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Cancer Fermont

Joan se paye ta tête 2021, une réussite !

par Éric Cyr

La quatrième édition du défi Joan se paye ta tête, au profit de Cancer Fermont, s’est déroulée sur le site touristique du Camion en ville à l’entrée de la municipalité, le 6 juin 2021. Plusieurs sympathisants à la cause se sont fait couper les cheveux ou raser la barbe pour amasser des dons pour l’organisme caritatif qui vient en aide aux Fermontois et Fermontoises qui combattent le cancer et à leurs proches. Un total de près de 15 500 $ a été récolté durant cette activité annuelle de collecte de fonds fort populaire.

Bien que les contraintes sanitaires liées à la Covid-19 aient causé la suppression de plusieurs événements de collecte de fonds en 2020 et en 2021, l’adversité n’a pas modéré les ardeurs des bénévoles et des donateurs qui sont demeurés fidèles à la cause. Les participants ont récolté une somme importante de 15 477,25 $ qui contribuera à assurer la pérennité des services offerts par l’association locale dont les coffres sont moins remplis qu’à l’habitude.

Succès malgré les épreuves

Le président de la fondation, Denis Grenier, est très heureux de la participation et de la générosité des citoyens, des bénévoles, des entreprises et des organismes de la région, qui sont toujours au rendez-vous afin d’appuyer la mission de l’œuvre de bienfaisance locale. Il est de plus très fier des jeunes qui se sont inscrits à l’événement annuel. « Ça fait chaud au cœur de constater que la relève adhère à la mission de Cancer Fermont et y apporte un nouveau dynamisme. Parmi les dix participants, on comptait quatre enfants âgés de dix ans et un de douze ans. Cet événement occupe une place importante dans notre campagne de financement et en particulier cette année à cause de l’annulation de nombreuses activités de levée de fonds qui ne pourront avoir lieu à cause du contexte pandémique. Je remercie particulièrement les bénévoles qui sont le moteur de nos actions, mais aussi les donateurs qui en sont le carburant et les commanditaires qui sont solidaires. »

L’organisateur principal de l’événement de bienfaisance, Kevin Morissette, souligne avec émotion l’engagement indéfectible des participants qui ont surmonté les difficultés relatives à la pandémie et à la récente grève chez ArcelorMittal, le contexte d’insécurité ayant quelque peu freiné l’élan des bailleurs de fonds. « C’est un geste d’altruisme inspirant et motivant que de relever ce défi. Je suis très heureux de constater que les gens donnent une partie d’eux-mêmes afin d’aider leur prochain et ceux qui sont dans le besoin. La présence de plusieurs jeunes adhérents apporte un souffle novateur et une synergie nouvelle tout en contribuant à assurer une continuité pour l’avenir. Je suis très fier de tous ceux qui se sont investis à la réussite de ce mandat notamment Caroline Boudreau et Manon Bouchard. Félicitations à tous ceux qui ont prêté main forte. Nous sommes reconnaissants de votre implication communautaire et sociale. »

Merci aux participants : la coiffeuse Cynthia Henri, Carole Vuylsteke Lécuyer, Gena Beaudoin, Nicole Plourde, Jimmy Bédard, Lilyane Jeanneret, Marilou Pilon, NellyAnne Hovington, Jimmy Bédard, Benoit Samuel et son fils Izack Samuel ainsi qu’un employé de Sodexo, Rémi Martel.

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Publié le 21 juin, 2021, dans la publication : Numéro_12 Volume 39

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Publié sur le site le 17 juin 2021

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Fin de la grève chez ArcelorMittal

Contrat de travail de 4 ans sur la Côte-Nord

par Éric Cyr

À la suite de plusieurs assemblées ayant eu lieu, le 8 juin 2021, les 2500 membres de cinq sections locales du Syndicat des Métallos d’ArcelorMittal sur la Côte-Nord ont entériné, dans une très forte proportion, la seconde entente de principe négociée dans le cadre du renouvellement de leur convention collective, le 5 juin, entre leurs représentants et les dirigeants de l’entreprise minière. Cette décision met fin à la grève générale illimitée qui a été déclenchée par ces travailleurs, le 10 mai, ouvrant ainsi la porte à la reprise des activités.

« Je salue la détermination de nos membres et de leur comité de négociation. Leur unité et leur inébranlable solidarité, en pleine période de pandémie, ont fait la différence entre les premières offres reçues de l’employeur et ce nouveau contrat de travail qui profitera à toute la région. Je remercie l’ensemble des sections locales du Syndicat des Métallos au Québec pour leur solidarité envers les 2500 syndiqués de la Côte-Nord. Nos membres ont lutté pour obtenir le respect et ce message a été entendu par l’employeur », lance le coordonnateur régional des Métallos pour la région de la Côte-Nord, de la Gaspésie, du Bas-Saint-Laurent et des Îles-de-la-Madeleine, Nicolas Lapierre.

La richesse d’ici pour l’économie d’ici

Le nouveau contrat de travail est d’une durée de quatre ans. En considérant l’intégration au salaire de l’indemnité de vie chère, la nouvelle convention collective prévoit des augmentations salariales moyennes de plus de 3 % par année et des augmentations annuelles moyennes des prestations de retraite de 3,75 %. Les retraités actuels verront aussi leurs rentes être indexées de 1 à 3 %.

« Grâce à ce nouveau contrat de travail, nous estimons que les retombées économiques pour la région devraient atteindre 178 M$ pour les quatre prochaines années, soit une augmentation annuelle moyenne de 14 % dans l’apport à l’économie régionale. À travers cette lutte pour leurs conditions de travail, nos membres se sont aussi battus pour le tissu économique de la Côte-Nord et du Québec. Nous pouvons aujourd’hui être fiers de leur lutte », fait valoir le syndicaliste, Nicolas Lapierre.

La lutte des membres du Syndicat des Métallos pour que la richesse d’ici revienne à l’économie d’ici, thème du slogan rassembleur de la grève, aura porté ses fruits. En plus de voir l’employeur abandonner son projet d’horaire 14/14 pour les employés du chemin de fer à Port-Cartier, la prime nordique pour les travailleurs de Fermont grimpe de plus de 90 % pour se fixer à 1200 $ par mois en 2024, la prime de nuit augmente pour l’ensemble des salariés de 50 % et tous les travailleurs de Port-Cartier ou en navettage aérien (permanents non résidents) obtiennent la parité avec leurs collègues de Fermont en ce qui a trait au calcul des vacances.

Deux lettres d’entente s’annexant à ce nouveau contrat de travail témoignent de l’importance des gains obtenus par le Syndicat pour l’économie de la région et du Québec. La première lettre d’entente, intitulée « Contribution à la vitalité de la grande région de Port-Cartier », permet d’instaurer une prime annuelle de 1000 $ à 1200 $ pour tous les travailleurs habitant dans les localités de la Côte-Nord situées entre Baie-Trinité et Sept-Îles. La seconde permettra de créer un groupe de travail pour la mobilisation et la transformation d’ArcelorMittal. Celui-ci aura pour mandat de trouver des solutions aux nombreux enjeux évoqués par les travailleurs et leurs représentants durant la grève : le concentrateur aux installations de Mont-Wright, la santé et sécurité du travail, la main-d’œuvre et l’emploi local, la rénovation et l’entretien du parc immobilier à Fermont, les retombées économiques pour les fournisseurs locaux de biens et services, l’implication et l’initiative dans la communauté, le développement du sentiment d’appartenance, etc.

