• Publications
  • Le journal
    • L’Équipe
    • Historique
    • Distinctions
  • Abonnements & membres
  • Annoncez avec nous
  • Contactez-nous
Journal le Trait d'Union du Nord
  • Publications
  • Le journal
    • L’Équipe
    • Historique
    • Distinctions
  • Abonnements & membres
  • Annoncez avec nous
  • Contactez-nous
  • Toutes les publications
  • Volume_42

  • Kawawachikamach  est l’hôte d’un  événement majeur

    Premières Nations

    Kawawachikamach est l’hôte d’un événement majeur

  • Ensemble au sommet

    Conférence

    Ensemble au sommet

  • Du jamais vu dans la région

    Feux de forêt

    Une 27 août, 2024

    Du jamais vu dans la région

  • La ministre de la  Côte-Nord à Fermont

    Route 389

    La ministre de la Côte-Nord à Fermont

  • Un nouveau parc  d’hébertisme

    Loisirs et sports communautaires

    Un nouveau parc d’hébertisme

  • Réfection des plateaux sportifs extérieurs

    Ville de Fermont

    Réfection des plateaux sportifs extérieurs

  • Des chantiers et des travaux

    Route 389

    Une 25 juin, 2024

    Des chantiers et des travaux

  • Une grève qui dérange

    Société des traversiers

    Une grève qui dérange

  • Des incendies  perturbateurs

    Feux de forêt

    Des incendies perturbateurs

  • Une exposition itinérante

    Schefferville

    Une exposition itinérante

  • Une simulation fort convaincante

    Conduite avec facultés affaiblies

    Une 11 juin, 2024

    Une simulation fort convaincante

  • Célébration de l’unité de la diversité fermontoise

    Disparité culturelle

    Célébration de l’unité de la diversité fermontoise

  • Des professionnels dénoncent l’approche du gouvernement

    Soins de santé

    Des professionnels dénoncent l’approche du gouvernement

  • La 389 poursuit son triste record

    Palmarès des pires routes 2024

    La 389 poursuit son triste record

  • Une couverture cellulaire déficiente

    Route nationale 389

    Une 28 mai, 2024

    Une couverture cellulaire déficiente

    • publications précédentes
    • publications plus récentes

Volume_42

Kawawachikamach  est l’hôte d’un  événement majeur

Premières Nations

Kawawachikamach est l’hôte d’un événement majeur

Ensemble au sommet

Conférence

Ensemble au sommet

Du jamais vu dans la région

Feux de forêt

Une 27 août, 2024

Du jamais vu dans la région

La ministre de la  Côte-Nord à Fermont

Route 389

La ministre de la Côte-Nord à Fermont

Un nouveau parc  d’hébertisme

Loisirs et sports communautaires

Un nouveau parc d’hébertisme

Réfection des plateaux sportifs extérieurs

Ville de Fermont

Réfection des plateaux sportifs extérieurs

Des chantiers et des travaux

Route 389

Une 25 juin, 2024

Des chantiers et des travaux

Une grève qui dérange

Société des traversiers

Une grève qui dérange

Des incendies  perturbateurs

Feux de forêt

Des incendies perturbateurs

Une exposition itinérante

Schefferville

Une exposition itinérante

Une simulation fort convaincante

Conduite avec facultés affaiblies

Une 11 juin, 2024

Une simulation fort convaincante

Célébration de l’unité de la diversité fermontoise

Disparité culturelle

Célébration de l’unité de la diversité fermontoise

Des professionnels dénoncent l’approche du gouvernement

Soins de santé

Des professionnels dénoncent l’approche du gouvernement

La 389 poursuit son triste record

Palmarès des pires routes 2024

La 389 poursuit son triste record

Une couverture cellulaire déficiente

Route nationale 389

Une 28 mai, 2024

Une couverture cellulaire déficiente

  • publications précédentes
  • publications plus récentes

Premières Nations

Kawawachikamach est l’hôte d’un événement majeur

par Éric Cyr

Légende : Sur la photo, les aînés innus Rosalie Vollant et Martin Hervieux de Uashat mak Mani-utenam se sont déplacés pour assister à la réunion.

La communauté naskapie de Kawawachikamach dans la région de Schefferville a accueilli des centaines d’Autochtones en provenance du Québec et du Labrador dans le cadre de la 28e édition d’une manifestation culturelle d’envergure, le rassemblement des aînés (RDA) de la nation innue.

Ce regroupement annuel qui se tient depuis plus d’un quart de siècle s’est échelonné sur une période de dix jours, du 26 août au 4 septembre 2024, et a réuni des participants de plusieurs communautés des Premières Nations « sur la terre des ancêtres pour un retour aux sources d’une vie simple, terre à terre, où chaque chose reprend son vrai sens ». Toutes les communautés innues du Québec (9) et du Labrador (2) se sont jointes aux Naskapis pour célébrer l’héritage transmis par les anciens. En primeur cette année, le rassemblement, qui se réunissait pour la première fois en sol naskapi, a rallié des délégations des nations crie et atikamekw qui étaient invitées pour l’occasion.

Ces retrouvailles, qui permettent de renouer avec les traditions et de fraterniser en prenant part à plusieurs activités de nature traditionnelle tout en célébrant les cultures autochtones, ont proposé un programme diversifié incluant des ateliers d’artisanat, des cérémonies spirituelles, des chants et des danses, des conférences, des dégustations culinaires, des formations, des spectacles et des tables de discussion traitant de divers sujets d’intérêt comme l’avenir du caribou, les plantes médicinales ainsi que la santé mentale, le tout dans un endroit exceptionnel qui revêt une signification particulière. Les organisateurs ont choisi de tenir l’événement dans un lieu propice à ce genre de rencontre soit le site culturel de Ka Mamunuiitananuch situé en pleine forêt qui a été spécialement aménagé pour le déroulement des activités notamment avec l’installation de nombreuses tentes traditionnelles innues (shaputuan).

Selon Fred McKenzie qui œuvre à perpétrer les recettes de ses ancêtres qui participait à la rencontre : « C’est un moment exceptionnel de communion avec la nature sur la terre du Nitassinan, d’échanges et de transmission du savoir ancestral. »

Le RDA 2024 a honoré la mémoire de l’ancien chef de Matimekush-Lac John, Alexandre McKenzie, considéré comme un bâtisseur qui a incarné la volonté de représentation et de développement des communautés innues, qui est décédé en mai dernier. Celui-ci a notamment œuvré à l’Institut Tshakapesh qui met en valeur la culture et la langue innue (l’innu-aimun).

Le groupe de musique Maten, de Uashat mak Mani-utenam, a présenté le spectacle de clôture des festivités. L’an passé, le rassemblement annuel a eu lieu à Unamen Shipu en Basse-Côte-Nord et il se déroulera à Mashteuiatsh au Saguenay-Lac-Saint-Jean pour l’édition de 2025.

Partager

Publié le 10 septembre, 2024, dans la publication : Numéro_14 Volume_42

  • Autochtones
  • Communauté naskapie
  • Fred McKenzie
  • Institut Tshakapesh
  • Kawawachikamach
  • Mashteuiatsh
  • Maten
  • Nation innue
  • Premières nations
  • Rassemblement des aînés
  • Schefferville
  • Site culturel de Ka Mamunuiitananuch
  • Transmission du savoir ancestral
  • Uashat mak Mani-utenam
  • Unamen Shipu

Publié sur le site le 10 septembre 2024

  • Publication précédente
  • Prochaine publication

Conférence

Ensemble au sommet

par Éric Cyr

L’athlète, auteur et conférencier Sébastien Sasseville a présenté sa conférence inspirante « Ensemble au sommet » à la salle Aurora à Fermont, le 26 août 2024, devant un public d’une vingtaine de personnes. Inspirée de son parcours de vie et de son vécu, cette présentation visant à illustrer le rôle prépondérant de l’esprit d’équipe, de la motivation et de la persévérance dans toute réussite a été offerte aux élèves du secondaire et à leurs parents par la direction de la polyvalente Horizon-Blanc.

Selon celui qui a fait preuve de résilience en surmontant ses limitations liées au diabète de type 1 pour escalader le mont Everest dans la chaîne de montagnes de l’Himalaya, tout projet est avant tout une histoire de collaboration et il faut savoir s’entourer de gens compétents et disciplinés afin de mener à bien toute mission. « Être au sommet ne définit pas la réussite. Le succès fait partie d’une réalisation collective dans le cadre de laquelle plusieurs éléments ont eu un rôle à jouer dans l’atteinte d’un but. La mission est plus importante que le couronnement et le succès personnel d’où la nécessité de mettre les forces individuelles en commun afin d’atteindre ensemble un objectif », confie l’athlète d’endurance qui a également franchi le fil d’arrivée de l’épreuve d’ultra-cyclisme la plus difficile au monde totalisant 4800 kilomètres à travers les États-Unis « Race Across America », qui cumule deux fois la distance du trajet du célèbre Tour de France, et qui a traversé le Canada à la course. « Le parcours ne consiste pas à surmonter les obstacles, mais à les choisir », explique le motivateur.

