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Inauguration du « godet en ville »

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Tourisme

Inauguration du « godet en ville »

par Éric Cyr

Sur la photo de gauche à droite : le vice-président Finances chez ArcelorMittal Jean-Paul Ordioni, la directrice des communications pour l’entreprise Annie Paré, le maire de Fermont Martin St-Laurent, l’ancien directeur général des activités minières de Mont-Wright Jean Fortin, le vice-président Affaires corporatives chez ArcelorMittal Julien Lampron et le vice-président Technologies numériques Marc-André Langlais, les représentants de Castech-Plessitech, Yves Cyr et de WLB, Todd Woodworth.

Le parc Jean Fortin, qui abrite le bureau d’information touristique, depuis l’an dernier, et le « camion en ville », depuis 2006, a accueilli le 11 octobre 2024 un nouvel élément qui suscitera certainement l’intérêt des visiteurs de la région soit un immense godet de pelle à câbles peint aux couleurs du logo de la Ville de Fermont qui a été officiellement inauguré le lendemain matin.

Cette nouvelle attraction touristique située à proximité du petit pavillon, où les gens peuvent s’asseoir, s’agence fort bien au camion de production minier hors route Caterpillar modèle 789 de 190 tonnes, qui surplombe la municipalité du haut de son monticule, puisque les deux équipements ont été utilisés à la mine de fer de Mont-Wright. Le godet entièrement conçu et fabriqué au Québec a été gracieusement restauré par son manufacturier, le groupe Castech-Plessitech, selon des directives d’ArcelorMittal afin de lui insuffler son aspect actuel. L’ancien directeur général du complexe minier, Jean Fortin, était sur place afin d’y prononcer une allocution dans le cadre de l’événement qui coïncide avec le cinquantième anniversaire de la fondation de la Ville de Fermont et le dynamitage historique de la calotte du mont Wright qui a nécessité un million et demi de livres d’explosifs en octobre 1974.

La directrice des communications d’ArcelorMittal Exploitation minière Canada, Annie Paré, confie : « Nous souhaitions offrir un cadeau à la Ville de Fermont pour ses 50 ans. Nous voulions aussi que ce cadeau permette de bonifier l’expérience offerte aux touristes en mettant en valeur la principale industrie de la région. Nous avons donc travaillé en collaboration avec nos partenaires dans ce projet, le groupe Castech-Plessitech et WLB Operations, pour donner une cure de jeunesse à un godet que nous avions en entreposage à la mine de Mont-Wright, en le retapant aux nouvelles couleurs de la Ville de Fermont. C’est ce godet, offert gracieusement à la Ville par les trois partenaires, qui trônera dorénavant fièrement au parc Jean Fortin, aux côtés du camion qui avait aussi été offert par ArcelorMittal. »

La force d’une équipe

Visiblement heureux de cet ajout complémentaire au mastodonte minier qui repose en solitaire sur son socle depuis près de deux décennies, M. Fortin a raconté quelques anecdotes savoureuses de l’époque où il gérait les activités minières locales aux dignitaires et aux partenaires présents, notamment les soubresauts lors d’une visite du président d’ArcelorMittal, Lakshmi Mittal, qui souhaitait voir les « premières » tonnes de concentré produites par le nouveau broyeur numéro 7 à la mine, le 22 juin 2013.

« On éprouvait des problèmes techniques avec le convoyeur, le moulin ne fonctionnait pas encore puisqu’une plaque de métal court-circuitait l’alimentation électrique du moteur. Phénomène incroyable, le moulin a démarré à l’instant précis où M. Mittal est arrivé sur le plancher du concentrateur à 22h30. »

Jean Fortin a aussi expliqué que l’origine du nom de la fosse Paul’s Peak fait référence à « l’homme d’exception et le grand responsable de la construction du chemin de fer, de la nouvelle mine et du port, Paul Bourassa, qui a travaillé à l’expansion minière en faisant augmenter la production annuelle de concentré de minerai de fer qui est passée de 8 millions de tonnes à Lac Jeannine (Gagnon) à 16 millions de tonnes à Mont-Wright (Fermont) ». M. Fortin a de plus mentionné qu’il venait de célébrer son 54e anniversaire de mariage en 2024 avec son épouse et partenaire Murielle qui l’a toujours épaulé. C’est à ce moment que quelqu’un lui a fait remarquer que le numéro de série inscrit sur le godet est 5424. Après avoir constaté ce clin d’œil du hasard, l’ancien dirigeant a poursuivi son discours avec émotion.

M. Fortin a pris soin de remercier sincèrement ses anciens collègues, dont le premier maire de Fermont Jean-Claude Ménard, et les travailleurs qu’il a dirigés jadis, ainsi que l’appui inconditionnel du président de la compagnie, Guy Dufresne, durant des moments plus difficiles, comme lors de la crise du fer. Celui qui a longtemps résidé à Fermont, un endroit qu’il n’a jamais oublié et qui occupe une place importante dans ses souvenirs conclut « Fermont, c’est chez nous ! »

Spécifications techniques

Le godet de conception québécoise de 22 verges cube et d’un poids de 82 000 lb a été utilisé par des pelles à câble.

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Publié le 22 octobre, 2024, dans la publication : Numéro_17 Volume_42

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Publié sur le site le 22 octobre 2024

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Histoire

Cinquantenaire de Fermont

par Éric Cyr

Source photo : Jocelyn Blanchette

Petite ville construite dans les années 1970, Fermont possède un parcours riche et unique. Son développement est intrinsèquement lié à l’exploitation minière du fer, une ressource abondante dans ce secteur. L’histoire de cette municipalité commence par la découverte du minerai de fer dans la fosse du Labrador, une vaste région minière s’étendant entre le Québec et le Labrador, et elle reflète l’épanouissement économique provoqué par cette industrie.

La découverte de gisements de fer dans la région remonte à la fin du XIXe siècle, mais ce n’est qu’à partir des années 1950, avec l’intensification des activités minières dans cette ceinture géologique, que l’on commence à envisager sérieusement l’exploitation du fer à grande échelle. La compagnie minière Québec Cartier (aujourd’hui ArcelorMittal) a joué un rôle déterminant dans cette dynamique. À cette époque, l’extraction du fer représentait un moteur économique important, non seulement pour le Québec, mais aussi pour le Canada dans son ensemble. L’économie mondiale nécessitait des quantités massives de fer pour alimenter les industries de l’acier, et les régions riches en minerai de fer, comme la Côte-Nord et le Labrador, étaient cruciales pour répondre à cette demande.

Fermont fut donc fondée en 1974 dans le but de loger les travailleurs nécessaires à l’exploitation de la mine de fer de Mont-Wright située à une trentaine de kilomètres de la localité. Le projet de développement urbain de Fermont fut conçu de manière novatrice et l’élément le plus marquant de cette conception est sans conteste le fameux « mur-écran ». Longue de 1,3 km, cette figure architecturale emblématique n’est pas simplement une infrastructure : elle constitue une réponse ingénieuse aux conditions climatiques particulièrement rigoureuses de la région, notamment aux vents violents et aux températures glaciales qui caractérisent l’hiver nordique. L’installation qui abrite environ 400 appartements, des commerces, des services publics, des équipements de loisirs ainsi que des écoles est un aménagement intégré qui permet non seulement de protéger les résidents des intempéries, mais aussi de créer une véritable vie communautaire à l’intérieur du mur. Ce concept innovant a permis à Fermont de se démarquer des autres villes minières nord-américaines, souvent marquées par un développement anarchique et peu structuré.

La vie fermontoise est intimement liée à l’industrie minière et le lieu connaît donc des cycles économiques dépendants des fluctuations du prix du fer sur les marchés internationaux. Pendant les années de prospérité, la ville a vu sa population augmenter, atteignant son apogée dans les années 1980. Cependant, des périodes de crise économique ont également affecté la communauté, notamment lors de la récession mondiale des années 1990 et plus récemment, dans les années 2010, lorsque la demande de fer a chuté en raison de la baisse de l’activité industrielle mondiale. Malgré ces défis, Fermont a su se diversifier et offrir à ses habitants un cadre de vie agréable, bien que souvent isolé en raison de son emplacement géographique. La communauté s’est construite autour de la solidarité et de la résilience face aux conditions climatiques extrêmes et aux aléas économiques.

