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Journal le Trait d'Union du Nord
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  • Deux tournois fort populaires

    Hockey sur glace

    Deux tournois fort populaires

  • C’est un départ pour Cain’s Quest

    Course d’endurance à motoneige

    Une 3 mars, 2026

    C’est un départ pour Cain’s Quest

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    Industrie minière

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    Orthophonie

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    Bema Construction

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    Transport aérien

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    De Champlain Groupe financier

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    Désenclavement de la Côte-Nord

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    Chemin de fer QNS&L

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Volume_44

Deux tournois fort populaires

Hockey sur glace

Deux tournois fort populaires

C’est un départ pour Cain’s Quest

Course d’endurance à motoneige

Une 3 mars, 2026

C’est un départ pour Cain’s Quest

Convention MINEx au Labrador

Industrie minière

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Se « plonger » dans les arts

École des Découvertes

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Transports Canada doit améliorer ses pratiques

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Une diversité de métiers

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Une 17 février, 2026

Une diversité de métiers

Mobilisation locale autour du langage

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La course de motoneige célèbre deux décennies

Défi Cain’s Quest

La course de motoneige célèbre deux décennies

Une centaine de chambres à Fermont

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Une centaine de chambres à Fermont

Des lacunes majeures et persistantes

Transport aérien

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Des lacunes majeures et persistantes

Les racines nordiques du fondateur

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Un grand aventurier n’est plus

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Le Parti québécois réitère son engagement

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Zizanie à l’aéroport de Wabush

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Déraillement d’un  convoi ferroviaire

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Hockey sur glace

Deux tournois fort populaires

par Éric Cyr

Légende : Sur la photo, la Classique hivernale 2026.

Deux tournois de hockey sur glace qui se sont déroulés à Fermont récemment ont attiré plusieurs équipes de différentes catégories, féminines, masculines et mixtes, ainsi qu’un public important. La cinquième édition du tournoi caritatif Bout d’souffle s’est tenu à l’aréna Daniel-Demers, du 19 au 21 février 2026, et la deuxième édition de la Classique hivernale à la patinoire extérieure du chalet de services de la Ville, le 7 mars.

Les deux événements subséquents qui ont été couronnés de succès ont suscité une grande ferveur auprès des citoyens. Les épisodes sportifs ont été animés avec fougue par l’énergique fervent de sports, Karl Gagné Côté, de la radio CFMF 103,1 qui est toujours partant pour contribuer avec enthousiasme à stimuler le dynamisme de différentes activités communautaires locales. Les hockeyeurs s’en sont donné à cœur joie et les spectateurs ont éprouvé beaucoup de plaisir à assister aux parties de hockey.

Bout d’souffle

Une ambiance agréable de camaraderie et de saine compétition régnait dans l’aréna tout au long de l’activité annuelle qui a attiré une foule nombreuse composée principalement de hockeyeurs et de leurs familles, mais également de passionnés venus encourager leurs athlètes favoris. L’engouement pour ce nouveau volet du tournoi était tel que les employés du Casse-croûte de l’aréna du Nord avaient la broue dans le toupet et étaient « à bout de souffle » dans leurs efforts pour restaurer les participants. Les deux instigateurs de cette compétition, le frère et la sœur Raphaël et Caroll-Ann Gagné, qui assurent sa pérennité avec l’aide d’un comité organisateur sont satisfaits de l’achalandage qu’a connu cette plus récente manifestation sportive.

Classique hivernale

Des gradins ont été installés à l’extérieur et même si les gens pouvaient aller se réchauffer à l’intérieur de l’édifice municipal adjacent, un foyer au bois en métal a été placé dehors à proximité de la glace extérieure lors de la Classique hivernale organisée par le Service des loisirs de la Ville de Fermont. Des déneigeurs-pelleteurs se sont affairés constamment afin d’entretenir de façon régulière la glace de la patinoire entre les matchs, car il a neigé durant cette seconde édition qui se déroulait à l’extérieur. Un dîner hot-dogs avec une soupe du terroir maison a été proposé par l’Association de hockey mineur lors de ce second tournoi où les hockeyeurs et les spectateurs ont pu se sucrer le bec pour dessert avec de la tire d’érable sur la neige au grand bonheur des petits, mais aussi des grands.

Les responsables de ces deux événements souhaitent remercier les bénévoles et les partenaires qui se sont investis à la concrétisation et au bon déroulement de ces animations sportives amicales et familiales devenues une tradition locale contribuant ainsi à assurer leur succès ainsi que ceux qui ont mené à bien les activités parallèles.

Pour plus de détails et pour voir des photos des équipes du tournoi Bout d’souffle, consulter la page Facebook Tournoi Hockey Bout D’Souffle.

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Publié le 17 mars, 2026, dans la publication : Numéro_5 Volume_44

  • Activité sportive
  • Aréna Daniel-Demers Fermont
  • Association de hockey mineur
  • Bout D’Souffle
  • Chalet de services de la Ville
  • Classique hivernale
  • Équipes féminines
  • Équipes masculines
  • Équipes mixtes
  • Événement amical
  • Événement familial
  • Fermont
  • hockey
  • Hot-dogs
  • Patinoire extérieure
  • Sport d'hiver
  • Tournois caritatif

Publié sur le site le 17 mars 2026

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Course d’endurance à motoneige

C’est un départ pour Cain’s Quest

par Éric Cyr

Légende : Sur la photo, les coureurs de Fermont prennent une pause et la pose en compagnie d’admirateurs sur le lac Daviault. Source photo : Myriam Desjardins-Malenfant.

La course internationale d’endurance à motoneige Cain’s Quest, qui célèbre son vingtième anniversaire en 2026, a pris son envol au club de motoneige White Wolf à Labrador City au Labrador, le 22 février 2026. Un total de 18 équipages de motoneigistes se sont élancés à partir du fil de départ en direction du lac Tanya puis du premier poste de contrôle du parcours situé sur le lac Daviault en face de la marina de Fermont au Québec où une foule les attendait peu après pour les accueillir même si le match de hockey de la finale olympique opposant les rivaux canadiens et américains était diffusé simultanément.

C’est la première fois qu’une étape de cette épreuve sportive se trouve en sol fermontois et le public y a pris part avec enthousiasme en démontrant son intérêt pour cet événement qui mobilise beaucoup de bénévoles dévoués afin d’assurer son succès. Une équipe de Fermont, la seule de la MRC de Caniapiscau et l’une des deux seules du Québec dans le cadre de cette édition, a relevé le défi de prendre part à cette compétition extrême d’envergure pour une seconde fois d’affilée. Les deux coéquipiers locaux, Anthyme Bastien et Alexis Dubé, qui arborent le même numéro que lors de leur précédente participation, le 26, étaient attendus avec impatience et ne sont pas passés inaperçus. Ils ont reçu une acclamation chaleureuse et des encouragements lors de leur arrivée sur leurs montures mécanisées de marque Lynx XTerrain RE de l’année qu’ils enfourchent en espérant que leurs bolides les mèneront sans encombre vers la ligne d’arrivée après avoir sillonné un long itinéraire s’échelonnant sur une distance de 3400 kilomètres juchés d’imprévus et d’obstacles auxquels ils auront à se mesurer. Après cette halte obligatoire, les deux coéquipiers sont repartis de plus belle en fonçant à vive allure vers le prochain point de passage obligé.

Parcours éreintant et exigeant

Le lendemain, le tiers des équipages ayant entamé la course la journée précédente, soit six sur les 18 qui se sont alignés au départ, avaient déjà dû se résigner à abandonner pour diverses raisons, ce qui témoigne de toute la difficulté de réussir à compléter l’itinéraire rempli d’embûches. Des problèmes mécaniques ou de santé, une motoneige a pris en feu sur un lac, un coureur a dû être évacué en hélicoptère vers l’hôpital de Labrador City pour une urgence médicale après avoir subi des blessures. Il restait donc, le 23 février, 12 équipes poursuivant leur trajet tout en affrontant les rigueurs du climat et en se mesurant aux aléas qui pourraient survenir avec l’objectif de franchir le fil d’arrivée au point d’origine à Labrador City, dont celle de Fermont qui est seulement la deuxième à avoir pris part à la course. Celle qui les a précédés était composée du duo fermontois de René Arsenault et de Luc Desrosiers qui s’est classé en seconde place lors du lancement de la toute première édition en 2006.

Au moment de mettre sous presse, la course n’était pas terminée.

