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  • De petits entrepreneurs fermontois

    Économie

    De petits entrepreneurs fermontois

  • Des projets miniers à  proximité de  Fermont

    Métaux critiques

    Une 9 juin, 2026

    Des projets miniers à proximité de Fermont

  • Une assemblée publique de consultation

    Santé publique

    Une assemblée publique de consultation

  • La capacité énergétique : un enjeu crucial pour la croissance régionale

    Ouest du Labrador

    La capacité énergétique : un enjeu crucial pour la croissance régionale

  • Un « nouvel »  attrait typiquement fermontois

    Tourisme

    Un « nouvel » attrait typiquement fermontois

  • Des enjeux opérationnels ravivent le débat sur sa gouvernance

    Aéroport de Wabush

    Une 26 mai, 2026

    Des enjeux opérationnels ravivent le débat sur sa gouvernance

  • La Ville de Fermont achète un immeuble

    Nouvelle mairie

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    Terres publiques

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  • François Lambert à Fermont

    Conférence

    François Lambert à Fermont

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    Cancer Fermont

    Une 12 mai, 2026

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  • La députée en tournée à Fermont

    Bloc québécois

    La députée en tournée à Fermont

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    Médias de presse écrite

    Un honneur pour Le Trait d’union du Nord

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    Prix du carburant

    Une 28 avril, 2026

    Les solutions doivent être durables

  • Une délégation fermontoise à Québec

    Congrès de l’industrie minière

    Une délégation fermontoise à Québec

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Volume_44

De petits entrepreneurs fermontois

Économie

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Des projets miniers à  proximité de  Fermont

Métaux critiques

Une 9 juin, 2026

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Économie

De petits entrepreneurs fermontois

par Éric Cyr

Légende : Sur la photo, de jeunes entrepreneurs locaux ont participé à « La Grande journée des petits entrepreneurs ».

La 13e édition de « La Grande journée des petits entrepreneurs » a regroupé une douzaine d’entreprises locales fondées par la jeunesse qui ont présenté leurs produits dans un marché intérieur composé de différents kiosques érigés pour l’occasion au deuxième étage du centre commercial du mur-écran de Fermont, le 6 juin 2026. Un total de 18 jeunes y a offert leurs créations et leurs offres de services.

L’événement local était organisé par la Municipalité régionale de comté (MRC) de Caniapiscau dans le cadre du mouvement panquébécois dont la mission est d’éduquer, d’inspirer, et d’habiliter les jeunes d’âge scolaire en créant des occasions d’entreprendre afin de changer le tissu social économique et entrepreneurial du Québec de demain. L’objectif est d’éveiller les jeunes à l’entrepreneuriat, de leur faire prendre conscience de l’importance de l’effort et du travail pour gagner de l’argent, d’apprendre tout en s’amusant, en leur donnant l’occasion de développer leur autonomie, leur confiance en eux, leur créativité, leur sens des responsabilités en plus de sensibiliser la population à l’entrepreneuriat.

L’agente responsable au développement économique à la MRC, Chantal Paquet, confie : « C’est toujours inspirant de voir de jeunes entrepreneurs transformer leurs idées en projets concrets. Après trois ans, nous constatons avec fierté l’évolution de leur confiance, de leur créativité et de leur esprit d’initiative. »

La relève entrepreneuriale a fait preuve de créativité pour présenter le fruit de son travail, qui incluait des denrées alimentaires, des créations originales, des fabrications artisanales et des idées et services innovants, sous la supervision de l’équipe de la MRC représentée par Chantal Paquet et Manon Abud. Un public nombreux est venu encourager les jeunes vendeurs avec qui il a pu discuter et qui ont grandement profité de cette expérience annuelle enrichissante. Voici les commerces qui étaient sur place : Audet-jeuner, Café chez Ludo, Choco Marième, Coco Chandelles, Créations MadDex, Jurassiques Poules Willow, La Patch Max, Les mini-douceurs du Nord, Les Plaisirs d’Émy, Les promenades du nord, Plantes Éco et Les Petits Potvin.

« La Grande journée des petits entrepreneurs » qui a vu le jour dans la ville de Québec en 2014 a présenté une édition québécoise dès l’année suivante en 2015 avec l’appui de la Caisse de dépôt et placement du Québec. L’activité a rassemblé 12 000 jeunes entrepreneurs de 5 à 17 ans aux quatre coins du Québec en 2026.

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Publié le 23 juin, 2026, dans la publication : Numéro_12 Volume_44

  • Activité jeunesse
  • Autonomie
  • Centre commercial du mur-écran
  • Chantal Paquet
  • Créativité
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  • Jeunesse
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  • La Grande journée des petits entrepreneurs
  • Mouvement panquébécois
  • Municipalité régionale de comté (MRC) de Caniapiscau
  • Produits et services
  • Sociaux économique

Publié sur le site le 19 juin 2026

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Métaux critiques

Des projets miniers à proximité de Fermont

par Éric Cyr

Légende : Sur la photo, le graphite est un excellent conducteur d’électricité et de chaleur qui est utilisé notamment dans les anodes de batteries lithium-ion. Source photo : MRNF.

La ville de Fermont est au cœur de plusieurs projets visant l’extraction éventuelle de graphite, qui est notamment un minerai stratégique pour la filière de batteries de véhicules électriques. Le projet potentiel d’exploitation minière dans le périmètre du lac Carheil conduit par l’entreprise australienne Metals Australia et celui du secteur du lac Knife mené par Focus Graphite qui poursuivent leur essor.

Ces démarches s’inscrivent dans un contexte mondial où la demande pour les minéraux critiques et les solutions énergétiques associées est en forte croissance. La région située dans la Fosse du Labrador se positionne comme un territoire stratégique pour l’approvisionnement nord-américain en minéraux critiques grâce à l’avancement de ces deux initiatives. Dans un contexte mondial marqué par la croissance de la filière des batteries lithium-ion et par la volonté occidentale de réduire sa dépendance envers la Chine, les deux sociétés tentent de faire progresser leurs projets respectifs vers une éventuelle mise en production.

Le projet du lac Carheil, Lac Rainy Graphite, qui est détenu par Metals Australia par l’entremise de sa filiale Northern Resources est situé à une vingtaine de kilomètres au sud de la municipalité nordique. L’entreprise australienne, qui souhaite approvisionner le marché nord-américain en produits de graphite destinés principalement aux fabricants de véhicules électriques et aux systèmes de stockage d’énergie, affirme que des essais réalisés en Europe ont permis d’obtenir selon les essais réalisés pour la société un graphite sphérique purifié atteignant une pureté de 99,99 %, un niveau recherché par l’industrie. Selon les données publiées par la compagnie, la ressource minérale du gisement atteindrait environ 50 millions de tonnes à une teneur moyenne de 10,2 % de carbone graphitique total (TGC) représentant plus de 5 millions de tonnes de graphite contenu. La minière soutient que cette ressource positionnerait ce projet de graphite parmi les plus importants en développement au Canada en matière de combinaison entre tonnage et teneur. Le projet en phase avancée d’exploration et d’études techniques bénéficie aussi d’un appui gouvernemental. Québec a accordé une aide financière de 600 000 dollars dans le cadre du programme de soutien à la recherche et au développement minier. Les travaux récents se sont concentrés sur les forages, les essais métallurgiques et l’avancement d’une étude de préfaisabilité. Des études environnementales et sociales se déroulent en parallèle ainsi que l’analyse des infrastructures nécessaires au développement éventuel de la mine. Metals Australia mise également sur une stratégie intégrée visant non seulement l’extraction du minerai, mais aussi la transformation du graphite destiné au marché des batteries. La minière prévoit construire une raffinerie de graphite de haute pureté d’une capacité annuelle de transformation de 75 000 tonnes de concentré et d’une production de 51 000 tonnes/an  près de Baie-Comeau, un projet qui pourrait générer plus de 2 milliards de dollars canadiens en retombées économiques.

De son côté, Focus Graphite, qui concentre surtout ses efforts sur la transformation et les technologies de purification, demeure à un stade préliminaire. L’entreprise a annoncé, après plusieurs années de progression plus lente, une entente de développement conjoint avec la société technologique américaine Forge Nano, en avril 2026, afin d’évaluer l’utilisation de technologies de revêtement avancées sur le graphite naturel provenant du site du lac Knife. L’entreprise, qui n’a toujours pas franchi le cap du financement majeur nécessaire à la construction d’une mine, continue de promouvoir son projet situé à une trentaine de kilomètres au sud-ouest de la municipalité nordique. Le gisement est connu depuis plusieurs années pour la haute qualité de son graphite en paillettes et fait régulièrement partie des projets québécois identifiés comme stratégiques pour la transition énergétique. Après une longue période de relative discrétion, Focus Graphite semble avoir relancé certaines activités de développement au cours de la dernière année. En mars 2026, la société a annoncé le début officiel d’un programme pilote soutenu financièrement par Ressources naturelles Canada qui comprend le traitement d’un échantillon massif de minerai provenant de ce gisement afin de produire du graphite de très haute pureté qui est destiné à des essais industriels et à la validation technologique. L’entreprise bénéficie d’un financement fédéral pouvant atteindre 14,1 millions de dollars pour développer une technologie de purification thermique sans produits chimiques agressifs. Focus Graphite affirme vouloir positionner le Québec comme un futur fournisseur de graphite avancé destiné autant aux batteries qu’aux secteurs de l’aérospatiale et de la défense.

