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Journal le Trait d'Union du Nord
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  • Service essentiel depuis 22 ans

    MAHF

    Service essentiel depuis 22 ans

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    Photographie

    Une 2 novembre, 2020

    Chasseur d’aurores boréales

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    Covid-19

    Aucun cas dans Caniapiscau

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    Route nationale 389

    Matières dangereuses sans surveillance

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    ArcelorMittal

    Une rumeur démystifiée

  • Achalandage accru et destination  prisée

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    Achalandage accru et destination prisée

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    Une 5 octobre, 2020

    Monument aux travailleurs disparus

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    Monde radiophonique

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    Sûreté du Québec

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    Pandémie DE CORONAVIRUS

    Une 21 septembre, 2020

    Trois cas de Covid-19 dans Caniapiscau

  • De la forêt boréale à la brousse

    Récit de voyage

    De la forêt boréale à la brousse

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Volume 38

Service essentiel depuis 22 ans

MAHF

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Chasseur d’aurores boréales

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Des sentiers font peau neuve

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Un photojournaliste à Fermont

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MAHF

Service essentiel depuis 22 ans

par Éric Cyr

Légende photo : La Maison d'aide et d'hébergement de Fermont offre des services qui répondent à divers besoins de la communauté.

À l’origine vouée exclusivement à venir en aide aux femmes victimes de violence conjugale, la Maison d’aide et d’hébergement de Fermont (MAHF), qui a célébré son 22e anniversaire le 8 octobre dernier, a conservé sa vocation initiale tout en élargissant depuis sa mission par un repositionnement social. Elle affiche désormais de nouvelles orientations à la suite d’une restructuration pour devenir dorénavant un lieu de rassemblement accessible aux citoyens afin de favoriser un sentiment d’appartenance à la communauté et de stimuler une culture locale d’entraide et de collaboration grâce à une offre diversifiée de services.

Située au 4, rue Holway, la MAHF, qui prône une approche multiclientèle conviviale, a accru son champ d’intervention original et dessert aujourd’hui l’ensemble de la population fermontoise de façon inclusive c’est-à-dire qu’elle englobe les hommes, les femmes, les enfants et les personnes âgées à sa démarche dans un souci de maximiser l’efficacité des interventions et des ressources tout en assurant la qualité de sa méthode. L’organisme a rallié son expertise aux autres types de problématiques rencontrées localement en présentant une vision élargie offrant des services plus polyvalents et mieux adaptés aux besoins de la collectivité tout en conservant en priorité sa clientèle cible issue de la violence conjugale. Des changements visant une approche d’intégration ont été instaurés au bénéfice de la communauté élargie avec pour objectif de créer un sentiment d’appartenance et de faciliter une culture d’entraide et de collaboration. L’équipe multidisciplinaire de la MAHF propose un lieu de rassemblement afin de fortifier une affiliation au milieu tout en créant des liens destinés à briser l’isolement et à favoriser l’échange dans un climat de camaraderie visant le mieux-être personnel et collectif. Des activités diversifiées sont organisées, dont des services d’accompagnement psychosociaux et d’hébergement.

Volet hébergement

La MAHF procure des services adaptés de dépannage en situation de crise destinés aux personnes en difficulté lors de circonstances graves, imprévisibles ou temporaires, 24h/24, 7 jours semaine. Afin d’assurer la complémentarité des mesures déjà instaurées par le Centre multiservice de santé et de services sociaux de Fermont, elle fournit aussi un service d’hébergement durant la convalescence pour les gens ayant d’autres besoins spécifiques. Des services en santé mentale sont aussi donnés en continuité avec ceux dispensés par le centre de santé. Nous y trouvons également un service de répit. Ainsi une famille ou des aidants naturels peuvent s’accorder des moments de repos et de détente en confiant un de leur proche aux soins des intervenants de l’organisme durant une période planifiée, à durée limitée, destinée à relayer les proches aidants en leur permettant un ou des moments de relâche afin de prévenir l’épuisement physique et émotif. Du côté hébergement, un ascenseur est en fonction pour les personnes à mobilité réduite tout comme un bain adapté et un lève-personne.

Volet intervention

Le volet intervention est offert à tous incluant un service pour les personnes victimes de violence conjugale. La MAHF diffuse un calendrier mensuel d’activités permettant aux familles d’avoir la possibilité de sortir de la maison et ainsi de les aider à socialiser. Le centre de jour est ouvert de 9 h à midi et de 13 h à 15 h du lundi au vendredi et suggère diverses activités susceptibles d’intéresser les usagers comme des groupes de discussion, du bricolage parent-enfant, des dîners santé, des entraînements de groupe, du cardiovélo pour adultes, etc. Vous pouvez aussi obtenir un service individuel d’intervention et d’accompagnement en plus d’un service d’écoute téléphonique en tout temps en composant le 418 287-5896.

Autres services

La popote roulante répond à un besoin important et vise à aider les personnes malades ou en convalescence, les personnes âgées ou en perte d’autonomie, celles vivant avec un handicap, les femmes enceintes ou venant d’accoucher, en offrant quotidiennement, du lundi au vendredi, un repas fraîchement cuisiné, incluant une soupe, un plat principal et un dessert, qui sera livré à domicile à partir de 15 h 30 à un coût minime de 10 $. La halte-garderie accueille jusqu’à six enfants soit pour favoriser un rapprochement social ou pour accorder un moment de répit aux parents de façon temporaire et sporadique au coût de 35 $ par jour. La MAHF a aussi mis sur pied, en partenariat avec la Coopérative des consommateurs de Fermont, un programme innovateur de récupération et de transformation alimentaire au profit d’une clientèle locale cible. Un service de paniers de collations a aussi été récemment instauré. Pour 15 $, les personnes inscrites recevront 15 collations saines. Les inscriptions pour ce service se font par téléphone les lundis de midi à 15 h.

Bienvenue à tous.

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Publié le 2 novembre, 2020, dans la publication : Numéro_18 Volume 38

  • Culture locale
  • Entraide
  • Femmes victimes de violence conjugale
  • Fermont
  • Intervention
  • Maison d'aide et d'hébergement Fermont
  • Services à la communauté

Publié sur le site le 2 novembre 2020

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Photographie

Chasseur d’aurores boréales

par Éric Cyr

Source photo : Jocelyn Blanchette, photographe

Le réputé photographe Jocelyn Blanchette est né à Cap-Des-Rosiers, où se dresse le plus haut phare au pays, près du parc national Forillon en Gaspésie. C’est à cet endroit qu’il a occupé son premier emploi étudiant, il nettoyait alors l’escalier et les marches de cette gigantesque balise de navigation maritime. Il y a 32 ans, en 1988, il est recruté par la minière Québec Cartier après avoir complété son cours de mécanique à Gaspé et déménage à Fermont.

D’abord mécanicien d’entretien de machinerie fixe (millwright) au concentrateur de la mine de fer du Mont-Wright durant une quinzaine d’années, il s’oriente par la suite dans les bureaux où il devient cadre en planification mécanique, poste qu’il occupe toujours.

Mordu d’astronomie, Jocelyn Blanchette observait déjà le ciel à l’aide d’un télescope dès son plus jeune âge. Autodidacte, il a commencé à prendre des photos en amateur avant de se familiariser de façon plus approfondie avec ce médium en se procurant des équipements professionnels il y a sept ans. Celui qui a subi une engelure à un doigt en hiver en s’adonnant à sa passion n’hésite pas à partager les techniques qu’il utilise afin de parfaire son art et d’obtenir des résultats impressionnants. « C’est une question de patience, de persévérance et d’application de principes pratiques. Il faut apprendre à maîtriser les techniques et toujours viser à s’améliorer », confie le photographe qui ajoute que les aurores boréales sont remplies de surprises. « Ce n’est jamais pareil. Il faut constamment s’adapter rapidement en temps réel afin de réussir à bien saisir leur essence. C’est un réglage continuel de l’ouverture et une mise au point de l’obturateur afin de régler la durée d’exposition de la lumière. »

L’artiste visuel, qui aime bien faire partager au plus grand nombre le résultat de ses quêtes imagées, reste humble en parlant de ses créations. « Je photographie ce qui m’entoure, mon entourage. C’est un peu comme un plat apprêté par un cuisinier qui rehausse les saveurs, je dois présenter ma photo en tentant de saisir toutes les splendeurs qui y sont associées. » Devenu spécialiste des phénomènes météorologiques et astronomiques, celui-ci cherche à faire ressortir le paysage de son environnement immédiat et adore saisir les substances qui l’entourent : les couchers de soleil, la nature, les aurores boréales et plus récemment les trains.

