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  • Une première depuis quatre décennies

    Ministre originaire de la Côte-Nord

    Une 31 octobre, 2022

    Une première depuis quatre décennies

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    Élections Québec 2022

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Ministre originaire de la Côte-Nord

Une première depuis quatre décennies

par Éric Cyr

Source photo : CAQ

La nouvelle députée de la circonscription de Duplessis, Kateri Champagne Jourdain, ne cesse de marquer l’histoire. Elle devient la première femme autochtone à siéger à l’Assemblée nationale du Québec et à y occuper un poste de ministre. En effet, la caquiste a accédé au titre de ministre de l’Emploi et a été nommée ministre responsable de la région de la Côte-Nord lors de la formation du Conseil des ministres du gouvernement Legault, le 21 octobre dernier. De plus, la fonction de ministre n’a jamais été octroyée à un élu originaire de cette région depuis le premier député péquiste de la Côte-Nord, Lucien Lessard, l’un des fondateurs du Parti québécois, sous le gouvernement de René Lévesque en 1976 puis en 1981 soit il y a plus de 40 ans.

Kateri Champagne Jourdain vient aussi renverser une tendance puisqu’aucun des quatre ministres responsables de la Côte-Nord qui l’ont précédée depuis 2012 (Alexandre Cloutier du PQ 2012-2014, Yves Bolduc et Pierre Arcand du PLQ 2015-2016 et Jonatan Julien de la CAQ 2018-2022) n’était issu de ce milieu. Le fait que la politicienne soit à l’affut des préoccupations et des revendications légitimes des Nord-Côtiers constitue un atout indéniable, mais pourrait cependant se retourner contre elle si elle ne livre pas la marchandise.

L’incontournable sujet

Les attentes des citoyens de la Côte-Nord envers la ministre sont très élevées notamment en matière de transports. Le désenclavement du territoire obtient un consensus depuis de nombreuses années monopolisant l’attention et suscitant les passions. La construction d’un pont à l’embouchure de la rivière Saguenay à Tadoussac, le parachèvement de la route 138, qui aboutit actuellement en cul-de-sac, et la réfection de la très sinueuse route nationale 389, qui ne respecte pas les normes minimales de sécurité, mais aussi une meilleure desserte aérienne incluant des prix de billets d’avion abordables et pas seulement pour certaines destinations choisies par le gouvernement, sont le nœud du problème. Mme Champagne Jourdain devra impérativement accorder une attention particulière à ce dossier d’envergure, idéalement de concert avec son collègue le député de René-Lévesque, Yves Montigny, qui aurait aussi tout intérêt à en faire son cheval de bataille afin d’espérer demeurer en selle. Somme toute, elle devra démontrer qu’elle a la réelle intention de faire progresser les choses et de déverrouiller le territoire si elle souhaite être réélue une fois son mandat actuel terminé.

Le désenclavement de la région, la priorité.

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Publié le 31 octobre, 2022, dans la publication : Numéro_18 Volume_40

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Publié sur le site le 31 octobre 2022

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Élections Québec 2022

La Côte-Nord bascule…

par Éric Cyr

Légende : Sur la photo, la nouvelle députée de Duplessis, Kateri Champagne Jourdain lors de son passage à Fermont durant la campagne électorale.

La Côte-Nord est passée sous le giron de la Coalition avenir Québec (CAQ) à la suite de l’élection du 3 octobre dernier.  La majorité des électeurs des deux circonscriptions nord-côtières de Duplessis et de René-Lévesque a choisi de faire confiance aux candidats caquistes afin de représenter leurs intérêts à l’Assemblée nationale à Québec.

Les députés de la CAQ nouvellement élus sur la Côte-Nord ont raflé une région qui est depuis des décennies traditionnellement favorable au Parti québécois (PQ), mais ils devront faire leurs preuves et rendre des comptes d’ici la prochaine élection puisque les attentes des Nord-Côtiers sont très élevées par rapport au dossier prioritaire que constitue le désenclavement du territoire notamment au sujet de la construction d’un pont à Tadoussac et de l’aboutissement de la route 138 qui se termine actuellement en cul-de-sac.

Victoire historique

L’accession à un poste de députée pour la candidate caquiste d’origine innue, Kateri Champagne Jourdain, dans Duplessis marque une page d’histoire puisque celle-ci est la première femme autochtone à être élue à l’Assemblée nationale et elle a réussi à fractionner cette solide enclave péquiste, mettant ainsi fin au règne ininterrompu du Parti québécois qui y tenait les rênes depuis l’accession au pouvoir du fondateur de cette formation politique, feu le premier ministre René Lévesque, en 1976. Mme Champagne Jourdain dispose de tous les attributs requis pour devenir ministre : femme, Autochtone, Innue et Nord-Côtière. Cette possibilité semble très réaliste compte tenu du contexte actuel puisque le premier ministre François Legault souhaite la parité au sein de son conseil des ministres et veut conclure un traité historique avec trois des neuf communautés innues de la Côte-Nord. De plus, l’ancien ministre responsable des Affaires autochtones, Ian Lafrenière, n’a pas de racines autochtones et l’ancien ministre de la Côte-Nord, Jonatan Julien, n’est pas originaire de cette région.

Duplessis

Le taux de participation des 37 108 électeurs inscrits dans l’isoloir a été de seulement 19 745 (53,21 %) dans Duplessis. Le résultat du dépouillement des urnes a propulsé la candidate de la CAQ, Kateri Champagne Jourdain, vers le poste de députée avec une majorité de 3960 bulletins soit 45,14 % des suffrages (8785 voix) devançant Marilou Vanier du PQ qui a obtenu 24,79 % des votes (4825 voix). Roberto Stéa du Parti conservateur du Québec (PCQ) a pour sa part récolté 15,72 % de la faveur populaire (3059 voix). Une autre femme innue, Uapukun Mestokosho, de Québec solidaire (QS) a amassé 9,36 % des votes (1821 voix). Les deux autres partis ont totalisé 5 % des suffrages : Chamroeun Khuon du Parti libéral du Québec (PLQ) n’a recueilli que 4,02 % (783 voix) et Jacques Gélineau de Climat Québec a récupéré 0,98 % (190 voix).

René-Lévesque

Le taux de participation des 32 540 électeurs inscrits au scrutin dans René-Lévesque a été de 19 501 citoyens qui ont exercé leur droit de vote (59,93 %). C’est l’ancien maire de Baie-Comeau, Yves Montigny, qui a remporté cette circonscription pour la CAQ avec un écart de 7290 bulletins sur son plus proche rival. Un total de 11 377 électeurs a choisi de lui accorder sa confiance (58,92 %). Ce dernier a devancé Jeff Dufour Tremblay du PQ qui a récolté 21,17 % des suffrages (4087 voix). Marie Renée Raymond du PCQ termine troisième avec 10,12 % (1955 voix) suivie d’Audrey Givern-Héroux de QS qui amasse 7,56 % (1459 voix). Marc Duperron du PLQ grappille 1,59 % (307 voix), Richard Delisle de Climat Québec obtient 0,42 % (82 voix) et un candidat indépendant, Gilles Babin rabiote 0,22 % (42 voix).

Les pourcentages figurant dans les résultats obtenus sur le site internet d’Élections Québec sont arrondis à deux décimales ce qui explique que la somme ne correspond pas forcément à 100 %. Pour en savoir plus consulter le site internet : electionsquebec.qc.ca

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Publié le 17 octobre, 2022, dans la publication : Numéro_17 Volume_40

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Publié sur le site le 17 octobre 2022

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Côte-Nord

La forteresse péquiste cède ou prépare une riposte ?

par Éric Cyr

Source photo : Parti québécois. Légende : Sur la photo, les candidats péquistes de Duplessis, Marilou Vanier (à gauche) et Jeff Dufour Tremblay (à droite) ont pu compter sur des appuis de taille soit ceux de la députée bloquiste de Manicouagan, Marilène Gill, et du chef du Parti québécois, Paul St-Pierre Plamondon (tous deux sur la photo) ainsi que du chef du Bloc québécois, Yves-François Blanchet, qui se sont rendus sur la Côte-Nord durant la campagne électorale afin de les épauler.