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Publié le 3 mars, 2026, dans la publication : Numéro_4 Volume_44

  • Alexis Dubé
  • Anthyme Bastien
  • Bénévoles
  • Cain's Quest
  • Club de motoneige White Wolf à Labrador City
  • Compétition extrême
  • Course internationale d’endurance à motoneige
  • Équipe fermontoise
  • Fermont
  • Labrador
  • Lac Daviault
  • Lac Tanya
  • Marina de Fermont
  • Motoneige Lynx XTerrain RE
  • Motoneigistes
  • MRC de Caniapiscau

Publié sur le site le 3 mars 2026

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Industrie minière

Convention MINEx au Labrador

par Éric Cyr

Légende : Sur la photo, le premier ministre de Terre-Neuve-et-Labrador, Tony Wakeham (à gauche), s’est rendu au Labrador pour participer au congrès MINEx dans le cadre duquel il a prononcé une allocution et serré des mains. Source photo : Chambre de commerce de l’Ouest du Labrador.

L’édition de 2026 du congrès MINEx a attiré un rassemblement de 300 délégués. L’événement annuel organisé par la Chambre de commerce de l’Ouest du Labrador s’est tenu du 10 au 12 février derniers à l’hôtel Wabush et au Centre des arts et de la culture à Labrador City. Un salon professionnel rassemblant des exposants œuvrant dans ce domaine se tenait en parallèle au centre récréatif Mike Adam à Wabush.

Plusieurs dignitaires ainsi que des personnalités politiques influentes ont pris part au regroupement professionnel qui a vu le jour en 2017, notamment le député fédéral du Labrador, le libéral Philip Earle, du Parti libéral du Canada, le premier ministre de Terre-Neuve-et-Labrador, le progressiste-conservateur Tony Wakeham, qui était accompagné de membres de son gouvernement dont la ministre de la Santé et des Services communautaires, ministre responsable des Affaires du Labrador et des Relations avec les Autochtones et de la Réconciliation et députée des monts Torngats, Lela Evans, le ministre de l’Énergie et des Mines, leader parlementaire du gouvernement et député de Terra Nova, Lloyd Parrott et le député provincial du Labrador Ouest, Joseph Power. Il y avait également le maire de Labrador City et ancien député du Labrador Ouest, Jordan Brown, et la mairesse de Wabush, Gertie Canning. Une délégation de la Ville de Fermont s’est aussi déplacée pour l’occasion incluant la directrice générale adjointe et greffière, Marie-Philippe Couture, et le directeur des Services techniques, Olivier Bouchard.

Chefs de file

De nombreux décideurs et dirigeants d’organisations liées au secteur minier qui œuvrent dans la région étaient sur place afin de présenter leurs produits et services, leurs visions et d’échanger entre eux et avec le public sur leurs aspirations et les technologies du domaine. Les participants, incluant des représentants des minières Rio Tinto IOC, Tacora Resources, et du projet minier Kami de Champion Iron, ont notamment pu participer à des conférences présentant des sujets cruciaux pour l’activité minière dans la région ainsi qu’à des discussions sur l’avenir de l’exploitation minière dans la fosse du Labrador dans le cadre du rassemblement qui proposait notamment des conférenciers, une table ronde, un salon professionnel et des kiosques d’exposition. Le président de la Chambre de commerce de l’endroit, David Hall, considère que cette manifestation qui a permis aux acteurs de l’industrie de nouer des liens contribue à mettre l’accent sur une industrie qui constitue un socle des villes minières de la région et qui est un moteur économique majeur.

« L’Ouest du Labrador est heureux d’être à nouveau l’hôte de ce congrès d’envergure qui permet aux acteurs et représentants de l’industrie minière de tisser des liens et de construire des relations plus solides », confie ce dernier.

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Publié le 3 mars, 2026, dans la publication : Numéro_4 Volume_44

  • Centre des arts et de la culture à Labrador City
  • Centre récréatif Mike Adam à Wabush
  • Chambre de commerce de l’Ouest du Labrador
  • Congrès MINEx
  • Délégués de Fermont
  • Députés
  • Dignitaires
  • Exposants
  • Gertie Canning
  • Hôtel Wabush
  • Jordan Brown
  • Joseph Power
  • Lela Evans
  • Lloyd Parrott
  • Maire de Labrador
  • Mairesse de Wabush
  • Marie-Philippe Couture
  • Ministres
  • Olivier Bouchard
  • Philip Earle
  • Premier ministre
  • Progressiste-conservateur
  • Rassemblement de délégués
  • Salon professionnel
  • Tony Wakeham

Publié sur le site le 3 mars 2026

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École des Découvertes

Se « plonger » dans les arts

par Éric Cyr

Légende : Sur les photos à la page 23, quelques images de l’exposition scolaire d’arts qui a suscité un vif intérêt.

Le public a été convié à assister au vernissage de l’exposition artistique « L’aquarium 100tillant », qui coïncidait volontairement avec le centième jour d’école. Ce concept faisait partie de la démarche collective et créative inspirée pour cette deuxième édition de la thématique l’aquarium et les poissons. L’événement culturel s’est tenu au local d’arts plastiques de l’école des Découvertes à Fermont, le 13 février 2026.

Des élèves de maternelle à sixième année guidés par l’enseignante d’arts plastiques, Jennifer Marquis, ont au préalable effectué des recherches sur les différentes formes de vies aquatiques et en particulier sur les fonds marins et les poissons. Ils se sont ensuite « immergés » dans un univers fantaisiste et inventif inspiré du réel avant de dévoiler avec fierté le fruit de leur travail lumineux, c’est le cas de le dire puisque leurs créations scintillaient dans le noir stimulant ainsi une expérience sensorielle. Les œuvres présentées illustraient la diversité des espèces dulcicoles et marines que l’on peut retrouver au pays. Des réalisations distinctives et élégantes sorties tout droit de l’imagination des talents émergents se sont matérialisées dans le cadre de ce projet collaboratif. Le cheminement artistique a rassemblé de nombreux jeunes créateurs du primaire qui ont uni leurs énergies créatives afin de parvenir à réaliser en équipe leurs productions au cachet unique reproduites à plusieurs exemplaires.

Les nombreux amateurs d’art, près de 350 admirateurs, qui se sont déplacés pour venir contempler les créations originales exposées, principalement des parents et des amis des jeunes artistes ayant mis leur talent en commun, ont été éblouis par l’ambiance et l’effet captivant et fascinant. Les sujets abordés allaient des crustacés et des éponges aux hippocampes et aux méduses (soleils de mer) en passant par les oiseaux d’eau et de rivage et les tortues avec les poissons à l’honneur.

Le comité organisateur qui était composé d’enseignants de l’équipe-école souhaite remercier les bénévoles qui ont contribué à cette réussite ainsi que le club Optimiste pour sa contribution financière.

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Publié le 3 mars, 2026, dans la publication : Numéro_4 Volume_44

  • Arts plastiques
  • Bénévoles
  • Club Optimiste de Fermont
  • Créativité
  • Démarche collective
  • école Des Découvertes
  • Élèves de maternelle
  • Élèves du primaire
  • Enseignants
  • Événement culturel
  • Exposition d’art
  • Fermomt
  • Fonds marins
  • Jennifer Marquis
  • L’aquarium 100tillant
  • Univers fantaisiste
  • Vernissage
  • Vies aquatiques

Publié sur le site le 3 mars 2026

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Aéroport de Wabush

Transports Canada doit améliorer ses pratiques

par Éric Cyr

La députée de Côte-Nord-Kawawachikamach-Nitassinan, Marilène Gill, du Bloc québécois, a interpellé pour la seconde fois le ministre responsable de Transport Canada, Steven MacKinnon, le 12 février 2026, dans le dossier de la gestion déficiente de l’aéroport de Wabush au Labrador, qui a subi de nombreuses fermetures en 2025 et en 2026, afin qu’il intervienne pour s’assurer que le ministère des Transports du Canada qui gère cet aérodrome corrige ses façons de faire de façon à éviter que d’autres problèmes récurrents surviennent.

Les fermetures répétées de l’aéroport régional, qui dessert également Fermont au Québec, dans un intervalle rapproché, ont fait réagir madame Gill qui a tenu à questionner le ministre fédéral des Transports sur la situation, après avoir été informée par plusieurs citoyens et élus du manque d’informations et de transparence du ministère au sujet de l’interruption persistante de services à cet aéroport dans un court laps de temps, soit à trois reprises en trois mois.