L’un des aspects qui illustrent bien l’esprit de l’endroit est la place centrale des activités de plein air dans la vie quotidienne. En effet, les Fermontois profitent de l’immensité du territoire pour pratiquer des activités comme la chasse, la pêche, la motoneige et le ski. La nature environnante, vaste et sauvage, constitue un attrait majeur pour les habitants et les visiteurs.

Aujourd’hui, Fermont demeure un exemple fascinant d’urbanisme adapté aux contraintes environnementales tout en étant un symbole de la détermination humaine à prospérer dans des conditions extrêmes. La ville continue de jouer un rôle clé dans l’industrie du fer, avec des investissements continus dans les infrastructures minières et des efforts pour attirer de nouveaux habitants. Son histoire, marquée par la création du mur-écran et l’essor minier, reste une partie essentielle de l’identité de la Côte-Nord et du Québec.

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Publié le 8 octobre, 2024, dans la publication : Numéro_16 Volume_42

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Publié sur le site le 8 octobre 2024

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Histoire de Fermont

Le célèbre mur-écran

par Éric Cyr

Légende : Sur la photo, Ville de Fermont en 1974 avec le mur-écran au nord. source photo : Ville de Fermont

Le projet d’édifier une ville nordique à Fermont a été envisagé par la compagnie minière Québec Cartier à la fin des années 1960 avec l’objectif de remplacer éventuellement celle de Gagnonville. C’est dans cette foulée qu’a germé l’idée de l’implantation d’un ouvrage architectural autonome moderne qui serait adapté aux aléas du climat tout en répondant aux besoins des gens qui y habiteraient et dans lequel ils pourraient évoluer à l’abri des humeurs de dame nature.

Architecture singulière

Le symbole emblématique qui distingue Fermont est sans conteste son célèbre mur-écran, un exemple unique de l’ingéniosité humaine face aux défis imposés par la nature. Véritable gratte-ciel horizontal, cet édifice multifonctionnel est devenu un incontournable associé à cette localité tant par son architecture audacieuse et futuriste que par son histoire exceptionnelle. C’est l’architecte et urbaniste suédois Ralph Erskine qui a inspiré sa création. Connu pour son expertise en architecture dans des environnements froids, ce dernier a conçu des bâtiments adaptés aux éléments climatiques extrêmes, notamment en Scandinavie et dans l’Arctique. Ses idées sur la protection contre les intempéries et l’intégration de la vie communautaire à l’intérieur des édifices ont influencé la conception de la bâtisse fermontoise qui a été érigée pour offrir un cadre de vie confortable malgré les conditions hivernales rigoureuses.

Embrasser la ville

L’architecte et urbaniste d’origine hongroise, Norbert Schoenauer, a conçu l’immeuble multifonctionnel. Cette innovation architecturale s’inscrivait dans une approche avant-gardiste pour une région aux conditions difficiles, où la protection contre le froid et les tempêtes de neige était essentielle pour assurer une qualité de vie optimale. Celui-ci, souhaitant améliorer le bien-être des habitants de ce type d’agglomération nordique tout en maximisant l’efficacité des infrastructures, a proposé un concept novateur de mur coupe-vent avant de travailler de concert avec son collègue, Maurice Desnoyers, à la concrétisation de cette installation protectrice en forme de flèche pointée nord-nord-ouest qui étend ses bras sur une longueur de 1,3 km devant les maisons de la municipalité. Inaugurée en 1974, la fortification fermontoise a été pensée pour abriter les résidents des facteurs météorologiques intenses en favorisant un microclimat plus clément tout en protégeant les habitations adjacentes des vents froids dominants. Cette innovation architecturale s’inscrivait dans une approche avant-gardiste pour une région aux conditions extrêmes, où la protection contre le froid et les tempêtes de neige était essentielle. De plus, l’aménagement, dont l’un des aspects les plus innovants est son centre commercial piétonnier intérieur à atmosphère contrôlée, a été conçu pour minimiser les pertes d’énergie. Le mur-écran ne se contente pas d’être le cœur des activités de l’endroit en favorisant les interactions sociales grâce à un rapprochement physique des citoyens destiné à combler l’isolement engendré par l’éloignement géographique, il s’est imposé par sa conception et son rôle essentiel comme une pièce maîtresse de l’identité fermontoise. L’un des atouts du mur-écran, où il est possible de vivre sans jamais mettre le nez dehors puisque cet espace commun intérieur abrite plusieurs services essentiels, réside dans son autonomie. Grâce à cette construction, les occupants peuvent vaquer à leurs occupations quotidiennes sans avoir à affronter les rigueurs du climat. Ce bâtiment colossal, qui peut atteindre jusqu’à 50 mètres de hauteur dans certains secteurs, abrite près de 500 logements, principalement des appartements de différentes tailles.

Genèse d’un lieu hors du commun

C’est au début des années 1970, que Québec Cartier entreprend de créer cette ville ultramoderne capable d’héberger ses travailleurs et leurs familles dans des conditions climatiques extrêmes. La priorité était de rendre la vie des futurs habitants aussi agréable que possible malgré les hivers longs et rigoureux. Après le déboisement et l’achèvement des plans, la construction des premières maisons préfabriquées commence dès l’hiver de cette même année à Saint-Jean-sur-Richelieu et à Noël de 1972, les premières familles emménagent dans leur nouveau domicile. L’érection du mur-écran commence en juin 1973 et s’échelonne sur une période de trois ans jusqu’en 1976. Les travaux s’avèrent complexes en raison notamment de l’isolement géographique et de la concurrence d’autres grands chantiers de l’époque, comme celui de la Baie-James.

En combinant esthétisme, fonctionnalité et innovation architecturale, le mur-écran, qui incarne l’esprit de la municipalité et la résilience de ses habitants face à un environnement hostile, raconte une histoire de défis et une vision futuriste devenue réalité. C’est cette singularité qui fait de Fermont un lieu hors de l’ordinaire.

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Publié le 8 octobre, 2024, dans la publication : Numéro_16 Volume_42

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Publié sur le site le 8 octobre 2024

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Course des Champions

Une réussite sur toute la ligne

par Éric Cyr

Source photo : Jocelyn Blanchette

La 9e édition de la course des Champions qui s’est déroulée à Fermont, le 14 septembre 2024, a attiré une foule de passionnés et de curieux, incluant un record de 362 participants, dont certains courageux qui se sont battus ou qui luttent actuellement contre le cancer, venus vivre cette aventure exceptionnelle marquant un événement incontournable pour la région. Depuis ses débuts, cette course associée à l’organisme caritatif Cancer Fermont est devenue un rendez-vous prisé, rassemblant des amateurs de course à pied, des passionnés de sport et des familles entières autour d’un moment convivial, compétitif et festif destiné à amasser des fonds pour l’œuvre philanthropique.

Attrait grandissant

La course des Champions s’est imposée au fil des ans comme un événement social et sportif majeur pour la communauté fermontoise. Les organisateurs, les bénévoles et les participants ont uni leurs efforts pour faire de ce nouveau rendez-vous un moment de célébration, de dépassement de soi et de solidarité. Les conditions uniques de la région et l’ambiance chaleureuse qui entourent l’activité créent une expérience inoubliable et l’épreuve sportive proposait aux athlètes encore cette année plusieurs formules adaptées à différents niveaux de coureurs, permettant ainsi à chacun de participer selon ses capacités et son envie. Ceux-ci pouvaient choisir entre différentes distances, allant de trajets plus courts pour les débutants ou les enfants à des courses plus exigeantes pour les plus chevronnés. Cette variété attire un large public incluant des sportifs aguerris cherchant à battre leurs records personnels ou des amateurs souhaitant simplement participer à un exercice sain en plein air tout en appuyant une bonne cause. Un total de 12 athlètes se sont élancés à partir du 21 km, neuf coureurs se sont précipités du 15 km, 33 ont pris leur élan du 10 km et 121 du 5 km alors que 186 prenaient part au 1,5 km.