Véritable bastion historique, le château fort du Parti québécois (PQ) dans la circonscription de Duplessis, qui n’avait jamais changé d’allégeance depuis près d’un demi-siècle et qui résistait à toutes les attaques depuis l’accession au pouvoir de cette formation politique sous l’égide du premier ministre René Lévesque en 1976, a finalement été assiégé sous l’assaut des vagues de la Coalition avenir Québec (CAQ). La citadelle voisine de René-Lévesque, qui repoussait toute tentative d’invasion depuis près de deux décennies, a aussi été ébranlée et a dû se résigner à hisser le drapeau blanc.

L’ouvrage fortifié n’a pas totalement été éventré et cette brèche pourrait éventuellement être fermée si les assaillants ne livrent pas la marchandise. Le vaisseau amiral péquiste a subi un abordage, mais n’a toujours pas sombré et les nouveaux maîtres à bord auraient tout intérêt à satisfaire les membres de l’équipage par une meilleure répartition de l’arrimage de la flotte afin d’éviter une mutinerie s’ils souhaitent demeurer aux commandes et tenir la barre du navire nord-côtier en démontrant leur réelle volonté de désenclaver la région, car une mutinerie pourrait se produire à bord avant d’arriver à bon port.

Chevaliers caquistes

Afin d’éviter un sabordage ou la piraterie de leur vecteur politique, les deux nouveaux députés de la CAQ, Kateri Champagne Jourdain dans Duplessis et Yves Montigny dans René-Lévesque, vont devoir faire leurs preuves en démontrant qu’ils sont à l’écoute du principal enjeu nord-côtier qui englobe plusieurs volets : la construction d’un pont à l’embouchure de la rivière Saguenay à Tadoussac, le parachèvement de la route 138 jusqu’à Blanc-Sablon en Basse-Côte-Nord et la réfection de la route nationale 389 en plus de s’assurer de la pérennité d’une desserte aérienne abordable.

Le chant des sirènes ?

Plusieurs électeurs nord-côtiers ont choisi de changer leur fusil d’épaule en faisant confiance à la CAQ qui était presque assurée de reprendre le pouvoir au Québec, scénario qui s’est produit. Cependant, les ambassadeurs caquistes auront du pain sur la planche et devront réussir à combler les attentes des citoyens nord-côtiers s’ils ne souhaitent pas être catapultés vers les oubliettes lors de la prochaine élection puisque ce vote stratégique pourrait n’être qu’une infidélité passagère si une réelle volonté politique de répondre à leurs aspirations légitimes n’est pas clairement démontrée dans un avenir rapproché. Ceux-ci pourraient s’impatienter s’ils ne constatent aucune progression de leurs revendications.

La Côte-Nord a joint le siège de commandement de la CAQ, mais les dirigeants caquistes ne doivent jamais oublier où se trouve leur lieu d’approvisionnement et de ravitaillement en région s’ils souhaitent alimenter leur haut lieu, le quartier général de Québec. Fort à parier que les Nord-Côtiers n’auront pas à tirer à la courte paille et pourraient éventuellement choisir de couper les vivres lors du prochain scrutin si la CAQ fait la sourde oreille et étire trop la sauce…

Un autre « comté », celui de Hull, situé en Outaouais à l’autre extrémité du Québec et qui, tout comme Duplessis, était aussi immuable depuis 46 ans, a également chaviré pour la CAQ, illustrant l’ampleur du raz-de-marée bleu poudre.

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Publié le 17 octobre, 2022, dans la publication : Numéro_17 Volume_40

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Publié sur le site le 17 octobre 2022

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hambre de commerce de Fermont

Lancement de la programmation annuelle

par Éric Cyr

Chambre de commerce Fermont (CCF) qui vise principalement à assurer une représentativité des entreprises et des différents secteurs d’affaires du milieu pour assurer le dynamisme de l’économie fermontoise, a lancé sa programmation 2022-2023 sous le thème « La force du regroupement est un atout », le 28 septembre dernier, à la salle Aurora (ancien centre multifonctionnel) en plus de présenter son calendrier des activités et son nouveau site internet.

La directrice générale (DG), Mélissa Gauthier (à droite) qui gère également le programme Place aux jeunes en région pour la MRC de Caniapiscau, et la présidente, Marie-Claude Nolet (à gauche) ont prononcé des allocutions devant la trentaine de participants composés des principaux acteurs économiques des entreprises et des industries locales en expliquant les mandats et la mission de CCF, dont la crédibilité est bien assise et qui prône une approche centrée sur les besoins du milieu de concert avec les instances concernées, ainsi que les avantages offerts aux gens d’affaires qui y adhèrent. La DG a aussi souligné que l’augmentation du nombre de membres, qui a dépassé la cinquantaine, et la création de partenariats financiers illustre la crédibilité et le dynamisme de l’organisme sans but lucratif qui a l’intention de continuer à relever de nouveaux défis. Celle-ci de plus a présenté les différentes facettes du site internet récemment mis en ligne qui assurera une meilleure visibilité et fournira une vitrine additionnelle aux membres.

« Malgré le fait que la dernière année a été remplie de bouleversements et de contraintes liées à la pandémie, je suis très fière d’affirmer que la Chambre de commerce Fermont a su tirer son épingle du jeu en utilisant la technologie à son avantage pour avancer et se développer. L’élaboration de notre planification stratégique nous a permis d’avoir une vision claire de ce que nous voulions accomplir. Se structurer, se faire connaître et améliorer l’offre de services aux membres ont été les principaux objectifs à atteindre et continueront de faire partie de nos priorités. L’enthousiasme de la DG fait toute la différence dans l’évolution de l’organisation », confie Mme Nolet, qui a profité de l’occasion pour remercier les bénévoles du conseil d’administration (CA) pour leur dévouement. 

Bref historique

La Chambre de commerce de Fermont a été fondée le 15 février 1999 par feu l’homme d’affaires Jean-Claude Thibodeau. De 2012 à 2017, elle a connu un ralentissement de ces activités occasionné par un manque de ressources. En 2018, un nouveau CA est mis sur pied. En 2021, une direction générale est embauchée et CCF devient partenaire-promoteur de Place aux jeunes Caniapiscau. CCF a œuvré sur plusieurs enjeux socio-économiques cruciaux, notamment le transport, afin d’assurer le dynamisme de la région au fil des ans.

Mme Gauthier invite les dirigeants de la communauté des affaires et des organismes locaux à la contacter pour mieux connaître leurs aspirations, leurs besoins et leur vision d’avenir afin d’assurer un développement équilibré et harmonieux de la collectivité tout en planifiant l’atteinte de buts facilitant, dans l’intérêt de tous, une meilleure qualité de vie à Fermont. Vous pouvez la joindre par téléphone au 833-363-1162 poste 101 ou par courriel : direction@ccfermont.ca.

Pour consulter le nouveau site internet : ccfermont.ca

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Publié le 17 octobre, 2022, dans la publication : Numéro_17 Volume_40

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Publié sur le site le 17 octobre 2022

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Célébration culturelle

Les journées de la culture à Fermont

par Éric Cyr

Plusieurs activités ont été orchestrées par la Ville de Fermont dans le cadre des journées de la culture, qui se déroulaient du 30 septembre au 2 octobre 2022. Cette renaissance culturelle locale postpandémique a attiré un public éclectique heureux de prendre part aux différentes facettes du bouillonnement culturel chapeauté par le Service des loisirs et de la culture de la municipalité et la MRC de Caniapiscau.

Parmi les choix proposés aux citoyens durant l’événement, il y a eu le vernissage d’une exposition de photographie intitulée « Exotisme nordique » regroupant quatre photographes chevronnés locaux, Jocelyn Blanchette, Myriam Desjardins-Malenfant, Kathleen Dubé et Frédérique Marinier, qui a attiré de nombreux visiteurs à la salle Aurora (ancien centre multifonctionnel).

Des ateliers étaient offerts dans les venelles communautaires à l’étage supérieur du 12, venelle 11, incluant « Viens mettre ta couleur » où une immense œuvre d’art a été conçue à partir d’archives du journal Le Trait d’union du Nord par l’artiste Isabelle Grenier. Plusieurs petits tableaux originaux de formes différentes, destinés à accompagner cette grande toile qui met en valeur des moments marquants de l’histoire de Fermont, ont été réalisés sous la direction des peintres Isabelle Grenier et Nathalie Desjardins. Au rez-de-chaussée, les potières Louise Vachon et Nadia Brouillard ont pour leur part dirigé de la peinture sur céramique en enseignant les rudiments de cet art. De la création de bandes dessinées s’est aussi déroulée au 6, venelle 11 en compagnie de Lisa Melanson.

