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Club de poids et haltères

Des revendications à l’administration municipale

par Éric Cyr

Légende : Sur la photo, une utilisatrice des équipements s’entraîne.

Une importante délégation du club de poids et haltères de Fermont composée de membres du conseil d’administration (CA) et d’utilisateurs de ses services s’est rendue à l’assemblée du conseil municipal du 8 avril 2024 afin de faire part aux élus de demandes relatives à certaines améliorations souhaitées dans leurs installations situées dans le centre L.-J. Patterson rattaché au mur-écran.

L’organisme sans but lucratif aimerait que la Ville de Fermont l’aide à cheminer vers un nécessaire agrandissement du local actuel ou un nouvel emplacement pour offrir ses services. Selon la vice-présidente du CA du club de mise en forme, Cindy Côté, qui a produit un document qu’elle a remis aux instances municipales, il existe de nombreuses doléances par rapport aux besoins de l’organisation, qui compte plus de 400 membres-utilisateurs, à commencer par l’espace qui est devenu trop exigu et qui ne répond plus à l’utilisation qui en est faite. Celle-ci a abordé le sujet des travaux de réfection réclamés depuis plusieurs années et qui n’ont toujours pas été amorcés. Selon le directeur général de la Ville, Claude Gagné, une rénovation des vestiaires adjacents est prévue et devrait commencer bientôt incluant les douches, lavabos et toilettes. Ce projet de modernisation annoncé depuis un certain temps déjà est bien accueilli par les représentants du club, cependant cette mesure ne résoudra pas le problème de capacité d’accueil engendré par l’espace insuffisant pour s’adonner aux différents exercices dans la salle d’entraînement qui dispose d’un nombre important d’équipements, ce qui nécessite une superficie accrue plus adéquate et mieux adaptée à la réalité actuelle.

Orientations

Un échange constructif a eu lieu entre les responsables du club et des conseillers municipaux afin de tenter de trouver des solutions à la problématique de logistique existante comme la possibilité d’annexer le club de boxe limitrophe, de déménager au centre de formation qui accueille le club de judo ou d’utiliser un espace à l’école, mais rien de concret n’a été trouvé afin d’y remédier. Le maire de Fermont, Martin St-Laurent a été réceptif aux demandes formulées par les adeptes de conditionnement physique avant d’exposer des difficultés auxquelles il faudrait éventuellement faire face en avouant qu’aucun autre espace n’était disponible pour l’instant. Le projet de construction d’un centre sportif multifonctionnel que voulait concrétiser la Ville il y a quelques années a malheureusement été abandonné. Une rencontre a par la suite eu lieu avec le maire, le 17 avril dernier, afin d’étudier les possibilités qui pourraient être envisagées et des recherches seront effectuées de part et d’autre avant de discuter à nouveau des objectifs communs. L’élu municipal a assuré le club que ses demandes ont été entendues.

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Publié le 30 avril, 2024, dans la publication : Numéro_08 Volume_42

  • Centre L.-J. Patterson
  • Centre sportif multifonctionnel
  • Club de poids et haltères de Fermont
  • Conditionnement physique
  • Délégation
  • Fermont
  • Maire Martin St-Laurent
  • Problématique de logistique
  • Salle d’entraînement

Publié sur le site le 30 avril 2024

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CPE Le Mur-Mûr

Consultation publique

par Éric Cyr

Légende : Sur la photo, les membres du comité nouveau CPE. De gauche à droite, Caroline Pariseau, Catherine Turgeon, la DG Caroll-Ann Després-Dubé, Sarah Bélanger, Naomie McMahon Hodebert et Jade Dupuis-Méthot.

Le centre de la petite enfance (CPE) Le Mur-Mûr a tenu une consultation publique à la salle Aurora à Fermont, le 4 avril 2024, afin de présenter aux citoyens de façon transparente les enjeux relatifs aux futures orientations de l’organisme sans but lucratif (OSBL). Il a notamment été question du projet immobilier associé à une nouvelle installation afin de remplacer celle vétuste déjà existante qui est devenue désuète ainsi que les deux possibilités, de construction à l’extérieur du mur-écran ou de réfection à l’intérieur de celui-ci, quant à son éventuel emplacement.

Dans le cadre de l’événement, auquel ont assisté une trentaine de personnes, principalement des parents, des éducatrices et des représentants syndicaux, la directrice générale, Caroll-Ann Després-Dubé, qui prône une vision inclusive et une approche d’interdisciplinarité entre les acteurs du milieu incluant évidemment les parents, a présenté les valeurs et la vision du CPE. Elle a expliqué que le CPE appartient à la communauté et constitue une responsabilité collective d’où l’importance de cet exercice démocratique qui s’avère nécessaire selon elle afin de bien cerner et cibler les besoins de la collectivité en matière de services de garde locaux et d’y répondre de façon adéquate et efficace tout en assurant leur pérennité.

Un échange constructif et respectueux entre des membres du conseil d’administration (CA), du comité de transition du CPE et du public a eu lieu dans le cadre d’une discussion destinée à aider les participants à mieux comprendre les tenants et aboutissants du projet et les différentes possibilités qui existent afin de le concrétiser en prenant en considération que les locaux actuels, bien que fonctionnels, ne répondent pas aux exigences du Ministère de la Famille en matière de superficie d’où la nécessité de la démarche.

Le Ministère a accordé 21 places additionnelles en garderie pour Fermont, ce qui va nécessiter la création éventuelle d’au moins quatre nouveaux postes au sein du futur CPE. ll a aussi été fait mention durant la rencontre qu’il existe une possibilité de 50 autres places supplémentaires advenant la création d’un service de garde en milieu familial (SGMF) affilié au CPE, mais que personne n’a démontré d’intérêt pour entreprendre une telle démarche pour l’instant même si une formation est offerte gratuitement par le Ministère et que des incitatifs financiers existent afin d’adapter les lieux aux normes gouvernementales. Il y a présentement une soixantaine de demandes pour une place en garderie qui sont sur une liste d’attente à Fermont.

Les personnes intéressées ont pu répondre à un sondage et participer à un scrutin jusqu’au 10 avril dernier soit en votant sur place à l’aide d’un code-barres bidimensionnel (format QR) ou par la suite en suivant un lien qui a été publié sur la page Facebook du CPE Le Mur-Mûr, en choisissant l’une des deux visions proposées qui ont toutes deux des avantages et des inconvénients et qui, dans les deux cas, nécessitent une période de transition.

Options

A -adapter et transformer, sans aucune possibilité d’agrandissement, l’espace occupé actuellement par l’hôtel de ville (mairie) et les bureaux administratifs de la Ville de Fermont et de la MRC de Caniapiscau qui seraient déplacés ailleurs.

B -construire un nouvel édifice sur la rue du Parc.

Le maire de Fermont, Martin. St-Laurent, a laissé entendre lors de la réunion du conseil municipal du 8 avril que si la décision n’était pas favorable à une réaffectation du bâtiment de l’administration municipale, que celui-ci conserverait sa vocation actuelle. Il a déclaré : « Si ce n’est pas une garderie, ça va être un hôtel de ville. » La minière ArcelorMittal avait annoncé, le 17 juin 2021, son intention de participer à la construction de nouvelles infrastructures. « ArcelorMittal est heureuse d’annoncer son projet de construire de nouveaux locaux pour le CPE Le Mur-Mûr à Fermont. » Le président et chef de la direction d’ArcelorMittal Exploitation minière Canada, Mapi Mobwano, déclarait alors : « Notre action dans le cadre de ce projet permettra d’accélérer la mise en place de ressources essentielles au mieux-être de nos communautés…Nous nous réjouissons de pouvoir faire une différence dans la vie des familles d’ici. C’est une grande fierté de collaborer à des projets de revitalisation des villes où nous sommes implantés et nous continuerons de le faire pour assurer leur pérennité ».

