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Polyvalente Horizon-Blanc

Encore une nouvelle direction

par Éric Cyr

Source photo : Facebook CSS du Fer

Le Centre de services scolaire (CSS) du Fer a fait l’annonce, le 17 janvier 2025, que la polyvalente Horizon-Blanc (PHB) de Fermont accueillera à nouveau une directrice, la cinquième nomination à ce titre depuis 2020, afin de pourvoir le poste laissé vacant par sa prédécesseure Patricia Thibault au début janvier.

La successeure de l’ancienne directrice, Julie Déry, qui occupait au préalable un emploi similaire dans une école primaire et secondaire au Nunavut, est entrée en fonction au début février. Cette dernière, qui possède un baccalauréat en enseignement en adaptation scolaire et sociale ainsi qu’une spécialisation en intervention pédagogique et orthopédagogique et qui vise l’obtention d’un diplôme d’études supérieures spécialisées (DESS) de second cycle en gestion d’établissements scolaires, peut compter sur plus d’une vingtaine d’années d’expérience dans le domaine de l’éducation. Ces compétences acquises au cours des deux dernières décennies lui seront fort utiles dans le cadre de ce rôle d’importance clé, car elle aura un défi d’importance à relever surtout si l’on considère que c’est la deuxième à être nommée directrice depuis juin dernier. Le CSS du Fer a indiqué sur sa page Facebook que l’expérience, la formation et la capacité d’adaptation en milieu éloigné permettront certainement à Mme Déry de relever ce défi avec brio.

Chaise musicale involontaire

Ayant constaté ces circonstances qu’ils jugent pour le moins inusitées, certains parents sont inquiets pour l’avenir éducatif de leurs enfants et espèrent que cette fois-ci sera la bonne et que la relève connaîtra un franc succès. Ils s’interrogent cependant à savoir s’il n’y aurait pas un problème systémique au sein de l’administration scolaire locale qui semble selon eux incapable de conserver une tête dirigeante à ce poste essentiel et nécessaire afin d’assurer une direction stable à l’établissement d’enseignement fermontois. La directrice générale par intérim du Centre de services scolaire du Fer, Lise Madore, qui a elle-même déjà mis la main à la pâte en effectuant un remplacement transitoire à ce poste, assure que cette perception n’est pas fondée et que la problématique d’attraction et de rétention de candidats pour les fonctions de direction est la même pour d’autres régions éloignées et isolées du Québec. « C’est souvent une personne de l’extérieur qui dispose des compétences et de l’expérience nécessaires pour occuper cette tâche. C’est donc un emploi qui exige une adaptation au milieu en plus de comporter de nombreuses responsabilités. Je discute avec des collègues d’autres régions qui sont aux prises avec la même réalité. Ce n’est pas exclusif à Fermont », confie Mme Madore, qui est fière d’avoir réussi à relever le défi de recruter une personne qualifiée en cours d’année scolaire.

« Nous allons nous assurer d’apporter notre appui à Mme Déry en lui donnant tous les outils dont elle aura besoin afin de faciliter son acclimatation et son intégration. Nous souhaitons évidemment qu’elle puisse s’épanouir dans son rôle et qu’elle demeure longtemps au sein de notre organisation. »

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Publié le 4 février, 2025, dans la publication : Numéro_2 Volume_43

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  • Lise Madore
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Publié sur le site le 4 février 2025

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Projet minier Kami

Consultations publiques dans la région

par Éric Cyr

Légende de la photo : Des représentants du promoteur du projet lors d’une séance d’information publique à la salle Aurora à Fermont.

Les citoyens de la région ont été conviés à des séances publiques d’information d’une durée de quatre heures chacune au sujet d’un projet de mine de fer à ciel ouvert envisagé par Champion Iron, qui se sont tenues, les 10 et 11 décembre 2024 à la Légion de Wabush au Labrador et, le 12 décembre, à la salle Aurora à Fermont.

Le site anticipé pour cette éventuelle nouvelle exploitation minière nommée Kamistiatusset (Kami) se situe au sud-ouest des villes de Wabush et Labrador City au Labrador, dans la partie sud-ouest de la ceinture géologique de la fosse du Labrador à proximité de la frontière du Québec. Champion Iron a repris le flambeau de la minière Alderon Iron Ore après avoir fait l’acquisition du projet en avril 2021.

Des citoyens inquiets

Plusieurs citoyens se sont présentés aux séances d’information et ont exprimé certaines craintes concernant les implications d’une telle visée notamment pour la communauté fermontoise et pour les propriétaires de chalets et les villégiateurs du terrain de camping du lac Duley au Labrador. Même si le gisement de Kami est situé entièrement au Labrador où la transformation se fera, il se trouvera plus près de Fermont au Québec, à environ cinq kilomètres de cette municipalité, que de la ville voisine de Labrador City.

Le promoteur a expliqué aux participants les différentes phases du projet en détail à l’aide de maquettes et de nombreux tableaux décrivant son évolution à travers le temps. Le directeur principal du développement durable de l’entreprise, Michel Groleau, a présenté en toute transparence les études de préfaisabilité en abordant leurs différentes facettes à l’aide de plusieurs diapositives illustrant les impacts environnementaux, les besoins en énergie, l’utilisation de technologies de pointe, les améliorations et mesures d’atténuation relatives au bruit, à la gestion de l’eau et des résidus miniers, à la qualité de l’air et autres.

Ce dernier confie : « Nous avons pris connaissance du document qui avait été produit en 2012 par le comité de citoyens fermontois opposés au projet de Alderon et nous avons considéré les doléances exprimées à l’époque afin d’améliorer l’ensemble des points négatifs soulevés dans ce dossier. Ce n’est pas du tout le même schéma que celui qui était initialement envisagé par notre prédécesseur. C’est un projet revu et amélioré qui prend en considération les observations et les suggestions qui avaient été transmises par la population il y a un peu plus d’une décennie et qui inclut de nombreuses modifications destinées à répondre aux exigences populaires. »

Des participants ont posé des questions afin d’obtenir des éclaircissements et des précisions concernant des aspects plus techniques et certains ont affiché un certain scepticisme en ce qui a trait aux impacts réels que pourrait avoir ce projet sur la qualité de vie des résidents du secteur.

Des travaux d’exploration visant à soutenir l’étude d’impact environnemental exigée par le gouvernement de Terre-Neuve-et-Labrador ont déjà été amorcés. Le projet de la mine Kami est évalué à près de 4 milliards de dollars et aurait une durée de vie de 25 ans. La production de minerai de fer de haute pureté prévue est de 9 millions de tonnes par an et commencerait vers 2030, advenant une décision définitive d’investissements de Champion Iron. De 500 à 600 emplois directs devraient être créés sans compter les nombreux emplois indirects.

D’autres séances d’informations sont prévues selon les avancées du projet. Les communautés innues seront également consultées à ce sujet. Certaines informations sont disponibles en français sur le site internet championiron.com, cependant l’étude de faisabilité préliminaire est uniquement en anglais. Pour des questions par courriel :  info@kami.ca.

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Publié le 21 janvier, 2025, dans la publication : Numéro_1 Volume_43

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Publié sur le site le 21 janvier 2025

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Projet minier Kami

Champion Iron annonce un partenariat

par Éric Cyr

Deux chefs de file mondiaux de l’industrie minière japonaise, Nippon Steel (NSC) et Sojitz, ont conclu une entente avec Champion Iron dans le cadre du projet de mine de fer à ciel ouvert Kamistiatusset (Kami), le 18 décembre 2024. Ces deux actionnaires majeurs investissent un montant de 245 millions de dollars (M $) en échange d’une participation de 49 % dans le projet (30 % pour NSC et 19 % pour Sojitz) et, par la suite, 490 M $ lors du démarrage de la construction des infrastructures advenant une décision finale d’investissement de l’entreprise. La durée de vie de la nouvelle mine, qui se situera dans la partie sud-ouest de la ceinture géologique de la fosse du Labrador à proximité de la frontière du Québec, est évaluée à 25 ans.

