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  • C’est la fête en compagnie de Taïgouin

    Taïga Carnaval 2024

    Une 2 avril, 2024

    C’est la fête en compagnie de Taïgouin

  • Une activité intérieure de plein air

    Virée des sommets

    Une activité intérieure de plein air

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    Gala hommage aux femmes

    Une tradition annuelle se dessine

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    Jeux franco-labradoriens

    Une tradition depuis quatre décennies

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    Course Cain’s Quest 2024

    Une 19 mars, 2024

    Un parcours éprouvant et éreintant

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    Transport ferroviaire

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    Expédition des Premières Nations 2024

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    Une Fermontoise se rend à destination

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    Crise du logement

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  • Des groupes communautaires inquiets

    Pénurie de logements sur la Côte-Nord

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    Une 20 février, 2024

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    Minerai de fer Québec

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  • Le bureau d’accueil touristique reçoit 80 000 $

    Tourisme

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Volume_42

C’est la fête en compagnie de Taïgouin

Taïga Carnaval 2024

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Taïga Carnaval 2024

C’est la fête en compagnie de Taïgouin

par Éric Cyr

Source photo : Éric Cyr

La treizième édition du Taïga Carnaval s’est déroulée du 20 au 24 mars derniers à Fermont au grand bonheur des participants. L’ambiance chaleureuse de cette fête annuelle qui marque l’arrivée du printemps a rassemblé un public nombreux qui a pu s’amuser et se divertir en prenant part à de nombreuses activités proposées dans le cadre de cet incontournable de la région incluant certaines nouveautés. La mascotte du carnaval, le moustique Taïgouin, qui représente un maringouin sorti de son hibernation pour l’occasion, était sur place pour le lancement d’un nouveau logo.

Une cinquantaine de bénévoles, des carnavaliers dévoués et enthousiastes, quelle coïncidence puisque la Ville de Fermont célèbre son cinquantenaire de fondation cette année, ont contribué à assurer la réussite du rassemblement convivial et familial. Ce véritable concentré de féérie nordique a proposé plusieurs manifestations culturelles et sociales pour tous les goûts, dont la plupart, sur le site du parc du ruisseau qui abrite le terrain de balle et la piste d’athlétisme. Les spectateurs ont déambulé d’une présentation à l’autre dans des attroupements populaires festifs et tous ceux qui aiment bouger et faire de l’activité physique ont été ravis d’un tel déploiement.

Passions et flocons

Les adeptes de plein air ont été comblés grâce à une programmation diversifiée unique incluant notamment, une randonnée de ski de fond nocturne, le 21 mars, et, le lendemain, la traditionnelle journée de neige des enfants avec des glissades sur tubes, et le fameux « snow jam » suivi d’un défilé de motoneiges sur une thématique des années 1970-1980 et d’une épreuve sportive inusitée et unique en son genre qui a vu le jour à Fermont, la célèbre course de souffleuses à neige qui a eu lieu sur le terrain de tennis aménagé pour l’occasion et qui a été remportée pour la seconde fois en carrière par Yan Auclair. Un spectacle tout en lumières grâce à des effets de lasers multicolores a été présenté dans le cadre des festivités du cinquantième anniversaire de la municipalité au grand émerveillement des spectateurs regroupés pour l’occasion. Ceux qui aiment veiller tard ont pu par la suite profiter d’un concert de musique rétro (1970-1980) sous le chapiteau avec le groupe Sonic 5 Band où le public a pu s’en donner à cœur joie sur la piste de danse.

Le 23 mars, des châteaux de neige, des jeux géants, de l’escalade et une activité de création de teinture sur nœuds (tie-dye) étaient au menu suivi d’un tournoi de volleyball sur neige, du yoga-bière extérieur et des balades en traîneau à chiens. Un rodéo à motoneige et un concours de bras de fer ont précédé la splendeur du spectacle pyrotechnique de feux d’artifice présenté par Pyrospek  et un spectacle de musique rétro (1990-2000) sous la grande tente avec Sonic 5 Band.

Le 24 mars, une visite de la mine de fer de Mont-Wright a été organisée pour ceux qui s’étaient inscrits. Des courses d’accélération de motoneiges ont eu lieu dans plusieurs catégories sur le lac Daviault et pour clore l’événement, un rassemblement de randonneurs et de skieurs hors-piste autonomes s’est tenu dans les monts Severson.

Merci à ceux qui ont contribué à déployer cette fière vitrine du dynamisme fermontois et à enrichir la diversité de ce festival assurant ainsi le succès de ce rassemblement destiné à célébrer les joies de l’hiver sous toutes ses formes. Une programmation diversifiée a enchanté les multiples citoyens et les visiteurs. Des remerciements aux bénévoles, qui se sont investis à la réussite de cette nouvelle édition, aux employés municipaux qui ont prêté main-forte, ainsi qu’aux commanditaires qui assurent la pérennité de l’événement et surtout à la population qui, par son enthousiasme et sa grande participation, a démontré une fois de plus son attachement à la perpétuation de cette tradition annuelle tant attendue.

Pour plus d’informations sur le Taïga Carnaval, consultez la page Facebook : Taïga Carnaval, Fermont.

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Publié le 2 avril, 2024, dans la publication : Numéro_06 Volume_42

  • Concours de bras de fer
  • Course de souffleuses à neige
  • Défilé de motoneiges
  • Drags de motoneiges
  • Dynamisme fermontois
  • Fermont
  • Feux d’artifice
  • Glissades sur tubes
  • Joies de l’hiver
  • Mont-Wright
  • Pyrospek
  • Randonnée en ski de fond nocturne
  • Rodéo de motoneiges
  • Snow jam
  • Spectacle de lasers
  • Taïga Carnaval
  • Taïga Tailgate
  • Tournoi de volleyball des neiges
  • Tours de traîneau à chiens
  • Visite minière
  • Yoga-bière extérieure

Publié sur le site le 2 avril 2024

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Virée des sommets

Une activité intérieure de plein air

par Éric Cyr

Légende : Sur la photo : Martine Cotte et Michel Michaud expliquent le fonctionnement de leur matériel essentiel.

La première activité présentée dans le cadre du Taïga Carnaval 2024 fut un « 5 à 7 » sur le plein air qui s’est déroulé, le 20 mars dernier, à la salle Aurora. L’événement était agrémenté d’un film documentaire et d’une discussion sur le sujet « Démystifier les activités et équipements de randonnée hivernale ».

Organisé par la virée des sommets de Fermont en partenariat avec la MRC de Caniapiscau et la direction de la santé publique de la Côte-Nord, l’événement, regroupant des adeptes de grand air, a réuni près de 70 personnes.

Le court métrage Uapishka de la réalisatrice Marie-France L’Écuyer a été présenté au public. L’œuvre cinématographique relate des moments marquants vécus par un groupe de jeunes autochtones de la communauté innue de Pessamit et des allochtones de Baie-Comeau qui, « confrontés à l’immensité du territoire, aux rigueurs du climat nordique et au souffle impétueux de la toundra », ont traversé, au cœur de l’hiver en raquettes et en autonomie complète, le vaste massif montagneux des monts Groulx-Uapishka situés au nord du 51e parallèle, à l’endroit où la dense forêt boréale s’ouvre sur cet îlot arctique aux sommets enneigés. L’objectif de cette aventure était de partir sur les traces des ancêtres innus dans leur territoire traditionnel du Nitassinan et de partager cette expérience interculturelle afin de créer des liens d’amitié basés sur le partage et la réconciliation qui se sont tissés tout au long du parcours.

