• Publications
  • Le journal
    • L’Équipe
    • Historique
    • Distinctions
  • Abonnements & membres
  • Annoncez avec nous
  • Contactez-nous
Journal le Trait d'Union du Nord
  • Publications
  • Le journal
    • L’Équipe
    • Historique
    • Distinctions
  • Abonnements & membres
  • Annoncez avec nous
  • Contactez-nous
  • Toutes les publications
  • Wabush

  • Déclenchement des élections provinciales

    Terre-Neuve-et-Labrador

    Déclenchement des élections provinciales

  • Confusion et zizanie dans la bulle nordique

    Frontière Québec-Labrador

    Une 14 décembre, 2020

    Confusion et zizanie dans la bulle nordique

  • Branle-bas de combat

    Covid-19 : le virus

    Une 30 mars, 2020

    Branle-bas de combat

  • Redémarrage réussi

    Mine Scully

    Redémarrage réussi

  • Nouveau départ pour la mine Scully

    Tacora Resources

    Une 17 décembre, 2018

    Nouveau départ pour la mine Scully

  • Un pont d’étagement essentiel

    Sécurité et transports

    Un pont d’étagement essentiel

  • Encore des investissements

    Aéroport de Wabush

    Encore des investissements

  • Nouveau propriétaire pour la mine Scully

    Tacora Resources

    Nouveau propriétaire pour la mine Scully

  • Une farandole équestre grandiose ravit les spectateurs

    Wabush : d’une pierre deux coups

    Une 28 août, 2017

    Une farandole équestre grandiose ravit les spectateurs

  • Nouvel élan pour Wabush

    Mine Scully

    Nouvel élan pour Wabush

  • Entre désillusion et espoir

    Mine Scully

    Entre désillusion et espoir

    • publications plus récentes

Wabush

Déclenchement des élections provinciales

Terre-Neuve-et-Labrador

Déclenchement des élections provinciales

Confusion et zizanie dans la bulle nordique

Frontière Québec-Labrador

Une 14 décembre, 2020

Confusion et zizanie dans la bulle nordique

Branle-bas de combat

Covid-19 : le virus

Une 30 mars, 2020

Branle-bas de combat

Redémarrage réussi

Mine Scully

Redémarrage réussi

Nouveau départ pour la mine Scully

Tacora Resources

Une 17 décembre, 2018

Nouveau départ pour la mine Scully

Un pont d’étagement essentiel

Sécurité et transports

Un pont d’étagement essentiel

Encore des investissements

Aéroport de Wabush

Encore des investissements

Nouveau propriétaire pour la mine Scully

Tacora Resources

Nouveau propriétaire pour la mine Scully

Une farandole équestre grandiose ravit les spectateurs

Wabush : d’une pierre deux coups

Une 28 août, 2017

Une farandole équestre grandiose ravit les spectateurs

Nouvel élan pour Wabush

Mine Scully

Nouvel élan pour Wabush

Entre désillusion et espoir

Mine Scully

Entre désillusion et espoir

  • publications plus récentes

Terre-Neuve-et-Labrador

Déclenchement des élections provinciales

par Éric Cyr

Les citoyens du Labrador Ouest seront appelés aux urnes, le 13 février prochain, afin d’élire leur député. Le représentant actuel de cette circonscription, Jordan Brown, élu sous la bannière du Nouveau Parti démocratique (NPD) le 16 mai 2019, tentera de conserver son siège qu’il a remporté par deux voix seulement après un recomptage judiciaire défaisant ainsi son opposant de l’époque, un ministre libéral influent et ancien maire de Labrador City de 2001 à 2009, Graham Letto, qui siégeait depuis 2015. Cette victoire à l’arraché a ainsi empêché le premier ministre de cette province, Dwight Ball (plus tard remplacé par son successeur Andrew Furey le 19 août dernier) d’obtenir un gouvernement libéral majoritaire.

Un total de trois formations politiques seront représentées dans la circonscription électorale du Labrador Ouest, créée en 1962, mais le député provincial néodémocrate, Jordan Brown, semble être dans les bonnes grâces des électeurs. Il est conscient que le vote précédent a été très serré, mais il a bien l’intention de renouveler l’exploit et de conserver son poste pour un second mandat consécutif. « Je suis très fier du travail que nous avons effectué dans la circonscription ces deux dernières années. Servir nos communautés est stimulant et gratifiant. Je me bats de façon non partisane pour les gens du Labrador Ouest et j’espère avoir la chance de continuer à le faire. Je leur demande donc de me réitérer leur confiance. » Ce dernier, très présent dans son milieu et dont la formation politique est fortement appuyée par le mouvement syndical local, n’a pas froid aux yeux quand il s’agit de défendre les intérêts de ses concitoyens et s’est investi dans plusieurs dossiers relatifs à la région en se faisant entendre lors de décisions préjudiciables au Labrador prises par le gouvernement au pouvoir notamment lors de nombreuses compressions libérales et de relocalisations de services.

« Les libéraux ont tenté de fermer la Cour provinciale et la bibliothèque de Wabush, ils ont considérablement réduit les services offerts par le bureau local d’enregistrement des plaques d’immatriculation de véhicules automobiles en plus de déplacer l’avion-citerne pour combattre les incendies forestiers et de fermer le bureau des Affaires du Labrador. »

Jordan Brown a lutté pour la préservation des services d’urgence-incendie à l’aéroport de Wabush, un dossier fédéral, et a interpellé, en invoquant l’universalité de l’accessibilité aux soins de santé, le ministre de la Santé et des Services communautaires, John Haggie, à la chambre d’assemblée de Terre-Neuve-et-Labrador dans l’édifice de la Confédération. Il l’a confronté au sujet de la problématique liée aux déplacements médicaux pour les patients du Labrador qui doivent consulter un spécialiste à l’extérieur de leur région et qui devraient être mieux encadrés par le gouvernement de Saint-Jean.

Les aspirants

Deux autres candidats ont annoncé leurs couleurs pour le Labrador Ouest. L’ancien maire de Labrador City, Wayne Button, qui avait brigué la mairie qu’il avait remportée lors des dernières élections municipales avant de démissionner peu après sans donner de raison, affichera la bannière libérale. L’ancien député progressiste-conservateur, Nick McGrath, qui avait dû démissionner de son poste de ministre des Transports en 2014 à la suite de son implication dans un contrat d’asphaltage controversé accordé à l’entreprise Humber Valley Paving sur l’autoroute Trans-Labrador, sera le candidat pour ce parti. Le Vérificateur général de cette province avait constaté que ce dernier avait sciemment caché des informations sur l’annulation du contrat en plus de remettre une caution faramineuse. McGrath avait pris cette initiative sans consulter le premier ministre de l’époque, Tom Marshall. Étrange coïncidence, le lendemain, l’ancien patron de la firme concernée, Frank Coleman, était acclamé nouveau chef du Parti conservateur et devait devenir premier ministre la même année, mais il a démissionné avant d’être assermenté.

L’ADN du NPD a laissé sa trace au Labrador Ouest puisque des députés néodémocrates y ont déjà été élus au préalable : Peter Fenwick, de 1984 à 1989, et Randy Collins, de 1999 à 2007.