Des conséquences

« Le ministère doit tenir compte que l’aéroport de Wabush est un service essentiel pour les citoyens de notre circonscription et qu’il permet non seulement les déplacements pour le travail, mais aussi des motifs personnels. Il contribue aussi aux services essentiels, en transportant du personnel et des biens médicaux. En octobre dernier, l’aéroport a été fermé plusieurs jours à cause d’un changement à la réglementation. Cette fermeture était prévue. Les Nord-Côtiers auraient pu et dû en être informés. L’aéroport a ensuite été fermé plusieurs jours dans le temps des Fêtes, puis encore quelques jours en janvier. Chaque fois, les citoyens ont été désagréablement surpris par la situation, ont été laissés à eux-mêmes, ont tenté de deviner ce qui se passait et de trouver des solutions. C’est inacceptable ! », affirme la députée de la Côte-Nord. « Je comprends que certaines situations liées à la météo sont parfois hors de contrôle. Cependant, le ministère peut donner les ressources nécessaires pour maximiser les efforts des équipes sur le terrain afin de réduire les fermetures soudaines. De plus, en ce qui concerne la fermeture du mois d’octobre, nous comprenons qu’il s’agissait d’un changement de réglementation auquel le ministère n’a pas prêté l’attention requise, donc que la fermeture aurait pu être évitée. C’est déplorable », ajoute la députée bloquiste qui réclame l’intervention du ministre fédéral des Transports dans ce dossier. « Je demande au ministre MacKinnon de donner à cette situation l’attention requise afin que les problèmes récurrents soient réglés. Il faut d’abord que Transport Canada mette les ressources nécessaires au bon fonctionnement de l’aéroport en cas d’évènements météorologiques. Le ministère devrait aussi développer un service de communication digne de ce nom pour informer les citoyens et les élus de l’évolution de la situation lors d’une fermeture temporaire »,
conclut Marilène Gill.

Le député fédéral du Labrador, Philip Earle, du Parti libéral du Canada, qui a travaillé durant deux décennies dans le domaine de l’aviation, a également affirmé avoir contacté à nouveau, pour la deuxième fois, son collègue de son propre gouvernement, le ministre des Transports Steven MacKinnon, en lui demandant de lancer une enquête pour déterminer les causes profondes de ces problèmes persistants afin qu’une telle situation ne se reproduise plus. Il avait alors qualifié la situation d’« embarrassante ».

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Publié le 3 mars, 2026, dans la publication : Numéro_4 Volume_44

  • Aéroport de Wabush
  • Aéroport régional
  • Côte-Nord-Kawawachikamach-Nitassinan
  • Député fédéral du Labrador
  • Députée Bloc québécois
  • Fermont
  • Interruption de service
  • Labrador
  • Marilène Gill
  • Ministre Steven MacKinnon
  • Nord-Côtiers
  • Parti libéral du Canada
  • Philip Earle
  • Service essentiel
  • Transport Canada

Publié sur le site le 3 mars 2026

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Orientation de carrière

Une diversité de métiers

par Éric Cyr

La première édition du Salon des professions s’est tenue à la Salle Aurora à Fermont les 5 et 6 février 2026. Une vingtaine de représentants de divers métiers et professions étaient sur place afin de faire découvrir leurs parcours professionnels et techniques et de discuter des multiples facettes de leurs emplois avec les visiteurs.

L’objectif de la démarche de motivation et de persévérance scolaire, qui a présenté une diversité de carrières intéressantes, se voulait de mettre en lumière un éventail de professions et de parcours possibles afin de contribuer à aiguiller et outiller la relève de demain en l’aidant à mieux connaître des possibilités qui peuvent s’offrir à elle dans le monde du travail et de lui expliquer les exigences requises et les impératifs pour accéder à ses aspirations futures, soit les compétences, les conditions, les critères obligatoires, ainsi que les exigences afin d’y parvenir.

L’une des organisatrices de l’événement, l’agente de développement à la MRC de Caniapiscau, Marilou Morin-Lévesque confie : « L’équipe d’organisatrices est hyper contente d’offrir enfin cette activité aux jeunes de Fermont qui évoluent dans une ville monoindustrielle et qui n’ont pas directement la chance de connaître la panoplie de professions qui existent et qui sont à leur portée. Nous souhaitons que le salon stimule leur curiosité, leur ouverture d’esprit et leur envie d’aller à l’école pour leur permettre d’exercer, un jour, un métier qui les passionne. La démarche visait à encourager la discussion, l’introspection et la réflexion. »

L’activité qui a suscité l’intérêt de plusieurs écoliers du primaire et élèves du secondaire leur a permis de démystifier certaines professions en échangeant avec les invités de leur choix et en leur posant des questions sur différents aspects de leurs emplois dans un cadre informel, ce qui les aidera certainement à prendre des décisions éclairées quant à leurs choix de carrière. Le public a également pu se renseigner sur des particularités et des spécificités moins connues de certaines occupations. Ces deux jours ont favorisé des interactions profitables entre les intervenants et les participants qui ont pu dialoguer et s’entretenir de sujets liés à des domaines spécialisés. Plusieurs anciens résidents de Fermont se sont déplacés pour l’occasion afin de tenter de transmettre leur passion et parler de leurs expériences professionnelles aux jeunes curieux venus les rencontrer.

« On a déjà vécu ce moment charnière de notre existence. C’est difficile de faire le bon choix de carrière, quand on est jeune, ce n’est pas évident de bien s’orienter vers un défi professionnel qui nous interpelle et qui va façonner notre vie. L’important c’est de faire quelque chose que l’on aime vraiment, ce qui nous passionne et le reste va suivre. J’ai beaucoup aimé discuter avec quelques-uns de ceux qui vont construire la société de demain. Cette expérience m’a permis de me replonger dans une période de ma jeunesse. Certaines questions m’ont permis de me remémorer le moment où j’ai découvert véritablement le plaisir de goûter aux aliments », explique le chef cuisinier Marc-André Chénard. Selon l’architecte Tommy Simard, ce salon fut une réussite qui a permis de partager des passions et de proposer une brève incursion dans certaines sphères d’activités professionnelles et des spécialités ciblées en les rendant accessibles localement grâce à cette formule interactive. « J’ai tellement reçu lorsque j’habitais à Fermont que je voulais redonner. Ça a semé une petite graine dans le cerveau de plusieurs jeunes en éveillant une curiosité par rapport aux multiples trajectoires qui peuvent se présenter à eux, particulièrement pour ceux qui ont une fibre plus artistique. Certains sont à la croisée des chemins, à un carrefour, où ils ont à choisir la voie qu’ils souhaitent emprunter pour tracer le chemin de leur avenir et ça leur montre qu’il existe de nombreuses possibilités. »

L’activité était organisée conjointement par la MRC de Caniapiscau, le Centre intégré de santé et de services sociaux de la Côte-Nord, la Maison des jeunes Alpha et la polyvalente Horizon-Blanc. L’idée est née au sein du comité en développement social Fermont en action.

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Publié le 17 février, 2026, dans la publication : Numéro_3 Volume_44

  • Centre intégré de santé et de services sociaux de la Côte-Nord
  • Choix de carrières
  • Comité en développement social Fermont en action
  • Diversité de carrières
  • Emplois
  • Étudiants
  • Fermont
  • Maison des jeunes Alpha
  • Marilou Morin-Lévesque
  • Métiers
  • Motivation
  • MRC de Caniapiscau
  • Parcours professionnels
  • Parcours techniques
  • Persévérance scolaire
  • Polyvalente Horizon-Blanc
  • Professions
  • Représentants
  • Salle Aurora de Fermont
  • Salon des professions
  • Transmettre la passion

Publié sur le site le 16 février 2026

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Orthophonie

Mobilisation locale autour du langage

par Éric Cyr

Légende : De gauche à droite sur la photo, les orthophonistes Anne-Isabelle Lévesque et Florence Gravel à la bibliothèque locale lors de leur récent passage à Fermont.

Deux orthophonistes de la clinique Expression à Québec, qui propose des services d’évaluation et d’intervention en langage et en communication, étaient de retour à Fermont. Elles ont animé des ateliers de stimulation du langage pour les enfants et leurs parents à la bibliothèque publique, le 1er février 2026. Celles-ci ont de plus offert des conseils pratiques aux éducatrices du Centre de la petite enfance (CPE) Le Mur-mûr ainsi qu’aux enseignantes de maternelle 5 ans de l’école des Découvertes en se rendant directement dans leurs groupes, les 2 et 3 février.

La propriétaire de l’établissement ayant une expertise en télépratique afin de mieux joindre les familles en région, Anne-Isabelle Lévesque, qui est originaire de Fermont, explique que l’une des activités offertes consistait à soutenir les parents dans l’utilisation des livres de la collection « Un mot à la fois » déjà présentée localement en novembre dernier, ainsi que dans l’application de stratégies de stimulation du langage à travers le jeu et la lecture partagée. Elle précise que cette collection est un outil clé en main pour les parents et se distingue par des phrases modèles collées à l’intérieur des livres afin de soutenir une stimulation du langage plus ciblée lors de la lecture. « Cette collection unique au Québec est accessible dans un rayonnage dédié à la bibliothèque publique de Fermont, où les ouvrages peuvent être consultés sur place ou empruntés », confie-t-elle.

