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  • La candidate de la CAQ se déplace à Fermont

    Circonscription de Duplessis

    La candidate de la CAQ se déplace à Fermont

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    Visite de l’UMQ

    Le président s’exprime

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    Politique municipale

    Une 6 septembre, 2022

    L’UMQ de passage à Fermont

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Volume_40

La candidate de la CAQ se déplace à Fermont

Circonscription de Duplessis

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Circonscription de Duplessis

La candidate de la CAQ se déplace à Fermont

par Éric Cyr

Celle qui représentera les couleurs de la Coalition avenir Québec (CAQ) dans la circonscription de Duplessis, Kateri Champagne Jourdain (à gauche), était de passage à Fermont, les 25 et 26 août 2022, en compagnie de la candidate précédente de ce parti lors des élections de 2018 et qui est aujourd’hui la directrice adjointe de sa campagne, Line Cloutier (à droite).

Originaire de Uashat mak Mani-Utenam (Sept-Îles) et diplômée en communications sociales de l’Université du Québec à Trois-Rivières (UQTR), Mme Champagne Jourdain a choisi de se présenter pour la CAQ afin de travailler à faire avancer des dossiers importants pour la Côte-Nord. La mère de famille de deux adolescents, un fils de 16 ans et une fille de 13 ans, a contribué au succès d’importants projets économiques pour sa région et se définit comme une femme d’action.

Un défi de taille

Consciente que Duplessis constitue un château fort du Parti québécois et représente le navire amiral péquiste, puisque la circonscription n’a jamais changé d’allégeance depuis l’accession au pouvoir de l’ancien premier ministre du Québec, René Lévesque, en 1976, elle fait tout de même le pari qu’elle peut l’emporter et détrôner la formation indépendantiste. « Je considère que le contexte est favorable à mon saut en politique et que les conditions sont propices à un changement dans Duplessis. Après un parcours professionnel dans le cadre duquel je me suis pleinement épanouie, c’était le moment de m’investir pour les citoyens. J’aime faire partie de l’action et être entourée de gens d’action et mes valeurs rejoignent celles de la CAQ », confie la nouvelle politicienne qui considère important d’aller à la rencontre des électeurs et d’écouter les préoccupations et les revendications des gens sur le terrain malgré les difficultés occasionnées par la vastitude du territoire.

Désenclavement

En tant que résidente nord-côtière, Mme Champagne Jourdain trouve primordial de tisser des liens entre les communautés. Elle est bien au fait de la nécessité de désenclaver la Côte-Nord et a la ferme intention d’œuvrer en ce sens.

« Le travail est enclenché et l’on comprend qu’il est indispensable de relier la Basse-Côte-Nord par voie terrestre au reste du Québec par le parachèvement de la route 138 afin de faciliter la fluidité des déplacements tout comme on reconnaît l’importance de la réfection de la route nationale 389. C’est un dossier qui m’interpelle et j’ai l’intention d’y travailler. »

Séjour profitable

La candidate caquiste juge que son déplacement à Fermont a été prolifique puisqu’elle a pu s’imprégner de la réalité sur place et mieux comprendre les enjeux particuliers relatifs au milieu minier nordique qui contribue grandement à la vitalité économique de la Côte-Nord et du Québec. Mme Champagne Jourdain a rencontré le préfet de la MRC de Caniapiscau et maitre de la localité, Martin St-Laurent, et effectué différentes visites durant sa tournée de deux jours : mines de fer du Mont-Wright d’ArcelorMittal et du Lac Bloom de Minerai de fer Québec, centre de santé de l’Hématite, école Des Découvertes et polyvalente Horizon-Blanc.

Pour en savoir plus consulter le site internet duplessis.lacaq.org et les pages Facebook : Kateri C. Jourdain et Coalition Avenir Québec

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Publié le 6 septembre, 2022, dans la publication : Numéro_14 Volume_40

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Publié sur le site le 6 septembre 2022

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Visite de l’UMQ

Le président s’exprime

par Éric Cyr

Selon le président de l’Union des municipalités du Québec (UMQ), Daniel Côté, qui s’est récemment arrêté à Fermont afin de discuter avec l’administration municipale et les élus lors de sa tournée du Québec, les municipalités doivent assumer de plus en plus de responsabilités alors que leurs finances sont considérablement affectées par l’inflation et celles-ci s’attendent à ce que le prochain gouvernement du Québec les aide à s’acquitter de leurs obligations notamment en matière d’infrastructures.

Les demandes diffèrent d’une région à l’autre, cependant plusieurs sont communes et l’ensemble des revendications seront abordées lors d’un sommet électoral de l’UMQ en présence des chefs des partis politiques québécois, le 16 septembre prochain, à Montréal.

« J’ai toujours entendu parler de Fermont considéré comme un lieu mythique et je tenais à venir sur place afin de constater les enjeux qui lui sont propres. Je suis un gars de terrain et la meilleure façon de comprendre un milieu c’est de s’y rendre. Les orientations et les programmes doivent être adaptés aux différentes réalités et ce déplacement est destiné à mieux cerner les enjeux locaux en relevant les particularités ambiantes qui s’y rattachent », confie le Gaspésien qui est très heureux de l’accueil qu’il a reçu et des discussions avec ses homologues fermontois. M. Côté estime que les municipalités sont les mieux placées pour juger de leurs besoins et qu’il faut éviter les grosses structures centrales en laissant plus de place aux instances locales et régionales.

« Le gouvernement devrait faire davantage confiance aux municipalités », explique le maire de Gaspé qui conclut en évoquant les deux points majeurs que l’UMQ a l’intention de prioriser soit un meilleur accès au logement et une répartition plus équitable des redevances sur les ressources naturelles, deux dossiers qui touchent particulièrement Fermont.

En parallèle…

Le fils de Jean Fortin qui a donné son nom au parc Jean Fortin abritant le nouveau bureau d’accueil touristique et l’attraction « Le camion en ville » situés à l’entrée de la ville de Fermont, Fabrice Fortin, qui faisait partie de l’équipe des communications de la délégation de l’UMQ, était très ému de se prendre en photo en avant de l’affiche sur laquelle apparait le nom de son père afin de la lui montrer.