Au moment de mettre sous presse, le choix définitif n’était pas encore connu. Pour en connaître davantage, consulter le site internet cpemurmur.com et la page Facebook CPE Mur-Mûr.

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Publié le 16 avril, 2024, dans la publication : Numéro_07 Volume_42

  • Adapter les lieux
  • Centre de la petite enfance
  • CPE Le Mur-mûr
  • Enjeux
  • Fermont
  • Futures orientations
  • Garderie
  • Normes gouvernementales
  • Organisme sans but lucratif-OSBL
  • Projet immobilier

Publié sur le site le 16 avril 2024

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Taïga Carnaval 2024

C’est la fête en compagnie de Taïgouin

par Éric Cyr

Source photo : Éric Cyr

La treizième édition du Taïga Carnaval s’est déroulée du 20 au 24 mars derniers à Fermont au grand bonheur des participants. L’ambiance chaleureuse de cette fête annuelle qui marque l’arrivée du printemps a rassemblé un public nombreux qui a pu s’amuser et se divertir en prenant part à de nombreuses activités proposées dans le cadre de cet incontournable de la région incluant certaines nouveautés. La mascotte du carnaval, le moustique Taïgouin, qui représente un maringouin sorti de son hibernation pour l’occasion, était sur place pour le lancement d’un nouveau logo.

Une cinquantaine de bénévoles, des carnavaliers dévoués et enthousiastes, quelle coïncidence puisque la Ville de Fermont célèbre son cinquantenaire de fondation cette année, ont contribué à assurer la réussite du rassemblement convivial et familial. Ce véritable concentré de féérie nordique a proposé plusieurs manifestations culturelles et sociales pour tous les goûts, dont la plupart, sur le site du parc du ruisseau qui abrite le terrain de balle et la piste d’athlétisme. Les spectateurs ont déambulé d’une présentation à l’autre dans des attroupements populaires festifs et tous ceux qui aiment bouger et faire de l’activité physique ont été ravis d’un tel déploiement.

Passions et flocons

Les adeptes de plein air ont été comblés grâce à une programmation diversifiée unique incluant notamment, une randonnée de ski de fond nocturne, le 21 mars, et, le lendemain, la traditionnelle journée de neige des enfants avec des glissades sur tubes, et le fameux « snow jam » suivi d’un défilé de motoneiges sur une thématique des années 1970-1980 et d’une épreuve sportive inusitée et unique en son genre qui a vu le jour à Fermont, la célèbre course de souffleuses à neige qui a eu lieu sur le terrain de tennis aménagé pour l’occasion et qui a été remportée pour la seconde fois en carrière par Yan Auclair. Un spectacle tout en lumières grâce à des effets de lasers multicolores a été présenté dans le cadre des festivités du cinquantième anniversaire de la municipalité au grand émerveillement des spectateurs regroupés pour l’occasion. Ceux qui aiment veiller tard ont pu par la suite profiter d’un concert de musique rétro (1970-1980) sous le chapiteau avec le groupe Sonic 5 Band où le public a pu s’en donner à cœur joie sur la piste de danse.

Le 23 mars, des châteaux de neige, des jeux géants, de l’escalade et une activité de création de teinture sur nœuds (tie-dye) étaient au menu suivi d’un tournoi de volleyball sur neige, du yoga-bière extérieur et des balades en traîneau à chiens. Un rodéo à motoneige et un concours de bras de fer ont précédé la splendeur du spectacle pyrotechnique de feux d’artifice présenté par Pyrospek  et un spectacle de musique rétro (1990-2000) sous la grande tente avec Sonic 5 Band.

Le 24 mars, une visite de la mine de fer de Mont-Wright a été organisée pour ceux qui s’étaient inscrits. Des courses d’accélération de motoneiges ont eu lieu dans plusieurs catégories sur le lac Daviault et pour clore l’événement, un rassemblement de randonneurs et de skieurs hors-piste autonomes s’est tenu dans les monts Severson.

Merci à ceux qui ont contribué à déployer cette fière vitrine du dynamisme fermontois et à enrichir la diversité de ce festival assurant ainsi le succès de ce rassemblement destiné à célébrer les joies de l’hiver sous toutes ses formes. Une programmation diversifiée a enchanté les multiples citoyens et les visiteurs. Des remerciements aux bénévoles, qui se sont investis à la réussite de cette nouvelle édition, aux employés municipaux qui ont prêté main-forte, ainsi qu’aux commanditaires qui assurent la pérennité de l’événement et surtout à la population qui, par son enthousiasme et sa grande participation, a démontré une fois de plus son attachement à la perpétuation de cette tradition annuelle tant attendue.

Pour plus d’informations sur le Taïga Carnaval, consultez la page Facebook : Taïga Carnaval, Fermont.

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Publié le 2 avril, 2024, dans la publication : Numéro_06 Volume_42

  • Concours de bras de fer
  • Course de souffleuses à neige
  • Défilé de motoneiges
  • Drags de motoneiges
  • Dynamisme fermontois
  • Fermont
  • Feux d’artifice
  • Glissades sur tubes
  • Joies de l’hiver
  • Mont-Wright
  • Pyrospek
  • Randonnée en ski de fond nocturne
  • Rodéo de motoneiges
  • Snow jam
  • Spectacle de lasers
  • Taïga Carnaval
  • Taïga Tailgate
  • Tournoi de volleyball des neiges
  • Tours de traîneau à chiens
  • Visite minière
  • Yoga-bière extérieure

Publié sur le site le 2 avril 2024

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Course Cain’s Quest 2024

Un parcours éprouvant et éreintant

par Éric Cyr

Légende : Sur la photo, l’équipe de Fermont en pleine action. Source photo : Tim Collins

Attendue avec enthousiasme et impatience, la course internationale d’endurance à motoneige Cain’s Quest, qui affiche l’un des parcours les plus difficiles et les plus longs au monde avec la compétition Iron Dog Race en Alaska, dont la dernière manifestation remontait à 2020, a repris son envol cette année après l’annulation des deux dernières éditions à cause de la pandémie de Covid-19 et des conditions météorologiques défavorables.

Afin d’éviter d’autres problèmes liés aux conditions climatiques désavantageuses dans le sud du Labrador et pour ne pas risquer une éventuelle annulation de l’épreuve sportive d’envergure, les organisateurs ont modifié l’itinéraire prévu à la dernière minute en sacrifiant ce secteur et y en intégrant exceptionnellement la région de Schefferville au Québec.

La plus longue course à motoneige au pays, qui a gagné en popularité depuis sa création en 2006, a attiré un public nombreux venu encourager les athlètes en provenance du Labrador, mais aussi du Québec, d’autres provinces canadiennes et des États-Unis avec une forte représentation de communautés autochtones, principalement innues. Les motoneigistes se sont élancés vers la grande aventure de près de 3500 km sur des sentiers non damés à travers les régions sauvages du Labrador où ils ont pu mettre à l’épreuve leur courage et leur détermination. De nombreuses difficultés attendaient les athlètes endurcis qui ont fait preuve tout au long du trajet de débrouillardise et de ténacité face à l’adversité.

Degré élevé de motivation

Sur les 32 équipages de deux motoneigistes, totalisant 64 coureurs, qui se sont élancés lors du départ sur le lac Tanya à Labrador City, le 3 mars 2024, un total de 18 a dû se résigner à abandonner l’épreuve pour diverses raisons, incluant des blessures, des bris mécaniques et des incendies de motoneiges. Seulement huit équipes ont franchi le fil d’arrivée dans les délais prescrits.