Mme Lévesque était accompagnée de sa collègue orthophoniste, Florence Gravel, qui mentionne qu’elles sont allées une deuxième fois dans les groupes du CPE, après une première visite en novembre, afin de proposer des stratégies concrètes et directement applicables dans le quotidien des éducatrices pour maximiser les occasions de favoriser le développement langagier des enfants. Mme Gravel souligne également avoir grandement apprécié l’accueil et la réceptivité des équipes sur place. « Nous sommes retournées dans les groupes pour poursuivre le travail amorcé, proposer des stratégies, mais aussi pour répondre aux questions des éducatrices. Les équipes sont très ouvertes et engagées. C’est vraiment motivant de constater leur intérêt à intégrer ces stratégies au quotidien », mentionne-t-elle.

L’orthophonie englobe l’évaluation, la prévention et le traitement des troubles de la communication, tandis que la stimulation langagière est une approche préventive qui vise à favoriser le développement langagier chez les jeunes enfants. Ce service est un volet de l’initiative de promotion et de prévention du langage financé par la MRC de Caniapiscau. Ces activités qui misent principalement sur l’enseignement de stratégies de stimulation du langage pour les tout-petits en contexte de jeu et de lecture partagée afin de soutenir les interactions entre l’adulte et l’enfant sont une initiative du plan d’action du comité en développement social de Fermont, mieux connu sous l’apellation Fermont en action.

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Publié le 17 février, 2026, dans la publication : Numéro_3 Volume_44

  • Anne-Isabelle Lévesque
  • Bibliothèque publique de Fermont
  • Centre de la petite enfance
  • Clinique Expression
  • Côte-Nord
  • CPE Le Mur-mûr
  • école Des Découvertes
  • Éducatrices
  • Enseignantes
  • Enseignantes de maternelle
  • Fermont
  • Florence Gravel
  • Intervention en langage et en communication
  • Livres « Un mot à la fois »
  • Maternelle
  • Orthophonistes
  • Services d’évaluation
  • Stimulation du langage

Publié sur le site le 16 février 2026

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Défi Cain’s Quest

La course de motoneige célèbre deux décennies

par Éric Cyr

Légende : Sur la photo, les deux motoneigistes fermontois qui relèveront le défi pour une deuxième fois lors de leur première course. Source photo : Jocelyn Blanchette.

Attendue avec enthousiasme et impatience, la course internationale à motoneige Cain’s Quest, qui a gagné en popularité depuis sa création en 2006, affiche un parcours éprouvant et éreintant, l’un des plus difficiles et des plus longs au monde (avec la compétition Iron Dog Race en Alaska qui affiche une distance de 3730 kilomètres ou 2318 miles dont les départs des différentes catégories se sont tenus les 12 et 14 février 2026). L’épreuve d’endurance très prisée au Labrador reprend son envol en soulignant son vingtième anniversaire cette année après quelques annulations et modifications antérieures de trajets causés par la pandémie et des conditions météorologiques difficiles.

Un courageux équipage de deux motoneigistes de Fermont est inscrit et sera dans l’alignement lors du coup d’envoi de la prochaine édition de la course extrême aux côtés de participants de quatre provinces qui franchiront le fil de départ de cette nouvelle mouture qui coïncide avec les vingt ans de son lancement inaugural. Ils enfourcheront leurs bolides rugissants, mais tous ne termineront pas la course dont le degré de difficulté est très élevé et qui exige une détermination, une discipline, une énergie et une ténacité exemplaires. Le départ se fera au club de motoneige White Wolf sur le lac Tanya à Labrador City, le 22 février. Les deux premiers points de contrôle se situent dans la MRC de Caniapiscau au Québec, d’abord sur le lac Daviault à Fermont puis à Schefferville.

Le duo fermontois qui a décidé de relever à nouveau ce défi d’envergure en est à sa seconde participation à cette épreuve de calibre mondial. Les ambassadeurs de Fermont, Anthyme Bastien et Alexis Dubé, arboreront le numéro 26 comme lors de leur participation précédente. Les deux techniciens d’équipement lourd à la mine de fer de Mont-Wright, des adeptes de motoneige, enfourcheront chacun leur monture mécanisée de marque Lynx XTerrain RE 2026 avec pour objectif de sillonner et de compléter un itinéraire de 3400 kilomètres juché d’imprévus. Les camarades d’aventure qui ont déjà précédemment pris le départ de l’épreuve sportive ont pu constater toute l’ampleur des obstacles qui peuvent survenir et sont conscients des difficultés très exigeantes auxquelles ils auront à se mesurer dans le cadre de cette expédition hors-piste biennale nécessitant une préparation de longue haleine sans faille qui recèle de nombreuses embûches.

Le motoneigiste Anthyme Bastien confie : « Nous sommes confiants et bien préparés. On invite les gens à venir nous voir sur le lac Daviault en face de la marina de Fermont. On aimerait voir beaucoup de monde sur place »

En plus d’affronter durant le périple enneigé des compétiteurs aguerris et endurcis de plusieurs provinces, dont de nombreux représentants du Labrador et des motoneigistes expérimentés issus de communautés autochtones crie et innue, qui font partie de 17 autres écuries, les coéquipiers fermontois devront s’attaquer en autonomie complète aux rigueurs du climat arctique et aux caprices de dame nature. Les complices voyageront à travers diverses topographies du Labrador et du Nord québécois incluant de la neige profonde, des zones boisées et des lacs gelés en franchissant diverses topographies et en s’arrêtant aux escales obligatoires situées dans des communautés le long du trajet. Les fougueux athlètes, qui connaissent bien cette discipline, ont confiance de parvenir à franchir la ligne d’arrivée avec leurs bolides après avoir appris de leur expérience passée.

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Publié le 17 février, 2026, dans la publication : Numéro_3 Volume_44

  • Alexis Dubé
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Publié sur le site le 16 février 2026

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Bema Construction

Une centaine de chambres à Fermont

par Éric Cyr

Légende : Sur la photo de gauche à droite, le président de Bema Construction, Gabriel Besrest, le directeur des opérations, Frank Dumouchel et le surintendant des travaux civils, Jessy Leclerc-Lavoie dans le bureau local de Bema Construction. Sur l'autre photo, le complexe de Toromont.

L’entrepreneur général Bema Construction est le maître d’œuvre d’un important chantier de construction actuellement en branle à Fermont visant à terme l’érection d’une nouvelle infrastructure d’hébergement sur la rue des Bâtisseurs qui comprendra une centaine de chambres destinées à des travailleurs du domaine minier.

Le nouveau complexe résidentiel, qui inclura une aire de détente, un espace commun, une buanderie et une cuisine, a été commandé par l’entreprise Toromont pour loger ses employés dans la région. C’est un projet d’une quinzaine de millions de dollars qui témoigne de la confiance des joueurs majeurs de l’industrie minière du fer en l’avenir.

Bema Construction, qui compte plus d’une trentaine d’employés et dont les champs d’expertise couvrent la construction industrielle et de bâtiments ainsi que les ponts et ouvrages d’art, possède sa propre usine et flotte de camions de béton à Fermont. L’entreprise, qui a connu une forte expansion au cours des dernières années, s’est établie localement, en 2020, sur la rue Bertrand dans le parc industriel afin de se rapprocher de sa clientèle régionale et s’est récemment dotée d’une division en mécanique industrielle en plus de fonder, en 2025, le laboratoire indépendant, Lab52, spécialisé en contrôle de la qualité des matériaux géotechniques, des sols et du béton, assurant la conformité des travaux à Fermont et au Labrador.

Dans son désir d’expansion, Bema Construction s’est récemment investie à titre de commanditaire majeur du congrès de l’industrie minière Minex, qui s’est tenu du 9 au 13 février à Wabush. Cette implication s’inscrit dans une optique de croissance du côté de ses voisins du Labrador, l’entreprise ayant déjà un pied-à-terre à Labrador City. L’expertise de Bema Construction qui est solidement implantée localement est aussi reconnue à l’échelle nationale, l’entreprise ayant notamment participé à des projets d’envergure, dont les travaux de réfection des culées et des appuis de piliers du pont J.-C.-Van Horne, qui enjambe la rivière Restigouche pour relier la Gaspésie à Campbellton, au Nouveau-Brunswick, à la suite de l’obtention d’un contrat du gouvernement fédéral.

