration de la vie communautaire à l’intérieur des édifices ont influencé la conception de la bâtisse fermontoise qui a été érigée pour offrir un cadre de vie confortable malgré les conditions hivernales rigoureuses.

Embrasser la ville

L’architecte et urbaniste d’origine hongroise, Norbert Schoenauer, a conçu l’immeuble multifonctionnel. Cette innovation architecturale s’inscrivait dans une approche avant-gardiste pour une région aux conditions difficiles, où la protection contre le froid et les tempêtes de neige était essentielle pour assurer une qualité de vie optimale. Celui-ci, souhaitant améliorer le bien-être des habitants de ce type d’agglomération nordique tout en maximisant l’efficacité des infrastructures, a proposé un concept novateur de mur coupe-vent avant de travailler de concert avec son collègue, Maurice Desnoyers, à la concrétisation de cette installation protectrice en forme de flèche pointée nord-nord-ouest qui étend ses bras sur une longueur de 1,3 km devant les maisons de la municipalité. Inaugurée en 1974, la fortification fermontoise a été pensée pour abriter les résidents des facteurs météorologiques intenses en favorisant un microclimat plus clément tout en protégeant les habitations adjacentes des vents froids dominants. Cette innovation architecturale s’inscrivait dans une approche avant-gardiste pour une région aux conditions extrêmes, où la protection contre le froid et les tempêtes de neige était essentielle. De plus, l’aménagement, dont l’un des aspects les plus innovants est son centre commercial piétonnier intérieur à atmosphère contrôlée, a été conçu pour minimiser les pertes d’énergie. Le mur-écran ne se contente pas d’être le cœur des activités de l’endroit en favorisant les interactions sociales grâce à un rapprochement physique des citoyens destiné à combler l’isolement engendré par l’éloignement géographique, il s’est imposé par sa conception et son rôle essentiel comme une pièce maîtresse de l’identité fermontoise. L’un des atouts du mur-écran, où il est possible de vivre sans jamais mettre le nez dehors puisque cet espace commun intérieur abrite plusieurs services essentiels, réside dans son autonomie. Grâce à cette construction, les occupants peuvent vaquer à leurs occupations quotidiennes sans avoir à affronter les rigueurs du climat. Ce bâtiment colossal, qui peut atteindre jusqu’à 50 mètres de hauteur dans certains secteurs, abrite près de 500 logements, principalement des appartements de différentes tailles.

Genèse d’un lieu hors du commun

C’est au début des années 1970, que Québec Cartier entreprend de créer cette ville ultramoderne capable d’héberger ses travailleurs et leurs familles dans des conditions climatiques extrêmes. La priorité était de rendre la vie des futurs habitants aussi agréable que possible malgré les hivers longs et rigoureux. Après le déboisement et l’achèvement des plans, la construction des premières maisons préfabriquées commence dès l’hiver de cette même année à Saint-Jean-sur-Richelieu et à Noël de 1972, les premières familles emménagent dans leur nouveau domicile. L’érection du mur-écran commence en juin 1973 et s’échelonne sur une période de trois ans jusqu’en 1976. Les travaux s’avèrent complexes en raison notamment de l’isolement géographique et de la concurrence d’autres grands chantiers de l’époque, comme celui de la Baie-James.

En combinant esthétisme, fonctionnalité et innovation architecturale, le mur-écran, qui incarne l’esprit de la municipalité et la résilience de ses habitants face à un environnement hostile, raconte une histoire de défis et une vision futuriste devenue réalité. C’est cette singularité qui fait de Fermont un lieu hors de l’ordinaire.

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Pionniers de Fermont

Les défis du premier maire

par Éric Cyr

Source photo : Archives

Originaire de la région de Charlevoix, le premier maire de la Ville de Fermont, Jean-Claude Ménard, conserve de très bons souvenirs de son passage dans le Nord québécois. C’est après avoir connu sa femme à Sept-Îles qu’il est arrivé à Gagnonville, en octobre 1959, où leurs trois enfants sont nés. Il a par la suite été transféré par la Compagnie minière Québec Cartier en 1971 à titre de premier directeur des opérations sur le nouveau site du projet du mont Wright qui venait de commencer en 1970 lorsque l’entreprise a lancé les travaux préparatoires à l’exploitation minière.

