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  • Volume 35

  • Hydro-Québec, le talon d’Achille des mesures d’urgence

    Panne d’électricité à Fermont

    Hydro-Québec, le talon d’Achille des mesures d’urgence

  • Véritable engouement pour le centre de mesures d’urgence

    Portes ouvertes à la caserne 12

    Une 20 mars, 2017

    Véritable engouement pour le centre de mesures d’urgence

  • Une équipe de tournage croque des images pour un vidéoclip

    Oeuvre multimédia audiovisuelle

    Une équipe de tournage croque des images pour un vidéoclip

  • Grande aventure nordique vers le Nunavik

    Expédition de motoneige Fermont-Kuujjuaq

    Grande aventure nordique vers le Nunavik

  • Un centre de mesures d’urgence adapté aux réalités nordiques

    Procédures d’urgence

    Un centre de mesures d’urgence adapté aux réalités nordiques

  • En attendant que le champion croise le fer

    Mine de fer du lac Bloom

    En attendant que le champion croise le fer

  • Feu vert pour la mine Wabush 3 de la compagnie IOC

    Expansion minière à Labrador City

    Feu vert pour la mine Wabush 3 de la compagnie IOC

  • N’attends pas le bonheur, crée-le!

    Souper conférence

    Une 6 mars, 2017

    N’attends pas le bonheur, crée-le!

  • Forum bioalimentaire de la Côte-Nord 2017

    Dégustations et belles rencontres

    Forum bioalimentaire de la Côte-Nord 2017

  • Des employés très convoités dans la région

    Main d’œuvre spécialisée

    Des employés très convoités dans la région

  • Les citoyens de la région solidaires des victimes

    Attentat dans une mosquée de Québec

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  • Une population de caribous décimée

    Espèce migratrice

    Une 20 février, 2017

    Une population de caribous décimée

  • Des appuis de taille pour la candidature de l’île d’Anticosti

    Patrimoine mondial de l’UNESCO

    Des appuis de taille pour la candidature de l’île d’Anticosti

  • Un lichen du Nord québécois révèle ses secrets

    Découverte scientifique

    Un lichen du Nord québécois révèle ses secrets

  • Hommage bien mérité à 77 ans

    Près d’un demi-siècle de bénévolat

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Volume 35

Hydro-Québec, le talon d’Achille des mesures d’urgence

Panne d’électricité à Fermont

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Un centre de mesures d’urgence adapté aux réalités nordiques

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Panne d’électricité à Fermont

Hydro-Québec, le talon d’Achille des mesures d’urgence

par Éric Cyr

Une rupture de courant a plongé Fermont dans le noir, le 4 mars dernier, nécessitant l’application des mesures d’urgence et l’intervention de la Sécurité publique alors que la température ressentie avoisinait les – 35 degrés Celsius avec le facteur éolien. L’avarie, attribuable à un bris d’équipements, a privé d’électricité 1637 des 1644 clients de la société d’État près du 53e parallèle durant près de 7 heures. Certains résidents ont été forcés de patienter jusque tard dans la nuit avant que la situation ne rentre dans l’ordre. Une équipe d’Hydro-Québec a dû être mobilisée et un hélicoptère nolisé afin de se déployer sur les lieux pour réparer le bris ayant causé l’interruption de service compte tenu du manque d’effectifs local qui se chiffrait à un seul travailleur, c’est d’ailleurs la raison invoquée pour justifier le délai d’intervention.

Une épée de Damoclès

Une porte-parole d’Hydro-Québec pour la Côte-Nord, Sandra Chiasson, blaguait sur le fait que certains médias nationaux aient traité l’évènement. « Il ne devait pas y avoir beaucoup de nouvelles sur le réseau national. » La société d’État parle de gestion de risque pour motiver la raison pour laquelle il n’y avait qu’un seul employé sur place durant la situation de crise, qui aurait pu être grave si elle avait perduré. En plus des dangers encourus par la population à cause du froid extrême, plusieurs infrastructures totalisant des millions de dollars étaient menacées. Un responsable des mesures d’urgence souhaitant conserver l’anonymat pose la question suivante : « Que serait-il advenu si l’hélicoptère n’avait pu décoller à cause de forts vents ou d’une tempête ? Si les forts vents ont abîmé les équipements, serait-il possible qu’ils puissent aussi empêcher un hélicoptère de se rendre à destination afin d’assurer la relève et donc faire avorter un éventuel branchement avec le Labrador en cas de nécessité ? » Hydro-Québec a précisé qu’un employé ne peut travailler seul sur une ligne en tension, mais ne pouvait spécifier pourquoi il n’y avait qu’un seul monteur de ligne à Fermont. La porte-parole a toutefois assuré qu’une équipe complète allait être affectée à Fermont pour les prochaines semaines en évitant le sujet du manque de personnel sur place par la suite.

« Il faut faire venir quelqu’un de Sept-Îles ou de Baie-Comeau éventuellement, mais dans ce cas-ci, il y avait des équipes de monteurs à Sept-Îles. La personne à Fermont peut patrouiller, identifier le secteur, préparer le terrain. »

Recrutement difficile

Ce n’est pas la première fois que le manque d’effectifs dans la MRC de Caniapiscau vient jouer des tours à la société qui détient le quasi-monopole de l’électricité au Québec puisque le même scénario s’est déjà produit à quelques reprises par le passé. « Le recrutement est difficile et on essaie de gérer ça de façon stratégique. C’est un grand territoire » explique la porte-parole qui compare Fermont à un petit village de pêcheurs de 150 habitants de la Basse-Côte-Nord. « On nolise aussi un hélicoptère pour Kegaska. » Mme Chiasson poursuit : « Un disjoncteur (gros fusible) a ouvert, les fils se sont touchés et les conducteurs seraient entrés en contact à cause de forts vents, c’est ce qu’on appelle du galopage ». La porte-parole n’a pas précisé si le galopage était survenu sur une ligne de transmission ou une ligne de distribution et n’a pas non plus indiqué l’endroit précis.

« On cherche à se rendre le plus rapidement possible et on peut alimenter Fermont par le Labrador avec une attache d’urgence, un lien de 44 kV via le poste Chantal » explique cette dernière qui avoue ne pas être une spécialiste du réseau.

Dans les faits, rattacher Fermont avec la ligne de transmission du Labrador n’est pas si évident puisque bien qu’il existe des ententes interprovinciales difficilement applicables, une telle décision doit d’abord être approuvée.

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Publié le 20 mars, 2017, dans la publication : Numéro 5 Volume 35

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Publié sur le site le 21 mars 2017

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Portes ouvertes à la caserne 12

Véritable engouement pour le centre de mesures d’urgence

par Éric Cyr

Légende : Des intervenants d’urgence heureux d’accueillir le public de la région lors de l’événement rassembleur.

Après les employés municipaux, le 8 mars dernier, la population a pris d’assaut le nouveau centre de crise, les 9, 10 et 11 mars, lors d’une activité portes ouvertes de l’ouvrage architectural récemment achevé qui monte fièrement la garde à l’entrée de la ville de Fermont fidèle à la devise de la municipalité « Faire front faire face ». Quelques groupes, notamment composés d’enfants de différentes garderies et d’élèves de classes scolaires ainsi que des familles, se sont déplacés pour venir admirer les nouvelles installations et ont pu bénéficier d’une visite en compagnie de pompiers et d’ambulanciers. Ceux-ci les ont accompagnés afin de détailler les différentes facettes des équipements et des infrastructures sur place et faire des démonstrations de leur fonctionnement.

Dans l’antre des superhéros

Le jeune public a particulièrement apprécié cet évènement où il a pu admirer de nombreux véhicules d’urgence reflétant sous la lumière du soleil, de gros camions rouges et des ambulances jaunes semblaient leur sourire. Tout avait été planifié pour les accueillir. Les enfants ont pu enfiler un casque de pompier en plastique léger pour les plonger dans l’ambiance et poser des questions à leurs héros. En effet, quel enfant n’a pas déjà rêvé de devenir plus tard policier, pompier ou ambulancier? Un léger goûter santé principalement composé de fruits et de légumes frais était aussi offert aux tout petits. Une lueur de curiosité et d’admiration brillait dans les yeux de plusieurs bambins visiblement ravis d’avoir la chance de pouvoir découvrir cet univers qui pour eux, pourrait ressembler au quartier général du repère de leurs idoles dont la vocation principale est d’accomplir des exploits et de sauver des vies au péril de la leur.