Selon le directeur des opérations, Frank Dumouchel, qui œuvre dans la région depuis plusieurs années, Bema Construction est aujourd’hui devenue une solution complète clé en main, intégrant la conception et l’ingénierie des projets, la réalisation des travaux ainsi que la livraison du béton produit par l’entreprise elle-même. Cette approche intégrée fait une différence notable et facilite la gestion des projets pour les partenaires commerciaux et pour le secteur minier, dont plusieurs acteurs majeurs figurent parmi les fidèles clients de l’entreprise. En plus de son rôle de gestionnaire, M. Dumouchel assure une présence régulière sur le terrain afin d’apporter un soutien direct aux clients et de bien comprendre les réalités propres aux chantiers.

Par ailleurs, au-delà des chantiers actuellement visibles, Bema Construction est engagée dans des projets structurants à plus long terme, notamment à titre d’entrepreneur responsable de la construction des ponts qui enjamberont les rivières sur le nouveau tracé de la route 389, un projet majeur dont l’ouverture est prévue dans quelques années.

« Les différentes étapes de construction de cette unité d’habitation de Toromont, le plus important contrat de Bema Construction en génie civil dans la région à ce jour, évoluent au rythme prévu et leur concrétisation fait appel à des experts de divers domaines comme l’électricité, la menuiserie et la plomberie. La santé et la sécurité au travail demeurent la priorité absolue sur le chantier, et l’approche rigoureuse instaurée par l’entreprise a permis une progression de la construction du bâtiment sans aucun accident avec perte de temps, tout en respectant l’échéancier. L’édifice devrait ainsi être complété et livré à la fin mars 2026, après quoi débuteront les travaux de génie civil et d’aménagement, incluant notamment l’asphaltage, les bordures et le paysagement. Il y a déjà eu une quarantaine de travailleurs lors de périodes d’achalandage et présentement, c’est une quinzaine au total qui œuvrent simultanément sur le chantier », confie M. Dumouchel, qui précise que la majeure partie des tâches, soit 85 %, est confiée à des sous-traitants locaux et 15 % à des entreprises régionales.

Son collègue, le surintendant des travaux civils, Jessy Leclerc-Lavoie, qui possède une longue feuille de route dans le domaine, souligne la complexité du projet réalisé dans un contexte nordique exigeant marqué par d’importantes contraintes hivernales. Ce dernier est particulièrement fier du mur de soutènement de 16 000 tonnes érigé adjacent au bâtiment, une réalisation qui a nécessité une planification rigoureuse et une exécution de haute précision.

À l’initiative du directeur des opérations, Frank Dumouchel, l’entreprise intègre des stagiaires universitaires en génie civil au sein de ses équipes, leur permettant de découvrir la région de Fermont, d’y développer une expérience professionnelle concrète et de favoriser le recrutement de la relève, explique-t-il avec enthousiasme, visiblement passionné par son métier.

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Publié le 17 février, 2026, dans la publication : Numéro_3 Volume_44

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Publié sur le site le 16 février 2026

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Transport aérien

Des lacunes majeures et persistantes

par Éric Cyr

Source photo : Timothy Collins, photographe

Le manque de fiabilité et l’imprévisibilité du service aérien à l’aéroport régional de Wabush au Labrador, qui est exploité par le ministère des Transports du Canada et qui lui appartient, nuisent grandement à plusieurs sphères de l’activité économique, médicale et sociale de la région des deux côtés de la frontière du Québec-Labrador en plus d’avoir des répercussions dans d’autres domaines connexes ici et ailleurs.

Ce phénomène déroutant et récurrent de défaillances qui se manifeste fréquemment par des annulations et des reports de vols pour toutes sortes de raisons, parfois douteuses, ainsi que la paralysie totale de l’aérogare de Wabush, qui s’est produit de façon répétée à trois reprises totalisant une semaine d’interruption des vols commerciaux en moins de trois mois depuis novembre 2025, représente une problématique systémique. Plusieurs résidents de Fermont, de Labrador City et de Wabush ont perdu confiance en la desserte aérienne et jugent que la situation inacceptable n’est pas que conjoncturelle, mais est plutôt causée par l’incompétence des gestionnaires aéroportuaires et le manque de considération pour la clientèle manifestée par certains transporteurs aériens. Le scénario trop souvent aléatoire et imprédictible d’un déplacement aérien alimente l’incertitude et cause un stress important sur les passagers devant se déplacer par avion. Ces citoyens, dont certains ont déjà pris part à un geste de désobéissance civile dans le cadre d’une manifestation citoyenne en face de l’aéroport visant à dénoncer le monopole, le prix ainsi que l’imprévisibilité du service aérien local, en octobre 2024, exhortent les élus à trouver des solutions afin de régler les déficiences de ce moyen de locomotion qui est crucial pour le transport de personnes et de biens pour les communautés locales.

Dommages collatéraux

Le vacillement de ce mode de transport par voie aérienne nuit aux patients des trois localités nordiques qui doivent se déplacer en avion pour obtenir des services médicaux non disponibles sur place et pour rencontrer des spécialistes à l’extérieur. Un grand nombre de malades souvent vulnérables ont eu à subir les inconvénients liés à des résiliations ou à des décalages de vols. Ces retards perturbent l’horaire de leurs rendez-vous médicaux importants qui prennent du temps à obtenir et qui doivent parfois être annulés ou remis. Cette dynamique nuisible est dommageable à la fois pour ceux-ci, qui subissent un stress nocif influençant de façon négative leur état de santé, mais a également des conséquences pour d’autres acteurs du milieu. La tendance perturbatrice se reflète notamment sur l’offre de services locale en nuisant au recrutement et à la rétention de médecins. L’omnipraticien Georges Gaba, qui exerce sa profession médicale au Centre de santé de Fermont, explique que des collègues qui souhaitaient venir travailler localement ont changé d’idée après avoir constaté le manque d’efficacité des déplacements aériens : « Certains de mes amis que j’ai approchés pour les inciter à venir pratiquer la médecine à Fermont et qui avaient manifesté un grand intérêt se sont ravisés et ont changé d’avis lorsqu’ils ont appris que j’ai été retenu durant quatre jours à attendre un vol à Wabush en décembre dernier. » Une dentiste qui a également été « prise en otage » à l’aéroport à la même période songeait à ne plus revenir et à changer d’endroit dans le cadre de son exercice professionnel. La situation occasionne aussi des maux de tête à certaines minières et pour des entrepreneurs locaux qui dépendent en bonne partie d’une main-d’œuvre utilisant des navettes aériennes (fly-in/fly-out) afin d’assurer la bonne marche de leurs activités.

À la suite de ces perturbations aériennes, une demande urgente a été adressée au ministre canadien des Transports par le député fédéral du Labrador, Philip Earle, afin d’obtenir une rencontre avec lui et des représentants du Ministère pour faire la lumière sur ces dérangements et en déterminer la cause profonde. Le député libéral labradorien a également exigé une mise à jour concernant le mandat relatif à la catégorie 6 des aéroports. Une rencontre entre les deux politiciens était prévue à la fin janvier. Le député Earle a confié que le processus a été amorcé afin de trouver un nouveau gestionnaire qui possède une grande expérience dans la gestion d’un aéroport situé dans le Nord et un nouvel administrateur est en cours de nomination s’il n’est pas déjà entré en fonction.

Selon un ancien superviseur pour Transports Canada à l’aéroport local, Kirk King, en raison de la récente démission de la directrice de l’aéroport local, la direction sera dorénavant assurée de façon temporaire pour une période de 90 jours par l’agente principale programmes financés/exploitation des aéroports pour Transports Canada qui était auparavant rattachée à l’aéroport de Sept-Îles sur la Côte-Nord, Karen Young.

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Publié le 3 février, 2026, dans la publication : Numéro _2 Volume_44

  • Activité économique
  • Activité médicale
  • Activité sociale
  • Aéroport régional de Wabush
  • Agente principale programmes financés/exploitation des aéroports pour Transports Canada
  • Côte-Nord
  • Décalages de vols
  • Dommages collatéraux
  • Fermont
  • Frontière du Québec-Labrador
  • Incertitude
  • Karen Young
  • Kirk King
  • Labrador
  • Ministère des Transports du Canada
  • Résiliations de vols
  • Service aérien
  • Transporteurs aériens

Publié sur le site le 3 février 2026

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De Champlain Groupe financier

Les racines nordiques du fondateur

par Éric Cyr

Légende : Sur la photo, M. De Champlain devant le bureau d’Impôt MJ à Fermont.