De l’improvisation était au programme à la Maison des jeunes Alpha, mais a malheureusement dû être annulée puisqu’il n’y avait pas suffisamment d’inscriptions.

Une manifestation festive et gastronomique dans un format de fête multiculturelle incluant une dégustation de menus de différents continents, de la musique et de la danse, a été organisée au chalet de service par Guy-Romain Kouam et la MRC. Cette initiative concrétisée par la paroisse de la Résurrection de Fermont soutenue par la MRC a connu un grand succès. Des mets typiques de pays africains notamment du Maroc, au Maghreb, concoctés par Hamza Mousti (rôti d’agneau), du Cameroun préparés par Josée Alvine Tchouta (ragoût de poulet DG et beignets) et du Sénégal cuisinés par Samba Diop (yassa au poulet), ont été prisés tout comme des saveurs d’Amérique du Sud en provenance de la Colombie apprêtées par Ana Maria Rengifo et des familles amies (galettes de maïs arepas farcies au poulet et à la viande, friandises cocada o panela de coco, biscuits aux amandes mazapan, pain au lait pan dulce) et des recettes du Pérou mijotées par Esmar Jacobo (poulet au piment aji de gallina) ont également attisé les papilles gustatives des participants qui ont aussi pu déguster des plats québécois/canadiens offerts par Nancy Hardy et Micheline Lepage (soupe aux légumes et riz, pain de viande avec légumes, macaroni à la viande, pâtés au saumon et au poulet, dessert grands-pères au sirop d’érable).

L’écrivaine fermontoise Noémie Hovington dont le nom de plume est Noémie H, a participé à une séance de dédicaces de son premier livre, Taste of love, à la bibliothèque municipale au grand bonheur des adeptes de ce type de lecture. Le roman, destiné aux jeunes adultes de 16 ans et plus, est en vente depuis le 26 août dernier.

Journées de la culture

Une exposition photo exotique…

Une exposition de photographies intitulée « Exotisme nordique » orchestrée par la MRC de Caniapiscau, mettant en valeur des œuvres de quatre talentueux photographes locaux s’est tenue, le 30 septembre dernier, à la salle Aurora (ancien centre multifonctionnel) à Fermont dans le cadre des Journées de la culture. Une soixantaine de visiteurs se sont rendus sur place pour admirer les images proposées par les artistes visuels.

Résident depuis 34 ans à Fermont, Jocelyn Blanchette, se définit comme un photographe de phénomènes astronomiques, météorologiques et de nature. C’est un passionné qui aime étudier et comprendre l’environnement qui l’entoure et qui lui permet de s’épanouir dans son art en immortalisant les moments précieux de son coin de pays nordique.

Myriam Desjardins-Malenfant aime pour sa part croquer des rencontres animalières, ce qui lui permet de demeurer en harmonie avec le milieu naturel ambiant tout en restant branchée sur la vie dans sa plus grande simplicité. Elle adore partir en randonnée en forêt avec son matériel photographique en restant à l’affut du monde animal qui la fascine. Elle se fait discrète afin de ne pas perturber la faune tout en cherchant à percer ses secrets.

Kathleen Dubé considère que la photographie est un médium de communication et d’expression qui n’a pas de limites puisqu’il y a toujours quelque chose à photographier. Elle explore des sujets et des thèmes variés qui lui permettent d’apprendre et d’expérimenter. La nature et le territoire constituent pour elle une source infinie de découvertes et de beautés à saisir dans toute leur splendeur.

Frédérique Marinier est spécialisée en portrait et en boudoir. Son univers photographique vise à faire ressortir la beauté intérieure et extérieure de ses sujets en leur faisant découvrir leur authenticité grâce à l’image. Elle juge que cette démarche a un pouvoir réparateur qui propulse l’être vers l’acceptation et la confiance en soi. Elle réussit à capter de façon unique la brillance du regard, le reflet de l’âme.

Pour ceux qui ont raté le vernissage et qui aimeraient découvrir cette splendide présentation artistique et culturelle, les photographies seront à l’affiche encore un certain temps à la salle Aurora.

Pages Facebook des artistes :

Fred Tüluak, Photographe.

Kathleen Dubé photographie.

Myriam Desjardins-Malenfant photographie 52e parallèle nord.

Jocelyn Blanchette Photographie.

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Publié le 17 octobre, 2022, dans la publication : Numéro_17 Volume_40

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Publié sur le site le 17 octobre 2022

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Désenclavement de la Côte-Nord

Un pont à Tadoussac ça presse…

par Éric Cyr

Source photo : Bonjourquebec.com

Le chef du Parti québécois (PQ), Paul St-Pierre Plamondon, a pris un engagement ferme pour le désenclavement de la Côte-Nord lors de son passage dans cette région durant la campagne électorale. Il a de plus apostrophé le premier ministre sortant, François Legault, au sujet de la construction d’un pont à Tadoussac lors du second débat des chefs orchestré par le diffuseur public Radio-Canada, le 22 septembre dernier, en confrontant le chef de la Coalition avenir Québec (CAQ) avec de solides arguments forçant le caquiste vers un repli défensif.

La candidate du Parti québécois dans Duplessis, Marilou Vanier, a abordé le thème du désenclavement, le 8 septembre, en mettant l’accent sur deux enjeux relatifs aux transports propres à la Côte-Nord en apportant notamment les propositions suivantes : la construction d’un pont à l’embouchure de la rivière Saguenay à Tadoussac et l’appui à la création d’une coopérative de transport aérien pour desservir adéquatement le territoire. « Personne n’a besoin d’attendre la fin d’une étude pour prendre position pour le pont à Tadoussac, sauf la CAQ. La CAQ n’est pas capable de se positionner immédiatement en faveur du projet. Je pose la question au gouvernement : quelles sont les conditions gagnantes pour que vous donniez le feu vert pour le projet du pont ? La CAQ dit on va aller de l’avant si… De mon côté, c’est un oui sans condition. Dès la fin de l’étude en cours, il faut lancer un appel d’offres pour la construction d’un pont. »

Le Parti québécois a officiellement appuyé la construction d’un pont reliant Tadoussac et Baie-Sainte-Catherine lors de la tournée nord-côtière de son chef, Paul St-Pierre Plamondon, qui a été accueilli par le député sortant de René-Lévesque, Martin Ouellet, et l’aspirant député de cette circonscription, Jeff Dufour Tremblay, le 18 septembre. Selon le PQ, qui réitère sa position sans équivoque concernant l’édification d’un pont enjambant la rivière Saguenay à Tadoussac, les avantages d’un tel projet sont manifestes, tant sur le plan économique qu’environnemental, et de nombreuses études ont été menées à ce sujet donc il est plus que temps de passer à l’action pour désenclaver la Côte-Nord. Après une rencontre avec des représentants de la Coalition Union 138, les trois politiciens ne pourraient être plus convaincus de la nécessité d’une telle infrastructure.

Le candidat péquiste dans René-Lévesque, Jeff Dufour Tremblay, confie : « Jamais le projet ne m’a paru aussi nécessaire que maintenant : le manque de personnel et les ennuis mécaniques contraignent la Société des traversiers à modifier sans cesse et inopinément son offre de service, les files d’attente sont de plus en plus longues et l’économie de ma région en souffre. De plus, il ne faut pas négliger l’aspect environnemental, un traversier c’est polluant et celui entre Tadoussac et Baie-Sainte-Catherine, qui effectue des milliers de traversées chaque année, passe à un endroit stratégique pour les bélugas. »

Du côté de la CAQ…

Selon l’agente officielle de la CAQ, Roxanne Rinfret, François Legault aurait un préjugé favorable concernant le pont et a fourni, en réponse au doute soulevé par le PQ sur ses intentions par rapport au pont, un commentaire de celui-ci à ce sujet : « J’ai toujours un préjugé favorable. J’ai de grandes ambitions pour la Côte-Nord. Ça va devenir de plus en plus important d’avoir ce pont-là ». La candidate de ce parti dans Duplessis, Kateri Champagne Jourdain, assure que la CAQ est favorable au projet du pont sur le Saguenay et que la région est une priorité pour elle tout comme pour son homologue dans René-Lévesque, Yves Montigny.