Selon la compagnie, la dernière ronde des négociations tenue en présence d’un conciliateur nommé par le ministre du Travail, de l’Emploi et de la Solidarité sociale a permis de régler les derniers points en suspens et de convenir d’un accord de principe. Le président et chef de la direction d’ArcelorMittal Exploitation minière Canada et président du comité de gestion d’ArcelorMittal Infrastructure Canada, Mapi Mobwano, qui a participé à ces derniers pourparlers confie. « Nous sommes heureux de tourner la page sur ce conflit. Les dernières semaines ont marqué un temps d’arrêt pour nous permettre de repartir ensemble sur des bases nouvelles. Nous avons hâte d’accueillir à nouveau nos employés et je les assure personnellement de mon engagement, ainsi que celui de tous les gestionnaires et membres de la direction, envers un environnement de travail sain et sécuritaire où le respect mutuel devra primer. » La minière considère que la nouvelle convention collective assurera une stabilité tant aux employés qu’à tous les partenaires d’affaires.

Dans le cadre de son projet de transformation entrepris en 2020, ArcelorMittal entend affirmer encore davantage au cours des prochaines années sa volonté d’être activement engagée dans la vitalité des communautés de Fermont et de Port-Cartier et des projets en ce sens sont déjà en cours depuis quelques mois avec les intervenants locaux.

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Publié le 21 juin, 2021, dans la publication : Numéro_12 Volume 39

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Publié sur le site le 17 juin 2021

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Entreprise d’économie solidaire

Inauguration officielle de La Brocante

par Éric Cyr

Après quelques mois de préparation, le nouveau local de la friperie La Brocante située dans le centre commercial du mur-écran de Fermont a ouvert ses portes à la population dans le cadre d’une cérémonie officielle présidée par l’évêque du diocèse de Baie-Comeau, Mgr Jean-Pierre Blais, qui a procédé à la coupe du ruban suivie d’un discours, du dévoilement d’une plaque et de la bénédiction de l’endroit en compagnie de l’abbé Jimmy Delalin et de bénévoles venus assister à l’événement.

Mgr Blais a fait l’éloge du travail de bénévolat qui a mené à la concrétisation de cette initiative rassembleuse pour la collectivité et a également parlé de l’importance, pour les paroisses, de ne pas se consacrer uniquement à la vie sacramentelle, mais aussi de s’ouvrir à la dimension sociale.

Partage

« Il y a des familles qui ont des objets à offrir et d’autres qui leur trouvent une utilité. C’est un service inspiré du partage, une œuvre qui aide à la fois les citoyens et la paroisse et qui répond à une nécessité tout en donnant une seconde vie à des objets réutilisables, ce qui est aussi favorable à l’environnement. Il s’agit de s’occuper de la personne considérée dans son ensemble et de ses besoins particuliers, de placer la personne dans son dénuement humain au cœur de nos préoccupations dans une formule de charité pour tous », confie l’ecclésiastique qui remercie les différents partenaires du milieu qui ont collaboré à la réussite de cette entreprise notamment la MRC de Caniapiscau, Les Placements Monfer, la loge des Moose, le Syndicat des Métallos, Panoramique52 et Andrée-Anne Cormier, ainsi que les bénévoles qui se sont investis dans la démarche entre autres le président des marguilliers du conseil de la fabrique de la paroisse La Résurrection de Fermont, Guy Kouam, Alain Bouchard, qui a réalisé de nombreux travaux, la famille Truchon, Marilou Morin-Lévesque, Nancy Hardy et Micheline Lepage, sans qui le projet n’aurait pas abouti.

Donner au suivant

Pour M. Bouchard, qui s’est impliqué dans la rénovation du local depuis le début, il s’agit de donner au suivant dans un concept d’entraide.

« J’ai vécu des problèmes de santé importants qui m’ont ébranlé durant un certain temps et, en plus des soins de santé que j’ai reçus localement et du volet spirituel que je retrouvais à l’église, j’ai obtenu une aide précieuse d’un organisme caritatif, Cancer Fermont, qui m’a beaucoup épaulé durant cette période difficile, ce qui m’a redonné espoir et m’a permis de reprendre courage alors quand j’ai repris des forces et retrouvé une certaine énergie, j’ai décidé à mon tour de redonner à la communauté en m’employant à aider mon prochain et j’ai jugé que cette cause qui rejoint mes valeurs était une belle occasion de témoigner ma gratitude et ma reconnaissance pour le milieu fermontois et les gens qui le composent. »

La responsable de La Brocante, Micheline Lepage, remercie Carmen Jenniss qui l’a précédée durant 15 ans et vous invite à venir la rencontrer. L’horaire est du mardi au jeudi de 13 h 30 à 16 h 30.

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Publié le 7 juin, 2021, dans la publication : Numéro_11 Volume 39

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Publié sur le site le 7 juin 2021

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ArcelorMittal

Des négociations au point mort

par Éric Cyr

Une rencontre virtuelle visant à expliquer les revendications et les doléances des travailleurs ainsi que les motifs ayant mené au conflit de travail, déclenché le 10 mai 2021, s’est tenue entre la haute direction d’ArcelorMittal et les comités de négociation du Syndicat des Métallos, le 14 mai dernier. Le président de la multinationale, Lakshmi Mittal, et le président et chef de la direction de la division d’exploitation minière de l’entreprise au Canada, Mapi Mobwano, ont assisté à cet entretien qui ne se voulait pas une tribune de négociation, mais qui a cependant semé l’espoir d’un dialogue constructif.

Quatre jours plus tard, le conciliateur convoquait les belligérants à un retour à la table de négociation. Les premiers pourparlers officiels depuis le début de la grève se sont donc déroulés, le 20 mai, à Sept-Îles. La conjoncture n’a malheureusement pas donné de résultats concluants et les négociations ont rapidement achoppé. Force est de constater que la partie patronale et la partie syndicale sont encore loin d’un compromis. L’impasse demeure puisque cet exercice n’a pas permis d’en arriver à un dénouement.

« La séance a permis de constater de façon évidente qu’il n’y a pas de terrain d’entente possible à l’heure actuelle. La grève se poursuit donc dans l’ensemble des installations d’ArcelorMittal à Fermont, à Fire Lake et à Port-Cartier. Nous ne succomberons pas au chant des sirènes », confie le coordonnateur du Syndicat des Métallos pour la Côte-Nord, Nicolas Lapierre, qui explique de façon métaphorique qu’avant d’en venir à un accord, il faudrait au préalable évoluer sur la même patinoire et qu’avant d’attacher les lacets des bottines, il faut défaire les nœuds. Selon les Métallos, les principaux points en litige concernent les assurances, les primes, le régime de retraite, les salaires et l’horaire de travail de 14 jours consécutifs, suivis de 14 jours de congé, inspiré du système de navettage aérien des travailleurs qui favorise l’exode à l’extérieur de la Côte-Nord.