C’était un retour aux sources pour le fondateur de De Champlain Groupe financier, Sylvain De Champlain, à la mi-janvier. Né à Gagnon dans les années 1960, celui-ci est arrivé à Fermont à ses débuts à l’été 1974 avant la fondation officielle de la municipalité. Comme la construction du mur-écran n’était pas terminée, il a étudié dans le campement bleu qui servait à l’époque d’école qui se trouvait à proximité de l’endroit où se situe actuellement le bureau touristique.

Originaires de la Gaspésie, ses parents se sont établis à Gagnon en 1962. Son père construisait des habitations avant de se faire engager par la compagnie minière Québec Cartier pour travailler comme mécanicien à la mine de fer du Lac Jeannine, métier qu’il a exercé par la suite durant 33 ans à la mine de Mont-Wright. Dans son enfance, M. De Champlain a habité dans l’une des premières maisons érigées à Fermont sur la rue de l’Aquilon. En suivant les traces paternelles, ce dernier s’inscrit à un cours en mécanique au Cégep de Rimouski avant de se faire embaucher lui aussi au Mont-Wright en 1985. Une expérience de courte durée puisqu’il a été mis à pied neuf mois plus tard à cause de la récession qui sévit dans l’industrie du fer. « Tout le monde en congé forcé conservait son droit de rappel en espérant être réembauché. Je suis le seul à ne pas l’avoir fait même si tous me disaient de le faire. J’avais pris goût à la vie urbaine et j’ai décidé de tenter ma chance à Montréal. Un cousin qui travaillait dans l’assurance vie m’a dit qu’il me verrait dans ce domaine et j’ai commencé à la dure en faisant du porte-à-porte pour offrir des services », confie ce dernier qui a par la suite suivi des cours à temps partiel à l’Université du Québec à Montréal (UQAM) avant d’obtenir son titre de planificateur financier puis, en 1994, son permis en fonds d’investissement.

Esprit entrepreneurial

Travaillant pour une compagnie d’assurance depuis quelques années, M. De Champlain prend la décision de démarrer son propre cabinet indépendant en 1995, De Champlain Services financiers, qui est devenu plus tard De Champlain Groupe financier, ce qui lui a permis d’avoir une indépendance totale et d’offrir une gamme plus variée de produits financiers en ayant accès à un marché plus diversifié.
« En faisant le saut dans le courtage, je n’étais plus menotté ni condamné à devoir puiser à une seule source. »
En 2000 et 2001, l’entrepreneur fait l’acquisition de deux cabinets financiers de la métropole québécoise et les fusionne à son entreprise qui devient alors l’un des plus importants cabinets financiers indépendants au Québec. « De fil en aiguille, l’équipe a grossi. Nous avions déjà une bonne réputation, mais là nous avons acquis une notoriété », explique celui qui apparaît fréquemment en tant qu’expert financier dans les médias comme à l’émission RDI Économie.

M. De Champlain, qui a déjà rédigé des chroniques financières pour le journal local, n’a jamais oublié ses origines nordiques. Il est revenu à Fermont quelques fois par année durant des décennies afin d’y rencontrer des clients. Ayant eu vent que l’entreprise de ses amies et clientes Mireille Arsenault et Jacinthe Deschênes, Impôt MJ, était à vendre et qu’aucun acheteur sérieux ne s’était manifesté, il entame des discussions et en fait l’acquisition tout en conservant le nom original. « Il y avait un risque de reprendre une entreprise à maturité dans un autre créneau cependant un lien naturel existe entre les impôts et la finance qui demeurent toutefois deux entités distinctes. Le but était de poursuivre l’élan des deux fondatrices en assurant une transition harmonieuse tout en conservant un service de qualité et en maintenant l’image locale de marque. » Impôt MJ est devenu, depuis juin 2025, une division de De Champlain Groupe financier qui regroupe sous un même toit assurance vie, impôt, placements et investissements, planification financière et de retraite en plus d’offrir l’accès à un réseau de spécialistes en fiscalité et en courtage hypothécaire.

Après quatre décennies en affaires, Sylvain De Champlain peut compter sur une relève solide qu’il considère comme une famille, mais ce passionné toujours soucieux de combler les besoins de sa clientèle est loin de songer à la retraite. Il se considère privilégié de pouvoir aider les gens à réaliser leurs rêves en leur proposant des stratégies d’optimisation de capitaux pouvant les mener à l’atteinte de leurs objectifs financiers.

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Publié le 3 février, 2026, dans la publication : Numéro _2 Volume_44

  • Cabinet indépendant
  • Compagnie minière Québec Cartier
  • Courtage hypothécaire
  • De Champlain Groupe financier
  • Émission RDI Économie
  • Fermont
  • Fiscalité
  • Fonds d’investissement
  • Gagnon
  • Impôt MJ
  • Mine de fer du Lac Jeannine
  • Mine de Mont-Wright
  • Planificateur financier
  • Planification de retraite
  • Sylvain De Champlain
  • Université du Québec à Montréal

Publié sur le site le 3 février 2026

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Monts Groulx-Uapishka

Un grand aventurier n’est plus

par Éric Cyr

Légende : Sur la photo, Jacques Duhoux en avant de son ermitage agreste. Source photo : François Trahan.

Un pionnier du tourisme d’aventure québécois, Jacques Duhoux, qui était atteint de la maladie de Parkinson, s’est éteint en janvier à l’âge de 89 ans. Originaire de Belgique en Europe, l’amoureux des grands espaces, qui a passé une partie de son enfance en Afrique, a déménagé au Québec où il a découvert les joies de l’hiver. Adepte d’expéditions, il découvre, en compagnie d’un autre aventurier avec qui il s’est lié d’amitié, feu Michel Denis (1943-2023), les monts Groulx-Uapishka au milieu des années 1980. Éblouis par tant de beautés naturelles, les deux hommes comme attirés par un puissant aimant s’y fixent en s’y établissant après y avoir chacun construit un chalet.

M. Duhoux érige sur place une cabane de nomade rustique sans électricité et sans eau courante, qui devient le camp de base d’Aventure nomade qui propose et des expéditions de traîneau à chiens et du tourisme d’exploration dans la région. Selon Guy Boudreau, qui habite également à la porte d’entrée des monts Groulx-Uapishka et qui a côtoyé les deux fondateurs et guides d’aventure, Jacques Duhoux, qui a vécu en autonomie complète durant les saisons automnales et hivernales pendant plus de quatre décennies au pied de ce récif montagneux, était un véritable pionnier de cet endroit et aura contribué de concert avec Michel Denis à aménager ce territoire nordique de façon respectueuse de l’environnement et à le rendre accessible au tourisme d’aventure.  « En tant que guide d’aventure, il a parcouru ces espaces montagneux de long en large. Lors de ses pauses de sa vie active d’aventurier, il était toujours agréable d’aller à sa rencontre au camp nomade où il aimait séjourner à l’automne et y passer l’hiver. Il aura su inspirer à sa façon de nombreuses personnes en quête de nature véritable tant par ses expéditions et son mode de vie simple que par ses quelques mots et ses silences. Le dernier chapitre d’un grand livre d’aventure qui aura marqué une époque vient de se conclure », confie avec émotion M. Boudreau. Les actions de ces passionnés de nature auront certainement contribué à faire connaître et à protéger ces écosystèmes fragiles où poussent des plantes arctiques alpines faisant en sorte que ce paysage d’immensité devienne une partie centrale de la Réserve de la biosphère de Manicouagan-Uapishka reconnue par l’UNESCO.

Certains croient que les deux baroudeurs invétérés sont déjà en train d’organiser des expéditions vers le ciel.

Né à Hasselt en Belgique, Jacques Duhoux est décédé à Montcerf-Lytton au Québec après avoir demandé l’aide médicale à mourir, le 9 janvier 2026, en léguant aux générations futures le soin de préserver ce joyau du patrimoine naturel qu’il a tant aimé, car rien n’est immuable et il faut des gardiens des richesses écologiques uniques. Pour en connaître davantage sur ce personnage plus grand que nature, vous pouvez visionner le film documentaire Jacques, de la réalisatrice québécoise Lysandre Leduc-Boudreau, qui rend hommage à ce véritable monument de l’exploration nordique.

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Publié le 3 février, 2026, dans la publication : Numéro _2 Volume_44

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Publié sur le site le 3 février 2026

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Désenclavement de la Côte-Nord

Le Parti québécois réitère son engagement

par Éric Cyr

Légende : Sur la photo, le porte-parole des transports au Parti québécois, Joël Arseneau, confirme la nécessité d’un pont à Tadoussac. Source photo : PQ.