Achalandage marqué

Plusieurs pompiers et ambulanciers se sont relayés durant ces trois jours afin d’offrir à la population un plus vaste éventail de disponibilités permettant ainsi à plus de gens d’avoir l’occasion de venir visiter la nouvelle caserne selon une plage horaire diversifiée. Un flot continu de citoyens totalisant près de 400 personnes a déferlé sur le nouvel emménagement qui a connu pour ainsi dire son baptême populaire.Quelques pompiers du Labrador se sont même rendus sur place. Les intervenants d’urgence sont très heureux d’avoir pu accueillir les citoyens et de pouvoir tirer parti de ces locaux qui facilitent leur travail en améliorant grandement l’efficacité des procédures d’urgence. Le directeur du Service de sécurité incendie, Jean-Sébastien Allard confie que les objectifs ont été atteints.

« Nous sommes très heureux d’avoir reçu les citoyens pour leur faire découvrir le nouveau bâtiment. Pour ceux qui n’ont pu se déplacer, ce n’est que partie remise, car il y aura une journée familiale d’information et de prévention au mois de juin prochain. »

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Publié le 20 mars, 2017, dans la publication : Numéro 5 Volume 35

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Publié sur le site le 21 mars 2017

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Oeuvre multimédia audiovisuelle

Une équipe de tournage croque des images pour un vidéoclip

par Éric Cyr

Deux cinéastes de la compagnie de production Roméo et fils, Didier Charette d’Hawkesbury en Ontario et Vincent Gonneville de Shawinigan au Québec, qui habitent dorénavant à Montréal, se sont récemment déplacés pour la première fois à Fermont afin de croquer des images, notamment à l’aide d’un drone, pour illustrer un vidéoclip de l’artiste de musique électronique instrumentale CRi.

Le réalisateur Didier Charette explique sa démarche. « C’est l’artiste qui m’a contacté pour exposer son projet. J’ai par la suite fait une demande de subvention et élaboré le concept artistique qui a évolué. J’ai opté pour développer un sujet qui est rarement abordé soit des gens qui se plaisent ici. Dans les grands centres urbains, la perception de Fermont est trop souvent négative et au départ je me disais que j’allais rencontrer des gens déprimés, mais ce fut tout le contraire. Je n’ai côtoyé que des personnes optimistes et positives. J’ai adoré l’expérience et je suis tombé en amour avec la place. » Le cinéaste a filmé entre autres avec un drone afin de capter des images aériennes du mur-écran, mais les intempéries ont rendu l’opération difficile puisque l’aérodyne télépiloté à l’aide de l’écran d’un téléphone cellulaire devait se battre contre de forts vents et a fait un atterrissage forcé à 450 m de la route 389 où il a été récupéré en raquettes par le réalisateur et le pharmacien Ludovic Alarie. Autre péripétie, en plein tournage, l’équipe est tombée de sa motoneige en  marche alors que le cinéaste conduisait et que le caméraman filmait à l’arrière.

Des cowgirls japonaises au transgenre gaspésien

Le spécialiste de l’audiovisuel, qui a suivi un cours en communication à l’université de Montréal avant de s’orienter vers les plateaux de télévision de Toronto, a effectué plusieurs voyages dans le cadre de son travail auprès des artistes et musiciens. Ce dernier a notamment été au Japon où il a filmé des cowgirls japonaises et aussi à Chandler en Gaspésie où il a tourné des images sur un transgenre ainsi que dans les montagnes du Mexique où il a rencontré des shamans. Le jeune réalisateur monteur qui a collaboré avec les sœurs Boulay (en Floride), Alex Nevsky et Geoffroy pour n’en nommer que quelques-uns prépare d’ailleurs déjà un prochain périple à Iqaluit au Nunavut. « Je fais ce métier par passion et j’adore prendre le temps de découvrir de nouvelles régions. »  Le clip sortira le 17 avril.

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Publié le 6 mars, 2017, dans la publication : Numéro 4 Volume 35

  • Cinéaste
  • Drone
  • Fermont
  • Musique électronique instrumentale
  • Production Roméo et fils
  • Réalisateur
  • Tournage
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Publié sur le site le 7 mars 2017

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Expédition de motoneige Fermont-Kuujjuaq

Grande aventure nordique vers le Nunavik

par Éric Cyr

Photo : Jocelyn Blanchette

Cinq aventuriers fermontois ont décidé de relever un défi, celui de franchir la distance Fermont-Kuujjuaq aller-retour dans le cadre d’une randonnée de motoneige totalisant 1600 kilomètres. Les hommes ont soigneusement planifié leur trajet en tenant compte des besoins et en tentant d’anticiper les imprévus qui auraient pu survenir durant l’excursion nordique.

L’équipage visant à se dépasser en réalisant un accomplissement personnel était composé de Bruno Laverdure, Patrick Ouellet, André Pelletier, Carl Soucy et Jean-Philippe Lessard. Plusieurs réunions de planification logistique ont été nécessaires avant le départ afin de déterminer les tâches et responsabilités de chacun.

Les hommes confient qu’ils ont été choyés par la température malgré un départ difficile où le mercure affichait -38 degrés Celcius. Ce n’est pas la météo, mais plutôt un fâcheux imprévu, qui les a forcés à rebrousser chemin après qu’un morceau de plastique a déchiré une chenille. Ils sont repartis le lendemain jalonnant les lacs et les sentiers enneigés et affrontant la gadoue (slush) jusqu’à un vieux camp indien sans châssis et où le poêle à bois était jonché dehors dans un banc de neige. Ils ont donc été forcés de coucher à la température ambiante. Le parcours était tracé d’avance : Fermont, Schefferville, lac Romanet, lac LeMoyne puis Kuujjuaq.

Fait cocasse, à Schefferville, les comparses étaient un peu nerveux de laisser leurs motoneiges sans surveillance à l’extérieur de l’hôtel, mais ils ne savaient pas que le défunt premier ministre du Québec, Maurice Duplessis, veillait sur eux puisque les autochtones redoutent le fantôme de celui qui est mort dans la chambre 3 de l’auberge Guesthouse et ne s’en approchent jamais. Cette chambre était d’ailleurs occupée par un membre ronfleur de l’expédition. Les camarades motoneigistes ont particulièrement apprécié chevaucher leur monture d’acier à travers les beaux paysages hivernaux et surtout à travers les canyons au nord de Schefferville avant de longer l’immense réservoir Menihek au Labrador. Soudain, un autre coup dur, un des compagnons renverse avec sa motoneige sur une lame de neige et doit se rendre à l’hôpital de Kuujjuaq qui n’a pas d’ambulance, mais où l’infirmière se déplace en Ford Econoline. Heureusement il a eu plus de peur que de mal et il peut repartir. Après une petite visite du village nordique, anciennement appelé Fort Chimo et situé au bord de la rivière Koksoak, avec des amis dont Sylvain Tremblay et le professeur de mécanique Gaston qui s’improvise guide, les cinq complices fraternisent avec les Inuits qui y habitent et qui vivent dans des maisons bâties sur pieux sans eau courante et sans égouts. L’électricité est produite par cinq grosses génératrices diesel Caterpillar V-16 équipées des mêmes moteurs que ceux des camions miniers de 240 tonnes et qui consomment 16 000 litres de mazout par jour. Les motoneigistes ont ensuite pris le chemin du retour vers Fermont où ils étaient attendus avec impatience par leurs familles et planifient déjà un autre parcours vers la baie James cette fois.