L’annonce de ce partenariat destiné à faire progresser l’évaluation de la faisabilité et le développement potentiel du projet, dont le produit sera transformé au Labrador, constitue une avancée majeure dans le cheminement de la démarche et témoigne que celle-ci pourrait se matérialiser dans un échéancier de moins de sept ans selon les prévisions de la minière. La concrétisation de Kami est évaluée à près de 4 milliards de dollars. Ce scénario permettrait d’accroître l’offre de concentré de minerai de fer de haute pureté destiné à la réduction directe de Champion Iron en ajoutant une capacité de production anticipée de 9 millions de tonnes annuelles à celle de 15 millions de tonnes produites actuellement sur le site minier de sa filiale Minerai de fer Québec (MFQ) au Lac Bloom.

Tout en contribuant à la décarbonation de l’industrie de l’acier, l’accord devrait s’avérer mutuellement bénéfique pour les partenaires. En plus de stimuler la croissance économique de la région, le maître d’œuvre et promoteur de ce plan, Champion Iron, prévoit que cette visée favoriserait la création de 500 à 600 emplois directs. Les deux « lutteurs sumos » nippons de l’acier saisissent pour leur part, en unissant leurs forces, un avantage stratégique grâce à cette occasion d’optimiser leurs chaînes d’approvisionnement pour plus de deux décennies.

Bouillonnement économique

Le préfet de la MRC de Caniapiscau et maire de Fermont, Martin St-Laurent, considère que l’arrivée prochaine de cette nouvelle mine dans la région aurait un fort potentiel de développement économique. Il juge que ce projet pourrait non seulement soutenir et stimuler davantage la croissance de l’économie florissante de Fermont, mais surtout contribuer à la vitalité du nouveau parc industriel qui sera bientôt prêt à accueillir des entreprises et qui représente selon lui un élément clé pour diversifier les activités économiques locales et attirer de nouvelles industries. L’implantation de cette minière dans le secteur serait un moteur pour maximiser l’utilisation de cette nouvelle zone industrielle municipale et renforcer l’économie fermontoise. Toutefois, il rappelle l’importance pour l’instigateur du projet de prendre des mesures rigoureuses pour minimiser les impacts environnementaux sur le milieu. Cela inclut une attention particulière aux nappes phréatiques, aux eaux souterraines, ainsi qu’à la pollution de l’air, lumineuse et visuelle. Enfin, il insiste sur la nécessité d’un financement accru pour renforcer les services offerts aux citoyens afin de garantir que la communauté puisse pleinement profiter des avantages économiques liés à cette nouvelle dynamique industrielle.

Le processus d’approbation environnemental a été amorcé par Champion Iron auprès des instances provinciales de Terre-Neuve-et-Labrador. L’Agence d’évaluation d’impact du Canada, rattachée au ministère de l’Environnement, a déjà effectué une étude approfondie de la précédente mouture proposée à l’époque par Alderon Iron Ore, qui a obtenu une décision positive et l’aval des autorités fédérales en 2012, et n’a pas l’intention ni l’obligation d’entamer une nouvelle étude sur une mine projetée au même endroit et comportant de nombreuses similitudes.

Quelle coïncidence ! « Kami » diminutif du mot issu de la langue innue, l’innu-aimun, « kamistiatusset », qui signifie « terre des gens qui travaillent dur », apparaît également dans la langue japonaise où il se définit comme « esprit » ou « supérieur » et se réfère aux entités spirituelles vénérées dans la religion shintoïste.

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Publié le 21 janvier, 2025, dans la publication : Numéro_1 Volume_43

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Publié sur le site le 21 janvier 2025

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Caisse Desjardins

Fermeture définitive du comptoir local

par Éric Cyr

Le service au comptoir de la Caisse Desjardins des travailleuses et travailleurs unis de Fermont a fermé ses portes de façon définitive, le 11 novembre 2024, dans le cadre d’une restructuration visant la transformation de ce centre de service comme ce fut le cas pour plusieurs autres localités à travers le Québec qui ont perdu, depuis deux ans, plusieurs dizaines de guichets automatiques et de points de service qui étaient situés principalement dans des communautés rurales.

Cette décision, vivement décriée par les commerçants de l’endroit et les représentants du milieu, affecte grandement les commerces, les entreprises et les organismes de Fermont et a été prise de façon unilatérale sans envisager de potentielles solutions pour maintenir ouvert cet unique point de service de Desjardins dans un rayon de 560 kilomètres à la ronde. À la suite de ce remaniement, le guichet automatique de même qu’un système automatisé de casiers pour le dépôt et l’échange d’argent afin d’accommoder à distance les organisations qui sont rattachés à l’édifice situé au 100, rue de l’Hématite devraient demeurer en fonction grâce à une entente conclue avec des fournisseurs externes.

Des problématiques récurrentes et des interruptions de service fréquentes, en particulier durant la dernière période estivale, pouvaient laisser présager de cette disparition. Selon l’institution bancaire, la succursale de Fermont était fermée en moyenne 18 semaines par année en raison du manque de personnel. Cette année, toutefois, la caisse n’a été fermée que six semaines grâce à l’embauche d’employés en provenance de l’extérieur de la région. L’administration de l’établissement financier dit aussi avoir constaté une baisse du nombre de transactions au comptoir au fil des ans, alors que le service sur place n’était offert que deux heures par jour en moyenne cette année dans le cadre d’un horaire rigide qui ne convenait pas à plusieurs clients.

Le maire de Fermont, Martin Saint-Laurent, réprouve ce choix et confie que la Ville a proposé des solutions intéressantes aux dirigeants de la succursale afin de tenter de les convaincre de revenir sur leur décision, mais les suggestions sont demeurées lettre morte. L’administration municipale s’interroge maintenant sur les options qui s’offrent à la communauté et souhaite que les citoyens et commerçants fassent valoir leurs idées notamment auprès de la chambre de commerce. La directrice générale de la Chambre de commerce Fermont, Mélissa Gauthier, qui s’est fait le porte-voix des commerçants opposés à cette fermeture, dénonce également cet abandon de service qui nuira aux entreprises locales en compliquant grandement leurs tâches et en occasionnant des délais additionnels notamment pour la réception d’argent (billets de banque et monnaie) nécessaire à leurs ventes. Pour effectuer leurs transactions, celles-ci devront dorénavant impérativement faire la demande d’une carte de débit Desjardins.

À la suite de l’annonce officielle de la fermeture du service, en octobre dernier, des délégués de la communauté des affaires ainsi que l’ensemble des élus municipaux qui plaident pour l’adoption d’un statut particulier pour la succursale de Fermont en raison de son éloignement sont très irrités par la situation et sont persuadés que ce scénario déplorable aurait pu être évité si ce n’était du manque d’ouverture et la réticence des administrateurs de la Caisse Desjardins à instaurer des mesures alternatives et à tenter de trouver des solutions pour maintenir le service. Le directeur général de la municipalité, Claude Gagné, déplore cette décision qui ne tient pas compte de la réalité de Fermont, de son éloignement et de son isolement et est persuadé que les dés étaient jetés d’avance puisqu’aucune proposition de la Ville n’a fait l’objet de discussions sérieuses avec Desjardins.

