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  • Volume 37

  • Une course essoufflante, mais palpitante

    Grand défi Pierre Lavoie

    Une course essoufflante, mais palpitante

  • Vote très serré au Labrador Ouest

    Élections provinciales

    Vote très serré au Labrador Ouest

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    Parachèvement de la 138

    Une 27 mai, 2019

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    Cancer Fermont

    Une 29 avril, 2019

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    40e anniversaire

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    Premières mondiales

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  • Fermeté, unanimité  et unité dans la diversité

    Désenclavement de la Côte-Nord

    Fermeté, unanimité et unité dans la diversité

  • Tournage d’une série télévisée à Fermont

    Monde télévisuel

    Une 15 avril, 2019

    Tournage d’une série télévisée à Fermont

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Volume 37

Une course essoufflante, mais palpitante

Grand défi Pierre Lavoie

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Intrigue policière à Schefferville

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Grand défi Pierre Lavoie

Une course essoufflante, mais palpitante

par Johanne Guimont

Source photo : Manon Abud. Légende : sur la photo, Ély Morin, Émilie Dallaire, Mathis Charest, Laurie-Anne Lafrance, Noémie Bernier, Jessica Bernier, Océanne Lacasse, Océane Bossé, Audrey Malenfant, Audrey Thériault, Janie Michaud, Charles-Olivier Gilbert, Jean-Christophe Bérubé, Raphaël Carrier, Élodie Sirois, Jean-Phillipe Dumas, Saylena Fay, Kim Dufour, Josianne Fortin, Hélène Landry, Nicolas Blouin, Julianne Dupuis, Sarah-Maude Bourgeois, Kathy Tremblay, Gabrielle Aubut, Gabrielle Bouchard et les adultes accompagnateurs : Liette Bastien, Johanne Guimont, Joane Desgagnés, Hélène Sénéchal, Manon Abud, Kathleen Ward et David Senneville.

Ce sont les 11 et 12 mai derniers que se déroulait la Course au secondaire du Grand défi Pierre Lavoie. En tout, 26 élèves de la polyvalente Horizon-Blanc se joignaient à cinq jeunes du collège d’Alma pour relever le défi de courir entre Québec et Montréal sur une distance de 270 kilomètres. La fin de semaine s’annonçait inoubliable.

À notre arrivée à Québec, le samedi matin, une foule de plus de 5000 coureurs dansait au rythme d’un DJ en attendant l’annonce officielle du départ de la course. Le spectacle, grandiose et haut en couleur, avait pour but de motiver et d’encourager les participants pour la prouesse qu’ils devaient réaliser. Au fil de départ, tous les jeunes ainsi que les accompagnateurs s’élançaient ensemble dans les rues de la Vieille Capitale avec fébrilité et beaucoup d’émotions. Ce moment restera gravé dans nos mémoires pour longtemps.

Après cette boucle de deux kilomètres, tout le monde avait l’ordre de retourner dans leur autobus pour le départ des courses à relais. À tour de rôle, les athlètes devaient courir deux kilomètres en équipe de deux à quatre en transportant un anneau à l’effigie du Grand défi Pierre Lavoie. Pendant ce temps, l’autobus parcourait deux autres kilomètres pour débarquer les prochains coureurs. Après la passation de l’anneau, les suivants repartaient aussitôt pour deux autres kilomètres et ainsi de suite jusqu’à la métropole québécoise. L’épreuve sportive a eu lieu jour et nuit jusqu’à l’arrivée au Stade olympique de Montréal dimanche en soirée. Une foule composée de parents et d’amis était déjà là pour attendre les athlètes et souligner leur performance.

Le défi était ambitieux, mais tout de même réalisable puisque les jeunes s’étaient tous entraînés à la course à pied depuis octobre. Ils ont réussi à faire une trentaine de kilomètres chacun en une trentaine d’heures. Avant tout, ce n’est pas une course au sens propre, c’est un exploit qui ne pouvait être réalisable qu’en groupe. Nous tenons à les remercier pour leur bel esprit d’équipe!

La Course au secondaire du Grand défi Pierre Lavoie en était à sa 8e édition et nous sommes fiers que la polyvalente de Fermont y ait participé pour la première fois. Comme mandat, cette année, les adultes responsables avaient pour mission d’inciter le plus de jeunes à bouger et ainsi leur permettre d’apprécier les effets de l’activité physique régulière. Pour notre part, cet objectif a été atteint! La majorité de nos coureurs étaient des jeunes sédentaires. On tient à souligner leur effort exceptionnel et aussi leur attitude exemplaire tout au long de l’événement.

Nous sommes revenus tous incroyablement fatigués, mais tellement enthousiastes à l’idée d’avoir accompli un tel défi. Nous tenons à remercier toute la population fermontoise ainsi que nos nombreux commanditaires. Sans vous, rien n’aurait été possible. On se dit à l’an prochain, car ce serait bien que d’autres jeunes aient la possibilité de vivre cet extraordinaire événement!

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Publié le 27 mai, 2019, dans la publication : Numéro_10 Volume 37

  • Course à pied
  • Course au secondaire
  • Fermont
  • Grand défi Pierre Lavoie
  • Montréal
  • Polyvalente Horizon-Blanc
  • Québec
  • Stade olympique

Publié sur le site le 27 mai 2019

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Élections provinciales

Vote très serré au Labrador Ouest

par Éric Cyr

Source photo : NPD Labrador. Légende : sur la photo, le nouveau député du Labrador Ouest entouré de ses enfants.

Le Parti libéral de Terre-Neuve-et-Labrador a réussi à se maintenir au pouvoir pour un second mandat consécutif à la suite des élections dans cette province, le 16 mai dernier. La députation du premier ministre Dwight Ball a cependant perdu des plumes en rétrécissant de façon significative, passant de 31 sièges à seulement 20, soit un de moins que nécessaire pour s’assurer une majorité en chambre. Ce dernier devra donc se contenter de former un gouvernement minoritaire, le troisième dans les provinces atlantiques après le Nouveau-Brunswick et l’Île-du-Prince-Édouard où les gouvernements libéraux précédents ont succombé aux progressistes-conservateurs.

Le NPD reprend le Labrador Ouest

Au Labrador Ouest, c’est le Nouveau Parti démocratique (NPD), fortement appuyé par le mouvement syndical, qui a remporté la victoire à l’arraché par seulement cinq voix, nécessitant un dépouillement judiciaire du Directeur général des élections comme c’est obligatoire lors d’un écart de 10 votes et moins. Le néo-démocrate Jordan Brown a défait l’ancien ministre des Affaires municipales et de l’Environnement et ministre responsable de la Commission de gestion des matériaux multiples et du Bureau des changements climatiques aussi Registraire général, le député libéral sortant Graham Letto, qui siégeait depuis 2015. Une défaite amère pour cet ancien maire de Labrador City de 2001 à 2009. Le NPD reprend donc de justesse cette circonscription électorale créée en 1962, qui lui avait échappée en 2015, alors qu’un ancien chef du Labrador Party (fondé en 1969 afin de défendre les intérêts du Labrador et qui a remporté le Labrador Ouest de 1969 à 1972) et actuel maire de Wabush, Ron Barron, candidat du NPD de l’époque, avait terminé deuxième lors du scrutin. L’ADN du NPD a laissé sa trace au Labrador Ouest puisque des députés néo-démocrates y ont déjà été élus au préalable : Peter Fenwick, de 1984 à 1989, et Randy Collins, de 1999 à 2007.

Labrador tricolore

Trois formations politiques ont remporté des sièges dans les quatre circonscriptions électorales du Labrador. Le NPD au Labrador Ouest, les progressistes-conservateurs dans Monts Torngat et les libéraux à Lac Melville et Cartwright-L’Anse au Clair.