C’est l’équipe numéro 99 des Saga Boys Vikings composée d’un père et de son fils, Randy Malleck, 41 ans, et Sebastian Malleck, 19 ans, de la communauté innue de Sheshatshiu sur la côte du Labrador, qui a remporté la victoire, le 7 mars, sur des motoneiges de marque Bombardier Ski-Doo Backcountry 2023. Les deux Innus étaient suivis de trois écuries de Labrador City. L’équipe numéro 73 de PWR Sports composée de Kevin Willmott, 43 ans, et de Spencer Robinson, 25 ans, a franchi la ligne d’arrivée en deuxième sur des motoneiges Lynx Xterrain 2023. Les frères Eric Newhook, 28 ans, et Daniel Newhook, 26 ans, de l’équipe numéro 79 de Bay Marine Racing ont pour leur part ravi la troisième place sur des bolides Lynx Xterrain RE 2024. Les coéquipiers âgés de 27 ans, Rielly Adams et Cameron Boozan, de l’équipe numéro 92 de C&R Racing, qui enfourchaient des Ski-Doo Backcountry XRS 850 2023, se sont classés quatrièmes.

Les deux équipages de la MRC de Caniapiscau qui étaient inscrits n’ont malheureusement pas réussi à compléter le circuit. L’équipe Naskapi arborant le numéro 88 et regroupant les recrues d’origine autochtone Lee Sandy, 32 ans, de Matimekush-Lac John et Christopher Mameanskum, 28 ans, de Kawawachikamach sur des motoneiges Backcountry XRS 850 a abandonné. L’équipe numéro 26 de Fermont composée des recrues Anthyme Bastien et Alexis Dubé sur leurs motoneiges Bombardier Ski-Doo Backcountry X-RS 2024 a également dû se résigner à déclarer forfait à mi-parcours à cause d’une succession de nombreux problèmes mécaniques. Les coéquipiers fermontois ont fait preuve d’audace en prenant le départ, une première depuis 2006 alors qu’une équipe de Fermont composée de René Arsenault et de Luc Desrosiers avait terminé en seconde place. Cette expérience leur a été fort profitable. Ce n’est que partie remise. La prochaine course arrive à grands pas et pourrait réserver des surprises en 2026. Félicitations à tous les participants.

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Publié le 19 mars, 2024, dans la publication : Numéro_05 Volume_42

  • Alexis Dubé
  • Anthyme Bastien
  • Cain's Quest
  • Cameron Boozan
  • Christopher Mameanskum
  • Communauté innue
  • Communautés autochtones
  • Compétition Iron Dog Race en Alaska
  • Course internationale d’endurance à motoneige
  • Daniel Newhook
  • Équipe Naskapi
  • Eric Newhook
  • Fermont
  • Kawawachikamach
  • Kevin Willmott
  • Lee Sandy
  • Luc Desrosiers
  • Matimekush-Lac-John
  • motoneiges
  • René Arsenault
  • Rielly Adams
  • Schefferville
  • Sheshatshiu
  • Spencer Robinson
  • Sud du Labrador

Publié sur le site le 19 mars 2024

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MFQ

Un contrat de travail à la hauteur des attentes

par Éric Cyr

Source photo : MFQ

Les travailleurs de Minerai de fer Québec (MFQ), une filiale de Champion Iron qui exploite la mine de fer du Lac Bloom à proximité de Fermont, ont évité une grève puisqu’ils ont ratifié, le 29 février 2024, dans une proportion de 86,7 % le renouvellement de la convention collective avec leur employeur pour une durée de cinq ans selon le Syndicat des Métallos qui en a dévoilé certains détails, le 1er mars.

Le président de la section locale 9996 des Métallos de la mine de fer du Lac Bloom, Sébastien Bergeron, qui représente 712 syndiqués, pour la plupart des navetteurs, confie : « Ce contrat fait de la compagnie québécoise Minerai de fer Québec, l’une des minières où les salariés sont les mieux payés. C’est grâce à la détermination des représentants et des membres des Métallos qui ont su négocier d’égal à égal avec la partie patronale pour que les travailleurs soient considérés et valorisés à la hauteur de leur contribution au succès de la mine. »

Gains appréciables

Le Syndicat explique que cette nouvelle entente prévoit des augmentations de salaire moyennes de 26,25 % échelonnées sur une période de cinq ans et qui atteindront 30,62 % pour les journaliers. Les hausses salariales totalisent en moyenne 26 % et s’accroitraient jusqu’à 31 % pour certains. Les dilatations salariales prévues sont de 13,25 % la première année puis de 3 % pour chacune des trois années subséquentes et de 4 % lors de la cinquième et dernière année qui couvre cet accord collectif. Les Métallos précisent que les journaliers obtiendront une majoration additionnelle de 4,37 % puisqu’ils sont reclassés dans l’échelle salariale, devenant ainsi, dès la première année, les mieux payés de la Côte-Nord dans leur métier tandis que l’ensemble des travailleurs de MFQ se hissera à un sommet salarial inégalé considéré parmi les mieux rémunérés de la région lors de la quatrième année. L’assurance collective a été fortifiée. La prime consentie aux travailleurs de nuit passera de façon progressive de 1,50 $ à 2 $ l’heure, devenant la plus alléchante parmi les minières qui œuvrent sur le territoire nord-côtier, et la prime mensuelle pour les travailleurs qui résident à Fermont a également été bonifiée, passant de 600 $ à 900 $. 

Améliorations substantielles

De nombreux amendements ont été apportés aux volets normatifs du nouvel arrangement. C’est l’ampleur des améliorations dans ces aspects qui a permis de conclure une entente d’une plus longue durée soit pour une période de 5 ans. La formation sera dorénavant attribuée de façon plus équitable dans le respect de l’ancienneté. Il en sera de même pour postuler à des affectations (assignations). Une clause a également été négociée pour que des travailleurs saisonniers puissent être embauchés annuellement à titre permanent. « Ces changements ont introduit davantage d’équité et de stabilité pour les travailleurs et les travailleuses. On peut aussi être fiers de voir que la majorité des membres a revendiqué une meilleure prime pour les résidents et les résidentes (de Fermont) qui forment une petite minorité du groupe », conclut le représentant syndical des Métallos, Marc Tremblay.

Le chef de la direction de Champion Iron, la maison mère de MFQ, David Cataford, se réjouit de la conclusion de cet accord : « Nous visons non seulement à procurer une plus grande stabilité pour nos travailleurs, pour la communauté et pour notre société, mais surtout de maintenir un partenariat solide et mutuellement bénéfique avec tous nos employés. » Selon le haut dirigeant, l’entente équilibre la nécessité pour la minière de rester concurrentielle en attirant les meilleurs talents tout en veillant à ce que l’entreprise puisse naviguer dans des contextes économiques incertains. « Cet important jalon permet à notre société de continuer d’avoir un impact positif localement en demeurant un chef de file au sein de la chaîne d’approvisionnent de l’acier vert. »   

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Publié le 19 mars, 2024, dans la publication : Numéro_05 Volume_42

  • Amendements
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Publié sur le site le 19 mars 2024

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Sommet socioéconomique

L’avenir de l’Ouest du Labrador

par Éric Cyr

Légende photo : De gauche à droite sur la photo, le président de la Chambre de commerce du Labrador Ouest Toby Leon, le PDG d’IOC, Mike McCann, le ministre Andrew Parsons, la députée fédérale Yvonne Jones, la ministre Lisa Dempster, le premier ministre de Terre-Neuve-et-Labrador Andrew Furey, la mairesse de Labrador City, Belinda Adams, et le PDG de Tacora Resources, Joe Broking. Source : Chambre de commerce Labrador Ouest/Kathleen Dowe.