Parcours unique

Situé dans un cadre exceptionnel, Fermont offre un décor atypique pour cette manifestation sportive qui réunit des participants de tout le Québec, et même d’ailleurs, désireux de se mesurer à ces parcours uniques, souvent réputés pour leurs difficultés en raison du climat et des dénivelés. La configuration des courses est particulièrement intéressante et les coureurs doivent affronter leurs propres limites physiques et psychologiques en composant avec les éléments naturels influant sur leurs performances. En effet, même en été, le climat fermontois peut être imprévisible et le mur-écran iconique, qui protège la ville des vents du nord, devient en quelque sorte un symbole de la résilience des coureurs. Tout comme les habitants de la région affrontent les conditions météorologiques parfois extrêmes, les participants aux courses doivent eux aussi faire preuve de ténacité pour franchir la ligne d’arrivée. Cependant, au-delà de l’aspect purement compétitif, ce rassemblement est aussi un événement social et communautaire faisant la promotion des valeurs d’effort collectif, de dépassement de soi et de solidarité.

Sous le signe de la convivialité

Outre les courses, les organisateurs mettent également un point d’honneur à proposer un large éventail d’activités pour les participants et les spectateurs et, en parallèle du cinquantième anniversaire de la Ville de Fermont, une invitation particulière a été lancée aux anciens Fermontois en les incitant à prendre part à la course ou à la marche d’une distance de leur choix, peu importe où ils se trouvaient. Des kiosques de restauration, des animations pour les enfants et un repas chaud à l’arrivée, ont également rythmé ce nouvel épisode en offrant une véritable fête pour tous les âges. L’objectif est de faire de la Course des Champions non seulement une épreuve sportive de haut niveau, mais aussi un événement familial et inclusif, où chacun peut trouver son compte.

Dimension caritative

La course des Champions a vu le jour pour soutenir la mission de l’organisme Cancer Fermont et la totalité des fonds récoltés pour cette édition, un montant impressionnant de plus de 30 000 $, a été versée à cette organisation de bienfaisance œuvrant localement pour le bien-être des personnes atteintes du cancer. Cette dimension solidaire ajoute une valeur additionnelle à l’événement, en renforçant l’E qui y règne.

À la portée de tous

Selon l’organisatrice principale des dernières éditions de ce défi annuel, Lise Pelletier :

« Participer à cette course, c’est non seulement se dépasser physiquement, mais aussi contribuer à une cause qui a un impact réel sur la communauté. Qu’on soit coureur professionnel ou simple amateur, c’est une occasion de se surpasser. »

Le président fondateur de Cancer Fermont, Denis Grenier, qui s’aligne sur le fil de départ depuis la toute première édition, conclut :

« C’est un incontournable pour ceux qui recherchent un défi sportif ou qui souhaitent simplement profiter d’une occasion de pratiquer une activité physique tout en contribuant à aider son prochain. Je remercie infiniment ceux qui ont œuvré à ce succès en particulier Lise Pelletier qui y a consacré beaucoup d’énergie ainsi que les athlètes, les bénévoles, les contributeurs et les partenaires. À l’an prochain ! »

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Publié le 24 septembre, 2024, dans la publication : Numéro_15 Volume_42

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Publié sur le site le 24 septembre 2024

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Camion-restaurant

Lancement de l’Acadienne du Grand Nord

par Éric Cyr

Légende : Sur la photo, les deux associés fébriles en avant de leur camion de restauration lors de son baptême de feu.

Un couple d’Acadiens originaires de la région de Tracadie dans la péninsule acadienne au Nouveau-Brunswick domicilié à Fermont depuis 2018, Pierre-Martin et Karine Chiasson, a démarré une nouvelle entreprise, un camion de cuisine de rue, afin de répondre à une forte demande dans le domaine local de la restauration rapide.

Les deux entrepreneurs ont su déceler le potentiel de combler un besoin et ont décidé de relever le défi après avoir constaté l’offre de restauration totalement inexistante lors de la fête nationale de la Saint-Jean-Baptiste alors qu’ils cherchaient un endroit pour manger en compagnie de leurs cinq enfants et qu’ils n’ont rien trouvé à se mettre sous la dent mis à part de la barbe à papa et du maïs soufflé (popcorn), car tous les commerces étaient fermés. Ce fut l’élément déclencheur qui a motivé les complices à aller de l’avant avec le démarrage de leur projet.

Les jeunes parents se sont dépêchés à effectuer des modifications sur le camion de nourriture de rue, qui leur a été livré seulement deux jours avant leur première apparition, afin qu’il soit fin prêt pour accueillir les clients. Une fois les préparatifs terminés, ce fut le grand jour. Quelle ne fut pas leur surprise de constater qu’une interminable file de gens attendaient en avant du casse-croûte ambulant lors de sa sortie, qui a été quelque peu précipitée afin d’accommoder les instances municipales après le désistement d’une autre unité mobile similaire qui ne pouvait se rendre sur place. Ce type de service étant niché dans un marché presque vacant, le public affamé était au rendez-vous afin de déguster de nouveaux mets et de les encourager lors du rodage de leur installation sur roues qui coïncidait avec le premier volet des festivités du cinquantenaire de Fermont.

Mme Chiasson se dit très heureuse de l’appui de la population de la région et souhaite remercier la clientèle de sa compréhension et de sa patience durant cette période d’adaptation et d’apprentissage. Elle confie avec enthousiasme :

« Comme j’adore cuisiner et que ça me fait plaisir de partager, je me suis dit que je pourrais faire profiter au monde de ce talent en leur offrant une nouvelle variété de choix culinaires. J’aime bien préparer toutes sortes de recettes maison. J’étais vraiment contente de voir plein d’enfants qui semblaient heureux de venir commander au food truck. » Son conjoint, un consultant en tuyauterie et travailleur autonome, qui l’appuie dans cette initiative conclut : « Venez-nous ouaire et goûter nos menus ça va nous faire grand plaisir de vous accueillir et de vous servir ! »

Pour connaître les choix de menus et les horaires d’activité, consulter la page Facebook L’Acadienne du Grand Nord.

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Publié le 24 septembre, 2024, dans la publication : Numéro_15 Volume_42

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Publié sur le site le 24 septembre 2024

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Logements abordables

Un projet toujours en branle

par Éric Cyr

Les travaux liés à l’implantation de logements abordables chapeautés par la Société d’habitation communautaire de Fermont (SHCF), afin de diversifier le parc immobilier locatif de l’endroit qui doit composer avec un quasi-monopole contrôlé pour la très vaste majorité par les acteurs de l’industrie minière qui détiennent 80 % des propriétés foncières, se poursuivent.

La démarche vise à équilibrer le marché locatif souffrant d’une carence flagrante d’habitations abordables, qui ne représentent qu’un famélique 5 % des domiciles en location. L’objectif principal est d’accommoder une clientèle cible composée d’aînés autonomes, de personnes vulnérables et de travailleurs en priorité issus d’entreprises de services essentiels non logés par leur employeur dans une optique d’attraction et de rétention de la population dans ce milieu isolé où l’écart de salaire est très important entre les travailleurs du monde minier et ceux qui occupent d’autres types d’emplois. Le chantier a repris au début de l’été après des retards occasionnés par des démarches gouvernementales et la résolution de certains problèmes techniques ayant ralenti l’échéancier initialement prévu, qui devait prendre à l’origine un an et demi et qui est dorénavant de trois ans et demi.

Un total de quatre habitations modulaires de type duplex (huit unités) incluant deux chambres à coucher ont été construites sur la rue Radisson et sont actuellement occupées par des citoyens. L’inauguration officielle s’est faite en présence de trois ministres du gouvernement Legault, le 6 novembre 2023, dans le cadre des travaux de construction de 40 logements abordables financés grâce au Programme d’habitation abordable Québec (PHAQ) de la Société d’habitation du Québec (SHQ).