Malgré ces avancées, aucun des deux projets n’a encore franchi l’étape de la décision d’investissement ni obtenu l’ensemble des autorisations nécessaires à une exploitation commerciale. Les sociétés minières demeurent tributaires du contexte géopolitique entourant les minéraux critiques, des marchés financiers et des prix du graphite. L’intérêt grandissant des gouvernements canadien et québécois pour le graphite et les matériaux de batteries contribue néanmoins à maintenir les projecteurs sur la Côte-Nord. L’accélération récente d’autres projets québécois de graphite démontre également que la filière pourrait connaître une importante expansion au cours des prochaines années.

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Publié le 9 juin, 2026, dans la publication : Numéro_11 Volume_44

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Publié sur le site le 9 juin 2026

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Santé publique

Une assemblée publique de consultation

par Éric Cyr

Légende : Sur la photo, des participants lors des discussions relatives à l’offre de services de santé et de services sociaux au Chalet de service de Fermont.

Le Centre intégré de santé et de services sociaux (CISSS) de la Côte-Nord qui souhaite mettre en œuvre un plan d’action collectif a tenu une consultation publique concernant les besoins et les réalités des communautés en matière de santé et de services sociaux sur l’ensemble du territoire nord-côtier. Le volet local, auquel une vingtaine de citoyens et de partenaires ont assisté, s’est déroulé au Chalet de service de la Ville de Fermont au 100, rue des Bâtisseurs, le 27 mai 2026.

La cheffe de service Communautés en santé à la Santé publique du CISSS de la Côte-Nord, Hélène Martel, qui était sur place, s’est adressée aux participants afin de leur expliquer la démarche exploratoire qui souhaite cibler les difficultés et les obstacles que peuvent vivre les Fermontois, mais également les facteurs facilitants et des pistes de solutions destinées à orienter l’élaboration d’un plan d’action. La directrice adjointe à la Direction des services multidisciplinaires, qualité, évaluation et éthique au CISSS régional, Danie Chamberland, a aussi prononcé une allocution tout comme le représentant de la Ville de Fermont, le conseiller municipal Kevin Morissette.

Mme Chamberland explique que : « l’un des buts de cet exercice, qui vise la construction d’un milieu de vie en bonne santé, est de mieux définir les besoins, les priorités, les préoccupations et les réalités des Fermontois qui doivent composer avec la distance et l’éloignement qui constituent un défi additionnel pour offrir des services et de s’assurer de leur accessibilité.

M. Morissette confie pour sa part : « En contexte nordique, la question de santé est primordiale. Nous avons toujours pu compter localement sur des services humains de grande qualité, ce qui est précieux pour une communauté comme Fermont. »

L’animation de la rencontre a été assurée par la conseillère stratégique pour la firme de services-conseils dans l’élaboration de stratégies participatives, MU Conseils, dont le siège social est situé à Baie-Comeau, Myriam Chênevert.

L’objectif de cette main tendue vers la communauté fermontoise est de ‘tâter le pouls de la population’ dans le cadre d’ateliers collaboratifs et interactifs abordant diverses thématiques afin de recueillir les commentaires, les idées et les réflexions des usagers et des partenaires du système de la santé relatifs à leurs besoins dans le domaine de la santé et les façons d’améliorer l’accessibilité aux services près de chez eux. Les groupes et les personnes invités étaient les élus et les responsables des municipalités, les organismes communautaires, les représentants des centres de la petite enfance, des écoles, des compagnies minières ainsi que toute personne intéressée à cette démarche.

En plus de l’accès aux services de santé, plusieurs sujets importants ont été abordés et les discussions ont porté notamment sur le développement des jeunes enfants, les maladies chroniques comme le cancer, le diabète, l’hypertension, et les maladies cardiaques, les saines habitudes de vie (alimentation, exercice, sommeil), la santé mentale et le vieillissement de la population.

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Publié le 9 juin, 2026, dans la publication : Numéro_11 Volume_44

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Publié sur le site le 9 juin 2026

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Ouest du Labrador

La capacité énergétique : un enjeu crucial pour la croissance régionale

par Éric Cyr

Alors que le gouvernement de Terre-Neuve-et-Labrador réfléchit à l’avenir du développement hydroélectrique du fleuve Churchill au Labrador, les acteurs socio-économiques du Labrador-Ouest rappellent qu’une question demeure fondamentale pour l’avenir de la région : l’accès à une capacité électrique suffisante pour soutenir la croissance communautaire et industrielle.

La récente publication du rapport d’un comité indépendant chargé d’examiner les perspectives du réseau hydroélectrique du fleuve Churchill a relancé les discussions sur les infrastructures énergétiques dans cette province. Toutefois, pour les entreprises du Labrador-Ouest, les préoccupations sont avant tout pratiques et concernent directement les besoins actuels et futurs du territoire. Selon la Chambre de commerce du Labrador-Ouest, la disponibilité de l’électricité est devenue un facteur déterminant dans la réalisation de nombreux projets. Qu’il s’agisse de construction de logements, de développement d’infrastructures communautaires ou d’expansion industrielle, la capacité du réseau électrique influence désormais la faisabilité et les échéanciers de plusieurs investissements. L’Ouest du Labrador, dont l’économie repose largement sur l’exploitation minière, fait face à des besoins croissants en énergie. Les grandes sociétés minières présentes dans la région poursuivent leurs projets de modernisation et envisagent diverses initiatives liées à la décarbonation de leurs activités. À cela s’ajoutent les besoins des municipalités qui cherchent à accroître leur parc résidentiel afin d’attirer et de retenir une main-d’œuvre qualifiée. Or, plusieurs intervenants estiment que les infrastructures actuelles pourraient difficilement répondre à une augmentation importante de la demande sans investissements additionnels dans le transport et la distribution d’électricité notamment grâce à la construction d’une ligne de transmission d’électricité supplémentaire de Churchill Falls vers l’Ouest du Labrador.

Selon la Chambre de commerce du Labrador-Ouest, le développement économique de la région demeure étroitement lié à la planification des infrastructures énergétiques et ne peut en être dissocié. L’organisation souligne également que la croissance résidentielle dépend elle aussi de la disponibilité des infrastructures essentielles. Dans un contexte où le logement demeure un défi majeur pour les employeurs de la région, la capacité à construire de nouvelles habitations est directement liée à la présence de services publics adéquats, notamment en matière d’alimentation électrique. Parmi les priorités identifiées par l’organisme économique figurent l’accélération de la planification des infrastructures de transport énergétique entre Churchill Falls et le Labrador-Ouest, l’augmentation des capacités de production et de transport d’électricité, ainsi qu’une plus grande prévisibilité concernant les échéanciers des futurs investissements. L’enjeu s’inscrit dans un contexte plus large où les gouvernements provinciaux et fédéral encouragent le développement des minéraux critiques et la transition énergétique. Le Labrador possède d’importantes ressources naturelles qui pourraient bénéficier de cette conjoncture favorable. Cependant, plusieurs observateurs soulignent que la disponibilité énergétique constitue désormais l’un des principaux prérequis à la réalisation de nouveaux projets industriels. Le rapport sur le fleuve Churchill rappelle d’ailleurs l’importance stratégique des ressources hydroélectriques du Labrador pour l’avenir économique de cette province. Bien que les discussions politiques entourant l’exploitation de ce potentiel se poursuivent, les représentants du milieu des affaires insistent sur la nécessité de traduire rapidement ces réflexions en investissements concrets. Pour la Chambre de commerce du Labrador-Ouest, la question n’est plus seulement de savoir si la demande énergétique augmentera, mais plutôt de s’assurer que les infrastructures seront prêtes lorsque les projets de développement se matérialisent. L’organisme, qui considère que la prévisibilité et une vision à long terme sont essentielles pour maintenir la confiance des investisseurs et soutenir le développement durable de la région au cours des prochaines décennies, affirme qu’il poursuivra ses démarches auprès des gouvernements, de l’industrie et des partenaires régionaux afin de favoriser une planification coordonnée des infrastructures énergétiques.