Pour en savoir plus, visitez la page Facebook Expédition Kuujjuaq 2017

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Publié le 6 mars, 2017, dans la publication : Numéro 4 Volume 35

  • Auberge Guesthouse
  • Fermont
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  • Maurice Duplessis
  • motoneige
  • Réservoir Menihek
  • Schefferville

Publié sur le site le 7 mars 2017

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Procédures d’urgence

Un centre de mesures d’urgence adapté aux réalités nordiques

par Éric Cyr

Fermont a récemment centralisé tous ses équipements et services d’urgence dans un nouveau centre de crise à la fine pointe de la technologie logé dans la caserne 12, située à l’entrée de la ville entre la rue Le Carrefour et le parc Jean Fortin. Après avoir revu son schéma de couverture de risques, la municipalité a conclu que la construction d’un nouveau bâtiment était nécessaire puisque l’ancienne caserne Renald-Soucy était devenue désuète et ne répondait pas aux nouvelles exigences en matière de sécurité réglementant ce type d’infrastructures. Le nouvel aménagement ultramoderne permet de regrouper tous les services d’urgence au même endroit, incluant les services ambulanciers, ce qui permet un temps de réponse beaucoup plus rapide et améliore l’efficacité d’intervention.

L’ancien poste de pompiers, divisé en deux locations géographiques, était exigu et le manque d’espace devenait problématique avec l’achat d’un nouveau camion incendie. Selon le directeur du Service de prévention des incendies, Jean-Sébastien Allard : « L’ancienne caserne était logée dans le mur-écran, un bâtiment à risque élevé d’incendie et aux abords d’une école achalandée et d’un passage piétonnier. Imaginez, les pompiers devaient d’abord traverser la rue et il fallait au préalable s’assurer de bien gérer la circulation et de dégager le périmètre avant de partir sur une intervention et cela occasionnait des délais additionnels. Il était aussi difficile de gérer les équipements disséminés un peu partout, le matériel pour la désincarcération était sur la rue du Parc. Les tuyaux d’échappement des véhicules dégageaient du gaz incommodant les employés dans les bureaux. Les services ambulanciers étaient aussi répartis à deux endroits distincts. » Le chef des pompiers est fier du nouvel ouvrage architectural qu’il considère comme un bel exemple d’efficacité.

« Tout a été prévu et aménagé en fonction d’assurer un plein potentiel incluant des locaux pour la formation et un déploiement le plus rapide possible en cas de danger, une borne-fontaine et une maison de pratique. Ces installations répondent donc à un besoin justifié et améliorent grandement l’efficience des interventions en diminuant considérablement le temps de réponse en situation d’urgence. »

Le préfet de la MRC de Caniapiscau et maire de Fermont, Martin St-Laurent, est aussi très heureux du résultat et envisage déjà un réaménagement des bureaux de l’ancienne caserne afin de répondre à des besoins spécifiques.

Cohabitation harmonieuse et efficacité accrue

L’immeuble qui abrite actuellement les services de sécurité incendie et ambulancier, qui se partagent une surface totale de 1863 mètres carrés, peut être converti, en cas de désastre, en cellule de crise regroupant aussi des intervenants des milieux hospitalier et policier. La portion centrale de l’édifice comprend au rez-de-chaussée, des lieux communs d’accueil pour les deux services ainsi qu’une aire de repos et un entrepôt pour différents équipements alors que l’on retrouve à l’étage, le centre des mesures d’urgence et une salle de formation.

Bref historique

Depuis les années 1999, le ministère de la Sécurité publique (MSP) a entrepris une réforme majeure de l’organisation de la sécurité incendie au Québec en proposant deux grands principes : la réduction importante des pertes attribuables à l’incendie et l’accroissement de l’efficacité des organisations municipales (temps de réponse, nombre de pompiers, etc.) C’est en 2012 que la MRC de Caniapiscau adopte le schéma de couverture de risques actuel auquel elle doit se conformer. Plusieurs éléments ont changé dont la création d’un bureau de prévention rendu obligatoire, l’achat d’équipement supplémentaire (camion-citerne) et une mise à niveau de la formation. Avec ces changements, l’ancienne caserne ne répondait pas aux nouvelles normes. Le manque d’espace pour la centralisation des équipements et des salles de formation inadéquates s’avéraient problématiques. Cette même année, le gouvernement du Québec annonçait un programme d’infrastructures pour les municipalités nordiques concernées par le Plan Nord. La Ville de Fermont saisit alors l’occasion pour soumettre une demande afin de moderniser sa caserne. En octobre 2014, après un long processus, Fermont est finalement admissible au programme et une subvention de 8 444 000 $ sera allouée à la Ville qui a retenu un terrain lui appartenant pour y installer la nouvelle caserne. La concrétisation du projet a démarré par une étude de faisabilité réalisée par l’architecte Carl Charron en 2012. À la suite d’un processus de soumissions, en 2014, la municipalité a mandaté des professionnels pour mener à bien la construction de l’ouvrage architectural soit Régis Côté et Sublime Architectes et la firme d’ingénierie Unigec qui ont supervisé l’entrepreneur CEGERCO durant la construction, qui a débuté en septembre 2015 pour se terminer en janvier 2017.

Portes ouvertes

La population est cordialement invitée à une visite de la caserne 12,
le jeudi 9 mars, le vendredi 10 mars, et le samedi 11 mars de
10 h à 14 h. Des pompiers se feront un plaisir de vous faire visiter les installations.

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Publié le 6 mars, 2017, dans la publication : Numéro 4 Volume 35

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Publié sur le site le 7 mars 2017

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Mine de fer du lac Bloom

En attendant que le champion croise le fer

par Éric Cyr

La compagnie minière Champion, qui est propriétaire de la mine de fer du lac Bloom via sa filiale la société Minerai de fer Québec, a récemment dévoilé les faits saillants de l’étude de faisabilité destinée à la relance de ses installations à proximité de Fermont, le 16 février dernier, après la visite des administrateurs de l’entreprise qui se sont rencontrés pendant quatre jours dans cette localité nordique, soit du 31 janvier au 3 février.

Patienter avant le coup d’envoi

La compagnie Champion ne peut déterminer avec précision quand elle va redémarrer les activités du site minier, mais la direction a confirmé que plusieurs dirigeants tenaient à visiter les infrastructures et prendre contact avec la communauté. Investissement Québec (IQ), qui avait allongé 20 millions de dollars par le biais de Ressources Québec et du fonds Capital mines hydrocarbures pour mettre la main sur une participation de 36,8 % dans la minière, a profité de cette visite pour rencontrer les administrateurs de l’entreprise. Une porte-parole d’IQ, Chantal Corbeil, indiquait alors que Champion devait d’abord présenter une étude de faisabilité positive, ce qui a été fait, le 16 février, et compléter son montage financier avant une éventuelle continuation de la production minière. Québec, qui est déjà partenaire du projet, n’écarte pas la possibilité de donner un coup de pouce supplémentaire et de réinvestir.

Potentiel mondial et de longue durée

Les faits saillants de l’étude de faisabilité sont encourageants puisque l’étude démontre que la reprise des activités d’extraction de minerai de fer est viable financièrement et qu’elle serait compétitive sur les marchés mondiaux. Elle aurait même le potentiel de devenir l’une des principales mines de fer de longue durée de la région. Un redémarrage de la production de la mine contribuerait grandement à l’économie. Le président-directeur général de Champion, Michael O’Keefe, a déclaré :

« Nous franchissons aujourd’hui une étape déterminante avec des données des plus concluantes. Basée sur des hypothèses prudentes, l’étude démontre que la relance anticipée de la mine de fer du lac Bloom s’avère viable. À vrai dire, très peu de projets de minerai de fer offrent le potentiel de plus de 20 ans de production à des coûts d’exploitation très compétitifs, tout en étant stratégiquement situés à proximité de toutes les infrastructures nécessaires. Plus encore, ce projet s’inscrit dans ce que nous considérons comme une juridiction minière de premier plan à l’échelle mondiale. Je suis convaincu que l’étude et les caractéristiques du projet permettront à Champion Iron d’obtenir l’appui et le financement des investisseurs en vue d’atteindre notre objectif ultime, celui de ramener la mine du lac Bloom en production commerciale. »

Les discussions se poursuivent

Selon cette analyse, Champion évalue à 44,62 $ la tonne le coût de production moyen du site. Le président à l’ingénierie de la société minière, David Cataford, explique qu’en considérant les prix, le taux de change et les coûts de transport par navire entre la Côte-Nord et l’Asie, le projet serait rentable avec un prix de 60 dollars américains la tonne alors que le prix actuel oscille aux alentours de 85 $ US. La minière envisage une production annuelle de concentré de fer pouvant atteindre 7,5 millions de tonnes dès 2018. La direction considère qu’il n’est pas « irréaliste » de penser que le montage de 327 millions de dollars nécessaire pour boucler le financement, dont près de la moitié servirait à procéder à une mise à niveau des équipements du site de Fermont, puisse être réalisé uniquement avec des capitaux privés.