Un long périple

Le reste des maisons usinées, des jumelés séparés par un mur mitoyen, fabriquées par l’entreprise Habitations Mont-Carleton à Carleton-sur-Mer dans la Baie-des-Chaleurs en Gaspésie prennent forme. Certaines qui ont été emballées et montées sur des camions-remorques ont entamé un long déplacement nordique, un trajet totalisant près de 800 kilomètres, soit sur une distance de 200 kilomètres jusqu’à la gare fluviale de Matane, puis après avoir embarqué sur le navire F.-A. Gauthier afin de traverser le fleuve Saint-Laurent, en empruntant la route 389 à partir de Baie-Comeau jusqu’à leur destination sur la rue de La Vérendrye. Les autres qui sont en voie d’être livrées suivront le même parcours jusqu’à la ville minière.

Malgré les difficultés qui n’avaient pas été anticipées, l’instigateur de la SHCF qui est aussi préfet de la MRC de Caniapiscau et maire de Fermont, Martin St-Laurent, est enthousiaste et se réjouit de voir pousser de nouvelles résidences dans la collectivité qu’il représente.

L’élu municipal confie : « Je suis heureux de constater la progression des travaux. Nous avons dû surmonter quelques obstacles imprévus, mais nous nous acheminons vers la concrétisation finale du projet qui est attendue avec impatience. Il est prévu dans le cadre de ce programme que quatre portes sur 40 seront adaptées pour répondre aux besoins particuliers de mobilité des ménages en matière d’habitation. »

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Publié le 10 septembre, 2024, dans la publication : Numéro_14 Volume_42

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Publié sur le site le 10 septembre 2024

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Route 389

La ministre de la Côte-Nord à Fermont

par Éric Cyr

Source photo : CAQ

La ministre responsable de la région de la Côte-Nord, ministre de l’Emploi et députée de Duplessis, Kateri Champagne Jourdain, qui s’est déplacée à quelques reprises à Fermont était de passage dans cette ville nordique, le 7 août 2024, après avoir emprunté pour la première fois depuis son élection la route 389 afin de constater l’évolution des travaux en cours le long de ce lien terrestre interprovincial.

Mme Champagne Jourdain a pu découvrir durant son parcours les installations d’Hydro-Québec à la centrale hydroélectrique de Manic-5, le 5 août, la station Uapishka située près du réservoir Manicouagan à l’intérieur du territoire du Nitassinan sur la réserve mondiale de la biosphère de l’UNESCO Manicouagan-Uapishka, le lendemain, avant de s’arrêter au Relais Gabriel où elle a discuté avec une vingtaine de citoyens incluant des camionneurs.

La ministre de la Coalition avenir Québec a profité de son séjour à Fermont dans le cadre de ses fonctions politiques pour inaugurer les infrastructures de remplacement de la piste d’athlétisme et du système d’éclairage extérieur ainsi que de la surface du terrain de soccer en compagnie du préfet de la MRC de Caniapiscau et maire de Fermont, Martin St-Laurent, avec qui elle entretient une bonne relation et avec lequel elle s’est entretenue de dossiers relatifs à la municipalité durant sa visite. La députée nord-côtière a également eu l’occasion de visiter le bureau touristique dans le parc Jean Fortin, le chantier du nouveau tronçon de route entre Fire Lake et Fermont avec le directeur régional à Dexter Québec, Maxime Bourassa, et la carrière de quartz de Sitec en présence du directeur local de l’entreprise, Martin Rioux. Elle a aussi pris un repas en compagnie de travailleurs miniers à la cafétéria du complexe résidentiel de Minerai de fer Québec.

« C’était intéressant de constater l’ampleur et l’avancement du chantier et l’étendue des travaux qui vont ultimement aboutir en une route plus large et plus sécuritaire. Je voulais m’assurer que les choses évoluent favorablement. Au Québec, on doit entretenir près de 33 000 kilomètres de routes et l’on remarque malheureusement un désengagement du fédéral dans ses responsabilités. Notre objectif est de favoriser la sécurité et d’assurer une fluidité du transport routier avec l’aboutissement d’une route entièrement asphaltée entre Baie-Comeau et Fermont. »

L’élue caquiste considère qu’il est essentiel de se rendre dans les localités de la circonscription électorale qu’elle représente afin de prendre connaissance des enjeux majeurs directement sur place et de constater les réalités sur les lieux pour bien transmettre les aspirations des communautés et leurs besoins à son gouvernement. « Même si mes responsabilités de ministre de l’Emploi me retiennent souvent à Québec, c’est important pour moi d’être présente sur le terrain afin de rapporter efficacement et fidèlement ce qui transpire du milieu. » 

Mme Champagne Jourdain s’est de plus intéressée aux projets d’expansion des minières et à la gestion des matières résiduelles. « Je suis Nord-Côtière et je n’avais jamais eu à ce jour l’occasion de rouler sur la 389 puisque je m’étais toujours déplacée par avion auparavant. Cela m’a permis de mieux découvrir de splendides paysages et de constater la vaste étendue de l’immense territoire qu’elle couvre. Il y a beaucoup d’obstacles naturels le long de ce trajet et ce n’est pas simple d’effectuer des travaux, car cela représente un défi technique, mais notre gouvernement s’investit pour notre région et s’est engagé à améliorer cette route qui est essentielle pour assurer l’occupation contemporaine des lieux », confie la politicienne, qui fait le parallèle avec la route 138 qui progresse elle aussi. « Le but ultime de ces aménagements c’est de parvenir à relier ces deux routes avec la Trans-Labrador afin de créer une boucle avec le Labrador », conclut celle qui réitère l’importance de prendre le pouls des gens dans leur environnement.

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Publié le 27 août, 2024, dans la publication : Numéro_13 Volume_42

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Publié sur le site le 27 août 2024

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Schefferville

Une exposition itinérante

par Éric Cyr

Une exposition ambulante relatant quelques pages d’histoire de Schefferville, de Matimekush-Lac John et de Kawawachikamach, proposée par l’écrivaine et ancienne résidente du lieu, Jocelyne Lemay, « Une montée vers le Nord », s’est arrêtée à Fermont au local vitré en face de l’escalier central au deuxième étage du centre commercial du mur-écran, du 3 au 6 juin 2024.

L’exposition historique, qui relate une partie du passé de l’une des trois villes-champignons de la MRC de Caniapiscau qui ont poussé à la suite de la découverte de gisements de fer avec une incursion dans celui des deux communautés autochtones voisines, a été présentée au Musée régional de la Côte-Nord à Sept-Îles, d’octobre 2021 à mars 2022, puis au centre d’achats Les Galeries montagnaises également à Sept-Îles avant de se déplacer par la suite à Schefferville et d’être exhibée à Labrador City, le 1er juin, à la demande de la minière Rio Tinto IOC avant d’être déployée à Fermont. Elle devrait être de retour à Sept-Îles en septembre selon un souhait d’IOC.

Dans le cadre de cette exposition qui regorge de multiples objets : drapeaux, épinglettes, cartes postales, photos, livres historiques (La grande aventure du fer et L’héritage de Caïn). Mme Lemay invitait le public dans un voyage au cœur de l’histoire qui traverse le temps sur une période de plus d’un siècle. Elle a quitté sa ville natale par la voie ferrée, qu’elle a rebaptisée la route d’acier, en novembre 1988, juste avant le début de la démolition de la ville qui était prévue au printemps 1989 et qui a duré quelques années à la suite des conséquences de la fermeture de la mine de fer d’IOC en novembre 1982, avant de s’établir à Sept-Îles.