Quelques exposants étaient également sur place pour transmettre leurs passions. On retrouvait entre autres un kiosque de randonnée hors-piste où l’animateur de plein air Bernard Dupont faisait la démonstration d’équipements de ski alpin et de surf des neiges. Un autre kiosque tenu par François Audet exposait de l’équipement de ski de montagne. Le couple d’aventuriers, Martine Cotte et Michel Michaud, a pour sa part présenté son attirail de ski, équipements GPS, vêtements adaptés aux conditions météorologiques, etc., afin d’aider les participants à mieux prévoir des excursions hivernales peu importe leur durée. La technicienne en nutrition au Centre intégré de santé et de service sociaux (CISSS) de la Côte-Nord, Martine Brisson, expliquait à l’occasion du mois de la nutrition, quelles collations sont les mieux adaptées et les plus nutritives afin de fournir de l’énergie lors de la pratique d’activités sportives.

L’une des organisatrices du rassemblement qui s’investit aussi dans la bonne marche de La virée des sommets, Marilou Morin-Lévesque, est heureuse de l’engouement suscité par cette présentation pluridisciplinaire orientée vers des activités de plein air multiples.

« Nous ne nous attendions pas à ce qu’autant de gens se déplacent pour venir assister à cette rencontre. Ce fut une agréable surprise qui témoigne de l’intérêt marqué des citoyens de la région pour les activités et les sports en plein air. »

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Publié le 2 avril, 2024, dans la publication : Numéro_06 Volume_42

  • 5 à 7
  • Aventuriers
  • Bernard Dupont
  • Excursions hivernales
  • François Audet
  • Jeunes autochtones
  • La virée des sommets
  • Marie-France L’Écuyer
  • Marilou Morin-Lévesque
  • Martine Brisson
  • Martine Cotte
  • Michel Michaud
  • Monts Groulx-Uapishka
  • Plein air
  • Randonnée hors-piste
  • Taïga Carnaval 2024

Publié sur le site le 2 avril 2024

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Gala hommage aux femmes

Une tradition annuelle se dessine

par Éric Cyr

Légende : Sur la photo, des femmes lauréates enthousiastes lors de l’événement. Source photo : Kathleen Dubé

La Maison d’aide et d’hébergement de Fermont (MAHF) a organisé la seconde édition du gala « Hommage aux Fermontoises » à la salle Aurora, le 16 mars 2024, afin d’honorer des femmes qui se distinguent au quotidien et de souligner leur contribution importante à la communauté, qui demeure malheureusement encore trop souvent dans l’ombre. Ce deuxième volet, qui a déplacé un public nombreux d’environ 150 personnes, incluait un délicieux repas gastronomique avec option végétarienne pour ceux qui le souhaitaient.

Un coquetel de bienvenue a été servi pour l’occasion et un hommage a été rendu, durant la distribution des plats et pendant que les convives dégustaient l’appétissant menu qui incluait quatre services, à un total de 52 femmes qui se démarquent selon différents critères et qui ont été sélectionnées avec enthousiasme par des pairs. Les lettres de mises en candidature de chaque femme sélectionnée empreintes d’émotion et expliquant comment chacune des lauréates est exceptionnelle et brille dans son environnement ont été lues par des employées de la MAHF, qui assuraient aussi l’animation, avant la remise d’un certificat attestant leur valeur. Plusieurs tirages de prix de présence, offerts par des organismes locaux et des entreprises, ont été faits durant l’activité.

Fierté et vitalité

La directrice générale de la MAHF, Marie-Pier Thériault est très satisfaite de l’intérêt suscité par la tenue de cette manifestation de reconnaissance féminine qui regroupait des femmes de toutes les sphères de la vie fermontoise et elle remercie son équipe et ceux qui ont contribué à assurer la réussite de cette deuxième édition dont l’objectif est demeuré le même, soit de reconnaître l’apport essentiel des femmes dans la collectivité.

« Il y a eu beaucoup de nouvelles femmes qui se sont ajoutées à la liste cette année. Ce ne sont pas seulement les mêmes lauréates qui ont été célébrées qui se répètent et c’est un signe d’une riche diversité et de la vitalité des femmes qui s’illustrent dans le milieu », confie avec fierté Mme Thériault.

Un concert présenté par le groupe Somme Duo, composé de Pierre Berger et de Richard Sirois, deux chansonniers et musiciens, a conclu l’événement par une performance musicale et une soirée dansante.

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Publié le 2 avril, 2024, dans la publication : Numéro_06 Volume_42

  • Certifications
  • Événements
  • Hommage aux femmes
  • Hommage aux Fermontoises
  • Lauréates
  • Maison d'aide et d'hébergement de Fermont
  • Marie-Pier Thériault
  • Reconnaissance
  • Vitalité des femmes

Publié sur le site le 2 avril 2024

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Jeux franco-labradoriens

Une tradition depuis quatre décennies

par Éric Cyr

Légende : Sur la photo, de jeunes pêcheurs sur glace au lac Jean à Wabush.

L’Association francophone du Labrador (AFL), qui a célébré son cinquantième anniversaire l’année dernière, a organisé la 40e édition des Jeux franco-labradoriens qui se sont déroulés dans l’ouest du Labrador, du 15 au 17 mars 2024, en proposant plusieurs manifestations culturelles et sportives en français pour les francophones et francophiles de la région. Cette coutume permet aux participants de célébrer l’hiver en prenant part à diverses activités familiales où règne une ambiance conviviale et chaleureuse.

La mascotte de l’événement, Rigolo, a animé certains segments au grand bonheur des enfants. Le lancement de ce rassemblement annuel, qui a principalement regroupé des adhérents de l’AFL et des citoyens de la région, s’est tenu à la loge Anik à Labrador City. L’ouverture officielle, qui s’est déroulée dans une formule de souper, a été suivie de glissades extérieures avant de revenir à l’intérieur pour un bricolage et film pour les enfants et un tournoi de fléchettes pour les plus grands.

Le lendemain matin, le plein air était au programme avec du mini-golf sur glace sur le lac Tanya à Labrador City. Les courses de patin prévues à la patinoire extérieure sur le lac ont été redirigées vers l’anneau de glace Chill’s Loop adjacent à l’aréna de Labrador City, le tout suivi d’un dîner communautaire composé de soupes et de pizzas qui avait été organisé au local de l’AFL. En après-midi, des jeux gonflables avec un parcours d’obstacles avaient été prévus pour divertir les enfants au gymnase de l’école secondaire Menihek alors que des épreuves sportives incluant du pickleball, du hockey-balle et une course de chaises de bureaux se déroulaient en parallèle au même endroit. Un déplacement s’est par la suite effectué vers la piscine du centre récréatif Mike Adam à Wabush pour des compétitions de natation et une baignade libre. Un souper de clôture avec au menu salade, spaghetti et gâteau a réuni les participants pour la remise des médailles à la salle des Chevaliers de Colomb O’Brien Hall à Labrador City où un spectacle de la formation de musique francophone de Saint-Jean de Terre-Neuve, Port-aux-Poutines, réunissant les musiciens Axel Belgarde, Jenna Maloney et Persio Dominguez Piantini, a été présenté en soirée. Un autre musicien de la capitale terre-neuvienne, Adrian House, qui participait aux Jeux, s’est joint au groupe le temps d’une chanson. Une élève de l’école l’ENVOL, Dafnée Gagnon, est aussi montée sur scène pour interpréter une chanson pour laquelle elle a remporté un prix pour les paroles.