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Publié le 6 septembre, 2022, dans la publication : Numéro_14 Volume_40

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Publié sur le site le 6 septembre 2022

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Politique municipale

L’UMQ de passage à Fermont

par Éric Cyr

Des représentants de l’Union des municipalités du Québec (UMQ) étaient de passage à Fermont, les 24 et 25 août derniers, dans le cadre d’une tournée du Québec 2022 amorcée le 19 mai et qui devait visiter une trentaine de localités. Ayant pour thème « Municipal d’abord », le circuit, visant à bâtir une plateforme électorale municipale en prévision du prochain scrutin québécois, a été quelque peu pris de court puisque les élections ont été déclenchées inopinément par le premier ministre Legault, le 28 août.

Le président de l’UMQ et maire de Gaspé, Daniel Côté, et le préfet de la MRC de Caniapiscau et maire de Fermont, Martin St-Laurent, ont tous deux prononcé une allocution lors d’une conférence de presse qui s’est tenue à la salle Aurora (ancien centre multifonctionnel), le 25 août. Le directeur général de la Ville, Claude Gagné, et quelques conseillers municipaux fermontois étaient aussi sur place pour assister à l’événement qui fut suivi d’une discussion à huis clos entre les délégués de l’UMQ et les élus sur les dossiers locaux et régionaux prioritaires et les particularités de Fermont.

Après avoir fièrement accueilli la délégation et le président de l’UMQ, M. St-Laurent a commencé son discours avec conviction. « Pour nous, Municipal d’abord, ce sont les ressources naturelles. Toutes les activités reliées à l’exploitation des ressources naturelles sont des leviers de développement économique importants. Fermont, c’est une ville minière. Et les mines qui sont sur notre territoire ne font pas seulement prospérer la région de la Côte-Nord, mais aussi l’ensemble du Québec. En 2020, on estime que l’industrie minière a versé 631,7 millions de dollars en redevances au gouvernement du Québec. Et ce sont les mines de fer de la région qui ont été les plus payantes, avec respectivement 175,5 millions pour celles d’ArcelorMittal et 130,6 millions pour la mine de Minerai de fer Québec. Les municipalités qui, comme nous, ont sur leur territoire des entreprises qui exploitent des ressources naturelles doivent leur fournir des infrastructures et assumer une charge importante pour les entretenir, notamment le réseau routier. Ainsi, pour nous, il est essentiel de recevoir notre part des retombées liées à ces activités. Les redevances dont bénéficie le gouvernement du Québec devraient être réparties plus équitablement avec les municipalités ayant de telles exploitations sur leur territoire. On souhaite un partage plus équitable. C’est une question de justice fiscale ».

Le maire de Fermont a poursuivi son discours avec passion : « Municipal d’abord, c’est aussi la qualité de vie de nos citoyennes et citoyens et cela passe par le logement. Comme partout ailleurs au Québec, nous sommes touchés par la crise du logement, mais le cas de Fermont est particulier puisqu’environ 80 % du parc immobilier appartient aux entreprises et aux organismes. On est dans un marché captif. Ainsi, les maisons sont louées aux employés, mais lorsque les gens arrivent à la fin de leur carrière, ils doivent remettre les clés et ils n’ont plus d’endroit où rester donc ils doivent se résigner à partir tout simplement. Après plusieurs années à Fermont c’est un déracinement forcé surtout quand les enfants et les petits-enfants sont ici. On veut changer cette idée qu’on habite à Fermont pendant sa carrière et qu’après on doit déménager ailleurs. Fermont c’est aussi un lieu où il fait bon vivre, ce n’est pas seulement une ville dortoir. On veut que les retraités qui veulent rester aient la possibilité de le faire, mais pour cela, il nous faut davantage de logements. »

Selon M. St-Laurent, le manque d’habitation, c’est aussi un frein sérieux au développement économique et pour les entreprises qui n’ont pas les moyens de loger leurs employés, il est très difficile de recruter des travailleurs.

« On fait ce qu’on peut, on essaie de trouver des solutions. Par exemple, nous avons maintenant la coopérative d’habitation communautaire de Fermont avec qui la Ville et le gouvernement du Québec collaborent pour la construction d’une quarantaine de logements. Il faut que ce genre d’initiatives se multiplient partout au Québec et que l’on continue de bonifier les programmes en habitation pour venir à bout du déficit structurel. »

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Publié le 6 septembre, 2022, dans la publication : Numéro_14 Volume_40

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Publié sur le site le 6 septembre 2022

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ArcelorMittal

Amende record pour la mine du Mont-Wright

par Éric Cyr

ArcelorMittal Mines et infrastructure Canada a été reconnue coupable de 93 chefs d’accusation, le 10 juin 2022, et condamnée par la Cour du Québec à payer des amendes historiques totalisant près de 14,5 millions de dollars en lien avec des infractions environnementales survenues sur le site minier du Mont-Wright, situé à proximité de Fermont, entre le 25 mai 2011 et le 14 mai 2013.

Les manquements reprochés ont contrevenu à la Loi sur les pêches et au Règlement sur les effluents des mines de métaux (REMM) et certains déversements se sont propagés aux lacs Saint-Ange et Webb ainsi que leurs tributaires, des affluents de la rivière Moisie qui est considérée comme l’une des plus importantes rivières à saumon de l’Atlantique en Amérique du Nord.

Une pénalité inégalée

Selon le procureur de la Couronne, cette décision, qui constitue la peine pécuniaire la plus importante jamais imposée au Québec en matière d’environnement, a été déterminée en fonction de la gravité des arguments invoqués. L’enquête a entre autres dévoilé que la minière a négligé d’effectuer les tests prévus lors de plusieurs rejets irréguliers et que l’entreprise ne divulguait pas de façon exhaustive les résultats des essais de suivi de ses effluents, tel qu’elle en avait l’obligation, en omettant d’informer les instances gouvernementales concernées au sujet de nombreux rejets non autorisés de contaminants. Selon Environnement et Changement climatique Canada : « La compagnie a soustrait à la connaissance des autorités plusieurs événements de rejets irréguliers de substances nocives. »

Selon le ministère fédéral de l’Environnement : « Le montant des amendes* sera versé en totalité au Fonds pour dommages à l’environnement du gouvernement du Canada et soutiendra des projets qui ont des répercussions positives sur les milieux naturels au pays. »