Partager

Publié le 1 février, 2021, dans la publication : Numéro_02 Volume 39

  • Élections provinciales
  • Jordan Brown
  • Labrador City
  • Labrador Ouest
  • Nouveau parti démocratique
  • NPD
  • Politique
  • Terre-Neuve-et-Labrador
  • Wabush

Publié sur le site le 1 février 2021

  • Publication précédente
  • Prochaine publication

Frontière Québec-Labrador

Confusion et zizanie dans la bulle nordique

par Éric Cyr

Les propos tenus par le premier ministre de Terre-Neuve-et-Labrador, Andrew Furey, dans le cadre d’un point de presse relatif à la Covid-19, ont semé l’émoi au sein des résidents de la bulle d’exception nordique qui englobe Fermont, Labrador City et Wabush, le 23 novembre dernier, à la suite de l’annonce de nouvelles mesures de contrôle frontalier, applicables le lendemain, faite par le député provincial du Labrador-Ouest, Jordan Brown, qui en a découlé. Les citoyens des trois localités minières se sont alors bousculés de part et d’autre de la frontière afin de faire leurs courses en vitesse, ce qui a vidé le rayonnage de plusieurs commerces de la région.

Le gouvernement de cette province a par la suite rectifié le tir après une demande de clarification de la part du député néodémocrate labradorien. Les mesures particulières liées à la bulle nordique qui étaient en vigueur pour les habitants des trois villes sises au sud du 53e parallèle ont donc été maintenues et la frontière est finalement restée ouverte sans restriction additionnelle. La population locale n’a pas eu à restreindre ses déplacements en les limitant uniquement aux raisons essentielles, mais devra comme c’était le cas auparavant continuer à respecter les consignes transmises par la Santé publique telles que définies par une entente entre les deux provinces, soit de fournir une preuve de résidence, de ne pas avoir voyagé à l’extérieur de la région immédiate depuis au moins 14 jours, de ne pas présenter de symptômes associés à la Covid-19 et de ne pas avoir été en contact avec une personne ayant été testée positive au coronavirus.

Tergiversations à la frontière

Le député Brown, qui a dû gérer la panique et les nombreuses perturbations engendrées par cet impair qu’il a signalées aux autorités de St. John’s est d’avis que la bévue du premier ministre Furey, qui a laissé planer le doute durant les cinq heures suivant sa déclaration contradictoire sans rectifier les faits, est responsable de la confusion et a demandé à ce dernier de s’excuser pour son commentaire qui laissait entendre que la frontière serait fermée. En guise de réponse, le cabinet Furey a simplement déclaré que les propos du premier ministre sur les changements apportés à la bulle atlantique à la frontière Québec-Labrador étaient relatifs à la frontière sud du Labrador, et non pas entre Labrador City et Fermont. M. Brown indigné confie : « Je ne sais pas si le premier ministre s’est mal exprimé ou ne connaît simplement pas la géographie du Labrador, mais il devrait reconnaître la confusion occasionnée par cette déclaration au lieu de tenter de dissimuler sa faute. J’ai reçu des appels de maires, de fonctionnaires, de sociétés minières et de gens inquiets alors qu’il a fallu des heures avant que le bureau du premier ministre ne gère la problématique que sa maladresse avait créée en prétextant que ce dernier s’était mal exprimé. C’est inacceptable !  Ces informations trompeuses ont été reprises par les médias qui ont dû par la suite corriger cette inexactitude et cependant il ne s’est pourtant jamais excusé et n’a jamais reconnu son erreur dans une déclaration publique officielle. »

Le maire de Labrador City, Fabian Benoit, considère pour sa part que cette gaffe a causé un tollé. « Je ne savais pas quoi répondre, car les conseils municipaux des trois agglomérations urbaines n’avaient pas été consultés sur d’éventuels changements à la frontière, ce qui devrait être le cas avant de prendre une telle décision qui a des impacts majeurs. Les étagères de certains magasins de la région ont été littéralement prises d’assaut par des consommateurs craignant la fermeture de la frontière. »

De son côté, le maire de Fermont, Martin St-Laurent, se réjouit du dénouement heureux de cette situation. Depuis les tout débuts, il travaille de concert avec les autorités de Wabush et de Labrador City afin que les Fermontois puissent continuer à se rendre chez leurs voisins du Labrador. L’annonce avait certes créé un sentiment de panique et d’incompréhension, mais son équipe s’est tout de suite mise au travail afin de rétablir la situation.

Une entrave à la libre-circulation entre les trois municipalités avant la période du magasinage de la période des Fêtes aurait causé une interruption de la fluidité commerciale et une incidence néfaste pour les commerçants de la région des deux côtés de la frontière en particulier pour les petites et moyennes entreprises (PME) les privant d’une part importante de revenus.

Les modalités relatives à la frontière seront dorénavant évaluées toutes les deux semaines.

Partager

Publié le 14 décembre, 2020, dans la publication : Numéro_21 Volume 38

  • Bulle d’exception nordique
  • Contrôle frontalier
  • Covid-19
  • Fermont
  • Frontière Québec-Labrador
  • Labrador City
  • Labrador Ouest
  • Pandémie
  • Wabush

Publié sur le site le 11 décembre 2020

  • Publication précédente
  • Prochaine publication

Covid-19 : le virus

Branle-bas de combat

par Éric Cyr

Source photo : CDC

L’Organisation mondiale de la santé (OMS), une institution spécialisée de l’Organisation des Nations unies pour la santé publique, a d’abord déclaré que la flambée du coronavirus du syndrome respiratoire aigu sévère 2 (SARS-CoV-2) appelé aussi la Covid-19 constituait une épidémie avant de se raviser et d’annoncer en conférence de presse, le 11 mars dernier, que la population mondiale fait dorénavant face à une pandémie soit la propagation d’une nouvelle maladie à l’échelle planétaire.

Cette maladie infectieuse est provoquée par un nouveau virus qui n’avait jamais encore été découvert chez l’être humain qui entraîne une maladie respiratoire (semblable à la grippe) avec des symptômes comme la toux, la fièvre, et dans les cas plus sévères, une pneumonie atypique. La bonne nouvelle est qu’on peut aider à s’en prémunir en se lavant fréquemment les mains et en évitant de se toucher le visage. La Covid-19 se propage essentiellement par contact avec une personne infectée lorsque celle-ci tousse ou éternue ou par l’intermédiaire des gouttelettes de salive ou de sécrétions nasales.

Au temps du coronavirus

Bien qu’aucun cas n’ait encore été répertorié sur la Côte-Nord et au Labrador Ouest (au moment de mettre sous presse), la crainte de la propagation de la Covid-19 n’épargne pas Fermont, Labrador City et Wabush où plusieurs mesures sanitaires importantes ont été prises afin de freiner son éventuelle progression notamment la fermeture de plusieurs commerces. À Fermont, des élèves de retour d’un voyage à New York se sont placés en isolement préventif volontaire.