Par ailleurs, tel que le permet la Loi, la Ville de Fermont a exercé son droit de préemption sur les immeubles de Desjardins qui souhaite se départir de ses deux bâtiments locaux tout en demeurant locataire de son aire de services automatisés. Essentiellement, la Ville, qui veut éviter que ces immeubles ne changent de vocation et soient transformés pour loger des travailleurs navetteurs (fly-in/fly-out), pourrait ainsi acquérir en priorité ces édifices. Les deux bâtiments de Desjardins qui ont été mis en vente ont des évaluations foncières qui s’élèvent à près de 755 000 $.

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Publié le 17 décembre, 2024, dans la publication : Numéro_21 Volume_42

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Publié sur le site le 17 décembre 2024

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Maison des jeunes

Une retraite bien méritée

par Éric Cyr

Légende : Sur la photo, l’ancienne responsable de la Maison des jeunes Alpha, Suzanne Synnott, à droite, en compagnie de celle qui lui a succédé, Marie-Ève Arsenault, à gauche.

Un hommage a été rendu à l’ancienne responsable de la Maison des jeunes (MDJ) Alpha qui a récemment pris sa retraite, Suzanne Synnott, à la salle Aurora, où des ex-collègues de travail de la Ville de Fermont et des jeunes qui fréquentent cet établissement qui leur est consacré s’étaient rassemblés pour saluer son riche parcours professionnel, le 28 novembre 2024.

Des allocutions ont été prononcées pour l’occasion et une projection de photos illustrant sa longue carrière a été présentée dans le cadre d’une formule « 5 à 7 » agrémentée de bouchées et d’un coquetel.

Comment décrire Suzanne Synnott ?
Un exercice difficile en perspective de définir ce personnage haut en couleur né à Sept-Îles. Cet être dynamique et enjoué est un peu la fusion de racines de souche irlandaise et gaspésienne transplantées dans le Nord québécois. Celle qui a quitté son bord de mer en Gaspésie pour suivre son petit ami de l’époque est arrivée à Fermont à l’âge de 18 ans en 1978 où elle cumule différents emplois d’abord comme cuisinière et serveuse à la friterie du Nord, située à la loge des Moose, puis au restaurant de l’aréna avant de devenir auxiliaire familiale, après avoir suivi un cours en techniques de garde, et préposée à la bibliothèque publique. À la suite de ces expériences de travail et après avoir pris soin d’une douzaine de poules au poulailler de la ferme locale, devenu ensuite un refuge pour les chiens de traîneau (Chienville), elle s’oriente finalement en 1988 vers sa véritable vocation à la Maison des jeunes où elle obtient sa permanence en 1992.

De Fermont elle a fait son nid et y a élevé son fils Benoit Samuel. Aujourd’hui fière grand-mère de deux petits-enfants, elle y réside toujours entourée de nombreux amis qui tiennent en estime sa débrouillardise, sa grande franchise et son franc-parler légendaires. Ces qualités lui ont bien servi dans ses interventions et son rôle auprès de la jeunesse qu’elle a défendue avec vigueur ainsi que dans ses fonctions de déléguée syndicale et de représentante au Regroupement des maisons de jeunes du Québec, ce qui a contribué à son essor régional. Plusieurs conserveront des souvenirs impérissables de son passage à la MDJ où elle s’est dévouée pour assurer l’épanouissement des jeunes et leur vitalité dans le milieu.

Bien implantée dans son environnement, la co-fondatrice du Club de VTT du Grand Nord, au sein duquel elle s’est beaucoup investie, adore la nature dont elle entend bien profiter notamment à son chalet où elle passe souvent du temps et aime bien se ressourcer. Ce n’est qu’une autre étape de la vie de celle qui caresse de nombreux projets et qui assure que, même si elle est une ancienne membre du Cercle des fermières, elle n’a pas l’intention de tricoter pour le reste de ses jours. Très fière des jeunes fermontois, elle se dit prête à céder le flambeau à la relève.

Merci de tes nombreuses années au service de la jeunesse et de la communauté. Nous te souhaitons une bonne et heureuse continuité.

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Publié le 17 décembre, 2024, dans la publication : Numéro_21 Volume_42

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  • Maison des jeunes
  • Marie-Ève Arsenault
  • Parcours professionnel
  • Rassemblement
  • Relève
  • Retraite
  • Suzanne Synnott

Publié sur le site le 17 décembre 2024

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Historique et évolution

Les 12 jours d’action contre la violence faite aux femmes

par Éric Cyr

Légende : Sur la photo, des participants lors du départ de la marche contre les féminicides incluant une délégation de la Maison des jeunes Alpha solidaire de cette cause.

« Les 12 jours d’action contre la violence faite aux femmes » se veut une campagne planétaire visant à mobiliser et à sensibiliser le public contre toutes les formes de violence sexiste. Cet événement annuel, qui a lieu entre le 25 novembre (Journée internationale pour l’élimination de la violence à l’égard des femmes) et le 6 décembre (Journée nationale de commémoration et d’action contre la violence faite aux femmes au Québec et au Canada), est l’un des piliers du mouvement mondial pour les droits des femmes.

Origines

Cette initiative a été lancée en 1991 par le Centre pour le leadership mondial des femmes (Center for Women’s Global Leadership), une organisation basée aux États-Unis. Elle s’inscrit dans un contexte où la reconnaissance universelle des violences faites aux femmes comme violation des droits de la personne restait limitée. Les organisateurs souhaitaient établir un lien explicite entre les luttes pour les droits des femmes et les droits de la personne. Le choix des dates est symbolique. Le 25 novembre, proclamé en 1981 par des militantes latino-américaines pour honorer les sœurs Mirabal assassinées en République dominicaine, marque le début de la campagne. Le 6 décembre fait référence au massacre de l’École polytechnique de Montréal en 1989, où 14 femmes ont été tuées par un homme revendiquant une haine explicite envers les féministes.

Objectifs

La campagne a pour objectif de sensibiliser les citoyens, les gouvernements et les organisations à l’ampleur des violences basées sur le genre. Elle vise à promouvoir des mesures concrètes pour éradiquer ces brutalités, qu’il s’agisse de lois plus strictes ou de services de soutien accessible. Au fil des ans, des thèmes particuliers ont été abordés, comme la violence conjugale, le harcèlement sexuel, les violences en ligne et celles en période de conflit. Ces sujets permettent d’approfondir la compréhension des différentes formes de violence et de mettre en lumière les inégalités sous-jacentes qui en découlent.

Évolution

Depuis ses débuts, cette croisade a connu une expansion et une résonance importantes. Elle est aujourd’hui observée dans plus de 187 pays et rassemble des millions de participants, allant des militants de terrain aux responsables politiques. Chaque année, des événements commémoratifs, des vigiles et des initiatives éducatives sont organisés pour rappeler les défis persistants et afin de rendre hommage aux victimes de violence. Le rôle des médias sociaux a également transformé la portée de cette démarche, permettant aux organisations et aux individus de partager des histoires, des ressources et des statistiques, tout en dénonçant les comportements abusifs.

Impact

Bien que cette manifestation ait contribué à une meilleure sensibilisation à l’échelle internationale, des défis demeurent. Les violences faites aux femmes restent omniprésentes, touchant une femme sur trois dans le monde au cours de sa vie, selon l’Organisation des Nations Unies (ONU). Des résistances socioculturelles, des politiques inefficaces et un manque de ressources freinent souvent les progrès. On note cependant des avancées notables. Par exemple, de nombreux pays ont renforcé leur législation contre les violences domestiques et instauré des mesures de sensibilisation permanentes. Des mouvements comme #MeToo et Ni una menos se sont également inscrits dans cet élan mondial de lutte contre la violence sexiste. Cette action est cruciale dans la lutte pour l’égalité et la justice et incarne un appel à l’action collective, à la solidarité et à la transformation des mentalités. En poursuivant cet engagement, les sociétés peuvent espérer construire un monde où les femmes vivent sans peur ni oppression.