M. Cataford confie que l’entreprise échange actuellement avec plusieurs groupes et que le contexte est beaucoup plus favorable qu’auparavant. Ce dernier n’écarte pas le scénario dans lequel l’État québécois pourrait être mis à contribution affirmant que toutes les options sont envisagées. Ressources Québec, une filiale du bras financier gouvernemental (IQ), pourrait d’ailleurs octroyer un prêt de 6 millions de dollars, ce qui reste à finaliser. Concernant l’éventualité d’injecter davantage de fonds publics dans l’aventure, IQ a indiqué que des discussions étaient en cours avec l’entreprise. M. Cataford précise que l’important, c’est de redémarrer le projet, créer des emplois et générer des retombées économiques. Ce dernier croit qu’il est possible de mettre la machine en marche dès la première moitié de la prochaine année et d’embaucher environ 350 employés. Celui-ci affirme que malgré le fait que la mine a été mise en veilleuse, l’équipement a été bien entretenu et que tout a été inspecté afin d’optimiser le lancement.

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Publié le 6 mars, 2017, dans la publication : Numéro 4 Volume 35

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Publié sur le site le 7 mars 2017

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Expansion minière à Labrador City

Feu vert pour la mine Wabush 3 de la compagnie IOC

par Éric Cyr

À la suite de l’approbation d’un investissement de 79 millions de dollars canadiens par son conseil d’administration, la minière IOC, une filiale de Rio Tinto Alcan, ira de l’avant avec son projet de développement de mine à ciel ouvert Wabush 3, qui était en veilleuse depuis mai dernier, à Labrador City. Ce nouveau schéma d’aménagement permettra d’assurer la longévité de la mine, de réduire les coûts d’exploitation et d’augmenter la production de concentré et de boulettes de fer. Le nouveau puits sera exploité dans le cadre des activités minières existantes de la compagnie IOC au Labrador.

Le président et chef de la direction chez IOC, Clayton Walker, déclare que cette décision est en grande partie attribuable au dévouement des employés et aux importantes améliorations de performance obtenues en 2016, qui ont renforcé la crédibilité auprès des actionnaires  : « Cet investissement axé sur la valeur offrira des avantages considérables et profitera de façon significative à notre entreprise, à nos employés et aux collectivités environnantes de l’Ouest du Labrador et de Sept-Îles pendant de nombreuses années. Il permet de prolonger la durée de vie de la mine et d’offrir des possibilités d’emplois pour l’avenir. Le projet de Wabush 3 fournira une source flexible de minerai de fer qui nous aidera à atteindre notre capacité actuelle et à réaliser notre plan. »

Capacité de production accrue

Entièrement intégrée aux opérations d’IOC, la mine de Wabush 3 s’appuiera sur l’infrastructure et les installations d’entretien, de livraison de minerai et de traitement et de gestion des résidus de la minière au Labrador et sur la Côte-Nord au Québec. IOC souhaite moderniser ses actifs et son modèle d’exploitation afin d’assurer une production plus sûre et plus stable et de demeurer un producteur à faible coût de concentré et de boulettes de fer de qualité pour l’industrie sidérurgique. Selon M. Walker, la compagnie s’engage à poursuivre la concrétisation et l’exploitation de ce projet d’une manière respectueuse de l’environnement et à maintenir un engagement significatif avec toutes ses parties prenantes. Ce nouveau développement permettra d’établir une entreprise viable pour les générations futures.

« Ce projet représente la meilleure option pour IOC. Il nous permet d’accéder à du minerai de qualité à faible coût et offre une occasion unique de rendre nos activités plus compétitives tout en réduisant les coûts d’exploitation. »

La fosse Wabush 3 sera aménagée à proximité de la fosse Luce. La minière dispose déjà de toutes les approbations réglementaires et environnementales nécessaires pour amorcer le démarrage du projet qui devrait débuter au printemps. Le premier minerai provenant de l’extraction de Wabush 3 est prévu pour l’été 2018 et stimulera la capacité de production annuelle de l’IOC qui passera de 18 à 23 millions de tonnes.

Vers une meilleure harmonie

« Nous tenons à souligner le travail d’équipe qui nous a permis de franchir ce jalon important grâce à la bonne gestion du projet. Cet effort concerté démontre qu’il est possible d’accomplir de grandes choses lorsqu’on établit un bon équilibre entre consultations concrètes, performance d’affaires éprouvée, valeurs et objectifs clairs. J’aimerais remercier tous les employés d’IOC, le leadership du syndicat des Métallos/Steelworkers, section locale 5795, les autres syndicats d’IOC et du chemin de fer QNS&L et la communauté pour l’appui continu que vous avez démontré…il faut célébrer de telles réussites (qui ont vu le jour) grâce à la collaboration de nos employés. » Le syndicat des Métallos a très bien accueilli la nouvelle. Le président international des Métallos/Steelworkers, Leo W. Gerard, confie : « Nous sommes enchantés qu’IOC fasse des investissements significatifs afin que Wabush 3 voie finalement le jour. » Pour sa part, le directeur de ce syndicat pour l’Ontario et les provinces atlantiques, Marty Warren, a salué cette annonce qu’il a qualifiée de bonne nouvelle tout comme le coordonnateur des Métallos de la Côte-Nord, Nicolas Lapierre, qui se réjouit de ces investissements :

« Ça vient pérenniser les emplois déjà existants puisqu’on rallonge la durée de vie de la mine, mais rien n’indique pour l’instant si de nouveaux emplois seront crées à Sept-Îles. » Le président de la section 5795 à Labrador City, Ron Thomas, anticipe pour sa part un changement d’attitude et des relations plus harmonieuses (ou moins acrimonieuses si l’on considère les près de 4000 griefs en latence) avec la nouvelle direction : « Nous devons envisager une relation basée sur la confiance, l’intégrité et le respect des liens qui nous unissent par une convention collective. Par ailleurs, nos membres, nos familles et notre communauté sont heureux de cette expansion qui favorisera de bons emplois locaux pour les générations à venir. Les syndiqués ont travaillé très fort afin de contribuer au succès de l’entreprise et à bâtir un avenir meilleur pour notre collectivité. »

 

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Publié le 6 mars, 2017, dans la publication : Numéro 4 Volume 35

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Publié sur le site le 7 mars 2017

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Souper conférence

N’attends pas le bonheur, crée-le!

par Éric Cyr

L’animatrice de télévision, productrice, conférencière et femme d’affaires Chantal Lacroix a présenté sa nouvelle conférence « N’attends pas le bonheur, crée-le ! » devant une foule enthousiaste de 250 personnes à la salle multifonctionnelle Cliffs, le 18 février dernier, à l’invitation de la Maison d’aide et d’hébergement de Fermont (MAHF) et pour souligner la Journée internationale de la femme du 8 mars.

Les convives, dont des représentants de plusieurs organisations de la région notamment Cancer Fermont, les Femmes francophones de l’Ouest du Labrador (FFOL) et les équipes fermontoises qui prendront part au Défi Moi pour Toi, se sont rassasiés des paroles d’optimisme et du message de persévérance et d’espoir de Chantal Lacroix durant le repas. Le parcours de cette femme dynamique et généreuse dans le milieu des communications constitue un véritable exemple de détermination, de polyvalence et de créativité. Cette tête d’affiche du milieu artistique québécois, tant par ses présences régulières à la télévision que par son engagement social, est très accessible et généreuse avec son public. Celle qui a su se démarquer tant à titre d’animatrice, conceptrice, productrice, réalisatrice et comédienne en devenant une femme d’affaires multidisciplinaire accomplie a parlé sans détour de son parcours parfois tumultueux. Malgré que sa carrière ait été jalonnée de nombreux succès télévisuels qui ont su marquer et passionner les téléspectateurs, ce ne fut pas toujours facile de se hisser au sommet et elle a dû affronter plusieurs embûches. La conférencière parle avec franchise et honnêteté de son parcours et de ses recettes pour contrer les difficultés qui peuvent surgir sur notre chemin.