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Publié le 9 juin, 2026, dans la publication : Numéro_11 Volume_44

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Publié sur le site le 9 juin 2026

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Tourisme

Un « nouvel » attrait typiquement fermontois

par Éric Cyr

Légende : Sur la photo, des participants arpentent le mur-écran lors du lancement officiel du parcours « Marcher le mur ».

Les citoyens de la région et les touristes qui viennent visiter la ville de Fermont seront heureux de pouvoir profiter d’une nouvelle attraction touristique gratuite qui a récemment été inaugurée par la Municipalité régionale de comté (MRC) de Caniapiscau, le 26 mai 2026. Le parcours interactif de découverte du mur-écran « Marcher le mur » propose neuf stations relatant les particularités et l’historique de cet attribut incontournable qui se dévoilent à travers différents points d’information le long du trajet s’échelonnant sur 1,3 km.

L’agente de développement culturel et touristique à la MRC, Pascale Castilloux, qui a piloté les recherches d’archives et de documentations pour le projet mené de concert avec la firme de design d’expositions La bande à Paul, a présenté aux médias et aux partenaires locaux cette nouvelle offre touristique qui met en valeur ce symbole phare du milieu qui a acquis ses lettres de noblesse. Selon cette dernière, le concept de l’activité originale descriptive a vu le jour à la suite de commentaires de visiteurs émerveillés en découvrant pour la première fois le fameux mur-écran qui souhaitaient connaître de façon plus approfondie l’unicité de cet emblème architectural et culturel fermontois. « Cette initiative est issue d’une demande croissante des voyageurs pour une visite personnalisée du mur-écran. Quand on travaille à l’accueil de visiteurs ou qu’on échange avec ceux-ci, on peut constater à quel point le mur les fascine. Nous avons l’habitude de ne plus le voir puisqu’il fait partie du décor, mais on oublie que c’est une fierté collective », confie Mme Castilloux, qui est persuadée que cette addition, qui complète bien les expositions permanentes du 50e anniversaire de la Ville de Fermont, dans le centre L.-J. Patterson, et celle de l’historique de la municipalité en plus des récents travaux de rafraîchissement et des ajouts décoratifs d’ArcelorMittal, saura particulièrement plaire aux touristes.

L’agente au bureau d’information touristique local, Jennifer Bowman, a hâte de recueillir les impressions des vacanciers qui vont emprunter cet itinéraire intérieur idéal pour les jours de pluie. Ce dernier est agrémenté par un audioguide en français (une douzaine d’audioguides sont prêtés uniquement durant la saison estivale) avec lequel on peut entendre des anecdotes et des histoires à l’aide d’un casque d’écoute que les participants pourront emprunter au bureau touristique avant d’amorcer leur périple sur le circuit piétonnier. Un point d’arrêt est  conçu pour réaliser des autoportraits (égoportraits) à la neuvième station située à l’une des extrémités du bâtiment multifonctionnel à la fin de la randonnée éducative. Les personnes à mobilité réduite pourront parcourir exclusivement les stations 2 à 7.

Au « cœur » de Fermont

Véritable noyau spatio-temporel, le lieu mythique constitue un centre d’intérêt pour ceux qui souhaitent s’imprégner du mode de vie local. Ce rempart utilitaire qui scrute l’horizon depuis plus d’un demi-siècle ne manque pas de fasciner ceux qui le découvrent pour la première fois en arpentant son cœur. L’activité touristique est d’une durée approximative de 75 minutes et est offerte gratuitement. Une pièce d’identité avec photo est requise afin de garantir le retour de l’audioguide emprunté. « Marcher le mur vous fera connaître des histoires, des anecdotes sur ce lieu emblématique. Parcourez les stations colorées pour atteindre le bout du mur-écran et vous prendre en photo à destination en déclarant ‘J’ai fait le mur!’ » conclut Mme Castilloux.

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Publié le 9 juin, 2026, dans la publication : Numéro_11 Volume_44

  • «Marcher le mur»
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Publié sur le site le 9 juin 2026

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Aéroport de Wabush

Des enjeux opérationnels ravivent le débat sur sa gouvernance

par Éric Cyr

Légende : Sur la photo, l’aéroport de Wabush au Labrador sera-t-il cédé éventuellement par le gouvernement Carney au secteur privé ou est-ce que cela soulèverait une levée de boucliers ?

L’aéroport régional de Wabush, une infrastructure stratégique pour le Labrador Ouest et la ville voisine de Fermont au Québec, a récemment fait face à des défis opérationnels qui relancent les discussions à Ottawa sur son mode de gestion et, plus largement, sur l’avenir des petits aéroports régionaux au Canada. Exploité par le gouvernement fédéral par l’entremise de Transports Canada, cet aérodrome constitue un maillon essentiel de la mobilité dans cette région isolée où les alternatives terrestres et ferroviaires demeurent limitées. Il assure notamment le transport de passagers, de travailleurs miniers et de patients nécessitant des transports médicaux urgents.

Perturbations opérationnelles

Au cours des dernières années, l’aéroport a connu plusieurs épisodes de perturbations préoccupantes. Des enjeux liés à la conformité de certains équipements, notamment en matière de services de sauvetage et de lutte contre les incendies d’aéronefs, ont occasionné des interruptions temporaires ou des limitations du service aérien. À cela s’ajoutent des contraintes climatiques fréquentes dans le Nord, qui compliquent l’entretien des pistes et la régularité des vols. Ces dérèglements ont eu des effets directs sur la population locale. Dans une région où l’avion représente souvent le seul moyen rapide de déplacement, toute interruption se traduit par des retards dans des soins médicaux, des dérangements dans l’approvisionnement et des impacts sur les activités minières, un pilier économique du secteur.

Modèle de gestion remis en question

Ces difficultés alimentent un débat plus large sur la gestion des infrastructures aéroportuaires régionales au Canada. Le modèle actuel, dans lequel plusieurs petits aéroports sont administrés par le gouvernement fédéral, est de plus en plus questionné par le gouvernement de Mark Carney en raison de ses coûts d’exploitation et de la complexité de maintenir des services dans des zones peu densément peuplées. Dans ce contexte, certaines réflexions politiques évoquent la possibilité de revoir les structures de gouvernance. Parmi les scénarios discutés figurent des partenariats public-privé, un transfert de gestion à des instances régionales ou encore une implication accrue d’opérateurs privés dans l’exploitation quotidienne. Des débats plus larges sur l’optimisation des actifs fédéraux, parfois associés à des orientations politiques fédérales actuelles et futures, incluent également la question des infrastructures nordiques. Toutefois, aucune décision officielle n’a été annoncée spécifiquement concernant l’aéroport de Wabush.

Enjeux économiques et sociaux majeurs

Toute évolution vers une forme de privatisation ou de transfert de gestion soulève des préoccupations importantes dans la région. Les acteurs socio-économiques locaux craignent notamment une augmentation du coût des billets d’avion, une réduction des services jugés non rentables et une priorisation accrue des besoins industriels au détriment des services essentiels comme les évacuations médicales. À l’inverse, certains observateurs fédéraux estiment qu’un modèle de gestion différent pourrait hypothétiquement permettre d’accélérer les investissements nécessaires à la modernisation des infrastructures et d’améliorer la réactivité opérationnelle alors que les intervenants régionaux craignent que celui-ci soit une fausse « piste » éphémère qui puisse coïncider avec un sous-financement et un délaissement du service local.

Infrastructure essentielle pour une région isolée

Au-delà des considérations économiques et politiques, l’aéroport de Wabush demeure avant tout une infrastructure vitale pour le Labrador Ouest et la communauté voisine de Fermont. Son rôle dépasse largement le transport aérien commercial : il constitue un outil de désenclavement, de sécurité sanitaire et de soutien aux activités industrielles.

Dans un contexte où les besoins de la région sont élevés et les contraintes opérationnelles importantes, l’équilibre entre efficacité économique et service public continuera d’alimenter les discussions et de susciter les passions.

Subrepticement en route vers une privatisation ?

La députée de Côte-Nord-Kawawachikamach-Nitassinan, Marilène Gill, du Bloc québécois, s’interroge au sujet d’un projet de loi discret et nébuleux destiné à obtenir furtivement des renseignements de la part des administrations aéroportuaires. Il appert que le gouvernement fédéral pourrait avoir l’intention inavouée de privatiser en douce l’aéroport régional de Wabush au Labrador qui assure également le service aérien pour Fermont au Québec.