La directrice des communications d’ArcelorMittal Exploitation minière Canada, Annie Paré, juge que rien ne permet de croire à un retour à la table de négociation puisqu’il n’y a eu aucune évolution depuis la rencontre. Mme Paré explique que l’entreprise minière se prépare à un conflit qui pourrait se prolonger.

« Malgré tous nos efforts, nous n’avons pas été en mesure de trouver un terrain d’entente avec le Syndicat des Métallos. Nous avons tendu la main pour faire évoluer la conversation, mais ne pouvions malheureusement pas poursuivre les discussions dans un contexte où la partie syndicale refuse de négocier et maintient une position de « tout ou rien » sans démontrer d’ouverture. Nous avons donc interrompu les négociations pour le moment. Considérant l’impact majeur à divers niveaux sur tous nos employés, qu’ils soient syndiqués ou cadres, et sur la communauté dans son ensemble, cette situation ne profite à personne. Nous demeurons disposés à négocier, de façon raisonnable, constructive et ouverte. »

Le conciliateur a convoqué les deux parties à la table de négociation, le 3 juin. Le président et chef de la direction d’ArcelorMittal Exploitation minière Canada et président du comité de gestion d’ArcelorMittal Infrastructure Canada, Mapi Mobwano, y prendra part.

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Publié le 7 juin, 2021, dans la publication : Numéro_11 Volume 39

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Publié sur le site le 7 juin 2021

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Mine de fer du Lac Bloom

Entente de principe entre les Métallos et MFQ

par Éric Cyr

Source photo : MFQ

Une entente de principe a été conclue, le 24 mai 2021, entre le comité de négociation de la section locale 9996 du Syndicat des Métallos et Minerai de fer Québec (MFQ), une filiale de Champion Iron, qui exploite la mine de fer du Lac Bloom située à proximité de Fermont.

L’unité locale 9996 du Syndicat des Métallos représente près de 390 travailleurs de l’entreprise MFQ. Après une soixantaine de rencontres de discussions échelonnées sur une période de six mois, les parties patronale et syndicale se sont entendues sur les grands enjeux du renouvellement de la convention collective des employés syndiqués. À la suite des pourparlers, le comité de négociation de ce bureau syndical suggère à ses membres de se rallier à l’option négociée. Les représentants syndicaux jugent l’entente digne d’être entérinée et préconisent son acceptation.

Contexte favorable

Le contexte actuel est très différent de celui qui régnait lors de la première convention collective qui avait été négociée à l’époque avec le promoteur du site minier, la société de développement Champion. Les travailleurs avaient alors laissé une certaine marge de manœuvre à l’employeur afin de permettre une relance des activités minières. Le porte-parole syndical, Dany Maltais, considère que l’entente est ciblée sur les besoins des membres et respecte ce que l’employeur est en mesure d’accorder. Il estime que le moment est actuellement opportun puisque le prix du fer est en constante progression et que l’entreprise, en excellente posture financière, envisage même de doubler sa production.

« L’entente de principe est à la satisfaction du comité de négociation. On recommandera fortement aux membres de l’adopter lors des assemblées générales. Nous travaillons maintenant à l’organisation d’assemblées générales dans les plus brefs délais ».

M. Maltais est à l’aise avec le contenu de l’accord de principe qui répond selon lui aux attentes des syndiqués et croit qu’il obtiendra leur assentiment. L’entente sera d’abord présentée et expliquée aux membres lors d’assemblées générales prévues à la fin juin et ceux-ci pourront par la suite se prononcer à son sujet dans le cadre d’un vote. La nouvelle convention collective ne pourra être adoptée qu’à la suite d’un résultat favorable lors du scrutin. MFQ ne souhaite pas faire de commentaires avant le résultat du suffrage.

C’est la seconde convention collective à être négociée depuis que MFQ a entrepris le redémarrage des installations et repris l’exploitation de la mine du Lac Bloom, en 2018, succédant ainsi à Cliffs Natural Resources après sa faillite.

Le complexe minier de MFQ poursuit sa progression et est actuellement en phase d’expansion avec pour objectif de doubler sa capacité d’extraction qui passerait à une production annuelle de 15 millions de tonnes de minerai de fer. Cette démarche est appuyée par de solides paramètres économiques actuels relatifs au marché du fer, son champ d’expertise.

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Publié le 7 juin, 2021, dans la publication : Numéro_11 Volume 39

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Publié sur le site le 7 juin 2021

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ArcelorMittal

La grève est déclenchée…

par Éric Cyr

Événement annonciateur de la grève à venir chez ArcelorMittal sur la Côte-Nord du Québec, un rassemblement regroupant plusieurs centaines d’employés de la minière s’est tenu en avant de l’attraction touristique « le camion en ville » à l’entrée de Fermont, le 10 mai dernier, avant même la publication des résultats du vote des membres du Syndicat des Métallos au sujet de l’offre finale de l’entreprise. Des travailleurs gonflés à bloc, parfois accompagnés de membres de leurs familles, scandaient des cris de ralliement sur des airs de solidarité.

Le verdict est tombé peu après, un rejet très fortement majoritaire de l’offre patronale oscillant de 97 % à 99,6 % dans les cinq accréditations syndicales des Métallos représentant 2500 employés d’ArcelorMittal sur la Côte-Nord. C’est avec pour slogan « Les ressources d’ici pour l’économie d’ici » que le déclenchement de la grève générale illimitée s’en est suivi pour les syndiqués de l’entreprise dans l’ensemble de ses installations nord-côtières incluant les bureaux, la mine, le chemin de fer, l’usine de bouletage et le port.

Refus sans équivoque

Lors d’assemblées qui se sont déroulées durant cette même journée, les travailleurs syndiqués de la multinationale sur la Côte-Nord ont écarté presque à l’unanimité la proposition définitive de leur employeur, sonnant ainsi le glas des négociations et l’appel du clairon avant le piquetage qui a commencé durant la soirée. Des piquets de grève ont rapidement été érigés en permanence devant les installations de la compagnie sur le site des mines de fer du Mont-Wright et de Fire Lake ainsi qu’à Port-Cartier.

« L’employeur n’a pas su saisir l’occasion qui aurait pu éviter un conflit. La conjoncture est excellente, le prix du fer atteint actuellement des sommets historiques inégalés. Cette ressource naturelle est ici. Une portion de la richesse doit donc rester dans la région, demeurer au Québec, contribuer à faire tourner l’économie régionale plutôt que de se retrouver dans les poches des actionnaires à Londres », fait valoir le coordonnateur des Métallos pour la Côte-Nord, Nicolas Lapierre.

Le directeur québécois du Syndicat des Métallos, Dominic Lemieux, rappelle que des communautés entières sont organisées autour des activités de cette minière, autant à Fermont qu’à Port-Cartier. « Il y a des salaires, des conditions de travail et des primes en jeu. Mais il est aussi question du respect que cette multinationale devrait avoir pour les travailleurs et les travailleuses qui lui permettent d’engranger de généreux profits. La multinationale a beaucoup pressé le citron. Elle doit faire preuve de davantage de respect pour ceux qui concrétisent ses profits », souligne le syndicaliste.