Après avoir atterri sur le lac Daviault en avion de Havilland Beaver équipé de skis, M. Ménard s’est immédiatement mis à l’œuvre. Il a plus tard été nommé au poste de maire par le lieutenant-gouverneur du Québec, en 1974, après une recommandation de la minière qui lui avait donné carte blanche pour l’avancement de Fermont et l’instauration de structures nécessaires au bon fonctionnement des rouages municipaux. « Je me souviens très bien du 15 octobre 1974 qui fut pour moi un jour mémorable. C’était mon 15e anniversaire au sein de la compagnie et l’on a fait sauter la calotte du mont Wright dans le cadre d’un impressionnant dynamitage considéré comme l’un des plus gros à ciel ouvert au monde à l’époque. La manœuvre destinée à casser et à pulvériser la roche sur le dessus de la montagne a nécessité la plus importante quantité d’explosifs jamais utilisée par la minière à ce moment-là. Cela coïncidait aussi avec le jour de l’inauguration officielle de la Ville de Fermont et de ma nomination au poste de maire », confie le bâtisseur qui a mené à terme plusieurs dossiers d’importance comme la construction d’un chemin d’hiver temporaire pour relier Fermont à Labrador City qui a été confiée à l’entrepreneur Réal Ste-Marie au printemps 1971. L’objectif était de parvenir à transporter des équipements à Fermont et au mont Wright puisque le chemin de fer Cartier arrêtait à Gagnon et ne se rendait pas sur le site minier. Le matériel arrivait donc à Wabush au Labrador par le chemin de fer QNS&L. La route actuelle a été construite par H. J. O’Connell en 1972.

« On était enthousiastes de concrétiser l’ambitieux projet de Fermont. À ce moment-là, les cadres restaient dans des roulottes à Wabush avec des gens de l’entreprise Mannix qui supervisait les travaux de génie civil et la construction des infra-structures. Par la suite, j’ai habité dans le campement de chantier avec les employés de la construction au mont Wright avant qu’il brûle. Il n’a jamais été démontré que la cause de l’incendie était de nature criminelle, cependant c’était une période tumultueuse pour le mouvement syndical au Québec » poursuit M. Ménard qui a par la suite dû composer avec la faillite du promoteur du centre commercial peu de temps après l’achèvement de ce projet en 1976 en tentant de trouver des solutions, ce qui a nui selon lui au développement économique local puisque les gens ont pris l’habitude d’aller magasiner au Labrador voisin.

L’expansion de la mine de Mont-Wright nécessitant une main-d’œuvre accrue et ne pouvant compter sur les travailleurs de Gagnon pour combler les effectifs depuis l’ouverture de la nouvelle mine de Fire Lake en 1977, Québec Cartier a recruté d’anciens travailleurs de la mine de cuivre de Murdochville, en Gaspésie, qui avait été fermée en 1970 et dont plusieurs n’avaient pas été réintégrés lors de sa réouverture en 1973.

« On souhaitait bâtir une ville autonome et moderne et pour y parvenir on vendait des maisons à un prix ridicule afin d’attirer sur place des travailleurs et leurs familles et de stimuler l’appartenance au milieu. Il y a eu la crise du fer dans les années 1980 qui a fait mal. Fermont s’en est bien tiré comparativement à d’autres villes minières, mais ça, c’est une autre histoire. »

M. Ménard a été maire durant 10 ans. D’abord nommé pour une période de cinq ans, il a ensuite été élu pour quatre ans avant d’être réélu. Il a occupé son poste durant une autre année, mais n’a pas pu effectuer la totalité de son dernier mandat puisqu’il a accepté un poste à l’étranger.

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  • Compagnie minière Québec Cartier
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  • Jean-Claude Ménard
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  • Pionnier
  • Ville de Fermont

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Parc Beauséjour

Un trampoline fait le bonheur des enfants

par Éric Cyr

Un trampoline gonflable géant en polychlorure de vinyle (PVC) armé ultra robuste conçu par l’entreprise spécialisée en aires de jeux Playtec a été inauguré par le Service des loisirs de la Ville de Fermont dans le parc Beauséjour adjacent aux venelles communautaires, le 19 septembre 2024. La nouvelle installation était déjà très fréquentée le jour même où le public a pu l’utiliser.