La députée nord-côtière se demande si Ottawa veut faire de l’argent rapide avec les aéroports qui relèvent du ministère des Transports du Canada et a dénoncé, le 13 mai 2026, l’intention sournoise du gouvernement Carney de déposer, de façon discrète, un projet de loi qui constituerait une première étape inavouée visant à privatiser certains aéroports qui appartiennent à Transports Canada, ce qui pourrait toucher six aéroports de sa circonscription en plus de l’aéroport régional de Wabush, situé au Labrador, qui dessert aussi la Côte-Nord. « Dans la mise à jour économique déposée le 28 avril, on peut lire que ‘le gouvernement analyse des possibilités d’exploiter la valeur des aéroports pour investir dans la croissance à long terme du Canada, notamment par des modes de propriété différents’. Cela signifie qu’il fait l’inventaire pour savoir combien de revenus la vente de certains aéroports pourrait engendrer plutôt que de faire l’inventaire des besoins des citoyens et d’y répondre », explique Mme Gill.

Scénario dramatique pour la région

« Quelles seront les conséquences pour la population des régions dites éloignées et pour les citoyens de communautés souvent enclavées, dont les besoins essentiels, la sécurité et l’économie dépendent du transport aérien, si le gouvernement se départit de ses aéroports ? On le sait, le privé vise à maximiser les profits. Alors qui voudra acquérir un aéroport qui génère peu, ou pas, de profits, en plus d’être obligé d’investir dans son entretien et sa réfection ? Je crains que le gouvernement Carney ait déjà dans ses cartons l’objectif de mettre en catimini la clé dans la porte de certains aéroports », confie la députée nord-côtière.

« Voilà pourquoi je veux des réponses maintenant sur les intentions réelles des libéraux derrière ce projet de loi. J’ai d’ailleurs demandé une rencontre au cabinet du ministre des Transports, Steven MacKinnon. Il faut absolument sensibiliser le ministre aux impacts nocifs de la vente de ces actifs pour faire un coup d’argent rapidement au lieu de créer de la richesse pour mieux soutenir nos communautés, où qu’elles soient. On a besoin de connaître la liste des aéroports détenus par Transport Canada qui seront exclus d’un tel projet de vente, car ils ne pourraient pas être viables dans un système privatisé ni intéresser des investisseurs. Si le gouvernement Carney se débarrasse de nos aéroports, ça peut bien paraître dans son bilan artificiellement gonflé, mais un gouvernement responsable ne peut pas gérer ses actifs à la petite semaine en mettant en péril des communautés », conclut la députée bloquiste.

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Publié le 26 mai, 2026, dans la publication : Numéro_10 Volume_44

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Publié sur le site le 26 mai 2026

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Nouvelle mairie

La Ville de Fermont achète un immeuble

par Éric Cyr

Légende : Sur la photo, l’édifice qui va accueillir les nouveaux bureaux municipaux.

La Ville de Fermont procédera à l’achat de l’ancien bâtiment de la Caisse Desjardins des Travailleuses et Travailleurs unis de Fermont, qui appartient actuellement à l’entreprise Construction & Expertise PG, pour un montant de près de 1,5 million de dollars, incluant le coût pour reconfigurer les espaces de bureaux, afin de le transformer en nouvel hôtel de ville. Le financement a été puisé dans le fonds de roulement de la municipalité et devrait être remboursé sur une période de dix ans.

L’administration municipale précédente avait pourtant choisi de ne pas utiliser son droit de préemption sur l’édifice de l’institution bancaire qu’elle aurait pu acquérir à un prix moindre à l’époque où elle a délaissé son comptoir de services, permettant ainsi aux contribuables fermontois d’économiser un bon montant d’argent. Après avoir pris connaissance de l’offre d’achat faite par Construction & Expertise PG, le conseil municipal avait à ce moment décidé de ne pas se procurer la bâtisse située au 100, rue de l’Hématite, tel que le lui permettait cet outil intégré en juin 2022 au Code municipal du Québec et à la Loi sur les cités et les villes et dont le coût grimpera inévitablement après les modifications et les rénovations qui devront être effectuées pour accueillir les nouveaux bureaux des employés municipaux.

Pourtant l’administration municipale dirigée alors par le maire Martin St-Laurent, souhaitant éviter les situations où un bien immobilier représentant un intérêt pour la municipalité aurait pu être vendu à un tiers sans qu’elle en soit préalablement informée, avait manifesté son intention d’avoir recours à son droit de préemption dans le cas de cette propriété immobilière locale qui appartenait alors à Desjardins et aurait pu décider de l’obtenir à un prix plus intéressant. L’Hôtel de Ville avait finalement retiré son droit de préférence stratégique lui permettant d’égaler l’offre d’achat soumise au propriétaire pour la vente de l’ancienne succursale bancaire pour lequel la municipalité avait indiqué vouloir exercer ce droit. En ce qui concerne le droit prioritaire de la Ville de devenir acquéreur du bâtiment qui abritait le point de service local de Desjardins, l’ancien maire St-Laurent avait confié que celui-ci a été abandonné au bénéfice du seul soumissionnaire, Construction & Expertise PG.

Les études commandées par la mairie concernant l’ancien emplacement anticipé pour la construction d’un nouvel hôtel de ville qui aurait été situé en face du bureau d’information touristique ne serviront donc pas puisque le lieu prévu a été modifié. Selon le directeur général de la Ville de Fermont, Claude Gagné, les montants investis dans ces analyses n’auront cependant pas été en vain puisque celles-ci auront permis de mieux évaluer cette possibilité qui n’a finalement pas été retenue en raison notamment du coût onéreux du projet qui s’élèverait à 17 M $ selon les estimations préliminaires de la firme spécialisée en architecture.

« Malgré la confirmation d’une subvention de 6,5 M $ consentie par le gouvernement du Québec [dont les fonds auraient été seulement disponibles en 2029] et une contribution financière d’ArcelorMittal [250 000 $] pour la construction de nouveaux bureaux pour la MRC et la Ville, le prix était trop élevé pour justifier ce choix et la municipalité a donc retenu une option qui répond mieux au budget qu’il est possible d’y consacrer en prenant en considération les finances publiques. » Ce dernier explique qu’il fallait prendre une décision irrévocable afin de permettre aux promoteurs du Centre de la petite enfance (CPE) Le Mur-mûr de finalement entreprendre les travaux de réaménagement des anciens locaux administratifs de la MRC et de la Ville dans le mur-écran pour les transformer en nouveau CPE.

« Cet endroit est bien situé. À premier abord, l’espace peut sembler exigu, mais une fois reconfiguré, incluant l’ajout d’un bureau pour le maire, l’environnement de travail devrait être adéquat », conclut M. Gagné, qui fait ressortir que l’un des avantages de ce site est que les terrains attenants appartiennent à la Ville et donc cela offre la possibilité d’un agrandissement éventuel si nécessaire et l’intégration limitrophe de nouveaux bureaux de la MRC qui pourraient peut-être potentiellement se greffer dans le secteur. Avant de finaliser l’achat, la Ville a exprimé ses besoins en espaces de bureaux à Expertise PG qui a accepté de réaliser certains travaux d’aménagement intérieur rapidement et d’en inclure le coût dans le prix de vente. La transaction devrait être officialisée sous peu par un acte notarié.

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Publié le 26 mai, 2026, dans la publication : Numéro_10 Volume_44

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Publié sur le site le 26 mai 2026

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Terres publiques

Difficultés relatives à la location d’un bail

par Éric Cyr

Source photo : Chalets des mushers

La Municipalité régionale de comté (MRC) de Caniapiscau, qui englobe Fermont et Schefferville, occupe une vaste superficie. Cependant, il est actuellement très difficile pour les résidents de se procurer un bail de villégiature sur une terre publique et les demandes d’utilisation d’un espace s’accumulent sans obtenir de réponse favorable, ce qui suscite des frustrations.

Une partie du phénomène réside dans le fait qu’il existe des intérêts divergents dans la concertation des intérêts territoriaux partagés entre la population locale, la MRC ainsi que le ministère des Ressources naturelles et de la Faune (MRNF) et leurs partenaires ministériels. La MRC offre à la population la possibilité d’obtenir, sur la base du premier requérant, des emplacements de villégiature privés situés sur les terres du domaine de l’État dans la région administrative de la Côte-Nord. Ces terrains, d’une superficie d’environ 4 000 mètres carrés, sont offerts en location par bail renouvelable annuellement. Le loyer annuel minimum est révisable selon les modalités prévues au Règlement sur la vente, la location et l’octroi de droits immobiliers sur les terres du domaine de l’État. Des frais non remboursables d’ouverture de dossier sont exigés ainsi que des frais d’administration lors de l’émission du bail. Selon le préposé à l’urbanisme en territoire non organisé pour la MRC, Simon Gagné : « En ce moment, le MRNF veut refaçonner les modalités d’émission des droits fonciers et il y a un réel effort de consultations des intérêts territoriaux de la Côte-Nord qui sont partagés par plusieurs partis, mais les demandes locales persistent ».