Altitude et attitude

Sébastien Sasseville considère que l’expérience conjointe et la sérénité comptent plus que la finalité et que tout aboutissement est le résultat d’une organisation minutieuse et d’un travail concerté sans lequel rien n’est possible. « Il est presque impossible de surmonter des épreuves difficiles sans la communion avec les membres d’une équipe qui visent l’atteinte d’un même aboutissement et qui deviennent comme une famille à laquelle on accorde une totale confiance », précise le conférencier qui affirme que cet appui est particulièrement essentiel afin d’espérer survivre dans un environnement hostile comme au moment où l’alpiniste se trouvait avec sa bonbonne d’oxygène sur le balcon de l’Everest avec un potentiel de survie de 72 heures. « Il faut visualiser notre objectif en avançant un pas à la fois avec nos guides en se concentrant sur la mission et le sens qu’on donne à l’expérience. Le soutien est primordial dans toute aventure et chaque membre du groupe doit apporter sa contribution à l’atteinte de la cible. En équipe, on mise sur les forces de chacun et il est tout à fait normal de recevoir de l’aide, car personne n’est surhumain », conclut avec modestie l’homme qui a posé le pied sur le plus haut sommet sur Terre, le 25 mai 2008, après une ascension de deux mois et une préparation de dix ans pour seulement cinq minutes sur le toit du monde.

Pour en connaître davantage, vous pouvez consulter le site internet sebinspire.com et la page Facebook Sébastien Sasseville ou emprunter ses livres Un pas à la fois, choisir l’obstacle qui nous fait grandir et Esprit d’équipe, se surpasser ensemble dans la course la plus difficile au monde à la bibliothèque publique de Fermont.

Partager

Publié le 10 septembre, 2024, dans la publication : Numéro_14 Volume_42

  • Athlète
  • Conférencier
  • Esprit d’équipe
  • Motivateur
  • Motivation
  • Parcours de vie
  • Persévérance
  • Résilience
  • Salle Aurora de Fermont
  • Sébastien Sasseville

Publié sur le site le 10 septembre 2024

  • Publication précédente
  • Prochaine publication

Feux de forêt

Du jamais vu dans la région

par Éric Cyr et Océane Bossé

Source : Leona Rockwood

Des incendies de forêt d’une ampleur sans précédent ont fait rage au Labrador et sur la Côte-Nord du Québec durant la saison estivale. Au Labrador, près du tiers de la population a été déplacé dans le cadre de deux évacuations orchestrées en moins d’un mois par les autorités de Terre-Neuve-et-Labrador. L’évacuation de Labrador City se veut la plus importante à ce jour dans cette province. La Côte-Nord, incluant la MRC de Caniapiscau au Québec, a aussi été aux prises avec des feux hors de contrôle disséminés un peu partout sur le territoire.

Ces nombreux brasiers, dont certains se sont rapprochés de façon inquiétante de plusieurs localités, ont nécessité des évacuations préventives de citoyens qui ont dû rapidement quitter les lieux où ils demeurent notamment dans certains secteurs de Port-Cartier sur la Côte-Nord et pour la totalité des résidents de deux des plus importantes agglomérations urbaines du Labrador, Churchill Falls, où les flammes menaçaient également l’importante centrale hydroélectrique qui fournit 15 % de toute l’énergie du Québec et 25 % de celle de Terre-Neuve-et-Labrador, ainsi que ceux de la ville minière de Labrador City. D’autres municipalités étaient en état d’alerte, comme Sept-Îles sur la Côte-Nord et Wabush au Labrador, ou de préalerte comme Fermont.

Fortement sollicités, les pompiers forestiers qui étaient sur un pied d’alerte constant ont combattu d’arrache-pied et sans relâche les incendies majeurs dispersés à plusieurs endroits et qui se montraient particulièrement agressifs à l’aide d’avions-citernes (bombardiers d’eau) et d’hélicoptères. Les manœuvres se sont effectuées de concert avec des collègues de plusieurs provinces (Québec, Terre-Neuve-et-Labrador, Nouveau-Brunswick, Ontario).

Le Labrador et la MRC de Caniapiscau ont été durement touchés par ces foyers d’incendie destructeurs alimentés par la sécheresse et propulsés par de forts vents qui ont occasionné à quelques reprises des fermetures de portions de la Trans-Québec-Labrador (routes 389 et 500), le seul lien routier de la région. Les flammes ont de plus ravagé plusieurs hectares de forêt. Un nombre important de citoyens a été évacué, allant de quelques centaines à Port-Cartier, à 750 à Churchill Falls et jusqu’à 9600 à Labrador City soit environ 10 350 personnes pour le Labrador, ce qui représente environ le tiers de sa population.

Les habitants du Labrador qui ont été évacués se sont, pour la très vaste majorité, réfugiés à Happy Valley-Goose Bay. Durant la première vague en partance de Churchill Falls, le 19 juin, on pouvait constater un défilé de véhicules se dirigeant vers cette ville qui abrite une base militaire le long de la Trans-Labrador (route 500). Lors du second épisode, le 12 juillet, alors que les gens forcés de fuir s’orientaient dans la même direction à partir de Labrador City, on pouvait apercevoir un interminable cortège dans lequel des automobiles, qui se suivaient à la queue leu leu, se rendaient plus à l’est. Constituant un véritable défi logistique, ces deux déplacements encadrés par les autorités et les forces de l’ordre dont le second a nécessité l’évacuation de personnes âgées, à mobilité réduite et de patients de l’hôpital, ont reçu l’appui sur le terrain de l’Armée du Salut et de la Croix-Rouge, qui ont participé aux efforts d’hébergement et de ravitaillement de ceux ayant dû abandonner en vitesse leur domicile. La Société pour la prévention de la cruauté envers les animaux (SPCA) a coordonné avec l’aide de la clinique vétérinaire locale la prise en charge des très nombreux animaux de compagnie qui ont suivi leurs maîtres. La population des localités avoisinantes a fait preuve de générosité et a témoigné sa solidarité en offrant de l’aide et du soutien aux victimes, en particulier celle de Happy Valley-Goose Bay qui a été fortement sollicitée à deux reprises, mais aussi celles de Churchill Falls et de Wabush, où quelques résidents de Labrador City se sont rendus, et de Fermont, où quelques autres ont temporairement trouvé refuge dans leurs roulottes au camping de l’endroit. Malgré l’envergure des incendies forestiers, le pire a heureusement pu être évité.

Par Éric Cyr, journaliste

Une évacuation qui tisse des liens

Les citoyens de la ville de Labrador City au Labrador ont été évacués, le 12 juillet 2024, à cause des feux de forêt situés à proximité de la municipalité nordique. Ceux-ci étaient invités à se diriger vers Churchill Falls puis à Happy Valley-Goose Bay pour y séjourner durant une période indéterminée.

Tout comme ses concitoyens, une résidente de Labrador City, Lise Boucher, a reçu un avertissement en fin d’après-midi lui indiquant qu’elle devait quitter son domicile le plus rapidement possible. Plusieurs questions surgissent alors dans son esprit. Que devons-nous apporter dans nos valises ? Quelle sera la durée de cette évacuation ? L’inquiétude s’installe. Mais elle ne sera pas seule puisque son ami, Célian Lézer, un jeune homme d’origine française qui travaille à l’Association francophone du Labrador, et sa chatte Rosalie l’accompagnent, elle et son petit chien Buddy, dans sa voiture.

Par chance, le plein d’essence de l’auto avait été fait la veille. Les compagnons d’infortune ont ainsi pu commencer leur périple imprévu vers la ville de Churchill Falls sans devoir attendre un long moment pour s’approvisionner en carburant. Selon madame Boucher, la circulation était très lente et la patience était de mise. Un trajet d’une durée habituelle de 2 h 30 vers Churchill Falls s’est prolongé en une escapade de plus de six heures puisque tous les habitants de Labrador City se dirigeaient simultanément dans la même direction en empruntant l’autoroute Trans-Labrador, la route 500, vers l’Est. Madame Boucher était soulagée que le jeune homme qu’elle considère comme son « ange gardien » s’assoie du côté conducteur. Les deux aventuriers improvisés conservent une attitude positive par rapport à la situation d’urgence et ne se laissent pas abattre. Ce ne fut que vers 2 h du matin qu’ils arrivèrent à Churchill Falls où ils furent accueillis dans une ambiance très chaleureuse. Des gens attendaient les personnes évacuées qui étaient exténuées avec de la nourriture à volonté, d’énormes matelas, des toilettes et des douches.