Domaine sportif et culturel

La 36e édition des Jeux franco-labradoriens est maintenue, mais toutes les autres rencontres sportives sont annulées dans les trois villes nordiques. La course d’endurance à motoneige Cain’s Quest s’est terminée juste à temps à Labrador City. Tout se bouscule rapidement. La Ville de Fermont ferme tous ses plateaux récréatifs et sportifs incluant la piscine, l’aréna Daniel-Demers et la bibliothèque municipale. Labrador City suit l’exemple tout comme Wabush qui ferme le complexe récréatif Mike Adam et l’aréna Bill-Chaplin. Le plus gros événement fermontois, le Taïga Carnaval annule l’édition de cette année incluant les réputées courses de traîneau à chiens, les Taïga courses. Le club de ski de fond Menihek annule la 45e édition de la compétition annuelle Labrador Loppet.

Réaliste, mais non alarmiste

Le maire de Fermont, Martin St-Laurent prend la situation au sérieux et met sur pied une cellule de crise qui est en lien avec celles du Labrador Ouest afin de parer à toute éventualité. Par la suite, les mesures d’urgence sont instaurées dans les municipalités avoisinantes . « Il est important de prendre des mesures drastiques et de s’assurer de respecter les consignes émises par le gouvernement du Québec, de les suivre à la lettre afin d’éviter la propagation de cette maladie. Plus nous sommes proactifs et que nous travaillons fort durant les premières semaines et plus le retour à la normale se fera rapidement. » Les bureaux administratifs de la Ville de Fermont et de la MRC de Caniapiscau sont fermés. À Labrador City, les réunions des conseils municipaux se font à huis clos puisque les bureaux sont aussi fermés au public incluant l’hôtel de ville, les travaux publics, les départements de prévention des incendies qui répondent tout de même aux appels d’urgence tout comme à Fermont. À Wabush, les réunions se font par conférence téléphonique.

Fermetures à la chaîne

La majorité des entreprises et services situés pour la plupart dans le centre commercial du mur-écran, mais, aussi au Labrador mettent temporairement la clef dans la porte l’une après l’autre ou privilégient le télétravail et la prise de rendez-vous à l’avance alors que d’autres, plus essentielles, s’adaptent rapidement. La Coop Metro limite le nombre quotidien de certains produits, dont les denrées essentielles, pouvant être achetés afin d’assurer une offre diversifiée et équitable pour les consommateurs. Des gels désinfectants à l’usage des clients sont installés à l’entrée du marché d’alimentation et de plusieurs commerces de la région et le personnel est mis à contribution afin d’assurer un nettoyage fréquent des lieux et des équipements, dont les paniers d’épicerie. Le géant Wal-Mart résiste. Le magasin Canadian Tire et le IGA à Labrador City fixent des heures matinales réservées au magasinage des personnes plus vulnérables (système immunitaire faible, handicaps, aînés). Le centre de la petite enfance (CPE) Le Mur-Mûr restreint ses activités à un service de garde d’urgence de dernier recours uniquement réservé aux enfants des travailleurs des services essentiels qui ne présentent pas de symptômes pouvant s’apparenter au virus. Les autres parents doivent trouver des solutions de rechange puisque les écoles ont aussi été fermées tant à Fermont que par la suite au Labrador voisin.

Nécessaires adaptations

Le Centre multiservice de santé et de services sociaux de Fermont demeure accessible, mais les visiteurs n’y sont pas admis et un tri est fait à la porte d’entrée principale afin de bien aiguiller les patients. Certains rendez-vous à l’extérieur sont reportés et les interventions chirurgicales non urgentes sont remises. La clinique dentaire a été fermée et est réservée uniquement aux urgences. Le Centre de santé Alarie (pharmacie) invite les clients dans la mesure du possible à téléphoner afin de faire préparer leurs prescriptions. Tous les restaurants de Fermont : Le pub Le Réphil, le resto-bar Le Zonix et le casse-croûte Chez Phil ferment leur porte. La conférence organisée par la Chambre de commerce de Fermont et le souper-bénéfice de crabe au profit de Cancer Fermont sont annulés. Tous les gymnases et salles de sports sont fermés.

Industrie minière

Les minières ArcelorMittal et Minerai de fer Québec (Fermont), Rio Tinto IOC (Labrador City), Tacora Resources (Wabush) et Tata Steel (Schefferville) qui emploient des travailleurs aéroportés prennent des mesures de prévention exceptionnelles afin d’assurer la santé et la sécurité de leurs employés tout en diminuant les risques de contamination. Les travailleurs des minières fermontoises qui utilisent des navettes aériennes doivent dorénavant répondre à un questionnaire rigoureux avant d’embarquer dans un avion et du personnel médical a été déployé aux aéroports où ceux-ci prennent leur vol afin d’évaluer leur état de santé afin de déterminer si ceux-ci peuvent se rendre sur leur lieu de travail.

Partager

Publié le 30 mars, 2020, dans la publication : Numéro-06 Volume 38

  • Coronavirus
  • Covid-19
  • Épidémie
  • Fermont
  • Labrador City
  • Labrador Ouest
  • Pandémie
  • Virus
  • Wabush

Publié sur le site le 26 mars 2020

  • Publication précédente
  • Prochaine publication

Mine Scully

Redémarrage réussi

par Éric Cyr

Source photo : Tacora Resources

Annoncée en grande pompe par le premier ministre de Terre-Neuve-et-Labrador, Dwight Ball, lors de son passage à Wabush au Labrador, le 27 novembre dernier, la relance de la mine de fer Scully située dans cette même localité nordique s’est effectuée tel que prévu à la fin juin dernier.

Un second souffle

Le premier ministre Ball avait alors souligné l’importance de l’activité minière et de ses retombées économiques pour solidifier la fondation des collectivités du Labrador.

« Le redémarrage de cette mine constitue une étape charnière pour l’industrie minière de notre province. Notre gouvernement comprend l’importance et le potentiel énorme de la mise en valeur des ressources minérales en tant que créateur de richesses afin d’assurer un avenir prometteur aux travailleurs de la région. Nous accueillons avec enthousiasme ces investissements à long terme », avait-il déclaré.

Le président et chef de la direction de Tacora, M. Lehtinen, évalue que les activées minières devraient s’échelonner pendant 25 ans et précise que la totalité du minerai de fer est déjà vendue pour les 15 prochaines années grâce à un contrat avec le partenaire Cargill qui achètera toute la production et des accords de financement avec des investisseurs en actions : Proterra Investment Partners, Aequor et MagGlobal.

Véritable bouée de sauvetage, la reprise des activités de cette mine, un projet de 276 M $ américains (367 M $ canadiens) qui produira annuellement jusqu’à 6,5 millions de tonnes de concentré à teneur en fer de 65,9 % insuffle un nouvel élan à l’économie de Wabush grandement affectée lors de sa fermeture par Cliffs Natural Resources en 2014. Près de 300 emplois directs ont été créés localement sans compter ceux qui s’ajoutent en périphérie.