Des promesses non tenues

Les sections locales 5778, 6869, 8664, 7401 et 7401-FP représentant 2500 travailleurs, soit la vaste majorité de la main-d’œuvre de la compagnie ArcelorMittal à Port-Cartier, Fermont et Fire Lake sur la Côte-Nord réclament notamment de leur employeur, qui profite d’un prix du fer très lucratif, une amélioration des conditions de travail, un meilleur respect et davantage sur le plan des salaires et des retraites, ainsi qu’au chapitre des primes pour la vie en territoire nordique. Des promesses faites lors des négociations de 2017 et restées sans suite ont aussi creusé l’amertume des syndiqués, entre autres quant à la salubrité de certains campements et de certains aliments servis aux travailleurs.

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Publié le 24 mai, 2021, dans la publication : Numéro_10 Volume 39

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Publié sur le site le 25 mai 2021

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Convention collective

Les Métallos et ArcelorMittal dans l’arène

par Éric Cyr

Après la rupture des négociations entre le Syndicat des Métallos et ArcelorMittal Mines Canada au sujet du renouvellement de la convention collective de ses 2500 employés à Port-Cartier, à Fire Lake et à Fermont, le ministère du Travail a nommé, à la demande du syndicat, un conciliateur afin de tenter de raviver les discussions, le 12 avril dernier. Finalement, les deux partis ont par la suite convenu d’une entente de principe à être présentée aux syndiqués avant que la tension ne monte d’un cran.Après la rupture des négociations entre le Syndicat des Métallos et ArcelorMittal Mines Canada au sujet du renouvellement de la convention collective de ses 2500 employés à Port-Cartier, à Fire Lake et à Fermont, le ministère du Travail a nommé, à la demande du syndicat, un conciliateur afin de tenter de raviver les discussions, le 12 avril dernier. Finalement, les deux partis ont par la suite convenu d’une entente de principe à être présentée aux syndiqués avant que la tension ne monte d’un cran.

Objet principal de la discorde survenue par la suite, ArcelorMittal a dévoilé dans un communiqué de presse envoyé aux médias des informations, dont certaines contestées par des syndiqués, au sujet de cet accord de principe, qui n’avait pas encore été entériné par les membres du syndicat, ce qui a grandement déplu aux représentants syndicaux qui se sont insurgés contre cette façon de faire peu orthodoxe qui a semé la bisbille alors qu’un millier de travailleurs, principalement à Port-Cartier, avait déjà voté. Des réactions de syndiqués, qui n’avaient pas encore eu la chance de se prononcer sur la question par voie de scrutin, n’ont pas tardé sur les réseaux sociaux déplorant la méthode peu respectueuse de leur employeur. Le coordonnateur régional des Métallos pour l’Est-du-Québec, Nicolas Lapierre, irrité de la sortie publique de la minière a déclaré :

« Je suis extrêmement déçu et indigné de l’attitude de la partie patronale. C’est inacceptable que l’employeur tente de négocier sur la place publique. Le respect, ça ne s’achète pas ! Ce n’est pas une question d’argent. »

Rejet fortement majoritaire

Cette démarche inusitée de la part d’ArcelorMittal alors que le prix du fer atteint des sommets inégalés et que les minières engrangent des profits phénoménaux semble avoir été la goutte d’eau qui a fait déborder le vase laissant présager un conflit imminent. Les syndiqués se sont finalement prononcés massivement en défaveur du contenu de l’offre patronale qui a été écartée dans une très forte proportion oscillant de 81 % à 99 % pour un taux de participation au scrutin variant de 82 à 98 %. Les résultats du vote des différentes sections syndicales nord-côtières locales ont été dévoilés le 30 avril : section 5778 : rejet à 99 %, section 6869 : rejet à 97 %, section 8664 : rejet à 81 %, section 7401 Nord : rejet à 99 % et section 7401 Sud : rejet à 94 %. À la suite de l’expression sans équivoque de ce refus, le syndicaliste Nicolas Lapierre, confie : « Nos membres se sont prononcés lors des assemblées et lors du scrutin et leur message est très clair. La proposition qui leur a été présentée est loin d’être à la hauteur et ne répond pas à leurs exigences. Ils méritent beaucoup mieux. Nous avons dorénavant en main un mandat de grève fort à exercer au moment jugé opportun et nous espérons que l’employeur saura répondre favorablement à leurs aspirations et à leurs attentes. »

Reprise des négociations

Au moment de mettre sous presse, les négociations avaient repris de façon virtuelle sur une plateforme numérique, le 4 mai dernier, en présence d’un conciliateur.

 

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Publié le 10 mai, 2021, dans la publication : Numéro_09 Volume 39

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Publié sur le site le 10 mai 2021

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Pandémie

Autre retour en zone orange pour la Côte-Nord

par Éric Cyr

La Côte-Nord ne sera pas restée longtemps en zone jaune puisqu’elle est repassée en zone orange, le 14 avril dernier. Le jeu du yoyo et des changements d’orientation se poursuit avec l’apparition du nouveau variant britannique qui vient changer la donne. Des nouveautés s’ajoutent à ce palier d’alerte soit le port du masque dans tous les milieux de travail.

Fermont et Schefferville ne sont pas épargnés et suivent la cadence. À Schefferville, un cas de Covid-19 a été déclaré à Matimekush-Lac John (Innus) et les autorités sanitaires de cette communauté autochtone tout comme celle de Kawawachikamach (Naskapis) ont durci leurs consignes sanitaires. De nombreux services publics ont fermé et les déplacements entre les deux communautés ont été interdits pour une durée de deux semaines.

Une augmentation importante du dépistage effectué à Fermont s’est aussi produite, à la mi-avril, à la suite d’une éclosion en milieu de travail comptant quatorze cas véhiculés par des travailleurs de l’extérieur liés à un entrepreneur employé par la minière ArcelorMittal. Chez Minerai de fer Québec (MFQ), il n’y a eu qu’un employé lié à l’entrepreneur en question qui a été testé non négatif au laboratoire de MFQ qui n’a pour sa part pas eu d’éclosion depuis janvier dernier et lorsque celle-ci est survenue, elle avait été contrôlée rapidement grâce au laboratoire de la minière sur place. La direction de la Santé publique de la Côte-Nord, qui considère que le risque de contamination communautaire est faible, a tout de même recommandé aux personnes qui ont fréquenté le Pub Le Réphil, le resto-bar Le Zonix et Le bar La Fer-Tek d’aller passer un test de dépistage.

La Santé publique a mentionné effectuer des suivis réguliers avec les entreprises visées afin de prévenir la transmission du virus dans la communauté et a indiqué que la Commission des normes, de l’équité, de la santé et de la sécurité du travail (CNESST) suivait aussi ces dossiers de près.