Le dimanche en matinée, des motoneigistes se sont réunis dans le stationnement de la station-service Shell à Labrador City afin de participer à une randonnée en motoneige jusqu’à la ville voisine de Fermont au Québec pour prendre un bon déjeuner à la loge des Moose. Ceux qui avaient encore de l’énergie ont pu s’adonner en après-midi à de la pêche sur glace au lac Jean à Wabush, une toute nouvelle activité proposée dans le cadre de l’événement qui a remporté un franc succès, même si la truite n’a pas mordu.

La directrice générale de l’organisme, Julie Cayouette, est heureuse de constater que le dynamisme de la petite communauté francophone ne s’effiloche pas. Elle souligne l’implication des membres qui œuvrent activement à préserver leur unicité et leur langue en milieu minoritaire.

« Les Jeux franco-labradoriens, qui constituent un événement rassembleur, ont beaucoup plu à ceux qui s’y sont présentés et qui y ont participé. »

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Publié le 2 avril, 2024, dans la publication : Numéro_06 Volume_42

  • Activités familiales
  • Association francophone du Labrador
  • Célébrer l’hiver
  • Communauté francophone
  • Jeux franco-labradoriens
  • Julie Cayouette
  • Labrador City
  • Manifestations culturelles
  • Manifestations sportives
  • Rassemblement annuel

Publié sur le site le 2 avril 2024

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Course Cain’s Quest 2024

Un parcours éprouvant et éreintant

par Éric Cyr

Légende : Sur la photo, l’équipe de Fermont en pleine action. Source photo : Tim Collins

Attendue avec enthousiasme et impatience, la course internationale d’endurance à motoneige Cain’s Quest, qui affiche l’un des parcours les plus difficiles et les plus longs au monde avec la compétition Iron Dog Race en Alaska, dont la dernière manifestation remontait à 2020, a repris son envol cette année après l’annulation des deux dernières éditions à cause de la pandémie de Covid-19 et des conditions météorologiques défavorables.

Afin d’éviter d’autres problèmes liés aux conditions climatiques désavantageuses dans le sud du Labrador et pour ne pas risquer une éventuelle annulation de l’épreuve sportive d’envergure, les organisateurs ont modifié l’itinéraire prévu à la dernière minute en sacrifiant ce secteur et y en intégrant exceptionnellement la région de Schefferville au Québec.

La plus longue course à motoneige au pays, qui a gagné en popularité depuis sa création en 2006, a attiré un public nombreux venu encourager les athlètes en provenance du Labrador, mais aussi du Québec, d’autres provinces canadiennes et des États-Unis avec une forte représentation de communautés autochtones, principalement innues. Les motoneigistes se sont élancés vers la grande aventure de près de 3500 km sur des sentiers non damés à travers les régions sauvages du Labrador où ils ont pu mettre à l’épreuve leur courage et leur détermination. De nombreuses difficultés attendaient les athlètes endurcis qui ont fait preuve tout au long du trajet de débrouillardise et de ténacité face à l’adversité.

Degré élevé de motivation

Sur les 32 équipages de deux motoneigistes, totalisant 64 coureurs, qui se sont élancés lors du départ sur le lac Tanya à Labrador City, le 3 mars 2024, un total de 18 a dû se résigner à abandonner l’épreuve pour diverses raisons, incluant des blessures, des bris mécaniques et des incendies de motoneiges. Seulement huit équipes ont franchi le fil d’arrivée dans les délais prescrits.

C’est l’équipe numéro 99 des Saga Boys Vikings composée d’un père et de son fils, Randy Malleck, 41 ans, et Sebastian Malleck, 19 ans, de la communauté innue de Sheshatshiu sur la côte du Labrador, qui a remporté la victoire, le 7 mars, sur des motoneiges de marque Bombardier Ski-Doo Backcountry 2023. Les deux Innus étaient suivis de trois écuries de Labrador City. L’équipe numéro 73 de PWR Sports composée de Kevin Willmott, 43 ans, et de Spencer Robinson, 25 ans, a franchi la ligne d’arrivée en deuxième sur des motoneiges Lynx Xterrain 2023. Les frères Eric Newhook, 28 ans, et Daniel Newhook, 26 ans, de l’équipe numéro 79 de Bay Marine Racing ont pour leur part ravi la troisième place sur des bolides Lynx Xterrain RE 2024. Les coéquipiers âgés de 27 ans, Rielly Adams et Cameron Boozan, de l’équipe numéro 92 de C&R Racing, qui enfourchaient des Ski-Doo Backcountry XRS 850 2023, se sont classés quatrièmes.

Les deux équipages de la MRC de Caniapiscau qui étaient inscrits n’ont malheureusement pas réussi à compléter le circuit. L’équipe Naskapi arborant le numéro 88 et regroupant les recrues d’origine autochtone Lee Sandy, 32 ans, de Matimekush-Lac John et Christopher Mameanskum, 28 ans, de Kawawachikamach sur des motoneiges Backcountry XRS 850 a abandonné. L’équipe numéro 26 de Fermont composée des recrues Anthyme Bastien et Alexis Dubé sur leurs motoneiges Bombardier Ski-Doo Backcountry X-RS 2024 a également dû se résigner à déclarer forfait à mi-parcours à cause d’une succession de nombreux problèmes mécaniques. Les coéquipiers fermontois ont fait preuve d’audace en prenant le départ, une première depuis 2006 alors qu’une équipe de Fermont composée de René Arsenault et de Luc Desrosiers avait terminé en seconde place. Cette expérience leur a été fort profitable. Ce n’est que partie remise. La prochaine course arrive à grands pas et pourrait réserver des surprises en 2026. Félicitations à tous les participants.

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Publié le 19 mars, 2024, dans la publication : Numéro_05 Volume_42

  • Alexis Dubé
  • Anthyme Bastien
  • Cain's Quest
  • Cameron Boozan
  • Christopher Mameanskum
  • Communauté innue
  • Communautés autochtones
  • Compétition Iron Dog Race en Alaska
  • Course internationale d’endurance à motoneige
  • Daniel Newhook
  • Équipe Naskapi
  • Eric Newhook
  • Fermont
  • Kawawachikamach
  • Kevin Willmott
  • Lee Sandy
  • Luc Desrosiers
  • Matimekush-Lac-John
  • motoneiges
  • René Arsenault
  • Rielly Adams
  • Schefferville
  • Sheshatshiu
  • Spencer Robinson
  • Sud du Labrador

Publié sur le site le 19 mars 2024

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Transport ferroviaire

Tshiuetin modernise sa flotte de trains

par Éric Cyr

Source photo : Tshiuetin

Transport ferroviaire Tshiuetin (qui signifie vent du Nord en innu-aimun) qui assure depuis 2005 le transport de passagers et de marchandises par rail de Sept-Îles à Schefferville, rajeunit sa flotte de locomotives et améliore son offre de services dans le cadre d’une planification stratégique et en injectant des investissements majeurs de 25 millions de dollars sur une période de cinq ans.

Le conseil d’administration (CA) et la direction générale du transporteur administré par trois communautés autochtones de la Côte-Nord qui en sont les copropriétaires ont annoncé, le 29 février 2024, que l’entreprise, qui vise l’amélioration continue du service à la clientèle et de l’expérience des voyageurs, procédera dans le cadre d’un ambitieux plan quinquennal à de nombreux travaux de réfection destinés à améliorer ce service essentiel.

Les wagons de passagers actuels sont de provenance variée notamment des États-Unis. Un total de sept de ceux-ci subira une rénovation par groupes de deux qui devrait prendre de deux à trois ans. La nouvelle mouture de ce moyen de transport prévoit un chauffage mieux contrôlé, une isolation plus efficace des installations électriques conformes et le rembourrage des sièges. La démarche inclura des mesures favorisant un meilleur confort des clients et un accès à un réseau de communication efficace incluant l’interphone (intercom) et les écrans à bord afin d’accroître les commodités des passagers qui pourront aussi profiter du réseau Wi-Fi sur l’ensemble du trajet.