Unicité nord-côtière

En ce qui concerne le cadre légal et les « Lignes directrices pour le développement de la villégiature sur les terres du domaine de l’État » concernant la location de baux de villégiature, notamment pour la construction de chalets sur le territoire de la MRC, le MRNF explique que la Côte-Nord est la seule région au Québec où il est possible de faire une demande pour obtenir un bail de villégiature au premier requérant. Les citoyens peuvent faire une demande de location ou d’achat pour acquérir un terrain situé sur le territoire public qui n’est pas encore sous bail. « Les demandes reçues au premier requérant sont analysées à la pièce afin de valider la conformité de l’emplacement demandé aux différentes normes applicables. Le MRNF procède également à une consultation des ministères, organismes et communautés autochtones afin d’obtenir leurs avis et préoccupations sur l’emplacement demandé et, s’il y a lieu, mettre en place des ajustements », confie le Service des affaires publiques et des communications stratégiques à la direction des communications du MRNF qui précise qu’il est également possible d’émettre des baux de villégiature privée dans la MRC grâce à une sélection aléatoire comme c’est le cas pour les autres régions du Québec. « Pour ce type de bail, les emplacements sont déterminés au préalable, planifiés et analysés en lots et la délivrance des baux se fait par tirage au sort. Le processus d’analyse et de consultation des partenaires vise à effectuer une mise en valeur du territoire public harmonieuse et respectueuse de l’environnement. »

Plusieurs citoyens de la région ont soumis une demande d’utilisation du territoire public à des fins récréatives et leurs requêtes sont demeurées vaines pour la majorité des requérants qui n’ont pas obtenu de baux. À cela, le Ministère répond : « Certains secteurs sont de plus en plus demandés pour obtenir un bail de villégiature. Le MRNF et certaines MRC de la Côte-Nord qui en sont délégataires ont donc convenu de privilégier une planification globale du développement de la villégiature en concertation avec le milieu régional pour ces secteurs plutôt qu’un développement à la pièce qui exige des analyses et des consultations individuelles. Dans le cadre de l’analyse des demandes d’utilisation du territoire public, le MRNF doit prendre en considération l’information issue des consultations des partenaires qu’elle soit de nature culturelle, environnementale ou faunique et, s’il y a lieu, d’apporter des ajustements, au besoin. »

Le MRNF, qui travaille en collaboration avec les MRC délégataires afin de planifier un développement harmonieux et responsable des terres de l’État, a adopté à l’automne 2024 des « Lignes directrices pour le développement de la villégiature sur les terres du domaine de l’État » afin de favoriser la conciliation et l’harmonisation des usages sur le territoire. En voici les quatre grands principes :

– La prévisibilité du développement de la villégiature sur les terres du domaine de l’État (TDE) ;

– L’harmonisation des interventions en matière d’utilisation et de gestion des TDE et des ressources ;

– L’équité en matière d’accès aux TDE ainsi qu’à leurs ressources pour tous ;

– La préservation de l’environnement et de la qualité du milieu.

Baux de villégiature

Tarification en vigueur pour Caniapiscau

Le montant des loyers annuels à débourser pour les locataires des baux de villégiature et d’abris sommaires est revu annuellement. Le gouvernement du Québec a décrété, le 12 novembre 2025, une augmentation superficiaire à l’augmentation des loyers annuels habituelle du 1er janvier de chaque année. Cette deuxième augmentation, étalée sur les trois prochaines années, verra le loyer minimum de ces baux augmenter à nouveau à compter du 1er avril des années correspondantes, donc jusqu’à 2028. On parle ici des augmentations des loyers minimaux, mais on voit comme à l’habitude également une augmentation des autres frais d’administration rattachés à la gestion des baux. La MRC de Caniapiscau facture ceux-ci au minimum prescrit par le Règlement sur la vente, la location et l’octroi des droits immobiliers sur les terres du domaine de l’État. En date du 1er janvier 2026, le loyer annuel minimum des baux de villégiature s’élève à 395 $, celui des abris sommaires à 232 $. Après les hausses, ces montants atteindront 404 $ et 238 $. À ces montants, il faut ajouter les taxes.

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Publié le 26 mai, 2026, dans la publication : Numéro_10 Volume_44

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Publié sur le site le 26 mai 2026

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Conférence

François Lambert à Fermont

par Éric Cyr

Légende : Sur la photo, François Lambert (au centre), la directrice générale de la Chambre de commerce de Fermont, Véronique Dumais (à sa gauche) et des membres du conseil d’administration après la conférence.

La Chambre de commerce de Fermont a organisé un souper-conférence en compagnie du communicateur et entrepreneur François Lambert à la Salle Aurora, le 9 mai 2026. L’investisseur reconnu pour son franc-parler et son style direct a présenté à 90 participants sa conférence « En affaires, il n’y a pas de plan B » dans laquelle il a partagé son parcours entrepreneurial parsemé d’anecdotes ainsi que de ses meilleurs conseils pour réussir dans le milieu économique.

Originaire de Montréal et diplômé en administration de l’Université du Québec en Outaouais (UQO), le conférencier, qui a développé très tôt un intérêt pour l’autonomie financière et les affaires, a abordé différents sujets tels que la raison pour laquelle il est devenu entrepreneur, le leadership, le management, le marketing, les partenaires d’affaires et la transparence.

François Lambert a grandi dans un milieu modeste, ce qui a fortement influencé sa vision de l’entrepreneuriat et du travail. « La raison ne suit pas la passion. Ce n’est pas un sacrifice d’être dans les affaires, mais si vous n’aimez pas la résolution de problèmes, ne vous lancez pas dans ce domaine. Je n’ai aucun talent dans rien, mais je travaille fort. On apprend des leçons de vie », explique celui qui a entrepris plusieurs projets avant de connaître un succès important dans le secteur des centres d’appels et des logiciels de communication. Au tournant des années 2000, il cofonde les entreprises technologiques Aheeva et Atelka spécialisées dans les services à la clientèle et les solutions de télécommunications. La seconde entreprise qui emploie à son apogée des milliers d’employés répartis dans plusieurs provinces devient rapidement l’un des plus importants réseaux de centres d’appels au Canada avant d’être vendue en 2012. Ce succès financier qui lui permet de diversifier ses investissements constitue un tremplin dans sa carrière et lui permet d’investir dans différents secteurs.

Après cette réussite, François Lambert s’oriente davantage vers l’agriculture et il amorce des projets agricoles axés sur les produits du terroir québécois. C’est alors qu’il est reconnu pour son parcours dans l’agroalimentaire après s’être établi sur une ferme en Montérégie où il conçoit plusieurs productions artisanales, notamment dans les secteurs des aliments transformés, du miel et du sirop d’érable. Il se consacre à son entreprise FrançoisLambert.One qui commercialise des produits alimentaires et agricoles.

« Pour être avant-gardiste, il faut être à l’écoute des gens et trouver ce qu’ils aiment afin de les rendre heureux. Ça prend un produit qui leur plaît et il faut s’attarder aux détails. L’important c’est la perception. Les consommateurs achètent une histoire. Lorsqu’un client aime un produit, il en devient un ambassadeur. », conclut l’homme d’affaires.

Le grand public a découvert davantage François Lambert grâce à sa participation aux émissions de téléréalité, Big Brother Célébrités, Un souper presque parfait et Dans l’œil du dragon, où il agit comme investisseur auprès d’entrepreneurs émergents. Il est également auteur et chroniqueur sur différentes plateformes médiatiques notamment en tant qu’animateur de balados portant sur l’économie, l’entrepreneuriat et les finances personnelles. À travers ses conférences, il encourage l’entrepreneuriat, l’innovation, la discipline financière et la persévérance en affaires.

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Publié le 26 mai, 2026, dans la publication : Numéro_10 Volume_44

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Publié sur le site le 26 mai 2026

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Cancer Fermont

Succès pour le souper de crabe

par Éric Cyr

Source photo : Kathleen Dubé/Cancer Fermont

Le très convoité souper-bénéfice de crabe, une activité de financement organisée pour amasser des fonds afin de soutenir la mission de Cancer Fermont, qui entame sa 21e année d’existence, a attiré un public nombreux incluant des bénéficiaires et des représentants d’entreprises partenaires de l’œuvre de charité à la Salle Aurora, le 25 avril 2026, illustrant l’appui indéfectible de la communauté pour l’association qui vient localement en aide aux personnes atteintes du cancer et à leurs proches.