Bien qu’ArcelorMittal a conclu une entente avec la Couronne, elle porte tout de même en appel le verdict de culpabilité, prononcé en octobre 2021. Selon une porte-parole de l’entreprise, Annie Paré : « Une audience s’est effectivement tenue en juin dernier et une recommandation commune quant aux amendes à être imposées pour chacune des diverses infractions a été suggérée et acceptée par la Cour du Québec. Le procès concernait des événements qui ont eu lieu entre 2011 et 2013. Cependant, puisque nous sommes en appel de la décision rendue par la Cour du Québec le 15 octobre dernier, nous ne pouvons malheureusement pas fournir plus de précisions à ce stade-ci. Par ailleurs, il faut savoir que la protection de l’environnement et le développement durable sont des valeurs fondamentales au sein de notre organisation et nous investissons massivement pour réduire notre empreinte environnementale. À titre d’information, pour la période entre 2021 et 2023, nous investissons près de 1 milliard de dollars canadiens pour améliorer nos opérations et plus de 30 % de ces investissements sont consacrés à des projets qui nous permettront de continuer de réduire notre empreinte environnementale. Nous allons continuer sur cette lancée dans les prochaines années. »

La plus imposante condamnation précédant celle-ci au Québec avait été attribuée à la minière américaine Cliffs Natural Resources, aujourd’hui dissoute au Canada, qui exploitait alors la mine de fer du Lac Bloom, elle aussi située dans le secteur de Fermont, qui avait reçu en 2014 une amende de 7,5 millions de dollars en raison d’une centaine d’infractions à la Loi sur les pêches.

*14,4 millions $ pour ArcelorMittal (93 infractions) et 600 000 $ pour l’un de ses sous-traitants, une compagnie à numéro 7623704 Canada inc. (cinq infractions).

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Publié le 22 août, 2022, dans la publication : Numéro_13 Volume_40

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Publié sur le site le 22 août 2022

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Fête nationale des Acadiens

Un tintamarre au Labrador

par Éric Cyr

L’Association francophone du Labrador a organisé une épluchette de blé d’Inde au sous-sol de la basilique Notre-Dame-du-Perpétuel-Secours à Labrador City suivie d’un traditionnel tintamarre qui a déambulé dans la rue jusqu’au parc du centenaire (Centennial Park) pour célébrer la fête nationale des Acadiens, le 15 août 2022.

C’est dans une ambiance familiale festive que les participants, composés à majorité de francophones de la région dont plusieurs d’origine acadienne, incluant des Madelinots, et gaspésienne, ont d’abord dégusté des épis de maïs avant d’arborer les couleurs acadiennes et de prendre part à un défilé au son des crécelles et en suivant un porteur du drapeau acadien.

Qui sont les Acadiens ?

Les Acadiens sont les fiers descendants des premiers colons français venus s’établir en Acadie en 1604 (une colonie française autonome jusqu’à sa cession à la Grande-Bretagne en 1713) soit quatre ans avant la fondation de la Nouvelle-France (aujourd’hui le Québec) en 1608. Bien que l’Acadie ne se retrouve sur aucune carte géographique contemporaine puisque leur parcours historique a irrémédiablement  bifurqué a été la suite d’une tragique déportation orchestrée par les Britanniques en 1755, suivie d’une diaspora forcée, les Acadiens ont leur appartenance linguistique et culturelle tatouée sur le cœur et se reconnaissent entre eux grâce à leurs racines ethniques (les noms de famille), ce qui ne veut pas dire qu’ils ne sont pas accueillants envers les nouveaux arrivants bien au contraire.

Une diaspora acadienne unie

Unis par le sort qui leur a été réservé par la Couronne britannique, les Acadiens ont choisi la survivance par leur histoire, leur cuisine, leur culture et leurs traditions. Ils ont adopté une fête nationale, le 15 août 1881, et un drapeau, le tricolore étoilé, le 15 août 1884 (devançant le drapeau du Québec, le fleurdelisé, qui a flotté pour la première fois le 21 janvier 1948, et le drapeau du Canada, l’unifolié, le 15 février 1965) et vivent aujourd’hui principalement dans les provinces atlantiques du Canada et majoritairement au Nouveau-Brunswick (où ils constituent environ le tiers de la population et où le français est une des deux langues officielles) à l’Île-du-Prince-Édouard, en Nouvelle-Écosse (l’Acadie des origines) et dans quelques petites localités sur l’île de Terre-Neuve, mais aussi au Québec, notamment aux Îles-de-la-Madeleine, en Gaspésie et sur la Côte-Nord (les Cayens du Havre-Saint-Pierre et le chanteur et poète Gilles Vigneault de Natashquan, les deux plus importantes villes de la Côte-Nord ont été fondées par des Acadiens soit Sept-Îles par Dominique Chiasson en 1872 et Baie-Comeau par Napoléon-Alexandre Comeau) ainsi qu’en France comme dans l’archipel de Saint-Pierre-et-Miquelon au sud de Terre-Neuve et à Belle-Île-en-Mer en Bretagne. De nombreux Acadiens ont aussi migré vers le Maine et la Louisiane aux États-Unis où ils sont devenus les Cadiens (ou Cadjins) qui ont grandement influencé la gastronomie et la musique (Zachary Richard) de ce coin de pays grâce un métissage.

Longue vie aux Acadiens !

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Publié le 22 août, 2022, dans la publication : Numéro_13 Volume_40

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Publié sur le site le 22 août 2022

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Le rédacteur en chef du journal honoré

par Journal TDN

Source photo : Jocelyn Blanchette

Le rédacteur en chef du bimensuel Le Trait d’union du Nord, Éric Cyr, a été honoré en recevant la médaille de la députée de Manicouagan, Marilène Gill, pour la représentation de sa communauté et son travail dans le domaine médiatique, le 21 juin 2022, dans le cadre de la seconde édition de l’événement.

Marilène Gill :

Chers récipiendaires, c’est une grande fierté pour moi de vous remettre cette médaille. La Côte-Nord, terre d’immensité et de générosité, vous a modelés à son image et votre engagement indéfectible au développement culturel, économique et social des vôtres a fait rayonner la Côte-Nord ici comme ailleurs. Vous nous rendez fiers d’appartenir à cette grande, riche et vibrante communauté ! a déclaré Marilène Gill dans le cadre d’une visioconférence où elle a remis, en présence virtuelle des lauréats et de leurs proches, des distinctions à huit Nord-Côtiers, entreprises et organismes qui, par leur engagement envers le rayonnement et le développement de la région, se sont démarqués durant la 43e législature.

« C’est cet amour de l’autre que je sens dans tout ce qu’il écrit, tout ce qu’il transmet qui lui a valu cette reconnaissance », a témoigné Mme Gill au sujet du journaliste en précisant que le lauréat de la MRC de Caniapiscau a véhiculé les besoins de sa communauté de nombreuses fois auprès de la députée.