Afin d’assurer la durabilité, la fiabilité et la sécurité des infrastructures ferroviaires, Tshiuetin, qui gère 217 kilomètres de rails situés dans la portion entre Emeril et Schefferville, s’est récemment procuré de nouveaux équipements spécialisés destinés à assurer l’entretien de la voie ferrée, ce qui réduira aussi les coûts associés à la manutention.

La construction d’un nouveau camp de travailleurs situé à la station d’Emeril à l’intersection de l’autoroute TransLabrador (route 500) à une soixantaine de kilomètres de Labrador City qui comprend 35 chambres, qui pourront également être offertes à des passagers du Labrador et de Fermont qui prennent le train, a aussi été amorcée. Les premiers modules, qui ont été construits à Sept-Îles et à Schefferville et qui comprendront l’eau et l’électricité, devraient être assemblés sur place et fonctionnels en mai 2024. 

Selon les administrateurs, ces initiatives qui s’échelonnent jusqu’en 2029 visent à atteindre les objectifs de l’organisation tout en tenant compte des besoins spécifiques de la clientèle et des employés.

La compagnie qui pourra, dans le cadre de ce projet, compter sur un financement de 50 millions de dollars sous forme d’un prêt à faible taux d’intérêt de la Banque de l’infrastructure du Canada (BIC) transporte annuellement par chemin de fer de 12 000 à 15 000 passagers, emploie 150 personnes dont 89 % sont d’origine autochtone.

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Publié le 19 mars, 2024, dans la publication : Numéro_05 Volume_42

  • Autoroute TransLabrador
  • Banque de l’infrastructure du Canada
  • Commodités des passagers
  • Communautés autochtones
  • Côte-Nord
  • Investissements
  • Route 500
  • Schefferville
  • Sept-Îles
  • Station d’Emeril
  • Transport de marchandises
  • Transport de passagers
  • Transport ferroviaire
  • Tshiuetin

Publié sur le site le 19 mars 2024

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MFQ

Un contrat de travail à la hauteur des attentes

par Éric Cyr

Source photo : MFQ

Les travailleurs de Minerai de fer Québec (MFQ), une filiale de Champion Iron qui exploite la mine de fer du Lac Bloom à proximité de Fermont, ont évité une grève puisqu’ils ont ratifié, le 29 février 2024, dans une proportion de 86,7 % le renouvellement de la convention collective avec leur employeur pour une durée de cinq ans selon le Syndicat des Métallos qui en a dévoilé certains détails, le 1er mars.

Le président de la section locale 9996 des Métallos de la mine de fer du Lac Bloom, Sébastien Bergeron, qui représente 712 syndiqués, pour la plupart des navetteurs, confie : « Ce contrat fait de la compagnie québécoise Minerai de fer Québec, l’une des minières où les salariés sont les mieux payés. C’est grâce à la détermination des représentants et des membres des Métallos qui ont su négocier d’égal à égal avec la partie patronale pour que les travailleurs soient considérés et valorisés à la hauteur de leur contribution au succès de la mine. »

Gains appréciables

Le Syndicat explique que cette nouvelle entente prévoit des augmentations de salaire moyennes de 26,25 % échelonnées sur une période de cinq ans et qui atteindront 30,62 % pour les journaliers. Les hausses salariales totalisent en moyenne 26 % et s’accroitraient jusqu’à 31 % pour certains. Les dilatations salariales prévues sont de 13,25 % la première année puis de 3 % pour chacune des trois années subséquentes et de 4 % lors de la cinquième et dernière année qui couvre cet accord collectif. Les Métallos précisent que les journaliers obtiendront une majoration additionnelle de 4,37 % puisqu’ils sont reclassés dans l’échelle salariale, devenant ainsi, dès la première année, les mieux payés de la Côte-Nord dans leur métier tandis que l’ensemble des travailleurs de MFQ se hissera à un sommet salarial inégalé considéré parmi les mieux rémunérés de la région lors de la quatrième année. L’assurance collective a été fortifiée. La prime consentie aux travailleurs de nuit passera de façon progressive de 1,50 $ à 2 $ l’heure, devenant la plus alléchante parmi les minières qui œuvrent sur le territoire nord-côtier, et la prime mensuelle pour les travailleurs qui résident à Fermont a également été bonifiée, passant de 600 $ à 900 $. 

Améliorations substantielles

De nombreux amendements ont été apportés aux volets normatifs du nouvel arrangement. C’est l’ampleur des améliorations dans ces aspects qui a permis de conclure une entente d’une plus longue durée soit pour une période de 5 ans. La formation sera dorénavant attribuée de façon plus équitable dans le respect de l’ancienneté. Il en sera de même pour postuler à des affectations (assignations). Une clause a également été négociée pour que des travailleurs saisonniers puissent être embauchés annuellement à titre permanent. « Ces changements ont introduit davantage d’équité et de stabilité pour les travailleurs et les travailleuses. On peut aussi être fiers de voir que la majorité des membres a revendiqué une meilleure prime pour les résidents et les résidentes (de Fermont) qui forment une petite minorité du groupe », conclut le représentant syndical des Métallos, Marc Tremblay.

Le chef de la direction de Champion Iron, la maison mère de MFQ, David Cataford, se réjouit de la conclusion de cet accord : « Nous visons non seulement à procurer une plus grande stabilité pour nos travailleurs, pour la communauté et pour notre société, mais surtout de maintenir un partenariat solide et mutuellement bénéfique avec tous nos employés. » Selon le haut dirigeant, l’entente équilibre la nécessité pour la minière de rester concurrentielle en attirant les meilleurs talents tout en veillant à ce que l’entreprise puisse naviguer dans des contextes économiques incertains. « Cet important jalon permet à notre société de continuer d’avoir un impact positif localement en demeurant un chef de file au sein de la chaîne d’approvisionnent de l’acier vert. »   

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Publié le 19 mars, 2024, dans la publication : Numéro_05 Volume_42

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Sommet socioéconomique

L’avenir de l’Ouest du Labrador

par Éric Cyr

Légende photo : De gauche à droite sur la photo, le président de la Chambre de commerce du Labrador Ouest Toby Leon, le PDG d’IOC, Mike McCann, le ministre Andrew Parsons, la députée fédérale Yvonne Jones, la ministre Lisa Dempster, le premier ministre de Terre-Neuve-et-Labrador Andrew Furey, la mairesse de Labrador City, Belinda Adams, et le PDG de Tacora Resources, Joe Broking. Source : Chambre de commerce Labrador Ouest/Kathleen Dowe.

La Chambre de commerce du Labrador Ouest a organisé un sommet socioéconomique sur l’avenir de l’Ouest du Labrador, Future of Lab West Summit, qui se déroulait sous forme de consultations publiques au Centre des Arts et de la Culture de Labrador City, le 21 février 2024, et à l’hôtel Wabush, du 26 au 28 février, ainsi que par la tenue de visioconférences sur Internet. Plusieurs personnalités influentes du monde politique et du milieu étaient sur place pour l’événement incluant le premier ministre de Terre-Neuve-et-Labrador, le libéral Andrew Furey.

Le chef du gouvernement de cette province, qui a prononcé une allocution pour l’occasion lors de la première journée, était accompagné d’une délégation importante de son cabinet comprenant la leader parlementaire du gouvernement, ministre des Affaires du Labrador et ministre responsable des Affaires autochtones et de la Réconciliation, Lisa Dempster, le ministre de l’Industrie, de l’Énergie et de la Technologie, Andrew Parsons, le sous-ministre de la Santé et officier de l’Ordre du Canada, le docteur Patrick Parfrey, et la sous-ministre adjointe de la Santé, la docteure Megan Hayes.