L’engin servant à rebondir qui est fixé de manière permanente sous la surface du sol est alimenté en continu par un souffleur programmable qui pousse de l’air acheminé par un tuyau pour créer une surpression entre le sol et la membrane.

En plus de ce produit novateur, le concepteur Playtec propose également des équipements de parcs et diverses infrastructures extérieures adaptées notamment des installations aquatiques et d’hébertisme, des balançoires, des modules de jeux ainsi que des stations d’entraînement. L’expertise professionnelle de ce chef de file dans le domaine qui compte parmi ses principaux clients, des campings et centres de villégiature, des complexes hôteliers, des commissions scolaires, des écoles, des garderies et institutions préscolaires et des municipalités, n’est plus à démontrer. Playtec fait preuve d’innovation constante et a développé des procédés d’ingénierie adaptés aux différents besoins sur le terrain d’ailleurs un représentant de l’entreprise s’est rendu sur place afin d’accompagner les responsables locaux durant le processus d’implantation de la toile tendue sur des ressorts.

Origine et évolution du projet

Inspiré par des projets similaires observés dans plusieurs municipalités, notamment en Gaspésie, le contremaître du service des immeubles et projets, Germain Hovington, a proposé, il y a un an, l’installation d’un trampoline géant à Fermont. Cette initiative visant à dynamiser les espaces publics a été accueillie favorablement par les autorités municipales qui y ont consenti. L’objectif principal de l’apparition de ce nouvel aménagement est de diversifier les types d’infrastructures présentes dans les parcs locaux. En intégrant des équipements variés, la municipalité souhaite attirer un public large et varié, allant des enfants, aux adolescents et même aux adultes. Un site stratégique a été choisi pour assurer l’accessibilité et la proximité avec d’autres infrastructures de loisirs déjà existantes, facilitant ainsi l’utilisation du trampoline et encourageant les familles à profiter pleinement de ce nouvel espace.

Selon le directeur général de la Ville de Fermont, Claude Gagné : « Le projet de trampoline géant a représenté une belle occasion d’enrichir l’offre de loisirs et créer un lieu de rencontre intergénérationnel. »

Collaboration

Le coût total de ce projet incluant la préparation du terrain jusqu’à la finition est de 60 000 $. Une participation de 13 500 $ du fonds des partenaires de la Salle Aurora (ArcelorMittal et Minerai de fer Québec) a contribué à la concrétisation de cette démarche. Ce soutien financier permet de couvrir une partie des frais liés à l’achat du matériel et à son insertion et son ancrage permanent au sol. De plus, la collaboration entre divers départements de la municipalité, ainsi que celle de la compagnie MKR Construction, a renforcé la synergie nécessaire à la réalisation de ce projet.

La Ville invite les citoyens à lire et à respecter les consignes de sécurité indiquées sur le panneau installé dans le périmètre. Une toilette située dans l’ancien café Entr’acte dans les venelles communautaires est à la disposition des utilisateurs du parc durant les heures d’ouverture.

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Course des Champions

Une réussite sur toute la ligne

par Éric Cyr

Source photo : Jocelyn Blanchette

La 9e édition de la course des Champions qui s’est déroulée à Fermont, le 14 septembre 2024, a attiré une foule de passionnés et de curieux, incluant un record de 362 participants, dont certains courageux qui se sont battus ou qui luttent actuellement contre le cancer, venus vivre cette aventure exceptionnelle marquant un événement incontournable pour la région. Depuis ses débuts, cette course associée à l’organisme caritatif Cancer Fermont est devenue un rendez-vous prisé, rassemblant des amateurs de course à pied, des passionnés de sport et des familles entières autour d’un moment convivial, compétitif et festif destiné à amasser des fonds pour l’œuvre philanthropique.

Attrait grandissant

La course des Champions s’est imposée au fil des ans comme un événement social et sportif majeur pour la communauté fermontoise. Les organisateurs, les bénévoles et les participants ont uni leurs efforts pour faire de ce nouveau rendez-vous un moment de célébration, de dépassement de soi et de solidarité. Les conditions uniques de la région et l’ambiance chaleureuse qui entourent l’activité créent une expérience inoubliable et l’épreuve sportive proposait aux athlètes encore cette année plusieurs formules adaptées à différents niveaux de coureurs, permettant ainsi à chacun de participer selon ses capacités et son envie. Ceux-ci pouvaient choisir entre différentes distances, allant de trajets plus courts pour les débutants ou les enfants à des courses plus exigeantes pour les plus chevronnés. Cette variété attire un large public incluant des sportifs aguerris cherchant à battre leurs records personnels ou des amateurs souhaitant simplement participer à un exercice sain en plein air tout en appuyant une bonne cause. Un total de 12 athlètes se sont élancés à partir du 21 km, neuf coureurs se sont précipités du 15 km, 33 ont pris leur élan du 10 km et 121 du 5 km alors que 186 prenaient part au 1,5 km.