Le Centre intégré de santé et de services sociaux (CISSS) de la Côte-Nord a confirmé que davantage de tests de dépistage ont été effectués dans la région en lien avec la hausse des cas de Covid-19 sur le territoire nord-côtier. Le nouveau directeur de la Santé publique de la Côte-Nord, le Dr Richard Fachehoun encourage d’ailleurs la population à aller passer un test dès l’apparition des symptômes liés au coronavirus.

ArcelorMittal n’a pas accès à un laboratoire localement et utilise plutôt des lots de tests de dépistage rapide de la Covid-19 qui lui ont été offerts par le ministère de la Santé et des Services sociaux du Québec. La directrice des communications chez ArcelorMittal Exploitation minière Canada s.e.n.c., Annie Paré explique : « Nous n’avons pas créé de laboratoire parce que cela n’est pas nécessaire pour pouvoir utiliser ces tests. Par ailleurs, les critères pour l’utilisation de ces tests, sur une base volontaire, sont ceux établis par la direction régionale de Santé publique et le tout sera mis en œuvre d’ici peu. Cette mesure additionnelle de prévention s’ajoute à toutes celles qui sont déjà en place dans le but de protéger nos employés et la population, et mettre fin dès que possible à cette pandémie. » MFQ dispose pour sa part d’un laboratoire à ses installations et le vice-président relations investisseurs chez MFQ, Michael Marcotte affirme que : « Chaque travailleur qui arrive sur le site de la mine doit se soumettre à un test de dépistage de la Covid-19. Advenant un résultat non négatif, le travailleur est placé en isolement temporaire. L’objectif de notre laboratoire est de limiter la propagation du virus afin de protéger nos employés et les membres des communautés de la région. »

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Publié le 26 avril, 2021, dans la publication : Numéro_08 Volume 39

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Publié sur le site le 26 avril 2021

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Négociations syndicales

Première grève pour les enseignants

par Éric Cyr

Dans le but de faire avancer les discussions qui n’ont toujours pas donné de résultats satisfaisants aux tables de négociation, les enseignantes et enseignants du Syndicat de l’enseignement de la région du Fer-CSQ (SERF-CSQ), de concert avec les syndicats de la Fédération des syndicats de l’enseignement (FSE-CSQ) et de l’Association provinciale des enseignantes et enseignants du Québec (APEQ-QPAT), ont exercé́, le 14 avril dernier, leur droit de grève légale de courte durée. Celle-ci se tenait jusqu’à 9 h 30, après quoi les professeurs étaient de retour au travail.

Cette grève visait tous les secteurs d’enseignement : le préscolaire et le primaire, le secondaire, la formation professionnelle et la formation générale des adultes des centres de services scolaires du Fer, du Littoral et de la Moyenne-Côte-Nord. À Fermont, le personnel enseignant a manifesté à trois endroits soit à l’entrée des écoles, à la sortie des écoles et en avant des logements de la Commission scolaire du Fer.

« Les enseignants, exaspérés, épuisés et à bout de ressources, veulent exprimer leur ras-le-bol, mais ils ont voulu limiter les conséquences sur les élèves, tout en faisant pression sur les administrations scolaires. Nous voulons maintenant que le gouvernement entende le cri du cœur des enseignants. Ils ont besoin d’une démonstration claire qu’il les soutient et les reconnaît dans leur tâche, parce qu’ils n’en peuvent plus de tenir l’école à bout de bras. Il faut que le gouvernement passe de la parole aux actes », a fait savoir la présidente du SERF-CSQ, Monica Chiasson.

Deuxième mouvement de grève

Afin de faire avancer les négociations et d’atteindre les priorités fixées par les 73 000 enseignantes et enseignants qu’elles représentent, la FSE-CSQ et l’APEQ-QPAT ont annoncé, le 16 avril, la tenue d’une seconde action de grève légale, le 27 avril de 14 h 45 à 17 h. Cette grève vise également tous les secteurs d’enseignement. Conformément au mandat accordé à la FSE-CSQ et à l’APEQ de tenir des grèves innovantes, cette façon de faire a comme objectif de perturber l’administration scolaire, tout en minimisant les répercussions sur les services éducatifs. Les organisations syndicales ont en main un mandat de grève allant jusqu’à l’équivalent de cinq jours, à exercer au moment jugé opportun.

« Depuis l’annonce de la tenue de notre première action de grève, force est de constater que les travaux ont progressé aux tables de négociation, mais ce qui s’y trouve est encore insuffisant pour répondre aux demandes prioritaires exprimées par les enseignants que nous représentons. Nous pensons qu’avec la volonté politique nécessaire, nous pourrions avancer vers une entente qui permette d’attirer des enseignants vers notre profession, mais aussi de les retenir en poste », a signifié la présidente de la FSE-CSQ, Josée Scalabrini.

Pour la présidente de l’APEQ, Heidi Yetman, « Le gouvernement a certes fait un bout de chemin, mais il faudra en faire plus, car la profession enseignante est en crise. Les enseignants sont épuisés et veulent une véritable reconnaissance de leur travail, ainsi que des changements qui améliorent significativement leur quotidien. Quand on valorise l’éducation, on prend soin de celles et ceux qui y travaillent tous les jours. Le gouvernement a voulu négocier malgré la pandémie, alors qu’il nous entende maintenant ».

Les enseignantes et enseignants du Québec sont sans contrat de travail depuis plus d’un. C’est le gouvernement Legault qui a voulu poursuivre les négociations malgré́ le contexte de la pandémie. Le personnel enseignant réclame des améliorations significatives dans son quotidien, notamment par une meilleure composition des classes et des ajouts de services, un allègement de la tâche, de meilleurs salaires et moins de précarité́.

Sur la photo : le personnel enseignant fermontois s’est rejoint à l’entrée principale des écoles afin de manifester. Quelques autres représentants syndicaux notamment des Métallos se sont déplacés afin de les appuyer.

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Publié le 26 avril, 2021, dans la publication : Numéro_08 Volume 39

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Publié sur le site le 26 avril 2021

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Monde télévisuel

La maison de production Zone3 à Fermont

par Éric Cyr

Source photo : Zone3

Une équipe de tournage de l’entreprise montréalaise d’idéation et de production de contenu Zone3 était de passage à Fermont, du 16 au 25 mars 2021, dans le cadre d’une captation d’images pour le scénario d’une série documentaire télévisée de dix épisodes d’une durée de trente minutes chacun qui sera diffusée sur la chaîne de télévision Canal D à l’hiver 2022.