Le lendemain matin vers 9 h, après avoir mis deux heures à franchir les 750 mètres les séparant de la station d’essence, se sentant maintenant reposés et soulagés, les deux complices repartent sur la route en direction de Happy Valley-Goose Bay après avoir attendu un certain moment pour faire le plein. La circulation serait désormais fluide pour les trois prochaines heures. Lors de leur arrivée à destination, la Croix-Rouge canadienne ainsi que plusieurs équipes s’affairent à l’aréna local afin d’accueillir les voyageurs. Des services de la Société de prévention de la cruauté envers les animaux (SPCA) sont accessibles pour accommoder les maîtres d’animaux de compagnie ayant oublié d’apporter certaines choses (cages, nourriture, litière, etc.). Lise Boucher affirme que les familles d’accueil qui se sont offertes pour héberger gratuitement les animaux étaient extraordinairement bienveillantes. Certains résidents de Labrador City (environ 750) étaient logés dans des chambres sur la base militaire qui étaient situées dans plusieurs bâtisses des Forces armées canadiennes dotées de lits, de bureaux et de salles de bain communes et une cafétéria se trouvait à quelques minutes de marche. D’autres s’accommodent de lits de camps ou de matelas posés au sol installés dans des édifices municipaux alors que certaines personnes dormaient dans des chambres du collège communautaire de l’endroit. Une friperie locale ainsi que celle de Labrador City offraient gratuitement des vêtements. Une cafétéria proposait des déjeuners, des dîners et des soupers aux personnes évacuées en plus d’un camion de cuisine de rue de l’Armée du Salut qui fournissait des repas.

Madame Boucher confie que la cordialité et la solidarité des gens sur place étaient exemplaires et incroyables. Les gens évacués discutaient entre eux et partageaient au sujet de leurs expériences hors du commun vécues à la suite de leur évacuation et de leur déplacement inattendu. La générosité et l’entraide étaient au rendez-vous. Lise Boucher et son jeune camarade ont finalement retrouvé leurs demeures respectives à Labrador City, le 23 juillet dernier. Demeurant dans cette ville depuis 1967, Mme Boucher explique qu’une telle aventure ne lui était jamais arrivée auparavant et que cette expérience humaine fut très enrichissante.

Par Océane Bossé, journaliste étudiante

Partager

Publié le 27 août, 2024, dans la publication : Numéro_13 Volume_42

  • Armée du Salut
  • Autorités de Terre-Neuve-et-Labrador
  • Churchill Falls
  • Côte-Nord du Québec
  • Croix-Rouge
  • Défi logistique
  • Évacuations
  • Feux de forêts
  • Happy Valley-Goose Bay
  • Hébergement
  • Incendies de forêt
  • Labrador
  • Labrador City
  • Ravitaillement
  • Saison estivale
  • Solidarité
  • Sopfeu
  • Wabush

Publié sur le site le 27 août 2024

  • Publication précédente
  • Prochaine publication

Route 389

La ministre de la Côte-Nord à Fermont

par Éric Cyr

Source photo : CAQ

La ministre responsable de la région de la Côte-Nord, ministre de l’Emploi et députée de Duplessis, Kateri Champagne Jourdain, qui s’est déplacée à quelques reprises à Fermont était de passage dans cette ville nordique, le 7 août 2024, après avoir emprunté pour la première fois depuis son élection la route 389 afin de constater l’évolution des travaux en cours le long de ce lien terrestre interprovincial.

Mme Champagne Jourdain a pu découvrir durant son parcours les installations d’Hydro-Québec à la centrale hydroélectrique de Manic-5, le 5 août, la station Uapishka située près du réservoir Manicouagan à l’intérieur du territoire du Nitassinan sur la réserve mondiale de la biosphère de l’UNESCO Manicouagan-Uapishka, le lendemain, avant de s’arrêter au Relais Gabriel où elle a discuté avec une vingtaine de citoyens incluant des camionneurs.

La ministre de la Coalition avenir Québec a profité de son séjour à Fermont dans le cadre de ses fonctions politiques pour inaugurer les infrastructures de remplacement de la piste d’athlétisme et du système d’éclairage extérieur ainsi que de la surface du terrain de soccer en compagnie du préfet de la MRC de Caniapiscau et maire de Fermont, Martin St-Laurent, avec qui elle entretient une bonne relation et avec lequel elle s’est entretenue de dossiers relatifs à la municipalité durant sa visite. La députée nord-côtière a également eu l’occasion de visiter le bureau touristique dans le parc Jean Fortin, le chantier du nouveau tronçon de route entre Fire Lake et Fermont avec le directeur régional à Dexter Québec, Maxime Bourassa, et la carrière de quartz de Sitec en présence du directeur local de l’entreprise, Martin Rioux. Elle a aussi pris un repas en compagnie de travailleurs miniers à la cafétéria du complexe résidentiel de Minerai de fer Québec.

« C’était intéressant de constater l’ampleur et l’avancement du chantier et l’étendue des travaux qui vont ultimement aboutir en une route plus large et plus sécuritaire. Je voulais m’assurer que les choses évoluent favorablement. Au Québec, on doit entretenir près de 33 000 kilomètres de routes et l’on remarque malheureusement un désengagement du fédéral dans ses responsabilités. Notre objectif est de favoriser la sécurité et d’assurer une fluidité du transport routier avec l’aboutissement d’une route entièrement asphaltée entre Baie-Comeau et Fermont. »

L’élue caquiste considère qu’il est essentiel de se rendre dans les localités de la circonscription électorale qu’elle représente afin de prendre connaissance des enjeux majeurs directement sur place et de constater les réalités sur les lieux pour bien transmettre les aspirations des communautés et leurs besoins à son gouvernement. « Même si mes responsabilités de ministre de l’Emploi me retiennent souvent à Québec, c’est important pour moi d’être présente sur le terrain afin de rapporter efficacement et fidèlement ce qui transpire du milieu. » 

Mme Champagne Jourdain s’est de plus intéressée aux projets d’expansion des minières et à la gestion des matières résiduelles. « Je suis Nord-Côtière et je n’avais jamais eu à ce jour l’occasion de rouler sur la 389 puisque je m’étais toujours déplacée par avion auparavant. Cela m’a permis de mieux découvrir de splendides paysages et de constater la vaste étendue de l’immense territoire qu’elle couvre. Il y a beaucoup d’obstacles naturels le long de ce trajet et ce n’est pas simple d’effectuer des travaux, car cela représente un défi technique, mais notre gouvernement s’investit pour notre région et s’est engagé à améliorer cette route qui est essentielle pour assurer l’occupation contemporaine des lieux », confie la politicienne, qui fait le parallèle avec la route 138 qui progresse elle aussi. « Le but ultime de ces aménagements c’est de parvenir à relier ces deux routes avec la Trans-Labrador afin de créer une boucle avec le Labrador », conclut celle qui réitère l’importance de prendre le pouls des gens dans leur environnement.

Partager

Publié le 27 août, 2024, dans la publication : Numéro_13 Volume_42

  • Chantier routier
  • Députée de Duplessis
  • Dexter Québec
  • Fermont
  • Fire Lake
  • Kateri Champagne Jourdain
  • Lien terrestre interprovincial
  • Ministre de l’Emploi
  • Ministre responsable de la région de la Côte-Nord
  • Nouveau tronçon de route
  • Route 389
  • Sitec
  • Ville nordique

Publié sur le site le 27 août 2024

  • Publication précédente
  • Prochaine publication

Loisirs et sports communautaires

Un nouveau parc d’hébertisme

par Éric Cyr

Légende : Sur la photo, des jeunes s’en donnent à cœur joie en profitant des nouvelles infrastructures du parc d’hébertisme tout en s’amusant.

La Ville de Fermont a inauguré un parc d’hébertisme en forêt pour les amateurs de plein air, le 17 août 2024. Situé à proximité de la Maison d’aide et d’hébergement dans le sentier pédestre accessible à l’intersection des rues Anik et Tilly, le parcours dynamique propose différents modules en bois et en cordage. On y retrouve notamment des lianes, des passerelles, des ponts de cordes suspendus, des ponts de singes, des toiles d’araignées et même une Tyrolienne pour voltiger en hauteur.

Les différents modules, qui sont déjà très fréquentés, sauront combler les adeptes d’acrobaties et de nature en offrant une gamme variée d’activités destinées à une clientèle de tous les âges, mais principalement adaptées aux familles qui pourront y vivre une expérience unique.