MAHF
Les 12 jours d’action contre la violence faite aux femmes

La Maison d’aide et d’hébergement de Fermont (MAHF) a offert, comme elle en a l’habitude, une programmation gratuite variée dans le cadre de la campagne annuelle 12 jours contre la violence faite aux femmes qui comprenait plusieurs événements de sensibilisation pour les citoyens, du 26 novembre au 6 décembre 2024.

Les activités proposées incluaient le vernissage d’une exposition d’artistes locales qui se sont inspirées de ce sujet qui était agrémenté de bouchées et d’un coquetel à la salle Aurora, le 26 novembre, le traditionnel « dîner en blanc » dans les locaux de la MAHF au 4, rue Holway, le 27 novembre, la projection du film Jamais plus (It Ends With Us), une adaptation cinématographique du roman éponyme de Colleen Hoover qui traite du courage d’une femme qui réussit à surmonter ses traumatismes d’enfance et à sortir du cercle vicieux de la violence conjugale, à l’auditorium Alain-Frappier, le 29 novembre. Une marche commémorative à la mémoire des victimes de féminicides dont le point de départ était le stationnement de l’aréna Daniel-Demers a également été organisée, le 1er décembre, suivie d’un déjeuner à la loge des Moose pour les participants. Un dîner accompagné d’un jeu-questionnaire (quizz) sur la thématique de la violence faite aux femmes et une distribution de prix, a été offert aux élèves de la polyvalente Horizon-Blanc, le 4 décembre. De plus, un kiosque d’information a été installé dans le centre commercial du mur-écran, le 6 décembre. Les organisatrices de la MAHF sont très satisfaites de l’intérêt suscité au sein de la population par cette démarche de sensibilisation et du taux de participation aux diverses activités.

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Publié le 17 décembre, 2024, dans la publication : Numéro_21 Volume_42

  • 12 jours d’action
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Publié sur le site le 17 décembre 2024

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Spectacle

De l’humour à saveur exceptionnelle

par Éric Cyr

Après avoir remporté les grands honneurs dans le cadre de la 25e édition du gala Les Olivier, en mars dernier, où son spectacle solo « Enfant du siècle » a été récompensé de deux prix soit spectacle de l’année et auteur de l’année/spectacle d’humour, Philippe-Audrey Larrue-St-Jacques a présenté sa plus récente œuvre de divertissement à la salle Aurora à Fermont, le 23 novembre 2024.

Bien qu’il ait reçu une consécration nationale et l’obtention de deux prestigieuses statuettes lors de la grand-messe de l’humour québécois, l’artiste pince-sans-rire qui sait manier l’ironie à froid de façon désopilante n’en demeure pas moins très accessible et proche de son public avec qui il interagit avec élégance et finesse, comme s’il se confierait à des amis. Il recrache une part de son vécu de manière décapante et inénarrable, mais avec une sincérité déconcertante. Philippe-Audrey Larrue-St-Jacques qui a fait ses débuts dans le domaine de l’humour avec sa première représentation « Hélas, ce n’est qu’un spectacle d’humour » est aussi comédien et a joué quelques personnages au cinéma et à la télévision notamment en incarnant le rôle principal dans le film Les barbares de La Malbaie en 2019.

« Comme les romantiques m’ayant précédé magnifiaient leurs peurs, leurs peines et leurs tourments avec la poésie, j’ai tenté de les imiter avec l’humour, art voisin au leur, pour cultiver, confesser et chroniquer mon espoir d’être un véritable enfant du siècle », confie le comique mélancolique si toutefois il est possible d’harmoniser ces deux mots, en faisant allusion au fameux roman en prose, La Confession d’un enfant du siècle, de l’écrivain français Alfred de Musset, un auteur que son père lui avait pourtant déconseillé de lire à la suite de sa première peine d’amour. Il a malgré tout impétueusement défié l’autorité parentale comme tout insoumis, ce qui a déclenché une inspiration veloutée qui a mené à la naissance de cette nouvelle réalisation.

Derrière des allures fantaisistes et hilarantes de joyeux luron, il dévoile des références intellectuelles fruit d’une grande réflexion de nature poétique et romantique qui émergent en brossant un portrait audacieux, indocile et impénitent de son style unique, ce qui éloigne l’humoriste du dilettantisme auquel il est absolument impossible de le comparer. L’orateur drôlissime et impétueux qui s’est déjà produit à Paris en France adopte un style amusant qui puise parfois dans le genre épistolaire afin de bien faire valoir ses propos qui voguent à l’occasion vers le littéraire qu’il réussit à démystifier et à vulgariser afin de rendre le contexte accessible à l’ensemble de l’auditoire.

L’artiste qui est déjà venu faire un séjour à Fermont chez un oncle et une tante il y a quelques années aime bien Fermont où il produisait pour la seconde fois et où il aimerait bien revenir un jour.

Un spectacle qui valait amplement le déplacement.

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Publié le 3 décembre, 2024, dans la publication : Numéro_20 Volume_42

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  • Fermont
  • Gala Les Olivier
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  • Philippe-Audrey Larrue-St-Jacques
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  • Style unique

Publié sur le site le 3 décembre 2024

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Conférence

Comment ralentir dans nos vies

par Éric Cyr

Légende : Sur la photo, la conférencière (cinquième à partir de la gauche) entourée de participants.

Le réseau d’éclaireurs a présenté, en collaboration avec la Maison d’aide et d’hébergement de Fermont (MAHF) et le Centre intégré de santé et de services sociaux (CISSS) de la Côte-Nord, la conférence « Ralentir, prendre le temps ! » au café Entracte situé au 8, venelle 11 dans les venelles communautaires, le 5 novembre 2024.

L’événement qui faisait partie du mois thématique « Contrer les blues de l’automne » a regroupé une douzaine de participants. La démarche animée par l’agente de relations humaines, Marianne Creysson, visait la transmission d’outils destinés à améliorer la gestion du temps notamment grâce à des échanges interactifs et des exercices dirigés par la conférencière.

Les sujets abordés durant l’activité étaient multiples et traitaient notamment de l’harmonisation du temps, des changements à apporter à nos habitudes de vie et à notre train-train personnel incluant les tâches quotidiennes routinières ainsi que d’une meilleure perception de la notion de performance afin de réussir à diminuer le stress et à ralentir le rythme pour éviter un épuisement éventuel. D’autres notions ont également été présentées comme l’importance de bien définir les priorités et de ne pas les confondre avec les urgences, qui ne peuvent être repoussées.

Selon l’animatrice communautaire, l’idéal est de ne pas effectuer deux tâches de façon simultanée, mais plutôt de les réaliser par séquences pour éviter de brûler de l’énergie inutilement et de provoquer l’émergence d’un sentiment d’envahissement et de dépassement puisque le cerveau ne peut gérer qu’une seule chose à la fois. « La plupart du temps, on pense à autre chose que ce que l’on fait et cela nuit à notre concentration. Il s’agit d’appuyer sur la pédale de frein afin de se donner un répit dans l’exécution de nos occupations afin d’obtenir de meilleurs résultats. », confie celle qui prône plutôt une approche de pleine conscience centrée sur le moment.