La députée fédérale du Labrador, la libérale Yvonne Jones, et le député provincial du Labrador Ouest, Jordan Brown, du Nouveau Parti démocratique (NPD), ont aussi pris part à ce sommet d’envergure tout comme la mairesse de Labrador City, Belinda Adams, et le maire de Wabush, Ron Barron. Des ambassadeurs de la ville voisine de Fermont au Québec incluant le directeur général de la municipalité, Claude Gagné, et de la chambre de commerce de l’endroit se sont aussi déplacés pour l’occasion. Des représentants de l’industrie notamment le président et chef de la direction de la Compagnie minière IOC, Mike McCann, et de Tacora Resources, Joe Broking, le directeur technique Projets et Innovation chez Minerai de fer Québec/Champion Iron, Joël Crépeau, et la présidente de la société d’État Newfoundland & Labrador Hydro, le principal producteur d’électricité de cette province, Jennifer Williams, étaient aussi présents.

Des dossiers majeurs

Plusieurs sujets ont été traités dans le cadre de cette rencontre, que l’on pourrait qualifier d’historique si l’on considère le nombre de ministres et de dignitaires qui se sont rendus au Labrador, notamment sous forme de conférences et de discussions, entre autres les perspectives économiques, les soins de santé, l’industrie minière, les transports, le logement et le travail.

Certains se réjouissent du déplacement local du premier ministre de Terre-Neuve-et-Labrador et de décideurs politiques de son gouvernement, comme le principal instigateur du sommet le président de la chambre de commerce locale, Toby Leon, qui est très enthousiaste de cette participation et la mairesse de Labrador City, Belinda Adams, qui est optimiste pour l’avenir, mais avec un certain bémol puisqu’elle considère que le travail sur les grands enjeux de la région doit s’amorcer dès maintenant. D’autres sont plus critiques. Le député provincial néodémocrate du Labrador Ouest, Jordan Brown, a déclaré qu’il était bien de voir le premier ministre Furey et des membres de son cabinet dans la région afin qu’ils puissent entendre directement sur le terrain les problèmes auxquels les résidents doivent faire face. « Maintenant qu’ils connaissent la réalité des citoyens et des entreprises d’ici, le moment est venu d’instaurer des solutions concrètes. Soit dit en passant, j’ai déjà abordé tous les dossiers évoqués durant ce sommet, incluant la pénurie de logements qui influe sur nombre d’autres priorités locales, à la Chambre d’assemblée au cours des cinq dernières années. Maintenant, ils doivent agir. S’ils pensent qu’ils peuvent simplement quitter cette ville et ne rien faire à propos de ce qu’ils ont entendu sur place, ils se mettent le doigt dans l’œil », a conclu le député Brown. Le maire de Wabush, Ron Barron, a pour sa part évoqué la problématique criante du logement qui sévit actuellement.

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Publié sur le site le 19 mars 2024

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Expédition des Premières Nations 2024

Une Fermontoise se rend à destination

par Éric Cyr

La Fermontoise d’origine micmaque (mi’kmaw) de la communauté de Listuguj (anciennement Restigouche) en Gaspésie, Doris Poirier, a pris part à la deuxième édition de l’expédition à motoneige des Premières Nations qui se déroulait du 27 janvier au 10 février 2024 et qui a emprunté un nouveau circuit différent de celui de la première manifestation de la caravane motorisée sur neige qui s’était arrêtée dans la MRC de Caniapiscau en 2023. C’est après avoir participé à l’accueil des participants à Fermont l’an passé qu’elle a décidé de s’inscrire à ce second événement d’envergure culturelle et sportive en plus de s’investir au sein du conseil d’administration et du comité événementiel.

Mme Poirier faisait partie des 56 participants, dont 19 femmes, qui ont franchi le point de départ. Elle a terminé le trajet, parfois parsemé d’embûches, car la neige était clairsemée à certains endroits, après 15 jours à enfourcher son bolide avec 3278 kilomètres additionnels affichés sur le compteur de sa motoneige 2023 de marque Bombardier Expedition 900 ACE. « Le parcours était différent de celui de la première édition où 80 % du trajet s’effectuait en hors-piste et 20 % dans des sentiers de la Fédération des clubs de motoneigistes du Québec. Là, c’était l’inverse. Les organisateurs voulaient passer plus de temps dans les communautés visitées afin de favoriser un rapprochement entre les peuples. La démarche a pour objectif une réconciliation. Pour se réconcilier, il faut se regrouper, se côtoyer et se parler », confie celle qui a adoré son expérience qu’elle considère être beaucoup plus qu’une simple randonnée à motoneige, mais plutôt un ressourcement, une communion avec la culture amérindienne, et avec la nature, qui lui a permis de renouer avec ses racines autochtones tout en tissant de solides liens d’amitié.

« C’est à la fois un devoir de mémoire et une immersion dans la spiritualité des différents peuples autochtones afin de comprendre leur vision du monde et de perpétuer les traditions de ceux qui nous ont précédés. Il s’agit aussi de saisir les différences culturelles et de transmettre le savoir ancestral, les us et coutumes, et de se rapprocher les uns des autres, peu importe l’origine, dans le cadre d’une égalitaire et saine fraternisation entre allochtones et autochtones. Durant le parcours, empreint d’émotions dans certains lieux hautement symboliques croisés en chemin comme le site d’un ancien pensionnat autochtone, j’ai eu l’occasion de rencontrer des gens accueillants, fiers et généreux. De plus, j’ai découvert des enseignements et des rituels qui m’ont été transmis comme l’importance de porter un sac de protection dans lequel j’ai mis ce qui est considéré comme de la médecine notamment du cèdre, de la sauge, du tabac et une pierre sacrée », explique Mme Poirier qui insiste sur le bien-fondé de ce cheminement qui se veut un peu un outil qui permet à plusieurs de cicatriser des blessures du passé. Elle souligne le grand respect empreint d’admiration et d’amour qui régnait tout au long du périple.

Deux équipes de tournage ont accompagné l’expédition, dont l’une était menée par la cinéaste et documentariste, scénariste et productrice abénaquise, Kim O’Bomsawin, qui envisage de faire coïncider le lancement d’un film à ce sujet avec la Journée nationale de la vérité et de la réconciliation, le 30 septembre prochain.

Pour en connaître davantage sur l’expédition, consulter le site internet : expeditionpremieresnations.com et la page Facebook : Expédition Premières Nations.

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Publié le 5 mars, 2024, dans la publication : Numéro_04 Volume_42

  • Anciennement Restigouche
  • Bombardier Expedition 900 ACE
  • Communauté de Listuguj
  • Culture amérindienne
  • Doris Poirier
  • Expédition à motoneige des Premières Nations
  • Femme motoneigiste
  • Fermontoise
  • Gaspésie
  • Ian Lafrenière
  • Kim O’Bomsawin
  • Ministre responsable des Relations avec les Premières Nations et les Inuits

Publié sur le site le 5 mars 2024

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Université Laval

Une délégation à Fermont

par Éric Cyr

De gauche à droite sur la photo des représentants de Fermont et de l’Université Laval : le conseiller principal affaires gouvernementales et projets chez ArcelorMittal Christophe Aura, le doyen de la faculté de Sciences et génie André Zaccarin, la cheffe de cabinet de la rectrice de l’Université Laval Chantale Malenfant, le directeur général (DG) de la Ville de Fermont Claude Gagné, le v.-p. affaires publiques et relations gouvernementales chez ArcelorMittal Julien Lampron, le préfet de la MRC de Caniapiscau et maire de Fermont Martin St-Laurent, la rectrice Sophie D’Amours, le directeur de l’École supérieure en aménagement et développement (ESAD) et professeur Alexandre Lebel, le directeur scientifique de l’INQ et professeur Jean-Éric Tremblay, le DG de la MRC de Caniapiscau Jimmy Morneau et le conseiller stratégique pour les dossiers nordiques et arctiques à l’université Robert Sauvé.