« On est tellement plus qu’une enveloppe corporelle » lance Chantal Lacroix. « Je vous amènerais à bannir le mot impossible de votre vocabulaire…Surmonter ses peurs, ça donne de l’estime…J’aime tellement ce que je fais que je paierais pour le faire. Quand tu aimes ce que tu fais et que tu vis une épreuve, tu es plus vite en mode solution. Il faut sortir de sa zone de confort…Ce qui nous fait grandir comme être humain, ce sont les gens qu’on rencontre et les défis qu’on se lance… » poursuit la conférencière qui insiste sur l’importance de se permettre de petites folies et de pratiquer l’autodérision.

Positivisme à l’honneur

Selon Chantal Lacroix, il est important d’être intègre et sincère dans nos démarches et de faire ressortir quotidiennement cinq moments de gratitude, de petits instants heureux.
« N’attends pas le bonheur, crée-le disait ma grand-mère. Quand tu donnes, ça te revient. Ça met la personne dans un état euphorique et ça te fait du bien » d’où l’importance de donner au suivant explique-t-elle. « Le bonheur que tu reçois dans la vie vient du bonheur que tu donnes. Il est essentiel d’être positif et de tasser les chiâleux…Constater le malheur des autres fait prendre conscience de comment on est privilégiés dans la vie » confie-t-elle. « On a un pouvoir entre les mains, la puissance des mots. Tout se dit à partir du moment où tu n’accuses pas l’autre et que tu parles de toi. »

L’animatrice aborde l’importance de se choisir en premier, mais pas de façon égoïste. « Choisis-toi ! » Selon cette dernière, il est primordial de retenir certains aspects importants de cette conférence, tout réside dans la perception et l’attitude : « Dans la vie on a toujours le choix de l’attitude qu’on va adopter. Si on veut avancer, continuer, il faut savoir laisser ses mauvais souvenirs derrière soi et remplacer le pourquoi par le comment. » Sur l’écran on pouvait lire de belles citations comme : Si tu n’aimes pas quelque chose, change-le. Si tu ne peux pas le changer, change ton attitude, Maya Angelou, poétesse américaine ou : Tu ne peux t’entourer de personnes négatives et espérer vivre une vie positive, auteur inconnu.

« Apprenez à faire la sourde oreille face à des commentaires négatifs. Aider autrui contribue à notre bien être et rend heureux. La seule chose qu’on est sûr de ne pas réussir est celle qu’on ne tente pas. La vie mérite d’être vécue pleinement jusqu’à la dernière seconde » précise la conférencière. « Le bonheur des autres nous dérange ? On l’envie peut-être? Le jour où on va vivre dans une société plus collective et moins égoïste, on va apprécier le bonheur des autres. D’ici là, donnez au suivant! »

 

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Publié le 6 mars, 2017, dans la publication : Numéro 4 Volume 35

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  • Conférencière
  • Maison d'aide et d'hébergement de Fermont

Publié sur le site le 6 mars 2017

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Dégustations et belles rencontres

Forum bioalimentaire de la Côte-Nord 2017

par Francine Marcoux

Les 25 et 26 janvier derniers avait lieu le Forum bioalimentaire de la Côte-Nord au Centre des Arts de Baie-Comeau. Plus de 140 personnes y ont participé, malgré la tempête qui sévissait. Cet évènement, qui a lieu tous les deux ans, permet à tous les acteurs du secteur bioalimentaire de mettre à jour leurs connaissances concernant les nouvelles tendances dans l’industrie, la commercialisation et la mise en marché.

Sous le thème La recette de votre succès!, les participants ont pu assister à sept conférences et cinq panels de sujets variés : Alliance stratégique : avec qui? Comment et pourquoi?, Réussir ses exportations agroalimentaires en Europe, Le commerce alimentaire en ligne, Mise en valeur des petits fruits de la Côte-Nord grâce à la création de bières fruitées, Développement d’une marque : deux exemples inspirants en Côte-Nord, Production et commercialisation des algues : quelles sont les opportunités?, Valorisation des résidus marins, y’a-t-il des solutions à la logistique de transport en petits volumes? Compétitivité : cinq clefs pour un marketing gagnant, Saveurs Nord-Côtières : un patrimoine distinctif?

Deux journées bien remplies d’informations, d’échanges et de réseautage.

Le premier soir se tenait le Salon du Terroir, ouvert au grand public. Plusieurs kiosques où l’on pouvait acheter et même déguster des produits de la région. Ainsi étaient présents : La Confiserie de la Mère Michèle, La boulangerie : Les délices de l’artisan, La Fourchette bleue, Microbrasserie St-Pancrace, De Baies et de Sève, Coop de la solidarité Gaia, Pêcheries JRJ, Ferme Manicouagan et Terroir Boréal. Quelle chance de pouvoir rencontrer les personnes qui produisent, récoltent et transforment ces excellents produits.

Le souper patrimonial a clôturé le forum. Trois chefs restaurateurs, parmi les meilleurs de la Côte-Nord, ont collaboré pour offrir un souper gastronomique de neuf services, où le patrimoine culinaire était à l’honneur. Les chefs ont créé des plats spécialement pour cette occasion. Nous nous sommes régalés en dégustant, des pétoncles, de la morue, des mactres de Stimpson, du cerf, du phoque, et du lièvre. Tous les plats étaient apprêtés avec des fruits, des épices et champignons de la forêt boréale. Une tartelette aux petits fruits nord-côtiers couronnait le tout. Durant l’évènement, la Table bioalimentaire de la Côte-Nord a souligné la contribution d’individus et d’entreprises qui ont marqué l’évolution de l’industrie bioalimentaire par la remise de cinq prix. Les prix bâtisseur ont été remis à Monsieur Roberts de
I & S Seafoods et à Madame Claudie Canuel, de Canneberges Côte-Nord. Le titre de l’entreprise de l’année a été décerné à deux entreprises soit : Pêcheries Shipek, et Microbrasserie St-Pancrace. Une mention spéciale a également été attribuée à Monsieur Georges Avoine, fervent défenseur de l’agriculture nord-côtière pour son importante implication au sein du secteur agricole.

Merci aux organisateurs, qui ont su choisir des sujets de conférences qui ont stimulé les participants, en nous permettant d’entrevoir un avenir riche en débouchés pour nos produits. Et surtout bravo ! pour la réorganisation de dernière minute rendue nécessaire par l’absence de plusieurs conférenciers, animateurs et panélistes, qui n’ont pu se rendre jusqu’à Baie-Comeau à cause des intempéries.

Ce forum était organisé par la Table bioalimentaire de la Côte-Nord, qui a pour mission de promouvoir le développement, la mise en valeur et la commercialisation des produits bioalimentaires de la Côte-Nord dans une perspective de développement durable et de concertation entre les différents secteurs géographiques, et économiques de la région.

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Publié le 20 février, 2017, dans la publication : Numéro 3 Volume 35

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  • Patrimoine agricole
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Publié sur le site le 21 février 2017

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Main d’œuvre spécialisée

Des employés très convoités dans la région

par Éric Cyr

L’avenir s’annonce particulièrement prospère pour les travailleurs spécialisés dans l’industrie minière alors que le prix des métaux demeure stable après un élan progressif et que plusieurs multinationales sont en mode recrutement afin de consolider leurs acquis et combler les départs à la retraite en tentant d’attirer une main d’œuvre spécialisée très prisée actuellement. L’objectif est d’assurer une transition harmonieuse vers une reprise économique à peine voilée.

Les travailleurs du monde minier semblent nettement avantagés puisque leurs habilités professionnelles sont actuellement très recherchées par de nombreux employeurs qui devront s’ajuster à la forte demande en offrant des incitatifs avantageux permettant de retenir ce bassin de compétences.