Parcours unique

Situé dans un cadre exceptionnel, Fermont offre un décor atypique pour cette manifestation sportive qui réunit des participants de tout le Québec, et même d’ailleurs, désireux de se mesurer à ces parcours uniques, souvent réputés pour leurs difficultés en raison du climat et des dénivelés. La configuration des courses est particulièrement intéressante et les coureurs doivent affronter leurs propres limites physiques et psychologiques en composant avec les éléments naturels influant sur leurs performances. En effet, même en été, le climat fermontois peut être imprévisible et le mur-écran iconique, qui protège la ville des vents du nord, devient en quelque sorte un symbole de la résilience des coureurs. Tout comme les habitants de la région affrontent les conditions météorologiques parfois extrêmes, les participants aux courses doivent eux aussi faire preuve de ténacité pour franchir la ligne d’arrivée. Cependant, au-delà de l’aspect purement compétitif, ce rassemblement est aussi un événement social et communautaire faisant la promotion des valeurs d’effort collectif, de dépassement de soi et de solidarité.

Sous le signe de la convivialité

Outre les courses, les organisateurs mettent également un point d’honneur à proposer un large éventail d’activités pour les participants et les spectateurs et, en parallèle du cinquantième anniversaire de la Ville de Fermont, une invitation particulière a été lancée aux anciens Fermontois en les incitant à prendre part à la course ou à la marche d’une distance de leur choix, peu importe où ils se trouvaient. Des kiosques de restauration, des animations pour les enfants et un repas chaud à l’arrivée, ont également rythmé ce nouvel épisode en offrant une véritable fête pour tous les âges. L’objectif est de faire de la Course des Champions non seulement une épreuve sportive de haut niveau, mais aussi un événement familial et inclusif, où chacun peut trouver son compte.

Dimension caritative

La course des Champions a vu le jour pour soutenir la mission de l’organisme Cancer Fermont et la totalité des fonds récoltés pour cette édition, un montant impressionnant de plus de 30 000 $, a été versée à cette organisation de bienfaisance œuvrant localement pour le bien-être des personnes atteintes du cancer. Cette dimension solidaire ajoute une valeur additionnelle à l’événement, en renforçant l’E qui y règne.

À la portée de tous

Selon l’organisatrice principale des dernières éditions de ce défi annuel, Lise Pelletier :

« Participer à cette course, c’est non seulement se dépasser physiquement, mais aussi contribuer à une cause qui a un impact réel sur la communauté. Qu’on soit coureur professionnel ou simple amateur, c’est une occasion de se surpasser. »

Le président fondateur de Cancer Fermont, Denis Grenier, qui s’aligne sur le fil de départ depuis la toute première édition, conclut :

« C’est un incontournable pour ceux qui recherchent un défi sportif ou qui souhaitent simplement profiter d’une occasion de pratiquer une activité physique tout en contribuant à aider son prochain. Je remercie infiniment ceux qui ont œuvré à ce succès en particulier Lise Pelletier qui y a consacré beaucoup d’énergie ainsi que les athlètes, les bénévoles, les contributeurs et les partenaires. À l’an prochain ! »

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Publié le 24 septembre, 2024, dans la publication : Numéro_15 Volume_42

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Publié sur le site le 24 septembre 2024

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Mythologie

Le wabalou de la route 389

par Éric Cyr

Source photo : Yves Briand. Légende photo : Un possible wabalou albinos ou mutant aperçu près du lac Sewell et la roche avec l’avertissement peint en vert située le long de la route 389.

Les contes et légendes font partie du folklore acadien et québécois, que l’on pense au très connu conte folklorique Chasse-galerie, publié en 1891 par Honoré Beaugrand, ou au personnage fictif maléfique de la culture québécoise et canadienne-française, le bonhomme Sept-Heures, qui découle probablement du croque-mitaine européen, le père Fouettard, et au fameux loup-garou, mais aussi à l’incarnation la plus célèbre du folklore national, le diable prenant souvent la forme d’un violoneux ou d’un beau cavalier qui s’en prend aux belles du village en particulier celles qui adorent danser.