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Publié le 27 mai, 2019, dans la publication : Numéro_10 Volume 37

  • Député Jordan Brown
  • Élection provinciales
  • Labrador
  • Nouveau parti démocratique
  • NPD
  • Premier ministre Dwight Ball
  • Scrutin
  • Terre-Neuve-et-Labrador
  • Vote

Publié sur le site le 27 mai 2019

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Parachèvement de la 138

Un véritable cri du coeur

par Éric Cyr

Source photo : Randy Jones

Un mémoire a été présenté au Comité permanent des transports de l’infrastructure et des collectivités de la Chambre des communes à Ottawa, le 14 mai dernier, par le préfet de la MRC Le Golfe-du-Saint-Laurent, Randy Jones, au sujet du nécessaire et très attendu aboutissement de la route 138 jusqu’à Blanc-Sablon en Basse-Côte-Nord, qui s’avérerait bénéfique tant au Québec qu’à Terre-Neuve-et-Labrador. Une fois complétée, la route 138 permettrait de relier la Trans-Québec-Labrador en formant une boucle désenclavant ainsi à la fois la Côte-Nord et le Labrador : d’une pierre deux coups.

C’est ce comité, qui étudie principalement les mesures législatives, politiques, programmes et autres questions d’importance nationale liées au transport, à l’infrastructure et aux villes canadiennes, ainsi que le fonctionnement de Transports Canada et d’Infrastructure Canada, qui a invité M. Jones dans la capitale fédérale afin de présenter ce dossier jugé prioritaire à l’unanimité par tous les élus nord-côtiers et les chefs autochtones ainsi que par l’ensemble des maires du Labrador.

Suite logique et équité

Un front commun historique pour le désenclavement de la Côte-Nord, qui regroupe au sein d’une importante coalition l’ensemble des élus de cette région issus des paliers politiques fédéral, provincial et municipal, comprenant les députés, les préfets, les maires, incluant ceux du Labrador, et les chefs autochtones ainsi que des représentants des diverses collectivités nord-côtières et labradoriennes, s’était d’ailleurs rendu à Ottawa, à la fin de l’année dernière, afin de faire valoir cette revendication légitime.

Des ambassadeurs de trois cultures, s’exprimant dans trois langues en provenance de deux provinces : un symbole fort pour relayer un seul discours.

Des Innus, des Québécois et des citoyens du Labrador ont uni leurs forces et leur voix en faisant retentir un message clair et sans équivoque : il est grand temps de compléter la route 138. Leur présence sur la colline parlementaire avait aussi pour objectif de démontrer leur solidarité et leur détermination ainsi que toute l’importance de cette démarche de prolongement et d’aboutissement de la route 138 jusqu’à Blanc-Sablon.

Occupation dynamique du territoire

Le maire de Gros-Mécatina, Randy Jones, a livré un discours empreint d’émotions : « Je ne sais trop comment interpréter cette invitation à cette tribune de choix. Après toutes ces années à nous relayer, moi, mes amis maires et chefs de communautés autochtones afin de tenter d’obtenir des audiences auprès des gouvernements pour faire valoir cet enjeu primordial considéré d’une importance capitale, le désenclavement de la Côte-Nord, afin d’extirper une bonne fois pour toutes nos communautés de l’isolement en les reliant au reste du pays. J’ose y voir de l’espoir et j’espère que cette fois sera la bonne et qu’enfin on nous entendra après plus d’un demi-siècle de revendications auxquelles les gouvernements successifs, tant au fédéral qu’au provincial, ont fait la sourde oreille. » Le capitaine de bateau à la retraite poursuit : « Les résidents de nos vastes régions sont liés par une même réalité, par le même sentiment d’abandon, et ont l’impression d’être considérés comme des citoyens de deuxième classe laissés à eux-mêmes. Comment passer sous silence cette flagrante injustice qui consiste à multiplier les autoroutes, les ponts, les circuits aériens pour les habitants des grands centres urbains alors que chez nous des gens perdent la vie faute d’un simple lien routier ? Encore tout récemment, un homme est mort d’hypothermie alors que sa motoneige, le seul moyen de transport à notre portée, s’enlisait sur un lac et que, gelé, il a dû marcher de longues heures. Quel paradoxe! Après plus de 50 ans de promesses, l’heure est venue de passer à l’action! On a assez attendu! »

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Publié le 27 mai, 2019, dans la publication : Numéro_10 Volume 37

  • Basse-Côte-Nord
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Publié sur le site le 27 mai 2019

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Schefferville

Clinique de stérilisation de chiens

par Éric Cyr

Source photo : Page Facebook Chiots nordiques

La région de Schefferville est aux prises depuis plusieurs années avec la présence de chiens errants sur son territoire. Une clinique de stérilisation a donc été organisée afin de ralentir leur prolifération à Schefferville et dans les communautés autochtones de Matimekush-Lac-John, Kawawachikamach de concert avec l’organisme sans but lucratif Chiots nordiques, du 26 au 29 avril derniers.

Une partie du problème réside en l’absence de règlementations uniformisées entre les trois différentes collectivités de l’endroit, ce qui donne le choix et la chance aux propriétaires de chiens de laisser leurs animaux en liberté non surveillée alors que ceux-ci se regroupent parfois en meutes. Dans le but de diminuer la population canine, ces agglomérations ont décidé de se concerter afin de mener des actions concrètes en faisant appel à l’association Chiots nordiques afin de tenir une clinique de stérilisation de chiens à l’hôtel de ville de Schefferville, dans le garage des pompiers, où il a aussi été possible de faire vacciner et vermifuger ses chiens. Cette initiative a été rendue possible grâce à des dons, des commanditaires, des subventions et l’implication de bénévoles issus de l’organisation ainsi que des trois communautés concernées. Selon l’administrateur de la Ville de Schefferville, Ghislain Lévesque : « C’en était rendu une situation de santé publique qui amenait une détérioration de la vie de nos citoyens. Nous devions donc agir avant qu’il n’arrive des incidents malheureux. »

Détermination et réussite

Après avoir parcouru 1200 kilomètres en avion, les 16 bénévoles de Chiots nordiques, dont une majorité de vétérinaires, ont récupéré 4500 lb de matériel acheminé par train, avant de procéder à des interventions qui ont duré deux jours et demi, incluant des chirurgies vétérinaires totalisant 135 stérilisations en plus de vaccinations et de vermifugations. Ces derniers ont eu à affronter une tempête rendant les routes de l’endroit impraticables compliquant ainsi leur tâche, mais ils ont tout de même réussi à maximiser les bénéfices de leur déplacement et même à faire une présentation de sensibilisation dans une école locale. Les bénévoles sont repartis le 30 avril avec le sens du devoir accompli.

Ils ont très bien rempli leur mission en apportant des soins appropriés et professionnels à un total de 164 chiens admis en clinique.

Cette grande aventure nordique a nécessité une implication importante d’une équipe de bénévoles énergique et dévouée, qui aurait sans doute pu en faire encore plus si elle n’avait pas été freinée par une tempête rendant la capture des chiens de Kawawachikamach difficile. Malgré tout, les actions posées auront un effet bénéfique significatif. Ce n’est que partie remise.

Autres villes nordiques

La ville de Labrador City au Labrador, qui dispose d’un service de contrôle animalier, est aussi aux prises avec une problématique de chiens errants dans les rues. Un citoyen s’est fait attaquer et mordre par deux gros chiens en décembre dernier et a dû se faire vacciner à l’hôpital. Selon le directeur de la planification et du développement, Craig Purves, le contrôleur canin local fait son travail avec diligence, mais parfois certains chiens plus costauds réussissent à sauter la clôture à cause des gros bancs de neige en hiver et c’est souvent une tâche difficile de les localiser. Quand un chien se fait attraper, le propriétaire doit payer une amende de 125 $ pour le récupérer au chenil, ce qui semble avoir un effet dissuasif. À Fermont, c’est l’entreprise Chapitou qui détient le contrat de service animalier octroyé par la municipalité. N’hésitez pas à faire appel à elle lorsque vous apercevez un chien errant ou abandonné en composant le 581 231-0114.