La Chambre de commerce du Labrador Ouest a organisé un sommet socioéconomique sur l’avenir de l’Ouest du Labrador, Future of Lab West Summit, qui se déroulait sous forme de consultations publiques au Centre des Arts et de la Culture de Labrador City, le 21 février 2024, et à l’hôtel Wabush, du 26 au 28 février, ainsi que par la tenue de visioconférences sur Internet. Plusieurs personnalités influentes du monde politique et du milieu étaient sur place pour l’événement incluant le premier ministre de Terre-Neuve-et-Labrador, le libéral Andrew Furey.

Le chef du gouvernement de cette province, qui a prononcé une allocution pour l’occasion lors de la première journée, était accompagné d’une délégation importante de son cabinet comprenant la leader parlementaire du gouvernement, ministre des Affaires du Labrador et ministre responsable des Affaires autochtones et de la Réconciliation, Lisa Dempster, le ministre de l’Industrie, de l’Énergie et de la Technologie, Andrew Parsons, le sous-ministre de la Santé et officier de l’Ordre du Canada, le docteur Patrick Parfrey, et la sous-ministre adjointe de la Santé, la docteure Megan Hayes.

La députée fédérale du Labrador, la libérale Yvonne Jones, et le député provincial du Labrador Ouest, Jordan Brown, du Nouveau Parti démocratique (NPD), ont aussi pris part à ce sommet d’envergure tout comme la mairesse de Labrador City, Belinda Adams, et le maire de Wabush, Ron Barron. Des ambassadeurs de la ville voisine de Fermont au Québec incluant le directeur général de la municipalité, Claude Gagné, et de la chambre de commerce de l’endroit se sont aussi déplacés pour l’occasion. Des représentants de l’industrie notamment le président et chef de la direction de la Compagnie minière IOC, Mike McCann, et de Tacora Resources, Joe Broking, le directeur technique Projets et Innovation chez Minerai de fer Québec/Champion Iron, Joël Crépeau, et la présidente de la société d’État Newfoundland & Labrador Hydro, le principal producteur d’électricité de cette province, Jennifer Williams, étaient aussi présents.

Des dossiers majeurs

Plusieurs sujets ont été traités dans le cadre de cette rencontre, que l’on pourrait qualifier d’historique si l’on considère le nombre de ministres et de dignitaires qui se sont rendus au Labrador, notamment sous forme de conférences et de discussions, entre autres les perspectives économiques, les soins de santé, l’industrie minière, les transports, le logement et le travail.

Certains se réjouissent du déplacement local du premier ministre de Terre-Neuve-et-Labrador et de décideurs politiques de son gouvernement, comme le principal instigateur du sommet le président de la chambre de commerce locale, Toby Leon, qui est très enthousiaste de cette participation et la mairesse de Labrador City, Belinda Adams, qui est optimiste pour l’avenir, mais avec un certain bémol puisqu’elle considère que le travail sur les grands enjeux de la région doit s’amorcer dès maintenant. D’autres sont plus critiques. Le député provincial néodémocrate du Labrador Ouest, Jordan Brown, a déclaré qu’il était bien de voir le premier ministre Furey et des membres de son cabinet dans la région afin qu’ils puissent entendre directement sur le terrain les problèmes auxquels les résidents doivent faire face. « Maintenant qu’ils connaissent la réalité des citoyens et des entreprises d’ici, le moment est venu d’instaurer des solutions concrètes. Soit dit en passant, j’ai déjà abordé tous les dossiers évoqués durant ce sommet, incluant la pénurie de logements qui influe sur nombre d’autres priorités locales, à la Chambre d’assemblée au cours des cinq dernières années. Maintenant, ils doivent agir. S’ils pensent qu’ils peuvent simplement quitter cette ville et ne rien faire à propos de ce qu’ils ont entendu sur place, ils se mettent le doigt dans l’œil », a conclu le député Brown. Le maire de Wabush, Ron Barron, a pour sa part évoqué la problématique criante du logement qui sévit actuellement.

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Publié le 19 mars, 2024, dans la publication : Numéro_05 Volume_42

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Publié sur le site le 19 mars 2024

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Université Laval

Une délégation à Fermont

par Éric Cyr

De gauche à droite sur la photo des représentants de Fermont et de l’Université Laval : le conseiller principal affaires gouvernementales et projets chez ArcelorMittal Christophe Aura, le doyen de la faculté de Sciences et génie André Zaccarin, la cheffe de cabinet de la rectrice de l’Université Laval Chantale Malenfant, le directeur général (DG) de la Ville de Fermont Claude Gagné, le v.-p. affaires publiques et relations gouvernementales chez ArcelorMittal Julien Lampron, le préfet de la MRC de Caniapiscau et maire de Fermont Martin St-Laurent, la rectrice Sophie D’Amours, le directeur de l’École supérieure en aménagement et développement (ESAD) et professeur Alexandre Lebel, le directeur scientifique de l’INQ et professeur Jean-Éric Tremblay, le DG de la MRC de Caniapiscau Jimmy Morneau et le conseiller stratégique pour les dossiers nordiques et arctiques à l’université Robert Sauvé.

Des représentants de l’Université Laval de Québec, incluant la rectrice et des chercheurs, se sont déplacés à Fermont, les 12 et 13 février 2024, afin de mieux se familiariser avec la réalité nordique locale et bien cerner les enjeux propres au milieu. Les participants à cette mission ont pu échanger avec des personnalités politiques locales influentes et visiter la ville et la mine de fer de Mont-Wright d’ArcelorMittal.

L’ancien président-directeur général de la Société du Pan Nord (SPN), Robert Sauvé, était du nombre. Ce dernier, qui s’est souvent déplacé dans des régions québécoises nordiques et qui œuvre aujourd’hui pour l’université, explique que l’objectif de cette démarche était de mieux comprendre les enjeux particuliers des villes monoindustrielles sur le terrain et le contexte dans lequel évoluent les entreprises minières de la région afin de visualiser les réalités avec lesquelles elles doivent composer notamment l’éloignement et les rigueurs du climat.

Le directeur scientifique de l’Institut nordique du Québec (INQ) Jean-Éric Tremblay qui faisait partie des ambassadeurs universitaires qui se sont rendus à Fermont mentionne que l’Université Laval a été la force motrice qui a permis la formation de l’INQ. Ce dernier précise que le Plan Nord a manifesté, dès son implantation, une volonté de stimuler un développement économique plus durable en apprenant des erreurs du passé pour mieux aller de l’avant tout en prenant en considération le volet environnemental qui est un enjeu moderne majeur.

« L’idée est de mobiliser la communauté scientifique québécoise en regroupant le bassin de connaissances et d’expertise en l’orientant notamment vers la résolution de problèmes reliés aux enjeux qui pourraient freiner les aspirations légitimes des milieux nordiques », confie M. Tremblay.

L’INQ, qui regroupe 15 institutions d’enseignement, a pour mission de fédérer les forces en recherche nordique et arctique, de favoriser l’innovation et de créer une synergie entre chercheurs et utilisateurs de la recherche afin de fournir aux gouvernements, aux communautés nordiques et au secteur privé le savoir et la main-d’œuvre experte nécessaire au développement durable du Nord dans un contexte de changements climatiques rapides et profonds. Selon M. Tremblay, un consortium de recherche en innovation nordique du Québec est en voie d’être créé afin d’accroître la collaboration entre le milieu de la recherche et les communautés et industries du Nord, dont les minières.

