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  • Encore beaucoup de chemin à faire

    Désenclavement de la Côte-Nord

    Encore beaucoup de chemin à faire

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    Rio Tinto IOC

    Deux blessés dans un accident ferroviaire

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    Gouvernement du Québec

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    Taïga Carnaval

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Volume 37

Encore beaucoup de chemin à faire

Désenclavement de la Côte-Nord

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Deux blessés dans un accident ferroviaire

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Une histoire de Fermont sous les projecteurs

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La députée de Manicouagan revient à la charge

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Transport : maillage et consensus

Côte-Nord

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Désenclavement de la Côte-Nord

Encore beaucoup de chemin à faire

par Éric Cyr

En début d’année, le gouvernement Legault annonçait de façon très discrète le prolongement d’une simple partie de la route 138 jusqu’à La Romaine sur la Basse-Côte-Nord. Une portion seulement alors que les élus réclament sa continuité jusqu’à Blanc-Sablon, la municipalité la plus à l’est du Québec, depuis près d’un demi-siècle afin de finalement désenclaver la Côte-Nord et de relier le Labrador en boucle en passant par les routes 510, 500 et 389 qui forment la Trans-Québec-Labrador.

Voir plus loin

Selon la Coalition pour le désenclavement de la Côte-Nord, un front commun historique qui regroupe les élus fédéraux, provinciaux et municipaux ainsi que les chefs autochtones innus de la Côte-Nord et les maires des plus grandes villes du Labrador, et qui a obtenu l’appui de l’Union des municipalités du Québec (UMQ) ce geste est insuffisant et il faut impérativement que le parachèvement de la route 138 obtienne prévalence des gouvernements à Québec et à Ottawa.

C’est d’ailleurs à l’unanimité que ce dossier a été considéré prioritaire tant par le regroupement que par l’UMQ.

D’un océan à l’autre ?

C’est durant une rencontre qui s’est tenue à Sept-Îles en compagnie du ministre fédéral de l’Infrastructure et des Collectivités, François-Philippe Champagne, le 23 janvier dernier, que les représentants des diverses collectivités nord-côtières et du Labrador, des Innus, des Québécois et des Labradoriens ont uni leurs forces et leurs voix en faisant retentir un message clair et sans équivoque relayé par ces ambassadeurs s’exprimant en français, en anglais et en innu et provenant de deux provinces canadiennes. Le ministre du cabinet Trudeau mentionnait alors que c’est à Québec de prioriser le dossier et le fédéral suivrait. Le gouvernement de la Coalition avenir Québec (CAQ) a fait un petit bout de chemin symbolique en saupoudrant des miettes, mais le fédéral fait toujours la sourde oreille aux revendications légitimes des Nord-Côtiers et des citoyens du Labrador.

Richesses détournées

Les économies de la Côte-Nord et du Labrador, des régions ressources qui alimentent les coffres des gouvernements provinciaux du Québec et de Terre-Neuve-et-Labrador ainsi que du gouvernement fédéral, sont intimement liées. L’apport indéniable de ces régions, qui contribuent plus que leur large part à l’économie du pays, est pourtant trop souvent oublié et celles-ci ne reçoivent pas leur juste part du gâteau. Selon le préfet de la MRC Golfe-du-Saint-Laurent et maire de Gros-Mécatina, Randy Jones : « Les citoyens de notre région sont désillusionnés et ne font plus confiance aux politiciens fédéraux qui se sont succédé au pouvoir et qui nous ont bercés de promesses depuis des années sans agir de façon concrète, ce qui est le cas également ailleurs sur la Côte-Nord notamment à Fermont pour la route 389. C’est le temps de passer de la parole aux actes. Nous ne sommes pas des citoyens de second ordre et nous méritons beaucoup mieux. »

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Publié le 1 avril, 2019, dans la publication : Numéro 6 Volume 37

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Publié sur le site le 1 avril 2019

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Rio Tinto IOC

Deux blessés dans un accident ferroviaire

par Éric Cyr

Un accident de travail qui s’est produit en matinée du 13 mars dernier vers 10 h 15, sur la portion du chemin de fer Quebec North Shore and Labrador (QNS&L) appartenant à Rio Tinto IOC, au mille 22 de la voie ferrée à quelques kilomètres à l’est de Labrador City, a fait deux blessés, des employés de la minière, dont un dans un état grave.

D’abord décrit comme une collision de train par les policiers, l’aléa ne serait pas lié à un impact ou à un déraillement et un seul véhicule d’entretien serait en cause. Selon la directrice des relations médias et des communications pour l’entreprise, Claudine Gagnon, les employés originaires de Sept-Îles sur la Côte-Nord s’affairaient à des travaux d’entretien de la voie ferrée qui assure le transport du minerai de fer provenant de la mine du Labrador Ouest vers Sept-Îles avec une draisine ferroviaire (rail changer) lorsque l’accident est survenu. Ce véhicule automoteur léger qui fait partie du matériel roulant est utilisé pour le service des voies ferrées notamment pour l’inspection des lignes.

Travailleur sérieusement blessé

Selon la porte-parole de la compagnie, les services d’urgence et de sécurité d’IOC se sont immédiatement rendus sur les lieux de la tragédie et ont obtenu sur place l’assistance des services d’urgence municipaux des pompiers et ambulanciers de Labrador City ainsi que du corps de police provincial de Terre-Neuve-et-Labrador. Les quatre travailleurs ont été transportés à l’hôpital régional Labrador West Health Centre de Labrador City.

Évacuation médicale

Un des travailleurs qui a été estropié durant le grave accident a d’abord été stabilisé avant d’être rapidement évacué d’urgence en avion vers un centre hospitalier de Québec afin de recevoir des soins spécialisés. Le personnel médical a malheureusement finalement dû procéder à l’amputation d’un bras. L’autre victime qui a été blessée à une jambe a été soignée localement avant d’obtenir son congé de l’hôpital. Deux de leurs collègues, qui s’en sont tirés indemnes, ont été traités pour un choc nerveux.

Circulation terrestre interrompue

Selon la Force constabulaire royale de Terre-Neuve (Royal Newfoundland Constabulary), les circulations routière et ferroviaire ont été temporairement interrompues puisque les services de passagers et de marchandises de Transport ferroviaire Tshiuetin entre Sept-Îles et Schefferville ont été suspendus et l’autoroute Trans-Québec-Labrador, à la hauteur de la 500 entre Labrador City et Churchill Falls, a été temporairement fermée.

Les circonstances et les causes exactes de l’accident demeurent pour l’instant inconnues et des enquêtes sont en cours afin d’éclaircir la séquence des événements ayant conduit au tragique scénario.

Selon le représentant du syndicat des Métallos, Dany Maltais : « L’employeur et les instances officielles peuvent compter sur notre entière collaboration afin d’assurer le bon déroulement des enquêtes. » Puisque les employés de cette entreprise ferroviaire exercent leurs activités sur une voie ferrée au-delà des frontières provinciales, la législation fédérale s’applique en matière de santé et de sécurité et relève donc du Code canadien du travail.

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Publié le 1 avril, 2019, dans la publication : Numéro 6 Volume 37

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  • Chemin de fer Quebec North Shore and Labrador
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Publié sur le site le 1 avril 2019

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Gouvernement du Québec

De la grande visite à Fermont

par Éric Cyr

De gauche à droite sur la photo prise à l’hôtel de ville : le ministre de la Côte-Nord Jonatan Julien, le maire de Fermont Martin St-Laurent, le directeur de la MRC de Caniapiscau Jimmy Morneau et le ministre de l’Économie et de l’Innovation Pierre Fitzgibbon.