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Publié le 13 mai, 2019, dans la publication : Numéro_09 Volume 37

  • Chiens errants
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Publié sur le site le 13 mai 2019

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Musique

En Barque… sur le traversier

par Éric Cyr

Source photo : En Barque

Directement affectés par les déboires de la traverse maritime Côte-Nord-Matane, les jeunes musiciens de la formation port-cartoise En Barque s’en sont inspirés de bonne guerre. Comme cette incroyable saga touche plusieurs personnes en région, leur pièce musicale La Saga fait fureur depuis la publication d’une vidéo filmée à l’aéroport de Mont-Joli et diffusée gratuitement en direct sur les réseaux sociaux, le 31 mars dernier. Son succès est déjà confirmé puisqu’un monoplage (single) joue déjà sur les ondes de plusieurs stations de radio.

Écrite et composée à la Saint-Valentin par deux des fondateurs du groupe formé en 2014, Louis-Joseph et Roméo Vacher, alors qu’ils étaient à bord du navire Apollo lors de sa première traversée entre les deux rives du fleuve Saint-Laurent, cette nouvelle chanson est tout à fait d’actualité et décrit bien les déboires récurrents de la Société des traversiers du Québec (STQ) et de la desserte aérienne. Selon l’aîné des deux frères, Louis-Joseph Vacher, cette situation a occasionné beaucoup de problèmes pour les artistes qui doivent constamment se déplacer en tournée afin d’offrir des spectacles un peu partout et qui ont dû modifier leur parcours au moins une douzaine de fois en faisant le grand détour terrestre par Québec pour aller jouer sur la rive-sud, entre autres à Rimouski.

En plein dans le mille

L’auteur-compositeur et parolier explique que le lancement improvisé de La Saga a connu un certain engouement, ce qui a attiré l’attention médiatique découlant en une vingtaine d’entrevues dont certaines dans de grands médias conventionnels urbains moussant leur popularité déjà en ascension : « On savait que c’était un sujet chaud, mais on ne s’attendait pas à une telle réaction. On décrit une réalité populaire et on transforme nos frustrations en humour tout en dénonçant cette situation inacceptable où on dirait que les personnes des régions sont considérées comme des citoyens de second ordre. » Les frères Vacher sont quelque peu dissidents, cependant toutefois intègres. Ils ont refusé un contrat de spectacles plutôt que de renoncer à cette chanson, ce qui s’est finalement avéré un choix judicieux considérant sa popularité. Louis-Joseph Vacher est très heureux qu’il y ait toujours du monde qui se déplace pour assister aux spectacles : « On est assez intenses, on se consacre corps et âme à notre passion. L’argent, c’est le dernier de nos soucis pourvu que les projets marchent et qu’il y a du monde qui assiste à nos performances. On est des aventuriers et on aime ça jouer dans des endroits isolés avec une mentalité rurale ou minière. J’aime terriblement le Nord et j’ai adoré mon expérience à Fermont durant la fête nationale de la Saint-Jean-Baptiste l’été dernier. On espère avoir l’occasion d’y retourner bientôt. »

Les musiciens autodidactes au tempérament bohème sont très populaires sur la Côte-Nord où ils ont défilé dans la plupart des localités de Natashquan jusqu’à l’île d’Anticosti. Ils ont aussi arpenté les quatre coins du Québec jusqu’à Chapais, Matagami et Radisson à la Baie-James, en plus de se produire également dans les provinces atlantiques et à l’international : ils étaient aux Journées mondiales de la jeunesse au Panama en janvier dernier et un concert est prévu dans la collectivité d’outre-mer territoriale française de Saint-Pierre-et-Miquelon en juin.

En Barque a produit un premier album, Deux pieds sur mer, et s’est fait connaître avec la chanson Les Charrues, qui risque fort d’être détrônée par La Saga le premier extrait de leur deuxième opus à paraître au printemps 2020 et qui a de fortes chances d’atteindre le palmarès.

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Publié le 13 mai, 2019, dans la publication : Numéro_09 Volume 37

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Publié sur le site le 13 mai 2019

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Littérature

Intrigue policière à Schefferville

par Éric Cyr

L’écrivaine Isabelle Lafortune a publié récemment son tout premier livre, Terminal Grand Nord, un roman policier dont l’action se déroule à Schefferville où elle s’est déplacée périodiquement sur une période d’une décennie. Elle ignorait à l’époque que son expérience sur place lui inspirerait un bouquin.

La romancière qui s’est laissée imprégner de ce milieu nordique unique réussit à bien communiquer la beauté et la rudesse de cet endroit. « Je me suis sentie ailleurs, complètement dépaysée. C’est tout un monde à découvrir. Une poésie se dégageait de la ville. J’avais envie de faire découvrir cette région aux gens d’en bas, de brosser un portrait inspiré de la réalité ». L’auteure confie avoir d’abord éprouvé un sentiment de grande liberté doublé d’une grande solitude face à l’immensité des éléments, malgré la proximité des gens qui y habitent et dont elle s’est progressivement rapprochée en travaillant à l’hôtel et aussi à l’école secondaire pour quelques suppléances. Cette présence lui a permis de côtoyer certains fondateurs de la ville, des pionniers aux histoires savoureuses, un cadeau du ciel selon elle.

Huis clos/Les souches

Isabelle Lafortune a, sans s’en douter, fait provision de matériaux bruts non polis pour une future rédaction qui s’est imposée naturellement. Elle les a ensuite transformés en les façonnant en personnages fictifs à partir des sensations ressenties.

« Je m’intéresse aux gens, à leur histoire et j’aime leur parler. Je ne me doutais pas à ce moment-là que j’allais rédiger un polar. C’est devenu une évidence plus tard. Bien qu’entourée de grands espaces générant des sensations fortes et une grande liberté, à un moment il m’est apparu que la ville se prêtait bien à une histoire en huis clos. Les chapitres sont découpés en courtes scènes, ce qui crée une dynamique cinématographique et qui permet aux lecteurs, si je peux m’exprimer ainsi, de voir des images. J’écris, entre autres, pour partager une vision du monde à travers une histoire qui me semble intéressante. Les mots murissent. Il faut trouver l’angle propice afin de transmettre ces émotions. »

Synopsis

En 2012, on retrouve les corps violentés de deux jeunes femmes autochtones récemment portées disparues, dans un banc de neige en bordure d’une piste de motoneige non loin de Schefferville. Dépêché sur place, le réputé inspecteur Émile Morin tentera de résoudre le mystère de ce qui est arrivé aux deux sœurs innues de Mani-Utenam.

Une suite dont l’action se déroulera également dans le Nord est envisagée. D’ici là, une adaptation cinématographique est déjà en branle. Les droits ont été achetés par le Groupe PVP et la réalisation sera confiée à François Bouvier qui a produit les films La Bolduc et Paul à Québec. Le projet a déjà été financé par Téléfilm et la Sodec.

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Publié le 13 mai, 2019, dans la publication : Numéro_09 Volume 37

  • Auteure
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  • Écrivaine
  • Isabelle Lafortune
  • Littérature
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  • Polar
  • Roman policier
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Publié sur le site le 13 mai 2019

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Une eau claire et limpide

Bientôt dans votre robinet

par Éric Cyr

Source photo : Jocelyn Blanchette

Les travaux de construction d’une usine de filtration de l’eau potable à Fermont, qui ont commencé en juin 2017, devraient se conclure bientôt. Ce sont les nouvelles normes établies au Règlement sur la qualité de l’eau potable par le ministère québécois du Développement durable, de l’Environnement et de la Lutte contre les changements climatiques (MDDELCC) il y a quelques années qui ont motivé ce nécessaire projet d’envergure.