« Mère nature m’étonne constamment. C’est la plus grande artiste qui est et elle nous dévoile constamment des beautés à couper le souffle. Je ne cesserai jamais de m’émerveiller devant ses œuvres magistrales et dont je tente d’immortaliser les manifestations. »

Témoin de la nature

Jocelyn Blanchette considère la photo d’abord comme une passion, mais aussi comme une échappatoire qui lui permet de sortir de la routine et de se libérer l’esprit. « Il s’agit d’être là au bon moment, les phénomènes naturels exceptionnels ne se produisent pas de façon régulière », confie celui qui a par chance réussi à croquer un rare cliché d’un phénomène atmosphérique curieux difficile à observer et d’abord décrit par les scientifiques comme un nouveau type d’aurores boréales atypique aux caractéristiques insolites sous nos latitudes. Sa photo de STEVE, l’acronyme de Strong Thermal Emission Velocity Enhancement, a été publiée à la une du site Internet speceweather.com. Il s’est finalement avéré que cette bande de lumière pourpre qui sature vers le blanc et qui s’accompagne durant quelques minutes d’éléments verts qui forment une silhouette de clôture proviendrait d’un mécanisme encore inconnu dans l’ionosphère qui diffère de celui des aurores boréales classiques. M. Blanchette est aussi très fier de deux autres des photos qu’il a prises, un coucher de soleil mauve et rose violacé teinté selon lui par les éjections de lumière d’une éruption volcanique en Russie et un éclair en forme de cheval croqué sur le mont Daviault à Fermont. Télé-Québec lui a consacré une capsule vidéo, le 28 juin 2017 : https://www.lafabriqueculturelle.tv/capsules/9796/jocelyn-blanchette-a-la-chasse-aux-aurores

Une photo vaut mille mots, alors pour en savoir plus sur l’artiste, consultez la page Facebook qui est suivie par près de 8000 membres : Jocelyn Blanchette Photographie

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Publié le 2 novembre, 2020, dans la publication : Numéro_18 Volume 38

  • Astronomie
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Publié sur le site le 2 novembre 2020

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Covid-19

Aucun cas dans Caniapiscau

par Éric Cyr

La direction de la Santé publique de la Côte-Nord a confirmé dans le cadre d’un point de presse virtuel, le 6 octobre 2020, qu’il n’y a actuellement pas de nouveau cas de Covid-19 dans la MRC de Caniapiscau ni aucun cas actif.

Un total de six cas a été répertorié dans Caniapiscau depuis le début de la pandémie, dont un originaire du secteur de Schefferville qui est malheureusement décédé à Ottawa et cinq à Fermont qui se sont rétablis après avoir été isolés. La situation est sous contrôle pour l’instant et le risque de transmission demeure faible dans Caniapiscau, cependant les citoyens sont invités à respecter les mesures sanitaires en vigueur : port du masque, lavage des mains et distanciation physique afin d’éviter une éventuelle propagation. À la suite de la recrudescence des cas au Québec qui compte plusieurs zones rouges, un total de cinq lits a été réservé à l’hôpital de Sept-Îles, qui dessert Fermont et Schefferville, pour des personnes ayant contracté le coronavirus, mais qui ne nécessitent pas de soins intensifs. Pour les patients affectés à l’hôpital de Baie-Comeau, des transferts pourraient être effectués vers Rimouski, Québec ou Chicoutimi. Au moment de publier, il n’y avait pas non plus de cas au Labrador Ouest voisin toujours épargné par la pandémie.

Information de dernière heure complémentaire à l’article

Au moment de mettre sous presse, deux travailleurs aéroportés utilisant un système de navettes aériennes (fly-in/fly-out) qui ont été déclarés positifs à la Covid-19 étaient en isolement.

Deux cas à Fermont

Le médecin-conseil en santé publique pour la direction de la Santé publique de la Côte-Nord, le Dr Richard Fachehoun, a dévoilé après avoir été questionné durant un point de presse, le 13 octobre dernier, par la journaliste de la radio CFMF 103,1 que durant la semaine du 5 octobre, deux cas de Covid-19 dans une compagnie ont été découverts à Fermont, mais ne seront pas répertoriés localement puisque leur adresse de résidence est située ailleurs.

« Les contacts ont été identifiés, l’enquête épidémiologique a été faite, on a fait un dépistage de prévalence et aucune autre personne de cette compagnie n’a eu un test positif. La situation est surveillée de très près. Pour ce qui est du fly-in/fly-out, il existe des mesures notamment avant que les gens n’embarquent (dans l’avion). Il y a un questionnaire pour le triage, il y a la prise de température et dans le milieu de travail, c’est important, les gens doivent respecter la distanciation physique de 2 M et il y a des procédures pour le travail à moins de 2 M ». Selon M. Fachehoun, toutes les mesures sont en place dans ces milieux-là avec pour objectif de limiter la propagation de la Covid-19. « C’est sûr qu’on aura des cas de temps à autre. On ne peut dire qu’on n’en aura pas, mais quand on regarde notre situation par rapport à la situation ailleurs…Notre rôle est de circonscrire ces cas-là. On peut avoir un cas si autour il n’y a pas de transmission et qu’on évalue la situation et qu’on met en place des mesures, ça va être correct. Donc oui on a des cas à Fermont qui seront (très) bientôt déclarés rétablis. On n’a pas d’autres cas secondaires et la situation est surveillée. »

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Publié le 19 octobre, 2020, dans la publication : Numéro_17 Volume 38

  • Côte-Nord
  • Covid-19
  • Dr Richard Fachehoun
  • Fermont
  • Fly-in/fly-out
  • MRC de Caniapiscau
  • Pandémie
  • Santé publique

Publié sur le site le 19 octobre 2020

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Route nationale 389

Matières dangereuses sans surveillance

par Éric Cyr

Source photo : Don Studdart

Les services d’urgence incluant des policiers de la Sûreté du Québec ont été appelés à se rendre sur les lieux d’un accident impliquant un camion-citerne transportant des matières dangereuses, le 27 septembre dernier, non loin de la mine de fer de Fire Lake.

Selon l’agent d’information du Service des communications et de la prévention de la Sûreté du Québec, le sergent Jean-Raphaël Drolet : « La collision s’est produite sur la route 389 près du km 512 ». Ce dernier explique que selon les informations recueillies par les policiers, le poids lourd circulait en direction nord vers Fermont lorsque le conducteur a perdu la maîtrise de son véhicule dans une courbe et le camion s’est renversé dans le fossé. « Le camionneur de 58 ans a subi des blessures mineures et a été transporté au centre hospitalier le plus proche à Fermont. Il n’y a pas eu de déversement et les patrouilleurs ont quitté les lieux en fin de soirée. » La conseillère en communications au ministère des Transports du Québec à Baie-Comeau, Sarah Gaudreault, confirme la date et le lieu de l’événement. « La chaussée était mouillée puisqu’il avait plu, mais elle n’était pas boueuse ni détrempée. Quant aux causes de l’accident, seule la Sûreté du Québec, suite à son enquête, pourra en tirer des conclusions. » La Société de l’assurance automobile du Québec n’a pour sa part pas répondu aux demandes d’information du journal.