Deux ministres de la Coalition avenir Québec (CAQ) du cabinet de François Legault étaient de passage sur la Côte-Nord et se sont arrêtés à Fermont, le 14 mars dernier. Le ministre responsable de la Côte-Nord et ministre de l’Énergie et des Ressources naturelles, Jonatan Julien, et son confrère le ministre de l’Économie et de l’Innovation, Pierre Fitzgibbon, se sont rendus dans la ville minière nordique dans le cadre d’une visite de courtoisie.

Rencontres ministérielles

Les deux politiciens se sont rendus au préalable dans la Manicouagan où ils ont eu plusieurs rencontres avec des élus et des gens d’affaires avant d’annoncer des aides financières de 1 M $ à quatre projets de petites et moyennes entreprises de Baie-Comeau démontrant une belle croissance pour des projets mobilisateurs en matière de création de valeur et d’innovation permettant de la diversification, importante pour l’économie nord-côtière. Le ministre Julien qui en est à son quatrième passage sur la Côte-Nord depuis sa nomination comme ministre responsable se dit « habité » par cette région.

À Fermont

Le duo ministériel caquiste a d’abord effectué une visite à l’hôtel de ville où le préfet de la MRC de Caniapiscau et maire de Fermont, Martin St-Laurent, et le directeur général de la MRC, Jimmy Morneau, leur ont exposé brièvement, mais de façon claire et précise, les grands enjeux et les dossiers prioritaires relatifs à la MRC et à la région notamment celui du réseau routier qui ne répond pas aux attentes et a grand besoin d’amélioration (routes 389 et 138), les besoins en service de garde (centres de la petite enfance) ainsi qu’en logements abordables, notamment pour les personnes âgées et les retraités qui souhaitent demeurer sur place. Le manque d’équité au sujet des redevances des ressources naturelles et en particulier de l’exploitation minière qui ne sont pas réparties équitablement au niveau du Québec a aussi été traité.

M. Morneau confie : « Les ressources appartiennent à tous les Québécois, mais il faut cependant tenir compte des impacts locaux dans l’équation. » Le développement social a aussi été abordé et en particulier les conséquences des navettes aériennes transportant des travailleurs aéroportés (fly-in/fly-out) qui ont des répercussions sur les services de santé et qui occasionnent des coûts importants rattachés à l’administration publique et qui sont redistribués sous forme d’impôts fonciers en taxes municipales aux citoyens résidents.

Les deux ministres, accompagnés de leurs attachés politiques et de leurs gardes du corps, ont ensuite fait une marche avec les dirigeants fermontois à la découverte du mur-écran incluant le centre commercial avant de monter à bord d’un autobus nolisé qui les a transportés en compagnie de certains responsables d’ArcelorMittal vers la mine du Mont-Wright où ils ont effectué une tournée des installations minières avant de prendre la route en direction de l’aéroport régional de Wabush au Labrador afin d’entamer le voyage aérien de retour.

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Publié le 1 avril, 2019, dans la publication : Numéro 6 Volume 37

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  • Exploitation minière équitable
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Publié sur le site le 1 avril 2019

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Taïga Carnaval

Taïgouin et les copains s’amusent bien

par Éric Cyr

Source photo : Jocelyn Blanchette

La neuvième édition du Taïga Carnaval s’est déroulée du 22 au 24 mars derniers à Fermont au grand bonheur des petits et grands. L’ambiance chaleureuse de cette tradition annuelle festive qui marque l’arrivée du printemps a rassemblé un public nombreux qui a pu s’amuser et se divertir en prenant part à plusieurs activités culturelles et sportives. La mascotte du carnaval, Taïgouin, qui représente un maringouin pris dans la glace, est sortie de sa longue hibernation pour l’occasion.

Plusieurs bénévoles dévoués ont contribué à assurer la réussite du rassemblement convivial incontournable. Ce véritable concentré de magie nordique a proposé de nombreuses activités pour tous les goûts, dont la plupart, sur le site du parc Du Ruisseau qui abrite le terrain de balle et la piste d’athlétisme. Les amateurs de plein air ont été comblés notamment grâce aux classes neige des écoles et des services de garde, au Snowjam, à la randonnée de motoneiges aux flambeaux, à la matinée cerfs-volants, au pentathlon familial, au tournoi de batailles de balles de neige Yukigassen (une invention nipponne), aux glissades sur tube ainsi que la course de motoneige sur le lac Daviault.

Passion et flocons

Évènement unique en son genre et qui a vu le jour à Fermont, la course de souffleuses à neige a connu un franc succès et suscité un vif intérêt sur les réseaux sociaux.

L’émission Salut, Bonjour ! sur les ondes de la chaîne de télévision TVA en a même parlé à la grande surprise du champion incontesté, Yan Auclair, qui après avoir remporté l’épreuve a affronté et vaincu dans un concours amical hors catégorie un compétiteur de Minerai de fer Québec, Raphaël Tremblay, qui pouvait compter sur un modèle modifié conçu par les travailleurs de la mine du lac Bloom, ce qui risque de stimuler des émules l’an prochain.

Une épreuve qui a du chien

Les sports d’attelage ont aussi occupé une bonne place grâce à une nouveauté qui a vu le jour cette année à la suite de l’amputation du Défi Taïga, exceptionnellement repoussé, le sprint amical des mushers, où cinq meneurs de chiens de chenils fermontois se sont alignés. Sans surprise, c’est la plus jeune compétitrice et l’espoir de la relève, Florence Shaw, qui a remporté le parcours de 20 kilomètres. Une autre épreuve de 2 kilomètres recoupant deux disciplines, le skijoring, qui a vu le jour en Laponie, et la trottinette des neiges, a aussi été présentée pour la première fois en primeur localement. Les chiens de traîneau bien entraînés étaient comme à l’habitude très excités avant le départ et se sont élancés en fonçant, museau au vent, dans des tourbillons de neige déguerpissant rapidement vers l’horizon dans le sentier aménagé au contraire de certains chiens domestiques qui participaient pour la première fois à l’omnium mixte et qui se sont laissés aller à témoigner des marques d’affection à certains spectateurs amusés et à d’autres de leurs congénères qu’ils croisaient au retour, ralentissant quelque peu leur progression.

Des manifestations culturelles ont aussi été à l’honneur. De nombreuses balades en traîneau à chiens ont été gracieusement offertes aux enfants par des mushers. Une soirée techno/électro a été animée sous le chapiteau par le disc-jockey Maxime Six’p Gamache. Un spectacle pyromusical où le public a pu admirer toute la splendeur des feux d’artifice hauts en couleur a été présenté suivi d’un hommage à Bob Bissonnette par le Chris Chelios Band. Merci à tous ceux qui ont contribué à cette fière vitrine du dynamisme fermontois.

Pour plus d’informations sur le Taïga Carnaval, consultez la page Facebook : Taïga Carnaval, Fermont.

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Publié le 1 avril, 2019, dans la publication : Numéro 6 Volume 37

  • Défi taïga
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  • Manifestations culturelles
  • Taïga Carnaval
  • Taïgouin

Publié sur le site le 1 avril 2019

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Arts martiaux

Krav-Maga à Fermont

par Éric Cyr

Un séminaire intensif de Krav-Maga militaire a été offert au chalet de service de Fermont, les 6 et 7 mars derniers, par l’instructeur Michel Talbi, un ancien soldat aux opérations spéciales (OSS) de l’armée française spécialiste des techniques de combat rapproché et du corps-à-corps.