Fine pointe de la technologie

À l’origine de cette modification de la loi concernant l’eau propre à la consommation, un taux de trihalométhanes (THM) dépassant les normes dans plusieurs municipalités du Québec, dont Fermont. C’est l’ancienne directrice générale de la Ville, Christine Lizotte, qui a amorcé à l’époque la démarche vers une modernisation des équipements. La municipalité a obtenu une subvention importante de Québec afin de concrétiser l’édification d’une usine de traitement de l’eau potable à la suite d’appels d’offres. La firme d’ingénierie AXOR Experts-Conseils a obtenu la supervision des travaux du contrat de 11 M $ qui a été octroyé à l’entreprise Michel Leclerc (anciennement Lafontaine et Leclerc) qui a confié la construction de l’édifice en sous-traitance au constructeur général Construction Béton 4 Saisons. Les plans ont été conçus par l’architecte réputé Éric Lirette, qui a imaginé un design inspiré de l’apparence du Centre des mesures d’urgence, qui englobe la caserne de pompiers, et sur lequel il a également œuvré, le tout destiné à faciliter son agencement et son intégration dans le décor local. En plus de l’érection du nouveau bâtiment, des travaux de rénovation de l’ancienne station de pompage ont été effectués, incluant la réfection du réseau électrique, l’isolation, l’installation de deux moteurs et de deux génératrices neufs ainsi que l’ajout d’un nouveau dispositif de captage d’eau et d’un poste de relèvement destiné à recueillir l’eau de lavage du système.

La technologie innovatrice qui a été retenue est celle de l’ultrafiltration membranaire suivie d’une désinfection aux rayons ultraviolets (UV) afin de désactiver les virus potentiels qui, grâce à ce procédé, ne peuvent proliférer.

Petits pépins temporaires

Quelques imprévus nécessitant des ajustements sont survenus au cours du chantier, notamment les deux moteurs d’alimentation des unités de filtration qui ont simultanément surchauffé, subissant une défaillance importante. Les engins électriques ont donc été acheminés à l’entrepreneur Labrador Rewinding au parc industriel de Wabush au Labrador pour réparation avant de devoir être remplacés par des moteurs neufs par le distributeur du produit Veolia Water Technologies. Des filtres harmoniques ont par la suite été ajoutés afin de remédier au problème initial. Le nouveau système est conforme aux normes du MDDELCC, mais bien qu’une entente provisoire ait été conclue avec le maître d’œuvre, l’administration municipale n’a pas encore officiellement pris possession des nouvelles infrastructures et attend de recevoir sous peu le certificat de conformité qui sera émis par Veolia avant la passation de l’usine.

Conformité exemplaire

Selon les Services techniques de la Ville de Fermont : « De nombreux tests et analyses ont été effectués et l’eau sera d’une qualité impeccable, c’est clair comme de l’eau de roche. Les citoyens seront comblés. Plus aucune raison d’acheter de l’eau embouteillée ou d’aller puiser de l’eau à la mine des Chinois. L’eau de l’usine continuera à être prélevée et analysée en laboratoire chaque semaine conformément à la réglementation québécoise en vigueur. » Un test de performance devait être effectué au début mai avant la prise de possession du nouvel aménagement par la Ville. Le réseau de distribution est demeuré opérationnel en attendant la mise en service de celui-ci.

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Publié le 13 mai, 2019, dans la publication : Numéro_09 Volume 37

  • Captage d'eau
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  • Qualité de l'eau potable
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Publié sur le site le 13 mai 2019

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Inspiration et création

Résidence artistique à Fermont

par Éric Cyr

Un duo d’artistes a effectué une résidence d’artiste durant deux mois à Fermont. Dominique Rivard et Clara Lacasse ont choisi cette ville nordique comme lieu de création afin d’aiguiser leur vision multidisciplinaire englobant trois principaux axes de recherche durant leur séjour; la photo, la vidéo et la poterie.

En résumé, une résidence d’artiste, c’est le fait d’accueillir un ou des artistes issus de différentes disciplines en période de création. Ces derniers, hors de leur milieu habituel, sont ainsi stimulés par de nouveaux lieux, de nouvelles réalités, mais surtout par de nouvelles rencontres et un contexte leur permettant de se consacrer pleinement à leur inspiration sans autre distraction. Le projet des deux femmes a été sélectionné par le centre d’artistes PANACHE Art Actuel à Sept-Îles qui garantit une future exposition sur la Côte-Nord à l’été 2020 dans le cadre de la Virée de la culture et peut-être même, pourquoi pas, un retour à Fermont pour présenter le fruit de leurs expérimentations.

Travail collectif

Dans le cadre du projet, les artistes s’intéressent à l’imaginaire du travail minier et aux processus de transformation du fer et de l’argile. Elles se sont principalement investies dans l’apprentissage de la céramique en atelier, nourries par une réflexion sur les enjeux liés à l’exploitation des ressources. Dominique Rivard précise : « Le projet se réalise par une approche intuitive et spontanée. Le travail collectif rassemble et enrichit nos deux pratiques artistiques. Il donne une orientation et une forme changeante à celui-ci. Il faut rester un certain temps sur la Côte-Nord pour mieux connaître le rythme de vie qui est influencé par l’éloignement. » Clara Lacasse explique : « Fermont est avant tout une municipalité orientée vers le travail, et cette réalité stimule une réflexion sur la longévité des villes mono-industrielles. Le fait d’y vivre pour une période de deux mois a permis des discussions plus complètes avec la communauté. En contrepartie, les archives de la ville ont été plus difficiles d’accès que nous l’anticipions. Nous avons notamment découvert que certaines dorment dans un conteneur parmi les vestiges d’une ancienne exposition qui y fut rangée faute d’espace. Nous avons rapidement constaté par nos rencontres que la communauté ici vibre et s’efforce de conserver de tels acquis qui constituent une mémoire collective. »

Rencontre avec le public

Le 19 avril dernier, les deux artistes ont présenté leurs expérimentations dans le centre commercial du mur-écran et ont fait découvrir au public l’amorce et l’évolution progressive de leur exploration initiale. Ce laboratoire de recherche visait à témoigner du processus créatif en présentant des lectures choisies, des photographies et des pièces de céramique de petit format. Elles espèrent que la finalité de cette recherche pourra être présentée à la communauté en 2020 et susciter une conversation élargie sur les enjeux liés aux villes mono-industrielles. Elles tiennent à remercier la potière et artisane Louise Vachon pour son aide durant leur séjour.

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Publié le 29 avril, 2019, dans la publication : Numéro_08 Volume 37

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Publié sur le site le 29 avril 2019

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Littérature

Fermont inspire le sujet d’un roman

par Éric Cyr

Source photo : Frédérick Durand. Légende photo : Ariane Gélinas prend la pause avec ses œuvres littéraires. Deux autres ouvrages prennent pour cadre la Côte-Nord : le tome deux de la série Les villages assoupis, L’île aux naufrages (Anticosti) et Les cendres de Sedna (Tête-à-la-Baleine).

L’intrigue du septième livre et cinquième roman de la prolifique auteure Ariane Gélinas, Quelques battements d’ailes avant la nuit, publié chez Alire, se déroule à Fermont, dans le Nord québécois. Le bouquin est paru pour le 31e Salon du livre de Trois-Rivières, le 28 mars dernier. Fascinée par la nordicité et passionnée par les cartes et les chemins nordiques, l’écrivaine originaire du village de Grandes-Piles en Mauricie a déjà emprunté la route 389, qui fait partie de la Trans-Québec-Labrador, à l’été 2015 afin de venir tâter le pouls de la réalité sur le terrain et de prendre des photos en sol fermontois.