Évolution historique

C’est sous la gouverne de la défunte société Cliffs Natural Resources que la mine Scully (aussi connue sous le nom de Mine Wabush) avait cessé ses activités lors de l’effondrement des prix du fer en 2014, soit près d’un demi-siècle après son inauguration. Quelque 500 travailleurs de Wabush et de Sept-Îles avaient alors perdu leur emploi. Elle fut par la suite acquise après la faillite de l’ancien propriétaire par l’Américaine Tacora basée au Minnesota, en juillet 2017. Au préalable, en juin de cette même année, le syndicat des Métallos/Steelworkers négocie une convention collective de cinq ans pour les futurs travailleurs. Le 23 mai 2019, un premier chargement de minerai alimente le concasseur après 5 ans 3 mois et 14 jours d’inactivité. Le 28 mai, c’est le démarrage d’un troisième moulin et le 2 juin dernier la production de concentré humide. Le premier dynamitage a eu lieu le 25 juin et le premier train chargé de concentré est arrivé à Pointe-Noire le 1er juillet.

La production est expédiée par wagons sur les chemins de fer Wabush Lake Railway, QNS&L et Arnaud jusqu’aux installations ferroviaires et portuaires de Pointe-Noire avant d’être transbordée sur des minéraliers au quai multiusager de Sept-Îles.

Partager

Publié le 26 août, 2019, dans la publication : Numéro_13 Volume 37

  • Économie Labrador
  • Fer
  • Industrie minière
  • Labrador
  • Mine Scully redémarrage
  • Mine Wabush
  • Tacora Resources
  • Wabush

Publié sur le site le 26 août 2019

  • Publication précédente
  • Prochaine publication

Tacora Resources

Nouveau départ pour la mine Scully

par Éric Cyr

De gauche à droite sur la photo : La représentante innue Clementine Kuyper, le ministre provincial des Affaires municipales et de l’Environnement Graham Letto, le premier ministre de Terre-Neuve-et-Labrador Dwight Ball, le PDG de la minière Tacora Larry Lehtinen, la ministre provinciale des Ressources naturelles Siobhan Coady, la députée fédérale du Labrador Yvonne Jones et le maire de Wabush Ron Barron.

Le premier ministre de Terre-Neuve-et-Labrador, Dwight Ball, était à l’hôtel Wabush au Labrador, le 27 novembre dernier, où il a annoncé officiellement la relance des installations de la mine de fer Scully située à Wabush en compagnie du président-directeur général du nouvel acquéreur Tacora Resources, Larry Lehtinen.

D’autres dignitaires ont prononcé des allocutions pour l’occasion notamment le ministre provincial des Affaires municipales et de l’Environnement et député provincial du Labrador Ouest, Graham Letto, sa collègue la ministre des Ressources naturelles et ancienne députée fédérale, Siobhan Coady, ainsi que la secrétaire parlementaire du ministre des Affaires intergouvernementales et du Nord et du Commerce intérieur, la députée fédérale du Labrador, Yvonne Jones. Le maire de Wabush, Ron Barron et la directrice du Centre innu de développement des affaires, Clementine Kuyper étaient aussi sur place. Le grand chef de la nation innue du Labrador, Gregory Rich, est satisfait de l’accord conclu avec le promoteur.

Un second souffle

Le premier ministre Ball a souligné l’importance de l’activité minière et de ses retombées économiques pour solidifier la fondation des collectivités rurales du Labrador.

« Le redémarrage de cette mine constitue une étape charnière pour l’industrie minière de notre province. Notre gouvernement comprend l’importance et le potentiel énorme de la mise en valeur des ressources minérales en tant que créateur de richesses afin d’assurer un avenir prometteur aux travailleurs de la région. Nous accueillons avec enthousiasme ces investissements à long terme », a-t-il déclaré.

Le président et chef de la direction de Tacora, M. Lehtinen, évalue que les activées minières devraient s’échelonner pendant 25 ans et assure que la production pourra reprendre en juin 2019. Il précise que la totalité du minerai de fer est déjà vendue pour les 15 prochaines années grâce à un contrat avec le partenaire Cargill qui achètera toute la production et des accords de financement avec des investisseurs en actions : Proterra Investment Partners, Aequor et MagGlobal.

Impulsion nouvelle

Cette annonce du projet de 276 M $ américains (367 M $ canadiens) constitue une véritable bouée de sauvetage pour l’économie de Wabush et devrait lui insuffler un nouvel élan d’ici l’été prochain puisque la mine, qui produira annuellement jusqu’à 6,5 millions de tonnes de concentré à teneur en fer de 65,9 %, créera approximativement 260 nouveaux emplois localement au cours des prochains mois sans compter ceux qui s’ajouteront en périphérie.

La production sera expédiée par train sur le chemin de fer QNS&L jusqu’au port de Sept-Îles avant d’être transbordée sur des minéraliers, ce qui devrait nécessiter l’apport d’au moins une trentaine de travailleurs québécois additionnels qui seront embauchés à la Société ferroviaire et portuaire de Pointe-Noire grâce à une entente relative à la manutention, au chargement et à l’expédition.

Le syndicat des Métallos/Steelworkers qui a négocié, en juin 2017, une convention collective de cinq ans pour les futurs travailleurs, un préalable à la réouverture, se réjouit de la nouvelle. Une séance publique d’information s’est tenue le soir même au Centre des arts et de la culture à Labrador City afin notamment d’expliquer les formalités du processus d’embauche qui a été enclenché sur-le-champ.

Contexte préalable

C’est sous la gouverne de la défunte société Cliffs Natural Resources que la mine Scully (aussi connue sous le nom de Mines Wabush) avait cessé ses activités (tout comme la mine du lac Bloom à Fermont) lors de l’effondrement des prix du fer en 2014 soit près d’un demi-siècle après son inauguration. Quelque 500 travailleurs de Wabush et de Sept-Îles avaient alors perdu leur emploi. Elle fut acquise après la faillite de l’ancien propriétaire par l’Américaine Tacora basée au Minnesota, en juillet 2017.

Partager

Publié le 17 décembre, 2018, dans la publication : Numéro 21 Volume 36

  • Cliffs
  • Labrador
  • Labrador Ouest
  • mine scully
  • Mine Wabush
  • Redémarrage mine Scully
  • Relance mine Scully
  • Tacora Ressources
  • Wabush

Publié sur le site le 17 décembre 2018

  • Publication précédente
  • Prochaine publication

Sécurité et transports

Un pont d’étagement essentiel

par Éric Cyr

Légende : Viaduc entre Labrador City et Wabush

Les citoyens du Labrador Ouest se sont mobilisés afin d’inciter la compagnie minière Cliffs, alors en activité, à construire un pont d’étagement (viaduc) surplombant la route 500 (Translabradorienne) entre Labrador City et Wabush pour permettre le passage du chemin de fer acheminant ses convois de minerai de fer par wagons. Le passage à niveau ralentissait considérablement la fluidité de la circulation entre les deux municipalités et aurait pu nuire au travail des premiers répondants appelés à se déplacer rapidement sur un lieu d’accident ou à transporter des blessés et des malades vers l’hôpital de Labrador City et à l’aéroport de Wabush dans le cas d’une évacuation médicale aérienne d’urgence.