Garde rapprochée, protection de dignitaires et aguerrissement de survie dans le désert du Sahara n’ont pas de secrets pour celui qui a pris sa retraite après 20 ans de loyaux services, dont sept ans comme parachutiste au sein des forces spéciales, et qui est déjà intervenu dans des prises d’otages. Arrivé en France avec sa famille après la guerre d’Algérie, la ceinture noire de karaté qui a fait partie de l’équipe de France et pris part à des championnats en karaté militaire est un ancien commando de la légion étrangère. Il a aussi travaillé au service de protection des ambassades de France et a pris part à plusieurs théâtres d’opérations dans divers pays : de Manaus en Amazonie au Brésil jusqu’au désert de Djibouti ainsi qu’à Bangui en République centrafricaine, au Tchad et à Sarajevo en ex-Yougoslavie.

Très accessible, ce dernier, qui pratique le Krav-Maga depuis 1987, a suivi des stages en Israël et à Kiev en Russie. Il offrait un séminaire de deux jours dans cette discipline, classée secret défense par l’armée israélienne jusqu’en 1967. L’expert donnait des exemples concrets inspirés de son vécu, mais misait aussi surtout sur des exercices de désarmement à l’aide d’instruments comme des couteaux et des armes en caoutchouc afin de bien faire comprendre aux élèves les principes et l’application pratique des différentes techniques à privilégier en cas de situations de légitime défense. Le combattant dispose de six armes naturelles : paume de la main, poing, pointe des pieds, doigts, coude, genou et pied, et doit connaître les quatre cibles de l’agresseur potentiel : les yeux, la zone nez-bouche-menton, la gorge et les parties génitales y compris chez les femmes. « Il s’agit de faire un survol très rapide de l’environnement puis d’agir vite sans réfléchir afin de maîtriser l’arme de l’adversaire et d’éviter une fatalité, la nôtre. C’est une question de survie. »

Bref historique

Le Krav-Maga, qui signifie littéralement combat au corps-à-corps sans arme en hébreu, est une méthode simple et efficace d’autodéfense et d’entraînement physique inventée et développée par un athlète juif, Imi Lichtenfeld, afin de se protéger des groupes fascistes et antisémites. Ceux-ci apparaissent en Europe de l’Est avec la montée du nazisme alors qu’il grandit à Bratislava en Tchécoslovaquie (aujourd’hui Slovaquie), région dirigée à l’époque par la monarchie austro-hongroise sous l’influence de la culture germanique. Durant cette période, il participe à d’innombrables affrontements et combats de rue contre des agresseurs racistes. Ce dernier, qui a échappé aux nazis avant de les combattre au sein de la légion tchèque commandée par l’armée britannique, émigre en Israël après la guerre.

Il y élabore cette technique de façon plus approfondie et entraîne personnellement les meilleurs combattants des unités d’élite d’Israël incluant le Mossad et les services secrets israéliens durant sa carrière militaire, avant de la rendre accessible à un plus vaste public après avoir quitté l’uniforme en 1964.

L’organisateur de l’événement, Fred Tremblay est très satisfait et souhaite éventuellement renouveler l’expérience.

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Publié le 18 mars, 2019, dans la publication : Numéro 5 Volume 37

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Publié sur le site le 18 mars 2019

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Côte-Nord

Réouverture anticipée d’une usine de bouletage

par Éric Cyr

Source photo : Radio-Canada

Le syndicat des Métallos a évoqué la possibilité de la reprise prochaine des activités de l’usine de bouletage de Pointe-Noire à proximité de Sept-Îles, le 18 février dernier. L’éventualité que les installations fermées en juin 2013 ouvrent à nouveau leurs portes a été envisagée par les Métallos après que l’entreprise américaine Bedrock Industries a signifié son intention de négocier une convention collective afin de relancer des activités de transformation du fer.

Des négociations ont été amorcées au cours des dernières semaines entre les deux partis afin de parvenir à conclure une entente propice à un tel scénario. Le coordonnateur des Métallos pour la Côte-Nord, Nicolas Lapierre, est enthousiaste de cette nouvelle qu’il considère comme bénéfique à la communauté et assure que le syndicat travaille afin de mettre tout en œuvre pour édifier des conditions favorables à un aboutissement positif des pourparlers dans une perspective d’un redémarrage des opérations.

Selon le président de la section locale 6254, qui représentait auparavant les travailleurs de l’usine de bouletage, aujourd’hui désaffectée, Robert Roy : « La main tendue de Bedrock pour négocier une convention indique une volonté de procéder au redémarrage dans les règles de l’art. Cela dénote un projet sérieux, où les travailleurs sont perçus comme des partenaires. Nous serons au rendez-vous ».

Transactions à l’horizon

Des discussions en vue d’un rachat sont en cours entre Bedrock Industries et la Société ferroviaire et portuaire de Pointe-Noire (SFPPN), actuelle propriétaire de l’usine de bouletage et d’une voie ferrée d’environ 38 kilomètres ayant précédemment appartenu à Cliffs Natural Resources reliant le chemin de fer principal Quebec North Shore and Labrador (QNS&L) en provenance du Labrador à Pointe-Noire à partir de la jonction Arnaud. La SFPPN dispose aussi d’équipements de chargement et de déchargement de navires-minéraliers, d’aires d’entreposage de matériel situées à proximité des installations portuaires ainsi que de terrains industriels localisés non loin des infrastructures hydroélectriques, ferroviaires et portuaires en plus de pouvoir compter sur des équipements roulants, de manutention et de stockage.

Le chemin de fer QNS&L accommode déjà Tata Steel à Schefferville, Rio Tinto IOC à Labrador City et Minerai de fer Québec à Fermont et devrait également éventuellement servir à Tacora Resources à Wabush au Labrador. Plusieurs de ces minières pourraient possiblement être intéressées à faire transformer une partie de leur minerai de fer en boulettes avant de l’exporter.

Bedrock Industries s’est porté acquéreur de l’aciérie Stelco, anciennement US Steel Canada, en 2017.

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Publié le 18 mars, 2019, dans la publication : Numéro 5 Volume 37

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Publié sur le site le 18 mars 2019

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Documentaire

Une histoire de Fermont sous les projecteurs

par Éric Cyr

Le réalisateur Philippe Belley aurait pu choisir la stabilité en travaillant pour le diffuseur public Radio-Canada où il a déjà été réalisateur, animateur et chroniqueur radio. Il a plutôt choisi de relever des défis de taille en démarrant son entreprise de création de contenu audiovisuel qui se spécialise dans la production de documentaires, Les Films de La Baie, où il met sa riche expertise à profit depuis 2011.

Sa passion et sa volonté de raconter l’histoire de façon sensible et rigoureuse l’ont guidé vers son plus récent projet. En collaboration avec la Société d’histoire du Lac-Saint-Jean, il s’est déplacé à Fermont pour y produire un documentaire sur les villes champignons qui ont poussé avec l’implantation d’entreprises minières, qui sera intégré à une exposition itinérante sur les villes de compagnies qui sera présentée en tournée à travers le Québec.

Oser s’investir

L’un des secrets de sa réussite est bien évidemment son talent, mais aussi le fait qu’il a su bien s’entourer. Celui qui a d’abord réalisé des courts-métrages comiques avant de s’orienter vers le documentaire en produisant Roger, Paulo et la suite ainsi que La reine du sébaste et son royaume qui ont remporté un vif succès dans différents festivals de cinéma, est mieux connu pour le film autobiographique qui relate le destin de son père disparu, L’usine et ma vilaine mémoire de 9 ans. Il est actuellement diffusé sous forme d’une série web de cinq épisodes sur le site internet de la chaîne de télévision internationale de langue française TV5 au www.tv5.ca et télédiffusé sur la chaîne UNIS. Il a obtenu pour ce film une reconnaissance lui ouvrant des perspectives d’avenir intéressantes.