« J’ai eu l’honneur de remettre à Éric Cyr, rédacteur en chef du journal fermontois Le Trait d’union du Nord, la médaille de la députée pour la qualité continue de son travail journalistique. Pendant la dernière législature, nous avons affronté plusieurs défis de taille, une pandémie mondiale n’étant pas le moindre, et les transmetteurs de l’information comme lui, fiables, fidèles au poste, ont joué un rôle de premier plan. Merci Éric », a confié plus tard Mme Gill.

M. Cyr, qui a été à la barre du journal des villes nordiques depuis plus d’une décennie, soit de 2005 à 2009 et depuis 2016, a confié avoir été ému et surpris de cet hommage auquel il ne s’attendait pas et se dit très heureux que, malgré l’isolement géographique et la concentration médiatique dans les grandes agglomérations urbaines, son travail journalistique dans une petite localité nordique soit reconnu. « Ça fait chaud au cœur que la qualité de mes articles soit remarquée par une grande passionnée de la langue française qui, avant son entrée dans l’arène politique, a poursuivi des études doctorales en lettres et publié des recueils de poésie. »

Un autre Fermontois, le fondateur de l’organisme caritatif Cancer Fermont, Denis Grenier, a aussi reçu ce prix pour la MRC de Caniapiscau lors de la première édition en 2019.

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Publié le 22 août, 2022, dans la publication : Numéro_13 Volume_40

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Publié sur le site le 22 août 2022

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Cancer Fermont dépasse les frontières

Le fondateur de l’organisme honoré à nouveau

par Éric Cyr

Légende : De gauche à droite sur la photo : le coordonnateur des Métallos Nicolas Lapierre, Caroline Boudreau, le représentant syndical chez MFQ Marc Tremblay, Denis Grenier, Marlène Rioux. Source Photo : Métallos

L’instigateur de Cancer Fermont, Denis Grenier, a été honoré une fois de plus pour son travail bénévole au sein de l’organisme de bienfaisance qui vient en aide aux personnes aux prises avec le cancer dans la collectivité nordique fermontoise tout au long de leurs traitements et même au-delà. Cette fois, c’est le Syndicat des Métallos/United Steelworkers qui a souligné son engagement communautaire en lui décernant le prix Jefferson 2021 lors de son congrès international qui se tenait aux États-Unis à Las Vegas au Nevada.

Le seul lauréat québécois (district 5) représentant 60 000 membres des Métallos au Québec et syndiqué de la section locale 9996 chez Minerai de fer Québec à la mine du Lac Bloom, était accompagné pour l’occasion de sa conjointe Marlène Rioux et d’une collaboratrice de longue date de l’association caritative, Caroline Boudreau. Il a reçu cette nouvelle distinction au MGM Grand Hotel & Casino, le 10 août dernier.

Le coordonnateur des Métallos pour l’Est-du-Québec, Nicolas Lapierre, qui était sur place, confie : « Cancer Fermont est un organisme unique au Québec qui répond directement à la réalité que vivent les personnes atteintes de cancer et leur famille dans une région éloignée alors que les traitements doivent souvent être dispensés à l’extérieur de leur lieu de résidence. L’apport de Denis Grenier pour la communauté de Fermont et pour la Côte-Nord est immense et c’est important pour nous de le reconnaître. » Le directeur québécois des Métallos, Dominic Lemieux, explique que : « s’engager syndicalement c’est croire en la solidarité dans nos milieux de travail pour améliorer le sort des travailleurs. L’engagement dans la communauté, dans la société, s’inscrit dans la même lignée, c’est aussi une question de solidarité. Ce que fait M. Grenier contribue au bien-être de la communauté fermontoise. »

Monsieur Grenier cumule cinq autres prestigieuses reconnaissances d’envergure nationale pour son implication bénévole et sa contribution communautaire et sociale au sein de l’organisation qu’il a contribué à faire naître notamment le Prix du gouverneur général du Canada pour l’entraide en 2014, la médaille de l’Assemblée nationale du Québec en 2017, un hommage au parlement à Ottawa en 2018, la médaille de la députée de Manicouagan en 2019 et le prix Hommage bénévolat-Québec en 2021. Ce dernier est très heureux de cette nouvelle marque d’appréciation. « J’étais très ému et j’avoue que j’ai versé quelques larmes. Je remercie les bénévoles de leur soutien essentiel à Cancer Fermont au cours des années, ils étaient dans mes pensées tout comme ceux qui ont bénéficié de nos services. »

Cancer Fermont a été fondé en 2005 et s’inspire d’un concept flexible incomparable au pays tout en étant entièrement administré de façon bénévole. L’ensemble des dons est distribué sous forme d’aide financière aux personnes atteintes du cancer et à leur famille afin de leur faciliter la vie en s’adaptant à leurs besoins.

Le prix pour l’année 2021 n’a pu être remis que cet été en raison du contexte sanitaire qui prévalait.

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Publié le 22 août, 2022, dans la publication : Numéro_13 Volume_40

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Publié sur le site le 22 août 2022

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Bureau d’accueil touristique

Les travaux de construction sont amorcés

par Éric Cyr

La première pelletée de terre en vue de la construction d’un bureau d’information touristique s’est faite en compagnie de représentants de partenaires locaux, le 13 juin 2022 en matinée, sur le site de l’emplacement de l’attraction touristique « le camion en ville » dans le parc Jean Fortin à l’entrée de la municipalité de Fermont. Le préfet de la MRC de Caniapiscau et maire de la localité, Martin St-Laurent, a eu l’honneur de procéder au pelletage officiel.

C’est la firme Cevico qui a été mandatée pour réaliser le projet durant la période estivale, entrecoupée par les vacances de la construction, et qui devrait s’échelonner durant environ une dizaine de semaines. Les travaux d’excavation ont été confiés à l’entrepreneur local Philippe St-Pierre et ont commencé la même journée alors qu’une pelle mécanique s’est activée à remuer le sol du futur édifice destiné à accueillir les touristes et visiteurs qui devraient pouvoir profiter des nouvelles installations vers le milieu de 2023. Il est prévu que le nouvel édifice abrite certains attraits touristiques spécifiques à la région comme un espace dédié au monde minier incluant des contenus numériques et audiovisuels ainsi qu’une visite virtuelle de la mine de fer du Mont-Wright.

Le principal instigateur de cette initiative, la MRC de Caniapiscau, souhaite remercier les partenaires qui se sont investis dans la démarche qui totalisera 868 000 $ : le ministère des Affaires municipales et de l’Habitation, ArcelorMittal Mines et Infrastructure Canada qui s’est engagé à fournir 100 000 $, la Société du Plan Nord, Tourisme Côte-Nord et la Société d’aide au développement des collectivités (SADC) Côte-Nord.