Question de vie ou de mort

L’argument de taille invoqué était de permettre de faciliter la fluidité de la circulation des ambulances et des véhicules d’urgence afin de maximiser le délai d’intervention et économiser ainsi un temps précieux pouvant faire toute la différence entre la vie et la mort de personnes en situation de danger et la sauvegarde de biens matériels nécessitant des mesures rapides. Le débat était teinté d’émotivité puisque l’arrêt forcé obligatoire au seul passage à niveau de l’endroit pouvait s’étirer sur une période de plus d’une demie heure lors du passage de la locomotive, un temps précieux perdu lors d’un transport d’un blessé ou d’un malade en ambulance et aurait pu faire la différence entre la vie et la mort d’un patient. Les citoyens ont finalement obtenu gain de cause et la minière a consenti à ériger une structure remédiant ainsi au problème.

Et pour Fermont?

La même problématique pourrait s’appliquer aux citoyens fermontois puisque les convois ferroviaires de minerai de la mine du lac Bloom appartenant dorénavant à Minerai de fer Québec (MFQ), une filiale de Champion, doivent traverser cette même route au Labrador entre Fermont et Labrador City, à proximité du cimetière, coupant ainsi le passage aux résidents de Fermont et aux villégiateurs du terrain de camping Duley Lake et des nombreux chalets situés dans ce secteur. Les victimes d’un grave accident, incluant les travailleurs des minières, peuvent toujours être stabilisées au Centre de santé de l’Hématite à Fermont qui relève du CISSS de la Côte-Nord, mais pourraient être grandement pénalisées en cas de nécessaire évacuation médicale aérienne d’urgence si celle-ci coïncide avec le passage d’un train de minerai coupant le seul lien routier de la région vers l’aéroport.

Hélicoptère à la légère

Les chercheurs de la Chaire de recherche en médecine d’urgence de l’Université Laval de Québec ont d’ailleurs été étonnés de constater, dans le cadre de l’étude Mobilisation et recherche de pistes de solution concernant un seuil critique de services d’urgence à offrir à l’urgence de Fermont, le nombre si élevé de passages à niveaux dans la région et la quasi-absence de transport héliporté pour les blessés et malades notamment ceux de la mine de Fire Lake tel que mentionné par le responsable de l’étude, le docteur Richard Fleet, lors de son passage à Fermont, qui soulignait que plusieurs entreprises en milieu difficile d’accès proposent ce service à leurs travailleurs, notamment dans l’Ouest canadien.

Pour ce qui est de la douzaine de passages à niveau du chemin de fer Cartier appartenant à ArcelorMittal et situés sur le tracé actuel Fire Lake/Mont-Wright qui enjambent la route nationale 389, ils pourraient considérablement allonger le délai de transport des blessés et malades vers les ressources médicales appropriées.

Un éventuel nouveau tracé promis par le ministère québécois des Transports depuis plus d’une décennie devrait hypothétiquement régler le problème, du moins sur la route nationale 389, dans un avenir prochain. Il restera tout de même une entrave entre les trois agglomérations urbaines de la région, le passage à niveau appartenant à MFQ au Labrador.

Partager

Publié le 16 avril, 2018, dans la publication : Numéro 07 Volume 36

  • ArcelorMittal
  • Fermont
  • Labrador
  • MFQ
  • Minerai de fer Québec
  • Pont d'étagement
  • Route 389
  • Route 500
  • Translabradorienne
  • Viaduc
  • Wabush

Publié sur le site le 16 avril 2018

  • Publication précédente
  • Prochaine publication

Aéroport de Wabush

Encore des investissements

par Éric Cyr

L’aéroport régional de Wabush au Labrador poursuit sa cure de rajeunissement avec de nouveaux investissements totalisant près de 14 millions de dollars, cette fois-ci consacrés à la rénovation de l’aérogare afin de mieux répondre aux besoins des passagers en provenance et à destination de cette localité nordique. Le gouvernement du Canada souhaite renouveler les infrastructures essentielles qui contribuent à la croissance et au développement des collectivités de la région.

C’est la députée fédérale du Labrador, la libérale Yvonne Jones, qui a annoncé l’attribution de cet engagement d’environ 13,9 M $ au groupe Bird Construction de Bedford en Nouvelle-Écosse, au nom de la ministre canadienne des Services publics et de l’Approvisionnement, Carla Qualtrough, le 25 novembre dernier. Le contrat octroyé pour Transports Canada dans le cadre d’un processus d’approvisionnement ouvert, équitable et transparent, offrira des possibilités d’emplois aux ouvriers qualifiés de Wabush et des alentours.

Projet majeur d’infrastructure

Ce projet de réfection améliorera la fonctionnalité et l’efficacité de l’aérodrome. Les travaux incluront des changements et des améliorations à la configuration de l’aérogare et à ses principaux systèmes pour améliorer l’expérience des voyageurs. Il faudra notamment démolir et rénover l’intérieur de l’édifice actuel en diverses étapes pendant lesquelles l’aéroport demeurera cependant entièrement fonctionnel. Grâce à ses infrastructures modernes et efficaces, la toute nouvelle structure assurera une sécurité accrue tant pour les voyageurs que pour les employés. Les travaux qui ont débuté en novembre 2017 devraient selon les prévisions être terminés à l’été 2019. Selon la députée Jones : « L’aéroport de Wabush est l’un des principaux liens de transport au Labrador et dans l’Est du Canada. L’investissement fait par le gouvernement du Canada représente un engagement envers [les habitants de la région] et le renouvellement d’une infrastructure indispensable… » Le ministre fédéral des Transports, Marc Garneau explique : « Le gouvernement du Canada est fier de verser cette contribution importante pour améliorer [cette infrastructure]…tout en contribuant à la croissance économique de Wabush et des collectivités environnantes. Le nouvel immeuble amélioré contribuera à réaliser l’une des grandes priorités de Transports Canada : la sûreté et la sécurité (SIC) de toutes les personnes qui passent par l’aéroport de Wabush. »

Continuité des investissements

Plusieurs autres travaux d’importance ont été réalisés à l’aérodrome de Wabush ces dernières années notamment une réparation des pistes d’atterrissage ayant nécessité la fermeture temporaire du terminal aérien durant la période estivale 2015. Un contrat totalisant 11,9 M $ avait alors été accordé à Canada Construction DJL de Boucherville au Québec pour cette réfection. À l’été 2016, un montant de 30,5 M $ a été consenti à l’entreprise de construction locale Grey Rock Services pour l’agrandissement du stationnement et un nouveau tracé de la route d’accès à l’aérogare ainsi qu’une nouvelle voie de circulation parallèle et l’agrandissement de l’aire de trafic. L’été dernier, un montant de 4 M $ a été alloué à l’entreprise Cribtec, une division du Groupe deric, pour la construction d’un nouveau réservoir d’eau potable et d’un nouveau poste de surpression.