Les origines

Les néophytes se demanderont ce qu’est l’hébertisme ? C’est une méthode naturelle d’éducation physique et d’entraînement du corps qui a été élaborée durant le siècle dernier par l’officier de marine français, Georges Hébert, dont le patronyme a nommé cette discipline. Ce dernier avait pour objectif de compenser les effets néfastes de la sédentarité déconnectée de la réalité des éléments naturels par une pratique assidue de l’activité physique en développant une philosophie qui prône un retour raisonné à la nature d’où découle une éthique de vie s’intégrant dans un courant d’éducation naturelle.

Cette approche est inspirée de dix mouvements naturels : la course, la défense, l’équilibre, les grimpers, les levers/porters, la marche, la natation, la quadrupédie (marcher à quatre pattes) et le saut.

Plusieurs départements municipaux ont travaillé de concert avec l’entreprise Créations dans les arbres durant la période estivale pour offrir cette nouvelle activité aux citoyens qui sont invités à respecter les règlements affichés à chaque module le long du parcours. Bien que le circuit soit actuellement fonctionnel, certains travaux d’aménagement et d’embellissement seront exécutés à la fin du printemps prochain. Ce projet s’est concrétisé grâce à une contribution de 100 000 $ du Fonds régions et ruralité du ministère des Affaires municipales et de l’Habitation qui a été octroyée par la MRC de Caniapiscau.

Partager

Publié le 27 août, 2024, dans la publication : Numéro_13 Volume_42

  • Activité physique
  • Créations dans les arbres
  • Georges Hébert
  • Méthode naturelle d’éducation physique
  • Ministère des Affaires municipales et de l’Habitation
  • Modules en bois et en cordage
  • MRC de Caniapiscau
  • Parc d’hébertisme en forêt
  • Parcours dynamique
  • Sentier pédestre
  • Ville de Fermont

Publié sur le site le 27 août 2024

  • Publication précédente
  • Prochaine publication

Ville de Fermont

Réfection des plateaux sportifs extérieurs

par Éric Cyr

Légende photo : La ministre responsable de la Côte-Nord, ministre du Travail et députée de Duplessis, Kateri Champagne Jourdain (4e), a profité de son récent déplacement à Fermont pour inaugurer les nouvelles infrastructures municipales extérieures en compagnie du maire de cette localité, Martin St-Laurent (3e),du responsable du chantier, le directeur régional de Dexter Québec, Maxime Bourassa, (2e) et d’employés municipaux.

La mairie de Fermont a confirmé, le 9 août 2024, l’obtention d’une aide financière de 1 036 400 $ accordée par le gouvernement du Québec dans le cadre du programme d’aide financière aux infrastructures récréatives, sportives et de plein air (PAFIRSPA) et d’une contribution de la Société du Plan Nord qui ajoute 220 250 $ additionnels pour concrétiser la réalisation de ce projet.

Ce soutien financier annoncé par la ministre responsable du Sport, du Loisir et du Plein air et députée de Brome-Missisquoi, Isabelle Charest, permettra de réaliser des travaux majeurs de réfection des infrastructures sportives extérieures. Selon l’Hôtel de Ville, les travaux consisteront notamment en la rénovation de la piste d’athlétisme et du terrain de soccer adjacent. Ces améliorations permettront non seulement de moderniser les installations existantes, mais également de les rendre multifonctionnelles. L’anneau d’athlétisme sera aménagé de façon à accueillir une surface glacée durant la saison hivernale, offrant ainsi aux citoyens la possibilité de pratiquer le patinage sur glace. De plus, l’ensemble du site bénéficiera d’une mise à niveau complète de son système d’éclairage. La Ville explique que ces ajouts et ces retouches permettront aux Fermontois de profiter pleinement des plateaux sportifs extérieurs, de jour comme de nuit, favorisant ainsi l’activité physique tout en contribuant au bien-être de la communauté.

Le préfet de la MRC de Caniapiscau et maire de Fermont, Martin St-Laurent, confie : « Je suis très heureux que Québec s’investisse de concert avec la Ville dans le cadre de cette démarche qui sera fort profitable aux adeptes de sports et aux familles locales qui pourront profiter de ces modernisations. L’administration municipale se fait un devoir d’offrir dans la mesure du possible ce qu’il y a de mieux aux Fermontois afin de satisfaire leurs besoins récréatifs et sportifs. »

Le contrat de construction a été attribué à l’entreprise Dexter Québec pour un montant de
2 730 870 $. Le début des travaux, qui devraient s’échelonner jusqu’au courant de l’été 2025, est prévu pour le mois de septembre 2024. La Ville de Fermont se réjouit de ces prochaines bonifications qui stimuleront la vitalité et l’attractivité des équipements récréatifs et sportifs, au bénéfice des citoyens.

Partager

Publié le 27 août, 2024, dans la publication : Numéro_13 Volume_42

  • Aide financière
  • Gouvernement du Québec
  • Infrastructures récréatives
  • Installations multifonctionnelles
  • Isabelle Charest
  • Mairie de Fermont
  • MRC de Caniapiscau
  • Piste d’athlétisme
  • Société du Plan Nord
  • Terrain de soccer
  • Ville de Fermont
  • Vitalité

Publié sur le site le 27 août 2024

  • Publication précédente
  • Prochaine publication

Route 389

Des chantiers et des travaux

par Éric Cyr

Légende : Sur la photo, travaux d’asphaltage au kilomètre 304 en direction nord au sud du Relais Gabriel. Photo de la couverture, les travaux qui se déroulent sur le tronçon 3 du projet A qui n’est pas accessible au public. Source photo : MTMD

Le ministère des Transports et de la Mobilité durable (MTMD) anticipe plus d’une dizaine de chantiers sur la route 389, qui fait partie du réseau routier national canadien, en 2024 et 2025. Selon Transports Québec, au terme des travaux prévus dans les deux prochaines années, les usagers de ce lien terrestre interprovincial pourront profiter de 41 kilomètres de chaussée neuve. Voici les principaux travaux qui devraient être effectués en 2024.

• Des travaux d’asphaltage sur gravier et de remplacement de ponceaux des kilomètres 304 à 314 qui ont commencé en 2023.

• Le remplacement de ponceaux des kilomètres 104 à 118 ainsi qu’au kilomètre 335.

• Du rechargement granulaire dont une partie est en cours.

• La réfection de la route de l’affluent ouest de la petite rivière Manicouagan et du chemin de la Sablière des kilomètres 428 à 436.

• Le remplacement du ponceau situé sous la route au kilomètre 559 dans le secteur du lac Daigle.

Nouveau tracé d’ici quatre ans

Par ailleurs, des travaux majeurs de reconstruction de la route 389 de Fire Lake à Fermont (projet A, tronçon 3), incluant du dynamitage, de la récupération de roc, de l’excavation de tourbières, du forage et l’installation de structures (ponceaux) sont actuellement au programme. L’an passé, des équipes ont posé des ponceaux, produit des matériaux granulaires, effectué du dynamitage et réalisé des déblais (ajout de terre pour niveler ou élever le sol) et des remblais (retrait de terre pour niveler ou baisser le sol). Les travaux de ce secteur ont été confiés à l’entreprise Dexter Québec, dont les travailleurs sont logés à Wabush au Labrador, pour un montant de 128,1 M $. Il faut ajouter à cette somme 9,5 M $ pour le contrôle de la qualité et l’ingénierie des matériaux et 27,3 M $ pour la surveillance des travaux qui ont été amorcés avec un an de retard en 2023 et ont repris le 28 mars dernier. Le nouveau tracé de 45 kilomètres, qui se situe des kilomètres 507 à 566, contournera totalement les deux sites miniers d’ArcelorMittal en évitant les 11 passages à niveau actuels grâce à la construction à un endroit stratégique d’une nouvelle intersection unique avec la voie ferrée. À terme, des interventions devraient avoir lieu sur un total de 70 kilomètres, dont 58 kilomètres de nouveau tronçon.

Les travaux des kilomètres 478 à 507 (tronçon 1, nouveau tracé de 13,5 kilomètres, et tronçon 2, réfection majeure de la route sur 10,5 kilomètres), qui sont réalisés par la communauté innue de Uashat mak Mani-utenam ont aussi repris en 2024 et consisteront en la construction de campements destinés aux travailleurs et en l’aménagement des chemins d’accès.