« Il faut réussir à se ramener à ici et maintenant afin de savourer et de vivre l’instant présent ce qui permet généralement de nous apaiser en dissipant l’anxiété et à accorder de la valeur à ce que l’on est en train de faire en actualisant cette action ou cette besogne et en la rendant agréable le plus possible. »

Mme Creysson a aussi parlé du principe de désencombrement qui consiste à se départir d’objets qui occupent de l’espace et dont on ne fait plus usage en les recyclant par exemple, ce qui aide à se libérer d’un lien d’attachement matériel. Elle a aussi insisté sur la nécessité à l’occasion de faire le vide grâce à une déconnexion du monde virtuel en débranchant les appareils électroniques environnants comme la télévision, les ordinateurs et les téléphones portables pour lesquels les gens sont souvent victimes d’une forte dépendance. « Il s’agit de se trouver des passions destinées à créer de nouvelles habitudes plus saines et de se réguler en faisant des activités qui vont nous ressourcer. Un bon moyen d’y parvenir est d’agir en fonction de nos valeurs en faisant preuve d’autodétermination et de contrôle de soi en prenant soin de définir nos limites et en ne se laissant pas embrigader par les flatteries de la reconnaissance », conclut Mme Creysson.

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Publié le 19 novembre, 2024, dans la publication : Numéro_19 Volume_42

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Publié sur le site le 19 novembre 2024

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Imposition fédérale

La Côte-Nord pénalisée

par Éric Cyr

Le Bloc québécois (BQ) dénonce le manque de formation des employés fédéraux qui travaillent à l’Agence de revenu du Canada (ARC) en ce qui a trait aux déductions fiscales relatives aux régions éloignées comme la Côte-Nord, ce qui entraîne constamment et de façon récurrente des méandres administratifs inutiles pour un très grand nombre de contribuables qui produisent de toute bonne foi leurs déclarations d’impôts sur le revenu comme ceux de Fermont et de Schefferville.

La députée de Manicouagan, Marilène Gill, affirme que la Côte-Nord est désavantagée par l’ARC en raison de son éloignement, que le gouvernement fédéral ne comprend pas la réalité des Nord-Côtiers et que ceux-ci en subissent les désagréments. Selon l’élue de la formation indépendantiste, les agents de l’ARC ne sont pas formés pour répondre aux besoins et aux déductions fiscales particulières qui s’appliquent à la Côte-Nord, notamment en ce qui a trait à la déduction pour les voyages des résidents de régions éloignées.

« Lorsque les citoyens nord-côtiers réussissent à joindre l’ARC, après un temps d’attente trop souvent démesuré, les agents, bien qu’ils soient bien intentionnés, n’ont pas de connaissances spécifiques concernant les déductions fiscales auxquelles les Nord-Côtiers ont droit. Évidemment, des erreurs dans le traitement de leurs demandes s’en suivent et ce sont les contribuables qui écopent, n’ayant pas accès à des montants d’argent qui leur sont pourtant dus. Nous sommes pénalisés, encore une fois, en raison de la méconnaissance des réalités de notre milieu », explique la députée du Bloc québécois.

« La déduction pour les voyages des habitants de régions éloignées est un exemple flagrant. Le gouvernement fédéral offre une déduction d’impôts pour venir en aide aux citoyens qui doivent quitter leur village par avion pour obtenir des soins médicaux, par exemple. Or, au lieu de calculer la déduction sur la totalité du prix du billet d’avion, l’ARC a instauré le concept de « ville désignée la plus proche ». Ce faisant, lorsque cela correspond à la possibilité la moins chère, l’ARC calcule la déduction en fonction d’un hypothétique déplacement vers cette localité, qui ne correspond à aucune réalité concrète, ou même géographique. Par exemple, la ville désignée pour une personne qui partirait de l’aéroport de Blanc-Sablon en Basse-Côte-Nord est St-John, à Terre-Neuve-et-Labrador, ce qui est absolument aberrant. Le concept de ville désignée la plus proche ne sert donc qu’à faire économiser de l’argent à Ottawa aux dépens des contribuables sans tenir compte des frontières géographiques même celles du Québec », mentionne la politicienne bloquiste.

« Le gouvernement fédéral place les Nord-Côtiers dans un dédale administratif alors que leur demande est pourtant simple : être compris et avoir droit à ce qui leur revient. Le calcul de déduction pour les voyages des habitants de régions éloignées devrait donc être fait selon le véritable trajet effectué et non en se basant sur des données fictives qui ne représentent que du vent pour nous. Vous pouvez compter sur moi pour exprimer notre voix et faire entendre raison au gouvernement fédéral », conclut Mme Gill.

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Publié le 19 novembre, 2024, dans la publication : Numéro_19 Volume_42

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Publié sur le site le 19 novembre 2024

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Chambre de commerce

Une soirée de gala réussie

par Éric Cyr

Sur la photo : Les trophées du premier Gala reconnaissance de la Chambre de commerce de Fermont, fabriqué par Pigment Design Solutions. Source photo : Kathleen Dubé

La Chambre de commerce Fermont a présenté son Gala 2024 à la salle Aurora, le 17 octobre dernier, afin d’honorer des entreprises locales s’étant illustrées durant l’année. Une cinquantaine de membres de l’organisation représentant différents établissements commerciaux étaient sur place afin de prendre part à l’activité qui se voulait également une occasion de stimuler un réseautage entre les participants.

La première édition de l’événement était animée par le directeur de la station radiophonique CFMF 103,1, Karl Gagné Côté, qui a présenté les finalistes et les lauréats des différents prix. La directrice générale de Chambre de commerce Fermont, Mélissa Gauthier, confie : « C’est une occasion de célébrer les efforts et les réussites des entreprises d’ici. Nous avons choisi une formule simple dans le cadre de la première édition. J’ai l’intention de répéter l’expérience afin que ça devienne une tradition annuelle. » Les trophées conçus par Pigment Design Solutions ont été remis à ceux s’étant démarqués dans les différentes catégories à la suite des résultats obtenus dans le cadre d’un sondage réalisé sur Internet durant la période estivale.

La MRC de Caniapiscau a remporté le trophée en tourisme notamment à cause de la récente implantation du bureau d’information touristique dans le parc Jean Fortin qui a reçu une moyenne de 1000 visiteurs depuis son inauguration. Les autres finalistes étaient ArcelorMittal Exploitation minière Canada (AMEM), le Dépanord et l’Hôtel Fermont.

Dans la catégorie services aux entreprises, Pigment Design Solutions a obtenu la faveur du public. Les autres concurrents étaient l’agence Nordicité, Minerai de fer Québec (MFQ), la MRC et la Ville de Fermont.

Dans le domaine de la culture et du divertissement, la radio CFMF 103,1 a récolté le trophée. Les autres aspirants étaient le bar La belle bêtise, la loge des Moose, le bimensuel Le Trait d’union du Nord et la salle de quilles La revanche.

L’attribution en matière d’organismes sans but lucratif (OSBL) et d’entreprises d’économie sociale a été octroyée à la Maison d’aide et d’hébergement de Fermont (MAHF). Les autres candidats en lice étaient la friperie la Brocante, le Centre de transfert d’entreprise du Québec (CTEQ), le fournisseur de services d’Internet et de télévision Diffusion Fermont, la Coopérative des consommateurs de Fermont (Coop), le Pôle d’économie sociale de la Côte-Nord et le journal Le Trait d’union du Nord.

Dans la catégorie production, transformation et rénovation, c’est l’entrepreneur général Construction Samuel Desrosiers qui a mérité la distinction devançant AMEM, Bema Construction, East to West, MFQ, Plomberie SNT, Revolt Électrique et Usinage MB.

L’entreprise Pigment Design Solutions s’est démarquée à nouveau au niveau des travailleurs autonomes et des microentreprises en damant le pion à ses rivaux l’agence Nordicité, ELesthétique, Esthétique et électrolyse Jessica Perreault, Masso et détente Jessica Hamilton, Photographie MDM (Myriam Desjardins-Malenfant), Pièces du Carheil et les salons de coiffure L’A Tendance et Pro-Style.

En beauté et esthétique, Esthétique et électrolyse Jessica Perreault, qui œuvre localement depuis 15 ans, a remporté la palme devant les salons ELesthétique, L’A Tendance et Pro-Style.