Des représentants de l’Université Laval de Québec, incluant la rectrice et des chercheurs, se sont déplacés à Fermont, les 12 et 13 février 2024, afin de mieux se familiariser avec la réalité nordique locale et bien cerner les enjeux propres au milieu. Les participants à cette mission ont pu échanger avec des personnalités politiques locales influentes et visiter la ville et la mine de fer de Mont-Wright d’ArcelorMittal.

L’ancien président-directeur général de la Société du Pan Nord (SPN), Robert Sauvé, était du nombre. Ce dernier, qui s’est souvent déplacé dans des régions québécoises nordiques et qui œuvre aujourd’hui pour l’université, explique que l’objectif de cette démarche était de mieux comprendre les enjeux particuliers des villes monoindustrielles sur le terrain et le contexte dans lequel évoluent les entreprises minières de la région afin de visualiser les réalités avec lesquelles elles doivent composer notamment l’éloignement et les rigueurs du climat.

Le directeur scientifique de l’Institut nordique du Québec (INQ) Jean-Éric Tremblay qui faisait partie des ambassadeurs universitaires qui se sont rendus à Fermont mentionne que l’Université Laval a été la force motrice qui a permis la formation de l’INQ. Ce dernier précise que le Plan Nord a manifesté, dès son implantation, une volonté de stimuler un développement économique plus durable en apprenant des erreurs du passé pour mieux aller de l’avant tout en prenant en considération le volet environnemental qui est un enjeu moderne majeur.

« L’idée est de mobiliser la communauté scientifique québécoise en regroupant le bassin de connaissances et d’expertise en l’orientant notamment vers la résolution de problèmes reliés aux enjeux qui pourraient freiner les aspirations légitimes des milieux nordiques », confie M. Tremblay.

L’INQ, qui regroupe 15 institutions d’enseignement, a pour mission de fédérer les forces en recherche nordique et arctique, de favoriser l’innovation et de créer une synergie entre chercheurs et utilisateurs de la recherche afin de fournir aux gouvernements, aux communautés nordiques et au secteur privé le savoir et la main-d’œuvre experte nécessaire au développement durable du Nord dans un contexte de changements climatiques rapides et profonds. Selon M. Tremblay, un consortium de recherche en innovation nordique du Québec est en voie d’être créé afin d’accroître la collaboration entre le milieu de la recherche et les communautés et industries du Nord, dont les minières.

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Publié le 5 mars, 2024, dans la publication : Numéro_04 Volume_42

  • Directeur scientifique de l’Institut nordique du Québec
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  • Fermont
  • M. Jean-Éric Tremblay
  • M. Robert Sauvé
  • Plan Nord
  • Président-directeur général de la Société du Pan Nord
  • Réalité nordique locale
  • Université Laval de Québec
  • Villes monoindustrielles

Publié sur le site le 5 mars 2024

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Crise du logement

La Côte-Nord n’est pas épargnée

par Éric Cyr

Une coalition d’organismes communautaires nord-côtiers dénonce l’inaction des gouvernements dans le dossier de l’accessibilité aux logements locatifs, qui s’est grandement détériorée au Québec, mais aussi sur la Côte-Nord. Les groupes communautaires évaluent que malgré une mise à jour des données de Statistique Canada en tenant compte du dernier recensement, celles-ci sous-estiment grandement la réalité puisque les revenus sont basés sur ceux de 2020. Cette année-là, les prestations d’urgence implantées par les gouvernements pour soutenir les ménages durant les premiers mois de la pandémie de Covid-19 ont provisoirement gonflé les revenus d’un grand nombre de locataires. D’autre part, depuis le recensement, la hausse du coût du loyer et l’inflation généralisée ont fait très mal et se font durement sentir chez les ménages locataires à faibles et modestes revenus.

Citation : « Depuis son arrivée au pouvoir, le gouvernement de François Legault a ignoré les signaux d’alarme. On voit d’année en année le désespoir des locataires de la région augmenter et la pénurie accentue la vulnérabilité », s’inquiète la directrice du groupe de ressources techniques baie-comois Cité des Bâtisseurs, Doris Rochette, qui remarque que, dans le contexte actuel, plusieurs peinent à trouver un logement décent sur le marché privé et que les logements disponibles à la location sont pour leur part beaucoup plus dispendieux ce qui rend très ardue la tâche de ménages forcés de déménager, par exemple à la suite d’une éviction ou d’une séparation. 

Le plus récent rapport sur le marché locatif de la Société canadienne d’hypothèques et de logement (SCHL) publié le 31 janvier dernier faisait état du peu de logements disponibles à la location dans les centres urbains de la Côte-Nord. À 0,5 % depuis l’an dernier, le taux d’inoccupation n’a jamais été aussi bas à Baie-Comeau. À Sept-Îles, c’est le plus faible taux d’inoccupation en 10 ans à 1,3%. Pour le Québec, le loyer moyen, qui avait déjà été amplifié de 9 % d’octobre 2021 à octobre 2022, s’est aussi accru de 7,4 % l’an dernier. La SCHL conclut que « l’augmentation des loyers a dépassé à la fois l’inflation et la progression des salaires ». Malheureusement, il n’y a pas de données de la SCHL pour Fermont.

Des annonces insuffisantes

Selon les organismes communautaires, les 8000 logements sociaux « et abordables » additionnels, échelonnés sur une période de 5 ans, annoncés lors de la dernière mise à jour économique de Québec, représentent un premier pas dans la bonne direction, mais sont grandement insuffisants pour faire obstacle aux graves conséquences de la pénurie extrême d’appartements locatifs. Ils s’inquiètent qu’il n’y ait pas d’assurance que ces logements seront tous des logements sociaux financés dans le cadre d’un programme gouvernemental et de la lenteur à faire aboutir ces sommes vers des projets concrets. En effet, le financement de seulement 1000 des 1500 unités annoncées dans le Programme d’habitation abordable Québec (PHAQ) de la Société d’habitation du Québec dans le budget 2023 a été révélé en décembre dernier et il n’y en a aucun sur la Côte-Nord. Pourtant, des initiatives qui totalisent au moins 5000 logements sociaux et communautaires avaient été déposées par des groupes de ressources techniques en réponse à l’appel de projets.

« Le gouvernement doit passer à la vitesse supérieure », s’impatiente une porte-parole du Front d’action populaire en réaménagement urbain (FRAPRU), Véronique Laflamme. À son avis, le prochain budget du ministre des Finances du Québec, Éric Girard, doit redresser la barre afin de faire progresser la part de logements sans but lucratif dans le parc locatif.

À ce sujet, le FRAPRU a lancé une opération de visibilité intitulée « La clé, c’est le logement social ». Le regroupement invite la population à interpeller la ministre québécoise de l’Habitation, France-Élaine Duranceau, et le premier ministre, François Legault. Un courriel leur demandant de financer le logement social à la hauteur des besoins peut ainsi leur être envoyé en quelques clics à l’adresse : www.frapru.qc.ca/cle/.