Le km 512 est serti dans le tracé problématique entre les mines de Fire Lake et du Mont-Wright qui ne respecte toujours pas les normes minimales de sécurité fixées par Transports Québec et qui a déjà attiré l’attention par le passé. Un accident mortel est survenu dans ce secteur, le 19 octobre 2016. Le camionneur Claude Forest, 44 ans, a perdu la vie lorsque son camion s’est renversé. Le 16 octobre 2017, un poids lourd a aussi été percuté par un train à cet endroit. Le maire de Fermont, Martin St-Laurent rappelait alors l’urgence d’entamer les travaux pour rendre le dernier tronçon de cette route plus sécuritaire en mentionnant que la voie ferrée y traverse 11 fois le chemin.

Le gérant de Transport spécialisé JRB, Richard Boucher, confie que le chargement du camion-citerne contenait des matières potentiellement explosives. « Quelqu’un de malfaisant y aurait pu y mettre le feu comme c’est arrivé récemment dans le cas d’une automobile au km 390 et cela aurait pu avoir des effets désastreux. Ce n’est pas une vulgaire marchandise. Je ne comprends pas pourquoi un accident similaire survenu il y a deux ans a nécessité la fermeture de la route durant deux jours alors que dans ce cas-ci, le camion-citerne a plutôt été laissé sans surveillance durant deux jours en attendant qu’un autre camion-citerne se rende sur place pour transvider son contenu ? »
Comble de malchance, le camionneur se serait en plus fait voler des effets personnels dans la cabine.

Quelques jours plus tard, un autre accident impliquait cette fois-ci un camion de livraison d’Ameublements Tanguay qui s’est renversé sur la portion asphaltée au km 480 dans la déviation de Fire Lake. Le camion qui obstruait la route aurait été laissé sur place durant une journée et demie selon M. Boucher, qui déplore le fait que bien que Fermont dispose d’un service de remorquage spécialisé qui aurait été approprié compte tenu des lieux où sont survenus les accidents, dans ces deux cas, c’est un remorqueur de Baie-Comeau qui s’est rendu sur les lieux.

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Publié le 19 octobre, 2020, dans la publication : Numéro_17 Volume 38

  • Accident routier
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Publié sur le site le 19 octobre 2020

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ArcelorMittal

Une rumeur démystifiée

par Éric Cyr

Légende photo : Usine de bouletage à Port-Cartier. Source photo : ArcelorMittal

Des rumeurs à l’effet que le premier fabricant mondial d’acier, ArcelorMittal, souhaitait vendre des actifs au Québec qui ont notamment été véhiculées par certains médias dont le Financial Times, le diffuseur public Radio-Canada, le journal économique Les Affaires, le quotidien La Presse, Le Journal de Québec, le site internet d’actualité macote-nord.com ainsi que zonebourse.com ont finalement été démenties par la directrice des communications de la multinationale au Canada, Annie Paré, sur les ondes de la radio de Fermont CFMF 103,1.

Contrairement aux informations qui se sont propagées depuis plusieurs mois, il ne serait pas question pour la société mère du groupe ArcelorMittal située à Londres en Angleterre de vendre son capital au pays. Ce sont plutôt la totalité des activités de la filiale américaine du géant de la sidérurgie, ArcelorMittal USA, situées au sud de la frontière qui seront cédées au groupe Cleveland-Cliffs à la suite d’un accord définitif totalisant 1,4 milliard de dollars et non pas ses actifs au Canada. Mme Paré nie catégoriquement les allégations qui ont préalablement circulé à ce sujet en insistant sur le fait que les filiales canadiennes, Exploitation minière Canada (AMEC) et Infrastructure Canada (AMIC), situées sur la Côte-Nord au Québec ne sont nullement visées par cette démarche. « C’est absolument faux…la filiale canadienne n’est aucunement concernée par cette transaction. » La porte-parole de l’entreprise explique que les installations de Fermont et de Port-Cartier sont hautement stratégiques pour le premier sidérurgiste mondial et constituent un maillon important de la chaîne de valeurs de la multinationale en plus de fournir une large partie du minerai de fer utilisé par le groupe ArcelorMittal. Il n’y a donc pas actuellement d’intention de s’en départir, au contraire, les mines de la région seraient considérées comme des forces dans l’entreprise.

Le groupe Cleveland-Cliffs, qui a déjà été copropriétaire des installations minières de la mine Scully à Wabush au Labrador et de Pointe-Noire à Sept-Îles, se portera acquéreur de l’entièreté des infrastructures d’ArcelorMittal aux États-Unis sur une base sans numéraire et sans dette par une combinaison de 78,2 millions d’actions ordinaires de Cleveland-Cliffs, d’actions privilégiées sans droit de vote d’une valeur totale approximative de 373 millions de dollars et de 505 millions de dollars en espèces. La valeur d’entreprise de la transaction est d’environ 3,3 milliards de dollars. En 2018 et 2019, ArcelorMittal USA a réalisé un chiffre d’affaires annuel moyen d’environ 10,4 milliards de dollars. Les actifs acquis comprennent entre autres six installations sidérurgiques, huit installations de finition et deux exploitations d’extraction et de bouletage de minerai de fer.

Par ailleurs, le géant minier et principal employeur de la Côte-Nord, qui souhaite augmenter ses performances à l’échelle mondiale tout en assurant la pérennité de son organisation, songerait toujours à implanter une seconde usine de bouletage à Port-Cartier afin d’accroître sa production de boulettes de fer. Des discussions à ce sujet se sont déroulées entre la haute direction de la multinationale et le premier ministre du Québec, François Legault, lors du Forum économique mondial qui s’est tenu à Davos en Suisse en janvier 2020.

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Publié le 19 octobre, 2020, dans la publication : Numéro_17 Volume 38

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  • ArcelorMittal USA
  • Côte-Nord
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  • groupe Cleveland-Cliffs
  • Infrastructure Canada (AMIC)

Publié sur le site le 19 octobre 2020

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Monts Groulx-Uapishka

Achalandage accru et destination prisée

par Éric Cyr

Source photo : Brieuc Leballeur

La fréquentation des sentiers des monts Groulx-Uapishka situés le long de la route nationale 389 sur la Côte-Nord a connu un accroissement important ces derniers temps, du jamais vu depuis les éditions du Raid international Mahikan, une course très prisée à la carte et boussole de trois jours et trois nuits qui se tenait de 1989 à 1991.

L’événement, organisé de concert avec la Sûreté du Québec et les Forces armées canadiennes, attirait beaucoup de passionnés de plein air et un hôpital de campagne était installé sur place par Médecins sans frontières se souvient Michel Denis de l’Association des amis des monts Groulx, qui assure la préservation et l’entretien des sentiers d’accès. « Il y avait de nombreux bénévoles et des randonneurs, des gens de partout de l’Europe jusqu’à la Russie. Des médias du monde entier couvraient l’activité notamment Radio France Internationale (RFI) et la Radio-télévision belge de la Communauté française (RTBF). Durant la fin de semaine de la fête du Travail, le 7 septembre dernier, j’ai constaté un engouement exceptionnel pour cette destination qui a attiré des centaines de randonneurs du Québec. C’était comme à la belle époque », confie celui qui habite dans un camp rustique à proximité de ce massif rocheux de la chaîne de montagnes des Laurentides. M. Denis explique que les monts Groulx sont de plus en plus connus, mais que la situation liée à la pandémie de Covid-19 pourrait avoir contribué à cette attraction puisque les destinations touristiques à l’extérieur du pays étaient interrompues.