L’auteure qui a publié en 2015 le livre Terre rouge, considéré comme un document de référence historique, qui traite entre autres de la vie à Schefferville incluant l’époque de la ruée vers le fer, les grands moments de son histoire et sa quasi-disparition est une passionnée de cet endroit méconnu du Québec. « Cette exposition est une démarche de longue haleine qui découle directement de la parution de mon livre qui aborde le même sujet. À l’origine, cet ouvrage écrit qui relate une période de grands développements de la mer jusqu’au 55e parallèle en plus de divers événements marquants de l’endroit principalement depuis sa fondation. » L’exposition présente le chantier de Burnt Creek devenu Knob Lake puis rebaptisé Schefferville, mais aussi de la présence des communautés innue et naskapie en plus de la prospection qui a permis la découverte de gisements de minerai de fer. Le père Louis-François Babel et ses guides des Premières Nations ont été les premiers à signaler du « gravier rouge » sur le territoire en 1866. Ce n’est qu’à partir de 1937 que les 400 millions de tonnes furent découverts.

« La démarche s’est étirée sur de nombreuses années puisque j’ai commencé à amasser des souvenirs et des photos à l’âge de douze ans. Quand j’ai constaté que je ne pouvais inclure dans l’impression toutes les photos que j’aurais aimées et que je devais faire des choix, l’idée d’une exposition en complément à la publication a germé dans mon esprit et j’ai finalement concrétisé cette aspiration. En fait, ce sont les boîtes de souvenirs de mon grand-père et de mon père qui m’ont amenée à vouloir relater l’histoire du milieu où j’ai vu le jour et où j’ai grandi. »

Mme Lemay se veut un peu la gardienne du riche passé de Schefferville où à une certaine époque, des gens de 22 différentes ethnies se sont côtoyés. « Saviez-vous que durant près de trois ans, 6900 hommes ont travaillé en œuvrant sur sept chantiers dont celui de la construction du chemin de fer qui mène à Schefferville, que la reine Élisabeth II s’est rendue à Schefferville en 1959 et que cette localité nordique a déjà accueilli les Jeux de l’Arctique ? »
confie la Scheffervilloise de cœur qui travaille pour que cette exposition soit accueillie au Musée Shaputuan à Uashat (Sept-Îles).

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Publié le 25 juin, 2024, dans la publication : Numéro_12 Volume_42

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Publié sur le site le 25 juin 2024

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Disparité culturelle

Célébration de l’unité de la diversité fermontoise

par Éric Cyr

Le conseil de fabrique de la paroisse catholique de la Résurrection de Fermont a organisé, avec l’appui financier de la MRC de Caniapiscau, d’ArcelorMittal et du réseau d’éclaireurs, une activité permettant de mieux faire connaître les différentes cultures présentes localement, la « fête de l’unité de la diversité fermontoise », à la loge des Moose, le 25 mai 2024.

Une foule nombreuse a pris part dans une ambiance festive à la deuxième édition de cette manifestation gastronomique symbolisant la richesse du foisonnement multiculturel de l’endroit, qui s’accentue de plus en plus depuis une décennie. Les participants ont pu déguster des mets typiques de plusieurs pays qui étaient représentés dans le cadre de cet événement culinaire et culturel. Originaire de France, le curé de Fermont, l’abbé Jimmy Delalin, était sur place pour l’occasion.

Des menus diversifiés de pays africains étaient proposés notamment du Cameroun (Josée-Alvine Tchouta, Marie-Charlotte Yimko, Thérèse Amadagona avec l’aide de Moumouni Boulsa du Burkina Faso qui a prêté main forte) de la Côte-d’Ivoire (Bakan Yves Ezzedine Kouakou et Stéphanie Bouchard) du Sénégal (Samba et Sagana Diop, Mikael Niassy et Fatima Kane) et également du Maghreb avec l’Algérie (Farah Soumia, Attat et Jalal Bokhari) et le Maroc (Oualid Britit et Mélissa Bernier, Siham Oukziz et Hassan Boussouf) ainsi que de la Colombie en Amérique du Sud (Rafael Figueroa et Ana Milena Garcia, Ana Maria Rengifo). Le Canada a aussi présenté des plats acadiens et québécois (Sylvie Lebreton et Marie-Soleil Dubé).

L’instigateur de l’événement, le Canadien d’origine camerounaise Guy-Romain Kouam tient à remercier les autres membres du comité organisateur qui ont contribué à assurer son succès : Martine Brisson, Gabriel Collard, Stéphanie Gagnon et Brigitte Raymond, en plus de souligner l’apport important de Micheline Lepage, Marc-André Baillargeon, Nancy Hardy, Martin Pinto, Mégane Collard et de tous les autres bénévoles qui ont favorisé la réussite de cette seconde démonstration d’unité au sein de la diversité.

Le comité remercie les commanditaires qui ont appuyé la démarche. M. Kouam confie : « Le repas est un justificatif et la rencontre entre les personnes ou encore la rencontre de soi-même à travers l’autre, un objectif. Contribuer à bâtir l’unité au sein de la riche population fermontoise marquée par sa mixité culturelle et sociale constitue le socle de cet événement. »

Les convives, qui ont eu l’occasion de goûter à certaines recettes de la cuisine traditionnelle des différentes nationalités ayant participé au rassemblement pluriculturel, ont adoré l’expérience gustative qui leur a permis de découvrir des habitudes alimentaires et des recettes populaires en provenance d’autres régions de la planète et d’échanger avec les participants issus de plusieurs endroits du globe. Les représentants des différents pays étaient pour leur part heureux de faire découvrir une partie de leurs traditions culinaires et de leurs cultures respectives à la population fermontoise. Après le repas, les gens ont pu danser sur la musique de l’animatrice Anick Pelletier.

 

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Publié le 11 juin, 2024, dans la publication : Numéro_11 Volume_42

  • ArcelorMittal
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  • Échanges
  • Fabrique de la paroisse catholique de la Résurrection
  • Fermont
  • Fête de l’unité de la diversité fermontoise
  • Gastronomie multiculturelle
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  • Mets typiques
  • Mixité culturelle et sociale
  • MRC de Caniapiscau
  • Rassemblement pluriculturel
  • Rencontre
  • Réseau d’éclaireurs

Publié sur le site le 11 juin 2024

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Palmarès des pires routes 2024

La 389 poursuit son triste record

par Éric Cyr

Source photo : Escorte routière Baie-Comeau

La route nationale 389 fait dorénavant partie du palmarès des 10 pires routes du Québec de CAA-Québec pour la quatrième fois depuis moins d’une décennie, soit depuis que ce classement existe, après avoir remporté à une autre reprise un titre peu enviable, le 23 mai dernier. Elle se démarque cette fois-ci en tant que pire route de la Côte-Nord dans le cadre de la neuvième édition de la campagne annuelle « Les pires routes ».

La route 389 a auparavant occupé la cinquième place de cette liste pour le Québec lors du premier sondage en 2015 et durant deux années consécutives en 2018, où elle se plaçait en cinquième position québécoise et en 2019, où elle se retrouvait au sixième rang de la belle province. Cette nouvelle reconnaissance péjorative, cette fois-ci à l’échelon régional, où elle se classe première pour le secteur de Baie-Comeau et deuxième pour celui de Fermont, dans le « palmarès des pires routes par région », lui confère le titre de pire lien routier nord-côtier de l’année. Deux autres segments de routes, le chemin du Lac-Daigle et la route 138 Ouest dans la région de Sept-Îles suivent, mais n’arrivent pas à détrôner la 389 qui culmine au sommet par son état lamentable.

Selon CAA-Québec, le processus de sélection repose entièrement sur la participation du public et reflète les expériences et les frustrations que vivent au quotidien les usagers de la route.  Ce sont les usagers du réseau routier québécois qui ont voté en ligne pour la route qui les irrite le plus sur le site internet piresroutes.com qui ont déterminé cette attribution confirmée par le résultat du scrutin. Comparativement aux autres provinces et territoires, c’est au Québec que l’entretien des routes coûte le plus cher.

À part la 389, la seule autre route nord-côtière à avoir fait partie des routes les moins reluisantes pour le Québec est le boulevard Laure à Sept-Îles en 2015.

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Publié le 11 juin, 2024, dans la publication : Numéro_11 Volume_42

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Publié sur le site le 11 juin 2024

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Services de santé

Fermont et Schefferville épargnés pour l’instant

par Éric Cyr

Légende : Sur la photo, le Centre de santé de Fermont résiste à la vague d’interruptions de services qui sévit actuellement.