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Publié le 20 juin, 2022, dans la publication : Numéro_12 Volume_40

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Publié sur le site le 16 juin 2022

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Recyclage et environnement

Englobe de passage à Fermont

par Éric Cyr

Trois représentants de l’entreprise internationale spécialisée en ingénierie, en sciences de l’environnement et en traitement des sols et de la biomasse, Englobe, étaient à Fermont, du 6 au 16 juin 2022, afin de faire une étude sur l’économie circulaire pour Recyc-Québec, le ministère de l’Énergie et des Ressources naturelles et la Société du Plan Nord.

Le directeur de projets pour Englobe au Québec, Jean-Luc Bugnon, qui s’est rendu sur place en compagnie de la professionnelle en milieu humain et environnement, Camille Vinette, et du chargé de projets en environnement industriel, Dominic Lafleur, confie que l’objectif de la démarche locale est de développer des stratégies d’économie circulaire, qui ne s’orientent pas uniquement autour des rejets, mais aussi par l’utilisation durable des matières, en dressant d’abord un portrait de l’utilisation des ressources sur le territoire de Fermont afin de privilégier la durabilité plutôt que l’obsolescence programmée. Il s’agit dans un premier temps de réaliser des entrevues avec des citoyens et des chefs d’entreprise, de récolter des données grâce à un questionnaire et de produire une caractérisation des matières résiduelles par une analyse des rejets thermiques (de chaleur), liquides et boueux incluant les résidus et les stériles miniers afin entre autres d’avoir une idée des stocks qui pourraient contenir d’autres ressources minérales. « Nos travaux de caractérisation des matières générées par les citoyens de Fermont visent à connaître la proportion des matières qui sont rejetées et enfouies. Par exemple, nous voulons déterminer la quantité de carton, de métaux et de plastiques qui sont envoyés au lieu d’enfouissement. Les matières organiques (résidus alimentaires) s’avéreraient très intéressantes pour produire du compost, qui pourrait être utilisé pour verdir les parcs à résidus. »

Selon M. Bugnon, la Ville de Fermont souhaite créer une cellule d’enfouissement et mettre en valeur les matières résiduelles par une gestion appropriée incluant la récupération, le recyclage, le réemploi et le compostage. « Il existe du recyclage à Fermont grâce à un centre de récupération, cependant l’écocentre ne recycle pas le carton, le plastique et le bois. Notre travail se situe en amont afin de contribuer à aider à réduire les résidus par une meilleure gestion des détritus. »

Industrie minière

Dans le domaine minier, le spécialiste explique que le séchage du minerai se fait souvent en partie avec du combustible fossile produisant d’importantes quantités de dioxyde de carbone (CO2) à la sortie des cheminées et que la technologie existe pour capter ce gaz carbonique et le transformer en carbonate de calcium afin de le retirer du cycle du carbone. Des scientifiques travaillent aussi actuellement sur un projet afin de remplacer les explosifs utilisés pour le dynamitage par des explosifs verts, ce qui pourrait éventuellement changer l’approche des entreprises minières.

Un total de sept rapports seront produits par Englobe, six au sujet de communautés incluant Fermont et un pour le secteur minier. Les résultats de l’étude seront disponibles à l’hiver 2023 sur le site internet recyc-quebec.gouv.qc.ca.

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Publié le 20 juin, 2022, dans la publication : Numéro_12 Volume_40

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Route nationale 389

Collision entre un train et un poids lourd

par Éric Cyr

Une collision entre une locomotive et un camion semi-remorque à benne basculante effectuant du rechargement granulaire est survenue, le 5 juin 2022 vers 12h30, à un passage à niveau au kilomètre 526 de la route nationale 389 dans le tronçon routier situé entre les mines de Fire Lake et du Mont-Wright forçant la fermeture complète du lien interprovincial sur plus de 200 kilomètres durant près de quatre heures.

On ne dénombre qu’un blessé le conducteur du poids lourd qui a été transporté en ambulance au Centre de santé de Fermont. Selon la Sûreté du Québec, malgré une bonne frousse, ce dernier n’a heureusement subi que des blessures mineures. Le chef de train a aussi été quelque peu ébranlé. Les autorités policières expliquent que le camionneur-artisan se serait engagé et aurait commencé à traverser la voie ferrée alors que le feu rouge clignotait juste avant que la barrière signalant l’arrivée d’un train ne se mette à s’abaisser. Le chauffeur a effectué in extremis une manœuvre en marche arrière (à reculons) afin de tenter de se sortir de cette fâcheuse posture, mais, peine perdue, il n’a pas eu le temps de dégager complètement les rails et le train de minerai de fer vide circulant en direction nord a percuté le devant du camion-benne qui retournait dans le secteur de Fermont pour aller récupérer un nouveau chargement de terre. À la suite de l’impact, les wagons du train ont dû être détachés afin de séparer le convoi en deux pour libérer l’intersection et dégager le camion. Une équipe d’ArcelorMittal a été transportée sur les lieux en hélicoptère afin de constater les dégâts, de réparer les bris et de relayer l’équipe sur place. Le camion a par la suite été remorqué. La minière a indiqué que le passage à niveau à cet endroit est muni d’une signalisation complète et qu’une enquête est en cours afin de déterminer la chronologie de l’événement.

Ce tronçon problématique, qui comporte 11 passages à niveau et qui ne respecte pas les normes minimales de sécurité routière, devrait être contourné d’ici 2025 selon les prévisions de Transports Québec.

Trois accidents de camions en une semaine

Selon Transports Québec deux autres accidents impliquant des poids lourds sont survenus sur la route 389. Le premier, le 12 juin, une sortie de route d’un camion au kilomètre 126 n’a occasionné aucune entrave. Le lendemain, le 13 juin, une collision entre un camion transportant des billots de bois et une camionnette vers le kilomètre 45 a nécessité une circulation en alternance durant quelques heures afin de retirer le camion et les débris entravant la route.

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Pont à Tadoussac

Une délégation s’invite à l’Assemblée nationale

par Éric Cyr

Source photo : Coalition Union 138

Dans le cadre de la campagne « Mamu un pont entre nous », une importante délégation de la Coalition Union 138, qui milite activement pour promouvoir l’amélioration des infrastructures de la route 138, unique voie d’accès, chemin touristique et trajet commercial desservant Charlevoix et la Côte-Nord, en commençant par l’érection d’un pont à l’embouchure de la rivière Saguenay/Shekutamitsh à Tadoussac, a déroulé son impressionnante banderole et s’est installée devant l’Assemblée nationale à Québec, du 1er au 2 juin 2022, afin de se faire entendre.