« Il faut bien prévoir avant de tenter une excursion, car les conditions climatiques sont difficiles et cela comporte un degré de dangerosité dont il faut tenir compte. »

Destination d’aventure à ne pas prendre à la légère

Selon le guide d’aventure professionnel, Guy Boudreau, un expert de l’endroit qui réside sur place, les monts Groulx sont une destination d’envergure prestigieuse accessible, mais difficile, et qui est de plus en plus fréquentée. L’impossibilité de se rendre à l’étranger durant plusieurs mois a certainement poussé les aventuriers québécois à explorer les espaces verts du Québec, ce qui a eu une incidence favorable sur la destination des monts Groulx qui a reçu trois fois plus de visiteurs qu’à l’habitude. « On évalue que de 700 à 800 excursionnistes ont fréquenté ce massif montagneux durant la saison estivale. » Ce dernier souhaite sensibiliser les aventuriers et éduquer les utilisateurs qui doivent au préalable s’assurer d’avoir les compétences et les équipements requis pour effectuer la traversée des monts Groulx. Bien que ce massif de montagnes est accessible, il est situé en région éloignée et isolée nécessitant une préparation minutieuse essentielle. « Les gens doivent mesurer leurs capacités afin qu’une belle aventure ne s’avère pas dramatique. L’improvisation n’a pas sa place quand on planifie accéder au territoire et il faut savoir que cette région montagneuse fait partie d’un microclimat subarctique sans saison sèche avec une pluviométrie importante où les écarts de température peuvent être importants. Il faut viser l’autonomie complète. Tout est vrai ici : moustiques, mouches noires, pluie, vent violent, humidité, froid. Les conséquences sont directes! Il faut prévoir et laisser la pensée magique de côté. Le climat rigoureux est changeant et la neige est tombée à deux reprises cet été. »

Les monts Groulx font partie de la réserve mondiale de la biosphère de Manicouagan-Uapishka, reconnue par l’UNESCO en 2007. La portion ouest du massif est protégée du développement industriel par la réserve de la biodiversité Uapishka créée en 2009. Pour en savoir plus consulter le site Internet : amisdesmontsgroulx.com et la page Facebook : Amis des Monts Groulx.

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Publié le 19 octobre, 2020, dans la publication : Numéro_17 Volume 38

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Covid-19

Aucun cas dans Caniapiscau

par Éric Cyr

La direction de la Santé publique de la Côte-Nord a confirmé lors d’un point de presse dans le cadre d’un bilan de la Covid-19 sur la Côte-Nord, le 29 septembre dernier, qu’il n’y avait plus aucun cas actif de Covid-19 dans la MRC de Caniapiscau qui englobe Fermont, Schefferville, Matimekush-Lac John et Kawawachikamach. La Basse-Côte-Nord était pour sa part toujours épargnée.

Les autorités de la Santé publique de la Côte-Nord avaient au préalable annoncé un septième cas dans la MRC de Caniapiscau qui s’est finalement avéré être une fausse alerte puisque le citoyen en question n’y résidait plus depuis plusieurs mois. Ce cas a donc finalement été répertorié dans la MRC de Manicouagan (Baie-Comeau). Un total de six personnes de Caniapiscau a contracté le coronavirus depuis le début de la pandémie. De ce nombre, la première victime nord-côtière est malheureusement décédée. Un ancien chef de la communauté innue de Matimekush-Lac John (Schefferville), Thaddée André, est mort à Ottawa des suites de la Covid-19 à l’âge de 74 ans selon le diffuseur public Radio-Canada. Il restait donc alors cinq cas actifs à Fermont et ces cinq personnes, qui étaient en isolement, se sont par la suite rétablies.

Un résumé de l’évolution de la situation dans Caniapiscau, qui est limitrophe au Labrador, est envoyé régulièrement par les responsables du ministère de la Santé du Québec à leurs homologues de la province voisine de Terre-Neuve-et-Labrador. Une éclosion est pour l’instant écartée selon le médecin-conseil en santé publique du Centre intégré de santé et de services sociaux (CISSS) de la Côte-Nord, le Dr Richard Fachehoun, qui considère que le risque de contamination demeure actuellement faible puisque les personnes de la MRC ayant contracté le coronavirus ont été rapidement isolées. Au sujet des travailleurs aéroportés utilisant un système de navettes aériennes (fly-in/fly-out), des investigations sont en vigueur dans les milieux de travail et un programme de prévention ainsi que des actions spécifiques se poursuivent.

Malgré des craintes irrationnelles motivées par la peur et véhiculées par certains citoyens qui ont fait pression sur leurs élus à travers les réseaux sociaux, aucune éventuelle nouvelle fermeture de la frontière avec le Labrador Ouest n’avait été évoquée à la suite de ces récents épisodes et la rassurante mise à jour a justifié le maintien des mesures d’exception liées à la bulle nordique pour les citoyens des trois municipalités minières de Fermont, de Labrador City et de Wabush. Les Fermontois, qui ne présentent aucun symptôme lié à la Covid-19 et qui n’ont pas voyagé à l’extérieur de la région depuis au moins deux semaines, doivent montrer une preuve de résidence aux représentants des forces de l’ordre avant de pouvoir circuler exclusivement dans le périmètre de Labrador City et de Wabush.

Dépistage

La clinique de dépistage de la Covid-19 qui avait été déménagée à la caserne 12 (poste de pompiers) a été rapatriée aux installations du Centre de santé de Fermont. Pour obtenir un rendez-vous veuillez appeler au 418 287-5461 option 2.

La Côte-Nord est récemment passée au palier de préalerte jaune qui coïncide avec une intensification des mesures de surveillance afin de s’assurer que les mécanismes de prévention et de contrôle sont suivis et respectés. Il y avait au moment de mettre sous presse quatre cas actifs sur la Côte-Nord incluant trois dans la MRC de Manicouagan et un dans la MRC de Sept-Rivières. La Santé publique rappelle l’importance de respecter les mesures sanitaires.

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Publié le 5 octobre, 2020, dans la publication : Numéro_16 Volume 38

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Monts Severson

Des sentiers font peau neuve

par Éric Cyr

Source photo : Les Aménagements nordiques

L’entreprise spécialisée dans l’aménagement et la valorisation de sentiers divers en milieu périurbain ainsi qu’en régions éloignées, Les Aménagements nordiques, a récemment œuvré à assurer une optimisation de la sécurité et une meilleure accessibilité à une partie des sentiers pédestres des monts Severson situés à proximité de Fermont.

C’est la Ville de Fermont, souhaitant bonifier l’offre de services aux citoyens, qui a procédé à un appel d’offres par lettres d’invitation afin d’obtenir des soumissions pour la réalisation des travaux. Selon le conseiller municipal Bernard Dupont : « Les sentiers des monts Severson sont grandement utilisés par des citoyens et par des touristes qui viennent nous visiter. Par contre, depuis quelques années, ceux-ci nécessitaient plusieurs travaux afin d’assurer la sécurité des randonneurs ainsi que de permettre aux familles de profiter pleinement de la randonnée en nature. Je suis très heureux que nous ayons pu faire appel à une compagnie spécialisée dans cette discipline qui sait exactement ce dont les randonneurs ont besoin. C’était une priorité pour nous. »

Le superviseur de chantier embauché à titre contractuel par la Ville, Michel Michaud, explique : « Les travaux de réfection des sentiers étaient grandement dus. Les sentiers Severson ont la particularité d’offrir aux randonneurs des vues panoramiques exceptionnelles sur un environnement de toundra alpine après seulement quelques minutes de marche. Les travaux les plus marquants qui ont été effectués sont liés aux infrastructures (escaliers, ponts…). Quelques échelles, qui dataient de plusieurs années, ont aussi été remplacées par des escaliers très bien fabriqués, qui épousent le relief. Ces travaux d’aménagement de quatre sentiers constituent la première phase, il y a encore plusieurs kilomètres à faire. La majorité des sentiers qui font des boucles sont de catégorie intermédiaire par le degré de difficulté lié au dénivelé, mais restent très accessibles, car ils sont de courte distance. Bienvenue aux randonneurs, l’automne est une saison idéale pour des promenades entre amis et en famille pour admirer nos couleurs nordiques saisonnières. »

C’est l’entreprise Les Aménagements nordiques, qui dessert l’Est du pays et dont le siège social est situé à Baie-Comeau, qui a obtenu le contrat qui totalise 80 000 $. Selon le PDG de la société, qui est membre constructeur accrédité de Professional Trailbuilders Association (PTBA) depuis 2018, Jonathan Dupont, l’approche prônée minimise l’impact social et environnemental.