Depuis 2019

D’autres interventions importantes sur la chaussée s’échelonnant sur un total d’une centaine de kilomètres ont aussi eu lieu depuis 2019. Le nouveau tracé de Fire Lake jusqu’à Fermont aurait dû commencer à l’automne 2022 toutefois quatre appels d’offres ont été nécessaires puisqu’aucun soumissionnaire ne s’est manifesté lors des trois premiers. Le mode d’adjudication du dernier appel d’offres public a donc été modifié. Ce ralentissement de nature contractuelle a retardé les travaux à 2023.

• Reconfiguration complète de la route des kilomètres 0 à 22.

• Asphaltage des kilomètres 27 à 49.

• Nouvelle configuration de la route des kilomètres 240 à 254.

• Réfection de la route de l’ancienne ville de Gagnon jusqu’au chemin de l’aéroport des kilomètres 394 à 401.

• Réfection de la route des kilomètres 444 à 480.

La mise en service de l’ensemble du projet A entre les kilomètres 478 et 566, qui permettra aux usagers du réseau routier d’économiser un total de 19 kilomètres, est prévue en 2028. Pour connaître l’évolution des projets du programme d’amélioration de la route 389, vous pouvez vous abonner à l’infolettre Accès 389 : quebec.ca/transports/projets-routiers/cote-nord/route-389-programme-amelioration-route

Partager

Publié le 25 juin, 2024, dans la publication : Numéro_12 Volume_42

  • Chantiers routiers
  • Kilomètre
  • Lien terrestre interprovincial
  • Ministère des Transports et de la Mobilité durable
  • Nouveau tracé
  • Réseau routier national canadien
  • Route 389
  • Transports Québec
  • Travaux d’asphaltage

Publié sur le site le 25 juin 2024

  • Publication précédente
  • Prochaine publication

Société des traversiers

Une grève qui dérange

par Éric Cyr

Source photo : Pixabay

Les officiers de navigation et les mécaniciens de cinq traverses de la Société des traversiers du Québec (STQ) incluant celles de Matane-Côte-Nord et de Tadoussac-Baie-Sainte-Catherine, ont déclenché une grève qui affecte particulièrement les citoyens nord-côtiers en période de vacances estivales et les camionneurs qui devront se résoudre à emprunter une route alternative qui rallonge inévitablement leur trajet routier.

Cette grève de 10 jours, dont les deux premiers jours d’interruption du service ont eu lieu les 21 et 22 juin 2024, est survenue après un vote des 150 syndiqués de la section locale 9599 du Syndicat des Métallos qui se sont prononcés dans une proportion de 93 %, le 12 juin, en faveur d’un mandat de tenir jusqu’à 10 jours de grève dans les cinq principales traverses de la STQ. Les huit autres dates n’ont pas encore été déterminées. « Nos membres gagnent environ 10 $ de l’heure de moins que les autres officiers ayant des brevets comparables. Les salaires ne sont pas compétitifs à la STQ comparativement à ce qui se fait ailleurs. La STQ paie deux à trois fois plus cher que ce qu’elle offre à ses propres officiers pour des employés d’agence. Si la STQ payait correctement, elle aurait assez de personnel et n’aurait pas besoin d’avoir recours à une agence », confie le président de l’unité 9599, le capitaine Simon Charbonneau. » Selon le Syndicat, les employés qui n’ont pas eu d’augmentation salariale depuis le 1er avril 2022 sont déterminés à faire avancer le dossier. « Nos membres sont exaspérés par la lenteur des négociations…Le Conseil du trésor doit donner les mandats nécessaires pour dénouer l’impasse », souligne le représentant syndical des Métallos, Luc Roberge.

Région en otage

La Chambre de commerce et d’industrie de Manicouagan (CCIM), la Chambre de commerce de Sept-Îles Uashat concernant les impacts négatifs engendrés par les moyens de pression exercés dans le cadre de ces négociations qui risquent, selon ces organisations, d’affecter l’image de la région sur la scène nationale et de modifier le choix de la destination touristique de plusieurs pour les vacances estivales. « Il est inacceptable en 2024 de tenir une région en otage… Nous considérons que c’est la responsabilité de l’employeur et du syndicat de conclure une entente et que les deux sont responsables de la menace qui pèse sur la Côte-Nord. La pression ne sera pas mise sur le gouvernement lors des arrêts prévus par le syndicat, mais sur les entreprises, les touristes et l’économie de notre région », a déclaré le directeur général de la CCSIUM, John James Blanchette.

Le coprésident de la CCIM, Antonio Hortas, ajoute : « Nous voulons sensibiliser les partis à considérer le maintien du service comme une priorité absolue durant la saison la plus achalandée de l’année pour les traverses entre la Côte-Nord et le Bas-Saint-Laurent. Tous devront mesurer la gravité des séquelles potentiellement permanentes qu’un arrêt, même ponctuel, causerait à la Côte-Nord. »

Le directeur général de la CCIM, Jeff Dufour Tremblay, conclut : « Les négociations doivent être menées sans porter atteinte aux entreprises et aux touristes de la Côte-Nord. Si le syndicat souhaite avoir l’appui de la population et la STQ améliorer son image déjà entachée dans la région, ils doivent trouver un moyen de régler la situation dans les plus brefs délais. »

Partager

Publié le 25 juin, 2024, dans la publication : Numéro_12 Volume_42

  • Camionneurs
  • CCSIUM
  • Chambre de commerce de Sept-Îles Uashat
  • Chambre de commerce et d’industrie de Manicouagan
  • Citoyens nord-côtiers
  • Grève
  • John James Blanchette
  • Matane-Côte-Nord
  • Mécaniciens
  • Officiers de navigation
  • Scène nationale
  • Société des traversiers du Québec
  • Tadoussac-Baie-Sainte-Catherine
  • Trajet routier

Publié sur le site le 25 juin 2024

  • Publication précédente
  • Prochaine publication

Feux de forêt

Des incendies perturbateurs

par Éric Cyr

Source photo : Sopfeu

De multiples feux de forêt qui se sont déclenchés au début juin sur le territoire de la MRC de Caniapiscau ont tenu les pompiers forestiers en haleine durant plusieurs jours alors que la Société de protection des forêts contre le feu (Sopfeu) a déployé des effectifs à des endroits stratégiques afin de lutter efficacement contre les flammes et de tenter de freiner leur propagation en maîtrisant les foyers d’incendie.

L’équipe québécoise de gestion des feux majeurs a déterminé une zone de protection intensive à l’intérieur de laquelle trois incendies faisaient rage de façon simultanée et sur lesquels il fallait mettre l’accent et a établi une unité d’opérations au campement Love, près de la rivière Hart Jaune, dans le secteur du kilomètre 350 de la route 389, le 6 juin dernier. L’objectif était de mieux coordonner sur le terrain les interventions aériennes et terrestres de suppression des incendies de forêt à proximité de la 389, de l’ancienne ville de Gagnon jusqu’à la mine de fer de Fire Lake, et près du réservoir Manicouagan. En plus de cette équipe administrative, le complexe a aussi pu compter sur l’appui de cinq unités de pompiers forestiers et combattants auxiliaires totalisant une centaine de personnes et sur le soutien de six hélicoptères et des missions d’arrosage par avions-citernes.

Trois feux jugés prioritaires ont fait l’objet de combats intensifs pour maintenir l’accessibilité à la 389 soit celui de 920,5 hectares (ha) qui était hors de contrôle au lac du Portage situé à moins d’un kilomètre au nord du kilomètre 437, celui de rivière Beaupré de 96,6 ha à 7 kilomètres à l’ouest à la hauteur du kilomètre 380 qui a été maîtrisé et celui de Gagnon de 7,4 ha à quatre kilomètres au sud-est de celui de la rivière Beaupré qui a finalement été contenu. Deux autres feux de 14,8 et 16,6 ha situés en zone nordique au nord du feu du lac du Portage ont aussi été maîtrisés afin de protéger la route et des infrastructures d’Hydro-Québec.

Liens terrestres fermés

Des incendies ont paralysé les voies de transports terrestres à quelques reprises notamment avec la fermeture du seul lien routier de la région, la TransQuébec-Labrador (route 389 et TransLabrador/route 500), et en entravant la circulation en direction nord du train de passagers et de marchandises de Transport ferroviaire Tshiuetin, le seul lien terrestre assurant la liaison de Sept-Îles à Schefferville, qui n’a pu se rendre à destination, le 11 juin, et qui a suspendu ses activités durant une semaine. Plusieurs incendies brûlaient aussi au Labrador dont deux au nord du Labrador Ouest, dont celui de 300 hectares, qui a commencé le 8 juin, à 50 kilomètres au sud de Schefferville, 160 kilomètres au nord de Labrador City et à quatre kilomètres de la voie ferrée et du barrage et de la centrale hydroélectrique de Menihek de Newfoundland and Labrador Hydro, qui a forcé la locomotive à s’arrêter à la gare de Mai du côté québécois et à rebrousser chemin vers Sept-Îles. Comme le feu était au Labrador, ce sont les pompiers forestiers de Terre-Neuve-et-Labrador qui ont combattu ce brasier à proximité du barrage avec notamment deux avions bombardiers d’eau. L’autre feu d’un hectare était situé en zone nordique au lac Milner West à une centaine de kilomètres un nord de Labrador City. Le 13 juin, deux autres incendies majeurs se sont par la suite déclarés dans le secteur de Churchill Falls, dont un à l’ouest du pont Brinco, nécessitant la fermeture de la route 500, avant d’être maîtrisés.