Les légendes populaires mondiales font aussi mention de mythiques créatures anthropomorphes comme l’abominable homme des neiges ou yéti, qui pourrait être selon certains un ours bleu du Tibet, que la croyance américaine a transposé en Amérique du Nord sous le nom de sasquatch. C’est sûrement cet être qui a inspiré la fable du wabalou de la 389 qui fait trembler de vieux camionneurs qui empruntent ce lien routier semi-désertique. En effet, certains conducteurs de poids lourds qui sillonnent cet axe de transport interprovincial depuis des années croient dur comme fer à l’existence de l’humanoïde velu, qui pourrait surgir des bois à n’importe quel moment, et se racontent des récits à son sujet qu’ils transmettent aux nouveaux chauffeurs de remorques et de semi-remorques afin de les prévenir des dangers qui les guettent le long de cette artère routière qui traverse une partie de l’immensité de la forêt boréale québécoise.

Selon un vieux routier, Yves Briand, dont le sobriquet est l’arbre de Noël, qui tente de sensibiliser la relève du camionnage qui circule sur la route 389 à la dangerosité du wabalou, il est primordial de redoubler de prudence et d’employer des sortilèges destinés à conjurer les imprévisibles mauvais sorts que pourrait jeter la créature verte de forte stature aux usagers de cette route qui dérangent sa quiétude. Ce dernier jure d’avoir aperçu le wabalou à quelques reprises durant ses déplacements entre Baie-Comeau et Fermont. Il préconise d’allumer des cierges ou des chandelles de couleur verte avant d’oser s’aventurer sur la 389 afin de conjurer les maléfices qui pourraient s’avérer périlleux pour les incrédules intrépides qui n’auraient pas pratiqué ce rituel au préalable afin de se protéger des tours du wabalou qui, selon ses dires, pourrait même influencer l’état de la chaussée et les phénomènes météorologiques.

« Nous avons fondé, il y a quelques décennies, le club des wabalous inspiré du modèle de l’ordre loyal des bisons des prairies dans l’émission de télévision Les Pierrafeu. À l’époque, moi et d’autres camionneurs, Raymond Bédard, alias le coyote, René Coulombe connu sous le surnom Poyo, Marcel « Titi » Héon et Éric Paradis dit le chromé, faisions à l’occasion des cérémonies où nous allumions des chandelles vertes à côté de nos camions avant de prendre la route 389 », confie le routard qui précise qu’il a peint, il y a plus d’un quart de siècle, un graffiti en vert avec comme inscription « Danger wabalou » sur une grosse roche à un endroit précis aux abords de la 389 où l’être mythique aurait été aperçu afin d’avertir les passants du secteur. Chose étrange, ce signe n’a pas subi l’érosion du temps puisque ceux qui sont attentifs peuvent toujours l’apercevoir le long du chemin. Ce dernier, qui a fait graver « Le wabalou du Nord » à côté de son nom sur sa pierre tombale, précise que le wabalou craint le feu et qu’il faut se méfier de ce qui peut en apparence ressembler à une fuite d’antigel vert, mais qui serait en fait de l’urine de wabalou indiquant que l’entité poilue verte peut se trouver à proximité. 

Les camionneurs qui arpentent cette route depuis longtemps, assurent que la bête est bel et bien réelle et qu’il faut toujours demeurer alerte en conduisant et tenir compte de sa présence afin de parer ses mauvais coups.

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Publié le 24 septembre, 2024, dans la publication : Numéro_15 Volume_42

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Publié sur le site le 24 septembre 2024

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Camion-restaurant

Lancement de l’Acadienne du Grand Nord

par Éric Cyr

Légende : Sur la photo, les deux associés fébriles en avant de leur camion de restauration lors de son baptême de feu.

Un couple d’Acadiens originaires de la région de Tracadie dans la péninsule acadienne au Nouveau-Brunswick domicilié à Fermont depuis 2018, Pierre-Martin et Karine Chiasson, a démarré une nouvelle entreprise, un camion de cuisine de rue, afin de répondre à une forte demande dans le domaine local de la restauration rapide.