« Nous avons le souci particulier de réduire notre empreinte sur l’écologie lors de nos aménagements et ceux-ci répondent à des critères et à des normes les plus strictes en la matière. De plus, nous préconisons l’utilisation des essences forestières durables ainsi que la pierre naturelle en fonction de la disponibilité locale. »

Le passionné de plein air explique qu’une équipe de huit travailleurs a procédé durant huit jours à une mise aux normes d’une partie des sentiers sur une distance d’environ 3,5 km dans le cadre de travaux destinés à assurer une meilleure accessibilité et une sécurité accrue aux usagers notamment par l’installation d’infrastructures, un déboisement et une amélioration de l’aire de marche.

M. Jonathan Dupont explique : « Les tendances évoluent dans le domaine de la marche qui se démocratise de plus en plus au Québec en devenant une activité plus familiale nécessitant un accès à des sentiers faciles et intermédiaires destinés à monsieur et madame Tout-le-Monde. Les gens souhaitent plutôt se ressourcer en nature dans le cadre d’une ballade de quelques heures et pas nécessairement de planifier une grande excursion. C’est dans cette optique que nous orientons nos interventions. Nous nous tenons au courant des nouveautés en assistant régulièrement à des congrès et des formations aux États-Unis. »

Les monts Severson constituent une zone de transition entre la forêt boréale, la taïga et la toundra alpine des sommets qui regorge de plantes vivaces et de fruits sauvages. On y aperçoit d’immenses blocs rocheux sur le sentier du Piton, qui donne accès au sentier de la Faille qui mène à une faille d’une longueur de 15 m et d’une profondeur de 4 m où l’on peut voir différentes mousses aux formes et couleurs variées. Le sentier des Cairns passe dans un milieu alpin peuplé de lichens et offre des panoramas sur le massif dont les sommets atteignent près de 900 m d’altitude. Le sentier du Lacreux mène au lac de montagne du même nom alors que le sentier La Roff passe par des tourbières et donne accès à un magnifique point de vue sur Fermont et l’immensité du territoire.

Autres pistes

D’autres sentiers de randonnée pittoresques peuvent aussi s’avérer intéressants pour les adeptes de marche de la région.

Il y a celui qui mène au mont Daviault accessible par le chemin du lac Carheil en traversant un petit pont en bois et qui offre une vue imprenable sur la ville de Fermont ainsi que le sentier de 1,5 km des chutes de Crystal Falls situé le long de la route 500 à 4 km de Labrador City et qui, en plus de ravissantes chutes, propose une vue panoramique sur Labrador City et Wabush.

Pour les débutants, il y a, à Fermont, le sentier familial Taïga d’environ 3 km qui commence à la piste d’athlétisme pour se rendre au chalet nautique (marina) en longeant le lac Daviault et, à Labrador City, le sentier de type plus urbain qui fait le tour du lac Tanya (accessible aux fauteuils roulants) qui s’étend sur 2 km à l’entrée de la ville de Labrador City et qui vient d’être réaménagé incluant une plage et des aires de repos ainsi qu’une illumination nocturne assurée grâce à des réverbères.

Pour ceux qui sont un peu plus expérimentés, il y a celui de catégorie intermédiaire de 5 km (accessible aux fauteuils roulants sur 2 km) qui comprend deux ponts et des aires de repos qui fait le tour du lac Jean à l’entrée de la ville de Wabush.

Finalement, il y a le sentier d’interprétation Menihek à Labrador City qui comprend les cinq premiers kilomètres des sentiers du club de ski de fond Menihek Nordic qui sont suivis d’un sentier de randonnée qui englobe quatre biomes d’environnement de la région du lac : arbres à feuilles caduques, forêt ancienne, cascade et zone de marais. Il y a 28 panneaux d’interprétation le long du sentier axés sur la flore et la faune, les insectes, les oiseaux et les animaux. Ces sentiers sont situés dans le secteur du club de ski alpin Smokey Mountain.

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Publié le 5 octobre, 2020, dans la publication : Numéro_16 Volume 38

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Monde médiatique

Un photojournaliste à Fermont

par Éric Cyr

Un photojournaliste du quotidien La Presse, Martin Tremblay, était de passage à Fermont, du 20 au 22 septembre derniers, afin de rédiger quelques articles sur différents sujets notamment sur Hydro-Québec, le tourisme et les activités minières à la mine du Mont-Wright d’ArcelorMittal.

Celui qui exerce ce métier depuis 18 ans et qui a produit de nombreux reportages internationaux durant sa carrière rêvait d’emprunter la TransQuébec-Labrador depuis un bon moment. « Ça faisait longtemps que je caressais le rêve de conduire sur la route 389 tout en réalisant plusieurs reportages. Il faut dire que je suis né à Churchill Falls au Labrador. Mon père a œuvré à l’édification de cette centrale hydroélectrique tout comme à la série de barrages Manic-Outardes sur la Côte-Nord du Québec. Il a aussi travaillé à la station Esker durant sa jeunesse en tant que mécanicien durant la construction du chemin de fer QNS&L qui relie Sept-Îles à Schefferville. Il remontait notamment des tracteurs en assemblant des pièces. Au départ, je voulais faire ce parcours en étant accompagné de mon frère et de mon père, mais ce dernier est malheureusement décédé avant que l’on ne puisse concrétiser le projet. Cette démarche pour moi c’est un peu comme marcher dans les traces de mon père. »

La route des géants

Durant son trajet sur le seul lien routier menant vers le Labrador, Martin Tremblay en a profité pour s’arrêter et escalader les sentiers du mont Harfang dans les monts Groulx-Uapishka et faire du kayak sur l’immense réservoir.

« Les couleurs sont exceptionnelles. En tant que photographe professionnel qui a beaucoup voyagé à l’international, je considère que j’ai observé le plus beau coucher de soleil au Québec à la station Uapishka et certainement parmi les plus beaux que j’ai eu la chance de voir durant mes nombreux déplacements. »

Évidemment, le journaliste chevronné aurait aimé se rendre sur les lieux où il a vu le jour et jusqu’à Happy-Valley-Goose-Bay, mais le contexte actuel lié à la Covid-19 a freiné son élan en raccourcissant son périple puisque la frontière du Labrador, qui fait partie de la bulle de l’Atlantique, demeure fermée aux non-résidents de ces quatre provinces. « Ce n’est que partie remise », confie-t-il.

Correspondant de guerre

Le reporter et photographe a couvert plusieurs conflits armés à travers le monde notamment en Afghanistan (Asie centrale), en Israël (Proche-Orient), au Rwanda et au Niger (Afrique). Il explique qu’en temps de guerre les représentants des médias sont devenus des cibles et doivent se fondre dans le paysage en cachant leur présence, car il y a beaucoup de kidnappings. « J’ai de l’intérêt pour ce champ d’activité qui peut parfois s’avérer périlleux. J’ai le goût de montrer les injustices sur notre planète, d’illustrer la réalité des victimes, de leur donner une parole. » Il fait part de nombreuses péripéties vécues durant ses expériences sur le terrain et entre autres le fait qu’au Niger, la famine s’attaquait malheureusement particulièrement aux enfants avant de s’attarder à son expérience en Afghanistan.