 

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Publié le 5 mars, 2024, dans la publication : Numéro_04 Volume_42

  • Centres urbains de la Côte-Nord
  • Coalition d’organismes communautaires nord-côtiers
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  • Société canadienne d’hypothèques et de logement

Publié sur le site le 5 mars 2024

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Pénurie de logements sur la Côte-Nord

Des groupes communautaires inquiets

par Éric Cyr

Le dernier rapport sur le marché locatif produit par la Société canadienne d’hypothèques et de logement (SCHL) révèle que le taux d’inoccupation des logements en location sur la Côte-Nord est très en deçà du seuil d’équilibre du marché et que le prix des loyers augmente en flèche. Des organisations communautaires ont braqué les projecteurs, le 8 février dernier, sur cette problématique qui affecte l’ensemble du territoire nord-côtier.

Cité des Bâtisseurs, un groupe de ressources techniques, la Table des groupes populaires de la Côte-Nord et le Front d’action populaire en réaménagement urbain (FRAPRU) ont fait part de leurs inquiétudes à propos de la détérioration des conditions de logement dans la région. Ils ont aussi dévoilé de nouvelles informations sur la situation des ménages locataires en se basant sur des données du recensement de Statistique Canada de 2021, analysées dans la 8e édition du « Dossier noir logement et pauvreté » du FRAPRU.

Les organismes demandent au gouvernement du Québec de planifier un véritable grand chantier de logements sociaux sous différentes formes et de prévoir un financement échelonné sur plusieurs années plutôt que le faire au compte-goutte budget après budget. Ils réclament aussi un programme pérenne et spécifiquement dédié au logement social pour assurer la mise en chantier rapide de ces logements. Ils pressent aussi le gouvernement de la Coalition avenir Québec (CAQ) d’intervenir pour mettre un frein à la flambée du coût démesuré des prix de loyers et d’accentuer les protections légales renforcées contre les évictions abusives visant à augmenter les tarifs des loyers.

Selon les organismes communautaires, ces chiffres récents illustrent l’importance que Québec devrait accorder au dossier en planifiant sur-le-champ un grand chantier de logements sociaux et en implantant d’autres mesures structurantes pour éviter que la situation du logement ne continue de se dégrader et ne dégénère encore plus. À leur avis, il est impératif de prévoir, dès maintenant, un financement pour plusieurs années plutôt que de le faire au compte-goutte budget après budget, ainsi qu’un programme pérenne et spécifiquement dédié au logement social pour assurer la mise en chantier rapide de ces logements.

Selon les récentes données de Statistiques Canada, la proportion de ménages locataires s’est accrue sur la Côte-Nord et atteint 28,7 % de la population. Déjà en 2021, 1650 ménages locataires de la région, soit 16 % d’entre eux, vivaient dans un logement inabordable consacrant plus de 30 % de leur revenu pour se loger. Ces organismes communautaires constatent que l’itinérance est de plus en plus visible sur le territoire nord-côtier et que les demandes d’aide de locataires se multiplient. Il existe actuellement une prolifération des demandes pour des projets de logements sociaux. Or, le seul programme de Québec destiné à financer des projets de logements sociaux et communautaires ne répond pas aux besoins des locataires à faibles revenus, observe la directrice de Cité des Bâtisseurs, Doris Rochette. Le fonctionnement par appel de projets et l’absence de financement pour les études d’avant-projet ralentissent le développement alors que les besoins sont pourtant urgents. Mme Rochette déplore que les montants de contributions obligatoires des municipalités à la réalisation des projets soient trop élevés et dépassent les capacités financières de petites villes.

« C’est clair, le programme d’habitation abordable (PHAQ) imposé par la CAQ depuis deux ans ne livre pas la marchandise », renchérit la porte-parole du FRAPRU, Véronique Laflamme. « Le rapport sur le marché locatif 2024 de la SCHL montre à quel point la situation du logement est catastrophique. C’est incompréhensible que le gouvernement refuse les mesures structurantes, à commencer par un programme dédié au logement social qui fonctionne », s’indigne-t-elle.

L’explosion rapide du coût des loyers ces dernières années rend encore plus précaire le sort de ceux et celles à faibles et modestes revenus. Les intervenants remarquent que plusieurs locataires ne connaissent pas leurs droits et sont mal outillés pour se défendre alors que la Côte-Nord est une des seules régions au Québec où il n’y a pas d’organisation de défense des droits des locataires. « Face à ces situations, des organismes de la région ont décidé de mettre sur pied un organisme régional de défense des droits des locataires qui aura comme mission de défendre, d’informer et de mobiliser les locataires de la région », annonce le coordonnateur de la Table des groupes populaires de la Côte-Nord, Michel Savard.

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Publié le 5 mars, 2024, dans la publication : Numéro_04 Volume_42

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Publié sur le site le 5 mars 2024

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Coalition Priorité Cancer au Québec

Cancer Fermont participe à un colloque

par Éric Cyr

Sur la photo, le président de Cancer Fermont, Denis Grenier, discute avec le Dr Horacio Arruda.

Une délégation de l’organisme caritatif Cancer Fermont a assisté au colloque « Cancers évitables : comment agir sur les facteurs de risques environnementaux », organisé par la Coalition Priorité Cancer au Québec qui s’est tenu au palais des congrès Montréal, le 2 février 2024. L’objectif de cette conférence était d’informer et de sensibiliser les intervenants du domaine au sujet de cet aspect souvent méconnu qui peut avoir une incidence sur différents types de cancers, de formuler des recommandations et de suggérer des solutions concrètes afin de réduire les cancers qui pourraient être prévenus.

Plusieurs thèmes ont été abordés dans le cadre de cet événement qui rassemblait des spécialistes internationaux de plusieurs pays notamment : le rôle de la santé publique dans la prévention des cancers, l’environnement et les facteurs de risques tels que l’air, l’eau, la pollution, les rayons ultraviolets (UV) et le radon ainsi que la protection et la réduction des risques connus en cancer et en environnement.

Le président de l’œuvre de bienfaisance fermontoise, Denis Grenier, qui assistait à la rencontre, confie : « Il était intéressant d’aborder, dans le cadre de ce forum, la facette environnementale qui est souvent méconnue et qui peut contribuer à favoriser l’apparition de certains cancers, afin de mieux connaître et prévenir les dangers qui y sont associés. » M. Grenier poursuit : « J’en ai profité pour présenter en coulisses la mission et la vocation de Cancer Fermont à différentes instances rassemblées pour l’occasion. J’ai eu la chance de discuter avec l’ancien directeur de la Santé publique du Québec, le docteur Horacio Arruda. Je remercie la Coalition qui a absorbé les coûts de déplacement et d’hébergement.»

Le président du conseil d’administration de la Coalition Priorité Cancer au Québec, Gervais Fournier, et sa directrice générale, Éva Villalba, sont heureux d’avoir contribué à réunir des sommités mondiales de la recherche sur les cancers évitables. « La présence des régions est essentielle dans l’avancement de solutions concernant les cancers qui pourraient être évités. Plus de 6000 personnes meurent annuellement du cancer du poumon au Québec. De ce total, la cause du décès de plus de 1000 de ces cas est reliée aux effets du radon, un gaz qui se retrouve dans le sol québécois. Pourtant on pourrait diminuer de moitié la mortalité due au radon. Il suffirait que les gouvernements et surtout les municipalités légifèrent pour contrôler la présence de ces émanations gazeuses que plusieurs respirent la plupart du temps sans le savoir dans leur propre domicile. Le coût est dérisoire et est évalué à approximativement 100 $ seulement par maison. Chaque municipalité a le devoir d’informer ses citoyens à cet égard », explique M. Fournier.