Les deux entrepreneurs ont su déceler le potentiel de combler un besoin et ont décidé de relever le défi après avoir constaté l’offre de restauration totalement inexistante lors de la fête nationale de la Saint-Jean-Baptiste alors qu’ils cherchaient un endroit pour manger en compagnie de leurs cinq enfants et qu’ils n’ont rien trouvé à se mettre sous la dent mis à part de la barbe à papa et du maïs soufflé (popcorn), car tous les commerces étaient fermés. Ce fut l’élément déclencheur qui a motivé les complices à aller de l’avant avec le démarrage de leur projet.

Les jeunes parents se sont dépêchés à effectuer des modifications sur le camion de nourriture de rue, qui leur a été livré seulement deux jours avant leur première apparition, afin qu’il soit fin prêt pour accueillir les clients. Une fois les préparatifs terminés, ce fut le grand jour. Quelle ne fut pas leur surprise de constater qu’une interminable file de gens attendaient en avant du casse-croûte ambulant lors de sa sortie, qui a été quelque peu précipitée afin d’accommoder les instances municipales après le désistement d’une autre unité mobile similaire qui ne pouvait se rendre sur place. Ce type de service étant niché dans un marché presque vacant, le public affamé était au rendez-vous afin de déguster de nouveaux mets et de les encourager lors du rodage de leur installation sur roues qui coïncidait avec le premier volet des festivités du cinquantenaire de Fermont.

Mme Chiasson se dit très heureuse de l’appui de la population de la région et souhaite remercier la clientèle de sa compréhension et de sa patience durant cette période d’adaptation et d’apprentissage. Elle confie avec enthousiasme :

« Comme j’adore cuisiner et que ça me fait plaisir de partager, je me suis dit que je pourrais faire profiter au monde de ce talent en leur offrant une nouvelle variété de choix culinaires. J’aime bien préparer toutes sortes de recettes maison. J’étais vraiment contente de voir plein d’enfants qui semblaient heureux de venir commander au food truck. » Son conjoint, un consultant en tuyauterie et travailleur autonome, qui l’appuie dans cette initiative conclut : « Venez-nous ouaire et goûter nos menus ça va nous faire grand plaisir de vous accueillir et de vous servir ! »

Pour connaître les choix de menus et les horaires d’activité, consulter la page Facebook L’Acadienne du Grand Nord.

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Publié le 24 septembre, 2024, dans la publication : Numéro_15 Volume_42

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  • Nouveau-Brunswick
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Publié sur le site le 24 septembre 2024

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Industrie minière

Restructuration de Tacora Resources

par Éric Cyr

Source photo : Tacora Resources

La société spécialisée dans l’extraction de minerai de fer, Tacora Resources, qui exploite la mine de fer de Scully à Wabush au Labrador, traverse actuellement une phase de restructuration et de transformation stratégique. En 2023, la minière a dû composer avec des difficultés financières en raison de nombreux facteurs, notamment la volatilité du marché et des problèmes de maintenance imprévus de ses infrastructures locales. Cela a conduit l’entreprise à solliciter la protection contre les créanciers en vertu de la Loi canadienne sur les arrangements avec les créanciers des compagnies (LACC).

Pour sortir de cette situation, Tacora Resources a entamé des négociations avec plusieurs investisseurs potentiels. Après une première tentative infructueuse en début d’année 2024, Tacora a finalement accepté une offre dirigée par Millstreet Capital Management, une firme de gestion d’investissements basée à Boston aux États-Unis, qui a mené une importante opération de financement ayant pour but de sortir l’entreprise de sa fâcheuse posture. Cette transaction devrait permettre à Tacora de lever un investissement d’environ 250 millions de dollars américains, destinés à éponger une partie de ses dettes, de stabiliser ses finances et de continuer à exploiter pleinement la mine Scully au Labrador tout en préservant les emplois actuels et en assurant le développement à long terme de la compagnie. Le processus de vente a cependant été complexe et marqué par des défis. Une précédente entente avec un autre groupe d’investisseurs, comprenant Javelin Global Commodities et le Resource Capital Fund, a échoué en raison de différends avec l’un des principaux créanciers de Tacora, Cargill, qui a exprimé des préoccupations concernant la rapidité du processus de vente et qui aurait contribué à retarder l’aboutissement de cet accord, ce qui a entraîné son annulation.