Solidement enraciné au Québec, Zone3 concentre ses activités dans deux grands secteurs : la production télévisuelle et la production audiovisuelle pour Internet. L’objectif du filmage est de présenter des travailleurs de différents métiers, mais aussi de montrer plusieurs saisons et quelques activités récréatives dans une ville nordique comme la motoneige et la pêche à la mouche. Le réalisateur, Louis Asselin, qui se spécialise surtout dans les séries documentaires d’observation, était accompagné des pigistes et collaborateurs de longue date, le directeur photo et caméraman, Guillaume Roy-Messier et le preneur de son, Vincent Beauchesne. Il explique que ce déplacement local sera suivi de deux autres, dont le prochain se fera du 12 au 26 avril, afin de finaliser le projet qui aura totalisé à terme 25 jours de tournage dans la municipalité sise sous le 53e parallèle. M. Asselin confie :

« J’ai été approché par la productrice de Zone3, Martine Arsenault en début d’année et comme j’ai entendu parler de Fermont depuis ma plus tendre jeunesse, j’ai accepté. Ce lieu quelque peu mythique frappe l’imaginaire et j’avais envie de le découvrir et de mieux le faire connaître. »

De la ville à la lune…

Adepte de plein air, M. Asselin, qui a une formation en cinéma et en communications à l’Université du Québec à Montréal (UQAM) et qui œuvre depuis une décennie dans le milieu de la télévision, a été impressionné par l’immensité du territoire. « J’ai fait de belles rencontres et j’ai été ravi de l’accueil très chaleureux des gens qui vivent dans cette communauté tissée serrée et qui sont très serviables. En apercevant la mine de fer du Mont-Wright, j’avais l’impression d’être sur une autre planète. J’ai été émerveillé par ce qui pourrait s’apparenter à un paysage lunaire. Durant notre première visite, nous avons commencé la prise de vues et j’ai eu l’occasion de discuter avec les personnages que nous souhaitons mettre en lumière. J’ai hâte de revenir à Fermont pour continuer à effectuer le travail sur le terrain qui est primordial au montage en studio. »

Louis Asselin a notamment participé à des séries documentaires présentées à Télé-Québec soit De garde 24/7, qui plonge dans l’univers professionnel captivant de médecins et du personnel soignant de l’hôpital Maisonneuve-Rosemont de Montréal, Nos élus, qui fait découvrir le travail de femmes et d’hommes élus à l’Assemblée nationale du Québec et de membres de différents partis politiques ainsi qu’au magazine social Banc public, animé par Guylaine Tremblay, qui explore des histoires profondément humaines et des enjeux de société qui touchent tout le monde.

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Publié le 12 avril, 2021, dans la publication : Numéro_07 Volume 39

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Publié sur le site le 12 avril 2021

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Négociations

L’ACDQ souligne avec ironie un triste sixième anniversaire

par Éric Cyr

Sur la photo, le président de l’ACDQ, Carl Tremblay, accompagné de la fée des dents devant l’Assemblée nationale à Québec

Cela a fait six ans, le 31 mars dernier, qu’est échue l’entente entre le ministère de la Santé et des Services sociaux (MSSS) et l’Association des chirurgiens-dentistes du Québec (ACDQ). Afin de marquer cet événement, l’Association a fait appel à la fée des dents, déclarée « service essentiel » durant la pandémie par le premier ministre Legault, pour l’aider à passer leur message au gouvernement et aux médias présents sur la colline parlementaire à Québec.

Le président de l’ACDQ, le docteur en médecine dentaire Carl Tremblay, considère que l’évolution des négociations tourne en rond depuis 2017 et juge la situation déplorable. « Il est temps que ça cesse ! C’est pour cette raison que nous profiterons du mois de la santé buccodentaire pour faire parler de nous et proposer des moyens de pression. » Cette visite vise à souligner le sixième anniversaire de l’échéance de l’entente liant le gouvernement du Québec aux dentistes qui exercent partout sur le territoire québécois.

Selon le dentiste Bernard Jolicoeur, qui a consacré toute sa vie professionnelle au service des communautés nordiques depuis 1985 et qui a longtemps exercé sa profession à temps plein à Fermont, soit de 1989 à 2013, et qui y revient régulièrement depuis ce temps à titre de dentiste-remplaçant quand les dentistes permanents prennent congé :

« Pour les dentistes en exercice privé au « sud » cela signifie que les tarifs qu’ils reçoivent pour des soins couverts par le service public couvrent à peine leurs frais d’exploitation. » Ce dernier explique, à titre d’exemple, qu’il leur reste à peu près 3 $ de profit pour une extraction dentaire une fois les frais d’exploitation de leurs cabinets pris en compte.

Régions éloignées et isolées

Pour les dentistes des communautés nordiques comme Fermont, mais aussi tout le Nunavik, la Baie-James et la Basse-Côte-Nord, la pratique privée n’existe pas et les dentistes sont rémunérés sous forme d’honoraires fixes ou au taux horaire et dans tous les cas, ces montants sont négociés dans l’entente gouvernementale. Le problème est qu’avec des tarifs négociés pour quatre ans, il y a maintenant dix ans, ces régions éloignées et isolées ne sont plus compétitives et le recrutement dans le Nord devient de plus en plus difficile. Actuellement, il y a plusieurs postes de dentistes permanents à plein temps qui ne trouvent pas preneurs, aussi bien au Nunavik qu’en Basse-Côte-Nord à Schefferville ou ici même à Fermont.

« Ce n’est guère mieux pour les dentistes-remplaçants, comme moi-même, qui prennent le relais quand les réguliers sont en vacances. Tous les remplaçants sont payés à l’échelon 1 (celui des débutants) et pour vous donner une idée de la couverture des frais de voyage, une nuitée d’hôtel/motel sur la route entre Québec et Fermont est remboursée à seulement 79 $. C’est le tarif prévu à l’entente des dentistes; or nous sommes en 2021. Imaginez-vous. Ça fait six ans depuis que l’entente est échue ! » s’indigne M. Jolicoeur qui poursuit : « J’ai écrit deux fois à la députée de Duplessis, Lorraine Richard, afin de l’inciter à dénoncer cette situation à son collègue député et ministre de la Santé, Christian Dubé. Je vous confie ma déception de ne pas avoir reçu d’appui concret ou significatif de sa part. Il est navrant d’élire à répétition une députée qui ne se préoccupe pas davantage des enjeux locaux des communautés nordiques. »

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Publié le 12 avril, 2021, dans la publication : Numéro_07 Volume 39

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Publié sur le site le 12 avril 2021

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Production maraîchère

Un pas de plus pour La gourmande

par Éric Cyr

Source photo : Pousse partout!

Une consultation publique au sujet d’un projet de production maraîchère s’est tenue au Centre multifonctionnel Cliffs à Fermont, le 29 mars dernier. Une vingtaine de résidents a assisté à la rencontre organisée par le Service d’urbanisme de la Ville de Fermont. Dans le cadre de cet échange, La gourmande coopérative de solidarité, qui souhaite concrétiser cette démarche, a exposé les détails du projet incluant les différentes options envisagées et l’endroit proposé pour son implantation.

Selon la préposée à l’aménagement du territoire et à l’urbanisme de la MRC de Caniapiscau, Isabelle Boudreau, cet exercice est une étape nécessaire afin de tâter le pouls de la population et de noter les commentaires et les préoccupations des gens afin de les transmettre au conseil municipal. Les citoyens sur place ont pu assister à une présentation les renseignant sur les visées de cette offre agroalimentaire qui comprendrait une serre, un jardin en permaculture, des tunnels-chenille et un tunnel permanent et dont l’emplacement suggéré est le parc des Épinettes à proximité de la rue Monseigneur Labrie.