La cohorte, qui a aussi organisé une conférence de presse pour l’occasion, était soutenue et accompagnée par de nombreux alliés, membres et partenaires incluant les communautés innues du Nitassinan, l’Assemblée des MRC de la Côte-Nord, l’Alliance des Chambres de commerce et de l’industrie de la Côte-Nord, la Société du Pont sur le Saguenay ainsi que par des élus, des organismes et des entreprises de la Côte-Nord. L’alliance, qui compte aussi des appuis dans Charlevoix, prône le désenclavement de la Côte-Nord qui doit impérativement se faire par la construction d’un pont franchissant cette voie d’eau.

Un levier politique

La Coalition Union 138 souhaite obtenir un engagement des représentants des différents partis politiques au sujet de la construction d’un premier lien pour la Côte-Nord avant la prochaine élection et a convié les politiciens de toutes allégeances à venir visiter cette région et à constater l’unanimité qui règne autour de ce projet en rencontrant les leaders politiques et économiques nord-côtiers sur place. Il y avait notamment la présidente des MRC de la Côte-Nord et mairesse de Forestville, Micheline Anctil, les préfets de la Minganie, Luc Noël, et de Manicouagan, Marcel Furlong, les maires de Portneuf-sur-Mer, Jean-Maurice Tremblay, des Escoumins, André Desrosiers, de Ragueneau, Raymond Lavoie, de Baie-Comeau, Yves Montigny et de Port-Cartier, Alain Thibault ainsi que la mairesse de Sacré-Cœur, Lise Boulianne, et le président de l’Alliance des Chambres de commerce et de l’industrie de la Côte-Nord, Antonio Hortas. Des représentants autochtones étaient aussi de la partie incluant le chef de l’Assemblée des Premières Nations du Québec et du Labrador, Ghislain Picard, le grand chef de la Première nation Wolastoqiyik Wahsipekuk, Jacques Tremblay, ainsi que le chef de la Première nation innue d’Essipit, Martin Dufour.

Un premier lien

Le message semble avoir été entendu par au moins une formation politique qui a osé se mouiller lors de cette manifestation, à laquelle le public pouvait assister. Des personnalités influentes du Parti québécois, incluant son chef, Paul St-Pierre Plamondon, et son leader parlementaire, le député nord-côtier de la circonscription de René-Lévesque, Martin Ouellet, avaient annoncé la veille qu’ils iraient rencontrer les représentants nord-côtiers durant leur passage à Québec afin de démontrer leur soutien à cette cause légitime et ils ont tenu parole tout en invitant les élus des autres partis à faire de même et en expliquant la solution proposée par le Parti québécois pour concrétiser cet ouvrage d’art sur le Saguenay. D’autres élus plus timides se sont aussi finalement déplacés comme le chef du Parti conservateur du Québec, Éric Duhaime et le député du Pontiac en Outaouais, André Fortin, du Parti libéral du Québec.

La CAQ brille par son absence

Le porte-parole de la Coalition Union 138, Guillaume Tremblay confie : « Nous avons exposé lors de discussions et sur des pancartes les attraits et la contribution de la Côte-Nord au développement économique du Québec dont l’hydroélectricité, les ressources forestières et minières ainsi que celles des pêches sans oublier l’apport des alumineries. Nous souhaitons obtenir des engagements fermes pour la construction d’un pont sur le Saguenay/Shekutamitsh. L’attente dure depuis trop longtemps. Il est plus que temps d’investir dans ce projet bénéfique pour tout le Québec. » 

L’événement était aussi l’occasion de faire valoir les enjeux d’accès au territoire et les préoccupations environnementales notamment pour la sauvegarde des bélugas présents dans le fjord. La Coalition Union 138 a l’intention de poursuivre la démarche et entend maintenir ses actions populaires et ses moyens de sensibilisation et de pression jusqu’à ce que des engagements clairs, nets et précis soient pris par tous les partis politiques québécois avant la prochaine élection prévue à l’automne. « Fini les vœux pieux, on veut du concret ! », conclut Guillaume Tremblay qui s’est dit très déçu que la Coalition avenir Québec (CAQ) n’ait pas daigné venir discuter avec les représentants de la Coalition Union 138 qui campaient devant leur lieu de travail à l’exception du ministre des Affaires autochtones, Ian Lafrenière, qui est venu simplement saluer les représentants des Premières Nations par politesse.

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Publié le 20 juin, 2022, dans la publication : Numéro_12 Volume_40

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De multiples talents

Passion artisanat et restauration

par Éric Cyr

Le Fermontois Yan Poirier a un talent inné pour la restauration d’objets en tout genre en plus d’être artisan et de s’adonner à la photographie, un don qu’il a peaufiné en suivant les traces de son père, Donald Poirier, qui, aujourd’hui retraité, fabrique de ravissants jouets en bois recyclé à Sept-Îles pour passer le temps.

La maison et le garage de celui qui est aussi collectionneur ressemblent à une caverne d’Ali Baba. Il parle avec passion des nombreux objets précieux à ses yeux et qu’il affectionne particulièrement. On peut y apercevoir un gramophone Victor Victrola de 1928 qui fonctionne ainsi que des instruments de musique comme un harmonium des années 1930 qu’il a restauré avec l’aide de son paternel à partir de deux modèles identiques. « On l’a complètement démonté et décapé avant de le remonter. Chaque note a deux lamelles », explique celui qui en joue à l’occasion. Il y a aussi un piano Willis & Sons de la fin des années 1800 qu’il a récupéré à Fermont lorsque quelqu’un voulait s’en débarrasser en le jetant aux poubelles. Il s’est alors empressé de contacter des amis afin de l’aider à aller le chercher avant qu’il ne subisse un sort tragique. Après avoir été rescapé des ordures, l’instrument à cordes a lui aussi minutieusement été restauré.

L’art du recyclage

Un jour, il y a une douzaine d’années, son père lui montre une photo d’une petite moto conçue à partir de vieux métaux prise dans un marché aux puces et c’est le déclic qui l’incite à tenter de donner une seconde vie aux matériaux en créant des œuvres originales et des sculptures à partir de métal recyclé. L’artiste autodidacte commence alors à accumuler de vieilles chaînes de bicyclettes, des tondeuses, des souffleuses, des morceaux brisés, de vieux moteurs et de la ferraille qu’il ramasse ou que les gens lui apportent afin d’intégrer des pièces à ses créations. Il a depuis produit plusieurs conceptions artisanales à partir de matériaux en métal récupérés ici et là.