Le fondateur des Films de La Baie mise beaucoup sur la polyvalence de son équipe, qui compte sept passionnés, et qui lui a permis de produire des vidéos promotionnelles dont La noblesse boréale au Saguenay-Lac-Saint-Jean qui présente l’hiver inspirant de cette région québécoise de façon poétique sous son véritable jour et qui a été choisie en 2018 parmi les trois finalistes du concours mondial de court-métrage en tourisme d’aventure, Adventure in Motion. Des documentaires, des courts-métrages, des vidéos promotionnelles, des publicités et le cinéma d’animation (bande dessinée) font partie des différentes facettes déjà abordées par la petite société qui gagne en popularité.

Sous la loupe

À Fermont, le cinéaste a réalisé des entrevues avec des personnes choisies minutieusement afin de bien cerner et de mieux faire comprendre le milieu de vie de la localité nordique d’hier à aujourd’hui, notamment une artisane-potière, un journaliste de la presse écrite, une serveuse de restaurant fraîchement débarquée, une famille fermontoise et des travailleurs migrateurs aéroportés en plus d’immortaliser des scènes de la vie courante et des paysages locaux.

Philippe Belley était accompagné durant son séjour dans la région du réalisateur, caméraman et monteur, Ken Allaire, très apprécié dans le monde des vidéoclips officiels d’artistes et de groupes de musique. « On trouve ça cool Fermont, les gens sont sympathiques, accueillants et simples. »

Pour en savoir plus, consultez le site internet lesfilmsdelabaie.com et la page Facebook Les Films de la Baie.

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Publié le 18 mars, 2019, dans la publication : Numéro 5 Volume 37

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Publié sur le site le 18 mars 2019

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Désenclavement de la Côte-Nord

D’autres alliés stratégiques se manifestent

par Éric Cyr

Source photo : Randy Jones. Légende photo : Transport scolaire sur la Basse-Côte-Nord.

Le front commun historique pour désenclaver la Côte-Nord qui regroupe déjà l’ensemble des élus de cette région, de Tadoussac jusqu’à Blanc-Sablon, issus des paliers politiques fédéral, provincial et municipal incluant les préfets et les maires, les chefs autochtones innus et même l’ensemble des maires du Labrador dans la province voisine, peut dorénavant compter sur de nouveaux appuis de taille dans le dossier du prolongement et du parachèvement de la route 138 jusqu’à Blanc-Sablon afin de relier le Labrador en boucle via la Trans-Québec-Labrador jusqu’à la route 389.

Municipalités en renfort

La deuxième plus grande région du Québec, trop longtemps délaissée par les gouvernements successifs tant à Ottawa qu’à Québec dans ce dossier qui s’étire en longueur depuis plus d’un demi-siècle, obtient la collaboration d’une majorité des autres régions québécoises qui ont signifié leur solidarité à la coalition pour le désenclavement de la Côte-Nord. Une quarantaine de maires et de mairesses de partout au Québec ont officiellement exprimé à l’unanimité leur appui aux municipalités de la Côte-Nord dans le dossier du prolongement et du parachèvement de la route 138 jusqu’à Blanc-Sablon en Basse-Côte-Nord lors de la réunion du conseil d’administration de l’Union des municipalités du Québec (UMQ) qui s’est tenue à Lévis, le 22 février dernier, dans le cadre des discussions des priorités pour la négociation du nouveau pacte fiscal avec le gouvernement du Québec. Le président de l’UMQ et maire de Drummondville, Alexandre Cusson, a tenu à préciser l’importance pour le Québec de développer ses régions.

« Autour de la table, nous avons entendu de vibrants témoignages de municipalités qui vivent des réalités qui sont trop souvent ignorées. À titre d’exemple, l’enclavement de la Côte-Nord, décrit par le président des MRC de la Côte-Nord et maire de Sept-Îles, monsieur Réjean Porlier, était révélateur du déficit d’attention des gouvernements envers les régions. L’UMQ s’assurera que personne n’oublie que le développement du Québec passe par un développement de nos régions, notamment par leur désenclavement », a affirmé M. Cusson.

Ottawa et Québec : la sourde oreille

La Côte-Nord attend toujours un signal des gouvernements à la suite du passage du ministre de l’Infrastructure et des Collectivités du Canada, François-Philippe Champagne, dans la région, le 23 janvier dernier. Le ministre du cabinet Trudeau avait mentionné que : « C’est à Québec de prioriser le dossier et le fédéral répondra présent le cas échéant. » Les préfets, maires, mairesses et chefs des communautés autochtones de la région ont alors demandé au premier ministre du Québec François Legault, au ministre québécois des Transports, François Bonnardel et au ministre responsable de la région, Jonathan Julien, une rencontre extraordinaire afin de connaître les intentions de Québec dans le dossier du prolongement de la route 138 vers Blanc-Sablon qui permettrait de relier le Labrador en boucle jusqu’à la route 389. N’ayant toujours pas reçu d’engagement clair en ce sens, les élus municipaux sont surpris que le gouvernement « se fasse tirer l’oreille » dans ce dossier prioritaire pour la Côte-Nord alors que le consensus régional n’a jamais été aussi fort et unanime. D’autant plus que la route ouvrira la voie aux échanges avec la province voisine de Terre-Neuve-et-Labrador, en plus d’assurer une occupation dynamique du territoire en désenclavant les communautés isolées.

Iniquité et injustice

« Nous sommes bien conscients que l’on parle d’un investissement avoisinant les 1,5 milliard de dollars, mais à combien s’élèvent les retombées engendrées par l’exploitation des ressources naturelles de la Côte-Nord et du Labrador depuis toutes ces années? On n’a qu’à penser aux énormes profits dégagés par Hydro-Québec chaque année et pour lesquels la Côte-Nord contribue à environ 40 %. Tout ce que les élus nord-côtiers demandent, c’est le retour de l’ascenseur afin de pouvoir enfin passer au 21e siècle comme toutes les autres régions du Québec » affirme le responsable du dossier pour l’Assemblée des MRC de la Côte-Nord, Réjean Porlier qui souhaite que les gouvernements considèrent de façon sérieuse l’appui unanime du Caucus des cités régionales à ce sujet et qui s’est dit heureux de constater que ses collègues comprennent bien toute l’importance de compléter le réseau routier nord-côtier. Pour sa part, le préfet de la MRC du Golfe-du-Saint-Laurent et maire de Gros-Mécatina, Randy Jones, espère ne pas revivre avec le nouveau gouvernement de la Coalition avenir Québec (CAQ) le même supplice de la goutte d’eau auquel est soumise sa population depuis des décennies.