Le phénomène des travailleurs itinérants qui empruntent des navettes aériennes (Fly in/Fly out) s’est grandement intensifié ces dernières années et particulièrement durant la période du dernier boom minier. Cette main-d’œuvre passagère contribue à l’accroissement de l’achalandage des vols à majorité nolisés, mais aussi commerciaux en partance et à destination de Wabush. Ce facteur a contribué à propulser l’aéroport local parmi les plus fréquentés dans les provinces atlantiques supplantant certaines capitales provinciales et même la capitale canadienne, Ottawa, pour les mouvements itinérants commerciaux civils selon les plus récentes données de Statistique Canada.

Partager

Publié le 18 décembre, 2017, dans la publication : Numéro 21 Volume 35

  • Aérodrome
  • Aérogare
  • Aéroport
  • Aviation
  • Labrador
  • Navettes aériennes
  • Transport aérien
  • Transports Canada
  • Wabush

Publié sur le site le 18 décembre 2017

  • Publication précédente
  • Prochaine publication

Tacora Resources

Nouveau propriétaire pour la mine Scully

par Éric Cyr

L’entreprise américaine Tacora Resources a reçu les autorisations gouvernementales nécessaires pour l’achat de la mine Scully située à Wabush. La Cour supérieure du Québec a donné son aval à cette transaction qui s’élève à plus de 2 millions de dollars dont une garantie de 750 000 $ a déjà été versée. Cela devrait redonner un second souffle à cette petite municipalité monoindustrielle du Labrador qui voguait depuis trois ans dans l’incertitude depuis que Cliffs ressources naturelles avait fermé le site minier en 2014, tout comme celui de la mine du lac Bloom en sol québécois qui avait subi le même sort en raison de la hausse des coûts de production.

Le gouvernement de Terre-Neuve-et-Labrador se réjouit de cette annonce qui constitue une étape importante en vue de la réouverture de la mine selon la ministre des Ressources naturelles de cette province, Siobhan Coady, qui entend poursuivre les efforts nécessaires à sa concrétisation. La remise en service de ces infrastructures contribuera à insuffler une plus grande vitalité à la région, mais aussi à la Côte-Nord dont l’économie est intimement liée à celle du Nord québécois et du Labrador. Bien que l’usine de bouletage de Pointe-Noire près de Sept-Îles ne fasse pas partie de cette entente, ses tentacules s’étendent tout de même sur la Côte-Nord puisque la nouvelle entité prévoit produire au départ du concentré de minerai de fer qui devrait être, selon toute logique, transporté par le chemin de fer QNS&L avant d’être expédié sur les marchés internationaux via le nouveau quai multiusager du port de Sept-Îles.

Le phénix renaît de ses cendres

En vertu de la proposition d’achat approuvée par la Cour, la compagnie qui s’est portée acquéreur des installations devra respecter les obligations environnementales dont la défunte Cliffs était responsable avant la transaction selon la loi sur les mines (Mining Act). Tacora envisage d’accumuler le financement nécessaire au redémarrage des installations avant de réaliser une étude de faisabilité dès cette année. Le député provincial libéral du Labrador Ouest, Graham Letto, qui s’est activement impliqué afin de faire progresser le dossier accueille favorablement cette annonce dont la conclusion s’avérera certainement bénéfique à la collectivité qu’il représente. Il s’attend de plus à ce que Tacora présente sous peu un plan d’affaires incluant un échéancier de l’évolution des travaux. Un porte-parole du syndicat des Métallos/Steelworkers de l’Atlantique au Labrador, Euclide Haché, explique que des consultations publiques se sont tenues à Wabush les 14 et 15 août derniers afin de présenter les visées de l’entreprise minière aux représentants syndicaux de la section locale 6285 et aux anciens travailleurs avec qui une convention collective de cinq ans a récemment été signée en juin 2017. « Cette aventure minière audacieuse représente un nouvel essor pour les travailleurs du secteur qui pourront éviter l’exil en profitant de la création d’emplois locaux. Ça signifie de l’ouvrage bien rémunéré qui pourrait s’échelonner sur plusieurs années » confie le syndicaliste acadien qui anticipe un redémarrage des opérations dès l’an prochain.

Partager

Publié le 11 septembre, 2017, dans la publication : Numéro 14 Volume 35

  • Cliffs
  • Fer
  • Industrie minière
  • Labrador
  • mine scully
  • Mines Wabush
  • Tacora Ressources
  • Wabush

Publié sur le site le 13 septembre 2017

  • Publication précédente
  • Prochaine publication

Wabush : d’une pierre deux coups

Une farandole équestre grandiose ravit les spectateurs

par Éric Cyr

Légende : La cavalerie en face de l'hôtel de ville de Wabush. Source photo : Melanie LaFosse

Un vent d’optimiste s’est levé sur la ville de Wabush au Labrador qui a célébré son cinquantième anniversaire en grand en accueillant le Carrousel de la Gendarmerie royale du Canada (GRC), du 21 au 23 juillet dernier, le tout coïncidant avec sa tournée pancanadienne pour souligner le 150e anniversaire du Canada. Un public nombreux a assisté à cet événement unique, une première dans la région.

Spectacle de notoriété mondiale

Le traditionnel Carrousel a obtenu une renommée internationale et certains chevaux ont même paradé devant la reine Élisabeth II au château de Windsor, l’une des résidences de la famille royale, au Royaume-Uni, une destination où ils se sont rendus par avion-cargo. Composé de 32 cavaliers et de leurs montures en provenance de la ferme d’élevage de la GRC de Pakenham (située à environ 45 minutes d’Ottawa en Ontario), les chevaux âgés de 7 à 21 ans ont au préalable été retenus grâce à une sélection rigoureuse et un entraînement intensif dès la fin de leur première année jusqu’à l’âge de 6 ans. Cette prestation comprend des figures complexes et des exercices chorégraphiés exécutés au son de la musique et qui exigent une grande maîtrise, un synchronisme parfait et une excellente coordination. Le public a pu assister entre autres à la haie d’honneur, le losange, l’étoile, la roue de charrette, le labyrinthe, le dôme et la charge. Le Carrousel qui se produit de  mai à octobre dans plusieurs localités au pays, aide grâce à la vente de billets, à recueillir des milliers de dollars pour des organismes locaux de bienfaisance et sans but lucratif. Les nombreux spectateurs qui s’étaient déplacés à l’occasion de cet événement unique dans la région étaient enchantés et émerveillés de pouvoir admirer les prouesses des cavaliers et surtout de leurs palefrois.

Un parcours difficile

Les chevaux en partance de Halifax en Nouvelle-Écosse où ils s’étaient produits la semaine précédente sont habitués à parcourir de vastes distances dans des camions-remorques adaptés à leurs déplacements, mais leur trajet sur la route nationale 389, le seul lien routier vers le Labrador, qui bien que carrossable comporte son lot de courbes sinueuses et de montées vertigineuses, a constitué une épreuve particulièrement pénible pour les équidés selon un responsable de la logistique. Et ce malgré le fait que cinq niveleuses avaient été appelées en renfort au préalable afin d’aplanir les portions non asphaltées et ainsi contribuer à faciliter le déplacement du convoi composé de quatre unités, dont trois réservées aux solipèdes et l’autre pour les équipements et vestiaires. Selon un gendarme , 36 chevaux se sont déplacés pour l’occasion incluant les 32 qui ont brillé sur place, celui du superviseur du Carroussel et trois substituts. « Les chevaux sont de véritables athlètes qui se déplacent fréquemment en effectuant de longs trajets et sont en très grande forme, mais parfois un étirement musculaire peut malheureusement survenir. Un vétérinaire d’Ottawa était du parcours afin d’assurer le bien-être et le confort des bêtes durant le voyage comme c’est le cas lors des longs déplacements similaires comme celui de Whitehorse au Yukon vers Vancouver en Colombie-Britannique. » Le cavalier responsable précise que l’arrivée à destination a pris plus de temps que prévu compte tenu des conditions particulières de cet axe terrestre.