« J’ai toujours eu ça dans le sang. Quand j’étais jeune, j’exprimais ma créativité avec des constructions en jeu de blocs LEGO. Par la suite, j’ai assemblé et réparé des bicyclettes pour le magasin Célavi Sports pour me faire un peu d’argent de poche. Je me suis finalement spécialisé dans les motoneiges et c’est à cette époque que j’ai décidé de devenir mécanicien », confie celui qui est arrivé à Fermont à l’âge de 5 mois en 1978 et qui a obtenu un diplôme d’études professionnelles en mécanique d’engins de chantier.

L’homme aux multiples passions a commencé simultanément plusieurs autres projets avant de souffrir de maux de dos, entre autres la restauration d’une voiture de collection Dodge Challenger RT 1972 de couleur d’origine vert lime et de deux motoneiges de marque Bombardier, soit une Olympique 1964 et une Alpine 1972 à un ski et deux chenilles. Yan Poirier, qui participe souvent aux expositions de l’Association des artistes et des artisans de Fermont, peut compter sur l’œil averti de sa conjointe, Nancy Pageau, qui est aussi une artiste peintre sur verre douée et qui lui donne de bons conseils.

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Publié le 6 juin, 2022, dans la publication : Numéro_11 Volume_40

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Transport de marchandises

En route vers une solution durable

par Éric Cyr

Source photo : Pixabay

Un comité composé d’acteurs économiques et de partenaires du milieu fermontois préoccupés par les modalités de transport a récemment été fondé et travaille à l’élaboration d’un projet pilote afin de mieux desservir les entreprises d’ici. Ce regroupement aiderait notamment les commerces à réduire les coûts liés à l’acheminement de marchandises et à l’approvisionnement en denrées.

Selon l’agente de développement économique à la MRC de Caniapiscau, Mélanie Roy, le nouveau comité composé de représentants de la MRC de Caniapiscau, de la Ville de Fermont, de la Chambre de commerce Fermont et de six entreprises œuvrant dans des secteurs variés, dont une en économie sociale, sollicite actuellement d’autres établissements commerciaux qui pourraient avoir un intérêt dans un tel concept ou qui voudraient se joindre à cette initiative.

Une association profitable

Mme Roy explique qu’une diminution des coûts de transport serait bénéfique non seulement aux commerçants et aux marchands, mais aussi aux consommateurs. Les instigateurs de cette idée analysent au préalable les besoins des entreprises et les enjeux du transport avant d’étudier et d’envisager différentes options. Ils contactent simultanément les principaux intéressés afin de tenter de trouver des solutions à la problématique des dépenses d’expédition et de livraison de produits qui est en constante augmentation.

« L’objectif principal est d’abord d’évaluer les scénarios possibles et de déterminer les enjeux du milieu en lien avec la logistique de transport afin de mieux comprendre les impacts et les défis associés entre autres aux frais de carburant qui ont récemment subi une hausse vertigineuse. Pour le moment, nous n’écartons aucune piste de solution. »

La Ville de Fermont qui adhère à cette démarche dispose d’un atout puisqu’elle est membre de IVÉO, un organisme à but non lucratif financé par le ministère québécois de l’Économie et de l’Innovation et ses villes partenaires et peut donc compter sur cet appui qui favorise le montage de projets pilotes et le déploiement de solutions innovantes et durables tout en contribuant à accélérer la validation et la commercialisation d’innovations technologiques sur son territoire.

Manifestez votre intérêt

Les gens intéressés par cette nouvelle approche ayant pour but d’améliorer les services en transport et de réduire les frais qui y sont associés peuvent contacter l’agente de développement économique de la MRC de Caniapiscau, Mélanie Roy, par courriel à : mroy@caniapiscau.ca ou par téléphone en composant le 418 287-5339.

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Publié le 6 juin, 2022, dans la publication : Numéro_11 Volume_40

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Ateliers de danse sur rouli-roulant

Une formatrice polyvalente à Fermont

par Éric Cyr

Bien plus qu’une instructrice de planche à roulettes (skateboard) Ariane Lamontagne-Pruneau a un riche vécu. Membre de l’Union des artistes, la comédienne a décroché plusieurs rôles au cinéma et à la télévision depuis qu’elle a 15 ans et apparaît dans des séries Web et des publicités en plus d’être réalisatrice à l’occasion. Celle qui est également mannequin se lance constamment des défis et fonce dans ses peurs, ce qu’elle a tenté de transmettre aux jeunes venus suivre ses enseignements.

La jeune femme passionnée qui mord dans la vie à pleines dents a vécu des moments difficiles durant sa jeunesse et aime bien sortir de sa zone de confort. C’est ce qui l’a amenée à développer de multiples talents. Elle pratique le chant, joue de la guitare et est aussi adepte d’escalade, de moto, de motocross, de parachutisme et de surf en plus d’avoir pris part à des épreuves sportives de planche de descente (downhill longboard). Invitée par la Maison des jeunes Alpha, celle-ci a animé des ateliers de danse sur planche à roulettes longue (longboard dancing) qui se sont déroulés à l’aréna Daniel-Demers, les 21 et 22 mai 2022 dans le cadre d’une fin de semaine axée sur une introduction à cette discipline. Cette nouvelle tendance sportive de style libre (freestyle) allie la musique et la planche à roulettes à de gracieuses chorégraphies et des figures aériennes exécutées sur une planche plus longue, plus maniable et plus souple utilisée comme plancher de danse. Les mouvements sont inspirés de la danse et de figures acrobatiques dans l’esprit du surf.