La vaste majorité des feux ont été causés par la foudre. Pour consulter la carte des feux en sol québécois : sopfeu.qc.ca. Sur la photo, des pompiers forestiers survolent un feu de forêt au-dessus de la route 389 Nord.

Partager

Publié le 25 juin, 2024, dans la publication : Numéro_12 Volume_42

  • Feux de forêt
  • Infrastructures d’Hydro-Québec.
  • Interventions aériennes et terrestres
  • MRC de Caniapiscau
  • Pompiers forestiers
  • Rivière Hart Jaune
  • Route 389
  • Société de protection des forêts contre le feu
  • Sopfeu
  • Suppression des incendies de forêt

Publié sur le site le 25 juin 2024

  • Publication précédente
  • Prochaine publication

Schefferville

Une exposition itinérante

par Éric Cyr

Une exposition ambulante relatant quelques pages d’histoire de Schefferville, de Matimekush-Lac John et de Kawawachikamach, proposée par l’écrivaine et ancienne résidente du lieu, Jocelyne Lemay, « Une montée vers le Nord », s’est arrêtée à Fermont au local vitré en face de l’escalier central au deuxième étage du centre commercial du mur-écran, du 3 au 6 juin 2024.

L’exposition historique, qui relate une partie du passé de l’une des trois villes-champignons de la MRC de Caniapiscau qui ont poussé à la suite de la découverte de gisements de fer avec une incursion dans celui des deux communautés autochtones voisines, a été présentée au Musée régional de la Côte-Nord à Sept-Îles, d’octobre 2021 à mars 2022, puis au centre d’achats Les Galeries montagnaises également à Sept-Îles avant de se déplacer par la suite à Schefferville et d’être exhibée à Labrador City, le 1er juin, à la demande de la minière Rio Tinto IOC avant d’être déployée à Fermont. Elle devrait être de retour à Sept-Îles en septembre selon un souhait d’IOC.

Dans le cadre de cette exposition qui regorge de multiples objets : drapeaux, épinglettes, cartes postales, photos, livres historiques (La grande aventure du fer et L’héritage de Caïn). Mme Lemay invitait le public dans un voyage au cœur de l’histoire qui traverse le temps sur une période de plus d’un siècle. Elle a quitté sa ville natale par la voie ferrée, qu’elle a rebaptisée la route d’acier, en novembre 1988, juste avant le début de la démolition de la ville qui était prévue au printemps 1989 et qui a duré quelques années à la suite des conséquences de la fermeture de la mine de fer d’IOC en novembre 1982, avant de s’établir à Sept-Îles.

L’auteure qui a publié en 2015 le livre Terre rouge, considéré comme un document de référence historique, qui traite entre autres de la vie à Schefferville incluant l’époque de la ruée vers le fer, les grands moments de son histoire et sa quasi-disparition est une passionnée de cet endroit méconnu du Québec. « Cette exposition est une démarche de longue haleine qui découle directement de la parution de mon livre qui aborde le même sujet. À l’origine, cet ouvrage écrit qui relate une période de grands développements de la mer jusqu’au 55e parallèle en plus de divers événements marquants de l’endroit principalement depuis sa fondation. » L’exposition présente le chantier de Burnt Creek devenu Knob Lake puis rebaptisé Schefferville, mais aussi de la présence des communautés innue et naskapie en plus de la prospection qui a permis la découverte de gisements de minerai de fer. Le père Louis-François Babel et ses guides des Premières Nations ont été les premiers à signaler du « gravier rouge » sur le territoire en 1866. Ce n’est qu’à partir de 1937 que les 400 millions de tonnes furent découverts.

« La démarche s’est étirée sur de nombreuses années puisque j’ai commencé à amasser des souvenirs et des photos à l’âge de douze ans. Quand j’ai constaté que je ne pouvais inclure dans l’impression toutes les photos que j’aurais aimées et que je devais faire des choix, l’idée d’une exposition en complément à la publication a germé dans mon esprit et j’ai finalement concrétisé cette aspiration. En fait, ce sont les boîtes de souvenirs de mon grand-père et de mon père qui m’ont amenée à vouloir relater l’histoire du milieu où j’ai vu le jour et où j’ai grandi. »

Mme Lemay se veut un peu la gardienne du riche passé de Schefferville où à une certaine époque, des gens de 22 différentes ethnies se sont côtoyés. « Saviez-vous que durant près de trois ans, 6900 hommes ont travaillé en œuvrant sur sept chantiers dont celui de la construction du chemin de fer qui mène à Schefferville, que la reine Élisabeth II s’est rendue à Schefferville en 1959 et que cette localité nordique a déjà accueilli les Jeux de l’Arctique ? »
confie la Scheffervilloise de cœur qui travaille pour que cette exposition soit accueillie au Musée Shaputuan à Uashat (Sept-Îles).

Partager

Publié le 25 juin, 2024, dans la publication : Numéro_12 Volume_42

  • Centre commercial du mur-écran
  • Écrivaine
  • Exposition ambulante
  • Fermont
  • Histoire
  • Jocelyne Lemay
  • Kawawachikamach
  • Livres historiques
  • Matimekush-Lac-John
  • MRC de Caniapiscau
  • Musée Shaputuan
  • Schefferville
  • Sept-Îles

Publié sur le site le 25 juin 2024

  • Publication précédente
  • Prochaine publication

Conduite avec facultés affaiblies

Une simulation fort convaincante

par Éric Cyr

Le projet Impact Fermont 2024, un programme préventif pour contrer l’usage de l’alcool et de la drogue au volant, a présenté une mise en situation très réaliste incluant des images vidéo, des témoignages et une reconstitution d’une scène d’accident de la route, le tout destiné à sensibiliser la population aux effets de la conduite d’un véhicule à moteur avec facultés affaiblies et aux graves conséquences qui peuvent en découler, le 30 mai dernier, à l’aréna Daniel-Demers.

Cette initiative de la Maison des jeunes Alpha était orchestrée par la policière Hélène Miville qui a notamment œuvré au contenu graphique, à la photographie, à la production, à la réalisation et au scénario. Ce partenariat avec la Sûreté du Québec, la polyvalente Horizon-Blanc et de nombreux autres, visant la prévention de la conduite sous l’influence de substances qui réduisent la vitesse des réflexes moteurs et qui altèrent les comportements, a regroupé différents intervenants en plus de bénévoles locaux qui ont pris part de façon concertée à la démarche de sensibilisation qui aura pris six mois à se concrétiser. De jeunes acteurs de l’équipe jeunesse ont contribué à insuffler une crédibilité à l’intrigue. Ils étaient appuyés par des ambulanciers, des policiers et des pompiers qui ont interprété leurs propres rôles au sein de l’unité des mesures d’urgence.

La représentation ayant un double objectif, d’éducation et de contribution à rendre le réseau routier plus sécuritaire, était destinée principalement à un public cible d’adolescents et abordait le sujet de la conduite avec facultés affaiblies sous l’angle de la soirée d’un bal de finissants de secondaire V.  La production incluait une vidéo professionnelle (réalisée par le cinéaste Patrick Canuel de Pixel Flex Média) d’un événement tragique fictif crédible incluant un portrait intimiste d’une victime (interprétée par Alexis Gauthier), un appel téléphonique au service d’urgence 911 (citoyenne Sandy Blanchet) et une pièce dramatique théâtrale subséquente découlant de l’action initiale qui aborde l’intervention sur le terrain des premiers répondants : pinces de désincarcération pour sortir une victime d’un véhicule, transport d’une blessée en ambulance (incarnée par Talie Auclair), arrestation de la conductrice fautive, ainsi que les conséquences déchirantes et tragiques pour les acteurs de la trame narrative et leur entourage ainsi que pour les victimes incluant les dommages collatéraux de ceux (familles, proches, amis) qui auront à subir les effets dévastateurs du choix irresponsable d’une automobiliste intoxiquée (Lesly Chiasson) ayant causé une collision (d’où le nom du projet Impact) et un accident mortel. Deux autres acteurs talentueux ont aussi offert de belles performances : Charlie Poirier et Audreyanne Landry.