Afghanistan

Martin Tremblay raconte qu’à la suite des bombardements américains qui ont chassé les talibans de l’Afghanistan, les djihadistes ont pris la relève. C’est à cette période qu’il a sillonné ce pays. « Les gens étaient privés de tout ce qui était relatif au plaisir. » Il était sur place avec sa collègue Michèle Ouimet en 2003 quand le premier soldat canadien est mort lorsque sa jeep a percuté un engin explosif. C’était alors une mission de paix qui s’est par la suite transformée en mission de guerre en 2007. Bien décidé à y retourner, il intègre un peloton du Royal 22e régiment de Val-Cartier qu’il a suivi lors de l’entraînement en Alberta avant de le rejoindre dans le feu de l’action en Afghanistan durant six semaines avec le journaliste Hugo Meunier. Il a croisé sur place d’autres membres de la presse comme Patrice Roy, devenu plus tard lecteur du bulletin de nouvelles du diffuseur public Radio-Canada, et le caméraman Charles Dubois qui y a perdu une jambe. « Le jour de notre arrivée, ce fut une journée sanglante, deux militaires sont morts. On était plongés en pleine situation de guerre. On suivait l’armée lors de ses déploiements sur le terrain et le risque d’embuscade était bien réel. On a fait 23 fois la une durant cette période tumultueuse où j’ai eu la chance de rencontrer une femme policière à Kandahar et qui, en tant que femme occupant un poste important, était constamment en danger. Elle a depuis malheureusement été assassinée. »

Pour suivre le photojournaliste qui a remporté le prix Antoine-Désilets de la Fédération professionnelle des journalistes du Québec pour la meilleure photo de presse à plusieurs reprises, vous pouvez consulter Instagram : @phototremblay ou le site internet : www.martintremblay.ca

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Publié le 5 octobre, 2020, dans la publication : Numéro_16 Volume 38

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Devoir de mémoire

Monument aux travailleurs disparus

par Éric Cyr

Un mémorial a été érigé par le Syndicat des Métallos en hommage aux travailleurs miniers de la section locale 5778 décédés dans le cadre de leurs fonctions à côté du columbarium à Fermont, et dont le dévoilement a été fait le 22 septembre dernier, devant une foule d’une soixantaine de personnes incluant des représentants des familles de certaines de ces victimes ayant malheureusement perdu la vie. Ce témoignage de respect coïncide avec le 60e anniversaire de cette cellule syndicale de Gagnon, Fire Lake et Fermont.

La présidente des membres de cette unité, Karine Sénéchal, a prononcé un discours émouvant lors de la cérémonie officielle à côté de la structure de granit surplombée d’un casque de mineur qui est située aux abords de la municipalité nordique. « Ce monument est bien en vue et les familles pourront s’y recueillir. Elle constitue aussi un rappel de l’importance de la prévention des accidents et de la nécessité de faire preuve de prudence dans leur milieu de travail pour les travailleurs qui l’apercevront en partant pour les mines. » Par la suite, la représentante à la prévention, Nadine Joncas, a lu avec grande émotion une lettre rédigée par la fille d’un de ces travailleurs disparus, Noémie Lebel, qui avait seulement 6 mois quand elle a perdu son père, Steve Lebel, il y a trente ans.

Le coordonnateur régional des Métallos, Nicolas Lapierre, était sur place pour l’occasion. Après avoir salué l’auditoire et particulièrement les familles endeuillées qui ont perdu un être cher, le syndicaliste a rappelé l’importance d’un réel paritarisme en santé et en sécurité. « Le Syndicat des Métallos souffre et comprend votre douleur. Nous sommes ici afin qu’on se souvienne des travailleurs et travailleuses qui ont perdu la vie chez nous, dans nos milieux de travail et de l’apport qu’ils ont eu. Nous avons un devoir de mémoire afin que d’autres drames soient évités. Il y a eu beaucoup d’améliorations en santé et en sécurité, mais il reste beaucoup à faire. Le paritarisme doit exister dans tous les milieux de travail et doit être au centre de nos actions. C’est une bataille quotidienne qui exige de la détermination et de la ténacité. La santé et la sécurité doivent être des valeurs qui se sentent, que l’on estime, qui se vivent et qui font partie d’une véritable culture d’entreprise afin qu’elle rejaillisse sur l’ensemble du personnel. »

Afin de ne jamais oublier…

On peut lire ces mots gravés dans la pierre sur le devant de l’imposante structure : « Mémorial en hommage aux travailleurs décédés. Le temps qui adoucit la peine n’efface pas le souvenir. Afin de ne jamais oublier nos collègues décédés au travail, ce mémorial leur rend hommage pour ce qu’ils ont accompli et d’y avoir laissé leur vie. Nous nous souviendrons de vous à jamais! » Un peu plus bas est inscrit : un père, un conjoint, un fils, un frère, un oncle, un ami, un collègue ainsi que les années où au moins un drame est survenu dans l’une des trois mines de fer du Lac Jeannine, de Fire Lake et du Mont-Wright : 1961, 1962, 1964, 1969, 1972, 1973, 1974 (Jean-Noël Savard), 1976, 1978, 1979, 1988, 1989 (Jacques Dancause), 1990 (Steve Lebel), 1997 (Hubert Sirois), 1999 (René Huest) et 2019 (Vincent Bigonesse).

Pour cette commémoration, des lampions avaient été déposés sur le monument et des photos de disparus étaient aussi mises en évidence.

Comme ces tragédies se sont produites dans deux municipalités, soit la défunte ville de Gagnon et Fermont, et s’échelonnent sur plus d’un demi-siècle, les recherches se poursuivent afin de répertorier les travailleurs manquants qui ont péri sur leur lieu de travail dont plusieurs demeurent inconnus pour l’instant. Le Syndicat des Métallos vous invite à le contacter si vous en connaissez.

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Publié le 5 octobre, 2020, dans la publication : Numéro_16 Volume 38

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Monde radiophonique

Nouvelle journaliste à CFMF 103,1

par Éric Cyr

Le panorama médiatique local s’est récemment enrichi puisqu’une journaliste a rejoint les rangs de l’équipe de la radio CFMF 103,1 à Fermont dans le cadre du programme Initiative de journalisme local de Patrimoine canadien qui soutient la création d’un journalisme civique original répondant aux besoins diversifiés des communautés mal desservies au pays tout en respectant l’indépendance de la presse.

Originaire de la petite municipalité de La Pêche, nichée au cœur des collines de l’Outaouais, Élizabeth Séguin, qui adore le français, a participé aux journaux étudiants des écoles qu’elle a fréquentées au primaire et au secondaire et est même demeurée en contact avec certains de ses enseignants de français. La jeune femme a suivi une formation en cinéma et médias de communications au cégep de l’Outaouais à Gatineau où elle a réalisé comme projet final d’équipe un documentaire sur le lac Pink, un lac méromictique situé dans le parc de la Gatineau, dont la couleur vert-émeraude et turquoise provient de la présence d’algues, et qui est en danger d’eutrophisation à cause des activités humaines.

Diplômée de l’Université du Québec à Montréal (UQAM), Élizabeth Séguin a obtenu un baccalauréat en journalisme en 2017. Elle a participé en tant que collaboratrice, chroniqueuse et responsable des entrevues à l’émission « Plein Feu », consacrée à la vulgarisation des conflits armés dans le monde, sur la webradio étudiante de cette université, CHOQ-FM, qui tire son nom de la « Centrale des humanoïdes sur les ondes du Québec » et qui diffuse sur Internet et en baladodiffusion (podcast) sur choq.ca. Elle a entre autres réalisé des entrevues et animé des discussions avec des ambassadeurs et des experts de géopolitique internationale notamment de la Chaire Raoul-Dandurand en études stratégiques et diplomatiques. Celle-ci a par la suite effectué des stages dans les plus importants journaux de la région d’Ottawa-Gatineau, La Revue, aujourd’hui disparu, et Le Droit, avant de travailler à Fort-Coulonge pour une station de radio bilingue de la MRC de Pontiac, CHIP-FM 101,9 de 2017 à 2020.

Étoffer le paysage hertzien

Son parcours l’a finalement menée à Fermont, le 2 septembre dernier.

« Je songeais depuis un petit moment à aller découvrir d’autres régions du Québec. L’occasion s’est présentée quand j’ai aperçu l’offre d’emploi de journaliste radio pour Fermont pour laquelle j’ai postulé. À ma grande joie, ma candidature a été retenue. Il faut dire que mon ancien employeur connaissait le directeur des programmes de CFMF 103,1, Karl Gagné-Côté, et la directrice musicale et animatrice Geneviève Richard que j’avais aussi rencontrés lors d’un congrès de l’Association des radiodiffuseurs communautaires du Québec (ARCQ). Je suis contente d’être ici. C’est un beau défi et une chance que m’offre la radio CFMF-FM. »

La transition se fait très bien pour celle qui alimente déjà les ondes d’un bulletin de nouvelles et publie régulièrement sur la page Facebook de la station.