L’aventurière des mots a aussi roulé sur la route de la Baie-James et la Trans-Taïga, ce qui lui a inspiré son tout premier roman de la trilogie Les villages assoupis, Transtaïga, un roman fantastique criminel aux frontières de la folie dans lequel évolue Anissa, qui travaille dans un chenil de chiens huskies à la lisière de ce mythique lien routier subarctique. La romancière et nouvelliste s’inspire beaucoup de ses périples pour modeler ses personnages et leurs péripéties. Son idée originale de départ est revisitée à la suite des rencontres et des expériences vécues durant ses voyages. « J’avais prévu d’écrire dès 2013 un roman se déroulant à Fermont et comme je me déplace toujours sur les lieux avant de rédiger, j’avais l’œil depuis longtemps sur la route 389. Manic-2 et Manic-5, l’œil du Québec, les monts Groulx, le village fantôme de Gagnon, les nids de poule à profusion, la voie ferrée qu’il faut traverser à de nombreuses reprises avant d’arriver dans la ville nordique. Le chemin demande du temps de préparation et de la chance. »

La trame

Dans ce dernier thriller fantastique, Ariane Gélinas raconte les aléas d’une femme bientôt trentenaire, Sévérine, qui, voulant vivre le charme du Nord, s’installe dans la ville de Fermont. Elle emménage dans un appartement situé dans le légendaire mur-écran après s’être fait embaucher comme technicienne en documentation à la bibliothèque publique.

« Une partie de l’action se déroule dans le fameux édifice qui protège la ville des vents dominants du Nord, mais aussi dans les monts Severson où le cadavre d’une victime assassinée est retrouvé. Il est fait mention dans le récit notamment du parc des Épinettes, d’où l’on peut apercevoir la croix du mont Daviault et également du journal Le Trait d’union du Nord. »

Sur la route

Directrice littéraire, chargée de cours à l’université et coéditrice, Ariane Gélinas a une vie bien remplie, mais elle n’hésite pas à se métamorphoser en nomade durant ses road trips à la Jack Kerouac en quête de matériel tangible pour peupler ses narrations. Elle aime saisir toutes les facettes des milieux qu’elle explore et qu’elle apprivoise au fur et à mesure, découvrant les caractéristiques particulières de chaque endroit visité afin de voir au-delà de l’enrobage. L’auteure écrit aussi avec un grand souci stylistique et le moment où se déroulent les événements coïncide avec l’intervalle de son passage sur place. « Je suis une grande randonneuse et j’ai beaucoup marché. L’immensité des environs de Fermont m’a impressionnée, il y a tellement d’espace. J’adore les décors, les lieux. J’essaie de les rendre vraisemblables dans mes écrits, de faire ressentir l’affection que j’éprouve pour le Nord, notamment pour la Côte-Nord, où mon père demeurait lorsque j’étais adolescente. En attendant la prochaine exploration septentrionale! »

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Publié le 29 avril, 2019, dans la publication : Numéro_08 Volume 37

  • Ariane Gélinas
  • Côte-Nord
  • Écrivaine
  • Fermont
  • Littérature
  • Quelques battements d'ailes avant la nuit
  • Roman
  • Romancière
  • Thriller fantastique

Publié sur le site le 29 avril 2019

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Expédition à motoneige

Objectif les monts Torngat

par Éric Cyr

Source photo : Expédition Torngat

Six intrépides motoneigistes fermontois ont entrepris un long périple qui les a menés jusqu’aux monts Torngat à l’extrémité nord du Labrador. Partis de Fermont par la Trans-Québec-Labrador (routes 389 et 500), le 22 mars dernier, ils rejoignent Happy-Valley-Goose-Bay puis empruntent la route 520 vers North West River. C’est là qu’ils enfourchent leurs bolides pour le grand départ en face du fameux garage de l’émission de télévision Last Stop Garage diffusée sur la chaîne Discovery avant d’entamer un long parcours hivernal de 1936 kilomètres en serpentant des paysages grandioses au gré des intempéries.

Toute une aventure que d’atteindre les monts Torngat. Héritage de l’époque glaciaire, cette chaîne de montagnes, faisant partie de la cordillère arctique dans le Bouclier canadien, est un massif rocheux dont le nom signifie « maison des esprits » en inuktitut. Situés sur la péninsule nord du Labrador à la frontière avec le Québec, ses principaux sommets constituent la ligne de partage des eaux entre les deux provinces qui a déterminé la frontière actuelle tracée en 1927 par le Conseil privé de Londres en Angleterre. Le point culminant de cette majestueuse muraille naturelle et la cime de la chaîne Selamiut (Aurore), le mont d’Iberville (appelé aussi Kauviik ou Caubvick) qui s’élève entre 1646 et 1652 m dépendant des mesures.

Des lieux mythiques

Digne du National Geographic, le périple réunit un équipage chevronné et endurci composé de cinq pompiers : Dany Dionne, Éric Tremblay, Yan Leblanc et les frères Francis et Sébastien Meilleur qui ont recruté le mécanicien Jérémy Potvin afin de compléter le cortège des neiges. Ceux-ci se sont au préalable bien documentés et ont consulté des personnes expérimentées afin de bien préparer le trajet. Ils sont prêts à affronter les rigueurs du climat et les dénivelés tortueux leur réservant de nombreuses surprises avant d’atteindre leur objectif, Postville, Hopedale, Natuashish, Nain et le village abandonné d’Hebron au Nunatsiavut puis Nutak où il ne reste qu’une plaque commémorative. L’objectif ultime : atteindre ce territoire exceptionnel aux sommets vertigineux.

Que d’émotions lorsque le parc national des monts Torngat au Labrador surgit à l’horizon tout comme son vis-à-vis québécois, le joyau du Nunavik, le parc national Kuururjuaq qui s’étend de la baie d’Ungava jusqu’au sommet du mont d’Iberville.

Après avoir dormi dans une yourte au camp de base, ils empruntent le chemin du retour. En sillonnant la rivière Koroc, qui prend naissance à la frontière du Labrador et coule en direction de la baie d’Ungava, ils sont émerveillés par son eau bleue limpide et translucide en mouvement sous la glace. Ils rejoignent par la suite Kangiqsualujjuaq, la rivière George puis son affluent la rivière De Pas jusqu’à Schefferville, le lac Menihek puis la rivière Ashuanipi avant de rentrer au bercail à Fermont.

Digne d’un roman de Jack London

Que de souvenirs et d’anecdotes à raconter! Ils ont bravé le froid, croisé des Autochtones, découvert des villages innus et inuits isolés, mais dont l’hospitalité des habitants est légendaire et ont même été invités par une vieille femme inuite qui mangeait de l’ours polaire à prendre le thé à Hebron. Ils ont circulé sur l’océan Atlantique gelé, emprunté une travée, une passerelle en aluminium disposée entre deux banquises après le passage du brise-glace qui relie la mine de Voisey’s Bay, fait du camping dans une église et des camps de Rangers canadiens, dormi dans des pourvoiries abandonnées depuis la quasi-disparition des caribous, qui autrefois se comptaient par centaines de milliers et dont ils n’ont malheureusement aperçu aucun signe, vu des traces d’ours polaire gigantesque. Des phénomènes naturels ont aussi marqué plusieurs des compagnons de voyage : les aurores boréales et l’effet des marées et des cassées de glace tranchante comme des lames qui bougent constamment, le changement drastique de paysage de la taïga et de la toundra qui deviennent faune arctique et alpine.

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Cancer Fermont

Véritable tourbillon de générosité

par Éric Cyr

Source photo : Kathleen Dubé

Le mois d’avril 2019 a été fertile en activités de financement organisées par plusieurs bénévoles afin d’aider l’organisme caritatif Cancer Fermont à poursuivre sa mission entamée il y a bientôt 14 ans. Un montant impressionnant de 65 000 $, près du double de l’an dernier, a été engrangé durant cette période pour l’œuvre de charité qui a déjà distribué plus d’un demi-million de dollars depuis sa fondation en 2005. Les déjeuners communautaires et le défi Paye-toi ma tête pour la cause ! ainsi que le très convoité souper-bénéfice de crabe ont attiré des foules nombreuses témoignant de l’engouement et de l’appui indéfectible de la collectivité pour l’association qui vient en aide aux personnes atteintes du cancer et à leurs proches localement.