« Nous sommes allés à Ottawa, comme nous l’avait fortement suggéré le précédent gouvernement du Québec. Pour la première fois, nous en sommes revenus avec de l’espoir. Est-ce que Québec va éteindre cet espoir ou bien investir pour enfin terminer cette route dans un délai raisonnable et obliger Ottawa à répondre aux attentes créées? La conjoncture étant excellente pour nous, c’est maintenant ou jamais! »

Autochtones déçus

De leur côté, les chefs innus commencent à mettre en doute la réelle volonté du gouvernement du Québec de construire des ponts avec leurs communautés. Selon le chef de Uashat mak Mani-Utenam, Mike McKenzie : « Voilà un projet structurant pour nos communautés qui désenclavera les plus isolées de la région et servira à leur donner du travail tout en resserrant les liens entre elles. Qu’est-ce que Québec attend alors que tout le monde n’espère que leur signal ? On est beaucoup plus vite pour parler de troisième lien, de métro ou de nouvelles autoroutes! On dirait qu’il y a deux vitesses; une pour les grandes villes et une pour nos communautés. »

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Publié le 18 mars, 2019, dans la publication : Numéro 5 Volume 37

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Monde des arts

Départ et renaissance d’un grand peintre

par Éric Cyr

Le réputé peintre Yves Downing, qui s’était installé à Fermont il y a près d’une décennie, a déménagé en Chaudière-Appalaches au début février afin de profiter d’une retraite bien méritée. Cela ne sonne pas le glas de sa grande passion, bien au contraire. Il aura dorénavant plus de temps pour courtiser sa grande maîtresse, la peinture.

Période fermontoise

Le créateur polyvalent a été membre professionnel de l’Académie internationale des Beaux-Arts du Québec. Ce dernier est arrivé dans le Nord québécois dans le cadre de l’expansion d’ArcelorMittal en 2011 où il fut engagé grâce à son audace après avoir répondu sur un ton sérieux au recruteur : « Je ne suis pas ingénieur, mais j’ai un bac vert, un bac bleu et une maîtrise de moi. » Il fut responsable de chantier jusqu’à la fin du projet minier en 2014 avant de devenir directeur des opérations pour Transport Therrien. Il a aussi agi en tant qu’analyste financier pour les services aux entreprises de la MRC de Caniapiscau et a été élu président de la nouvelle chambre de commerce. L’artiste, qui fait aussi de la musique, avait aménagé un studio d’enregistrement au sous-sol de sa maison à Fermont et était membre du groupe local Sonord. À 66 ans, il se fait encore approcher par des entreprises qui souhaiteraient obtenir ses services, mais ses premiers amours avec la peinture sont plus forts et son retour aux sources de l’Art ne peut attendre.

Un parcours unique

Yves Downing, dont certaines œuvres sont exposées dans des endroits prestigieux comme la Société d’histoire de Charlevoix et le Musée de Charlevoix, a commencé à peindre dès l’enfance et a été remarqué rapidement pour son talent. Ses parents l’ont pourtant dissuadé de poursuivre dans le domaine qu’il affectionne particulièrement en lui refusant l’accès aux beaux-arts. Il se résigne alors à étudier en génie mécanique au cégep et plus tard à suivre une formation avant-gardiste pour l’époque en contrôle de la pollution atmosphérique à la seule institution qui offrait le cours, l’Université Utah Valley à Provost aux États-Unis. Comme le dit l’expression : chassez le naturel et il reviendra au galop. C’est ce qui est advenu après que M. Downing ait parcouru le monde dans le cadre d’une carrière internationale qui l’a menée en Asie, en Inde, en Amérique du Sud et en Europe incluant les pays scandinaves, l’Allemagne, l’Italie, la Belgique et la France, tout en continuant de peindre en parallèle. L’artiste peintre s’est finalement rassis devant son chevalet et la passion l’a emportée.

Devenu propriétaire d’une galerie d’art dans Charlevoix, il produisait de 120 à 150 tableaux annuellement. L’ancienne lieutenante-gouverneure du Québec, Lise Thibault, qui estime particulièrement ses tableaux, lui suggère de participer à un concours en France où il obtient le second prix, ce qui lui permet d’être reconnu comme artiste professionnel contemporain et de voir son nom apparaître dans le Guide Larousse de la peinture.

Nouveau départ

La passion de ce peintre autodidacte qui a vécu de son art durant plusieurs années est palpable. « Les ingénieurs étaient des artistes, des créateurs quand ils travaillaient à la table à dessin. Léonard de Vinci était architecte et toutes ses œuvres ont été réalisées grâce à la géométrie descriptive. L’art est en constante évolution. Il y a eu des tendances à travers les âges. Aujourd’hui, c’est le courant de l’art contemporain qui s’est imposé, c’est majoritairement de l’art abstrait. » Yves Downing souhaite dorénavant renouer avec ses racines et se remettre sérieusement à la peinture : « Ce sera une de mes occupations principales. » Cet amoureux de la nature adore la région et promet de revenir passer ses étés à Fermont.

Bonne retraite et bonne inspiration!

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Publié le 18 février, 2019, dans la publication : Numéro 3 Volume 37

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Publié sur le site le 14 février 2019

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Météo, collision et circulation

La route 389 fermée durant 14 heures

par Éric Cyr

Selon le ministère des Transports du Québec (MTQ), qui curieusement ne patrouillait pas cette journée-là, la circulation sur la route nationale 389 a été interrompue, le 9 février dernier, à la hauteur du km 552 entre Fermont et la mine du Mont-Wright en raison d’une triple collision survenue vers 19 h et occasionnée par les mauvaises conditions météorologiques.

Transports Québec explique qu’un premier automobiliste s’est d’abord immobilisé sur la route en raison du manque de visibilité occasionné par la poudrerie. Deux autres véhicules sont par la suite entrés en collision avec la camionnette stationnaire. Ayant été alertés de la situation, le Ministère ainsi que la Sûreté du Québec (SQ) se sont rendus rapidement sur place afin de sécuriser les lieux. Constatant les mauvaises conditions routières imputables à la tempête, le MTQ a procédé à la fermeture de la route 389 pour une durée totale de 14 heures. Le seul lien routier de la région a finalement été rouvert à la circulation vers 9 h le lendemain matin.

La SQ affirme avoir reçu un appel d’un déneigeur signalant la collision entre deux véhicules au km 550 à 19 h 29 et confirme que la visibilité problématique constitue un facteur majeur ayant entraîné un impact important qui a nécessité un transport en ambulance pour des blessures mineures et précise que la circulation n’a pas été entravée complètement.

Travailleurs escortés

Transports Québec explique qu’afin de permettre aux entreprises ArcelorMittal et Minerai de fer Québec de poursuivre leurs opérations, des convois routiers par autobus ont été organisés par ces minières afin de sécuriser le transport de leurs employés et des entrepreneurs travaillant sur les sites miniers. Des patrouilleurs étaient postés de part et d’autre de la portion fermée.

Les usagers de la route en provenance du Labrador étaient invités à rebrousser chemin et à se réfugier à Fermont alors que ceux en provenance du sud étaient escortés jusqu’à cette même municipalité. Les opérations de déneigement ont continué durant la durée de la fermeture de la route.

Opérations minières avant tout

Cette procédure gérée par la Sûreté du Québec fut développée par le corps policier, Transports Québec, ArcelorMittal et Minerai de fer Québec pour ne pas nuire aux activités minières. Celle-ci prévoit une circulation restreinte par convois d’autobus seulement afin de limiter la circulation, aucun autre véhicule n’étant autorisé à emprunter la route. Une partie de la population fréquentant les réseaux sociaux a partiellement été informée de ces mesures exceptionnelles, notamment par la page Facebook Info Fermont utilisée par l’équipe de gestion d’ArcelorMittal pour transmettre certaines directives à ses employés. La minière a aussi fait circuler un mémo afin de les renseigner.

Autres sources

La version d’un témoin crédible diverge légèrement. Une automobile roulant à une vitesse excessive non adaptée aux conditions routières aurait percuté l’arrière d’une camionnette qui le précédait. Un autre pick-up non impliqué dans la collision aurait auparavant fait une sortie de route sans gravité dans le même secteur.