Intérêt et optimisme

La présidente de l’organisme, Marilou Morin-Lévesque, qualifie la rencontre de constructive. « Je suis reconnaissante envers les personnes qui ont pris le temps de se déplacer, de participer à la consultation et de s’exprimer de manière respectueuse. Nous avons beaucoup de considération pour leurs préoccupations et nous souhaitons les apaiser. Nous mettons sur pied un projet par la communauté et pour la communauté et donc tous les commentaires et toutes les suggestions sont accueillis favorablement. Nous sommes très touchés par l’engouement suscité par cette initiative et par les encouragements des participants. » Mme Morin-Lévesque explique que si tout se déroule bien, à la suite de l’obtention d’un lieu et du financement, les travaux de préparation du terrain pourraient commencer dès cet automne alors que la finalisation de l’installation pourrait se terminer au printemps 2022. « En principe, le rapport de consultation devrait être déposé à la mairie, le 12 avril. Nous souhaitons que le conseil municipal prenne une décision afin que le Service d’urbanisme de la Ville de Fermont, assuré par la MRC, procède par la suite aux travaux relatifs aux modifications du règlement de zonage. »

Les responsables de La gourmande, dont la valeur la plus importante est l’écoresponsabilité (le respect de l’environnement), précisent vouloir préserver ce milieu naturel riche et précieux :

« Nous voulons prendre soin du parc, le rendre plus chaleureux et attrayant en permettant à la population d’en profiter pleinement. La coupe d’arbres sera minime; nous avons besoin de ces végétaux pour bloquer le vent, nourrir et protéger le sol, embellir le site et fournir des aliments forestiers. Nous avons à cœur la préservation de l’habitat en place et son utilisation dans le plus grand respect pour l’environnement. »

Ces derniers ont expliqué que le site n’empiètera pas sur les pistes cyclables et qu’aucune clôture ne sera érigée « Il n’y aura aucune clôture. Les enfants pourront donc poursuivre leurs jeux dans le parc et même venir y jardiner. »

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Publié le 12 avril, 2021, dans la publication : Numéro_07 Volume 39

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Publié sur le site le 12 avril 2021

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De l’Europe vers Fermont

Une enseignante britannique fait son nid

par Éric Cyr

Le Royaume-Uni évoque des images comme la monarchie, la rose Tudor, le rituel du thé anglais, le palais de Buckingham, le pont suspendu de Londres ou le Brexit, mais pour certains Fermontois c’est plutôt une jeune assistante en enseignement, qui a participé à un échange international dans le cadre duquel elle a abouti dans la ville minière nordique, qui vient à l’esprit.

Globe-trotter

Originaire de Sandbach à proximité de Manchester dans le nord-ouest de l’Angleterre, Rhianna Stenson a étudié les langues, les relations publiques et le journalisme à l’Université de Newcastle avant de prendre part à une permutation à l’étranger dans un pays francophone. La femme de 23 ans qui adore la nature, les activités en plein air et le ski alpin a choisi le Québec comme destination. « J’ai beaucoup voyagé notamment au Canada à Revelstoke en Colombie-Britannique et au lac Louise en Alberta, ainsi qu’aux États-Unis, en Australie et en Inde, et dans la chaîne de montagnes de l’Himalaya où j’ai participé à un projet de construction d’une école, une expérience gratifiante. J’ai aussi travaillé en France dans une station de ski à Morzine dans les Alpes près de la frontière suisse. J’adore découvrir d’autres cultures, c’est excitant », confie celle qui a enseigné localement l’anglais au primaire et au secondaire dans le cadre d’un stage l’an passé et qui récidive cette année à l’école des Découvertes dans le cadre du même programme.

« Je suis tombée amoureuse de Fermont et du Québec. J’ai visité Québec, Montréal, et fait le tour de la Gaspésie durant l’été. Je me suis fait beaucoup d’amis. Je m’ennuie parfois de ma famille, mais j’aime ma vie ici. Je vais à des chalets en motoneige, j’ai fait une promenade en traîneau à chiens », explique la jeune enseignante qui termine actuellement son baccalauréat en ligne et doit se lever très tôt à cause du décalage horaire afin de suivre ses cours à distance.

«God save the queen !»

Rhianna Stenson, qui songe éventuellement à faire une demande de citoyenneté canadienne, ne s’attendait pas qu’elle aimerait autant son expérience dans le Nord québécois. En fait, elle était un peu réticente quand elle a appris qu’elle serait envoyée à Fermont à proximité du Labrador. Elle aime bien l’hiver, mais après avoir effectué une recherche sur Google, elle trouvait l’endroit quelque peu éloigné et s’imaginait qu’on l’envoyait dans une sorte de Sibérie lointaine. Elle a constaté avec un certain recul que le froid n’est pas si mordant. Quelle ne fut pas sa surprise de recevoir un accueil chaleureux, d’y découvrir des gens sympathiques et un mode de vie calme et paisible en plus d’y rencontrer en prime son copain qui travaille dans le domaine minier. Afin de captiver l’attention des élèves et de stimuler leur intérêt, cette dernière utilise parfois une méthode pédagogique particulière inspirée d’une sorte de flegme britannique teinté d’humour. « J’ai fait une blague aux enfants en leur faisant croire que la reine d’Angleterre est ma grand-mère. Le lendemain, ils m’ont demandé si c’était vraiment le cas », conclut-elle en riant.

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Publié le 29 mars, 2021, dans la publication : Numéro_06 Volume 39

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Publié sur le site le 29 mars 2021

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Taïga Carnaval

Une décennie bien remplie !

par Éric Cyr

Source photo : Jocelyn Blanchette

La pandémie n’aura pas freiné les organisateurs de la dixième édition du Taïga Carnaval de Fermont qui ont fait le pari de la tenue de cet événement annuel d’envergure, du 16 au 21 mars 2021, malgré les nombreuses incertitudes et les nécessaires adaptations liées aux mesures sanitaires changeantes de la Santé publique. Il faut dire que plusieurs concepts innovateurs ont été présentés durant cette manifestation culturelle et sportive annuelle au cours des années, dont une première mondiale, la fameuse course de souffleuses qui a fait le tour des réseaux sociaux.

Un carnaval qui fait bouger

Ce fut toute une gageure pour les organisateurs d’offrir à la population des activités variées respectant les mesures de distanciation physique permettant aux familles de s’amuser sans inciter aux rassemblements. Les festivités ont commencé par deux spectacles soit celui des humoristes Sinen Kara et Neev des soirées Juste pour rire, le 16 mars, suivi de la performance solo de Mario Jean, le 18 mars, qui nous a présenté à la demande populaire une reprise de son dernier spectacle « Aller de l’avant ». Les 18 et 19 mars, les élèves des écoles fermontoises se sont amusés au sein de leur bulle classe à la grande glissade extérieure.

Un vent d’air frais

L’ambassadeur du Taïga Carnaval, la mascotte Taïgoin, que le public a pu apercevoir durant plusieurs événements n’a rien perdu de sa jovialité et de sa popularité. Parmi les nouvelles activités proposées cette année, la guerre de forts, un défi s’échelonnant sur 24 heures qui a été relevé par une douzaine d’enfants, qui consistait à construire un fort et à garder son drapeau à l’abri des voleurs pirates. Le rallye hivernal familial a attiré 53 participants, principalement des jeunes, qui ont gagné des tubes à glisser dans le cadre d’un tirage au sort. La chasse aux cadeaux à motoneige a aussi été très populaire et les prix se sont envolés très vite.