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Publié le 21 septembre, 2020, dans la publication : Numéro_15 Volume 38

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Sûreté du Québec

Relève de la garde

par Éric Cyr

Un nouveau chef de police est entré officiellement en fonction au poste principal de la Sûreté du Québec dans la MRC de Caniapiscau situé dans le mur-écran à Fermont, le 3 août dernier. Le sergent Martin Fortier a remplacé l’ancien responsable du poste local, Daniel Turgeon, qui a accepté une affectation ailleurs.

Après s’être déplacé en avion pour venir visiter la ville, une procédure habituelle afin de voir si les lieux et le poste lui convenaient, le sous-officier de police a eu la piqûre pour l’endroit. L’expérience a été concluante et il a pris sa décision d’accepter ses nouvelles fonctions et de déménager sur place avec sa femme. Le père de famille de deux enfants, aujourd’hui autonomes, et sa conjointe, ont pris la route nationale 389. Celle-ci en a profité pour prendre des photos des splendides paysages le long du parcours qui mène à la localité minière. Il faut dire qu’elle s’adonne à la peinture et que ces nouvelles images pourraient s’avérer inspirantes dans la création de futurs tableaux. « Une nature majestueuse et de toute beauté », confie le policier visiblement enthousiaste. Après un long périple, ils sont finalement arrivés à Fermont, le 27 juillet, afin de se donner le temps de défaire les boîtes et de s’installer dans leur nouveau domicile, les déménageurs ont suivi le lendemain.

Nouveau défi

Très content de s’établir dans la municipalité nordique, le sergent Fortier, originaire de Montréal, qui cumule près de 25 années de patrouille et qui était responsable d’unité avant sa récente affectation, adore la campagne. Il a eu le coup de foudre pour le mode de vie en région lorsqu’il a commencé sa carrière comme patrouilleur à Joliette dans Lanaudière en 1996. Deux ans plus tard, il a été appelé à servir au Kamouraska durant 11 ans où il a notamment travaillé comme patrouilleur et chef d’équipe avant d’être muté à Lévis sur la Rive-Sud de Québec au poste autoroutier Chaudière-Appalaches en 2009. Il aimait tellement l’endroit qu’il a choisi d’y rester encore 7 ans et de voyager jusqu’à son lieu de travail en périphérie de la région de la Capitale-Nationale.

« J’ai eu la piqûre pour Fermont, on adore le coin et je suis heureux d’être ici. L’accueil est très chaleureux. Depuis mon arrivée, j’ai déjà été à la pêche, une de mes passions. Mon choix de venir m’établir ici a été l’œuvre du hasard que je ne regrette absolument pas. Un poste s’est libéré, j’ai décidé de postuler et je l’ai obtenu à ma grande satisfaction. Je suis heureux de pouvoir répondre aux besoins des Fermontois. »

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Publié le 21 septembre, 2020, dans la publication : Numéro_15 Volume 38

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Pandémie de coronavirus

Fausse alerte au Labrador Ouest

par Éric Cyr

Au moment de publier, le Labrador Ouest était toujours épargné de la contamination à la Covid-19. Le cas présumé à Labrador City s’est finalement avéré négatif au grand soulagement des habitants de cette région frontalière adjacente à Fermont sur la Côte-Nord.

Les commentaires de citoyens inquiets se sont multipliés sur les réseaux sociaux à la suite d’un article du diffuseur public CBC/Radio-Canada et d’une publication du député provincial du Labrador Ouest, Jordan Brown, qui a rapporté le possible cas d’un travailleur de la bulle de l’Atlantique en provenance de l’extérieur de cette province employé par un entrepreneur sous-traitant (contracteur) de la minière Rio Tinto IOC qui aurait vraisemblablement contracté la Covid-19.

Plus de peur que de mal

Le travailleur aéroporté utilisant le système de navettes aériennes (fly-in/fly-out) a subi un test de dépistage de la Covid-19 dans le cadre de la procédure de routine habituelle reliée au protocole exceptionnel instauré afin d’éviter la propagation du virus et qui exige un examen médical avant toute autorisation d’entrer sur le site minier de Labrador City pour ceux qui ne sont pas résidents de cette province ou qui n’habitent pas à l’intérieur du périmètre de la bulle nordique d’exception (Labrador City, Wabush et Fermont). Le résultat semblait indiquer qu’il avait contracté le coronavirus alors il n’a pas été autorisé à y accéder. Après s’être isolé, ce dernier a donc par la suite été soumis à un autre examen médical plus poussé administré cette fois-ci par l’agence de la Santé publique de Terre-Neuve-et-Labrador. Les résultats du laboratoire de microbiologie ont finalement démontré qu’il n’était pas porteur du coronavirus. Le travailleur a volontairement choisi de poursuivre son isolement durant quelques jours additionnels afin de s’assurer qu’il n’était pas contagieux et rassurer ainsi la population locale.

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Pandémie DE CORONAVIRUS

Trois cas de Covid-19 dans Caniapiscau

par Éric Cyr

Source photo : Centre for Disease Control

Un premier cas de contamination à la Covid-19 recensé par la Santé publique du Québec dans la MRC de Caniapiscau, le 3 septembre dernier, n’aura eu aucune incidence sur les citoyens de ce très vaste territoire, à part augmenter leur niveau de stress, puisque la personne a contracté le coronavirus à l’extérieur de la Côte-Nord, n’y a jamais remis les pieds et a été hospitalisée en dehors de la région. Cependant, deux autres cas positifs successifs déclarés les 13 et 14 septembre auront semé l’émoi.

Ces premières manifestations de la Covid-19 associée à la MRC de Caniapiscau, qui englobe Fermont au sud du 53e parallèle ainsi que Schefferville et les communautés autochtones avoisinantes innue de Matimekush-Lac John et naskapie de Kawawachikamach au sud du 55e parallèle, constituent un rappel que la vigilance est de mise et que le coronavirus n’a pas de frontière.

La peur se manifeste

Lors du premier cas, les commentaires de Fermontois et de citoyens du Labrador Ouest inquiets ont déferlé sur les réseaux sociaux avant que la Ville de Fermont ne prenne les devants et ne désamorce le malentendu en publiant un communiqué à ce sujet visant à rassurer la population. Le document précisait que des représentants de l’administration municipale avaient eu des discussions avec les responsables de la Santé publique régionale qui ont confirmé que le résident de la MRC de Caniapiscau infecté par la Covid-19 n’avait pas contracté le virus sur la Côte-Nord, qu’il avait été hospitalisé dans une autre région et qu’aucun contact n’avait été établi entre la personne contaminée et des résidents de cette MRC ou des personnes revenues sur place. À la suite de l’enquête épidémiologique, le Centre intégré de santé et de services sociaux (CISSS) de la Côte-Nord a insisté sur le fait que la circonstance n’entraîne aucun risque pour la population de la région en précisant par la suite l’état réel de la situation tout en corroborant l’information transmise par la Ville indiquant que la conjoncture dans ce contexte précis ne présentait aucun danger pour les habitants du secteur.

Deux cas à Fermont

Les deux cas subséquents ont suscité plus d’inquiétude alors que le CISSS Côte-Nord, respectant les directives de la Santé publique du Québec, a refusé de les associer à une localité particulière par prétendus soucis de confidentialité ce qui ne fait qu’exacerber l’affolement pour les résidents de la MRC et alimenter la machine à rumeurs et les distorsions du bouche-à-oreille. Le premier cas se serait manifesté à Fermont, selon le diffuseur public Radio-Canada, tout comme le suivant, selon des sources informelles crédibles et fiables.

La Santé publique de la Côte-Nord qui a répondu aux questions des journalistes dans le cadre d’une conférence de presse, le 14 septembre, précise que les trois cas de Covid-19 dans la MRC de Caniapiscau ne constituent pas une éclosion, car il n’y a pas de lien direct entre ces cas et de plus le virus a été contracté ailleurs. « On pourrait plutôt les définir comme un agrégat de liens isolés », confie le médecin-conseil de la direction de la Santé publique régionale, le docteur Richard Fachehoun. Bien que pour des raisons de confidentialité les responsables du CISSS Côte-Nord ne dévoileront pas dans quelle localité les personnes contaminées se trouvent, ils précisent toutefois qu’ils sont en contact avec les autorités concernées et que les résultats des tests sont habituellement rapidement connus, quand le transport aérien coopère.