Le porte-parole de la Coalition Union 138, Guillaume Tremblay, a affirmé pour sa part que le premier ministre sortant lui a confié qu’il attendait d’obtenir une étude positive avant d’aller de l’avant ou non avec ce projet. Ce positionnement est selon lui ambigu et les raisons justifiant la construction d’un pont à Tadoussac sont très nombreuses. « La nécessaire construction d’un pont à Tadoussac ne devrait pas dépendre de l’interprétation que le chef de la CAQ fera d’une étude et les critères qu’il définit comme positifs ou pas. »

 

Pont à Tadoussac

Le PQ dénonce, la CAQ dément…

Au diapason de leur chef, Paul St-Pierre Plamondon, les candidats du Parti québécois (PQ) sur la Côte-Nord ont dénoncé, le 23 septembre dernier, la position de la Coalition avenir Québec (CAQ) au sujet de la construction d’un pont à l’embouchure de la rivière Saguenay à Tadoussac qui a été selon eux révélée au grand public lors du débat des chefs organisé par la société d’État Radio-Canada.

Le chef du Parti québécois, Paul St-Pierre Plamondon, explique qu’il existe deux différences majeures entre le projet de 3e lien Québec-Lévis de la CAQ et celui d’un pont entre Tadoussac et Baie-Sainte-Catherine qui est revendiqué par les Nord-Côtiers puisque dans le cas de l’ouvrage d’art qui surplomberait la rivière Saguenay pas moins de 14 études ont été effectuées depuis 1973 et on remet sans cesse sa construction à plus tard sans raison valable.

« L’enjeu n’est certes pas nouveau, mais le dossier n’avance toujours pas. Bien sûr, plusieurs considérations sont obligatoirement à prendre en compte, dont l’opportunité, qui a été démontrée, l’impact sur le milieu marin, la faune et la flore, l’analyse de risques, l’échéancier et l’estimation des coûts, la plus récente évaluation parle d’environ 500 M$. Pour nous, il n’y a plus de si. C’est oui ! » a affirmé le chef péquiste.

Selon les candidats du Parti québécois dans les circonscriptions de René-Lévesque, Jeff Dufour Tremblay, et de Duplessis, Marilou Vanier, la vérité concernant les réelles intentions du chef de la CAQ à ce sujet a été dévoilée. « Pendant le débat des chefs, François Legault a finalement répondu aux nombreuses questions que nous avons posées sur la position de son parti quant au pont à Tadoussac. En avouant à notre chef Paul St-Pierre Plamondon que l’étude sur le pont était effectivement négative, François Legault a admis que pour la CAQ c’est non ! », a déclaré Jeff Dufour Tremblay.

« Au Parti québécois, nous avons inclus dans notre cadre financier les sommes nécessaires à la réalisation d’un pont sur la rivière Saguenay. On ne niaise pas autour du pont. Nous venons de constater un refus de la part de Legault et de la CAQ », a ajouté Marilou Vanier. M. Dufour Tremblay poursuit : « Quand la CAQ nous dit être à l’écoute des régions, je me demande ce que signifie pour eux une région ? Le dossier le plus important pour les Nord-Côtiers, c’est le désenclavement. François Legault est-il au moins au courant ? Le désenclavement, ça passe par un pont à Tadoussac. Nous, au Parti québécois, on dit oui parce que nous sommes le vrai parti des régions ! » a fait valoir le candidat péquiste dans René-Lévesque.

La CAQ a démenti ce qui serait, selon ce parti, une interprétation erronée des paroles prononcées par M. Legault durant le second débat des chefs. Dans des propos qui ont été tenus par la suite par ce dernier afin de préciser sa pensée et qui sont rapportés par une porte-parole de la CAQ, Bénédicte Trottier Lavoie, celui-ci déclare : « J’ai de grandes ambitions pour la Côte-Nord. Il semble y avoir, de plus en plus, un consensus d’avoir ce pont sur la rivière Saguenay pour désenclaver la Côte-Nord. Je n’ai pas changé d’idée concernant le pont. J’ai toujours un préjugé favorable. »

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Publié le 3 octobre, 2022, dans la publication : Numéro_16 Volume_40

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Schefferville

Blocus d’un chemin de fer

par Éric Cyr

Source photo : Gracieuseté

Un chemin de fer privé de la région scheffervilloise a été bloqué, le 5 septembre dernier et durant plus d’une semaine, par des manifestants innus de la communauté autochtone de Matimekush-Lac John qui accusent leur conseil de corruption, d’extorsion et de fraude. Cette action a été revendiquée par une organisation appelée Comité des droits des premiers peuples qui dénonce notamment les injustices liées à la distribution des fonds à la suite d’une entente de réconciliation conclue par deux conseils innus avec la compagnie minière IOC en 2020.

Le lendemain, le 6 septembre, des contestataires innus de la région de Sept-Îles ayant des revendications communes se sont aussi rassemblés pour les mêmes raisons devant le Conseil des Innus de Uashat mak Mani-Utenam.

Ce blocage, qui a paralysé le chemin de fer de Knob Lake and Timmins (KLT) sur lequel le minerai de fer de la minière Tata Steel est acheminé jusqu’à celui de Quebec North Shore and Labrador (QNS&L) à destination de Sept-Îles, avait pour objectif d’exprimer une exaspération et une insatisfaction de plusieurs citoyens innus envers les deux conseils qui les représentent et aussi de dénoncer une problématique environnementale associée à Tata Steel concernant de la poussière qui se répand dans la communauté autochtone. Des véhicules ont été immobilisés à un passage à niveau afin d’interrompre la circulation ferroviaire. Cette entrave n’a pas interrompu le transport de passagers et de marchandises de Transport ferroviaire Tshiuetin entre Sept-Îles et Schefferville. L’acheminement de minerai sur la voie ferrée a cependant été perturbé occasionnant un ralentissement de la production qui a été temporairement considérablement réduite.

Cet événement a eu des répercussions jusqu’au Saguenay où un autre collectif composé de militants allochtones et autochtones a bloqué par solidarité la voie ferrée de l’entreprise Roberval-Saguenay qui appartient à Rio Tinto IOC à Chicoutimi.

Une rencontre a eu lieu entre les porte-paroles du mouvement et des représentants de l’entreprise, le 11 septembre, et une seconde, le lendemain, afin de discuter des enjeux et de trouver un terrain d’entente. À la suite d’engagements sur le plan environnemental et de la confirmation d’une assurance que le groupe aura un siège au sein du comité santé, sécurité, environnement et communauté de Tata Steel afin de pallier le manque de transparence des conseils, le blocus a finalement été levé, le 16 septembre, et le transport du minerai a pu reprendre son cours normal.

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Publié le 3 octobre, 2022, dans la publication : Numéro_16 Volume_40

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Publié sur le site le 3 octobre 2022

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Monde minier

Congrès MINEx 2022 à Wabush

par Éric Cyr

Le congrès MINEx, organisé par la Chambre de commerce du Labrador Ouest et regroupant des intervenants du monde minier, s’est déroulé à l’hôtel Wabush, à Wabush au Labrador, du 19 au 21 septembre derniers. En parallèle se tenait un salon professionnel rassemblant des exposants œuvrant dans ce domaine au centre récréatif Mike Adam adjacent.

Des décideurs du secteur minier se sont déplacés pour l’occasion afin de présenter leurs produits et services, leurs visions et d’échanger entre eux et avec le public sur leurs aspirations et les technologies du domaine minier dans la région. Les participants ont notamment pu prendre part à des discussions sur l’avenir de l’exploitation minière dans la fosse du Labrador dans le cadre de trois jours de conférences présentant des sujets cruciaux pour la communauté minière de la région. L’événement proposait un dîner, un gala, une table ronde, des conférenciers, un salon professionnel et des kiosques d’exposition reliés à cette sphère d’activités.

Des personnalités politiques se trouvaient sur place : le ministre de l’Industrie, de l’Énergie et de la Technologie de Terre-Neuve-et-Labrador, Andrew Parsons, la députée fédérale du Labrador, Yvonne Jones, le député provincial du Labrador Ouest, Jordan Brown, la mairesse de Labrador City, Belinda Adams, le maire de Wabush, Ron Barron, le grand chef de la nation innue du Labrador, Etienne Rich, et le président du conseil communautaire inuit Nunatukavut et ancien député fédéral libéral, Todd Russell.