Bouillonnement de solidarité

Véritable ralliement populaire, cette manifestation de soutien envers les personnes atteintes du cancer a réuni à nouveau dans le cadre de cette mobilisation caritative et gustative qui a permis de récolter 100 000 dollars, incluant les contributions des partenaires, plusieurs bénévoles qui ont mis la main à la pâte afin d’assurer la réussite de ce grand élan altruiste de compassion dont les retombées contribueront à aider les Fermontois qui luttent courageusement contre cette maladie. Ce tourbillon indéfectible de générosité est un événement majeur pour Cancer Fermont. L’animateur de la soirée, Kevin Morissette, qui est l’organisateur principal du « défi Joan se paie ta tête » une autre collecte de fonds importante pour l’organisme sans but lucratif (OSBL) qui a déjà distribué plus de 1,7 million de dollars depuis sa fondation en 2005, a prononcé une allocution pour l’occasion notamment afin de présenter les personnalités présentes dont une habituée de l’activité annuelle, la députée de Côte-Nord-Kawawachikamach-Nitassinan, Marilène Gill, du Bloc québécois qui, fidèle à son habitude, était sur place et qui a également prononcé un discours de circonstance.

Le milieu en pince pour Cancer Fermont

Orchestrée par un comité organisateur composé de bénévoles qui ont assuré le service incluant un appui logistique de policiers de la Sûreté du Québec et de la Maison des jeunes Alpha, qui était affectée au service aux tables et responsable du vestiaire, la huitième édition du fameux repas de crabe a encore une fois connu un engouement indéniable. Le rassemblement festif et gastronomique, qui incluait une entrée de crevettes et des salades, a accueilli 185 convives ravis de prendre part au festin pour une bonne cause, dont le crabe et les crevettes provenaient de l’entreprise de Guy Simard, Distribution Choco. Deux succulents gâteaux avaient été cuisinés pour le dessert par la fille de l’adjointe administrative de Cancer Fermont, Caroline Boudreau, Myriam Perreault qui a une formation en pâtisserie et qui, à seulement 21 ans, a épaté par son service de traiteur pour les bénévoles avant l’événement et pour les à-côtés et les condiments lors du souper.

Messages d’espoir

La conjointe du fondateur et président de Cancer Fermont, Marlène Rioux, qui est en rémission d’un cancer, a pris la parole et s’est adressée aux participants au nom de son complice de vie Denis Grenier, qui ne pouvait être là pour des raisons de santé. Une invitée surprise qui fut la plus jeune à l’époque et l’une des premières à avoir obtenu de l’aide de l’organisme de bienfaisance, Yaneisy-Nynoska Tremblay, qui a reçu un diagnostic de leucémie lymphoblastique aiguë à l’âge de seulement cinq ans en 2006, il y a vingt ans, ce qui coïncide avec le 20e anniversaire de Cancer Fermont, a livré un message d’espoir vibrant pour ceux qui sont atteints du cancer. La jeune femme, qui éprouve beaucoup de gratitude pour ceux qui l’ont épaulée durant ces moments difficiles dont M. Grenier, a généreusement offert un émouvant témoignage sur le combat qu’elle a livré contre cette maladie qui a influencé son parcours personnel et professionnel et qui dans son cas n’a heureusement jamais réapparu.

Réussite incontestable

Témoignant de l’ampleur, du rayonnement, du retentissement et de la vitalité de l’organisme humanitaire et soucieux de la démarche philanthropique, des donateurs et des représentants d’entreprises étaient attablés pour l’occasion afin de démontrer leur appui et leur soutien à l’œuvre de charité en prenant part à la manifestation culinaire prisée.

Remerciements

M. Morissette confie : « Je suis très heureux de la générosité de la population et je tiens à remercier les bénévoles, les organisateurs, les donateurs, les fournisseurs et les partenaires d’avoir permis de concrétiser cette belle réussite. Je suis très reconnaissant envers ceux qui s’impliquent activement à assurer la pérennité de l’organisation et la continuité de son mandat. Merci du fond du cœur à tous ceux qui ont contribué au succès de la mission de Cancer Fermont au cours des années et à ceux qui continuent à le faire et que je ne peux nommer, car la liste est trop longue. »

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Publié le 12 mai, 2026, dans la publication : Numéro_9 Volume_44

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Publié sur le site le 13 mai 2026

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Cancer Fermont

Magnanimité de la communauté

par Éric Cyr

Légende : Sur la photo, des bénévoles et des candidats prennent la pose à la loge des Moose après le défi « Joan se paie ta tête ».

La neuvième édition de l’événement « Joan se paie ta tête » au profit de l’organisme caritatif Cancer Fermont s’est tenu à la loge des Moose, le 1er mai 2026. Cette activité-bénéfice, qui est inspirée du concept du Défi têtes rasées de Leucan, a connu à nouveau un franc succès en récoltant 28 000 dollars pour aider cette œuvre de bienfaisance.

De cette belle somme, la participante Nathalie Tremblay, motivée par son fils Tommy McAuley, a réussi à amasser un montant incroyable totalisant près de 10 500 $ en seulement un mois, mais celle-ci n’a cependant pas réussi à briser le plafond de verre qui a été atteint en 2025 par celle qui détient le record absolu, Vanessa Guesdon, qui a récolté à l’époque un peu plus de 13 000 $ en plus de 7000 $ lors d’une précédente édition. Un autre impressionnant 7500 $ avait aussi été accumulé par Kym Cassista en 2023.

Une motivation inébranlable

L’organisateur principal de cette campagne annuelle de financement qui a repris le flambeau après la première édition et qui s’investit depuis huit ans à assurer la continuité de la collecte de fonds, Kevin Morissette, animait la soirée de façon dynamique et interactive devant une foule attablée nombreuse venue encourager la mission de Cancer Fermont qui leur tient à cœur. La loge des Moose était pleine à craquer même si un important match des Canadiens de Montréal dans le cadre des séries éliminatoires de la Ligue nationale de hockey se déroulait de façon simultanée. La coiffeuse Cynthia Henri du salon de coiffure Barbershop La Nomade a offert ses services de façon bénévole pour la sixième fois.

Des candidats déterminés

Plusieurs candidats ont pris part au défi encore cette année. En plus de Nathalie Tremblay qui a recueilli le plus important montant d’argent, il y a eu les deux fils de celle qui a fondé ce défi, feu Joan Rhéaume, qui a malheureusement perdu son combat contre le cancer, les frères Benoit Trépanier et Michael Martin, qui ont souhaité honorer la mémoire de leur mère en se réunissant pour l’occasion. Le petit garçon de Michael Martin, Alexis Martin, y a aussi participé. Il y a eu également Jonathan Thomazeau, Simon Truchon ainsi que Michel-Jean Lavoie. Ce dernier a livré un témoignage sur sa lutte contre le cancer et parlé de l’aide et de l’appui qu’il a reçus de l’organisme caritatif durant ces moments difficiles. Une candidate qui ne s’était pas officiellement inscrite, l’adolescente de 14 ans, Mégane Dionne, s’est spontanément proposée pour se faire couper les couettes et raser les cheveux pour contribuer à la mission de l’organisation philanthropique.

Des familles s’investissent

Symbole de l’incidence et de la portée de l’œuvre charitable, plusieurs familles étaient sur place afin de contribuer financièrement et d’encourager les participants lorsqu’ils se faisaient raser les cheveux ou la barbe. M. Morissette remercie ceux qui se sont investis à assurer la réussite de cette nouvelle mouture en particulier les bénévoles, les candidats et les commanditaires ainsi que les contributeurs et les donateurs. Il invite les gens à se préparer pour la prochaine édition en 2027.

« Merci infiniment à tous ceux qui ont contribué au succès de ce nouveau rassemblement pour la cause. Votre générosité est exemplaire et témoigne de votre grand altruisme. C’est un rendez-vous incontournable l’an prochain. » 

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Publié le 12 mai, 2026, dans la publication : Numéro_9 Volume_44

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Publié sur le site le 13 mai 2026

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Bloc québécois

La députée en tournée à Fermont

par Éric Cyr

Légende : Sur la photo, la députée de Côte-Nord-Kawawachikamach-Nitassinan, Marilène Gill (à droite) et sa responsable des communications, Marie-Claude Bélanger, au bureau du bimensuel Le Trait d’union du Nord lors de sa récente visite à Fermont.

La députée de la circonscription de Côte-Nord-Kawawachimach-Nitassinan, Marilène Gill, du Bloc québécois, était de passage à Fermont afin de prendre notamment part au souper-bénéfice de crabe de l’organisme caritatif Cancer Fermont qui soulignait son vingtième anniversaire, le 25 avril 2026. Elle a profité de son bref séjour pour s’entretenir avec le préfet de la MRC de Caniapiscau et maire de Fermont, Patrick Lacerte et l’administration de la Ville de Fermont au sujet d’enjeux importants pour la région.

Une habituée de l’événement annuel phare de l’œuvre philanthropique fermontoise qu’elle appuie, Marilène Gill, qui était heureuse d’être sur place comme à son habitude afin d’encourager l’œuvre philanthropique, a prononcé une allocution pour l’occasion. Celle-ci avait au préalable discuté durant la journée avec le préfet et maire et des membres du conseil municipal de dossiers d’envergure pour la localité notamment du suivi de la situation problématique de fermeture de l’aéroport régional de Wabush au Labrador, qui dessert Fermont, survenue récemment de façon récurrente.