Vision d’avenir

La reconfiguration de Tacora Resources s’annonce potentiellement profitable, bien que certains défis subsistent. Le financement injecté par Millstreet Capital Management constitue une bouffée d’air frais pour la minière, qui sort ainsi de la protection des créanciers. Cet investissement permet à Tacora de réduire sa dette et de poursuivre ses opérations au Labrador, un atout majeur pour la compagnie et l’économie locale. L’objectif à long terme de la société est de moderniser ses installations et d’augmenter sa production annuelle de concentré de fer de haute qualité à plus de six millions de tonnes. Ce plan ambitieux combiné à l’amélioration des équipements et la stabilisation de ses finances qui sont des indicateurs positifs pourraient accroître sa rentabilité à long terme. Avec le soutien de Millstreet Capital, Tacora espère non seulement se redresser financièrement, mais également de garantir des emplois pour les habitants de la région de l’Ouest du Labrador tout en sécurisant son avenir dans le secteur minier canadien. Cette réorganisation est cruciale pour maximiser le potentiel de la mine Scully et de lui permettre un repositionnement sur le marché mondial. De plus, l’accord avec Cargill pour la vente du minerai de fer pourrait également créer de nouvelles occasions commerciales. Cependant, la recomposition reste dépendante de la capacité de l’entreprise à se stabiliser sur le marché du minerai de fer et à éviter d’autres imprévus, tels que ceux qui ont conduit à la crise financière de 2023. Si ces cibles sont atteintes, ce réaménagement pourrait en effet se révéler prolifique pour Tacora.

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Publié le 24 septembre, 2024, dans la publication : Numéro_15 Volume_42

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  • Financement
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Publié sur le site le 24 septembre 2024

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Ville de Fermont

Un demi-siècle déjà !

par Éric Cyr

La Ville de Fermont a organisé la première partie des célébrations destinées à souligner le 50e anniversaire de la collectivité nordique sous forme de kermesse, du 30 août au 1er septembre 2024. Un autre volet de festivités se déroulera, du 11 au 13 octobre prochains, dans le cadre de cet événement historique qui a été scindé en deux étapes distinctes.

Une programmation éclectique originale a été proposée afin d’agrémenter le premier épisode de cette formule multiforme d’une durée de trois jours au bonheur des citoyens et des participants enthousiastes qui ont pu profiter des nombreuses activités organisées pour l’occasion, dont plusieurs de nature familiale. La formule attractive et variée a réussi à satisfaire les goûts de chacun. La première phase de cette manifestation festive incluait des rassemblements culinaires, culturels, récréatifs et sportifs qui ont suscité un engouement évident au sein de ceux qui y ont pris part.

Succès populaire

La population était au rendez-vous malgré les soubresauts de la météo qui semblait vouloir afficher un temps pluvieux à compter de la seconde journée forçant les organisateurs déterminés et dévoués à assurer la réussite du rassemblement à modifier l’horaire de certaines activités de plein air qui ont été redirigées vers des lieux intérieurs comme la salle Aurora et la caserne des pompiers. Sorte de version estivale de la fameuse épreuve de souffleuses du Taïga Carnaval, la première édition de la course de tondeuses, un élément prépondérant de l’ensemble, a été devancée afin d’éviter le risque que la pluie force son annulation, ce qui aurait été décevant considérant son cachet unique. D’autres activités populaires ont également connu un fort achalandage comme des jeux et des structures gonflables très prisés des enfants, et un concours maître du grill, où des juges, mais aussi le public, ont pu déguster de délicieuses spécialités gastronomiques élaborées par des cuisiniers fermontois. Des spectacles musicaux ont été offerts comme celui du groupe fermontois NorthStorm, qui a conquis les spectateurs massés dans les estrades du chapiteau, et la dynamique prestation de la formation autochtone bien connue, Maten, qui a même réussi à faire chanter la foule en langue innue. À en constater par les applaudissements et les gens qui dansaient, le public a grandement aimé ces performances musicales.