Multiples chefs de file

De nombreux dirigeants d’entreprises ont aussi participé: le directeur de l’association minière de Terre-Neuve-et-Labrador (Mining NL) Ed Moriarity, les présidents et chefs de la direction d’IOC, Mike McCann, et de Tacora Resources, Joe Broking, le vice-président et directeur général de High Tide Resources, Steve Roebuck, le directeur général de Nunacor, Andy Turnbull, la directrice générale de NL Hydro, Jennifer Williams, le président et directeur général de Search Minerals, Greg Andrews et le directeur général de Minerai de fer Québec, Marc Beaubien, qui a présenté l’évolution et les grandes orientations de la mine de fer du Lac Bloom à Fermont.

Tisser des liens vers l’avenir

Le président de la Chambre de commerce du Labrador Ouest, Toby Leon, confie : « Le Labrador Ouest est heureux d’être l’hôte de ce congrès d’envergure après une interruption involontaire de quelques années causée par la pandémie. Notre souhait pour cet événement est de construire des liens et des relations plus solides à la suite de ces journées. Ensemble, développons une meilleure compréhension de l’activité minière au Labrador et, ultimement, améliorons la façon dont nous faisons des affaires dans la région. »

Le député provincial néodémocrate du Labrador Ouest, Jordan Brown, est ravi que cette manifestation contribue à mettre l’accent sur une industrie qu’il définit comme un socle des villes minières de sa circonscription et qui a contribué à enrichir les coffres de l’État terre-neuvien de cinquante-cinq à soixante milliards de dollars depuis leur fondation sans compter l’apport de ces localités au gouvernement fédéral.

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Projet d’exploitation minière

Une consultation mouvementée

par Éric Cyr

Source photo : Martine Cotte

Une assemblée publique de consultation concernant le projet d’exploitation du dépôt de surface d’un gisement de quartz situé sur les terres publiques près du lac Tupper à Fermont proposé par la compagnie Saffron H.O.F. s’est tenue à la salle Aurora (ancien centre multifonctionnel), le 22 septembre 2022, devant un public hostile à cette idée.

Étant donné que la Ville de Fermont a adopté, en juin dernier, une résolution unanime en défaveur du projet, puisque le secteur visé par cette éventuelle carrière de pierre concassée est situé à l’intérieur de l’aire de protection de l’unique source d’eau potable alimentant la municipalité, soit le bassin versant du lac Perchard, et qu’un groupe citoyen fermontois en désaccord avec la démarche a été formé afin de s’y opposer, il était prévisible qu’un accueil très froid serait réservé au promoteur du projet, ce qui fut le cas.

Ambiance tendue

Le vice-président à l’exploitation chez Midatlantic Minerals, la compagnie sœur de Saffron H.O.F., qui souhaite exploiter une nouvelle carrière de quartz dans ce périmètre qui pourrait extraire de 25 000 à 35 000 tonnes de quartz blanc de haute qualité et destiné au marché de la construction de comptoirs conçus à partir de ce matériau friable, Steve Daigle, a exposé seul le dossier à la trentaine de citoyens qui se sont déplacés pour venir en prendre connaissance. Sa présentation, sans études pour étoffer le projet, ne semble pas avoir réussi à satisfaire l’auditoire qui lui a fait part de nombreuses observations et interrogations légitimes et dont plusieurs étaient teintées d’une opposition sans équivoque.

Questionnement sans réponse

Plusieurs questions, qui ont été formulées et auxquelles le chef d’entreprise n’a su répondre, sont demeurées en suspens, ce qui n’a fait que renforcer les appréhensions, les craintes et les inquiétudes des représentants du milieu venus prendre part à cet exercice. Parmi les sujets qui n’ont pas obtenu de réponses, il y a l’absence des résultats d’une étude du ministère de l’Environnement et des Ressources naturelles (MERN) au sujet des risques de contamination de l’eau potable que le promoteur lui-même n’a pas pu consulter et qui n’a pas été dévoilée.

À la fin de la présentation, une porte-parole du mouvement citoyen qui s’oppose à la destruction de ce site naturel prisé pour la pratique d’activités de plein air situé à proximité de Fermont, Martine Cotte, a reçu une ovation et des applaudissements après avoir lu un discours enflammé pour signifier le mécontentement et l’opposition de la population locale à cette action purement mercantile qui n’aurait que de minces retombées économiques locales et qui ne créerait environ que cinq emplois saisonniers pour un total de six à huit mois par année.

De plus, comme le nouvel exploitant minier n’installerait pas d’infrastructures, il serait exempté de taxes municipales et les travailleurs, qui proviendraient probablement totalement de l’extérieur, seraient hébergés à Fermont, ce qui contribuerait à alourdir le problème déjà criant de la pénurie de logements.

Le directeur général de la municipalité, Claude Gagné, et la présidente de la section locale 5778 du Syndicat des Métallos, Karine Sénéchal, étaient sur place.

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Publié sur le site le 3 octobre 2022

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Élections Québec 2022

Le caractère singulier de la Côte-Nord

par Éric Cyr

Source photo : Wallpapic

À l’approche de l’élection québécoise du 3 octobre prochain, voici un petit historique des deux seules circonscriptions de la Côte-Nord.

La circonscription électorale de Duplessis, dont Fermont et Schefferville font partie, a été créée en 1960 et nommée en l’honneur de l’ancien premier ministre de l’Union nationale, Maurice Le Noblet Duplessis, mort en fonction le 7 septembre 1959 à Schefferville. Phénomène exceptionnel qui n’a nul pareil ailleurs au Québec, ce château fort péquiste depuis près d’un demi-siècle n’a jamais changé d’allégeance depuis la formation du premier gouvernement du Parti québécois (PQ) dirigé par René Lévesque à la suite de l’élection du 15 novembre 1976 où il a prononcé la fameuse phrase devenue célèbre à la suite de sa victoire :

« Je n’ai jamais pensé que je pourrais être aussi fier d’être Québécois. »

Électorat convaincu

Des députés du Parti québécois se sont succédé dans Duplessis depuis près de cinq décennies sans jamais se faire détrôner. Cette séquence unique a commencé avec feu Denis Perron qui a obtenu cinq mandats de 1976 à 1997. Il a été relayé par Normand Duguay qui a siégé de 1997 à 2003 et par Lorraine Richard qui a repris le flambeau en 2003.

Tradition péquiste

La Côte-Nord compte aussi une autre circonscription qui porte le nom d’un premier ministre qui a marqué l’histoire québécoise moderne. Le « comté » de René-Lévesque (autrefois Saguenay) a été créé en 1948 et renommé en 2001 en l’honneur du fondateur du Parti québécois, René Lévesque, surnommé affectueusement « Ti-poil ». Cette circonscription est celle qui a le plus appuyé la souveraineté du Québec lors du référendum de 1995. Adjacente à Duplessis, c’est également un bastion péquiste depuis près de deux décennies. Le député du PQ Lucien Lessard y a régné de 1970 à 1983 avant l’incursion libérale de Ghislain Maltais, de 1983 à 1994, qui fut freinée par le péquiste Gabriel Yvan-Gagnon en 1994 et jusqu’en 2001. En 2002, c’est un député de la défunte Action démocratique du Québec (ADQ), François Corriveau, qui y fit un très bref passage d’une année, de 2002 à 2003, avant que le député Marjolin Dufour du Parti québécois n’y fasse sa place en 2003. Il restera en poste jusqu’en 2015 avant de transmettre les rênes à un autre péquiste, Martin Ouellet, élu lors de l’élection partielle du 9 novembre 2015.

La forteresse péquiste de la Côte-Nord semble bien ancrée et résiste contre vents et marées, mais ce rempart, fragilisé lors de l’assaut de la Coalition avenir Québec (CAQ) en 2018, saura-t-il résister aux remous de la prochaine élection. Deux nouveaux candidats, qui ont travaillé au sein de l’équipe de la députée de Manicouagan, la bloquiste Marilène Gill, affichent les couleurs du Parti québécois et tenteront de reprendre le flambeau en défendant les fortifications souverainistes : Marilou Vanier dans Duplessis et Jeff Dufour Tremblay dans René-Lévesque. La circonscription de Duplessis poursuivra-t-elle sa lune de miel qui dure depuis bientôt 46 ans avec le Parti québécois ? L’avenir et les électeurs le diront.