Ce que femme veut…

« Mes frères, des durs à cuire, pratiquaient le skate et je me disais que moi aussi je pouvais le faire.  J’ai commencé ce sport à 11 ans. J’aime les sensations fortes et je voulais me prouver que j’étais capable de réussir dans ce domaine en tant que femme en faisant fi des limites. Je voulais exercer un certain contrôle sur ma vie tout en me défoulant et en évacuant une certaine colère, ce qui me procurait un sentiment de puissance », confie l’artiste, qui, à la suite d’une dépression survenue à l’âge de 15 ans alors qu’elle vivait seule en appartement à Montréal, a poursuivi inlassablement sa quête d’adrénaline dans les sports extrêmes en faisant notamment de la moto et en obtenant un permis de parachutisme. « Je saute seule. Quand je me lance dans le vide, c’est un sentiment indescriptible d’accomplissement et de liberté. »

Ariane Lamontagne-Pruneau voyage beaucoup dans le cadre de sa profession d’actrice et de mannequinat et prépare actuellement un périple en Europe. Cette dernière, qui se définit comme une grande anxieuse qui a besoin de s’extérioriser, rédige ce qu’elle appelle « une liste irrationnelle » dans laquelle elle inscrit ses aspirations et des objectifs qu’elle se fixe ainsi que des défis qu’elle souhaite réaliser. « Dire oui à la vie ça élargit les possibilités de me réaliser et ça ouvre des portes insoupçonnées. Je dois saisir les occasions quand elles se présentent, car il se peut qu’elles ne surgissent plus. »

L’athlète, qui a distribué des cadeaux offerts par l’entreprise québécoise Zenit aux participants, conclut : « J’étais heureuse de voir autant de jeunes filles audacieuses virevolter sur leur planche avec dextérité et légèreté à Fermont. Elles constituaient la majorité de ceux qui ont pris part à la formation puisque seulement deux garçons étaient inscrits. »

Nouvelle discipline olympique, la planche à roulettes a fait sensation lors de son apparition aux Jeux olympiques d’été de 2020 à Tokyo et sera de retour pour les olympiades de Paris en 2024.

Cette activité a vu le jour grâce à l’initiative du conseiller municipal Bernard Dupont, qui fait partie du conseil d’administration de la Maison des jeunes, et de sa conjointe l’enseignante Marie-Pierre Brodeur. Ces derniers mijotaient le projet depuis un an en attendant le moment propice pour sa concrétisation. C’est la compagnie Zenit, qui conçoit et produit à la main dans son atelier montréalais des planches ergonomiques artisanales haut de gamme à partir de matériaux renouvelables avec des finitions de bois et des motifs uniques, qui a fait l’intermédiaire entre Mme Lamontagne-Pruneau et les organisateurs. La Ville de Fermont l’a hébergée durant son séjour.

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Mine de fer du Lac Bloom

Inauguration officielle de «La phase II»

par Éric Cyr

L’entreprise Minerai de fer Québec (MFQ), une filiale de la société Champion Iron qui exploite la mine de fer du Lac Bloom, a officiellement inauguré, le 17 mai 2022, « La Phase II » dans le cadre de l’expansion de son site minier en compagnie de dignitaires et de nombreux travailleurs. Une simple formalité puisque dans les faits sa mise en service, qui permettra de doubler la production annuelle de 7,4 millions de tonnes de concentré de minerai de fer à haute teneur la propulsant à 15 millions de tonnes, a déjà eu lieu plus tôt que prévu. Les premiers chargements en provenance des nouvelles infrastructures ont déjà été expédiés par chemin de fer jusqu’à Pointe-Noire (Sept-Îles), le 3 mai dernier.

Le ministre de l’Économie, Pierre Fitzgibbon, et le ministre de l’Énergie et des Ressources naturelles qui est aussi le ministre responsable de la région de la Côte-Nord, Jonatan Julien,  ainsi que la députée de Duplessis, Lorraine Richard, du Parti québécois, le chef innu de Uashat mak Mani-utenam, Mike Mckenzie et le préfet de la MRC de Caniapiscau et maire de Fermont, Martin St-Laurent, étaient sur place pour l’occasion tout comme le président du conseil de direction de Champion, Michael O’Keeffe et le chef de la direction, David Cataford.

La journée a commencé par une annonce à Sept-Îles lors de laquelle MFQ a indiqué avoir procédé à l’acquisition, au coût de 2,5 millions de dollars, de l’ancienne usine de bouletage de Pointe-Noire, construite en 1965, qui appartenait à la compagnie Cliffs ressources naturelles jusqu’en 2013 et qui a ensuite été rachetée par la Société ferroviaire et portuaire de Pointe-Noire. La minière a également annoncé un protocole d’entente avec un aciériste d’envergure internationale pour la réalisation d’une étude de faisabilité portant sur la remise en service de cette installation qui pourrait éventuellement produire des boulettes de fer à réduction directe de haute pureté.

Ce produit pourrait ultimement être intégré dans la fabrication de l’acier par fours à arcs électriques, un procédé d’avenir beaucoup moins polluant et qui a le potentiel de réduire de façon significative les émissions de carbone de l’industrie sidérurgique. L’usine de bouletage, dont l’emplacement est situé à proximité d’infrastructures ferroviaires et portuaires déjà existantes, pourrait offrir une fenêtre relativement rapide de production commerciale. Elle nécessitera toutefois des investissements importants avant sa remise en service et l’étude de faisabilité réalisée par MFQ permettra d’évaluer plus précisément les montants requis notamment pour y intégrer les technologies les plus efficaces.

Lors d’une allocution, M. Cataford a expliqué que l’acquisition de l’usine de bouletage représente une occasion de miser sur l’expertise de la Côte-Nord pour envisager la transformation additionnelle du produit de MFQ et ainsi développer davantage la vision de la compagnie de contribuer à la chaîne d’approvisionnement de la fabrication d’acier plus vert. Avec ce nouveau projet, MFQ veut continuer de développer le plein potentiel de la région en maximisant les occasions d’affaires pour ses différents partenaires.

Des personnalités politiques et des représentants de médias nationaux qui assistaient à la conférence de presse se sont ensuite déplacés en avion jusqu’à Wabush au Labrador avant d’être transportés par la route vers le site minier situé à proximité de Fermont, en sol québécois, pour assister à l’événement.

Dynamitage réussi…

Au menu, tournée protocolaire guidée des infrastructures minières en autobus suivi d’un dynamitage auquel les invités ont pu assister. C’est le ministre Fitzgibbon qui a eu l’honneur d’appuyer sur le bouton déclenchant les explosifs qui ont soulevé un nuage de poussière au grand bonheur des caméramans et des journalistes qui ont capté des images de la scène symbolique. La visite s’est ensuite poursuivie dans l’usine abritant le nouveau concasseur (broyeur) pour la coupe officielle du ruban, non pas rouge, mais bleu.

La deuxième phase du site minier du Lac Bloom permettra de sécuriser près de 1000 emplois permanents sur la totalité du plan minier. Les investissements de 633 millions de dollars de MFQ dans ce projet ont engendré l’octroi de plusieurs contrats à des fournisseurs québécois qui s’ajoutent aux retombées économiques générées par la compagnie depuis la relance des activités à la mine du Lac Bloom.

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