Ce colloque rassemblait des acteurs clés influents dans la lutte contre le cancer ainsi que des représentants politiques et syndicaux du Québec, dont l’adjointe parlementaire du ministre responsable des Services sociaux, Shirley Dorismond. Des invités notoires ont pris part à cette rencontre, notamment le sous-ministre adjoint en prévention, promotion, planification et protection en santé publique à la direction générale de la santé publique au ministère québécois de la Santé et des Services sociaux (MSSS), le Dr Horacio Arruda, le biochimiste et toxicologue à l’Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm) en France, chef de biologie métabolique à l’hôpital Necker Enfants malades et professeur à l’Université Paris-Cité, le Dr Robert Barouki, la professeure au département de médecine sociale et préventive à l’École de santé publique de l’Université de Montréal, France Labrèche, le professeur de l’Université fédérale de Itajubá (Brésil), Marcelo de Paula Corrêa, le chef du département Recherche en Sciences humaines et sociales, Épidémiologie et Santé publique à l’Institut national du cancer (France), Jérôme Foucaud.

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Publié le 20 février, 2024, dans la publication : Numéro_03 Volume_42

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Publié sur le site le 19 février 2024

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Minerai de fer Québec

Les négociations dans l’impasse

par Éric Cyr

Source photo : MFQ

Les négociations pour l’implantation d’une nouvelle convention collective des employés syndiqués de Minerai de fer Québec (MFQ) qui exploite le complexe minier du Lac Bloom situé à proximité de Fermont ont été rompues malgré des efforts de conciliation. Les travailleurs membres de la section locale 9996 des Métallos, qui sont sans contrat de travail depuis septembre dernier et qui représentent environ 63 % de la main-d’œuvre totale sur le site minier, ont rejeté la dernière proposition patronale réaffirmant leur volonté de déclencher à tout moment une grève générale illimitée si les pourparlers n’aboutissent pas à un accord de principe.

La minière croit avoir proposé des conditions justes et équitables et est persuadée que son offre tient compte des besoins de ses employés tout en visant à protéger leur pouvoir d’achat individuel en prenant en considération les pressions inflationnistes en plus de refléter la dynamique concurrentielle de l’industrie.

L’entreprise a fait le point sur sa position par voie de communiqué, le 5 février 2024, dans lequel le chef de la direction de Champion Iron, la maison mère de MFQ, David Cataford s’exprime. « Nous sommes déçus de ne pas être parvenus à une entente avec le syndicat à la suite des récentes discussions et du processus de conciliation. Nous avons toujours à cœur le bien-être de nos employés, qu’ils soient syndiqués ou pas. À ce titre, nous cherchons à mettre en place les meilleures conditions de travail possible afin d’attirer, de retenir et de développer les meilleurs talents, tout en veillant à ce que notre société puisse naviguer dans des contextes économiques volatils. Notre plus récente offre globale atteint ces objectifs à tous les niveaux. Nous avons fait preuve de transparence avec les Métallos depuis le début des négociations et nous sommes persuadés que ses membres reconnaissent nos efforts importants pour offrir un environnement de travail sain et des conditions concurrentielles en vue d’une nouvelle convention collective », explique le dirigeant.

Bras de fer ou rapprochement ?

L’entreprise précise qu’elle continue de collaborer afin de trouver un terrain d’entente et que les discussions en cours n’ont pas d’incidence sur les opérations de la mine de fer du Lac Bloom pour l’instant. De plus, elle indique que compte tenu de ses liquidités et des stocks de concentré de minerai de fer accumulé, elle considère être en bonne posture pour atténuer les impacts d’une grève potentielle sur ses activités et sa situation financière.

MFQ a récemment obtenu l’assurance d’un approvisionnement additionnel en énergie d’Hydro-Québec et envisage plusieurs initiatives, dont celle d’une modernisation de ses infrastructures à Fermont, afin d’améliorer la qualité du minerai de fer qu’elle produit en plus d’une éventuelle expansion minière du côté du Labrador grâce au projet Kamistiatusset (Kami).

La plupart des syndiqués de l’unité 9996 du Syndicat des Métallos affiliée à la Fédération des travailleurs et travailleuses du Québec (FTQ) font du navettage aérien (fly-in/fly-out) pour se rendre sur leur lieu de travail.

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Publié le 20 février, 2024, dans la publication : Numéro_03 Volume_42

  • Complexe minier du Lac Bloom
  • Conditions concurrentielles
  • Environnement de travail sain
  • Fermont
  • Minerai de fer Québec
  • Négociations
  • Nouvelle convention collective
  • Section locale 9996 des Métallos

Publié sur le site le 19 février 2024

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Tourisme

Le bureau d’accueil touristique reçoit 80 000 $

par Éric Cyr

La municipalité rurale de comté (MRC) de Caniapiscau obtiendra un montant de 80 000 $ du Fonds régions et ruralité (FRR) pour terminer la seconde phase d’aménagement du bâtiment d’accueil touristique situé dans le parc Jean Fortin le long du boulevard Jean-Claude Ménard à l’entrée de la ville de Fermont.

L’annonce de l’octroi de cette somme a été faite conjointement par la ministre de l’Emploi, ministre responsable de la Côte-Nord et députée de Duplessis, Kateri Champagne Jourdain, et la ministre des Affaires municipales, André Laforest, le 8 février 2024.

Cette aide financière, qui provient du volet « Soutien au rayonnement des régions » du FRR, permettra de compléter les arrangements intérieurs et d’ajouter de l’affichage et de l’aménagement urbain ainsi que l’installation d’une liaison électrique destinée à relier le réseau de communication à la ville et à la MRC. La démarche prévoit également l’acquisition de sanitaires (lavabos, toilettes) afin de répondre en tout temps aux besoins de la clientèle. Des améliorations extérieures sont aussi prévues pour arrimer le tout avec la récente construction.

La ministre Laforest confie : « Ce volet du FRR permet aux élues et élus régionaux d’appuyer financièrement des projets structurants et riches de possibilités pour leur collectivité. Les retombées économiques engendrées par cette initiative auront des effets positifs pour les communautés et la vitalité de leurs milieux. »

La ministre Champagne Jourdain poursuit : « Même au nord du 52e parallèle, il est important d’offrir un accueil digne des Nord-Côtières et des Nord-Côtiers aux gens qui nous visitent et qui sont de plus en plus nombreux. Je suis heureuse d’annoncer ce nouveau soutien de 80 000 $ pour la deuxième phase du bâtiment d’accueil touristique à Fermont. Les travaux auront assurément un impact positif. Ce projet contribuera à améliorer l’offre touristique de la Côte-Nord tout en permettant de recevoir chaleureusement les personnes qui viennent visiter leur famille et leurs proches, peu importe d’où ils viennent. »

Ce projet a été choisi par un comité régional en lien avec les priorités de développement de la Côte-Nord et son président, le maire de Port-Cartier, Alain Thibault, considère que cette démarche : « bonifiera l’expérience des visiteuses et des visiteurs et sera une belle vitrine sur la Côte-Nord. »

« Le tourisme dans notre région est en pleine effervescence et ce projet structurant qui se concrétise grâce à l’aide du FRR est un complément important au nouveau bâtiment d’accueil touristique à Fermont. Il contribue aussi grandement à améliorer l’attraction touristique extraordinaire de notre belle et grande région », conclut le préfet de la MRC de Caniapiscau et maire de Fermont, Martin St-Laurent.

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Publié le 20 février, 2024, dans la publication : Numéro_03 Volume_42

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Publié sur le site le 19 février 2024

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