Malgré la crise actuelle liée à la pénurie de main-d’œuvre et aux mesures transitoires menant à la fin du recours aux agences privées, d’ici octobre 2026, et au bras de fer entre celles-ci et le gouvernement du Québec qui en découle et qui entraîne une offre de services réduite pour les Nord-Côtiers, le Centre intégré de santé et de services sociaux (CISSS) de la Côte-Nord a confirmé, le 17 mai 2024, que les services sont maintenus à Fermont et à Schefferville.

Selon le conseiller en communications au CISSS de la Côte-Nord, Jean-Christophe Beaulieu, la fermeture d’une salle d’opération à Sept-Îles et d’une autre à Baie-Comeau pourrait cependant engendrer des ralentissements, mais aucun transfert de patients n’est envisagé actuellement.

« Certains transferts nécessitant une hospitalisation pourraient être dirigés vers des établissements de santé en dehors de la région advenant l’incapacité des hôpitaux de Baie-Comeau et de Sept-Îles d’accueillir ces usagers. »

Le CISSS mentionne que certaines réductions de services prévues ont pu être annulées grâce aux efforts consentis par ses équipes ainsi que par ses partenaires, dont le ministère de la Santé et des Services sociaux et d’autres établissements du réseau.

Le CISSS précise qu’il n’y aura pas de fermeture de 40 lits d’hospitalisation (20 à Baie-Comeau et 20 à Sept-Îles). Toutefois, les unités de débordement des deux hôpitaux demeurent fermées (8 lits à Sept-Îles et 13 lits à Baie-Comeau). Les urgences de Baie-Comeau et de Sept-Îles ont suffisamment de personnel pour fonctionner, mais la capacité d’occupation des civières demeure très limitée en cas de débordement. Dans le contexte actuel, des démarches ont été faites afin de bonifier les services ambulanciers sur le territoire. Des travaux sont aussi en cours afin de bonifier le service d’évacuation médicale de la Basse-Côte-Nord.

Le CISSS de la Côte-Nord explique que la situation demeure précaire partout sur le territoire et que des équipes sont mobilisées afin de rétablir les divers services dans les plus brefs délais. Les transferts médicaux vers les hôpitaux receveurs habituels (Baie-Comeau et Sept-Îles) pourraient être perturbés si leur capacité d’accueil est limitée. Dans les centres hospitaliers de soins de longue durée (CHSLD) et en soutien à domicile, il y a toujours des besoins de personnel, mais les services requis sont offerts et des suivis sont faits pour assurer des soins sécuritaires.

La création d’une équipe volante composée d’infirmières et de préposés aux bénéficiaires qui pourra être déployée dans les régions où la situation est critique, notamment sur la Côte-Nord, a été annoncée par Québec en collaboration avec la Confédération des syndicats nationaux (CSN) et la Fédération des travailleurs et travailleuses du Québec (FTQ).

Pour plus de détails au sujet des réductions de services, vous pouvez visiter la page à ce sujet sur le site Web du CISSS de la Côte-Nord qui est mise à jour régulièrement.

Lettre ouverte

par 22 signataires

Soins de santé

Le 13 mai 2024

Objet : Plan de contingence du CISSS de la Côte-Nord

Madame, monsieur,

Nous sommes les médecins-omnipraticiens, spécialistes, pharmaciens et présidents de conseils professionnels qui pratiquent sur le territoire de la Côte-Nord. Nous sommes aujourd’hui témoins d’une crise sans précédent dans notre système de santé régional. Cette fois-ci, il s’agit bel et bien d’une crise précipitée par notre gouvernement.

Depuis des années, nous vivons un effritement de nos effectifs au CISSS de la Côte-Nord. Il s’agit ici d’infirmières, d’infirmières auxiliaires, de technologues, de préposés et autres professionnels qui quittent le réseau pour rejoindre les agences privées. La main-d’œuvre indépendante a progressivement remplacé les retraites et les départs dans un réseau épuisé et sous pression jusqu’à occuper plus de 60 % des postes dans nos hôpitaux. La santé de notre population et la capacité de nos salles d’urgence à accueillir des malades et à les soigner en dépendent maintenant entièrement. On ne peut s’en passer.

Tout comme le Ministère et le gouvernement actuel, nous déplorons le recours chronique à la main-d’œuvre indépendante et nous souhaitons ultimement que ces professionnels réintègrent le réseau et s’établissent chez nous durablement au sein de la fonction publique. Mais cette main-d’œuvre, qui représente maintenant l’essentiel de nos forces, n’habite pas notre région et s’y déplace pour y travailler.

À partir du 19 mai, de nouvelles règles mises en place au ministère de la Santé et des Services sociaux effacent l’essentiel des avantages de notre main-d’œuvre indépendante, qui cessera alors en bloc de venir travailler dans notre région. Ces mesures visent la réintégration des professionnels dans le réseau, mais elles sont inapplicables et dangereuses sur la Côte-Nord. Les infirmières et autres travailleurs réintégreront le réseau proche de leur domicile, laissant ainsi un trou béant dans les services essentiels des Nord-Côtiers.

Le 19 mai, nous devrons fermer plus du tiers des lits de santé physique dans les hôpitaux de Sept-Îles et de Baie-Comeau pour une période indéfinie. Nos salles d’urgence ne fonctionneront qu’à une fraction de leur capacité actuelle et n’auront plus de soupape de débordement, même pour des patients gravement malades. Des dizaines de patients seront transférés inutilement vers les grands centres et hospitalisés à des centaines de kilomètres de chez eux, engendrant des coûts faramineux et des délais de transferts évitables. Tous les services hospitaliers seront atteints, notamment le bloc opératoire où des réductions de plus de 50 % des activités sont planifiées. L’enjeu de sécurité et les risques de conséquences délétères sont réels pour les patients. Des équipes de soignants déjà fragilisées s’épuiseront et il y aura un effritement du recrutement, de la rétention de médecins et de pharmaciens à long terme.

Le 19 mai, la Côte-Nord devient essentiellement un immense territoire québécois sans réseau de santé fonctionnel capable de prendre en charge les besoins de sa population. Et cette population devra s’exiler à des centaines de kilomètres pour recevoir des soins appropriés, ajoutant un stress supplémentaire sur d’autres établissements. Si le gouvernement veut éliminer le recours à la main-d’œuvre indépendante dans le système de santé en région, il doit mettre en place des incitatifs pour qu’elle s’y installe et qu’elle y demeure. En attendant, nous avons besoin de la main-d’œuvre indépendante pour faire fonctionner nos hôpitaux. C’est une réalité incontournable.

Cette crise est accélérée inutilement par des décisions politiques et un manque d’écoute face à notre réalité régionale. Les solutions ne peuvent être les mêmes dans l’ensemble du réseau, sur tout le territoire du Québec. Il faut trouver rapidement une voie de sortie de crise. Nous le devons à nos proches et à nos patients.

 

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Publié le 28 mai, 2024, dans la publication : Numéro_10 Volume_42

  • Baie-Comeau
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  • centres hospitaliers
  • CISSS de la Côte-Nord
  • Côte-Nord
  • Fermeture
  • Fermont
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  • Région
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  • Sept-Îles
  • Services réduits
  • Soins de santé

Publié sur le site le 29 mai 2024

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Sitec Amérique du Nord

Consultation publique

par Éric Cyr

Légende : Sur la photo, Martin Rioux (devant à gauche), Olivier Veau (devant à droite), Tommy Sullivan (derrière à gauche) et Dominic Yorio (derrière à droite).

L’entreprise Sitec Amérique du Nord, qui exploite une carrière à ciel ouvert de quartzite massif le long de la route nationale 389 entre Fermont et Labrador City, a tenu une consultation publique à la salle Aurora à Fermont, le 7 mai 2024. Une douzaine de citoyens, principalement des villégiateurs et des propriétaires de chalets dans le secteur visé par la démarche, ont assisté à la rencontre.