À l’heure du recrutement

La multinationale Tata Steel tente d’attirer des talents pour ses installations dans la région de Schefferville. L’entreprise prévoit reprendre ses opérations dans le secteur du 55e parallèle en mars prochain. Elle exploite des gisements à Schefferville au Québec et à Menihek au Labrador voisin. Des dizaines de postes en rotation sont à pourvoir, notamment des opérateurs d’équipement lourd et des chefs d’équipe ainsi qu’un surintendant d’usine. Des postes spécialisés en instrumentation, en informatique et en soins infirmiers sont également affichés tout comme un coordonnateur de la qualité et un coordonnateur des opérations portuaires et ferroviaires qui doivent être comblés à Sept-Îles. La compagnie minière anticipe un accroissement de sa production qui devrait atteindre plus de deux millions de tonnes de minerai de fer annuellement. La société Minerai de fer Québec, une filiale de la minière Champion, devrait également démarrer ses activités à la mine du lac Bloom située à proximité de Fermont dans un avenir rapproché et aura besoin d’employés possédant le même type d’expertise tout comme Polycor qui envisage une expansion de sa carrière de quartz près de Fermont qu’elle souhaite exploiter à l’année. La minière ArcelorMittal, qui prévoit investir un demi milliard de dollars durant les quatre prochaines années, afin de consolider ses infrastructures sur la Côte-Nord et de doubler sa production de concentré qui devrait frôler les 15 millions de tonnes, a également récemment affiché plusieurs emplois sur des sites de firmes d’embauche spécialisées et devra bientôt engager une cinquantaine d’employés pour la mine de Fire Lake. Préposé réparateur opérateur, conducteur opérateur de machinerie lourde, conseiller santé sécurité, contremaître mécanique, planificateur mécanique, mécanicien d’entretien, mécanicien de véhicules lourds et contremaître conciergerie pour n’en nommer que quelques uns. D’autres emplois saisonniers à temps plein (mars à novembre 2017) relatifs au fonctionnement et à l’entretien du chemin de fer reliant Port-Cartier à Fermont circulaient également sur Internet, notamment des postes d’opérateurs et de responsables de l’entretien d’équipements. La plus ancienne compagnie minière fermontoise souhaite aussi courtiser plusieurs mécaniciens industriels en offrant des postes permanents pour sa mine du Mont-Wright. La minière IOC de Rio Tinto à Labrador City devra également combler le départ de 300 à 400 employés qui prendront bientôt leur retraite.

Une vague d’embauche est à prévoir après la conclusion des négociations de la convention collective d’ArcelorMittal qui dressera un canevas des conditions de travail relatives au marché minier dans la région.

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Publié le 20 février, 2017, dans la publication : Numéro 3 Volume 35

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Publié sur le site le 21 février 2017

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Attentat dans une mosquée de Québec

Les citoyens de la région solidaires des victimes

par Éric Cyr

La tuerie odieuse perpétrée par un déséquilibré dans une mosquée de Québec a semé l’émoi un peu partout sur la planète, mais cette barbarie a aussi interpelé les résidents nordiques alors qu’un rassemblement en solidarité aux victimes de l’attentat perpétré au Centre culturel islamique de Québec et à la communauté musulmane s’est tenu à Schefferville, le 31 janvier dernier. La communauté chrétienne de Fermont a aussi proposé une initiative ouverte à tous, le 4 février dernier, afin d’exprimer sa compassion envers les familles des sacrifiés éprouvées par cette tragédie.

Unité dans la diversité

Près d’une centaine de personnes, principalement des Autochtones, ont pris part à la manifestation de Schefferville où les participants se sont regroupés avec une source lumineuse pour former un cœur dans la neige. L’organisatrice, Marjolaine McKenzie, a voulu exprimer ainsi sa solidarité envers la petite communauté musulmane de cette ville située juste au-dessous du 55e parallèle où résiderait une dizaine de personnes de confession musulmane.

« Ça m’a beaucoup touchée. Je trouvais ça dommage d’être aussi loin, de ne pas pouvoir présenter mes condoléances et montrer mon soutien. »

Communion de trois grandes religions

L’abbé Jimmy Delalin, curé ambulant de la paroisse de la Résurrection de Fermont, a aussi orchestré, de concert avec le diocèse de Baie-Comeau, qui a aussi tenu une démonstration, un rassemblement à l’église catholique de Fermont pour manifester sa solidarité envers les familles des disparus et de la petite communauté musulmane fermontoise qui regroupe une douzaine de personnes. L’évènement historique, puisqu’il rassemblait des représentants de trois grandes religions; chrétienne, musulmane et juive, a débuté par une prière interreligieuse à laquelle se sont joints des musulmans. Une messe célébrée spécialement pour la paix a suivi où des jeunes ont présenté six bougies, représentant les six victimes de cet acte d’horreur, à des musulmans. « Par ce temps de rassemblement et de prière, nous voulons condamner sans appel les discours de haine et le rejet des personnes à cause de leur seule appartenance religieuse » explique l’abbé Delalin.

« Nous voulons nous reconnaître ensemble artisans de paix et solidaires dans la foi » a-t-il exprimé devant une foule d’une cinquantaine de croyants de multiples dénominations religieuses. Un repas communautaire a par la suite permis à un public plus nombreux « d’apprendre à mieux se connaître et de discuter avec les personnes rassemblées, les familles fermontoises qui ont voulu partager davantage avec nos amis. »

Mea culpa à Sept-Îles

Des dizaines de citoyens, cœurs rouges à la main, ont aussi bravé le froid sibérien dans les rues de Sept-Îles pour offrir leur appui aux musulmans, le 4 février dernier. La députée de Duplessis, la péquiste Lorraine Richard était des participants tout comme le maire, Réjean Porlier, et plusieurs conseillers de cette localité où la mosquée a été vandalisée à deux reprises depuis la fin des travaux de construction à l’automne. Des Innus ont aussi participé à la marche. Une aînée amérindienne confie : « On le ressent le racisme, on l’a vécu aussi et c’est déplorable. » Le cortège s’est immobilisé devant le centre culturel musulman de la Côte-Nord, où une minute de silence a été observée en mémoire des martyrs. Les membres de la communauté musulmane ont par la suite accueilli les marcheurs à l’intérieur où des breuvages chauds leur ont été offerts.

Drapeaux en berne

Les drapeaux ont été mis en berne en guise de solidarité à la communauté musulmane dans plusieurs localités notamment à l’hôtel de ville de Labrador City, sur les mâts à la frontière du Labrador et sur le poste principal de la Sûreté du Québec à Fermont.

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Publié le 20 février, 2017, dans la publication : Numéro 3 Volume 35

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Publié sur le site le 21 février 2017

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Espèce migratrice

Une population de caribous décimée

par Éric Cyr

Photo : Donald Poirier

Les caribous faisaient partie intégrante du paysage nordique de la région il y a moins d’un quart de siècle. Des automobilistes devaient parfois ralentir pour éviter de percuter cet animal lorsqu’un troupeau traversait la route, des photographes passionnés croquaient des images, des chasseurs traquaient ce gibier et même certains artisans utilisaient des parties de cette bête pour créer des œuvres d’art. Cette époque est aujourd’hui révolue alors que cette espèce poursuit un déclin démographique sans précédent.

Le débat entourant cette chute phénoménale des populations de caribous est toujours d’actualité, mais est souvent biaisé à cause de motifs politiques et économiques. Le fait demeure cependant que cette décroissance est bien réelle et le phénomène s’est accentué durant les dernières années. Les populations de caribous ont connu une baisse à l’échelle mondiale et pas seulement au Québec et au Labrador.

Caribous des bois

Il existe beaucoup de confusion quant à la nomenclature de nos caribous. On les désigne parfois sous l’appellation caribous des bois, caribous de la toundra et Woodland Caribou en anglais pour ne nommer que quelques termes utilisés dans le monde des chasseurs et des clients de taverne. Or si on veut rester objectif en 2016, la science nous enseigne qu’il existe deux espèces connues de caribous, le caribou de la toundra (que l’on ne retrouve ni au Québec et même jusque dans les régions les plus nordiques de la toundra du Nunavik, ni au Labrador). Les espèces de caribous de la région sont toutes issues des caribous des bois dont certaines populations sont migratrices comme le fameux troupeau de la rivière George et celui de la rivière aux Feuilles. D’autres sont sédentaires comme le troupeau de Val-d’Or, des monts Chics Chocs en Gaspésie, du Petit Manic, du parc national des Grands-Jardins et celui de la rivière Red Wine au Labrador non loin de Churchill Falls. Pour récapituler, ce sont tous des caribous des bois. Des chercheurs et scientifiques prennent actuellement des échantillons d’ADN pour voir si les caribous non migrateurs sont génétiquement différents des migrateurs ou s’il s’agit simplement d’un « écotype » différent, des animaux qui présentent quelques variations mineures, mais qui n’en sont pas moins génétiquement identiques. Peu importe l’appellation ou la génétique, l’affaissement dramatique de la population de caribous inquiète les autorités gouvernementales alors que le cheptel de la rivière George, au Labrador, est passé de 800 000 bêtes au début des années 1990 à moins de 9000,  8900 pour être précis, selon les plus récentes évaluations du dernier inventaire aérien. Le troupeau a perdu près de 99 % de sa population en une vingtaine d’années.