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Publié le 18 février, 2019, dans la publication : Numéro 3 Volume 37

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Publié sur le site le 14 février 2019

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Course de traîneaux à chiens

Trois Fermontoises se démarquent

par Éric Cyr

Source : FabFoto

La meneuse de chiens Florence Shaw originaire de Fermont a remporté la première place lors de la toute première édition de la compétition internationale de traîneaux à chiens Tchitogama 30 organisée par HaagenDaz Expédition à Lamarche au Saguenay-Lac-Saint-Jean, le 2 février dernier. Deux de ses coéquipières se sont aussi illustrées.

Les grands honneurs

Âgée de seulement 13 ans, la championne, qui affichait le dossard numéro 6, est l’une des plus jeunes athlètes à pratiquer ce sport sur la planète. La benjamine qui a pris le départ du parcours de 50 kilomètres (30 miles) a dominé l’épreuve en réussissant à décrocher sa première victoire dans cette discipline. Celle que les admirateurs surnomment affectueusement « Flo » a franchi le fil d’arrivée en 2 h 50 avec son attelage de huit chiens de l’équipe locale Shawnil, devançant ainsi la quinzaine de compétiteurs en provenance de France, du Québec, du Nouveau-Brunswick, du Canada et de la Nouvelle-Angleterre aux États-Unis qui ont dû s’incliner face à la fougue de sa harde canine ne demandant qu’à s’élancer sur le vaste horizon enneigé vers les paysages féériques du lac Tchitogama en direction de la rivière Péribonka.

Détermination

Florence Shaw est très méthodique et disciplinée puisqu’elle doit concilier ses études et sa passion pour ses chiens, ce qui exige de leur consacrer plusieurs heures par semaine. Ses efforts rapportent, puisqu’elle démontre une complicité admirable avec ses bêtes à poils, des alaskan huskies, qui le lui rendent bien.

« La persévérance et la détermination tout comme la résolution de problèmes sont le secret de ce mode de vie particulier. »

D’autres Fermontois

Évidemment, les parents du jeune prodige, le musher Yan Shaw et sa conjointe Catherine Joly-Cardinal, faisaient partie du voyage. L’amie de la famille, la Française Lucie Fautrat qui portait le dossard numéro 11, est « handler », la cheville ouvrière de l’attelage, depuis trois hivers. L’ambassadrice de l’Hexagone qui séjourne sporadiquement avec la famille à Fermont, a impressionné en offrant une performance admirable à sa première course à vie en franchissant le fil d’arrivée en 3 h 09 et 4 secondes, se classant troisième à seulement 30 secondes de la deuxième position et à 19 minutes de la grande gagnante. Elle était également sur un attelage du Shawnil. « Depuis mon arrivée à Fermont, j’ai pu accompagner Florence et Yan à différentes courses. C’était une très bonne expérience d’embarquer sur les patins à mon tour! » La Fermontoise d’origine belge Carole Vuylsteke, qui a déjà pris part aux championnats mondiaux de traîneau à chiens, qui arborait le dossard numéro 12, est arrivée douzième en plus d’obtenir le prix des vétérinaires. C’est son conjoint, également musher et cofondateur du Défi Taïga, Michel Lécuyer, qui est le mentor de la jeune vainqueure de la Tchitogama 30. Le vieux sage à la barbe blanche qui évolue dans le monde des chiens de traîneau depuis belle lurette n’avait que des éloges pour sa protégée. « Je suis incroyablement fier de Florence et je suis très heureux de constater qu’il existe une relève solide qui n’a pas fini de nous épater. » Carole Vuylsteke a été impressionnée par la qualité de l’organisation pour une première édition.

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Publié le 18 février, 2019, dans la publication : Numéro 3 Volume 37

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Publié sur le site le 14 février 2019

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Organisme voué à la jeunesse

Optimisme au sein des Optimistes

par Éric Cyr

Fondé en 1981, le Club Optimiste de Fermont a déjà connu des jours meilleurs localement. Après un certain ralentissement, un vent d’optimisme semble heureusement souffler sur le mouvement qui espère renouveler son noyau de bénévoles afin de créer une synergie qui lui permettrait de retrouver son dynamisme d’antan. C’est du moins ce qu’espèrent les trois membres restants qui souhaitent ardemment pouvoir transmettre leur passion à une éventuelle relève motivée à diversifier les activités destinées aux jeunes fermontois.

Perpétuer les valeurs

L’implication de nouveaux membres est la recette qui permettra à l’organisation d’assurer sa pérennité. Ces quelques irréductibles sont déterminés à transmettre l’héritage transmis par leurs prédécesseurs dont la plupart ont pris leur retraite. Selon la secrétaire Sarah-Anne Grenier, quatre personnes ont récemment manifesté un intérêt à rejoindre les rangs de l’association. « Plus il y a de membres et plus nous pouvons assurer une vitalité dans le milieu. Les gens qui s’impliquent donnent de la couleur aux activités et assurent une présence sociale accrue. » La trésorière Catherine Gauthier abonde dans le même sens. « Nous gardons espoir. Après tout, l’optimisme fait partie de nos valeurs. » Le vice-président Daniel Soucy est aussi enthousiaste et espère lui aussi un nouvel élan de la relève.

Le Club Optimiste de Fermont a réalisé de nombreuses activités familiales au cours des années. Les plus populaires sont l’Opti-lecteur et l’Opti-jeux à la bibliothèque publique, les courses de petits bolides (tacots), l’atelier Sécurité sur roues qui enseigne la sécurité à vélo aux enfants, le kiosque de maïs soufflé et de barbe à papa lors du « Noël des enfants » dans le mur-écran et la distribution annuelle d’une bourse de 500 $ à un élève de 5e secondaire répondant aux valeurs prônées par les Optimistes. L’organisme a aussi repris le flambeau du petit train du Nord mis sur les rails par le défunt conseil 6880 des chevaliers de Colomb.

Chaque club est autonome et dirigé par ses membres ce qui permet une flexibilité unique pour servir les jeunes dans leurs collectivités et répondre à leurs besoins. Au Québec, les clubs Optimistes sont regroupés en six districts qui comprennent les régions et les zones.

Un peu d’histoire

Les clubs Optimistes inspirent le meilleur chez les jeunes en répondant à leurs besoins dans les collectivités du monde entier. Les traditions de ce club dynamique de services communautaires remontent au début du XXe siècle. Le premier club philanthropique Optimiste naît à Buffalo dans l’état de New York aux États-Unis en 1911. En 1916, plusieurs autres clubs voient le jour dans ce pays et, en 1917, est organisée une conférence nationale des clubs américains à Indianapolis en Indiana. Le Club Optimiste International est fondé en 1919 dans le cadre d’un congrès à Louisville au Kentucky. Publié d’abord en 1912, un crédo qui valorise le positivisme comme philosophie de vie, « Je promets », est officiellement adopté en 1922 tout comme le premier emblème officiel. La première devise « L’ami du délinquant » est choisie en 1923. L’année suivante, en 1924, un premier club est créé à l’extérieur des États-Unis, à Toronto en Ontario au Canada. Dans le cadre d’un congrès en 1971, on annonce l’approbation de la Fondation Optimist International par le conseil international. En 1972, un 3000e club fait son apparition et, pour tenir compte du fait que les services s’adressent tant aux filles qu’aux garçons, « Ami de la jeunesse » devient la nouvelle devise. Cette même année, un programme appelé « LIFE, la vie c’est pour tout être », insiste sur l’importance de la qualité de l’air et de l’eau et de l’élimination correcte des déchets. En 1983, le concours d’essais littéraires et d’art oratoire destiné aux étudiants du secondaire, qui peuvent remporter des bourses d’études, est lancé. En 1985, le programme de prévention de la toxicomanie « Disons non » est implanté et poussé plus loin en 1992 avec le volet « Joue donc vrai! » afin de lutter contre la consommation de stéroïdes en faisant découvrir aux jeunes comment se maintenir en santé et en bonne forme physique par la nutrition et d’autres moyens naturels. En 1993, les clubs Optimistes du monde entier lancent la première « Journée Optimistes en action ». Le programme de sensibilisation à la sécurité « Attachez toujours les enfants sur le siège arrière » est lancé en 1996. Avec des enfants de plus en plus jeunes qui naviguent dans Internet, l’organisation démarre Sécurité Internet, en 2008, pour les éduquer et les protéger contre les prédateurs en ligne. L’effectif international de l’organisation se situe à environ 80 000 membres répartis sur divers continents. On évalue que six millions de jeunes bénéficient des services communautaires dispensés dans le cadre de plusieurs projets.