Selon les organisateurs, l’objectif principal est de favoriser la conscientisation des effets qui peuvent découler de la conduite dangereuse sous l’impulsion de l’alcool ou de la drogue et de faire réaliser aux jeunes que le permis de conduire est un privilège qui vient avec des responsabilités et que le véhicule qu’ils conduisent peut devenir une arme dangereuse pouvant blesser gravement des gens ou les tuer, ce qui pourrait avoir pour incidence des accusations criminelles graves.

Un deuxième projet de vidéo, qui devrait notamment inclure le travail de l’enquêteur-reconstitutionniste qui effectuera des analyses sur la scène de l’accident afin d’en déterminer les causes, le test d’éthylomètre au poste de police, l’annonce du décès aux parents de la victime, le remorquage des véhicules et l’inspection mécanique, est en branle. La photographe Frédérique Marinier de Fred Tüluak Photographie a aussi réalisé des images promotionnelles destinées à mousser et à immortaliser l’événement.

Les organisateurs souhaitent témoigner leur gratitude envers les bénévoles et les organisations qui se sont investis à la bonne marche et au succès de l’entreprise et qui sont trop nombreux pour tous les énumérer.

Partager

Publié le 11 juin, 2024, dans la publication : Numéro_11 Volume_42

  • Alcool au volant
  • Ambulanciers
  • Aréna Daniel-Demers Fermont
  • Drogue au volant
  • Facultés affaiblies
  • Hélène Miville
  • Maison des jeunes Alpha
  • Polyvalente Horizon-Blanc
  • Pompiers
  • Programme préventif
  • Projet Impact Fermont 2024
  • Sensibilisation
  • Simulation accident
  • Sûreté du Québec

Publié sur le site le 11 juin 2024

  • Publication précédente
  • Prochaine publication

Disparité culturelle

Célébration de l’unité de la diversité fermontoise

par Éric Cyr

Le conseil de fabrique de la paroisse catholique de la Résurrection de Fermont a organisé, avec l’appui financier de la MRC de Caniapiscau, d’ArcelorMittal et du réseau d’éclaireurs, une activité permettant de mieux faire connaître les différentes cultures présentes localement, la « fête de l’unité de la diversité fermontoise », à la loge des Moose, le 25 mai 2024.

Une foule nombreuse a pris part dans une ambiance festive à la deuxième édition de cette manifestation gastronomique symbolisant la richesse du foisonnement multiculturel de l’endroit, qui s’accentue de plus en plus depuis une décennie. Les participants ont pu déguster des mets typiques de plusieurs pays qui étaient représentés dans le cadre de cet événement culinaire et culturel. Originaire de France, le curé de Fermont, l’abbé Jimmy Delalin, était sur place pour l’occasion.

Des menus diversifiés de pays africains étaient proposés notamment du Cameroun (Josée-Alvine Tchouta, Marie-Charlotte Yimko, Thérèse Amadagona avec l’aide de Moumouni Boulsa du Burkina Faso qui a prêté main forte) de la Côte-d’Ivoire (Bakan Yves Ezzedine Kouakou et Stéphanie Bouchard) du Sénégal (Samba et Sagana Diop, Mikael Niassy et Fatima Kane) et également du Maghreb avec l’Algérie (Farah Soumia, Attat et Jalal Bokhari) et le Maroc (Oualid Britit et Mélissa Bernier, Siham Oukziz et Hassan Boussouf) ainsi que de la Colombie en Amérique du Sud (Rafael Figueroa et Ana Milena Garcia, Ana Maria Rengifo). Le Canada a aussi présenté des plats acadiens et québécois (Sylvie Lebreton et Marie-Soleil Dubé).

L’instigateur de l’événement, le Canadien d’origine camerounaise Guy-Romain Kouam tient à remercier les autres membres du comité organisateur qui ont contribué à assurer son succès : Martine Brisson, Gabriel Collard, Stéphanie Gagnon et Brigitte Raymond, en plus de souligner l’apport important de Micheline Lepage, Marc-André Baillargeon, Nancy Hardy, Martin Pinto, Mégane Collard et de tous les autres bénévoles qui ont favorisé la réussite de cette seconde démonstration d’unité au sein de la diversité.

Le comité remercie les commanditaires qui ont appuyé la démarche. M. Kouam confie : « Le repas est un justificatif et la rencontre entre les personnes ou encore la rencontre de soi-même à travers l’autre, un objectif. Contribuer à bâtir l’unité au sein de la riche population fermontoise marquée par sa mixité culturelle et sociale constitue le socle de cet événement. »

Les convives, qui ont eu l’occasion de goûter à certaines recettes de la cuisine traditionnelle des différentes nationalités ayant participé au rassemblement pluriculturel, ont adoré l’expérience gustative qui leur a permis de découvrir des habitudes alimentaires et des recettes populaires en provenance d’autres régions de la planète et d’échanger avec les participants issus de plusieurs endroits du globe. Les représentants des différents pays étaient pour leur part heureux de faire découvrir une partie de leurs traditions culinaires et de leurs cultures respectives à la population fermontoise. Après le repas, les gens ont pu danser sur la musique de l’animatrice Anick Pelletier.

 

Partager

Publié le 11 juin, 2024, dans la publication : Numéro_11 Volume_42

  • ArcelorMittal
  • Cuisine traditionnelle
  • Échanges
  • Fabrique de la paroisse catholique de la Résurrection
  • Fermont
  • Fête de l’unité de la diversité fermontoise
  • Gastronomie multiculturelle
  • Loge des Moose
  • Mets typiques
  • Mixité culturelle et sociale
  • MRC de Caniapiscau
  • Rassemblement pluriculturel
  • Rencontre
  • Réseau d’éclaireurs

Publié sur le site le 11 juin 2024

  • Publication précédente
  • Prochaine publication

Soins de santé

Des professionnels dénoncent l’approche du gouvernement

par Éric Cyr

Source photo : Pixabay

Des professionnels de la santé incluant des spécialistes, des omnipraticiens (médecins de famille), des pharmaciens et des présidents de conseils professionnels qui pratiquent sur le territoire de la Côte-Nord ont dénoncé, le 13 mai 2024, les nouvelles règles instaurées par le gouvernement Legault qui ne répondent pas aux besoins selon eux.

Un porte-parole des 22 signataires de la lettre ouverte à ce sujet (publiée dans l’édition du journal du 28 mai), le président du Conseil des médecins, dentistes et pharmaciens (CMDP), qui parle aussi au nom des 215 membres de cette organisation qui déplorent la problématique actuelle, le docteur Youssef Ezahr, a fait le point quelques semaines plus tard, le 21 mai.

« Je souhaite attirer votre attention sur la situation sur la Côte-Nord, qui présente une discordance alarmante entre les rapports gouvernementaux et la réalité sur le terrain. Depuis notre lettre du 13 mai, nous avons réussi à stopper le transfert de nos patients déjà hospitalisés. Ces patients sont vulnérables, atteints de pathologies comme la démence, mais ne nécessitant pas de soins actifs. Ce qui n’a pas été dit, c’est que pour garder ces patients nous devons ajuster notre offre de soins à l’urgence », explique le chef du département d’anesthésie-réanimation au Centre intégré de santé et de services sociaux (CISSS) de la Côte-Nord qui précise qu’une dizaine de patients nécessitant des soins actifs ont dû être transférés en l’espace de 24 heures seulement incluant un enfant de sept semaines souffrant d’une infection virale qui aurait pu être traité sur place. « En raison de la fermeture de la pédiatrie, et malgré les supplications de sa mère souhaitant rester près de ses proches, nous avons dû le transférer dans une autre région selon les disponibilités des lits des hôpitaux du Québec. Cette situation exerce une pression énorme sur les soignants, contraints de sélectionner les patients à transférer, alors que la majorité pourrait être soignée à Baie-Comeau. À Sept-Îles, nous observons des situations aberrantes comme 36 patients hospitalisés avec seulement deux préposés, ce qui compromet gravement la qualité des soins, en particulier pour ceux avec une autonomie réduite », poursuit le médecin.