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Publié le 5 mars, 2024, dans la publication : Numéro_04 Volume_42

  • Directeur scientifique de l’Institut nordique du Québec
  • Enjeux
  • Fermont
  • M. Jean-Éric Tremblay
  • M. Robert Sauvé
  • Plan Nord
  • Président-directeur général de la Société du Pan Nord
  • Réalité nordique locale
  • Université Laval de Québec
  • Villes monoindustrielles

Publié sur le site le 5 mars 2024

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Minerai de fer Québec

Les négociations dans l’impasse

par Éric Cyr

Source photo : MFQ

Les négociations pour l’implantation d’une nouvelle convention collective des employés syndiqués de Minerai de fer Québec (MFQ) qui exploite le complexe minier du Lac Bloom situé à proximité de Fermont ont été rompues malgré des efforts de conciliation. Les travailleurs membres de la section locale 9996 des Métallos, qui sont sans contrat de travail depuis septembre dernier et qui représentent environ 63 % de la main-d’œuvre totale sur le site minier, ont rejeté la dernière proposition patronale réaffirmant leur volonté de déclencher à tout moment une grève générale illimitée si les pourparlers n’aboutissent pas à un accord de principe.

La minière croit avoir proposé des conditions justes et équitables et est persuadée que son offre tient compte des besoins de ses employés tout en visant à protéger leur pouvoir d’achat individuel en prenant en considération les pressions inflationnistes en plus de refléter la dynamique concurrentielle de l’industrie.

L’entreprise a fait le point sur sa position par voie de communiqué, le 5 février 2024, dans lequel le chef de la direction de Champion Iron, la maison mère de MFQ, David Cataford s’exprime. « Nous sommes déçus de ne pas être parvenus à une entente avec le syndicat à la suite des récentes discussions et du processus de conciliation. Nous avons toujours à cœur le bien-être de nos employés, qu’ils soient syndiqués ou pas. À ce titre, nous cherchons à mettre en place les meilleures conditions de travail possible afin d’attirer, de retenir et de développer les meilleurs talents, tout en veillant à ce que notre société puisse naviguer dans des contextes économiques volatils. Notre plus récente offre globale atteint ces objectifs à tous les niveaux. Nous avons fait preuve de transparence avec les Métallos depuis le début des négociations et nous sommes persuadés que ses membres reconnaissent nos efforts importants pour offrir un environnement de travail sain et des conditions concurrentielles en vue d’une nouvelle convention collective », explique le dirigeant.

Bras de fer ou rapprochement ?

L’entreprise précise qu’elle continue de collaborer afin de trouver un terrain d’entente et que les discussions en cours n’ont pas d’incidence sur les opérations de la mine de fer du Lac Bloom pour l’instant. De plus, elle indique que compte tenu de ses liquidités et des stocks de concentré de minerai de fer accumulé, elle considère être en bonne posture pour atténuer les impacts d’une grève potentielle sur ses activités et sa situation financière.

MFQ a récemment obtenu l’assurance d’un approvisionnement additionnel en énergie d’Hydro-Québec et envisage plusieurs initiatives, dont celle d’une modernisation de ses infrastructures à Fermont, afin d’améliorer la qualité du minerai de fer qu’elle produit en plus d’une éventuelle expansion minière du côté du Labrador grâce au projet Kamistiatusset (Kami).

La plupart des syndiqués de l’unité 9996 du Syndicat des Métallos affiliée à la Fédération des travailleurs et travailleuses du Québec (FTQ) font du navettage aérien (fly-in/fly-out) pour se rendre sur leur lieu de travail.

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Publié le 20 février, 2024, dans la publication : Numéro_03 Volume_42

  • Complexe minier du Lac Bloom
  • Conditions concurrentielles
  • Environnement de travail sain
  • Fermont
  • Minerai de fer Québec
  • Négociations
  • Nouvelle convention collective
  • Section locale 9996 des Métallos

Publié sur le site le 19 février 2024

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Aéroport de Wabush

Un monopole qui décolle

par Éric Cyr

Une seule compagnie d’aviation offre actuellement des vols commerciaux à la population à l’aéroport régional de Wabush au Labrador, qui englobe la clientèle de la ville de Fermont au Québec, depuis le retrait d’Air Canada dans la région, il y a quelques années, et de Pascan Aviation, depuis le 1er décembre 2023. Cette restructuration de Pascan cède l’exclusivité des déplacements aériens à PAL Airlines qui n’a plus aucune concurrence locale.

L’interruption de services, qui devait s’avérer temporaire selon Pascan, s’étire depuis plus de deux mois. À la suite de cette décision d’entreprise de délaisser la clientèle de cet aérodrome, les passagers de la région doivent dorénavant composer avec la situation et faire affaire exclusivement avec PAL pour assurer leurs voyages aériens. Le copropriétaire et vice-président de Pascan, Yani Gagnon, n’a pas répondu aux demandes d’informations répétées, ni par téléphone, ni par courriel.

Un porte-parole au ministère des Transports et de la Mobilité durable (MTMD), Louis-André Bertrand, explique que la gestion des liaisons et des opérations est de l’entière responsabilité de chacun des transporteurs et que le choix de desservir une région ou non revient entièrement aux différentes compagnies aériennes. En ce qui a trait au Programme d’aide pour les dessertes aériennes régionales (PADAR) implanté durant la pandémie de Covid-19, il n’a pas été renouvelé. « Ce programme qui était destiné à assurer le maintien des services aériens régionaux essentiels a été lancé par le Ministère, le 1er avril 2020, afin de soutenir les transporteurs pour qu’ils puissent offrir des services aériens essentiels dans les régions éloignées et isolées du Québec au cours de la période d’urgence sanitaire et en sortie de crise », précise le relationniste qui mentionne que les transporteurs aériens ont été informés depuis le début de la pandémie que cette mesure était temporaire et que maintenant que la pandémie est terminée, le Ministère a aboli le programme puisque la grande majorité des transporteurs réussissent désormais à exploiter leurs services sans aide gouvernementale. Dans le cadre de cette mesure exceptionnelle, ce sont 80,5 M$ qui ont été accordés par le Ministère à différents transporteurs pour couvrir l’entièreté des déficits d’exploitation qu’ils auront encourus entre le 13 mars 2020 et le 30 septembre 2023.

Selon l’adjoint gouvernemental de la ministre des Transports et de la Mobilité durable et député de René-Lévesque, Yves Montigny, Pascan a reçu 37 millions de dollars durant cette période pour l’aider à maintenir ses opérations.

Les deux transporteurs aériens présents à Wabush continuent d’offrir des services de vols nolisés privés (navettage) pour les travailleurs du domaine minier.

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Publié le 6 février, 2024, dans la publication : Numéro_02 Volume_42

  • Aéroport régional de Wabush
  • Air Canada
  • Compagnie d’aviation
  • Fermont
  • Labrador
  • Louis-André Bertrand
  • Ministre des Transports et de la Mobilité durable
  • PAL Airlines
  • Pascan Aviation
  • Transporteurs aériens
  • Vols commerciaux
  • Yves Montigny

Publié sur le site le 6 février 2024

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Sauvetage animalier

À la rescousse d’un oiseau emblématique

par Éric Cyr

Sur la photo, M. Dubé se prépare à relâcher le harfang des neiges qu’il a courageusement secouru. Source photo : Mélissa Ayala

Un harfang des neiges a été secouru grâce à la vigilance d’un couple qui travaille pour la minière Arcelor Mittal qui s’est aperçu que quelque chose clochait dans la cour de leur maison de la rue Ericson à Fermont, le 26 janvier 2024, après qu’un grand corbeau s’est posé au sol dans une côte enneigée. En observant plus attentivement la scène, ils ont constaté que le rapace blanc de la famille des strigidés demeurait immobile sur la neige avant d’essuyer une violente attaque de l’énorme corvidé, le plus lourd des passereaux.