« Un des conducteurs de camions m’a confié que la route n’était vraiment pas belle et a exigé plus de temps que ce qu’il avait envisagé au départ et il a fallu réduire la vitesse afin de ne pas perturber inutilement les animaux logés à l’arrière, mais que ça s’était tout de même bien passé. » Ce dernier poursuit : « Les chevaux, qui s’entraînent deux fois par jour quand ils ne sont pas en tournée, ont fait des exercices pour se dégourdir une fois rendus à Wabush et ont pu se reposer le lendemain avant de préparer leur performance. »

Malgré la température maussade la première journée, beaucoup de monde a pris part à cette activité équestre qui s’est terminée par de la pluie, de la neige et de la grêle après le spectacle. « L’organisation était impeccable. Il y avait une bonne participation et nous avons été très bien accueillis.» L’étable aménagée dans l’aréna local répondait très bien aux besoins des chevaux qui sont habitués à demeurer aux écuries de la GRC dans la région de la capitale nationale quand ils ne sont pas sur la route. Les cavaliers ont rencontré les spectateurs avec qui ils ont pu échanger et répondre à leurs questions après leurs prestations entre quelques photos souvenirs. Les policiers de la GRC qui souhaitent devenir cavaliers doivent suivre un cours d’équitation de base de cinq semaines et parfaire leurs connaissances et leur art durant six mois avant d’espérer se joindre au Carroussel et ne peuvent demeurer sur l’équipe que durant deux ans et demi avant d’être affectés ailleurs. Il y a une rotation annuelle de 15 à 18 cavaliers.

Escouade canine

Charlie, le premier berger allemand de l’escouade canine de la GRC à Happy Valley-Goose Bay est arrivé au Labrador il y a près de deux ans et était aussi de la fête, mais il n’a pas réussi à voler la vedette aux chevaux bien que lui aussi ait dû prendre part à un entraînement rigoureux avant d’être sélectionné pour exercer son métier de chien renifleur de drogues et de pisteur pour retrouver des personnes disparues.

Partager

Publié le 28 août, 2017, dans la publication : Numéro 13 Volume 35

  • 150ième anniversaire du Canada
  • Carrousel
  • Chevaux
  • Équitation
  • Farandole équestre
  • Gendarmerie royale du Canada
  • GRC
  • Labrador
  • Spectacle hippique
  • Wabush

Publié sur le site le 28 août 2017

  • Publication précédente
  • Prochaine publication

Mine Scully

Nouvel élan pour Wabush

par Éric Cyr

Source photo : Panoramio

Une entreprise du Minnesota aux États-Unis lorgne du côté de Wabush au Labrador et envisage une véritable relance de la mine Scully, qui faisait partie des activités des anciennes installations de Cliffs ressources naturelles, de Mines Wabush. Tacora Resources souhaite redémarrer cette mine inactive, ce qui redonne espoir aux résidents de cette localité qui vivent des moments difficiles depuis que la défunte Cliffs a déclaré faillite en 2014, en raison de la hausse des coûts de production du minerai de fer.

Selon le gouvernement de Terre-Neuve-et-Labrador, Tacora a conclu une entente pour l’achat de Mines Wabush. Un communiqué de presse de la ministre des Ressources naturelles de cette province, Siobhan Coady, indique que la compagnie américaine de Grand Rapids a signé une convention d’achat d’actifs selon la Loi sur les arrangements avec les créanciers des compagnies, mais précise que Cliffs a cependant toujours l’obligation financière et la responsabilité d’assurer la restauration du site et l’assainissement environnemental même après la vente de la mine. « Nous sommes heureux de constater que le contrat d’achat tient compte de ces facteurs et que Tacora s’engage à fournir une assurance financière de remplacement. » La ministre provinciale libérale poursuit : « Nous avons hâte que cette transaction entre Cliffs et Tacora se concrétise de façon fructueuse dans un avenir rapproché. » Mme Coady a tenu à souligner le travail du député provincial libéral du Labrador Ouest, Graham Letto, qui a aussi participé aux discussions en sa compagnie.

Lumière au bout du tunnel

Le directeur des Métallos pour l’Ontario et les provinces de l’Atlantique, Marty Warren, confie : « Trois longues années se sont écoulées depuis la fermeture de la mine Scully, et plusieurs craignaient qu’elle ne soit abandonnée définitivement, mais nous travaillons sans relâche depuis 2014 afin de trouver un acheteur et de rapporter les emplois dans la région. Nous sommes prudemment optimistes quant aux avantages potentiels pour la communauté du plan de réouverture de la mine proposé par Tacora. »

Un duel pour Wabush

L’entreprise Tacora, qui pourrait tirer jusqu’à 25 années additionnelles de production avec la mise au point d’un procédé de séparation du fer et du manganèse, prévoit vendre ces deux métaux, mais reste toutefois discrète ne souhaitant pas en dévoiler davantage sur ses projets envisagés au Labrador peut-être parce qu’un autre joueur, bien que presque dorénavant écarté, Alderon, a également déposé une offre de un million de dollars pour cette même mine. Alderon souhaite simplement transformer celle-ci en dépôt pour les matières stériles afin de l’inclure dans son projet de mine de fer Kami entre Fermont et Labrador City, ce qui contribuerait à réduire considérablement ses coûts d’implantation de près de 400 millions de dollars, mais qui serait beaucoup moins intéressant en matière de création d’emplois sur place et qui rebute une majorité d’intervenants du milieu dont ceux du mouvement syndical qui souhaitent plutôt une nouvelle impulsion. C’est un maigre montant si l’on considère que selon l’adjoint au directeur du district 6 du syndicat des Métallos/Steelworkers, Tony DePaulo, les discussions entre Tacora et Cliffs s’orienteraient actuellement sur les 50 millions de dollars que Cliffs a du verser en cautionnement pour la protection de l’environnement sur le site.