Triste anniversaire

Septembre 1984 marquait la tristement célèbre noyade de 10 000 caribous (selon les évaluations officielles) sur la rivière Caniapiscau. Des carcasses de caribous échelonnées à perte de vue sur la rive sur des kilomètres. L’événement fortement médiatisé a fait les manchettes internationales et des photos sensationnalistes de caribous échoués circulaient dans les différents médias du monde alors que le gouvernement du Québec et la société d’État Hydro-Québec étaient pointés du doigt, plutôt que les pluies diluviennes, comme responsables de cette tragédie de cervidés sans précédent. À la suite de cette catastrophe, des débats acrimonieux avaient cours avec les Autochtones et la province de Terre-Neuve-et-Labrador et les groupes écologistes criaient au scandale. Le biologiste Gaëtan Hayeur a récemment publié un essai La noyade de 9604 caribous afin de tenter de mettre les pendules à l’heure et de démystifier les causes de ce drame écologique.

L’auteur explique en entrevue à Radio-Canada que la science démontre qu’ouverture de vanne ou pas ce phénomène s’est produit à maintes reprises « Les caribous traversent à des endroits les plus étroits donc les plus tumultueux afin de se mouiller le moins longtemps possible. Ils perdent pied dans le fort courant. C’est un animal grégaire donc il suit le troupeau. »

À l’époque personne ne s’entendait sur les causes de cette noyade massive. Était-ce une manifestation naturelle ou une erreur d’Hydro-Québec ? La controverse perdurait engendrant un cirque médiatique international d’une ampleur démesurée où les faits côtoyaient la fiction. Cette saga a créé une légende urbaine ancrée dans l’imaginaire collectif qui persiste à ce jour malgré de nombreuses études scientifiques et des témoignages de spécialistes qui démontrent qu’il s’agissait en fait d’une circonstance naturelle. Selon le biologiste Bernard Jolicoeur, ancien Fermontois qui se déplace souvent au Nord et notamment à Kuujjuaq, peu importe les raisons de la noyade, le nombre de caribous noyés est insignifiant par rapport aux effectifs totaux à cette époque et n’aura eu aucune influence sur ce qui devait se passer durant les années subséquentes.

Phénomène naturel cyclique

Ce dernier confie que des histoires de famine en milieu inuit ont déjà été rapportées par des anciens et celles-ci coïncideraient avec un creux populationnel de caribous qui serait selon lui relié à un cycle qui s’étendrait sur une longue période de plus d’un demi-siècle.

« À mon avis, cette baisse de la population des caribous s’inscrit dans un phénomène naturel cyclique et qui est déjà survenu auparavant. Malheureusement, on ne peut actuellement documenter ce cycle comme celui d’autres espèces à fourrure que l’on peut retracer sur plusieurs siècles et aussi loin qu’il existe des registres des transactions de fourrure par la Compagnie de la Baie d’Hudson. Ce que nous connaissons du caribou est tributaire de technologies qui ne sont disponibles que depuis quelques décennies (photo aérienne, GPS, suivi satellitaire, etc.) »

La sédentarité et la migration entraînent toutes deux leur part de risque. Bien que les périls de la migration puissent être fatals à certains individus et que pour ce qui est des grandes hardes de caribous migrateurs, la dépense énergétique est considérable, elle constitue malgré tout la meilleure option pour l’espèce.

« Dans le cycle de l’évolution, les pressions environnementales ont exercé une sélection non seulement sur les individus, mais aussi sur les populations et les comportements migratoires. Même si ultimement la migration, retenue par le processus de sélection naturelle, a été la stratégie gagnante, il n’en demeure pas moins que cette astuce bien que globalement gagnante peut engendrer des pertes populationnelles non négligeables. »

Selon ce dernier, il faut éviter de tirer des conclusions en s’inspirant de balivernes, de faussetés et de demi-vérités teintées d’intérêts politiques et économiques, mais plutôt en se basant sur des faits scientifiques comme le fait que le lichen, qui constitue le principal aliment des caribous, une fois ingurgité et piétiné, prend une cinquantaine d’années à se régénérer.

Moratoire

Des efforts de conservation non négligeables ont été mis en place depuis pour tenter de protéger la horde de caribous notamment un moratoire sur la chasse. Le gouvernement du Québec a interdit la chasse sportive au caribou migrateur en 2012 pour une durée indéterminée et le gouvernement de Terre-Neuve-et-Labrador a suivi cet exemple en 2013 en imposant un moratoire de cinq ans. Les deux provinces travaillent actuellement de concert sur l’élaboration d’un plan de gestion conjoint du troupeau et sur des travaux de recherche sur les caribous migrateurs auquel est associé le groupe de recherche Caribou Ungava qui regroupe plusieurs biologistes et spécialistes de la faune et des chercheurs de l’université Laval. Ce vaste programme de recherche porte sur l’écologie des populations de caribous migrateurs et leurs prédateurs au Québec-Labrador dans un contexte de changements climatiques et anthropologiques (dont la formation résulte de l’intervention de l’homme). Malgré tout les biologistes ne réussissent toujours pas à percer de façon précise le mystère de ce déclin si rapide alors que l’on note toujours un faible taux de survie chez les bêtes adultes et des faons qui peinent à survivre plus de six mois, mais qui ont cependant connu une recrudescence dans la population cette année. Selon le ministère québécois de la Forêt, de la Faune et des Parcs (MFFP), le déclin graduel de la population de caribous migrateurs depuis 2001 a plusieurs causes et peut s’expliquer par différents facteurs, notamment par la détérioration de l’habitat, les conséquences liées au développement du territoire, un taux de prédation élevé et la chasse incluant le braconnage. Il ne faudrait pas non plus sous-estimer l’impact du réchauffement climatique qui occasionne plus d’insectes piqueurs qui énervent les caribous qui dépensent donc plus d’énergie à tenter de s’en défaire. Fait à noter, des tests nucléaires ont aussi été réalisés à la fin de la Deuxième guerre mondiale en Alaska aux États-Unis et dans le nord de l’ancienne U.R.S.S. (Russie actuelle) et des traces de radiation se retrouvent dans le lichen consommé par les caribous.

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Publié le 20 février, 2017, dans la publication : Numéro 3 Volume 35

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Publié sur le site le 21 février 2017

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Patrimoine mondial de l’UNESCO

Des appuis de taille pour la candidature de l’île d’Anticosti

par Éric Cyr

Photo : Parc national d’Anticosti. Source : Parc national d’Anticosti - Parcs Québec - Sépaq

Finalement, Québec a formellement donné son appui à la candidature de l’île d’Anticosti pour figurer au patrimoine mondial de l’UNESCO (ainsi qu’à celle du fjord du Saguenay). Le gouvernement Couillard a rallié les partis d’opposition et a appuyé la démarche en se positionnant dans le même sens que de nombreux groupes écologiques et environnementaux ainsi que plusieurs regroupements et associations incluant des nations autochtones, qui militent afin de préserver ce joyau écologique unique.

Des démarches ont été entreprises afin d’obtenir une reconnaissance de la valeur universelle exceptionnelle de l’île d’Anticosti par l’UNESCO en ce qui concerne son patrimoine naturel et culturel à la suite de l’invitation de la ministre fédérale de l’Environnement et des changements climatiques, Catherine McKenna, qui incitait les citoyens à proposer des trésors nationaux comme candidats à ce titre prestigieux. Cette île, qui répond à toutes les exigences et tous les critères, constitue la pièce maîtresse du fleuve Saint-Laurent par son positionnement, sa grandeur et les mythes qui y sont associés, a été témoin de nombreux naufrages et son rachat par le célèbre chocolatier français Henri Menier et l’implantation des cerfs de Virginie (chevreuils), qui y règnent aujourd’hui en maîtres, ne sont que quelques exemples des éléments qui confèrent à Anticosti une réputation d’envergure mondiale, unique. Les centaines de kilomètres de côte et les structures géologiques apparentes qu’elle abrite constituent un exemple éminemment représentatif des grands stades de l’histoire de la Terre, notamment de par sa richesse fossilifère. Plus qu’à tout autre endroit sur la planète, c’est à Anticosti qu’on retrouve la série la plus complète et la mieux exposée de fossiles issus de la première extinction de masse du vivant (il y a environ 445 millions d’années).