Mélissa Ayala a vu qu’un combat s’amorçait entre les deux volatiles avant de signaler la situation à son conjoint, William Dubé, qui s’est précipité dehors pour tenter d’intervenir. À son arrivée à proximité, un autre grand corbeau s’était posé afin de prêter renfort à son congénère. L’oiseau de proie en mauvaise posture avait réussi à emprisonner celui au plumage noir en le serrant entre ses griffes, mais risquait un double affrontement alors que le premier grand corbeau, qui lui avait picossé les yeux, tenait fermement son bec. À l’approche de l’homme, le complice ailé a choisi de mettre fin aux hostilités et s’est envolé en abandonnant les deux rivaux à leur sort. Constatant que l’altercation n’était pas terminée, M. Dubé, habitué dans sa jeunesse à manipuler des coqs et des poules dans le poulailler d’un oncle, s’est interposé entre les deux adversaires en écartant tranquillement le grand corbeau à l’aide de ses pieds avant de secourir le harfang des neiges. Le charognard au coassement lugubre a finalement secoué la tête en signe de résignation avant de déguerpir dans les airs, ce qui a mis fin à la bataille.

Sentant la détresse et la nervosité du prédateur aérien au regard hypnotique, les yeux jaunes du harfang se distinguent par la présence d’une troisième paupière en diagonale qui les protège du vent froid et du soleil aveuglant, le sauveteur improvisé lui parle calmement avant de réussir à empoigner ses deux pattes aux crocs acérés et à immobiliser ses ailes avant de le déposer minutieusement dans une boîte et de le transporter jusqu’à son garage afin de constater s’il avait des blessures et pour lui permettre de récupérer et de se réchauffer. Il remarque un petit filet de sang dans ses yeux et émet l’hypothèse qu’il aurait possiblement pu percuter la clôture du parc municipal, ce qui l’aurait assommé et déstabilisé, ou que cela pourrait avoir été causé par le picossement de bec du grand corbeau. À la suite d’une tentative infructueuse de joindre un agent de la faune par téléphone, un ami, qui passait par là, suggère d’appeler la Sûreté du Québec afin de rapporter la situation. Des policiers se rendent alors sur place et conseillent de tenter de libérer le harfang afin de voir s’il peut s’envoler, ce qui fut fait avec leur aide.

Originaire de L’Isle-Verte, M. Dubé, qui habite à Fermont depuis 13 ans, a souvent aperçu des harfangs des neiges au Bas-Saint-Laurent, mais c’est la première fois qu’il en voit localement. Mme Ayala confie : « Je suis heureuse d’avoir peut-être contribué à sauver ce bel oiseau. »

Quelques faits

La vision du harfang des neiges, que les Inuits nomment ukpik, est à la fois diurne et nocturne. Les couples de harfangs se forment habituellement pour la vie. Cette espèce est rattachée au genre Bubo, qui regroupe aussi les hiboux grands-ducs. Le harfang des neiges représente l’emblème aviaire du Québec depuis 1987. Il existe un conte inuit traditionnel intitulé Le grand corbeau et le harfang des neiges.

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Publié le 6 février, 2024, dans la publication : Numéro_02 Volume_42

  • Agent de la faune
  • Corbeau
  • Emblème aviaire du Québec
  • Fermont
  • Harfang des neiges
  • Mélissa Ayala
  • Rue Ericson
  • Sauvetage animalier
  • Sûreté du Québec
  • William Dubé

Publié sur le site le 6 février 2024

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Mine du Lac Bloom

Mandat de grève sans équivoque

par Éric Cyr

Source photo : Métallos

Les travailleurs de la section locale 9996 du Syndicat des Métallos de la mine de fer du Lac Bloom de l’entreprise Minerai de fer Québec (MFQ) se sont prononcés de façon quasi unanime dans une proportion de 98,6 % pour le rejet de la dernière proposition patronale et en faveur d’un mandat de grève.

Les syndiqués de l’unité 9996 affiliée à la Fédération des travailleurs et travailleuses du Québec (FTQ) dont la plupart font du navettage aérien (fly-in/fly-out) pour se rendre sur leur lieu de travail situé à proximité de Fermont, ont pris connaissance de l’offre de leur employeur avant de se prononcer par mode de scrutin dans le cadre de quatre rencontres organisées à la salle Aurora à Fermont, du 15 au 19 janvier derniers. Les résultats du suffrage ont révélé, le 22 janvier 2024, qu’une très forte majorité a opté pour une grève générale illimitée à exercer au moment opportun.

Selon le Syndicat des Métallos, les négociations de la convention collective, échue depuis septembre dernier, achoppent principalement sur les aspects financiers de l’entente de travail qui sont jugés insuffisants et qui constituent le principal désaccord. « Nos membres s’attendaient à un certain rattrapage salarial par rapport à ce qui s’est négocié récemment dans les autres minières. Cette proposition ne le permet pas. La compagnie s’entête à présenter un long contrat de travail de cinq ans, mais elle ne met pas sur la table les sommes nécessaires pour le conclure », fait valoir le président de la section 9996 qui représente 712 membres, dont 12 de Fermont, Sébastien Bergeron. Outre les salaires, l’ensemble des avantages sociaux de la convention collective est aussi perçu comme lacunaire.

« C’est un exercice de négociation important. Nous avons déjà passé 15 semaines à négocier dans ce dossier. Les membres veulent protéger leur pouvoir d’achat et bonifier les aspects salariaux de la convention collective. Dans ce contexte de l’inflation, nos membres ne jugent pas l’offre acceptable », précise le représentant syndical des Métallos, Marc Tremblay.

La direction de MFQ se dit prête à relancer les pourparlers et demeure optimiste de pouvoir conclure un accord. L’entreprise a pris connaissance du résultat des votes tenus en assemblées spéciales et a confié avoir convenu avec la partie syndicale de faire appel à un conciliateur du ministère du Travail. « Nous continuons d’être de bonne foi et c’est avec ouverture que nous allons poursuivre les discussions pour en arriver à une entente mutuellement satisfaisante. Nos gens représentent notre ressource la plus précieuse et notre objectif demeure d’offrir les meilleures conditions pour retenir, attirer et développer les meilleurs talents », précise la directrice principale des communications et affaires gouvernementales pour MFQ, Noémie Prégent-Charlebois.

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Publié le 6 février, 2024, dans la publication : Numéro_02 Volume_42

  • Fédération des travailleurs et travailleuses du Québec
  • Fermont
  • Mandat de grève
  • Marc Tremblay
  • Mine de fer du lac Bloom
  • Minerai de fer Québec
  • Noémie Prégent-Charlebois
  • Proposition patronale
  • Section locale 9996
  • Syndicat des Métallos

Publié sur le site le 6 février 2024

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RAAV

Une artiste de Fermont vise plus loin

par Éric Cyr

Source photo : Guy Boudreau

L’autrice et photographe fermontoise Myriam Desjardins-Malenfant a récemment adhéré, en tant que membre professionnelle, au Regroupement des artistes en arts visuels du Québec (RAAV), une association mandatée pour représenter les droits des artistes québécois de cette discipline.

À l’origine géographe de formation, la jeune femme polyvalente se distingue dans le créneau du plein air et du tourisme d’aventure. C’est cette passion qui l’a amenée à découvrir et à exploiter son potentiel artistique, d’abord propulsé par la photo puis par la création littéraire toujours en lien avec les grands espaces. Celle-ci a concrétisé de nombreux projets, notamment une participation à différentes expositions, l’organisation de concours annuels de photos « Clic, déclic et passion » et la publication de deux tomes d’une trilogie de littérature jeunesse, Nos expéditions au nord du 52e parallèle, ainsi que d’un livre à colorier sur le même thème, de concert avec l’illustratrice locale Isabelle Grenier.