Élan de compassion

Ces manifestations de solidarité envers les personnes atteintes du cancer ont commencé par des déjeuners communautaires traditionnels du dimanche matin à la loge des Moose, sous la supervision de Marie-Josée Dumas, et qui ont attiré plus de 1 000 personnes. La seconde édition du défi Paye-toi ma tête pour la cause ! (inspiré du Défi têtes rasées de Leucan) organisée par Kevin Morissette, qui s’est tenu au même endroit le 12 avril dernier, a également été un franc succès. Un total de 14 participants ont accepté de se faire couper les cheveux sous le regard des spectateurs notamment tous les membres de la famille Synnott.

Le milieu en pince pour Cancer Fermont

La troisième édition du fameux souper-bénéfice de crabe, avec en nouveauté une entrée de crevettes cuites dans l’eau de mer, était orchestrée conjointement par l’agent Kerry Aubé de la Sûreté du Québec et Dave Bouchard avec l’appui logistique des policiers et des élèves finissants de la polyvalente Horizon-Blanc, qui amassaient des fonds pour leur bal de fin d’année. Le rassemblement gastronomique a accueilli 320 convives au Centre multifonctionnel Cliffs, le 13 avril.

En plus de citoyens, qui s’arrachent les billets qui s’envolent comme de petits pains chauds trois mois à l’avance, des représentants d’associations, d’organismes et d’entreprises de la région étaient attablés pour l’occasion tout comme des personnalités politiques qui ont témoigné leur soutien à Cancer Fermont en prenant part à la manifestation culinaire fort prisée.

Il y avait notamment la députée de Manicouagan, Marilène Gill, du Bloc québécois, qui faisait acte de présence pour la troisième fois consécutive et le maire de Fermont, Martin Saint-Laurent. Une délégation du Labrador Ouest, qui souhaite implanter une fondation inspirée de ce concept unique au pays dans les communautés voisines, s’était aussi déplacée incluant le maire de Wabush, Ron Barron, tout comme le directeur du Centre de service de la Sûreté du Québec de la Côte-Nord à Baie-Comeau, le capitaine Carl Gauthier et le directeur du poste principal de la MRC de Caniapiscau, le sergent Daniel Turgeon. Également sur place, le PDG du transporteur aérien PAL Airlines, Calvin Ash, le directeur général de Minerai de fer Québec (MFQ), Louis Turcotte, et un directeur supérieur d’exploitation d’ArcelorMittal, Sylvain Lessard, pour n’en nommer que quelques-uns.

La cerise sur le gâteau

L’allocution du DG de MFQ, Louis Turcotte, a littéralement soufflé la foule lorsqu’il a déclaré que son entreprise soucieuse de soutenir la communauté fermontoise et appuyée de ses partenaires joindrait la démarche philanthropique en accordant un montant de 42 000 $ annuellement sur une période s’étalant sur cinq années. Cette annonce lui a valu une chaleureuse ovation. Parmi les associés, PAL Airlines offre deux billets mensuels durant cinq ans qui pourront être utilisés par les personnes atteintes du cancer et leur famille. De nombreux tirages de prix ont aussi été effectués durant la soirée pour les invités présents incluant une paire de billets pour toute desserte de la compagnie aérienne qui a été remportée par Michel Dubé. Deux billets de Rona pour un match des Canadiens de Montréal au Centre Bell ont été gagnés par Pierre Rancourt qui a généreusement refilé ceux-ci à un passionné notoire de hockey qui animait la soirée, Karl Gagné Côté, de la radio CFMF 103,1.

Remerciements

Le président fondateur de ce mouvement de bienfaisance, Denis Grenier, ému de ce bouillonnement altruiste confie : « Je remercie tous ceux qui s’impliquent activement à assurer la pérennité de l’organisation et la continuité de notre mission et particulièrement pour les récents événements : Dave Bouchard, Kerry Aubé, Kevin Morissette, Marie-Josée Dumas, Audrey Larivière et la photographe Kathleen Dubé, mais aussi plusieurs autres qui demeurent trop souvent dans l’ombre et dont la liste serait trop longue à énumérer. Merci de tout coeur! »

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Publié le 29 avril, 2019, dans la publication : Numéro_08 Volume 37

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Publié sur le site le 29 avril 2019

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40e anniversaire

Depuis 1978, ma Coop j’y tiens!

par Éric Cyr

La Coopérative des consommateurs de Fermont, une entreprise d’économie sociale qui œuvre dans le secteur alimentaire, a ouvert ses portes le 21 décembre 1978 sous l’impulsion du Syndicat des Métallos. Aujourd’hui affiliée à la bannière Metro, l’épicerie, qui célèbre sa quatrième décennie d’activités cette année, continue à offrir des produits diversifiés et de qualité à sa clientèle. Une journée spéciale destinée à souligner son quarantenaire s’est tenue le 5 avril dernier afin de remercier ses membres de leur apport inestimable.

L’activité familiale orchestrée par la direction de concert avec les employés du marché d’alimentation local était animée par les employés de la radio communautaire CFMF 103,1. Des dégustations de produits variés incluant différents types de hors-d’œuvre étaient offertes aux clients durant la journée, ainsi que du maïs soufflé, de la barbe à papa et de petits cadeaux pour les enfants. Une ambiance agréable et conviviale régnait dans les allées garnies où certains se livraient parfois une chaude lutte pour ramener en premier un produit annoncé par les animateurs, ce qui leur donnait une chance de tourner la roue chanceuse et de remporter ainsi un prix parmi plusieurs qui ont été distribués.

Le directeur général de la Coop Metro, Karim Khimjee, s’est bien intégré au mode de vie local depuis son arrivée il y a près de deux ans. Il est fier de la variété et de la fraîcheur des produits offerts, dont certains sont exclusifs, et considère que la qualité est au rendez-vous : « Nous sommes avant tout au service de la population et nous nous adaptons aux besoins de la clientèle. Cette célébration est principalement destinée à nos membres en signe d’appréciation de leur appui. Nous tenons à remercier ces derniers de leur encouragement au cours des années, car ce sont eux l’âme et la raison d’être de la coopérative qui leur appartient et dont ils assurent la pérennité. Sans eux, il n’y aurait pas raison d’être. Je tiens aussi à remercier l’équipe de gestion et les employés de leur dévouement qui a permis la tenue de cette activité, sans oublier nos commanditaires. »

Au bénéfice de la collectivité

En 1978, la fondation de la Coop répondait à un besoin et a sonné le glas de la petite épicerie, qui ressemblait plutôt à un dépanneur, appartenant au propriétaire du centre commercial de l’époque qui exerçait un monopole, Paul Racine. L’attribution des numéros de membres s’est d’abord faite par ordre alphabétique. Selon le président du conseil d’administration, Patrick Savard : « La Coop c’est nous tous ! On trouvait ça important de mettre en valeur cette perspective dans le cadre du 40e anniversaire. Aujourd’hui, on compte près de 1600 adhérents, dont certains du Labrador. » L’administrateur Pierre-Antoine Plourde confie : « C’est un service essentiel ! On souhaitait redonner à la communauté en offrant des rabais intéressants pour l’occasion. On désire poursuivre notre mission en continuant à offrir un excellent service tout en entretenant un sentiment d’appartenance grâce entre autres à une diversité de denrées qui est très alléchante si l’on considère le bassin de population. »

Les festivités entourant le 40e anniversaire ne sont pas terminées et d’autres événements seront proposés durant l’année.