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Publié le 19 septembre, 2022, dans la publication : Numéro_15 Volume_40

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Publié sur le site le 19 septembre 2022

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Mycologie

En quête de champignons sauvages

par Éric Cyr

Une équipe de quatre mycologues semi-professionnels s’est déplacée dans la région, du 28 août au 5 septembre 2022, afin de cueillir à des fins scientifiques des champignons sauvages qui poussent sur le territoire fermontois. Ils feront ainsi un premier inventaire des espèces locales et en découvriront peut-être certaines qui sont rares ou inconnues de la science. L’objectif ultime est de répertorier tous les champignons qui poussent en sol québécois et de les réunir dans une vaste base de données en continuel développement contenant 3252 différents macrochampignons et myxomycètes inventoriés jusqu’à maintenant au Québec.

C’est un premier déplacement à Fermont pour ces passionnés de randonnées en forêt qui se sont d’abord intéressés à ce monde inexploré par curiosité. Ils souhaitent que leurs travaux puissent contribuer à enrichir les connaissances sur le sujet et faciliter les recherches sur la biologie et le cycle de vie des champignons qui demeurent méconnus.

Connexion mutualiste

Ces passionnés espèrent que les découvertes dans le domaine, qui ont déjà déterminé que les champignons sont essentiels à l’équilibre écologique, permettront de dresser une liste d’espèces menacées afin de conserver celles qui sont en danger.

Mme Lebeuf confie : « Ce que bien des gens ne savent pas, ou qu’ils ne voient pas, c’est qu’il existe des liens symbiotiques inextricables entre les règnes fongique et végétal. Un réseau souterrain dans lequel le mycélium des champignons, constitué d’un enchevêtrement de filaments dans le sol, s’associe de façon bénéfique, sous le manteau de l’humus, avec le système racinaire des arbres et des plantes, formant ce qu’on appelle des mycorhizes. Cet échange d’éléments nutritifs est essentiel à la croissance et à l’existence des deux entités. Les champignons, qui sont capables, grâce à leurs enzymes, de décomposer et de dissoudre les roches, puisent les minéraux dans le sol et les rendent accessibles aux végétaux qui récompensent les champignons en retour en leur fournissant des sucres produits par la photosynthèse qu’ils ne peuvent synthétiser eux-mêmes puisqu’ils sont exempts de chlorophylle. Outre les minéraux, les champignons fournissent aux arbres de l’eau, ce qui leur permet de bien mieux résister aux sécheresses. »

Par ailleurs, les champignons jouent un rôle majeur dans l’équilibre forestier naturel en décomposant, de concert avec les bactéries, les insectes et les vers de terre, les matières organiques et en les transformant en humus qui devient un élément nutritif pour les végétaux. Sans la présence des champignons, les arbres et les plantes mourraient étouffés par leurs propres déchets.

Les chercheurs bénévoles, qui participent à des forums internationaux, contribuent à un travail collaboratif mondial visant un partage des connaissances. Ils photographient leurs collections, les déshydratent, les identifient selon l’endroit où ils poussent et selon le type de sol avant de les mettre en sac en leur donnant un numéro de collection afin de les conserver dans un fongarium (herbier de champignons) et de les analyser plus tard au microscope. Par la suite, Mycoquébec effectue le séquençage et l’analyse de l’ADN afin de déterminer, par comparaison avec les séquences de références existantes, si l’espèce est déjà connue ou pourrait être nouvelle pour la science.

Pour en savoir davantage, consulter le site internet mycoquebec.org, le blogue mycoquebec.org et la page Facebook Mycoquébec.

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Publié le 19 septembre, 2022, dans la publication : Numéro_15 Volume_40

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Publié sur le site le 19 septembre 2022

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Monde automobile

Des deuchistes sur la TransQuébec-Labrador

par Éric Cyr

Sur la photo, les participants au convoi en face du réservoir d’eau potable de Fermont.

Des passionnés de voitures françaises Citroën 2 CV ont mené une expédition le long de la route interprovinciale TransQuébec-Labrador, qu’ils ont arpentée en caravane de quatre automobiles sur une distance de près de 1800 kilomètres (routes 389, 500 et 510) à bord de leurs véhicules en parcourant la fameuse boucle, inachevée du côté québécois, qui se termine en cul-de-sac à Blanc-Sablon sur la Basse-Côte-Nord où ils ont dû embarquer leurs automobiles à bord d’un navire afin de rejoindre la route 138. Le groupe de camarades a pris le départ à Victoriaville, le 25 août dernier, et leur long périple s’est terminé, le 16 septembre, à leur point d’origine.

Issus de différents endroits, les huit aventuriers, des retraités pour la plupart, ont effectué plusieurs voyages ensemble : le tour de la Gaspésie, les Îles-de-la-Madeleine et la Maurice. Ces derniers ont aussi déjà participé à un grand rassemblement de Citroën 2 CV à New York. Ils sont fiers d’être les premiers à avoir réalisé ce parcours sur la Côte-Nord et au Labrador en deudeuches. Alain Grégoire et Nicole Sheinck de Brossard, Gaëtan St-Arnaud et Hélène Boulanger de Victoriaville, Freddy Pfeuti originaire de France près de la frontière suisse qui habite aujourd’hui à Coaticook, Bruce Grant d’Ottawa, Gabriel Aubertin de Knowlton en Estrie et Gilles Pelcot du village de Saint-Cyr-sur-Mer en Provence dans le sud de la France, ont relevé le défi de parcourir ce trajet nordique de plus en plus fréquenté par les touristes.

Selon les amateurs de ce type de mécanique, le moteur bicylindre refroidi à l’air d’une cylindrée de 375 cm3 à 602 cm3, selon les modèles et les années, est muni de cylindres opposés ce qui permet une facilité d’entretien déconcertante. Les deux pattes sont équipées d’une suspension légendaire molle qui fait leur spécificité.

« Les propriétaires de 2 CV sont accessibles et n’idolâtrent pas leur voiture. C’est une bagnole qui n’a rien en sa faveur, mais qui a conquis le cœur de ses adeptes et qui permet de créer des liens sociaux durables. C’est en quelque sorte un catalyseur de rencontres intéressantes et un vecteur de bonheur », confie Alain Grégoire, qui se fait un devoir, tout comme ses compagnons de route, de discuter avec les curieux qui viennent à la rencontre du cortège automobile en offrant même de petites promenades à l’occasion.

Bref historique

C’est en 1935 que le fabricant français de pneumatiques Michelin rachète Citroën alors en faillite. En 1937, le dirigeant de l’entreprise, l’ingénieur Pierre Boulanger, a l’idée de concevoir une voiture destinée aux classes sociales du monde rural et à faible revenu tout en ayant pour objectif de stimuler la vente de pneus de la maison mère Michelin. La même année, ce qui n’est certainement pas une coïncidence, le dirigeant nazi Adolf Hitler donne l’impulsion à la fondation de Volkswagen, ce qui signifie voiture du peuple en allemand, afin de permettre aux familles allemandes de posséder une première voiture. À l’aube de la Deuxième Guerre mondiale, Boulanger ordonne la destruction des prototypes 2 CV de type A déjà construit en 1939. Pendant l’occupation, il refuse de fournir les plans du véhicule au gouvernement allemand contrôlé par le dictateur fasciste. Un ingénieur n’ayant pu se résoudre à détruire le fruit de quatre années de travail avait caché un exemplaire des plans qui referont surface à la fin du conflit, ce qui permettra à Citroën de présenter un exemplaire du 2 CV lors du salon de l’automobile de Paris de 1948. Ce modèle sera commercialisé en France jusqu’en 1987 puis au Portugal jusqu’en 1990.

Pour en savoir plus, consulter la page Facebook : Expédition 51 en deux chevaux (2cv).