Le prix pour l’entreprise qui s’investit le plus socialement a été attribué à Pigments Design Solutions. Les autres sélectionnés étaient Distribution Choco (Guy Simard), la MAHF, la radio communautaire, Plomberie SNT et 43 autres nominations.

L’entreprise coup de cœur revient à la clinique santé François et Ludovic Alarie pour son excellent service professionnel. La pharmacie a devancé l’agence Nordicité, Pigment Design Solutions, Plomberie SNT, la salle de quilles La revanche et 43 autres entreprises.

Le titre d’entreprise de l’année a été décerné à la nouvelle compagnie Plomberie SNT, fondée il y a un peu plus de six mois, qui a raflé le titre à la grande surprise du propriétaire Simon Truchon qui a été honoré de recevoir cette distinction à laquelle il ne s’attendait pas du tout. L’agence Nordicité, la clinique santé François et Ludovic Alarie, Pigment Design Solutions, la salle de quilles La revanche et 43 autres entreprises faisaient partie des finalistes.

Le trophée pour l’entreprise en pleine croissance a été adjugé à Plomberie SNT, sa deuxième récompense du gala. Les autres prétendants étaient l’agence Nordicité, le bar La belle bêtise, Pigment Design Solutions et la salle de quilles La revanche.

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Publié le 5 novembre, 2024, dans la publication : Numéro_18 Volume_42

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  • Construction Samuel Desrosiers
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Publié sur le site le 6 novembre 2024

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Conférence

Étienne Boulay à Fermont

par Éric Cyr

L’animateur de radio et de télévision et ancien athlète professionnel, Étienne Boulay, a prononcé deux conférences, organisées par la Maison d’aide et d’hébergement de Fermont (MAHF) en collaboration avec la polyvalente Horizon-Blanc, à la salle Aurora, le 27 septembre dernier, devant un public attentif à son message. L’événement qui était prévu la journée précédente a été reporté à cause d’un problème de transport aérien.

Celui qui a évolué avec l’équipe des Alouettes de Montréal dans la ligue canadienne de football a raconté son parcours en livrant un message de détermination et de résilience à ceux venus l’entendre. Le joueur de football a surmonté l’obstacle que constituait sa petite taille et son poids pour gravir les échelons de ce sport professionnel à force de motivation et de ténacité en surmontant des épreuves.

« À mes débuts, j’étais souvent sur le banc, mais le rêve s’est métamorphosé en objectif et de fil en aiguille à force de discipline je me suis surpassé en obtenant de bonnes performances. Je ne pouvais rien changer à ma grandeur qui ne répond pas aux critères habituels, cependant j’ai pris des moyens pour augmenter ma vitesse et j’ai commencé un programme d’entraînement rigoureux. J’ai dû apprendre à me battre, à me tirailler. Le sport a apporté des changements dans ma vie. J’ai appris à me taire, à écouter et à prendre des notes en classe. Le soir, au lieu de me distraire, je relisais mes notes. Je portais attention à mon alimentation. J’avais un plan de match, celui de jouer dans la ligue américaine de football », confie l’ex-footballeur, qui a tout fait pour concrétiser ses aspirations comme de réaliser des cassettes vidéo de ces tactiques de jeu à l’aide d’une caméra empruntée par son père qui le filmait en action et d’en expédier des copies par la poste à des entraîneurs potentiels aux États-Unis avec pour objectif de se faire recruter au sein d’une équipe universitaire, un tremplin pour une éventuelle carrière professionnelle.

Étienne Boulay a réussi à augmenter sa moyenne scolaire afin de maximiser ses chances de décrocher une bourse. Ses efforts ont donné des fruits puisque le responsable du programme de football de l’école secondaire Kent au Connecticut l’a finalement approché. Il a alors déménagé aux États-Unis où il a connu des difficultés d’adaptation puisqu’il ne parlait pas anglais. Découragé, il a eu envie de tout abandonner, mais il s’est ravisé et a persisté en se disant que cette expérience serait un tremplin pour accéder au football professionnel, ce qui fut le cas, car il a par la suite été recruté par l’Université du New Hampshire qui lui a donné la chance de démontrer son talent tout en poursuivant en parallèle des études en kinésiologie.

Après des pourparlers avec des équipes de la ligue nationale de football, il est finalement invité au camp d’entraînement des Alouettes dans la ligue canadienne de football en 2006. Il est gonflé à bloc pour se tailler une place au sein du club et est nommé recrue de l’année avant d’obtenir le titre de joueur canadien de l’année en 2007. Le maraudeur obtient au sein de son alignement la coupe Grey en 2009 et en 2010. Les choses se gâtent en 2011 à la suite d’un accident où il percute un adversaire sur le terrain et subit une grave commotion cérébrale qui nécessitera une prise de médicaments puissants, ce qui le mènera vers une accoutumance et une déchéance. Il effectue par la suite un bref retour au jeu avec les Argonauts de Toronto où il remporte une troisième coupe Grey. S’en suit un divorce et le gouffre de la consommation s’amplifie avec l’absorption de pilules mélangées à de l’alcool. Se percevant comme un fardeau, il fait tentative de suicide et se retrouve à l’hôpital avant de prendre la décision de suivre une thérapie.

« Un jour à la fois, ça va faire huit ans que je n’ai pas consommé. Aujourd’hui, je m’entoure de gens qui sont de bonnes personnes. C’est parfois normal de se sentir mal et de vivre des moments difficiles, mais si tu te sens inquiet pour quelqu’un de ton entourage, tends la main à cette personne et dis-lui que tu es là pour l’aider si elle en ressent le besoin. »

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Publié le 5 novembre, 2024, dans la publication : Numéro_18 Volume_42

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Publié sur le site le 6 novembre 2024

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ArcelorMittal

Lancement d’un projet de flottation

par Éric Cyr

Sur la photo, la pelletée de terre officielle marquant le lancement du projet de flottation d’ArcelorMittal à Port-Cartier. De gauche à droite : le vice-président aux affaires corporatives et à la stratégie pour la minière, Julien Lampron, le maire de Sept-Îles, Denis Miousse, le ministre de l’Environnement, de la Lutte contre les changements climatiques, de la Faune et des Parcs et ministre responsable de la région des Laurentides, Benoit Charette, le président et chef de la direction d’AMEM, Mapi Mobwano, la ministre de l’Emploi, ministre responsable de la région de la Côte-Nord et députée de Duplessis, Kateri Champagne Jourdain, le maire de Port-Cartier, Alain Thibault, et un conseiller municipal à la Ville de Port-Cartier Gilles Fournier. Source photo : AMEM

ArcelorMittal Exploitation minière Canada (AMEM) a lancé, en présence de dignitaires, la construction de son projet de flottation à Port-Cartier sur la Côte-Nord, la plus importante initiative de réduction d’émissions de gaz à effet de serre (GES) au Québec à l’heure actuelle, le 15 octobre 2024.

La multinationale a procédé à l’inauguration officielle du chantier à son usine de bouletage de Port-Cartier. Le ministre de l’Environnement, de la Lutte contre les changements climatiques, de la Faune et des Parcs et ministre responsable de la région des Laurentides, Benoit Charette, et la ministre de l’Emploi, ministre responsable de la région de la Côte-Nord et députée de Duplessis, Kateri Champagne Jourdain, étaient sur place à cette occasion.

La démarche, qui représente un investissement total de plus de 200 millions de dollars dans la région, s’est concrétisée grâce notamment au soutien financier de 50 M$ annoncé par le ministre Benoit Charette, dans le cadre du programme « Défi GES » du gouvernement du Québec. Ce cheminement mènera à terme à une décroissance annuelle de gaz à effet de serre de l’ordre de 200 000 tonnes de dioxyde de carbone (CO2), ce qui en fait le plus important projet de diminution des émissions de GES au Québec.