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Publié le 15 avril, 2019, dans la publication : Numéro_07 Volume 37

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Publié sur le site le 15 avril 2019

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Premières mondiales

Des courses originales qui font jaser

par Éric Cyr

Source photo : Éric Cyr

La municipalité de Fermont dans le nord du Québec est reconnue pour son côté créateur à nul autre pareil et n’en est pas à ses premières armes dans l’art d’inventer des événements uniques en leur genre et au cachet particulier. En fait, elle semble collectionner les premières mondiales puisque c’est la seconde fois que des courses qui n’avaient jamais été observées ailleurs dans le monde voient le jour localement.

Course de souffleuses

On n’a qu’à songer à la fameuse course de souffleuses du Taïga Carnaval, un concept innovateur qui n’avait jamais été tenté auparavant et dont les images ont été abondamment relayées sur les réseaux sociaux. Des médias radiophoniques et télévisés ont aussi traité de cette compétition pour le moins inusitée au cours des années et qui a été reprise ailleurs, notamment à Rimouski dans le Bas-Saint-Laurent.

Course de surfaceuses

Cette fois-ci, les Fermontois récidivent avec une course de surfaceuses qui pourrait aussi devenir célèbre puisqu’une vidéo de l’événement circule abondamment sur Internet et a été notamment partagée par plusieurs clubs de motoneige et même sur la page Facebook de l’entreprise Pisten Bully. Du jamais vu sur la planète, la course de machines à surfacer organisée par le club de motoneige Les Lagopèdes de Fermont s’est déroulée après des courses d’accélération de motoneiges sur le lac Daviault, le 6 avril dernier, devant un public conquis. Les deux pilotes se sont alignés sur le fil de départ à bord de leurs bolides avant de s’élancer sur le lac gelé au grand bonheur des spectateurs rassemblés pour l’occasion qui encourageaient les deux conducteurs. C’est la dameuse Pisten Bully rouge manœuvrée par Richard Bernatchez qui a remporté l’épreuve amicale, devançant François Champoux sur une Prinoth Bison grise, nouvelle acquisition flambant neuve rendue possible grâce à une contribution financière de la MRC de Caniapiscau. Les deux modèles sont munis d’un moteur générant une force de 400 chevaux-vapeur.

Le vainqueur portait même une tuque à l’effigie du logo de la marque qu’il conduisait. Ce dernier confie :

« On voulait savoir quelle surfaceuse était plus rapide tout en créant un spectacle et en profitant de l’occasion pour faire de la publicité pour notre club. J’ai choisi la Pisten Bully que j’affectionne particulièrement. Je savais que la Prinoth est munie de composantes électroniques sophistiquées qui ralentissent son départ contrairement à l’autre qui est plus mécanique et assurément plus rapide. C’était simplement du divertissement pour amuser les gens qui se sont déplacés et à qui l’on avait promis une surprise. »

Richard Bernatchez a accordé une entrevue à la radio ICI Radio-Canada Côte-Nord au sujet de cette expérience singulière.

Plusieurs personnes ont déjà manifesté un intérêt pour une seconde édition qui pourrait accueillir plus de dameuses, notamment celle du club de motoneige White Wolf de Labrador City au Labrador et celle du club de motoneigistes de la Minganie à Longue-Pointe-de-Mingan. On aura tout vu ! À moins que…

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Publié le 15 avril, 2019, dans la publication : Numéro_07 Volume 37

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Publié sur le site le 15 avril 2019

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Désenclavement de la Côte-Nord

Fermeté, unanimité et unité dans la diversité

par Éric Cyr

Légende : Route blanche à Baie-des-Moutons en Basse-Côte-Nord. Source : Juanita Jones

Le front historique de la Côte-Nord poursuit ses représentations et une importante délégation s’est rendue à Québec, le 28 mars dernier, afin de faire valoir les revendications légitimes de la région à l’Assemblée nationale. Le groupe a accordé un point de presse dans le hall de l’hôtel du Parlement en compagnie des députés du Parti québécois de Duplessis, Lorraine Richard, et de René-Lévesque, Martin Ouellet. La délégation comprenait, tout comme la précédente qui s’est déplacée à Ottawa, des représentants des localités nord-côtières et des communautés innues de partout sur le territoire et qui se sont exprimés au diapason.

Le combat de la Côte-Nord

La députée péquiste confie : « Vous savez, quand la Côte-Nord se déplace à Québec, c’est que c’est important. On a des élus, des maires, des chefs autochtones et nous sommes tous unis derrière un objectif qui est prioritaire. Ce n’est pas le seul qui est important, il y en a d’autres notamment un pont sur la rivière Saguenay et la réfection de la route 389, mais il y a un projet pour lequel on continue à se battre : le prolongement de la route 138 jusqu’à Blanc-Sablon pour désenclaver la Basse-Côte-Nord qui n’est pas reliée au reste du Québec par un réseau routier. » Mme Richard a interpellé le premier ministre François Legault afin qu’il soutienne les Nord-Côtiers dans ces démarches en accordant les sommes nécessaires et en précisant un échéancier précis de réalisation des travaux. Elle a aussi parlé du coût astronomique des billets d’avion et de l’effet prohibitif de ceux-ci.

Un demi-siècle de promesses

Le préfet de la MRC de Sept-Rivières et maire de Sept-Îles, Réjean Porlier, a indiqué que le budget de 200 millions de dollars alloué pour la route 138 par le précédent gouvernement Couillard avait mystérieusement disparu : « On va voir si l’on a un gouvernement qui va travailler avec nous pour le parachèvement de la 138 qui nous est promis depuis au moins 50 ans. » Ce dernier a mis en perspective le fait que la Côte-Nord rapporte énormément au Québec, ne serait-ce que par le biais de l’énergie produite par Hydro-Québec sur ce territoire et dont 40 % de celle-ci est fournie ou transite par la Côte-Nord. Un bénéfice net qui devrait atteindre 5,3 milliards de dollars annuellement, ce qui, toutes proportions gardées équivaut à quelques 2 milliards 120 millions par année qui sont directement générés par la région. « On pourrait réserver 10 % de ce montant annuel, ce qui représente 200 M $, jusqu’à ce que la route 138 soit complétée. »

L’effet ping-pong

Le maire de Sept-Îles voudrait que les citoyens réalisent que toute la population du Québec profite de la Côte-Nord qui ne reçoit pas sa juste part dans cette équation qu’il juge inéquitable. « On a reçu l’appui de la Fédération québécoise des municipalités (FQM) et de l’Union des municipalités du Québec (UMQ) dans ce dossier. Il est grand temps de nous donner une route, pas juste pour les communautés isolées dont plusieurs sont en mode survie, mais aussi pour ouvrir le corridor avec Terre-Neuve-et-Labrador, contribuant ainsi à stimuler des échanges commerciaux avec cette province, ce qui générerait des retombées économiques importantes pour la Côte-Nord dont la démographie est en constante diminution depuis les cinq dernières années. Le premier outil de développement économique pour une région, c’est l’accès à son territoire. J’espère que le gouvernement actuel va passer à l’action et déterminer un échéancier comme le ministre québécois des Transports, François Bonnardel, a dit vouloir le faire lors de son passage sur la Côte-Nord. Le gouvernement précédent nous a envoyés à Ottawa, on y est allés et l’on a reçu l’appui du ministre fédéral de l’Infrastructure et des Collectivités, François-Philippe Champagne, qui a dit qu’Ottawa sera au rendez-vous quand Québec aura priorisé cette route et là Québec nous dit attendre un engagement du fédéral. On a fini de jouer au ping-pong avec les Nord-Côtiers ! Il est grand temps que ça change et qu’on investisse les montants nécessaires pour finaliser la route 138 afin que la Côte-Nord puisse se développer comme toutes les autres régions du Québec. Qu’on arrête de jouer ça à la pièce, on veut tous le même scénario. On fait des études depuis des décennies. On a assez entendu la chanson et tous les gouvernements l’ont promis à tour de rôle. Comment développer une région si l’on n’a pas accès au territoire ? »