Si vous souhaitez vous joindre à l’association, contactez un des membres mentionnés dans cet article ou visitez la page Facebook : Club Optimiste FERMONT.

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Publié le 4 février, 2019, dans la publication : Numéro 2 Volume 37

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Publié sur le site le 4 février 2019

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Économie

Bar ou microbrasserie?

par Éric Cyr

Véritable monument de la scène nocturne du Labrador Ouest, le K Bar, situé dans le Bruno Plaza au 118, rue Humphrey à Labrador City, pourrait fermer ses portes de façon définitive au début mars, après plus de 43 ans d’activité pour être remplacé par une microbrasserie.

Fin d’une époque?

Ouverte en 1975, la discothèque qui portait alors le nom de Kaboulo Bar/Disco a connu son heure de gloire durant l’âge d’or du disco, phénomène qui a envahi la planète au milieu des années 1970. La boîte de nuit affichait à l’époque des stroboscopes lumineux et une boule en miroir à facettes au plafond. Les temps ont changé et elle est aujourd’hui menacée de disparition pour des raisons commerciales.

Un promoteur souhaite récupérer l’espace pour y établir une microbrasserie et une salle avec des robinets à bière en fût où il proposerait également, une tendance écologique et économique en vogue à certains endroits de la Nouvelle-Angleterre et des provinces atlantiques, la vente en vrac de cruchons, connus sous le nom de growlers, que l’on peut faire remplir de bière soutirée du fût. Des tonnelets pourraient aussi être offerts aux autres bars et restaurants. L’entreprise Iron Rock Brewing qui a déjà tenté d’obtenir l’autorisation de s’implanter à Labrador City revient à la charge et a déposé une seconde demande pour un projet de microbrasserie de 8,4 hectolitres auprès du département des Affaires municipales et de l’Environnement de Terre-Neuve-et-Labrador. La compagnie avait d’abord lorgné du côté d’un édifice situé au 211, avenue Drake qui s’est entretemps transformé pour accueillir le restaurant Baba Q’s Smoke and Grill qui loge actuellement à cette adresse. Le brasseur a par la suite retiré sa demande initiale et en a déposé une autre, le 19 décembre dernier, proposant dorénavant de s’établir à l’étage inférieur du Bruno Plaza qui est plus adapté à ses besoins.

Les affaires sont les affaires

La propriétaire de l’établissement actuel, Anne Argot, qui a acheté le K Bar en 1992, a fait des rénovations et emploie sept personnes. Considérant le ralentissement de l’économie causé par la fermeture de certaines mines, cette dernière n’a pas cru bon de renouveler son bail à long terme en 2015, optant plutôt pour une location mensuelle. Celle qui occupe les lieux depuis plus de 25 ans a reçu en décembre dernier un avis du propriétaire l’invitant à quitter les lieux d’ici mars. Un des propriétaires du Bruno Plaza, Roger Hodge, a confié au journal The Aurora que c’est purement une décision d’affaires qui assure une stabilité à long terme.

Cette nouvelle a suscité beaucoup de réactions sur les réseaux sociaux de la part de résidents nostalgiques tristes à l’idée de l’éventuelle fermeture de cette institution locale. Les citoyens ont pu s’exprimer sur le projet et une décision devait être rendue à ce sujet le 2 février par le ministre Graham Letto.

*1 hectolitre = 100 litres

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Publié le 4 février, 2019, dans la publication : Numéro 2 Volume 37

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Désenclavement de la Côte-Nord

La députée de Manicouagan revient à la charge

par Éric Cyr

Source photo : Le Nord-côtier. Légende photo : Un panneau de signalisation routière indique la fin de la route 138 en Basse-Côte-Nord.

La députée de Manicouagan, Marilène Gill, du Bloc québécois, se réjouit de la connaissance du dossier du désenclavement de la Côte-Nord dont a fait montre le ministre de l’Infrastructure et des Collectivités, François-Philippe Champagne, lors de sa visite éclair dans la circonscription. Elle réclame toutefois un engagement ferme du gouvernement fédéral dans le dossier prioritaire, lequel doit se traduire par les sommes nécessaires pour mener le projet à terme.

Primauté de la 138

« Mon collègue du fédéral a rappelé aux Nord-Côtiers l’échéancier dévoilé par le gouvernement du Québec, à l’été 2017, en ce qui concerne les tronçons de Kegaska à La Romaine et de Tête-à-la-Baleine à La Tabatière. Jusque-là, rien de neuf sous le soleil ! Mais du même souffle, le ministre a dit faire du dossier de la route 138 une priorité de son gouvernement. Vous comprendrez que j’attends avec impatience l’annonce par monsieur Champagne de l’octroi des 94 millions de dollars demandés par le gouvernement du Québec pour que les chantiers ouvrent cet été comme prévu. Je me demande d’ailleurs pourquoi le ministre n’a pas profité de ce moment privilégié chez nous pour en faire l’annonce », s’interroge la députée.

Demeurer aux aguets

« Restons à l’affût. Le gouvernement déposera son budget en février prochain. Ce sera l’occasion de voir si le désenclavement de la Côte-Nord est vraiment un dossier qu’il priorise. Les investissements doivent être là, noir sur blanc ! », insiste Marilène Gill. « Mais ne soyons pas dupes. Ce que les Nord-Côtiers veulent, c’est une route complète et pas seulement la réalisation de tronçons ! Le gouvernement fédéral doit s’engager à participer financièrement pour compléter les 400 kilomètres restants qui relieront le Québec à Blanc-Sablon », exige la bloquiste.

Un siècle d’exclusion

« Ça fait plus de cent ans qu’on parle du dossier du désenclavement de la Côte-Nord, mais aujourd’hui plus que jamais nous sommes unis pour faire valoir nos intérêts. En novembre dernier, nous étions nombreux à Ottawa à réclamer un engagement formel du gouvernement libéral (de Justin Trudeau) dans le cadre d’une délégation historique. En quelques mois, jamais le sujet de la route 138 n’a fait autant parler de lui. Je sens qu’un mouvement est en train de se soulever, de prendre de l’expansion. Le temps des paroles est révolu, nous voulons des gestes, pour l’économie et la sécurité des Nord-Côtiers et des Coasters. Nous devons rester unis, chercher d’autres alliés et maintenir la pression sur le gouvernement, car nous n’en serons que plus forts ! », conclut la députée.

L’aboutissement de la route 138 coïnciderait avec la création d’une boucle interprovinciale reliant finalement le Québec au Labrador via les routes 510, 500 et 389, permettant de réellement connecter l’extrémité est du Québec, le Labrador et le nord-est québécois par voie terrestre au reste du continent.