« Je crois que Tacora veut faire valoir que Cliffs ne devrait pas récupérer la totalité de cet argent puisque cette entreprise a contribué à la destruction de l’environnement. Tacora devrait pouvoir conserver une partie de cette somme. »

De bon augure

La proposition de réouverture de la mine, qui créera jusqu’à 300 emplois une fois la pleine production atteinte, a exigé la négociation d’une nouvelle convention collective et Tacora Resources a récemment conclu un contrat de travail de cinq ans avec ses employés affiliés aux Métallos qui tient compte de l’éventuel redémarrage de cette mine au Labrador. Selon le syndicat, Tacora a l’intention de racheter les installations, mais son offre doit au préalable être acceptée par le tribunal dans le cadre du processus de restructuration de Cliffs qui se poursuit. M. DePaulo, qui a mené les pourparlers syndicaux, se dit emballé par la possibilité d’un tel scénario et confie qu’une rencontre à cet effet est d’ailleurs prévue d’ici la fin du mois pour préparer le terrain pour une hypothétique reprise des activités qui est anticipée en juin 2018.

« Nous sommes ravis [de la convention collective quinquennale]. Le plan mis de l’avant par Tacora promet de nouveaux emplois pour les familles de Wabush et un élan économique pour la communauté. Nous sommes impatients de voir la réouverture de la mine Scully aussi rapidement que possible au bénéfice de toute la région. »

À l’époque de sa fermeture, le complexe minier de Wabush constituait la troisième exploitation de minerai de fer en importance au Canada avec 6 millions de tonnes produites annuellement et 500 travailleurs avaient alors perdu leur emploi.

Partager

Publié le 26 juin, 2017, dans la publication : Numéro 12 Volume 35

  • Cliffs
  • Exploitation du minerai
  • Industrie minière
  • Labrador Ouest
  • mine scully
  • Minerai de fer
  • Redémarrage minier
  • Tacora Ressources
  • Wabush

Publié sur le site le 26 juin 2017

  • Publication précédente
  • Prochaine publication

Mine Scully

Entre désillusion et espoir

par Guillaume Rosier

Sans repreneur, les installations de la mine Scully à Wabush devraient vraisemblablement être démantelées.

Alors que les actifs de la compagnie Cliffs Natural Ressources à la mine du Lac Bloom, près de Fermont, ont été récemment acquis par Champion Iron Mines, ceux de la mine Scully à Wabush n’ont toujours pas trouvé preneur. Un acquéreur potentiel se serait désisté, au grand dam des habitants de la petite ville du Labrador. Son maire reste cependant optimiste et veut encore y croire.

Difficile d’y voir clair dans ce qui est en train de devenir la saga du rachat de la mine Scully. Au mois d’avril dernier, on apprenait de CBC que la compagnie ERP Compliant Fuels avait déposé une offre pour racheter les installations de la mine de Cliffs Natural Resources à Wabush. Tom Clarke, cofondateur d’ERP, avait affirmé espérer conclure la transaction dans le courant du mois de mai, en vue de relancer les activités en 2017. Une nouvelle inespérée pour les habitants de la petite ville minière.

Toutefois, la situation s’est subitement assombrie le 20 mai lorsque CBC et plusieurs médias de Terre-Neuve-et-Labrador ont annoncé que la transaction était annulée. Cette information se base sur une lettre datée du 19 mai et rendue publique par FTI Consulting, le contrôleur qui assiste Cliffs Natural Resources dans la restructuration de ses actifs.

Dans cette lettre, l’avocat Sylvain Rigaud, du cabinet Norton Rose Fulbright, énumère les démarches entreprises par un acheteur potentiel depuis le 23 décembre 2015. En terminant, Me Rigaud écrit : « Nous désirons vous aviser que cet acquéreur potentiel a décidé de ne pas procéder avec cette transaction. Par conséquent, les Parties LACC Wabush [regroupement de plusieurs filiales de Cliffs, dont Mines Wabush, placé sous la Loi sur les arrangements avec les créanciers des compagnies, NDLR], en consultation avec le Contrôleur, ont entrepris d’analyser les offres de liquidation et veilleront à négocier des ententes définitives, sujettes à l’approbation de la Cour, pour la liquidation des équipements situés à la Mine Wabush et autres actifs connexes. »

Le nom de l’acheteur potentiel n’est pas mentionné dans la lettre, par souci de confidentialité. La ministre des Ressources naturelles de Terre-Neuve-et-Labrador, Siobhan Coady, a néanmoins affirmé qu’il s’agissait de la compagnie ERP.

Colin Vardy à la rescousse

Alors que tout semblait perdu, le maire de Wabush, Colin Vardy, a rallumé une étincelle d’espoir. Le 23 mai, il écrit sur sa page Facebook : « Ce que l’on aborde concernant l’industrie minière est bien souvent sous le sceau de la confidentialité. Cela explique pourquoi les médias ne peuvent rapporter avec exactitude ce qui se passe réellement. »

Colin Vardy a tenu à rassurer ses citoyens en affirmant que la compagnie ERP était toujours pleinement intéressée par les actifs de la mine Scully. « J’ai eu ERP au téléphone. Ils cherchent à concrétiser la transaction », a-t-il affirmé. Sans rentrer dans les détails, il a indiqué que lui-même ainsi que des membres du parlement et du gouvernement de Terre-Neuve-et-Labrador travaillaient d’arrache-pied à trouver une solution.

« Je ne peux pas vous promettre que les choses vont changer, mais ce n’aura pas été faute d’essayer », a conclu le maire. Même si l’éventualité d’un rachat des actifs plutôt qu’un démantèlement semble de plus en plus ténue, Colin Vardy ne lâche rien. Il le sait, l’avenir de sa ville en dépend grandement.

À titre de rappel, la mine Scully est officiellement fermée depuis octobre 2014. Les activités avaient cependant cessé quelques mois auparavant, en février. Cet arrêt avait entrainé le licenciement de 400 employés. Cliffs Natural Resources s’est placée sous la protection de la Loi sur les arrangements avec les créanciers des compagnies en janvier 2015. La minière a jusqu’au 30 septembre pour soumettre une proposition à ses créanciers.

Partager

Publié le 30 mai, 2016, dans la publication : Numéro 10 Volume 34

  • Labrador
  • Mine
  • mine scully
  • Wabush

Publié sur le site le 1 juin 2016

  • Publication précédente
  • Prochaine publication
Journal le Trait d'Union du Nord
  • Contactez-nous
  • Devenez membre
  • Annoncer avec nous
  • Le journal
  • L’Équipe
  • Historique
  • Distinctions
  • M’inscrire à l’infolettre

Le journal est membre :

  • de l'Association des médias écrits communautaires du Québec (AMECQ) et
  • du Conseil de la culture et des communications de la Côte-Nord (CRCCCN).

La conception de ce site Web s'inscrit de dans le cadre de la mise en oeuvre du Plan culturel numérique du Québec (www.culturenumerique.mcc.gouv.qc.ca)

 

Le média écrit aimerait remercier tous ceux qui nous ont soutenus au cours des années et qui contribuent à la pérennité de ses activités :

  • Culture et Communications Québec
  • Association des médias écrits communautaires du Québec (AMECQ)
  • MRC de Caniapiscau
  • Ville de Fermont
  • ArcelorMittal Exploitation Minière Canada
© Journal le Trait d'Union du Nord, Tous droits réservés.
Conception mamarmite
Nous utilisons des cookies pour vous garantir la meilleure expérience sur notre site web. Si vous continuez à utiliser ce site, nous supposerons que vous en êtes satisfait.