Fondée en 1962, Sitec, qui a acquis la carrière de quartz de Fermont de Polycor en 2021 et qui est déjà en conformité avec la réglementation environnementale, a déposé une demande de bail exclusif (BEX) dans le cadre du Règlement sur les carrières et sablières (RCS) qui découle de la Loi sur la qualité de l’environnement (LQE) pour ses activités existantes d’exploitation (concassage et tamisage) qui ont commencé en 2003 et qui totalisent une capacité annuelle d’extraction de 50 000 tonnes de quartz. L’objectif de ce nouveau BEX est de nature administrative et permettra d’assurer la poursuite des activités. L’entreprise demande une surface de 19 hectares (ha) par rapport aux 52 ha autorisés précédemment. Aucun changement n’est envisagé dans la capacité de production et des machines fixes.

Lors de cette audience publique, le vice-président des opérations, Tommy Sullivan, le directeur de l’exploitation de la carrière, Martin Rioux, l’ingénieur, Dominic Yorio, et le géologue, Olivier Veau, ont présenté le projet de façon transparente à l’aide d’informations pertinentes, incluant le type de projet et ses impacts, l’emplacement du site et des infrastructures, l’empreinte géographique, la caractérisation de l’environnement, le transport et la logistique, les aspects techniques, le zonage et la restauration du site (un plan de fermeture a été approuvé par le ministère de l’Environnement en 2016), avant de répondre aux questions du public qui n’a pas démontré d’objections ou de réticences particulières durant cet exercice.

L’entreprise, dont l’empreinte surfacique est de 14 ha en 21 ans, a déjà contacté les familles innues concernées et les propriétaires de chalets situés à proximité du projet afin de leur faire part du projet et de s’entendre sur un mode de communication efficace. Sitec a prévu de leur offrir un don en matériel pour la réalisation de leurs chemins d’accès, des mesures pour éviter l’apparition d’impacts visuels et la construction d’un futur chemin de contournement pour plus de sécurité.

La production locale de Sitec, qui valorise toutes les qualités de quartz afin de minimiser les rejets, est destinée à l’industrie des comptoirs de cuisine en quartz aggloméré, mais aussi pour la fabrication de silicium métallique et de ferrosilicium ainsi que de quartz pour l’industrie de la construction. La plus récente campagne de forage indique des ressources pour la prochaine décennie.

Chronologie des futures opérations

Le début du renouvellement du certificat d’autorisation se fait en 2024, les travaux de branchement au réseau électrique d’Hydro-Québec et l’arrêt de la génératrice sont prévus en 2025, la fin approximative de l’exploitation de la carrière se situe en 2034 en fonction de la demande du marché et des réserves de quartz environnantes et les travaux de réaménagement du site devraient commencer en 2035.

Les citoyens qui n’ont pas pu assister à la présentation et ceux qui souhaitent obtenir plus de détails peuvent communiquer avec l’entreprise par courriel : info@sitec.ca.

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Publié le 28 mai, 2024, dans la publication : Numéro_10 Volume_42

  • Carrière à ciel ouvert
  • Carrière de quartz
  • Consultation publique
  • Dominic Yorio
  • Environnement
  • Fermont
  • Labrador City
  • Martin Rioux
  • Olivier Veau
  • Quartzite massif
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  • Tommy Sullivan
  • Travaux de réaménagement
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Publié sur le site le 29 mai 2024

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Cancer Fermont

Un tourbillon de générosité mémorable

par Éric Cyr

Source photo : Cancer Fermont / Myriam Perreault

Le mois d’avril 2024 a été fertile en activités de financement organisées par de nombreux bénévoles afin d’aider l’organisme caritatif Cancer Fermont à poursuivre sa mission qui a commencé il y a près de 20 ans. Ce bouillonnement altruiste a permis d’amasser un montant d’environ 179 000 $ qui a été récolté durant cette période pour l’œuvre de bienfaisance qui a déjà distribué près de deux millions de dollars depuis sa fondation en 2005, dont 140 000 $ en 2023. Les déjeuners communautaires à la loge des Moose, 6000 $, le défi Joan se paie ta tête, 13 000 $, ainsi que le très convoité souper-bénéfice de crabe, 160 000 $, ont attiré une foule nombreuse, incluant des personnalités publiques, illustrant l’engouement et l’appui indéfectible de la collectivité pour l’association qui vient localement en aide aux personnes atteintes du cancer et à leurs proches.

Élan de compassion

Plusieurs bénévoles ont mis la main à la pâte afin d’assurer la réussite de ce grand élan de fraternité dont les retombées contribueront à alléger les souffrances des Fermontois qui luttent courageusement contre cette maladie. Véritable ralliement populaire, ces manifestations de solidarité envers les personnes atteintes du cancer ont commencé par l’organisation de traditionnels déjeuners communautaires du dimanche matin à la loge des Moose. La sixième édition du défi Joan se paie ta tête (inspiré du Défi têtes rasées de Leucan) organisée par Kevin Morissette, qui s’est tenu au même endroit le 26 avril, a également été un franc succès. Un total de cinq participants a accepté de se faire raser la barbe et les cheveux sous le regard des spectateurs. D’autres membres de l’auditoire se sont lancé un défi et ont spontanément offert de participer augmentant le nombre à une dizaine. La cerise sur le gâteau, un phénomène inusité, un candidat s’est même fait épiler le torse pour la cause.

Le milieu en pince pour Cancer Fermont

La cinquième édition du fameux souper-bénéfice de crabe a affiché complet. Cette mobilisation caritative et gustative a connu un engouement indéniable. Le rassemblement festif et gastronomique, qui incluait une entrée de crevettes, a accueilli 235 convives ravis de prendre part au festin pour une bonne cause à la salle Aurora, le 27 avril. L’événement a été animé par le directeur général adjoint de la radio CFMF 103,1 Karl Gagné Côté, et orchestré par un comité de bénévoles, dont l’agent Kerry Aubé de la Sûreté du Québec avec l’appui logistique de collègues policiers incluant le directeur du poste principal de la MRC de Caniapiscau, le sergent Martin Fortier. La Maison des jeunes Alpha a aussi contribué à assurer le service.

Réussite incontestable

Témoignant de l’ampleur, du rayonnement et de la vitalité de Cancer Fermont, des figures publiques connues et des représentants d’entreprises et d’organisations étaient attablés pour l’occasion afin de démontrer leur appui et leur soutien à l’œuvre de charité en prenant part à la manifestation culinaire fort prisée. Des dignitaires qui prenaient part à cette collecte de fonds ont prononcé un discours notamment la députée de Manicouagan, Marilène Gill, du Bloc québécois, une habituée de cette activité annuelle, les députés du Parti québécois de Matane-Matapédia, Pascal Bérubé, et des Îles-de-la-Madeleine, Joël Arseneau, qui se sont déplacés pour la première fois à Fermont pour l’occasion, et l’ancien directeur national de la Santé publique du Québec et actuel haut fonctionnaire (sous-ministre adjoint) au ministère de la Santé et des Services sociaux, le docteur Horacio Arruda, qui faisait aussi une première apparition dans la localité nordique. Deux élus du conseil des Innus de Uashat mak Mani-utenam, Kenny Régis et Bruce Michel se sont également adressés à l’auditoire. Soucieux de la démarche philanthropique, des dirigeants des deux minières de la région, le président et chef de la direction d’ArcelorMittal Exploitation minière Canada, Mapi Mobwano, qui a réitéré l’engagement annuel de 50 000 $ de l’entreprise pour Cancer Fermont, ainsi que le vice-président à l’approvisionnement chez Minerai de fer Québec, Dominic Boulianne, et l’officier aux opérations du Centre de services de la Sûreté du Québec à Baie-Comeau, la lieutenante Isabelle Imbeault, ont aussi prononcé une allocution, pour n’en nommer que quelques-uns.