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Publié le 19 septembre, 2022, dans la publication : Numéro_15 Volume_40

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Publié sur le site le 19 septembre 2022

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Course des Champions

Une septième édition réussie

par Éric Cyr

Source photo : MFQ / Kathleen Dubé

La septième édition de la course des Champions au profit de l’œuvre de bienfaisance Cancer Fermont s’est tenue par une magnifique journée ensoleillée, le 10 septembre 2022. C’est l’ancienne mairesse de la municipalité, Lise Pelletier, qui a repris le flambeau de l’événement familial. Cette dernière est très satisfaite du déroulement de l’activité, qui aura permis d’amasser un montant de 20 535 $, incluant un chèque de 8 250 $ de Minerai de fer Québec (MFQ), une somme de 3500 $ remise par la buanderie de la Caniapiscau, et un don de l’artisane Marie-Chantal Bélanger de MC Signature, qui a amassé 3000 $ grâce à la vente de bracelets de pierres semi-précieuses de sa création. La photo d’une levée de lune sur la taïga fermontoise, offerte par le photographe Jocelyn Blanchette, a aussi récolté 1250 $ grâce à la vente de billets.

Le taux de participation record de 214 inscriptions incluait 109 enfants. Un total de 10 athlètes a pris le départ du trajet de 21 km, 35 coureurs se sont élancés du 10 km et 53 ont entamé le 5 km alors que 109 participants ont parcouru 1,5 km. L’organisatrice a œuvré plusieurs mois afin de remettre cette manifestation festive de solidarité sur les rails puisqu’elle avait été interrompue durant deux ans en raison de la pandémie. Celle-ci a assuré, de concert avec de nombreux bénévoles et partenaires qu’elle a su mobiliser et qui ont grandement contribué à son succès, le redémarrage de l’événement. Des bénévoles dynamiques et motivés ont offert du temps, notamment dans le cadre de l’inscription des participants et du chronométrage des courses, et ont proposé une offre d’activités et de services incluant de la massothérapie, de l’orthothérapie ainsi que du maquillage pour les enfants.

Mme Pelletier, qui a géré la logistique en plus d’animer des entraînements cardiovasculaires et des réchauffements en plein air avant certains parcours lors de l’épreuve sportive, notamment lors de la séance de cardio-poussette, insiste sur l’importance et l’apport inestimable du bénévolat qui garantit la pérennité de Cancer Fermont : « Je remercie ceux qui se sont investis et qui ont participé. L’activité physique apporte beaucoup d’avantages pour la santé physique et mentale et il est important de continuer à pratiquer des activités sportives comme la marche ou la course. Ça stimule l’adrénaline et l’hormone du bonheur. »

L’équipe de la station de radio CFMF 103,1 était sur place afin de divertir la foule et d’alerter les gens lorsque des coureurs étaient sur le point de franchir la ligne d’arrivée tout en contribuant à motiver les participants au fil de départ de certaines épreuves et surtout les athlètes épuisés prêts à franchir le fil d’arrivée. Le fondateur de Cancer Fermont, Denis Grenier, qui a transporté le nouveau drapeau avec le logo de l’organisme caritatif durant la course de 10 km qu’il a effectuée en compagnie de son petit-fils confie : « Je suis reconnaissant envers les précieux bénévoles qui constituent un pilier essentiel à la tenue d’un tel événement ainsi qu’envers les généreux commanditaires du domaine minier, incluant le principal partenaire MFQ pour sa contribution importante tout comme envers ceux qui se sont investis afin d’assurer la renaissance et la réussite de l’événement et qui sont trop nombreux pour tous les énumérer. Un merci particulier à l’organisatrice Lise Pelletier. »

Des personnalités publiques se sont déplacées pour l’occasion. La députée de Beauport-Limoilou du Bloc québécois, Julie Vignola, originaire de Fermont, a distribué des médailles au nom de la députée bloquiste de Manicouagan, Marilène Gill, qui aurait aimé être sur place, mais qui devait assister à une conférence au Groenland. Le préfet de la MRC de Caniapiscau et maire de Fermont, Martin St-Laurent, a pris part à la course du 5 km et le directeur général du site minier de MFQ au Lac Bloom, Marc Beaubien, a terminé l’épreuve de 10 km.

Le ravitaillement incluant la distribution de collations, de fruits et de boissons désaltérantes était assuré par deux minières. Les hamburgers au bison et les hot-dogs aux saucisses merguez cuits sur le barbecue ont été particulièrement prisés du public massé dans le stationnement de l’aréna Daniel-Demers puisqu’environ 300 convives en ont profité selon un responsable du traiteur Sodexo.

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Publié le 19 septembre, 2022, dans la publication : Numéro_15 Volume_40

  • Activité physique
  • Bénévolat
  • Buanderie de la Caniapiscau
  • Cancer Fermont
  • Course des Champions
  • Députée Julie Vignola
  • Épreuve sportive
  • Fermont
  • Jocelyn Blanchette
  • Lise Pelletier
  • Marie-Chantal Bélanger
  • MC Signature
  • MFQ
  • Minerai de fer Québec
  • Oeuvre de bienfaisance
  • Organisme caritatif

Publié sur le site le 19 septembre 2022

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Groupe de citoyens

Inquiétudes

par Michel Michaud

Source photo : Martine Cotte

Lettre d’un groupe de citoyens présentée à la Ville de Fermont au sujet d’un projet de carrière qui consisterait à exploiter le quartz du dépôt de surface du lac Tupper avec l’aide d’équipements de concassage et de tamisage à raison de 25 000 à 35 000 tonnes par année sur une période annuelle de six à huit mois. À la suite de la réception du document, la Ville s’est montrée défavorable à un tel projet lors de la séance du conseil municipal du 13 juin 2022 et a accepté de présenter les doléances du regroupement fermontois au ministre de l’Énergie et des Ressources naturelles et ministre responsable de la Côte-Nord, Jonatan Julien.

Fermont, le 6 juin 2022

Aux élus du conseil municipal de la Ville de Fermont, 100, Place Daviault, Case postale 2010, Fermont (Québec) G0G 1J0

Nous sommes un groupe de citoyens de Fermont qui pratiquent régulièrement des activités de plein air autour de notre ville. Nous aimerions vous informer d’une problématique qui nous inquiète énormément. Le secteur du lac Tupper situé à environ 3,5 km de la municipalité est menacé par l’ouverture d’une carrière de silice (quartz). Cette carrière détruira l’un des plus beaux sites de plein air à proximité de Fermont. Depuis déjà une trentaine d’années, marcheurs, skieurs et raquetteurs profitent de l’environnement de ce lac appelé affectueusement par plusieurs d’entre nous « le petit lac Louise ». Ce lac est le principal affluent du lac Perchard qui constitue la réserve d’eau potable de la localité. Il en est le principal affluent parce que le lac Perchard n’a qu’un très petit bassin versant en amont à cause de sa proximité avec la ligne de partage des eaux. Le lac Tupper se trouve enclavé entre plusieurs montagnes aux flancs abrupts et aux sommets dénudés. On y retrouve aussi une bétulaie ce qui ajoute à son charme surtout à l’automne lorsque les feuilles arborent leurs couleurs dorées.

Ce projet de carrière de silice est proposé par la compagnie Saffron H.O.F. Inc. dont l’interlocuteur se nomme M. Steve Daigle. Cette carrière veut exploiter la silice pour en faire principalement des comptoirs de luxe en quartz. Elle sera de petit volume, ce qui rend difficile l’obtention d’une consultation publique du Bureau d’audience publique sur l’environnement » (BAPE). Elle ne fera travailler qu’un nombre limité de personnes et si l’on se fie à la carrière de Polycor (carrière de silice déjà implantée à Fermont et devenue récemment Sitec) ses employés seront recrutés à l’étranger (Polycor engageait des Guatémaltèques).

Notre groupe d’amateurs d’activités de plein air aime profondément l’environnement naturel de ce lieu. En tant que citoyens d’une région éloignée, les sorties en nature lors de nos congés hebdomadaires sont essentielles à notre santé physique et mentale. Malheureusement, nous n’avons pas beaucoup de pouvoir contre l’exploitation minière tous azimuts près de Fermont. Un projet de si petite envergure détruira un site magnifique à proximité de la ville.

Avec le réchauffement climatique, notre région deviendra peut-être l’eldorado de « l’or blanc » (neige). Déjà un groupe de citoyens fermontois élabore actuellement un projet touristique de découverte du potentiel local de plein air par des randonnées guidées. Si tous les beaux coins à proximité du périmètre urbain disparaissent, ce type de projet ne sera pas viable.