Le
combat
de la
Côte-Nord
s’intensifie…

Trans-Québec-Labrador

Le préfet de la Minganie, Luc Noël, réitère les besoins de la Côte-Nord après cette rencontre avec les ministres des Transports, François Bonnardel, et de la Côte-Nord, Jonatan Julien. « On demande un plan de match précis. On veut savoir combien ça coûterait de terminer la route 138 et quand cela va se faire.La Côte-Nord représente 1 % de la population du Québec, mais contribue pour 2,2 % du produit intérieur brut (PIB). Est-ce qu’on pourrait finalement obtenir le 200 M $ par année qu’on réclame pour finir la 138 jusqu’à Blanc-Sablon pour ouvrir la voie d’échanges commerciaux avec notre principal voisin Terre-Neuve-et-Labrador ? On veut occuper le territoire de façon dynamique, on veut que notre gouvernement qui se dit économique nous donne un engagement sans équivoque et une réponse favorable à notre demande. Ce qu’on veut c’est un plan d’affaires et un investissement pour la Côte-Nord. »

Alliés autochtones

Des représentants autochtones ont aussi pris la parole, dont Guy Bellefleur de la communauté innue de Pakua Shipu qui a dénoncé l’absence d’un lien routier. « Ce n’est pas le temps d’être malade le soir, parce qu’il n’y a pas de route ni d’aéroport pour une évacuation médicale, c’est l’armée qui bien souvent vient chercher les malades à l’aide d’un hélicoptère. On fait des annonces depuis des années, où est passé l’argent ? On apprend qu’il va y avoir du déboisement. Quand je conduis une motoneige, je peux la conduire les yeux fermés parce qu’il n’y a pas de forêt. On demande au gouvernement du Québec de mettre les sommes nécessaires pour une cause, désenclaver les communautés de la Basse-Côte-Nord et travailler ensemble afin de développer les ressources qui sont là et les mettre en valeur. C’est ce qu’on veut faire, tout le monde va en bénéficier. Les gens d’ici méritent l’obtention d’une route. »

Appui total

Le chef de l’Assemblée des Premières Nations du Québec et du Labrador, Ghislain Picard, parle d’un appui total et sans réserve à cette démarche et évoque la solidarité entre les Premières Nations et les Québécois dans ce dossier particulier. « Les gens sont tannés d’atterrir ou d’amerrir, c’est le temps d’avoir le choix et de ne pas dépendre d’horaires précis déterminés par d’autres. Il y a trop longtemps qu’on parle de la 138, il faut passer à l’action. Les Premières Nations sont étroitement associées à cette démarche pour plusieurs raisons : faire la promotion d’un esprit de collaboration entre les municipalités et nos communautés à l’échelle du Québec et le prolongement de la 138 est un bel exemple. L’absence de route contribue à créer des situations extrêmement précaires dans le domaine de la santé et à une problématique de logement. Une route permettrait de diminuer les coûts astronomiques au niveau de l’habitation. Comment se fait-il que la route pour se rendre à la Baie-James soit totalement asphaltée sur toute sa longueur pour une population de 450-500 personnes, soit beaucoup moins de monde qu’en Basse-Côte-Nord, la seule région du Québec, à l’exception du Nunavik et de Schefferville, qui n’est pas reliée par un réseau routier. Nos communautés demandent simplement d’avoir accès à une route qui leur permet de s’épanouir. »

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Publié le 15 avril, 2019, dans la publication : Numéro_07 Volume 37

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Publié sur le site le 15 avril 2019

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Monde télévisuel

Tournage d’une série télévisée à Fermont

par Éric Cyr

Une équipe de tournage composée d’une trentaine de personnes, incluant les comédiens, s’est déplacée à Fermont pour capter des prises de vues extérieures afin de les utiliser dans le cadre de la réalisation d’une télésérie policière produite par Pixcom, La faille, du réalisateur Patrice Sauvé, avec une scénarisation de Frédéric Ouellet qui signe les textes sur une idée originale de Sybille Pluvinage.

L’intrigue policière de huit épisodes d’une heure exploite une facette distinctive et rarement portée au petit écran, la nordicité. L’action se déroule dans la ville minière québécoise de Fermont sise à quelques kilomètres au sud du 53e parallèle. La série qui sera diffusée sur la chaîne de télévision AddikTV l’automne prochain met en vedette les actrices Isabel Richer et Maripier Morin.

Synopsis officiel

Au cœur de l’hiver québécois, la sergente-détective Céline Trudeau (interprétée par Isabel Richer) se fait confier l’enquête d’un meurtre étrange, commis dans la petite ville minière de Fermont. En arrivant sur place, elle découvre une immense structure résidentielle et commerciale qui protège les habitants du vent glacial venant de l’Arctique. Ce lieu de rencontre pour la population est devenu le théâtre du meurtre crapuleux de Justine Fournier, une danseuse nue. Toute la ville est en émoi. Tout le monde est suspect. La tension s’élève d’autant plus qu’il semble évident que ce meurtre soit relié à la mort qu’on avait crue accidentelle d’un enfant, il y a trois ans. La douleur et les soupçons rongent les proches des deux victimes. Le plus grand choc de Céline ne sera cependant pas lié à l’enquête, mais à la rencontre inattendue avec sa fille (incarnée par Maripier Morin), qu’elle avait complètement perdue de vue depuis quatre ans en raison d’un conflit. La colère de Sophie envers Céline renaîtra plus forte que jamais…

Une volonté de fer

Le réalisateur Patrice Sauvé, qui a réalisé notamment Grande Ourse, L’héritière de Grande Ourse et Victor Lessard, a déjà été couronné de 10 Prix Gémeaux :

« Ça fait vingt ans que je fais de la fiction et ça fait près de cinq ans qu’on développe cet ambitieux projet Frédéric Ouellet et moi. Il fallait d’abord obtenir du financement ce qui a été complexe, mais nécessaire afin de bien montrer plusieurs facettes de la communauté, la réalité de Fermont sur place, son mode de vie, en captant des images réelles et qu’on aurait difficilement pu reproduire en studio. C’est assez exceptionnel pour une production québécoise d’avoir la chance de pouvoir réaliser ça car les coûts de transport, de billets d’avion, de logement et de traiteur sont très élevés. »

La magie opère

Le réalisateur poursuit : « Il a aussi fallu auparavant effectuer des recherches, lire sur le mur-écran et sa fonction, pour raconter une histoire pertinente, pour qu’on soit le plus juste possible avant de se déplacer incognito pour faire du repérage. C’est la troisième fois qu’on se rend à Fermont. Le scénario, c’est une idée folle, ça frappe l’imaginaire. C’est une bonne histoire policière, mais elle est à la fois humaine, un peu à l’image du mur qui a été conçu pour protéger les gens, mais qui peut devenir menaçant comme quand des parents surprotègent leurs enfants. C’est mythique et très puissant. » Il y a aussi parfois des décisions spontanées prises sur le terrain comme l’ajout d’un figurant local, Karl Gagné Côté, qui interprète son propre rôle d’animateur de radio à la station pour laquelle il travaille. Selon Patrice Sauvé, il aura fallu composer avec une difficulté particulière, le froid mordant qui faisait parfois geler les instruments, mais qui ajoute une touche de réel incomparable. « Notre démarche, ce n’est pas juste une nouvelle mode des polars du Nord, c’est aussi une vitrine pour Fermont où l’on a tourné des scènes extérieures du mur-écran, mais aussi des séquences dans une mine. » L’équipe remercie les Fermontois de leur aide et de l’accueil chaleureux malgré la froidure du climat.

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Publié le 15 avril, 2019, dans la publication : Numéro_07 Volume 37

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Publié sur le site le 15 avril 2019

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