Remerciements

Le président fondateur de Cancer Fermont, Denis Grenier, est heureux du retentissement de l’organisme humanitaire qu’il a contribué à créer et de l’appui indéfectible de la population face au fléau que constitue le cancer. Celui-ci était particulièrement ému, car cette maladie vient de toucher sa conjointe. Il confie :
« Je remercie tous ceux qui s’impliquent activement à assurer la pérennité de l’organisation et la continuité de notre mandat. Je tiens à remercier les organisateurs et les bénévoles d’avoir permis d’assurer ces belles réussites. En souhaitant que cette mission s’étende ailleurs au Québec en inspirant d’autres localités à suivre cet exemple. »

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Publié le 14 mai, 2024, dans la publication : Numéro_09 Volume_42

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  • Bénévoles
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  • Collectivité
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Publié sur le site le 15 mai 2024

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Parti québécois

Deux irréductibles Québécois à Fermont

par Éric Cyr

Légende : Sur la photo, les deux députés du Parti québécois s’adressent aux journalistes locaux.

Deux figures de proue du Parti québécois (PQ) proches du chef de cette formation politique, Paul St-Pierre Plamondon, les députés Pascal Bérubé, de la circonscription de Matane-Matapédia (à droite), et Joël Arseneau, de celle des Îles-de-la-Madeleine (à gauche), étaient de passage à Fermont pour la première fois afin d’appuyer une campagne de financement de l’organisme caritatif Cancer Fermont, du 26 au 28 avril 2024. Les deux élus à l’Assemblée nationale du Québec en ont profité pour prendre part à diverses activités en lien avec l’œuvre philanthropique et rencontrer des citoyens qui les ont aidés à mieux connaître les dossiers prioritaires de la région.

Dans le cadre d’un point de presse au bureau d’accueil touristique, le 27 avril, les collègues souverainistes ont confié être heureux d’avoir l’occasion de découvrir la localité lors de cette visite qu’ils ont planifiée de concert.

« On veut revenir en force. Le Parti québécois a un lien historique particulier avec la Côte-Nord depuis la première fois qu’il a accédé au pouvoir avec René Lévesque devenu premier ministre en 1976 seulement deux ans après la fondation de la municipalité. Le député Denis Perron avait alors été élu pour représenter la circonscription de Duplessis dont Fermont fait partie. Les électeurs sont demeurés fidèles au PQ durant des décennies jusqu’à la dernière élection », confie Pascal Bérubé qui, convaincu de la nécessité du désenclavement de la Côte-Nord et après avoir remarqué la déception relative à la programmation routière, a promis de remettre en cadeau un gobelet à café à l’effigie de la route nationale 389 créé par une entreprise locale et affichant les différentes bornes kilométriques où se retrouvent les téléphones d’urgence, à la ministre des Transports, Geneviève Guilbault. « Évidemment, nous avons répondu à l’invitation de Cancer Fermont, mais aussi afin de venir rencontrer les gens, rétablir le contact avec les Québécois et les régions en constatant leurs besoins et leurs réalités sur le terrain comme la problématique des transports aérien et routier qui sévit dans la région. Je suis ravi de l’accueil chaleureux des Fermontois. C’est plus qu’une immersion dans le milieu, je m’y sens comme chez moi !

J’ai croisé plusieurs personnes de mon coin de pays qui sont venues travailler ici. On va porter un certain nombre de demandes formulées par des organisations et des citoyens à l’Assemblée nationale », poursuit M. Bérubé.

Impressionné par le gigantisme des installations minières à la suite d’une visite de la mine de fer du Mont-Wright, Joël Arseneau explique pour sa part l’importance de l’immense région : « C’est beaucoup plus qu’une région-ressource, c’est un territoire habité. On doit beaucoup à Fermont et à la Côte-Nord. La moindre des choses pour exprimer notre gratitude serait de donner aux instances plus éloignées les moyens de développer leur potentiel par un juste retour en termes de redevances et une décentralisation des décisions les concernant. Nous avons la ferme intention de rétablir un ministère des régions et un Plan québécois des infrastructures (PQI) adapté en conséquence », exprime le député madelinot qui insiste sur l’importance de se doter d’un véritable projet de société et de le mener à terme. « On remet sur les rails notre volonté de créer une nation souveraine, un pays du Québec », conclut avec conviction le politicien péquiste.

Durant leur séjour, les deux députés indépendantistes ont notamment eu l’occasion de visiter la ville, de rencontrer des intervenantes du CPE Le Mur-Mûr, de participer au défi Joan se paie ta tête et au souper-bénéfice de crabe au profit de Cancer Fermont.

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Publié le 14 mai, 2024, dans la publication : Numéro_09 Volume_42

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Publié sur le site le 15 mai 2024

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Souper-conférence

La Chambre de commerce a fait fort

par Éric Cyr

Légende : Sur la photo, Hugo Girard en compagnie de participants enthousiastes après la conférence.

Dans le cadre de son 25e anniversaire de fondation, le 15 février 1999, la Chambre de commerce Fermont (CCF) a organisé une soirée souper-conférence avec l’ancien champion du monde des hommes forts de la « IFSA World Strongman Super Series » en 2002, Hugo Girard, qui se déplaçait dans la région pour la première fois afin de présenter sa conférence « La force du dépassement » à la salle Aurora, le 16 avril 2024.

Un total d’environ 90 personnes a assisté à la présentation de l’athlète de force et animateur d’émissions de télévision québécoises originaire de Portneuf-sur-Mer sur la Côte-Nord. La directrice générale de CCF, Mélissa Gauthier, a présenté le conférencier : « On commence ça en force avec Hugo Girard ». La personnalité publique a par la suite amorcé son exposé interactif par un peu d’humour suivi d’anecdotes savoureuses et d’exemples pertinents puisés pour la plupart dans son vécu devant un public attentif.

« Lors d’un championnat du monde des hommes forts qui se tenait sur l’île de Malte où j’étais attaché au train d’atterrissage d’un avion Boeing 747 que je devais tirer sur une certaine distance, j’ai glissé et je suis tombé à genoux. Je m’étais laissé impressionner. Il faut mettre l’accent sur les éléments que l’on peut contrôler. Je me suis donc repris en me concentrant sur la technique pour réussir à faire bouger l’inertie et ça a fonctionné », confie Hugo Girard, qui a relaté une bonne partie de son parcours personnel et professionnel durant la causerie truffée de conseils destinés à stimuler la détermination et la motivation de l’auditoire composé principalement de gens de la communauté des affaires à atteindre leurs ambitions et leurs aspirations.

« Ça prend une force de caractère hors du commun pour faire fi des jugements des autres et suivre les objectifs que l’on s’est fixés sans se laisser distraire de l’atteinte de sa cible. Voici les trois points essentiels dont il faut se souvenir pour viser le succès : premièrement, concevoir l’objectif de rêve et visualiser le but à atteindre, deuxièmement, croire en ses capacités et ne pas en douter et troisièmement donner notre plein potentiel et s’investir en visant haut et en travaillant à 100 % pour obtenir des résultats », explique l’orateur connu qui souligne que selon une étude scientifique, l’humain fait en moyenne 3200 choix par jour, d’où l’importance de prendre les bonnes décisions. « Il faut être cohérent en alignant nos choix en fonction de nos objectifs et en les respectant. Je ne veux pas être meilleur que les autres, mais le meilleur de moi-même. Après l’obtention du titre convoité de champion du monde des hommes forts, je me prenais pour Superman. Plus tard, une blessure au tendon d’Achille a mis fin à mon rêve. J’ai dû réorienter ma carrière. C’est alors que j’ai compris qu’en y mettant les efforts, je pouvais faire ce que je voulais dans la vie. »

Selon M. Girard, il faut se poser trois questions avant d’entamer un projet. Premièrement, vais-je avoir du fun, du plaisir ? Deuxièmement, vais-je en retirer des acquis ? Et troisièmement, est-ce payant ? Si l’on répond positivement à au moins deux de ces questions, on peut considérer sa réalisation.

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Publié le 30 avril, 2024, dans la publication : Numéro_08 Volume_42

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Publié sur le site le 30 avril 2024

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