« Cet investissement majeur marque un tournant pour ArcelorMittal et la Côte-Nord, alors qu’il positionne Port-Cartier comme l’un des plus importants producteurs de boulettes de fer à réduction directe dans le monde. L’inauguration de ce chantier témoigne par-dessus tout de la concrétisation de ce projet et de la volonté de notre entreprise d’assurer la pérennité de nos activités, ici à Port-Cartier, pour contribuer activement à la vitalité économique de la Côte-Nord », a déclaré le président et chef de la direction d’AMEM, Mapi Mobwano.

Le projet de flottation, annoncé en 2021 lors de la 26e Conférence des Nations unies sur les changements climatiques (COP26) à Glasgow en Écosse, modifiera le procédé de l’usine de bouletage de Port-Cartier afin qu’elle puisse produire annuellement jusqu’à 10 millions de tonnes de boulettes d’oxyde de fer à réduction directe. Les boulettes qui y seront produites posséderont une basse teneur en silice et une haute teneur en fer. Ces boulettes de fer de haute pureté, produites avec le fer de la fosse du Labrador, sont hautement stratégiques parce qu’elles sont nécessaires aux aciéries qui voudront convertir leur procédé par des fours à arcs électriques pour réduire leurs propres émissions de GES. Un total d’environ 100 emplois seront créés durant la construction, avec des pointes jusqu’à 200 emplois à certains moments. On estime que 25 emplois permanents seront par la suite créés pour l’exploitation.

Informations additionnelles relatives au projet

ArcelorMittal Exploitation minière Canada (AMEM) a commencé le chantier de son projet de flottation à l’usine de bouletage de Port-Cartier, un investissement de plus de 200 millions de dollars. La démarche consiste à modifier le procédé de l’usine existante afin d’y produire jusqu’à 10 millions de tonnes de boulettes d’oxyde de fer à réduction directe à compter de 2026. Cet investissement permettra à cette localité nord-côtière de devenir l’un des plus importants producteurs de boulettes à réduction directe dans le monde.

– Un total d’une centaine d’emplois environ sera créé durant la période de construction avec, à certains moments, des pointes jusqu’à 200 emplois et 25 emplois permanents s’ajouteront par la suite pour l’exploitation.

– La majorité des contrats seront confiés à des sociétés québécoises ou canadiennes, dont plusieurs ont des activités sur la Côte-Nord.

– La construction devrait être complétée à la fin de 2025.

– Le projet consiste à mettre en place un système de flottation qui réduira de manière importante la silice qui se trouve dans la boulette de fer afin de produire une boulette d’oxyde de fer de haute pureté.

– L’initiative permettra d’optimiser les opérations minières en éliminant les contaminants directement à l’usine de bouletage grâce au procédé de flottation.

– Cette transformation du procédé à l’usine de bouletage de Port-Cartier permettra à AMEM de réduire ses émissions actuelles de 200 000 tonnes de CO2eq par année et d’éviter annuellement près de 6 millions de tonnes de CO2eq produites par diverses aciéries dans le monde.  À titre comparatif : 200 000 tonnes de CO2eq = 57 600 voitures retirées des routes et 6 millions de tonnes de CO2eq = 1 700 000 voitures de moins sur les routes.

– Le groupe ArcelorMittal, dont le siège social est situé au Luxembourg, vise la carboneutralité pour l’ensemble de ses opérations internationales d’ici 2050.

– Ces boulettes d’oxyde de fer à basse teneur en silice et à haute teneur en fer sont hautement stratégiques, car elles sont nécessaires aux aciéries qui se convertissent aux fours à arcs électriques pour réduire leurs émissions de gaz à effet de serre (GES).

– ArcelorMittal Exploitation minière Canada et ArcelorMittal Infrastructure Canada (AMIC) génèrent conjointement plus de 8 900 emplois directs, indirects et induits au Québec.

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Publié le 5 novembre, 2024, dans la publication : Numéro_18 Volume_42

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Publié sur le site le 6 novembre 2024

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Demi-siècle de Fermont

Clôture des célébrations

par Éric Cyr

Sur la photo, la réunion des anciens à la salle Aurora.

Une page d’histoire s’est tournée avec la fin du dernier chapitre des cérémonies du cinquantenaire de Fermont et de la mine de Mont-Wright, du 11 au 13 octobre 2024. De nombreuses activités étaient au programme dans le cadre du dernier volet des réjouissances destinées à souligner l’événement historique qui a été divisé en deux étapes et dont la dernière phase était principalement orientée vers des retrouvailles d’anciens Fermontois.

Plusieurs anciens ayant migré vers le sud au cours des années ont pu se retrouver et revoir ceux qui sont restés ici dans le cadre d’une formule 4 à 6 « Retrouvailles des anciens » avec des bouchées et canapés, à la salle Aurora, le 11 octobre. Ce fut l’occasion pour des gens ayant habité à Fermont de renouer avec des personnes qu’ils ont côtoyées jadis ou de tisser de nouveaux liens. Des personnalités publiques telles que le vice-président à la direction d’ArcelorMittal, Kleber Silva, le président et chef de la direction d’ArcelorMittal Exploitation minière Canada (AMEM), Mapi Mobwano, l’ancien directeur général de la mine de fer de Mont-Wright, Jean Fortin et le préfet de la MRC de Caniapiscau et maire de Fermont, Martin St-Laurent, étaient sur place.

Le tout fut suivi d’une soirée commémorative à l’aréna Daniel-Demers où les citoyens ont pu se joindre à la fête qui incluait des discours en personne ou à distance de différentes figures importantes ayant façonné le paysage fermontois et marqué l’industrie minière de la région notamment d’anciens dirigeants, d’anciens élus, d’anciens résidents ainsi que des élus et des dirigeants actuellement en fonction. Les députés du Bloc québécois de Manicouagan, Marilène Gill, et de Longueuil-Saint-Hubert, Denis Trudel, ainsi que le maire de Sept-Îles, Denis Miousse, étaient au rendez-vous. La ministre responsable de la région Côte-Nord et députée de Duplessis, Kateri Champagne Jourdain, n’était pas présente, cependant elle s’est toutefois adressée aux participants dans un message diffusé sur écran géant tout comme certains autres n’ayant pu se déplacer pour l’occasion comme l’ancienne mairesse Lise Pelletier. Le PDG d’AMEM, Mapi Mobwano, était dans la salle, mais avait préenregistré une allocution qu’il a visionnée en même temps que les participants. Le chef de la direction de Minerai de fer Québec (MFQ), David Cataford, s’est aussi exprimé de cette façon. L’équipe de la radio CFMF 103,1 a procédé au lancement officiel du balado fermontois, une série de quatre épisodes qui raconte Fermont à travers le récit de ceux qui y ont habité ou qui y habitent encore et dont certains extraits ont été diffusés. Trois spectacles ont été offerts au public en soirée : Ninan, Sara Dufour et DJ Six’P.

Le lendemain, la Ville de Fermont offrait des tournées de ses installations et c’était la journée des familles d’ArcelorMittal qui proposait des séances de maquillage au bureau touristique et des visites guidées à la mine de Mont-Wright. Un spectacle pyrotechnique était aussi au programme, mais a été remis à la journée suivante à cause des conditions météorologiques défavorables. Des activités parallèles avaient été organisées par la Chambre de commerce dans l’emblématique mur-écran comme entre autres le dîner spaghetti au Dépanord et, pour les enfants, les mini explorateurs, un cocktail sans alcool et du maquillage avec La belle bêtise, la participation à la murale du centre de la petite enfance Le Mur-mûr, l’activité « Viens faire ton collant » et un défi du démasquage de vinyle avec Pigment Design ainsi que des parties de quilles. Pour clore les festivités, un souper suivi d’une soirée de danse avait été planifié à la loge des Moose.