L’île est également composée de profonds canyons creusés dans le calcaire, de grottes remarquables, d’impressionnantes chutes, comme la célèbre chute Vauréal, et d’un système karstique atypique comprenant des éléments géomorphologiques particuliers. Anticosti abrite des milieux naturels d’une beauté et d’une importance esthétique exceptionnelle. Selon le ministre québécois des Ressources naturelles, Pierre Arcand, ce titre serait incompatible avec l’exploitation pétrolière et sonnerait le glas de cette industrie. « Il n’y aura pas de pétrole sur l’île d’Anticosti s’ils obtiennent le statut » a-t-il affirmé. Le consortium Hydrocarbures Anticosti pourra cependant poursuivre ses opérations d’exploration jusqu’à la fin de l’analyse du dossier qui se terminera en 2021.

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Publié le 6 février, 2017, dans la publication : Numéro 2 Volume 35

  • Anticosti
  • Cerf de Virginie
  • Environnement
  • Hydrocarbure
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  • Joyau écologique
  • Parc national d'Anticosti
  • Patrimoine mondial de l'UNESCO
  • Trésor national

Publié sur le site le 6 février 2017

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Découverte scientifique

Un lichen du Nord québécois révèle ses secrets

par Éric Cyr

Photo : Lichen que l’on retrouve dans le Nord québécois.

Des chercheurs de l’université Laval à Québec en collaboration avec l’université de Genève en Suisse ont découvert deux molécules uniques et des composés antibactériens dans un lichen du Nord québécois. Les scientifiques voulaient démontrer qu’il existe dans les milieux nordiques « une richesse insoupçonnée en composés naturels qu’il est urgent de mieux connaître et de protéger. »

Survivre dans un environnement difficile

Le lichen en question appelé Stereocaulon paschale, pousse principalement dans les régions subarctiques et arctiques du globe, mais se retrouve aussi sur certaines montagnes gaspésiennes dont le mont Jacques-Cartier et le mont Albert, ainsi que sur de hauts sommets de Charlevoix. Selon le responsable de l’étude, Normand Voyer, les chercheurs désiraient connaître la composition de cette plante qui pousse dans un climat très rigoureux : « Les lichens nordiques sont exposés à des stress environnementaux uniques, nous pensions donc qu’il était possible que ces espèces produisent des molécules spéciales pour composer avec ces conditions très difficiles. Ça confirme un peu  l’hypothèse que les plantes nordiques soumises au stress produisent des molécules et des substances chimiques différentes. » Le chimiste et professeur à la Faculté des sciences et de génie à l’université Laval explique que les propriétés antibactériennes des composés issus de ce lichen pourraient s’avérer utiles pour lutter contre les maladies parodontales.

« Certaines molécules qu’on a trouvées ont démontré une efficacité à combattre les bactéries causant la carie dentaire et la gingivite. »

Deux molécules jamais répertoriées

Les spécimens de lichen étudiés provenant du Nunavik, un territoire inuit québécois, ont été rapportés à l’université Laval par le biologiste et professeur au Département de biologie, Stéphane Boudreau, et des analyses phytochimiques ont permis d’identifier onze composés dont deux nouvelles molécules qui n’avaient jamais été isolées auparavant sur notre planète. Les neuf autres composés avaient déjà été identifiés dans des organismes vivants, toutefois des tests effectués par le professeur à la Faculté de médecine dentaire, Daniel Grenier, ont mis en lumière un fait nouveau : six de ces composés ont une activité antibactérienne potentiellement intéressante contre des pathogènes impliqués dans des problèmes buccaux.

Propriétés intéressantes

M. Voyer précise qu’il est encore trop tôt pour déterminer si cette récente découverte peut aboutir à des applications médicales ou industrielles mais il évoque néanmoins que : « Le but de l’étude n’était pas de provoquer une ruée vers les trésors moléculaires que pourraient renfermer les espèces du Nord québécois…(Plusieurs études) phytochimiques ont été menées dans les forêts tropicales, mais le Nord reste encore largement inexploré. Il y a sûrement beaucoup d’autres espèces nordiques qui, comme S. paschale, renferment des molécules uniques. C’est peut-être dans ces milieux qu’on va trouver les prochains traitements contre le cancer. »

Le scientifique conclut : « Si jamais nous découvrons des composés naturels qui ont des applications intéressantes, il sera important de développer des méthodes pour en faire la synthèse en laboratoire afin de ne pas mettre en péril la survie des espèces qui les produisent. »

Les résultats de cette recherche ont été publiés dans le dernier numéro de la revue Journal of Natural Products.

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Publié le 6 février, 2017, dans la publication : Numéro 2 Volume 35

  • Composés antibactériens
  • Découverte scientifique
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  • Molécules uniques
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  • Plan Nord
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  • Université Laval

Publié sur le site le 6 février 2017

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Près d’un demi-siècle de bénévolat

Hommage bien mérité à 77 ans

par Éric Cyr

Sur la photo de gauche à droite : Sylvie Desrochers, Lise Boucher, Michel Desrochers et sa conjointe Annette Swiderski.

L’Association francophone du Labrador (AFL) a rendu hommage à une pionnière de la communauté francophone de l’ouest du Labrador, le tout coïncidant avec son 77e anniversaire, à l’O’Brien Hall à Labrador City. L’ironie du sort a fait en sorte que Lise Boucher a participé à l’orchestration d’une soirée rétro organisée par l’organisme voué à la défense des droits des communautés francophones du Labrador sans se douter qu’en fait elle travaillait à préparer sa propre fête.

Mme Boucher, originaire de la métropole québécoise, s’est établie dans la région en 1967, juste après l’Expo 67 qu’elle a eu la chance de visiter. Celle qui est arrivée dans la région à 27 ans, a eu toute une surprise en constatant que les employés de l’AFL avaient manigancé une surprise pour souligner son anniversaire et célébrer l’engagement de la grande dame dans plusieurs sphères de l’activité sociale et culturelle de l’endroit. Certaines personnes qu’elle avait hébergées par le passé ont même pris l’avion pour venir célébrer cet évènement heureux en sa compagnie dont la réalisatrice montréalaise d’origine chinoise Doris Ingham, qui a produit le documentaire Peu importe l’âge traitant des liens intergénérationnels. Quel beau cadeau que de revoir des amis de longue date, mais quelle ne fut pas sa surprise, électrochoc total, quand soudain elle aperçut ses deux enfants, Michel et Sylvie Desrochers qu’elle ne se doutait absolument pas de voir sur place surtout que son fils, qui était accompagné de sa femme, habite aujourd’hui en Alberta et sa fille à Montréal.

« Que de belles émotions. Je ne m’attendais absolument pas à une telle surprise et un tel hommage. J’ai été littéralement transportée de bonheur. Merci à tous les organisateurs. »

Des témoignages d’amis provenant de plusieurs pays du monde ont aussi été projetés sur un écran géant durant la soirée.

Ardente défenseure du fait français, Lise Boucher, a touché à presque tous les aspects de la vie de la région. Mère de famille, elle s’est impliquée à plusieurs niveaux afin de faire évoluer de nombreux dossiers. Aujourd’hui veuve, elle a hébergé des femmes fraîchement débarquées au Labrador et ayant de la difficulté à se trouver un logement convenable, particulièrement durant la période du boom minier, tout en les aidant à découvrir toutes les facettes de la vie nordique. Elle est surtout connue pour son travail d’interprète qu’elle a su exécuter avec grande discrétion à la Cour provinciale de Wabush, à l’hôpital de Labrador City ou chez le chiropraticien ou le vétérinaire.

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Publié le 6 février, 2017, dans la publication : Numéro 2 Volume 35

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Publié sur le site le 6 février 2017

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