Attelages des neiges

Les randonnées en traîneau à chiens, dont le départ se tenait à proximité de l’anneau de glace extérieur, les 20 et 21 mars, ont vite été remplies. Trois équipes de meneurs de chiens (mushers) ont fait plaisir à de nombreux bambins ravis de vivre cette expérience unique en nature. Félicitations à l’équipe de responsables des Mushers du Grand Nord, composée de Michel et Carole Lécuyer, de Yan et Florence Shaw et de la « Française » nouvellement mariée Vanessa Guesdon, qui a mené rondement ces promenades à propulsion canine. Un clin d’œil à Fred Mckenzie, qui a monté une tente traditionnelle innue, cuit du pain banique, et offert de la tisane aux parents.

Croquer quoi ?

Plusieurs autres activités ont aussi été proposées, notamment du cardio en plein air, du ski de fond sur les sentiers du club Les traceurs, un petit déjeuner en collaboration avec la Coop Metro, le « flash mob », une chorégraphie à exécuter avec les membres de votre bulle familiale dans le confort de votre foyer, que les gens pouvaient partager en ligne et une curiosité, le crokicurl, un sport d’hiver inventé au pays qui est un jeu extérieur hybride à grande échelle du curling et du jeu de société Crokinole.

La fête dans les rues

Une soirée musicale a été animée par DJ Dnoy qui, juché sur un char allégorique, a déambulé dans les rues de la ville faisant entendre sa musique entraînante qui était diffusée en simultané sur les ondes de la radio CFMF 103,1, et, en format vidéo sur la page Internet du Taïga Carnaval. Celui-ci invitait les familles à sortir dehors et à applaudir durant le passage du cortège musical escorté par des voitures de police. Plusieurs citoyens avaient fait des feux de foyer dans leur cour afin de se réchauffer en attendant le défilé sonore. Bravo aux concepteurs de la cabine installée sur une remorque de ce convoi singulier.

Pyrotechnie festive

Le clou du carnaval a certainement été le spectacle pyrotechnique où les gens pouvaient assister à des feux d’artifice lancés du mont Daviault, une première à Fermont. C’est avec émerveillement que chacun a pu entendre les pétarades et admirer les sillages lumineux dans le ciel nocturne de chez soi, installé sur sa terrasse, dans sa cour ou sur le toit de sa maison.

Merci au comité organisateur de l’événement, à la Ville de Fermont et aux employés municipaux, à la MRC de Caniapiscau et aux nombreux partenaires dont le club de motoneige Les Lagopèdes, aux commanditaires ainsi qu’aux bénévoles infatigables qui ont grandement contribué à la réussite de ce dixième épisode carnavalesque.

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Publié le 29 mars, 2021, dans la publication : Numéro_06 Volume 39

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Publié sur le site le 29 mars 2021

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Expansion du parc à résidus de MFQ

Le BAPE recommande une révision du projet

par Éric Cyr

Source photo : MFQ

Le Bureau d’audiences publiques sur l’environnement (BAPE) demande à Minerai de fer Québec (MFQ) de revoir le projet d’augmentation de la capacité d’entreposage des résidus miniers et des stériles à la mine de fer du Lac Bloom, située à environ 13 km à l’ouest de Fermont, que la minière a proposé, avant de lui accorder l’autorisation d’aller de l’avant, et recommande que celui-ci ne soit pas autorisé tel que présenté.

L’organisme dont le mandat dans ce dossier a commencé en juin 2020 et qui a recueilli des avis d’experts indépendants, conclut dans son rapport rendu public à la demande du ministère de l’Environnement et de la Lutte contre les changements climatiques (MELCC) le 5 mars dernier, que MFQ, une filiale de Champion Iron, n’a pas fait la démonstration que les solutions retenues pour la gestion des rejets miniers sont celles qui diminueront leurs impacts sur les milieux humides et hydriques avoisinants. Le BAPE considère que l’échéancier des travaux anticipés donnerait suffisamment de temps au promoteur pour qu’il entame des études additionnelles nécessaires à la révision des solutions de remplacement. Le vice-président aux relations avec les investisseurs chez Champion Iron, Michael Marcotte, a expliqué que le projet, qui respecte en tout point le cadre légal et réglementaire, a fait l’objet d’un examen approfondi et minutieux de 17 experts du domaine qui ont analysé plus d’une douzaine de scénarios et que le projet a été développé en se basant sur la meilleure solution globale du point de vue des aspects environnementaux, sociaux et techniques. De plus, MFQ s’est engagé à mettre en œuvre plus de 120 mesures d’atténuation permettant de minimiser les impacts.

Exigences strictes

Le document de la commission d’enquête, qui contient une description détaillée du projet, les opinions et les préoccupations des participants, l’analyse de la commission ainsi que l’ensemble des constats et des avis qu’elle en dégage, dévoile entre autres que dans son souci de protéger l’environnement MFQ s’est astreint à des normes parfois trop sévères et que ces critères rigoureux ont eu pour conséquence d’écarter d’autres options qui auraient pu être considérées pour disposer du terril (entassement des déblais issus de l’extraction).

Apport économique majeur

Le projet recueille des appuis importants en raison des retombées économiques d’envergure qu’il entraînerait à Fermont et sur la Côte-Nord et de nombreux nouveaux emplois qu’il créerait. Plusieurs acteurs du milieu se sont prononcés en faveur de la démarche notamment la Ville de Fermont et la MRC de Caniapiscau en plus du Conseil de bande Innu Takuaikan Uashat mak Mani-utenam qui a donné son consentement au nom des communautés autochtones innues de Uashat et de Maliotenam à proximité de Sept-Îles.

Réticences

Les détracteurs, qui s’opposent au projet sous sa forme actuelle accueillent favorablement les conclusions du BAPE selon lesquelles la minière MFQ doit refaire ses devoirs et proposer des solutions de rechange afin d’éviter la destruction de cours d’eau, sont principalement composés de groupes environnementaux tels qu’Eau Secours, Équiterre, Fondation Rivières, Nature Québec et Québec meilleure mine. Un regroupement de résidents et de villégiateurs du lac Daigle a aussi émis des réserves et fait circuler une pétition.

Le travail d’analyse suit son cours au cabinet et l’ultime décision d’accepter le projet ou de renvoyer MFQ à la planche à dessin revient au ministre du MELCC, Benoit Charette, qui devrait se prononcer à ce sujet à l’automne 2021.  Pour le dossier complet, consulter le site internet du BAPE au : https://www.bape.gouv.qc.ca/fr/dossiers/projet-augment-entrepos-residus-steriles-mine-lac-bloom/ et télécharger le document « Consulter le rapport du BAPE 361 ».

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Publié le 15 mars, 2021, dans la publication : Numéro_05 Volume 39

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Publié sur le site le 15 mars 2021

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