L’épreuve de course de quads (quatre roues) dans la boue, mud drag, où une quinzaine de coureurs se sont mesurés incluant, phénomène inusité, un motoneigiste intrépide, a aussi attiré pas mal de monde sur le site du dépotoir à neige. L’épluchette de blé d’Inde (maïs) orchestrée par la Maison des jeunes Alpha a été fort prisée tout comme le savoureux méchoui concocté par deux rôtisseurs du marché Napoléon de Sept-Îles, des experts du domaine, ainsi que les menus préparés par le camion de cuisine de rue L’Acadienne du Grand Nord, qui faisait une première apparition locale. Les prestations des disc-jockeys, DJ Oli, originaire de Fermont, et DJ Champion, ont ravi les adeptes de musique électronique. Pour conclure la première séquence des noces d’or entre la municipalité et ses résidents, une compétition amicale de pompiers incluant des épreuves individuelles et une course à relais en équipe ont été organisées dans le stationnement du centre des mesures d’urgence. Le comité organisateur souhaite remercier ceux qui se sont investis à cette réussite et en particulier les bénévoles, les employés municipaux et les partenaires.

À bientôt en octobre pour la suite.

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Publié le 10 septembre, 2024, dans la publication : Numéro_14 Volume_42

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Publié sur le site le 10 septembre 2024

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Logements abordables

Un projet toujours en branle

par Éric Cyr

Les travaux liés à l’implantation de logements abordables chapeautés par la Société d’habitation communautaire de Fermont (SHCF), afin de diversifier le parc immobilier locatif de l’endroit qui doit composer avec un quasi-monopole contrôlé pour la très vaste majorité par les acteurs de l’industrie minière qui détiennent 80 % des propriétés foncières, se poursuivent.

La démarche vise à équilibrer le marché locatif souffrant d’une carence flagrante d’habitations abordables, qui ne représentent qu’un famélique 5 % des domiciles en location. L’objectif principal est d’accommoder une clientèle cible composée d’aînés autonomes, de personnes vulnérables et de travailleurs en priorité issus d’entreprises de services essentiels non logés par leur employeur dans une optique d’attraction et de rétention de la population dans ce milieu isolé où l’écart de salaire est très important entre les travailleurs du monde minier et ceux qui occupent d’autres types d’emplois. Le chantier a repris au début de l’été après des retards occasionnés par des démarches gouvernementales et la résolution de certains problèmes techniques ayant ralenti l’échéancier initialement prévu, qui devait prendre à l’origine un an et demi et qui est dorénavant de trois ans et demi.

Un total de quatre habitations modulaires de type duplex (huit unités) incluant deux chambres à coucher ont été construites sur la rue Radisson et sont actuellement occupées par des citoyens. L’inauguration officielle s’est faite en présence de trois ministres du gouvernement Legault, le 6 novembre 2023, dans le cadre des travaux de construction de 40 logements abordables financés grâce au Programme d’habitation abordable Québec (PHAQ) de la Société d’habitation du Québec (SHQ).

Un long périple

Le reste des maisons usinées, des jumelés séparés par un mur mitoyen, fabriquées par l’entreprise Habitations Mont-Carleton à Carleton-sur-Mer dans la Baie-des-Chaleurs en Gaspésie prennent forme. Certaines qui ont été emballées et montées sur des camions-remorques ont entamé un long déplacement nordique, un trajet totalisant près de 800 kilomètres, soit sur une distance de 200 kilomètres jusqu’à la gare fluviale de Matane, puis après avoir embarqué sur le navire F.-A. Gauthier afin de traverser le fleuve Saint-Laurent, en empruntant la route 389 à partir de Baie-Comeau jusqu’à leur destination sur la rue de La Vérendrye. Les autres qui sont en voie d’être livrées suivront le même parcours jusqu’à la ville minière.

Malgré les difficultés qui n’avaient pas été anticipées, l’instigateur de la SHCF qui est aussi préfet de la MRC de Caniapiscau et maire de Fermont, Martin St-Laurent, est enthousiaste et se réjouit de voir pousser de nouvelles résidences dans la collectivité qu’il représente.

L’élu municipal confie : « Je suis heureux de constater la progression des travaux. Nous avons dû surmonter quelques obstacles imprévus, mais nous nous acheminons vers la concrétisation finale du projet qui est attendue avec impatience. Il est prévu dans le cadre de ce programme que quatre portes sur 40 seront adaptées pour répondre aux besoins particuliers de mobilité des ménages en matière d’habitation. »

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Publié le 10 septembre, 2024, dans la publication : Numéro_14 Volume_42

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Publié sur le site le 10 septembre 2024

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