Myriam Desjardins-Malenfant souhaite étendre le rayonnement de ses œuvres en se joignant à cette ressource ciblée qui lui permettra entre autres de mieux se faire connaître à l’échelle du Québec et de développer des rapprochements avec d’autres artistes issus des arts visuels.

Photographie animalière

« Ce que j’aime immortaliser grâce au médium d’expression que constitue la photographie, ce sont des rencontres avec des spécimens du monde animalier, car ces moments précieux et uniques me permettent de me sentir en harmonie avec les éléments et de vibrer au diapason de la vie. J’adore partir à l’aventure en forêt munie de mon équipement. Rien ne me rend plus heureuse que de découvrir des traces, d’observer discrètement les comportements des animaux dans leur milieu naturel sans les déranger et de croquer les splendeurs de la faune et de la flore », confie Mme Desjardins-Malenfant, qui a finalement réussi après de nombreuses tentatives infructueuses à photographier des caribous qui se font malheureusement aujourd’hui très rares dans la région. Cette dernière a aussi pu faire de même, lors d’un voyage dans des latitudes encore plus nordiques au Nunavik, avec une famille d’ours polaires et un troupeau de bœufs musqués, une expérience qu’elle considère comme parmi les plus beaux moments de sa vie.

La photographe espère impatiemment depuis de nombreuses années avoir aussi la chance de croiser un loup, qui demeure invisible et dont elle a aperçu à maintes reprises les traces, durant ses excursions en nature afin de rendre hommage en images à cette espèce de canidés. « Je sais que ce jour fatidique viendra, ce n’est qu’une question de temps », conclut l’adepte de randonnée pédestre qui est toujours à l’affut d’une scène qui immortalisera l’âme et l’esprit de nouveaux sujets animaliers.

La prochaine expédition à laquelle prendra part la photographe est une traversée du Nunavik en ski hors-piste en mars 2025. Gageons qu’elle mettra à profit ses talents en photographie pour capter de magnifiques scènes dans la forêt boréale et dans la toundra arctique.

Pour en connaître davantage au sujet de l’artiste pluridisciplinaire, consulter les pages Facebook Myriam Desjardins-Malenfant photographie 52e parallèle nord et Nos expéditions au nord du 52e parallèle ainsi que le site internet expeditions52.ca.

Mme Desjardins-Malenfant invite les autres artistes locaux à se renseigner auprès du RAAV pour soumettre leur candidature et ainsi obtenir de la formation et l’accès à des subventions.

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Publié le 23 janvier, 2024, dans la publication : Numéro-01 Volume_42

  • 52e parallèle
  • Autrice
  • Droits des artistes québécois
  • Expéditions
  • Fermont
  • Géographe de formation
  • Myriam Desjardins-Malenfant
  • Nunavik
  • Photographe
  • Plein air
  • Regroupement des artistes en arts visuels du Québec
  • Tourisme d’aventure

Publié sur le site le 23 janvier 2024

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Club Optimiste

Un élan de générosité remarqué

par Éric Cyr

Source Photo : Club Optimiste

Le club Optimiste, dont l’implication communautaire est présente à Fermont depuis des décennies, a multiplié les bonnes actions en 2023 et en particulier durant la période du temps des Fêtes en contribuant à faire le bonheur de plusieurs jeunes qui ont apprécié les nombreuses attentions qui leur étaient destinées.

Les membres du club ont pris part à la Virée des sommets à la mi-septembre, ont organisé les concours «opti-citrouilles», en octobre, et «opti-lecture», en novembre, en plus de distribuer des jeux et des jouets au CPE Le Mur-mûr et aux garderies en milieu familial locales.

Les « amis de la jeunesse » ont aussi orchestré dans le cadre de l’événement Noël des enfants, le 9 décembre dernier, la distribution de confiseries de type barbes à papa, de petites surprises comme des verres, des albums d’autocollants et des tatouages pour les 0 à 12 ans et la fameuse promenade en petit train dans le mur-écran pour les mômes, le tout avec un arrêt en gare du conducteur de locomotive chevronné, Alain Anctil, pour faire monter et descendre les jeunes passagers avant et après leur balade en transport ferroviaire.

De plus, des responsables de l’organisation bénévole ont visé droit au but, le 15 décembre, en remettant des dossards bleus et jaunes avec le logo du club Optimiste de Fermont dont la conception graphique a été réalisée gratuitement par l’entreprise locale Pigment Design Solutions aux jeunes hockeyeurs fermontois qui prennent part à des matchs de hockey, les parties amicales 4 vs 4, à l’aréna Daniel-Demers en compagnie de l’arbitre et entraîneur Luc St-Germain qui organise cette manifestation sportive de façon bénévole depuis 5 ans.

Les infatigables Optimistes ont récidivé grâce à d’autres actions bienveillantes notamment l’activité « opti-courrier du cœur » organisée, le 20 décembre, par l’enseignante de 1re année, Sarah-Anne Grenier de concert avec la bibliothécaire, Joanie Flamand, toutes deux membres du club, dans le cadre de laquelle les « opti-lutines » ont remis aux professeurs et au personnel de la Commission scolaire des enveloppes contenant des mots gentils écrits par des élèves du primaire et du secondaire. Ce fut avec émotion et surprise que ces messages d’appréciation et d’encouragements furent reçus dans le gymnase des écoles par les personnes concernées puisque les enfants ont su garder le secret jusqu’au moment opportun. Ces derniers se sont fait offrir des cannes de bonbons en guise de remerciements pour cette belle attention qui a fait chaud au cœur en cette période d’incertitude reliée au monde de l’éducation alors en pleines négociations des conventions collectives avec le gouvernement du Québec.

Durant cette même semaine, le club Optimiste local a aussi offert vingt pelles en plastique aux enfants du premier cycle du primaire (1re et 2e années) afin de leur permettre de s’occuper en s’amusant à déplacer de la neige lors des récréations à l’extérieur dans la cour d’école et, le 22 décembre, un don de 300 $ a été fait à la polyvalente Horizon-Blanc pour financer une partie du dîner de Noël.

La présidente du Club Optimiste de Fermont, Julie Turcotte, est heureuse de cet enthousiasme et est reconnaissante des actions de ceux qui s’investissent localement pour favoriser l’épanouissement de la relève. « Je remercie les opti-girls de leur générosité. Elles ont beaucoup de plaisir à concrétiser des projets destinés à la jeunesse avec comme récompense de leurs efforts de voir des étoiles dans les yeux des enfants. »

Au début de l’an dernier, les Optimistes avaient fait un don de jeux et d’articles sportifs aux trois écoles fermontoises, l’école des Découvertes, Fermont School et la polyvalente Horizon-Blanc.

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Publié le 23 janvier, 2024, dans la publication : Numéro-01 Volume_42

  • Bonnes actions
  • Club Optimiste de Fermont
  • Fermont
  • Implication communautaire
  • Joanie Flamand
  • Julie Turcotte
  • Sarah-Anne Grenier

Publié sur le site le 23 janvier 2024

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Boulevard Jean-Claude Ménard

Implantation d’une écoroute d’hiver

par Éric Cyr

Sur la photo, le boulevard Jean-Claude Ménard à Fermont au début de 2024.

Le boulevard Jean-Claude Ménard, qui relie l’intersection de la route nationale 389 à la ville de Fermont, a été désigné autoroute d’hiver sur sa totalité à compter du début de la saison hivernale 2023-2024 devenant ainsi l’une des 32 routes de ce genre au Québec. Cette modification est presque passée inaperçue et n’a pas fait grand bruit compte tenu de l’infime quantité de neige aperçue au sol localement depuis cette nouvelle attribution.