La fête s’est quelque peu étirée de façon imprévue jusqu’au 13 octobre puisque le spectaculaire feu d’artifice incluant des drones qui a dû être déplacé a finalement eu lieu dès l’obscurité au grand bonheur des nombreux spectateurs émerveillés venus y assister.

Les organisateurs remercient les bénévoles et les partenaires.

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Publié le 22 octobre, 2024, dans la publication : Numéro_17 Volume_42

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Publié sur le site le 22 octobre 2024

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Transport scolaire

Le ruban Nathan se rend à Fermont

par Éric Cyr

Sur la photo, le propriétaire du groupe Autobus Maheux, Pierre Maheux, devant le tableau des circuits d’autobus à Fermont.

Le propriétaire du groupe Autobus Maheux, Pierre Maheux, était de passage à Fermont récemment dans le cadre de la campagne de sensibilisation, Le ruban Nathan, qui a été lancée à la suite d’une initiative de cette entreprise de transport de personnes, dont Transport Therrien fait partie, à la mémoire du jeune Nathan Macameau, 13 ans, qui a malheureusement perdu la vie à Amos en Abitibi-Témiscamingue à la fin août 2024, seulement trois jours après la rentrée scolaire, après avoir été happé par une voiture alors qu’il descendait d’un autobus scolaire et afin d’éviter que d’autres accidents de ce genre se produisent.

Ce décès qui aurait pu être évité rappelle douloureusement à quel point il est crucial pour les usagers de la route de respecter les règles en vigueur afin de protéger les enfants vulnérables qui montent et descendent des autobus scolaires.

Ruban de sensibilisation

Le symbole de cette action de conscientisation, un ruban jaune et noir, reflète les couleurs distinctives des autobus scolaires et rappelle également les lignes jaunes de démarcation de la chaussée au centre de la route.

Ce signe distinctif devient ainsi non seulement un moyen de commémorer les victimes, mais aussi un appel à l’action afin de prévenir de futures tragédies.

Couleurs distinctives

Les couleurs de ce ruban visent à communiquer un message simple et instantanément reconnaissable. En présence d’un autobus scolaire, il faut appliquer trois règles essentielles :

• Ralentir et se préparer à arrêter lorsque les feux intermittents jaunes sont activés.

• Demeurer vigilant, car il y a des enfants à proximité.

• S’arrêter complètement à au moins cinq mètres de l’autobus dès que les feux intermittents rouges sont activés.

Il n’y a pas de brigadiers scolaires qui surveillent les écoliers qui traversent aux intersections à l’aller et au retour de l’école à Fermont, raison de plus pour redoubler de prudence.

Le groupe Autobus Maheux qui compte 350 employés dont une trentaine à Fermont a fait l’acquisition de Transport Therrien en avril 2014. Le fondateur de cette filiale, Léopold Therrien, a commencé ses activités à Gagnon avant de déménager sa compagnie à Fermont et de la vendre par la suite à son fils, Joël Therrien, qui a décidé de respecter une promesse faite par son père au frère du propriétaire actuel du groupe Autobus Maheux, feu Roger Maheux, 30 ans auparavant, en lui donnant la possibilité de l’acheter en premier.

Pour en connaître davantage sur cette campagne de prévention et visionner la vidéo qui présente des témoignages émouvants de conducteurs d’autobus scolaires, vous pouvez consulter le site internet rubannathan.org.

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Publié le 22 octobre, 2024, dans la publication : Numéro_17 Volume_42

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Publié sur le site le 22 octobre 2024

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MRC de Caniapiscau

Un projet d’aire protégée

par Éric Cyr

Sur la photo, une vue de Fermont à partir des monts Severson. Source photo : Jocelyn Blanchette.

À la suite du lancement de l’appel à projets d’aires protégées en territoire public par le ministère de l’Environnement, de la Lutte contre les changements climatiques, de la Faune et des Parcs (MELCCFP) invitant la population et les organismes à proposer des espaces à protéger, un projet de création d’une aire protégée pour les monts Severson et la montagne Daviault a été déposé au Ministère par la MRC de Caniapiscau, le 15 octobre 2024. L’objectif est d’obtenir un statut légal qui vise à préserver ce secteur tout en favorisant sa vocation récréative.

La MRC a reçu à ce jour l’appui de plusieurs résidents de la région favorables à cette action qui ont signé une version manuscrite d’un document témoignant leur intérêt envers la démarche dans le centre commercial du mur-écran de Fermont, du 30 septembre au 5 octobre 2024, et la cueillette de signatures se déroule actuellement en ligne afin d’étoffer le dossier de demande d’aire protégée.

La filiale québécoise de la Société pour la nature et les parcs du Canada (SNAP), un organisme à but non lucratif dédié à la protection de la nature travaille à la diffusion des informations reliées à un réseau d’aires protégées à travers le Québec pour notamment contribuer à assurer la protection à long terme de la forêt boréale, du Grand Nord, du fleuve Saint-Laurent et des écosystèmes qui abritent des espèces menacées. Le diffuseur de cet appel de projets pour le MELCCFP fait valoir qu’il existe des retombées socioéconomiques liées à l’apparition d’une aire protégée : « La création d’aires protégées est souvent mise en opposition avec le développement économique. Pourtant bien que leur objectif principal soit la protection de la biodiversité, elles peuvent être de véritables outils de mise en valeur du territoire tout en offrant plusieurs co-bénéfices pour la santé. » Selon la définition du MELCCFP, une aire protégée vise d’abord la conservation des espèces et de leur variabilité génétique ainsi que le maintien des processus naturels et des écosystèmes qui entretiennent la vie et ses diverses expressions.

La technicienne à l’aménagement du territoire à la MRC de Caniapiscau, Marie-Philippe Côté explique : « Dans le cadre de l’appel à projets du ministère de l’Environnement, de la Lutte contre les changements climatiques, de la Faune et des Parcs, pour la création de nouvelles aires protégées au Québec, la MRC dépose une demande afin de protéger les secteurs des monts Daviault et Severson situés en terre publique sur des territoires traditionnels autochtones. Cette demande de protection vient appuyer les actions du plan stratégique 2024-2031 de la Ville de Fermont et les territoires d’intérêt identifiés au schéma d’aménagement de la MRC de Caniapiscau. Elle est demandée, entre autres, dans un but d’assurer l’accès au plein air de proximité avec les sentiers récréatifs qui y sont aménagés, favoriser l’harmonisation des usages et protéger le paysage naturel. Avec cette requête, nous espérons bâtir une belle collaboration avec les acteurs de la communauté dont l’objectif commun sera d’assurer la préservation du milieu environnant dans un contexte de développement durable. »

La porte-parole du comité de citoyens proposant cet ajout local, Martine Cotte, poursuit : « Le Ministère souhaitait connaître les priorités locales, régionales et autochtones en matière de conservation des milieux naturels et nous avons répondu à leur invitation. Jusqu’à présent, un total de près de 600 personnes a démontré son intérêt en signant la demande adressée aux pouvoirs publics et la démarche se poursuit. »

La constitution d’aires protégées contribue au maintien de la diversité biologique et des processus écologiques essentiels à la vie en permettant notamment l’évolution dynamique des espèces sauvages et des écosystèmes essentiels à l’intérieur du processus de la sélection naturelle à l’abri des pressions et des perturbations anthropiques afin de faciliter l’état de conservation de sa biodiversité.

Cette initiative vise l’atteinte de la cible de conservation de 30 % du territoire québécois d’ici 2030.

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Publié le 22 octobre, 2024, dans la publication : Numéro_17 Volume_42

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Publié sur le site le 22 octobre 2024

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