« La situation est maîtrisée dans la MRC et un renforcement des mesures de prévention a été instauré avec un ajout des plages de dépistages en tenant compte de la vulnérabilité des cas. »

Les responsables du CISSS ont cependant avoué qu’il était difficile de recueillir de l’information à savoir si les travailleurs aéroportés qui utilisent un système de navettes aériennes (fly-in/fly-out) ont été dépistés ailleurs.

Bulle nordique menacée ?

Au moment de publier, le préfet de la MRC qui est aussi maire de Fermont, Martin St-Laurent, explique que la communication avec les autorités du Labrador continue et même s’intensifie. « Étant donné la situation actuelle, nous comprenons que beaucoup de gens se questionnent par rapport à la fermeture de la frontière. Pour l’instant, les discussions avec les autorités du Labrador ne laissent pas présager une fermeture à court terme. Bien sûr, il faut être conscient que le tout peut changer suivant l’évolution de la situation. Il est plus important que jamais de se serrer les coudes pour suivre les consignes et ainsi diminuer la propagation. »

Les responsables de la Santé publique en ont profité pour rappeler l’importance de respecter les mesures sanitaires et les consignes en vigueur afin d’éviter la propagation du virus.

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Publié le 21 septembre, 2020, dans la publication : Numéro_15 Volume 38

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Publié sur le site le 21 septembre 2020

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Récit de voyage

De la forêt boréale à la brousse

par Éric Cyr

Légende photo : Deux crinières bien en évidence avant que le « Tarzan du Nord » ne fasse raser la sienne dans le cadre du défi Joan se paye ta tête au profit de Cancer Fermont.

Le voyageur fermontois Christian Bernard a vécu toute une expérience dans un refuge pour animaux sauvages principalement axé sur les félins en Afrique du Sud où il a côtoyé certaines espèces en voie d’extinction dans la nature, dont l’animal terrestre le plus rapide sur la planète, le guépard, avant d’être coincé sur place deux jours après son arrivée à cause de la pandémie de Covid-19.

C’est par hasard que l’homme est tombé sur une vidéo sur YouTube qui traitait du sujet qui l’a interpelé. « C’est un adon que j’ai visionné ce lien internet qui m’a beaucoup intéressé. Par la suite, j’ai effectué des recherches plus approfondies qui m’ont orienté vers le refuge Cheetah Experience. » La mission de l’organisme, qui n’est pas un zoo, mais un centre de préservation, est entre autres de sensibiliser le public à la vulnérabilité des espèces sud-africaines, et d’autres, en voie de disparition à travers des expériences éducatives ainsi que l’élevage éthique de guépards en captivité qui contribue à la conservation de ce rare félin. Les centres spécialisés à travers le monde échangent des spécimens afin d’éviter la consanguinité en utilisant des échantillons d’ADN prélevés sur les guépards pour maintenir sa diversité génétique.

Cheetah Experience travaille de concert avec d’autres projets responsables pour aider à assurer la survie des guépards dont la population mondiale était évaluée en 2016 à seulement 7100 individus limités à 9 % de leur aire de répartition historique. L’objectif à long terme est de pouvoir réintroduire certains gros félins nés en captivité dans un habitat naturel protégé où ceux-ci sont observés par des chercheurs et des experts médicaux tout en vivant en liberté afin de voir s’ils sont capables de s’adapter, de chasser et de survivre par eux-mêmes en autosuffisance pour ensuite les relâcher dans un environnement sauvage éloigné des centres urbains où il n’y a pas de chasse.

Comprendre leurs besoins, leurs comportements et leurs instincts joue un rôle clé pour sauver les animaux de l’extinction. Certains ont besoin d’un régime adapté supervisé et ont des besoins spéciaux. Quelques refuges animaliers sud-africains, épaulés par des équipes de vétérinaires, élèvent en captivité des guépards reproducteurs qu’ils ont recueillis. « Il faut savoir que seulement 5 à 10 % des jeunes guépards en liberté survivent jusqu’à l’âge adulte », confie le travailleur minier qui est heureux d’avoir choisi de faire du bénévolat pour cette cause qui lui tient à cœur.

« Cheetah Experience se veut un peu une destination vacances tout en constituant un apport qui contribue à faire une réelle différence dans la préservation de cette espèce menacée. L’organisme sans but lucratif accueille des volontaires internationaux de plusieurs pays. Il faut accepter de s’investir dans ce projet durant un minimum de deux semaines, mais certains passionnés restent jusqu’à six mois. »

Dans le cadre de son séjour, malheureusement écourté à cause de l’incertitude liée au coronavirus, M. Bernard a réalisé des travaux de concert avec des employés, qui bien souvent ont commencé comme bénévoles avant d’obtenir un visa de travail et de rester. « J’effectuais aussi du travail de ferme avec des volontaires du monde entier : couper le gazon, entretien des enclos, préparer la nourriture pour les animaux, laver les gamelles, couper la viande, faire des rondes et nourrir les bêtes. Au début quand tu es en train de passer le râteau et qu’un de ces gros félins vient se frotter la crinière sur toi en ronronnant, tu fais le saut, mais ça devient une habitude. Ils veulent jouer, mais il faut rester vigilant à cause de leurs griffes et de leurs dents. »

Parmi les autres espèces, il y avait aussi des servals, des caracals, deux suricates heurtés par des voitures qui ont été retrouvés sur le bord de la route, des tigres, une dizaine de léopards, dont deux panthères noires qui sont en fait des léopards qui sont noirs à cause d’une mutation génétique, et trois lions non reproducteurs qui étaient destinés à mourir et qui ont été rescapés de la chasse en boîte ou chasse close (canned hunt), une fausse chasse aux trophées dans laquelle les proies domestiquées ne peuvent se sauver et n’ont aucune chance puisqu’elles ont été élevées pour ne pas craindre les humains et sont donc totalement à la merci des soi-disant chasseurs. D’ailleurs Cheetah Experience est associé à des organisations qui combattent ce genre d’élevage pour la « chasse. » « Parmi les pensionnaires, mon favori était un tigre de Sibérie de 600 lb, je m’installais souvent sur une buche à côté de son enclos, électrisé pour ce mastodonte du monde félin, et je lui parlais. Parfois, il se comportait comme un chat alors qu’à d’autres reprises son regard se voulait plutôt intimidant, signe que son instinct se porte bien. »

Christian Bernard raconte quelle vue splendide il avait derrière le camp où il était logé à Bloemfontein et où il pouvait apercevoir des rhinocéros, des girafes. Il serait bien resté plus longtemps, mais a dû se résigner à rebrousser chemin avant la fermeture des frontières. Arrivé en catastrophe à l’aéroport de Johannesburg où les passagers se battaient pour obtenir des billets de la seule compagnie aérienne qui effectuait encore des liaisons, ce dernier n’a pu s’en procurer à temps. Alors que tous les autres ressortissants étrangers avaient été évacués par leurs gouvernements respectifs, il a dû vivre confiné durant deux semaines sur le terrain d’un hôtel. Heureusement qu’il avait accès à la télé, à Internet et à Netflix et qu’il a pu contacter le bureau de la députée de Manicouagan, Marilène Gill, qui a pris les choses en main. Le gouvernement canadien l’a finalement rapatrié… Malgré les imprévus, il compte bien revenir un jour afin de renouveler l’expérience. « Je conserve des souvenirs impérissables de cette aventure où je me suis fait des amis pour la vie. Je me souviendrai toujours des rugissements des lions au loin lorsque je faisais une promenade du matin. »

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Publié le 8 septembre, 2020, dans la publication : Numéro_14 Volume 38

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Publié sur le site le 8 septembre 2020

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