La politicienne nord-côtière qui a travaillé, de façon conjointe avec son homologue le député fédéral du Labrador, Philip Earl, a expliqué aux élus municipaux que le volet de la sécurité est en voie d’être résolu, un deuxième camion d’urgence qui doit être testé a été acheté et l’acquisition d’un troisième est en branle, et que la direction aéroportuaire a été remplacée par une gestionnaire d’expérience. Subsiste selon elle le problème des communications déficientes de Transports Canada avec les communautés locales et les médias lorsque survient une crise pour laquelle elle a l’intention d’obtenir des réponses afin de trouver une solution efficace. Informée localement que le crédit fédéral d’impôt nordique n’a pas été indexé depuis 2016, elle a affirmé vouloir soulever la question auprès de l’Agence de revenu du Canada tout en les sensibilisant à l’abus de vérifications de déclarations fiscales (de revenus) que subissent des citoyens fermontois. « Je me suis rendue à Fermont où j’ai pu rencontrer le Conseil municipal et la direction de la Ville de Fermont. »

J’ai de plus accordé des entrevues aux médias locaux et participé au traditionnel souper de crabe de Cancer Fermont où nous avons célébré son 20e anniversaire. J’en ai également profité pour discuter avec plusieurs Fermontois un peu partout dans le mur-écran comme au salon des artisans, où j’ai pu admirer l’expression du talent artistique local, dans des commerces et un restaurant et même jusqu’au Labrador voisin. Je repars avec des dossiers dans mes bagages, mais aussi toute l’énergie que vous m’avez transmise pour les mener à bien », confie la députée bloquiste qui rajoute avec une pointe d’humour : « Je vous rassure. Je ne serai jamais une transfuge. Je n’ai absolument aucune intention de me joindre aux libéraux. » Mme Gill invite les citoyens et les organisations locales à ne pas hésiter à la contacter pour n’importe quel sujet de nature fédérale qui les préoccupe.

« Merci de votre accueil chaleureux sans pareil et à bientôt », confie la députée bloquiste qui, nullement essoufflée, a récemment participé à la deuxième édition du « défi 24 h de survie » au profit de l’organisme Homme aide Manicouagan qui s’est déroulée au pied des monts Groulx-Uapishka, du 3 au 6 avril.

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Publié le 12 mai, 2026, dans la publication : Numéro_9 Volume_44

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Publié sur le site le 13 mai 2026

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Médias de presse écrite

Un honneur pour Le Trait d’union du Nord

par La rédaction

Légende : De gauche à droite sur la photo, le directeur général de l’AMECQ, Yvan Noé Girouard, la première présidente du CA du Trait d’union du Nord, Micheline O’Brien qui faisait partie du comité fondateur du journal, la présidente actuelle, Louise Vachon et l’ancienne membre du CA, Vivian Carter, avant la remise des prix.

Le journal Le Trait d’union du Nord a été finaliste dans cinq catégories dans le cadre des prix de l’Association des médias écrits communautaires du Québec (AMECQ) soulignant l’excellence du journalisme local. Le bimensuel a mérité une décoration lors du dévoilement qui s’est fait lors d’un gala en parallèle du 45e congrès annuel du regroupement au Château Joliette à Joliette, du 1er au 3 mai 2026.

Le rédacteur en chef, Éric Cyr, qui a été en lice pour une distinction dans trois catégories, a remporté un second prix dans la catégorie « opinion » pour son texte « Pont à Tadoussac : ça coule ou ça roule Raoul ? » qui prend position sur les très nombreuses tergiversations relatives à la construction d’un pont qui enjamberait l’embouchure de la rivière Saguenay afin de désenclaver la Côte-Nord, la seule récompense du média de presse écrite en 2026. Le journaliste était également finaliste dans la catégorie « nouvelle » pour l’article « Transport aérien. Une fermeture brusque et soudaine » qui traite de la problématique récurrente de l’aéroport régional de Wabush au Labrador et dans la catégorie « critique » pour « Un documentaire prisé » à propos du long-métrage Jacques de la réalisatrice québécoise, Lysandre Leduc-Boudreau, racontant l’histoire singulière d’un homme de 85 ans vivant en autonomie dans les monts Groulx-Uapishka, feu Jacques Duhoux.

La graphiste Lynda Raîche a également été candidate dans la catégorie « conception graphique format tabloïd » pour son graphisme et sa mise en page dans la parution du volume 43 numéro 14 « À vos risques et périls. L’autre route » publiée le 9 septembre 2025. Le caricaturiste, Gilles Létourneau, était aussi en nomination pour la seconde année consécutive pour le prix « Raymond-Gagnon » qui honore le bénévole de l’année.

La présidente du conseil d’administration (CA) du bimensuel, Louise Vachon, qui s’est déplacée pour aller représenter Le Trait d’union du Nord en compagnie d’une ancienne membre du CA et chroniqueuse, Vivian Carter, a été très heureuse de recevoir une récompense au nom de la publication de presse écrite. « C’est un honneur d’accepter un prix au nom de notre journal. Cela nous encourage à poursuivre notre excellent travail dans le domaine de l’information et de la couverture de l’actualité locale et régionale », confie cette dernière qui occupe cette fonction depuis 2006.

Reconnaissance

Cet événement se veut l’occasion de souligner le travail accompli par les différents médias écrits communautaires québécois au cours de la dernière année. Le Trait d’union du Nord est l’un des deux seuls médias de la Côte-Nord à faire partie de l’association. Le journal a obtenu plus d’une distinction au cours de ses 42 années d’existence notamment le prix du média écrit communautaire de l’année durant deux années consécutives, en 2012 et 2013, en plus d’avoir récolté de nombreux prix par le passé pour son contenu médiatique tant pour les professionnels que pour les bénévoles qui se sont investis à assurer sa qualité.

Félicitations au journaliste Éric Cyr pour ce deuxième prix et merci à ceux qui s’investissent à assurer le bon fonctionnement et la pérénnité du média communautaire d’information.

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Publié le 12 mai, 2026, dans la publication : Numéro_9 Volume_44

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Publié sur le site le 13 mai 2026

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Prix du carburant

Les solutions doivent être durables

par Éric Cyr

Légende : Sur la photo, le seul poste d’essence à Fermont, Libre-Service Fermont offre un excellent service local.

Le premier ministre du Canada, Mark Carney, a annoncé la suspension temporaire de la taxe d’accise fédérale sur le carburant, le 14 avril 2026. Cette mesure est destinée à contribuer à pallier la flambée des prix de l’essence et ses effets pour les consommateurs qui auront un répit durant un peu moins de cinq mois.

La stratégie provisoire visant à tenter d’alléger le coût de la vie, qui a été instaurée en réponse à la poussée inflationniste liée au conflit en Iran, ne devrait pas avoir une grande incidence sur les effets négatifs de l’envolée des prix puisqu’elle ne sera en vigueur que du 20 avril au 7 septembre (jour de la fête du Travail). Cette décision, qui coûtera environ 2,4 milliards de dollars au gouvernement fédéral, devrait en contrepartie diminuer le prix à la pompe dans ce pays de 10 cents par litre pour l’essence et de 4 ¢/l pour le diesel (gazole) durant cette période. La suspension qui s’ajoute aux autres taxes fédérales et provinciales en vigueur s’applique à l’essence ordinaire, au diesel et au carburant d’aviation.

Coup d’épée dans l’eau ?

Selon la Fédération canadienne de l’entreprise indépendante (FCEI) cette initiative est accueillie favorablement par les petites et moyennes entreprises (PME) bien que certaines réclament des mesures additionnelles. L’Institut économique de Montréal (IEDM) juge pour sa part que l’abolition de cet impôt fédéral indirect de 10 cents par litre d’essence est un pas dans la bonne direction, mais que le gouvernement canadien devrait implanter cette mesure de façon durable. « Les contribuables ne se sont pas remis de l’inflation des dernières années et l’augmentation rapide des prix de l’essence est venue amoindrir encore davantage leur pouvoir d’achat », explique l’analyste en politique publique de l’IEDM, Gabriel Giguère, qui considère qu’un congé de taxes temporaire n’aide que momentanément. Selon ce dernier, en rendant cette réduction permanente, le gouvernement remettrait des centaines de dollars par an dans les portefeuilles des familles. « Dans un contexte de forte pression sur le coût de la vie, le gouvernement Carney devrait utiliser les leviers dont il dispose pour alléger la facture des citoyens pour de bon », poursuit M. Giguère.