Le Parti québécois (PQ) a tenu à officialiser à nouveau son engagement en faveur de l’érection d’un pont qui enjamberait la rivière Saguenay à son embouchure à Tadoussac, la porte d’entrée de la Côte-Nord, à la suite d’informations qui circulaient laissant entendre le contraire.

Selon le chef de la formation politique, Paul St-Pierre Plamondon, qui s’est déjà engagé à l’égard d’un tel ouvrage d’art à Tadoussac, le Parti québécois ne recule pas sur sa promesse de la construction d’un pont reliant Baie-Sainte-Catherine à Tadoussac.

Remettre les pendules à l’heure

Le porte-parole péquiste en matière de transports, le député des Îles-de-la-Madeleine, Joël Arseneau, abonde dans le même sens en expliquant que la position du Parti québécois est claire et n’a pas changé. Selon ce dernier, les orientations qui ont été adoptées récemment lors du congrès d’orientation de cette formation politique ne faisaient pas l’énumération exhaustive de chacun des projets d’infrastructures que le PQ veut concrétiser d’où la rumeur. « Les projets particuliers ne sont pas énumérés dans le projet national. Nous voulons investir de façon responsable dans les infrastructures, comme la rénovation de certains hôpitaux vétustes et le réseau routier, et nous sommes favorables au désenclavement du territoire nord-côtier grâce à l’édification d’un pont à Tadoussac. J’ai moi-même proposé une motion à l’Assemblée nationale du Québec afin que celle-ci reconnaisse que la Côte-Nord est géographiquement enclavée et que la construction d’un pont est nécessaire au désenclavement de ce territoire. À la suite de cette initiative du Parti québécois, les élus ont adopté une résolution à ce sujet, à l’unanimité, le 26 mars 2025 », confie le député madelinot qui précise que la plateforme de la formation politique réitérera à nouveau cet engagement historique et qu’un gouvernement du Parti québécois fera preuve de transparence en dévoilant les plus récentes études relatives à l’édification d’un pont à Tadoussac contrairement au gouvernement de la Coalition avenir Québec (CAQ) qui prétend qu’une telle réalisation architecturale nécessiterait un investissement de 4 milliards de dollars, tout en refusant de divulguer les documents qui en viennent à cette conclusion. « À l’inverse de la CAQ, qui repousse sans cesse l’échéancier de ce projet qui est maintenant rendu à 2030, nous allons donner l’heure juste à ce sujet aux citoyens nord-côtiers qui souhaitent de façon légitime un désenclavement de leur région et qui ont le droit de connaître les résultats des analyses financées par les fonds publics », conclut le député Arseneau.

Le premier ministre du Québec, François Legault, qui a annoncé qu’il ne solliciterait pas un nouveau mandat comme chef du parti qu’il a fondé, la CAQ, le 14 janvier dernier, avait dit lors de la dernière campagne électorale qu’il avait « un préjugé favorable pour un pont ». Force est de constater que le dossier n’a pas beaucoup progressé depuis.

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Publié le 3 février, 2026, dans la publication : Numéro _2 Volume_44

  • Baie-Sainte-Catherine
  • Coalition avenir Québec
  • Député des Îles-de-la-Madeleine
  • Enclavement géographique
  • François Legault
  • Gouvernement
  • Joël Arseneau
  • Parti québecois
  • Paul St-Pierre-Plamondon
  • Pont à Tadoussac
  • Porte d’entrée de la Côte-Nord
  • Rivière Saguenay
  • Tadoussac

Publié sur le site le 3 février 2026

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Transport aérien

Zizanie à l’aéroport de Wabush

par Éric Cyr

Source photo : Timothy Collins, photographe

L’aéroport régional de Wabush au Labrador a connu à nouveau des perturbations majeures ayant paralysé totalement le trafic aérien, cette fois-ci à l’approche de Noël, ce qui a occasionné des maux de tête à des centaines de passagers qui devaient se déplacer en avion. Aucun vol n’a pu y atterrir ou décoller, du 19 au 22 décembre 2025, puisque la piste a été condamnée durant ces quatre jours. Cette fermeture totale de l’aérodrome a été causée par des conditions météorologiques difficiles ayant favorisé la formation de glace.

Les mauvaises expériences s’accumulent pour la desserte aérienne de Wabush à la suite d’une gestion problématique des infrastructures aéroportuaires et d’une offre de service déficiente.

Deuxième occurrence

C’est la seconde interruption de service en deux mois à ce terminal aérien. Le précédent épisode ayant nécessité une suspension des vols commerciaux durant deux jours, en novembre dernier, avait été causé par de la négligence, voire de l’incompétence, de l’administration aéroportuaire qui avait omis de remplacer des pneus trop usés sur un véhicule d’urgence. Le mécontentement populaire concernant les problèmes de communications récurrents et la piètre qualité du service offert aux usagers de cet aérodrome, exprimé notamment sur les réseaux sociaux, aura finalement eu la tête de la gestionnaire responsable de la récente réintroduction des services d’urgence-incendie aéroportuaires, qui avaient été démantelés en août 2020 pour une durée de près de 5 ans par le ministère des Transports du Canada, la directrice de l’aéroport de Wabush, Belinda Curran, qui a remis sa démission et cessé ses fonctions le 16 janvier.

La colère gronde

La tension était palpable dans l’aérogare constamment bondée de nombreux passagers fatigués et impatients, de quoi décourager n’importe quel hodophile. Ceux-ci circulaient dans une confusion totale en tentant d’obtenir des renseignements sur le cumul de suppressions de vols et l’évolution de la situation dans une atmosphère de brouhaha généralisé. Malgré une annulation de vols, l’un après l’autre, des voyageurs conservaient un mince espoir de pouvoir enfin embarquer à bord d’un aéronef. Malheureusement, le tarmac est demeuré désert durant cette période de désarroi pour plusieurs qui ignoraient ce qui allait advenir. Ils observaient en colère ou de façon résignée la nonchalance ambiante qui régnait sur place.

Pluie, verglas et refroidissement soudain

Une alerte météorologique, signalant un système pluvieux intense suivi d’un refroidissement éolien soudain, avait au préalable été émise. Cela aurait dû contribuer à enclencher un processus préventif pouvant inclure le recouvrement de la piste de neige afin de mieux pouvoir casser la glace par la suite selon l’ancien superviseur de structures, surfaces et entretien mobile pour le ministère des Transports du Canada à l’aéroport local, Kirk King, qui considère que des erreurs ont été commises et que tous les moyens n’ont pas été pris pour éviter une telle crise. Celui-ci juge le tout combiné à une mauvaise gestion qui a mené aux problématiques qui en ont découlé. Il explique de plus que les produits de déglaçage pour faire fondre la glace sur la piste d’atterrissage ont été entreposés à l’extérieur et exposés au soleil durant la période estivale, ce qui a affecté leur performance en réduisant considérablement leur efficacité.

Retour à la « normale »

Après quelques jours de chaos et de tergiversations, un traitement chimique additionnel a été appliqué et des équipements supplémentaires ont été mobilisés pour faciliter le déglaçage de la piste. La reprise graduelle des activités a finalement eu lieu dans la soirée du 22 décembre lorsqu’un premier aéronef a enfin pu atterrir et reprendre son envol. Toutes ces péripéties ont gâché les plans de voyage de plusieurs et ont forcé de nombreux passagers à annuler leurs déplacements aériens et à prendre d’autres dispositions comme de se résoudre à emprunter la route pour atteindre leur destination. Le principal transporteur aérien commercial de l’aéroport, PAL Airlines, a nolisé des autobus afin d’acheminer des clients en attente de leur vol jusqu’à l’aéroport de Happy Valley-Goose Bay au Labrador pour qu’ils puissent décoller de cet endroit. Des minières ont fait de même pour des travailleurs utilisant le navettage aérien, qui ont été pris en otage plusieurs jours, pour leur permettre de rentrer chez eux.

Le député fédéral de la circonscription du Labrador, le libéral Philip Earle, qui avait communiqué avec le ministre des Transports de son gouvernement afin de trouver des solutions lors de la première fermeture, a dit avoir été « en contact direct et continu » avec les autorités aéroportuaires et les compagnies aériennes durant cette période d’agitation tumultueuse.

Le député fédéral du Labrador s’impatiente

Le député fédéral du Labrador, Philip Earle, a affiché une fois de plus son mécontentement au sujet des complications fréquentes perturbant le trafic aérien qui surviennent de façon courante à l’aéroport régional de Wabush au Labrador, le 8 janvier 2026.