Comme simples citoyens, il est difficile d’avoir l’attention du ministre de l’Énergie et des Ressources naturelles et ministre responsable de la Côte-Nord, Jonatan Julien. Ce dernier a affirmé encore récemment lors de l’inauguration de la phase 2 de Minerai de fer Québec à la mine de fer du Lac Bloom qu’il souhaitait qu’on habite le Nord et que nous ayons une qualité de vie. Nous demandons par cette lettre à la Ville de Fermont de contacter le ministre Jonatan Julien et de lui demander de ne pas permettre l’ouverture d’une carrière de silice au lac Tupper pour toutes les raisons citées précédemment.

Michel Michaud, représentant le groupe de citoyens amateurs d’activités de plein air de Fermont

 

RÉSOLUTION

Adoption unanime

Copie intégrale d’une résolution adoptée à l’unanimité par la Ville de Fermont lors de la réunion du conseil municipal du 13 juin 2022 en défaveur d’un projet de carrière dans le périmètre du lac Tupper.

RÉSOLUTION-POSITIONNEMENT DU CONSEIL MUNICIPAL DE LA VILLE DE FERMONT RELATIVEMENT À UN PROJET D’OUVERTURE D’UNE CARRIÈRE DE PIERRE CONCASSÉE DANS LE SECTEUR DU LAC TUPPER

CONSIDÉRANT QUE la Ville de Fermont a reçu le 26 mai 2022 une demande de commentaires relativement à un projet d’ouverture d’une carrière de pierre concassée dans le secteur du lac Tupper, déposée par le service de la gestion des droits miniers du ministre du ministère de l’Énergie et des Ressources naturelles;

CONSIDÉRANT QUE les Services techniques de la Ville de Fermont ont transmis le 31 mai 2022 un avis défavorable audit projet et une demande à l’effet de ne pas accorder un bail exclusif d’exploitation de substances minérales de surface pour l’exploitation d’une carrière de pierre concassée dans le secteur du lac Tupper, avis signé par le directeur des Services techniques de la Ville, Monsieur Olivier Bouchard, ingénieur et le directeur de la Ville, Monsieur Claude Gagné;

CONSIDÉRANT QUE ledit projet est situé à l’intérieur de l’aire de protection éloignée de l’unique source d’eau potable pour alimenter la Ville de Fermont, soit le bassin du lac Perchard;

CONSIDÉRANT QUE le conseil municipal est soucieux de protéger la source d’eau potable du lac Perchard, mais également l’utilisation récréative et la préservation du milieu naturel du secteur du lac Tupper;

CONSIDÉRANT QUE le site du projet est situé à moins de 6 km du périmètre d’urbanisation de la Ville de Fermont;

CONSIDÉRANT QUE ledit projet est un excellent exemple de projet d’exploitation qui ne répond à aucun critère d’acceptabilité sociale locale;

IL A ÉTÉ PROPOSÉ par le conseiller Shannon POWER ET APPUYÉ PAR le conseiller Daniel BERGERON ET RÉSOLU À L’UNANIMITÉ QUE le préambule de la présente résolution fasse partie intégrante pour valoir à toutes les fins que de droit;

D’INFORMER le ministre de l’Énergie et des Ressources naturelles, Monsieur Jonatan Julien, de la position de la Ville dans ce dossier et lui demander d’intervenir afin que le projet d’exploitation de substances minérales de surface pour l’exploitation d’une carrière de pierre concassée dans le secteur du lac Tupper ne soit pas approuvé;

DE TRANSMETTRE la présente résolution à la MRC de Caniapiscau et de solliciter l’appui de celle-ci;

DE TRANSMETTRE la présente résolution à la députée de la Côte-Nord, Mme Lorraine Richard, et de solliciter l’appui de celle-ci.

ADOPTÉE CE 13E JOUR DE JUIN 2022

Marie Philippe Couture, greffière

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Publié le 6 septembre, 2022, dans la publication : Numéro_14 Volume_40

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Publié sur le site le 6 septembre 2022

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Astrophotographie

Phénomènes célestes sous le ciel du Nord

par Éric Cyr

Source photo : Stéphane Simard, chasseur d'étoiles

L’astrophotographe Stéphane Simard était de passage à Fermont, le 17 août 2022, afin de capter des images du ciel et en particulier des phénomènes astraux de la région. Il a été rejoint dans son excursion nocturne en quête d’images originales par un autre passionné, le photographe et chasseur d’aurores boréales, Jocelyn Blanchette. Une fois les nombreux trépieds installés et entre deux phénomènes lumineux, les deux artistes, qui parlent le même langage, ont pu échanger sur les trucs du métier dans un jargon technique très spécialisé réservé aux férus du domaine.

Originaire du petit village de Larouche au Saguenay-Lac-Saint-Jean, Stéphane Simard a toujours été inspiré par les phénomènes astronomiques et la magnificence de l’univers dans toute sa splendeur. Il est bien connu pour sa participation à l’émission documentaire Chasseurs d’étoiles sur la chaîne de télévision ICI Explora du diffuseur public Radio-Canada. Il fait partie de la nouvelle génération d’astrophotographes qui a révolutionné la pratique de cette discipline en partageant le fruit de ses observations et en rendant accessible ce que l’on croyait inatteignable.

L’ancien enseignant d’éducation physique à Jonquière, qui est aussi musicien à ses heures, a commencé à fréquenter l’ancien site internet du forum Astro-Québec où il a connu celui qui est devenu son mentor, Carl Friolet. M. Simard explique que pour percer dans cette branche il faut à la fois avoir un esprit cartésien et maîtriser l’aspect technique, mais qu’il est aussi essentiel d’avoir un côté artistique. Il explique : « La voûte céleste a stimulé ma curiosité et suscité mon intérêt depuis que je suis haut comme trois pommes. Je me souviens que j’admirais le ciel de La guerre des étoiles (Star Wars) lors de la sortie du film au cinéma en 1977. Ça me faisait rêver et cela a grandement influencé mon imaginaire. » Ce dernier se souvient que les premiers livres qu’il a empruntés dès son plus jeune âge à la bibliothèque scolaire traitaient d’astronomie et des missions lunaires du programme Apollo. C’est beaucoup plus tard en 2010 qu’il s’est procuré son premier instrument d’observation astronomique afin de regarder les astres de façon plus détaillée. Astéroïdes, comètes, étoiles, exoplanètes, galaxies, planètes et supernovas n’avaient qu’à bien se tenir. « Je me suis acheté un premier télescope avec lequel j’ai pu apercevoir un point très brillant dans le ciel et qui s’est avéré être Jupiter. Comme je voulais mieux distinguer toutes les nuances de la Voie lactée, je me suis empressé de le retourner afin de m’en procurer un autre beaucoup plus performant. Avec cette nouvelle acquisition, j’ai pu voir Saturne et ses anneaux. Ce fut une révélation et je me suis dit que je devais à tout prix tenter de capturer des images associées à cette beauté resplendissante ».

Véritable mordu d’astronomie, le pédagogue, souhaitant transmettre sa passion et ses connaissances à la relève, a conçu un planétarium virtuel mobile qu’il a lui-même financé afin de faire des ateliers éducatifs reliés à cette discipline scientifique dans des écoles et de permettre à des enfants de découvrir les splendeurs juchées au-dessus de leurs têtes. M. Simard considère que Fermont, situé en altitude, aurait la possibilité de diversifier son économie en offrant un produit unique très prisé à travers le monde et pourrait tirer profit d’un fort potentiel d’attraction touristique lié à l’observation de phénomènes célestes avec la vue imprenable au sommet du mont Daviault si des mesures étaient prises afin de réduire la très forte luminosité émanant du parc industriel qui gâche actuellement l’intérêt de valoriser ce filon prodigieux et très prometteur.

« S’il y avait une volonté de diminuer la pollution lumineuse actuelle, j’envisagerais sérieusement d’en faire une attraction touristique populaire particulièrement en raison de la puissance des aurores boréales locales », confie celui qui a lancé, le 10 août dernier, le nouvel observatoire étwal, qui propose des soirées thématiques astronomiques à Saint-David-de-Falardeau sur le site d’Imago Village, qui est niché dans les monts Valin avec une vue imprenable surplombant la magnifique vallée du mont Victor-Tremblay et qui offre un hébergement en nature dans des yourtes.

Pour en savoir plus, consulter les sites internet etwal.ca et imagovillage.com et les pages Facebook étwal et Imago Village.

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Publié le 6 septembre, 2022, dans la publication : Numéro_14 Volume_40

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Publié sur le site le 6 septembre 2022

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