Cette majoration brutale et persistante des prix qui sévit actuellement frappe encore plus durement les régions éloignées tributaires du transport comme Fermont et Schefferville qui doivent composer avec les constants soubresauts des prix à la hausse qui engendrent inévitablement une augmentation importante rapide et soudaine du coût des denrées essentielles et des produits de consommation. Selon la directrice générale de la Chambre de commerce de Fermont, Véronique Dumais, qui est également entrepreneure : « Nos membres saluent l’initiative du premier ministre Carney de réduire le prix du litre d’essence jusqu’au mois de septembre. Cette diminution viendra atténuer l’inflation qu’il a subie depuis le début de la guerre en Iran et permettra des coûts d’exploitation (d’opération) moindres. »

Cette baisse de 10 sous par litre d’essence n’aura aucune incidence sur les exploitants de stations-service frontalières comme celle de Fermont puisque malgré cet abattement fiscal éphémère, l’écart de prix entre le Québec et les autres provinces va tout de même demeurer. Un propriétaire d’une berline pourra cependant économiser à Fermont comme ailleurs 4,90 $ de taxes d’accise à chaque plein. L’épargne atteindrait 5,63 $ par litre en tenant compte de l’effet sur les taxes de vente.

Le PQ réclame la suspension permanente de la taxe d’accise

Le porte-parole du Parti québécois (PQ) en matière d’Énergie, Pascal Paradis, a réagi, le 14 avril 2026, à la suspension par le gouvernement Carney de la taxe d’accise fédérale sur l’essence, qui retranche, pendant une période de cinq mois, du 20 avril jusqu’au 7 septembre prochain, 10 sous à chaque litre d’essence acheté. L’annonce du premier ministre canadien survient alors que, depuis plus d’un an, un écart injuste subsiste à la pompe entre les essenceries québécoises et celles de l’Ontario, du Nouveau-Brunswick et de Terre-Neuve-et-Labrador frontaliers, en raison de l’abolition unilatérale de la taxe sur le carbone qui s’appliquait auparavant dans toutes les provinces sauf au Québec.

« Puisque c’est une manœuvre électoraliste du gouvernement fédéral de Mark Carney qui a créé de toutes pièces l’écart injuste du prix de l’essence entre le Québec et les autres provinces, nous exigeons qu’à son terme, la suspension de la taxe d’accise devienne permanente au Québec. Les consommateurs québécois n’ont pas à subir les conséquences des tours de passe-passe du gouvernement fédéral », estime le député du Parti québécois.

Injustice flagrante

Pascal Paradis précise que les libéraux ont financé l’abolition de la taxe carbone à même les impôts des Québécois. « Je rappelle que notre Assemblée nationale a exigé de récupérer les 814 millions de dollars d’impôts des Québécois ayant financé les chèques électoraux de la taxe carbone envoyés aux Canadiens des autres provinces, mais pas aux Québécois. Cet argent-là aurait pu servir à lutter contre l’écart injuste du prix à la pompe, ou à entretenir nos routes. Mark Carney doit rendre aux Québécois leur argent. Malheureusement, le gouvernement de la Coalition avenir Québec (CAQ) a plutôt choisi d’accepter la situation. Pas nous ! », explique le député de Jean-Talon, qui souligne à nouveau que le Parti québécois a suggéré plusieurs avenues pour diminuer le prix de l’essence, qui ont toutes été ignorées par l’ancien premier ministre du Québec, François Legault, et par sa successeure, Christine Fréchette.

Si le gouvernement Carney ose rétablir au Québec cet impôt fédéral indirect sur le carburant en septembre, comme il a l’intention de le faire, il perpétuera en toute connaissance de cause l’écart inéquitable à la pompe qui affecte les automobilistes québécois, mais aussi tous les consommateurs. En effet, le prix plus élevé de l’essence au Québec contribue aux coûts élevés des aliments et de plusieurs produits essentiels pour les familles et pour les personnes en situation de vulnérabilité, croit l’élu péquiste. « Le gouvernement fédéral doit réduire de façon permanente la taxe d’accise au Québec. Faute de le faire, seul le Parti québécois aura le courage et les coudées franches pour maintenir la pression sur Ottawa, contrairement aux caquistes et aux libéraux », conclut Pascal Paradis.

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Publié le 28 avril, 2026, dans la publication : Numéro_8 Volume_44

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Publié sur le site le 27 avril 2026

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Congrès de l’industrie minière

Une délégation fermontoise à Québec

par Éric Cyr

Légende : Sur la photo, de gauche à droite sur la photo, les DG du développement économique à la Ville de Sept-Îles, Paul Lavoie, à la Ville de Port-Cartier, Bernard Gauthier, le DG de la Ville de Fermont, Claude Gagné, et le PDG de la Société du Plan Nord et animateur du panel de discussion, Patrick Beauchesne lors de la conférence « L’état du fer au Québec » qui s’est déroulée dans la capitale québécoise.

Des ambassadeurs de la Ville de Fermont se sont rendus à Québec afin de prendre part à un rendez-vous stratégique pour l’industrie minière, la conférence « État du fer au Québec » organisée par Ressources, Mines & Industrie qui s’est tenue au Manège militaire Voltigeurs du 31 mars au 2 avril 2026.

L’événement de réseautage a réuni des piliers du monde minier québécois incluant des entreprises innovantes et des sociétés d’importance comme ArcelorMittal, Minerai de fer Québec (MFQ) et Rio Tinto IOC. La programmation diversifiée a offert une visibilité aux entreprises souhaitant valoriser leurs innovations, projets, services et technologies auprès d’un public stratégique du domaine minier. Le rendez-vous annuel axé sur les enjeux actuels et futurs du secteur du fer a rassemblé des experts reconnus et des professionnels de la filière énergétique, ferroviaire, minière et portuaire dans le cadre d’analyses, de discussions thématiques et de tables rondes et sur les enjeux structurants du fer au Québec. De nombreux sujets ont été abordés durant la rencontre comme l’innovation et la création de valeur à partir de l’extraction jusqu’au transport vers le port, la logistique et le développement des infrastructures, l’état du marché du fer et ses perspectives économiques incluant le rôle stratégique du fer de haute pureté dans la décarbonation (diminution des émissions de gaz à effet de serre), les politiques publiques liées au développement et à la mise en valeur du fer ainsi que des minéraux critiques et stratégiques, les projets miniers majeurs au Québec et au Labrador, l’énergie, la transformation et l’histoire du fer au Canada.

Des représentants régionaux

Le préfet de la Municipalité régionale de comté (MRC) de Caniapiscau et maire de Fermont, Patrick Lacerte, était sur place en compagnie du directeur général (DG) de la Ville de Fermont, Claude Gagné, et de la directrice générale adjointe de la municipalité, Marie-Philippe Couture.

L’élu confie : « Nous étions en déplacement à Québec afin de prendre part à cette réunion. Ce fut une expérience enrichissante sur tous les plans ainsi qu’une excellente occasion de rencontrer les partenaires du milieu, d’échanger sur les grands enjeux qui touchent notre région et d’établir des contacts avec de futurs clients potentiels pour le nouveau parc industriel fermontois. »

L’administrateur municipal, M. Gagné, a pour sa part eu l’occasion de participer à un panel sectoriel où il a pu exposer certaines problématiques que vivent les villes de la MRC contribuant à susciter une réflexion des principaux acteurs du secteur. Il explique que cette conférence est un lieu de rencontre important pour l’industrie du fer, le secteur privé et le secteur public. « On y constate toute l’intelligence industrielle qui soutient cette activité économique importante pour Fermont, la Côte-Nord et le Québec. Ça a été un moment propice pour rappeler aux entreprises minières présentes sur notre territoire qu’elles ont des responsabilités sociales et que la survie d’une ville comme Fermont, mais également Port-Cartier et Sept-Îles, est en péril si le recours à la commutation aérienne demeure inchangé, voire augmenté. J’ai eu l’occasion de préciser que la Société du Plan Nord n’est pas une agence de voyages et que cette instance ne donne pas des points Air Miles aux minières. Fermont fait tout ce qui est en son pouvoir pour soutenir ses partenaires miniers et contribuer à leur succès et continuera de le faire avec énergie cependant le cycle de sous-développement du navettage aérien (fly-in/fly-out) doit être considérablement réduit et la tendance inversée. Moins de travailleurs résidents coïncident avec un nombre de famille réduit, des services amoindris, une quantité limitée d’entreprises locales, une diversification économique minimisée et ainsi de suite en empirant. L’industrie doit comprendre les conséquences du phénomène et agir en conséquence maintenant. C’est Fermont et non pas fermons ! Compris ? »

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Publié le 28 avril, 2026, dans la publication : Numéro_8 Volume_44

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Publié sur le site le 27 avril 2026

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Le média écrit aimerait remercier tous ceux qui nous ont soutenus au cours des années et qui contribuent à la pérennité de ses activités :

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  • Association des médias écrits communautaires du Québec (AMECQ)
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