« Des interruptions de vols sont survenues de nouveau à l’aéroport de Wabush, ce qui constitue la troisième perturbation majeure depuis octobre 2025. Ce niveau d’interruptions répétées est inacceptable pour notre région et pour les passagers qui dépendent de ce moyen de transport », a confié le député fédéral libéral qui s’est exprimé au sujet de la nouvelle situation problématique survenue au début janvier. « Le récent problème n’était pas lié aux conditions météorologiques au sens habituel, mais plutôt aux opérations de déneigement de l’aérodrome. La ligne centrale de la piste avait été dégagée sur 90 pieds et un NOTAM (Notice to Airmen, ou Avis aux navigants en français, un message essentiel diffusé par les autorités aéronautiques pour informer les pilotes et le personnel navigant de changements temporaires ou non permanents affectant les activités aériennes, de dangers ou de restrictions concernant la navigation comme la fermeture de pistes) avait été émis en conséquence », a expliqué le député qui est lui-même issu du monde de l’aviation.

Selon le politicien, à l’extérieur de cette ligne axiale de 90 pieds, l’état de la surface de la piste était inférieur aux limites réglementaires pour l’atterrissage selon le type d’avion. Conformément aux spécifications d’exploitation du transporteur aérien PAL Airlines, l’aéronef Dash 8-400 (Q-400) doit disposer d’une ligne centrale longitudinale dégagée sur 100 pieds pour pouvoir atterrir légalement, tandis que d’autres types d’appareils exigent une largeur de dégagement différente ou moindre. Par conséquent, l’appareil n’a pas pu atterrir tant que l’axe de piste est demeuré à 90 pieds. Ce n’est qu’en début de soirée que la piste a été élargie à l’envergure requise de 100 pieds, permettant alors à tous les aéroplanes, y compris le Dash 8-400, d’opérer normalement.

Dialogue de sourds

« Les problèmes opérationnels persistants à l’aéroport de Wabush doivent être réglés. J’ai à nouveau communiqué par écrit avec les autorités compétentes afin de rechercher une solution à ces enjeux récurrents. Notre communauté, nos travailleurs et nos entreprises dépendent d’un service aérien fiable et ces interruptions répétées minent la confiance en causant de réelles difficultés aux voyageurs. Je continuerai à suivre ce dossier jusqu’à ce qu’il y ait une clarté, une responsabilité et une solution durable. Nous méritons un service aérien plus sûr et je continuerai d’exiger cette fiabilité de la part de l’exploitant jusqu’à ce qu’elle soit au rendez-vous. Nos attentes sont justes et raisonnables, le service est loin d’être acceptable et un changement s’impose », a conclu le député fédéral du Labrador.

Opinion dissidente

Un ancien superviseur pour le ministère des Transports du Canada à l’aéroport local, Kirk King, réfute les affirmations et les conclusions de l’élu labradorien qui sont selon lui erronées ou de mauvaise foi. « Avant que PAL fasse l’annonce de l’impossibilité d’atterrir à Wabush pour ses avions, ils l’ont pourtant fait à maintes reprises au préalable sur une piste dégagée de 90 pieds avec un appareil Q-400. Qu’est-ce qui a changé entre ce moment et les jours suivants où les responsables exigeaient une surface d’au moins 100 pieds ? Sans explications plus convaincantes, les passagers lésés ont certainement droit à des indemnisations, car cette décision a été prise par PAL qui a soit mal interprété la réglementation ou commis une erreur. Cet incident n’aurait jamais dû se produire. J’ai en ma possession les preuves de ce que j’avance et c’est avec plaisir que je les partagerai avec quiconque souhaite les obtenir afin de faire une demande de dédommagement auprès du transporteur aérien ou des petites créances », explique ce dernier.

Avec du recul, force est de constater qu’à Wabush, ce n’est pas la glace qui a cloué les avions au sol, c’est plutôt l’absence d’anticipation, de gouvernance robuste et de parole fiable selon le pilote privé Jimmy Delalin qui explique qu’il existe des tensions entre les normes en vigueur et la sécurité. « Le problème n’est plus seulement l’état de la piste, mais l’absence d’alignement entre règles, pratiques et responsabilités et ce décalage finit toujours par pénaliser les passagers. »

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Publié le 20 janvier, 2026, dans la publication : Numéro_1 Volume_44

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Publié sur le site le 19 janvier 2026

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Chemin de fer QNS&L

Déraillement d’un convoi ferroviaire

par Éric Cyr

Légende : Sur la photo, des membres de l’équipe ayant participé aux travaux de nettoyage et de remise en état de la voie ferrée qui ont travaillé sous un climat hivernal rigoureux durant la période des fêtes. Source : Rio Tinto IOC.

Un convoi ferroviaire de la minière Rio Tinto IOC, transportant du minerai de fer, a déraillé sur le chemin de fer de la Côte-Nord et du Labrador, mieux connu en anglais sous le nom de Quebec North Shore and Labrador Railway (QNS&L), qui relie Sept-Îles à Schefferville, le 28 décembre 2025, occasionnant la paralysie de cette voie ferrée durant un peu plus d’une semaine.

Le déraillement impliquant un train de Rio Tinto IOC acheminant du minerai en direction de Sept-Îles, qui est survenu dans le secteur Nicman (mile 36) de la ligne de chemin de fer, a été confirmé le lendemain par la minière. L’accident n’a heureusement fait aucun blessé, mais a cependant interrompu la circulation sur ce lien terrestre interprovincial sur rails qui a été construit de 1951 à 1954.

Un porte-parole de Rio Tinto IOC confie que de la machinerie a été déployée sur les lieux, le 30 décembre, soit la même journée que le Bureau de la sécurité des transports du Canada (BST) a envoyé une équipe d’enquêteurs afin de recueillir des informations et d’évaluer les circonstances ayant mené au déraillement. Un premier train transportant quatre pelles mécaniques en provenance de Sept-Îles est arrivé sur place et un autre train avec trois pelles mécaniques en provenance de Labrador City a suivi. Deux équipes d’une quinzaine de personnes, dont deux entrepreneurs, se sont par la suite relayées jour et nuit pour remédier à la situation. « Le déplacement des wagons a été effectué grâce à des pelles mécaniques. Des travaux se sont déroulés durant plusieurs jours malgré d’abondantes chutes de neige qui ont compliqué la tâche des équipes à cet endroit. Un nettoyage de la zone a ensuite été effectué afin de préparer l’emplacement pour reconstruire une courte partie de rails et aucun signe de déversement significatif ni d’impact sur un plan d’eau n’a été constaté. Des tests ont aussi été réalisés sur les sections de chemin de fer de part et d’autre du site du déraillement afin de vérifier le bon état des rails et de permettre la reprise sécuritaire du trafic ferroviaire. » Des travailleurs sont finalement parvenus à déplacer les wagons qui obstruaient la voie ferrée afin de libérer le passage et de rétablir la circulation sur le chemin de fer QNS&L qui a finalement repris graduellement à vitesse réduite, le 5 janvier 2026.

Selon Rio Tinto IOC : « Plus de 700 heures de travail ont été effectuées par les équipes sur le terrain sans incident en santé et sécurité, ce qui témoigne de l’engagement et du professionnalisme de nos gens. Grâce aux efforts exceptionnels de nos employés, l’arrêt de la circulation a été réduit au minimum, malgré des conditions hivernales difficiles. Dans le cadre de ces travaux, nous avons appliqué une approche préventive rigoureuse pour le nettoyage de la zone et la reconstruction de la voie ferrée, afin de minimiser les risques environnementaux et d’assurer la sécurité des opérations futures. Nous tenons à remercier encore une fois tous ceux qui ont contribué à rétablir la situation. »

Cette obstruction de ce réseau ferroviaire a affecté les déplacements de la société Transport ferroviaire Tshiuetin, qui offre un service de transport de passagers et de marchandises, notamment pour l’approvisionnement de Schefferville, qui a dû organiser un vol nolisé en avion, le 1er janvier, afin d’accommoder 90 passagers qui devaient initialement se déplacer en train. En plus de l’entreprise IOC (Labrador City), trois autres compagnies minières du Labrador et du Québec, qui utilisent également ces rails pour acheminer leurs boulettes et leur minerai de fer vers le plus important port minéralier en Amérique du Nord qui est situé à Sept-Îles sur la Côte-Nord, ont subi des inconvénients découlant de cet événement. Il s’agit de Tata Steel (Schefferville), Tacora Resources (Wabush) et Minerai de fer Québec (Fermont).

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Publié le 20 janvier, 2026, dans la publication : Numéro_1 Volume_44

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Publié sur le site le 19 janvier 2026

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