Équipe volante

En ce qui concerne l’équipe volante promise par le ministre de la Santé et des Services sociaux, Christian Dubé, le docteur Ezahr confie : « Nous n’avons reçu aucune nouvelle, excepté ce qui est publié sur Twitter. Malheureusement, aucune agence n’a été mobilisée pour nous aider rapidement, laissant notre personnel soignant à bout de souffle, enchaînant les temps supplémentaires obligatoires (TSO) depuis le 19 mai. Nous les soutenons du mieux que nous pouvons, mais ce rythme de travail présente un risque pour la population. Les patients de la Côte-Nord se retrouvent face à une offre de soins inéquitable comparée aux grands centres urbains. Enfin, nous n’avons eu aucune discussion avec l’équipe du cabinet du ministre, ni celle à Montréal, ni celle envoyée sur la Côte-Nord. Nos députés restent silencieux, se réfugiant derrière les communications ministérielles. Nous sommes déçus que notre lettre ait été politisée, que notre appel à l’aide soit devenu un enjeu opposant le ministère de la Santé et des Services sociaux (MSSS) et les agences de placement. Les solutions proposées ne sont que des pansements temporaires. De vraies solutions incluraient des exceptions pour les régions éloignées, permettant d’améliorer les conditions salariales afin de recruter le personnel nécessaire et d’éviter cette crise sanitaire. La population mérite mieux. »

Partager

Publié le 11 juin, 2024, dans la publication : Numéro_11 Volume_42

  • Christian Dubé
  • Côte-Nord
  • Dénonciation
  • Équipe volante
  • Gouvernement Legault
  • Médecins de famille
  • Ministre de la Santé et des Services sociaux
  • Nouvelles règles
  • Omnipraticiens
  • Personnel soignant
  • Pharmaciens
  • Présidents de conseils professionnels
  • Professionnels de la santé
  • Soins inéquitable
  • Spécialistes

Publié sur le site le 11 juin 2024

  • Publication précédente
  • Prochaine publication

Palmarès des pires routes 2024

La 389 poursuit son triste record

par Éric Cyr

Source photo : Escorte routière Baie-Comeau

La route nationale 389 fait dorénavant partie du palmarès des 10 pires routes du Québec de CAA-Québec pour la quatrième fois depuis moins d’une décennie, soit depuis que ce classement existe, après avoir remporté à une autre reprise un titre peu enviable, le 23 mai dernier. Elle se démarque cette fois-ci en tant que pire route de la Côte-Nord dans le cadre de la neuvième édition de la campagne annuelle « Les pires routes ».

La route 389 a auparavant occupé la cinquième place de cette liste pour le Québec lors du premier sondage en 2015 et durant deux années consécutives en 2018, où elle se plaçait en cinquième position québécoise et en 2019, où elle se retrouvait au sixième rang de la belle province. Cette nouvelle reconnaissance péjorative, cette fois-ci à l’échelon régional, où elle se classe première pour le secteur de Baie-Comeau et deuxième pour celui de Fermont, dans le « palmarès des pires routes par région », lui confère le titre de pire lien routier nord-côtier de l’année. Deux autres segments de routes, le chemin du Lac-Daigle et la route 138 Ouest dans la région de Sept-Îles suivent, mais n’arrivent pas à détrôner la 389 qui culmine au sommet par son état lamentable.

Selon CAA-Québec, le processus de sélection repose entièrement sur la participation du public et reflète les expériences et les frustrations que vivent au quotidien les usagers de la route.  Ce sont les usagers du réseau routier québécois qui ont voté en ligne pour la route qui les irrite le plus sur le site internet piresroutes.com qui ont déterminé cette attribution confirmée par le résultat du scrutin. Comparativement aux autres provinces et territoires, c’est au Québec que l’entretien des routes coûte le plus cher.

À part la 389, la seule autre route nord-côtière à avoir fait partie des routes les moins reluisantes pour le Québec est le boulevard Laure à Sept-Îles en 2015.

Partager

Publié le 11 juin, 2024, dans la publication : Numéro_11 Volume_42

  • Baie-Comeau
  • CAA-Québec
  • Entretien des routes
  • Fermont
  • Frustrations
  • Palmarès
  • Pires routes du Québec
  • Route nationale 389
  • Route nord-côtière
  • Usagers du réseau routier québécois

Publié sur le site le 11 juin 2024

  • Publication précédente
  • Prochaine publication

Route nationale 389

Une couverture cellulaire déficiente

par Éric Cyr

Source photo : Escorte routière Baie-Comeau

En réaction à l’article « Enjeux de communication sur la 389 ? » publié par le diffuseur public Radio-Canada Côte-Nord, le 4 mai dernier, les Chambres de commerce de Fermont et de Manicouagan (Baie-Comeau) s’inquiètent également du manque de couverture cellulaire et des impacts que cette lacune occasionne sur la sécurité des usagers de ce lien routier interprovincial.

Les intervenants socio-économiques considèrent que le transport sur la Côte-Nord est depuis toujours un enjeu qui nécessite des efforts de concertations, de mobilisation et même des pressions politiques pour que les dossiers avancent quand il est question de sécurité sur nos routes. Selon ces derniers, il est nécessaire de passer à la vitesse supérieure pour régler la situation.

« On parle ici d’enjeux de sécurité qui ont un impact direct sur l’efficacité économique des entreprises. Quand il arrive un accident et que la route est fermée pendant 20 h et que les camions ne peuvent plus circuler, il y a un impact direct sur l’économie. Si nous avions des moyens efficaces et modernes de communiquer quand un événement survient sur la route, il pourrait y avoir un meilleur contrôle routier et une planification faite en conséquence par les entreprises de transport afin de rentabiliser le temps ou la route est fermée », explique la directrice générale de la Chambre de commerce de Fermont, Mélissa Gauthier.

« La sécurité des usagers de la route 389 ne doit pas être prise à la légère. Si nous sommes capables de transmettre instantanément des messages à des gens à l’autre bout du globe, il s’avère urgent que nous puissions avoir un réseau de communication fiable sur la route qui mène à Fermont pour que si par malheur un incident se produit, les secours et la sécurité publique soient informés immédiatement », ajoute le coprésident de la Chambre de commerce et d’industrie de Manicouagan, Antonio Hortas.

« Dans les dernières années, le gouvernement du Québec et plus spécifiquement le cabinet du premier ministre, qui, je le rappelle, est aussi ministre responsable de la couverture Internet et cellulaire, a fait des efforts incroyables pour brancher les Québécois à Internet. Il est grand temps que la Côte-Nord soit connectée sur l’ensemble de son réseau routier et soyez assuré que les chambres de commerce de la Côte-Nord seront unies et appuieront n’importe quelle annonce qui sécurisera les secteurs routiers qui ne disposent actuellement pas d’une couverture cellulaire », précise le directeur général de la Chambre de commerce et d’industrie de Manicouagan, Jeff Dufour Tremblay.

« Ce que nous souhaitons, d’abord et avant tout, c’est que ce dossier soit traité comme une urgente question de sécurité par les gouvernements du Québec et du Canada. Nous ne manquerons pas d’en discuter avec les élus nord-côtiers lors de nos séances de travail avec eux à l’Alliance des chambres de commerce de la Côte-Nord », conclut Mélissa Gauthier.

Lire aussi un article lié à ce sujet dans l’édition du journal Le Trait d’union du Nord du 14 mai dernier « Route nationale 389. Des camionneurs mécontents » et sur le site Internet www.journaltdn.ca.

Partager

Publié le 28 mai, 2024, dans la publication : Numéro_10 Volume_42

  • Chambre de commerce et d’industrie de Manicouagan
  • Chambres de commerce de Fermont
  • Couverture cellulaire
  • Enjeux de communication
  • Lacune sur la sécurité des usagers
  • Lien routier interprovincial
  • Route 389
  • Transport sur la Côte-Nord

Publié sur le site le 29 mai 2024

  • Publication précédente
  • Prochaine publication
Journal le Trait d'Union du Nord
  • Contactez-nous
  • Devenez membre
  • Annoncer avec nous
  • Le journal
  • L’Équipe
  • Historique
  • Distinctions
  • M’inscrire à l’infolettre

Le journal est membre :

  • de l'Association des médias écrits communautaires du Québec (AMECQ) et
  • du Conseil de la culture et des communications de la Côte-Nord (CRCCCN).

La conception de ce site Web s'inscrit de dans le cadre de la mise en oeuvre du Plan culturel numérique du Québec (www.culturenumerique.mcc.gouv.qc.ca)

 

Le média écrit aimerait remercier tous ceux qui nous ont soutenus au cours des années et qui contribuent à la pérennité de ses activités :

  • Culture et Communications Québec
  • Association des médias écrits communautaires du Québec (AMECQ)
  • MRC de Caniapiscau
  • Ville de Fermont
  • ArcelorMittal Exploitation Minière Canada
© Journal le Trait d'Union du Nord, Tous droits réservés.
Conception mamarmite
Nous utilisons des cookies pour vous garantir la meilleure expérience sur notre site web. Si vous continuez à utiliser ce site, nous supposerons que vous en êtes satisfait.