L’un des facteurs déterminants ayant occasionné la mise en place de cette modification par le ministère québécois des Transports et de la Mobilité durable (MTMD) dans le cadre de sa « Stratégie québécoise pour une gestion environnementale des sels de voirie » découle d’une volonté d’atténuer les effets néfastes des produits de déglaçage (chlorures de sodium, calcium ou magnésium, urée et mélanges) beaucoup plus nocifs pour l’environnement que les abrasifs (sable, gravier fin, pierre concassée, copeaux de bois, mélanges d’abrasifs et de sel, pierre volcanique) moins dommageables pour le milieu naturel.

Limiter les impacts environnementaux

En effet, ce type de route, qui représente une solution pour faire cohabiter développement durable et déplacements sécuritaires, fait l’objet d’un mode d’entretien différent des méthodes habituelles pendant la période hivernale afin de réduire les répercussions environnementales des fondants dans les zones visées considérées comme vulnérables à l’épandage de sels de voirie telles que les sources d’eau potable, les milieux humides, certains cours d’eau et lacs ainsi que les terres agricoles. Le Centre d’interprétation de l’eau (C.I.EAU) explique que les sels de voirie réfèrent aux sels à base de chlorure, dont le plus couramment utilisé, le chlorure de sodium (NaCl), est communément connu comme du sel de table. Il est idéalement employé pour faire fondre la glace à des températures oscillant entre 0 et -10 degrés Celsius alors que des abrasifs sont quant à eux généralement appliqués à des températures inférieures à -15 degrés.

Déneigement plus fréquent

Selon Transports Québec, qui se considère comme un chef de file en matière de gestion des sels de voirie, ce mode d’entretien innovateur privilégie une intensification des interventions de grattage et l’utilisation d’abrasifs aux endroits critiques pour assurer la sécurité des usagers de la route qui demeure une priorité absolue. Il est toutefois possible que, dans certaines circonstances, l’utilisation de sels de voirie constitue la méthode la plus efficace notamment lorsque la chaussée est glacée de même qu’aux endroits plus problématiques comme dans des pentes, des courbes et à l’approche des arrêts. Selon les récentes données du MTMD, environ 800 000 tonnes de sels de voirie sont utilisées annuellement pour entretenir le réseau routier québécois.

Le choix d’une telle approche qui a nécessité l’adhésion du milieu s’est fait en collaboration avec la Ville de Fermont. Le Ministère compte sur la collaboration essentielle des automobilistes afin qu’ils adaptent leur conduite aux conditions hivernales.

Historique

Le Ministère a d’abord testé cette méthode d’entretien hivernal sur quatre tronçons de route en Estrie et au Saguenay-Lac-Saint-Jean, en 2008, avant d’introduire les deux premières écoroutes d’hiver en bordure des lacs Mégantic et Memphrémagog en Estrie, en 2008-2009 et en 2011-2012, et d’en instaurer deux autres au Saguenay-Lac-Saint-Jean, en 2012-2013. À l’origine, cette méthode d’entretien était nommée « route blanche » cependant, en raison d’un risque de confusion avec le sentier de motoneige de la Basse-Côte-Nord qui porte ce même nom, le MTMD a changé son appellation pour écoroute d’hiver.

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Publié le 23 janvier, 2024, dans la publication : Numéro-01 Volume_42

  • Boulevard Jean-Claude Ménard
  • Écoroute
  • Eenvironnement
  • Fermont
  • Route nationale 389
  • Saison hivernale
  • Sels de voirie
  • Transports Québec

Publié sur le site le 23 janvier 2024

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Minerai de fer Québec

Extension du complexe d’habitation

par Éric Cyr

Minerai de fer Québec (MFQ), qui anticipe un éventuel accroissement de ses activités minières dans la région, a récemment entamé des travaux d’élargissement de son édifice résidentiel situé sur la rue du Fer à Fermont afin d’accueillir un nombre plus important d’employés qui utilisent le transport par navette aérienne (fly-in/fly-out) pour se rendre sur leur lieu de travail à la mine de fer du Lac Bloom.

Selon la directrice principale des communications et des affaires gouvernementales chez MFQ, Noémie Prégent-Charlebois, la démarche implique la construction de deux nouveaux bâtiments qui seront érigés sur la rue des Lagopèdes derrière les installations actuelles de MFQ. Cette dernière précise, en ce qui concerne l’agrandissement du complexe d’hébergement, que : « le projet vise à avoir l’espace nécessaire pour accueillir et loger davantage de travailleurs de MFQ à moyen terme, dans le contexte des différents projets de croissance qui sont en cours d’évaluation par notre entreprise. Comme à notre habitude, nous travaillons en collaboration avec la Ville de Fermont dans le cadre du développement de ce projet. »

Pour sa part l’Hôtel de Ville, qui souhaite que les minières accentuent les efforts propices au lotissement résidentiel et à l’implantation d’installations destinées à accueillir des travailleurs désireux de s’établir de façon permanente à Fermont et qui tenait auparavant obstinément à n’accorder aucun nouveau permis pour une telle infrastructure favorable à l’accroissement du phénomène de navettage aérien, prône plutôt l’élaboration de cibles de logements destinés à du personnel qui résiderait sur place.

L’administration municipale s’est finalement montrée plus conciliante et est revenue sur sa décision en faisant volte-face à la suite de pressions exercées par plusieurs commerçants qui ont fait valoir des arguments convaincants à la mairie en exposant que le fait de loger des travailleurs sur des sites miniers ne contribue en rien à l’économie d’ici et qu’il est préférable, même à contrecœur, faute de ne pouvoir actuellement accueillir un nombre plus élevé de nouveaux résidents, à consentir à les accommoder dans le périmètre urbain, car ceux-ci utilisent des services et contribuent à stimuler l’achat local.

Compromis fructueux

Le maire de Fermont, Martin St-Laurent, qui aspire, tout comme les élus municipaux, à établir une meilleure proportion entre les citoyens et les non-résidents en stimulant le domaine immobilier, confie que, malgré cette flexibilité, la quête d’équilibre demeure. « L’apport inattendu des gens d’affaires locaux dans ce dossier a changé la donne en exposant une perspective nouvelle qui a fait basculer la position du conseil municipal en faveur de l’édification de cette annexe qui se greffera aux installations existantes de MFQ. Cependant, cet accommodement ne change pas la position de la municipalité qui désire toujours ardemment encourager l’établissement de nouveaux citoyens. »

Le directeur général de la Ville, Claude Gagné, considère que cette entente conclue avec MFQ est profitable aux parties concernées puisque le promoteur a annoncé dans le cadre de cet accord qu’il consentirait un montant de 600 000 $ pour l’asphaltage de la chaussée de la rue des Lagopèdes, actuellement non revêtue de bitume, ce qui bénéficiera aux usagers de la route.

M. Gagné ajoute : « MFQ fait preuve de bonne volonté. De futures transactions immobilières, bénéfiques à la croissance de la localité, ont été abordées avec la minière et sont envisagées de façon conjointe avec la Ville qui nourrit l’espérance de voir la construction de nouvelles unités résidentielles destinées à l’accueil de familles en sus du projet de logements abordables inauguré le mois dernier. »

Bref historique

La Ville de Fermont a entrepris de nettoyer ce terrain en 2021 avec la collaboration d’ArcelorMittal. L’objectif était de valoriser ce site situé à proximité des ensembles domiciliaires. La municipalité est devenue locataire de cette parcelle de terre auprès du ministère des Ressources naturelles et des Forêts (MRNF) et s’est entendue avec MFQ pour son aménagement.

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Publié le 11 décembre, 2023, dans la publication : Numéro_21 Volume_41

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Publié sur le site le 7 décembre 2023

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