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Publié le 4 février, 2019, dans la publication : Numéro 2 Volume 37

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Publié sur le site le 4 février 2019

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Côte-Nord

Transport : maillage et consensus

par Éric Cyr

Après avoir rencontré une imposante délégation nord-côtière qui s’était déplacée à Ottawa à la fin de l’année dernière, le ministre fédéral de l’Infrastructure et des Collectivités, François-Philippe Champagne, était de passage sur la Côte-Nord les 22, 23 et 24 janvier dernier à l’invitation des élus de cette vaste région. La députée de Manicouagan, Marilène Gill, qui avait facilité la démarche dans la capitale fédérale et qui demeure convaincue de l’importance de désenclaver la Côte-Nord, n’a pu se rendre à la rencontre en raison du caucus présessionnel du Bloc québécois.

Le ministre du cabinet Trudeau a d’abord assisté à un dîner-conférence organisé par la Chambre de commerce de Sept-Îles avant de se rendre à Baie-Comeau le lendemain. Le sujet des transports, et en particulier la nécessité pour la région du prolongement de la route 138, a mobilisé sans surprise l’attention durant sa brève visite.

Unité exemplaire

Il était impatiemment attendu à Sept-Îles par une impressionnante brochette de personnalités influentes, composée de nombreux élus et d’intervenants du milieu socio-économique, qui l’a sensibilisé au sujet des défaillances logistiques du transport sur la Côte-Nord et qui a discuté des grands enjeux relatifs à ce domaine, en tête d’affiche depuis des décennies. Ils ont évoqué leurs préoccupations légitimes concernant le manque d’efficacité des modes de transport et le prolongement très attendu de la route 138 jusqu’à Blanc-Sablon. Ce sont essentiellement les aspects de la fluidité ainsi que la libre circulation des personnes et des marchandises, et ce, jusqu’au Labrador, dont il est question. Rappelons que pour nos voisins, le seul accès terrestre passe par les deux liens routiers de la Côte-Nord au Québec incluant la route 389.

Au diapason et à l’unisson

Image forte, de nombreux élus s’agglutinaient autour de la table d’honneur afin d’accueillir le représentant du gouvernement canadien. Alignés pour l’événement, on retrouvait le président de l’Association des MRC de la Côte-Nord et maire de Sept-Îles Réjean Porlier, le préfet de la MRC de Minganie Luc Noël, le préfet de Manicouagan Marcel Furlong, la préfète de la MRC de la Haute-Côte-Nord Micheline Anctil, le préfet de la MRC de Golfe-du-Saint-Laurent et maire de Gros-Mécatina Randy Jones, le maire de Baie-Comeau Yves Montigny, le maire de Port-Cartier Alain Thibault, le maire de Havre-Saint-Pierre Pierre Cormier, le maire de l’Île d’Anticosti John Pineault, le maire de Ragueneau Joseph Imbeault, le maire de Pointe-Lebel Normand Morin, le maire de Godbout Jean-Yves Bouffard, le maire de Baie-Johan-Beetz Martin Côté, le préfet de la MRC de Caniapiscau et maire de Fermont Martin St-Laurent, l’administrateur de la Ville de Schefferville Ghislain Lévesque, le maire d’Happy-Valley-Goose Bay Wally Andersen et le maire de Wabush Ron Barron, tous deux du Labrador, et plusieurs chefs de communautés autochtones, le chef de Uashat mak Mani-Utenam Mike McKenzie, le chef de Unamen Shipu Brian Mark, le chef de Pakua Shipu Denis Mestenapéo, le chef d’Ekuanitshit Jean-Charles Piétacho et le chef de Nutashkuan Rodrigue Wapistan. Solidaire de la démarche, la députée de Duplessis Lorraine Richard du Parti québécois a mandaté son attachée politique afin de la remplacer, car elle devait assister à une réunion de caucus.

Des gens d’influence

Plusieurs dignitaires notables faisaient partie des invités, notamment des représentants du cabinet du ministre québécois de l’Énergie et des Ressources naturelles et de la direction générale de la Côte-Nord de Transports Québec, des représentants des Affaires autochtones du Canada, la présidente de la Société du Plan Nord Élizabeth Blais, le président du Port de Sept-Îles Pierre Côté, le directeur général de Tourisme Côte-Nord Mario Leblanc, le directeur général de Transport ferroviaire Tshiuetin Orlando Cordova, des représentants de l’industrie incluant le chef des opérations de la minière Rio Tinto IOC Maurice McClure et le directeur général de Port et Chemin de fer QNS&L Benoit Méthot, le directeur du développement stratégique d’Aluminerie Alouette Richard Lapierre, le directeur des ressources humaines du CISSS Côte-Nord Marc Brouillette, le président de Développement économique Sept-Îles Langis St-Gelais et la présidente de la Chambre de commerce de Sept-Îles Karine Lebreux.

Consensus indéniable

Dans le cadre de cette seconde rencontre en moins de deux mois entre des élus nord-côtiers et le ministre Champagne, ce dernier a reconnu l’intérêt de réellement relier le pays d’un océan à l’autre. Celui-ci s’est senti interpellé par l’unité et la détermination des décideurs politiques multiethniques issus des deux côtés de la frontière Québec-Labrador. Le visiteur fédéral a affirmé avoir rarement vu un consensus si fort autour d’un projet dans l’ensemble d’une région et qui mobilise tant les leaders politiques et autochtones de deux provinces.

Clarté indiscutable

La cohésion du message dont la pertinence résonne de façon unanime et sans fausses notes ne pouvait faire autrement que l’impressionner.

Il a semblé à l’écoute des revendications et notamment celle qui fait consensus et qu’il place en priorité : le prolongement et l’aboutissement de la route 138 en Basse-Côte-Nord. M. Champagne souhaite l’avancement de ce dossier qu’il a qualifié de projet ambitieux et d’envergure. Ce qui était auparavant considéré comme un rêve, en tenant compte des 400 kilomètres nécessaires pour la connexion interprovinciale, fait aujourd’hui parler de lui, ce que le ministre considère être un pas important. Il a d’ailleurs dit espérer être en mesure d’annoncer d’éventuels investissements pour le lancement des travaux dès cet été.

Détermination exemplaire

Illustrant bien la sérieuse problématique dont est victime la région en matière de transports, le maire de Labrador City, Wayne Button, n’a pu assister à la rencontre, car son vol était cloué au sol, contrairement aux maires de Wabush et de Fermont partis la veille. Le préfet Randy Jones a, pour sa part, réussi à s’envoler in extremis afin de se rendre à la rencontre malgré les conditions météo difficiles, mais son retour lui a pris quatre jours, car il a dû rentrer par bateau et le bateau a été retardé à cause des intempéries.

Volonté mitigée

Malgré la volonté du ministre québécois des Transports, François Bonnardel, qui souhaite voir aboutir le projet d’ici une décennie et qui a déposé une demande de contribution fédérale de 94 millions de dollars pour réaliser des tronçons totalisant environ 85 kilomètres qui relieraient Kegaska à La Romaine et Tête-à-la-Baleine à Kegaska, son homologue fédéral ne s’est toujours pas engagé de façon formelle et attend les orientations provinciales de Québec et de Terre-Neuve-et-Labrador avant de s’engager. Ottawa peut investir à hauteur de 60 % pour des projets en infrastructures.

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Publié le 4 février, 2019, dans la publication : Numéro 2 Volume 37

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Publié sur le site le 4 février 2019

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