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Un mandat de grève sans équivoque

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Une entente de principe

par Éric Cyr

Une entente de principe en vue du renouvellement de la convention collective des travailleurs des cinq sections locales du Syndicat des Métallos d’ArcelorMittal sur la Côte-Nord a été conclue entre le comité de négociation et la compagnie minière, le 14 mai 2025.

Les quelque 2500 adhérents des unités syndicales locales 5778 (mines de fer de Mont-Wright et de Fire Lake à Fermont), 6869 (chemin de fer et le port à Port-Cartier), 7401 et 7401-FP Sud (employés de bureau de Port-Cartier et techniciens en protection des incendies), 7401 Nord et 7401-FP (employés de bureau de Fermont et force protectrice), et 8664 (usine de bouletage de Port-Cartier) ont été conviés à des assemblées délibérantes durant les jours suivants afin de se prononcer sur l’acceptation ou le rejet du contenu de cet accord de principe, une étape préliminaire à la signature d’un éventuel futur contrat de travail. Cette entente de principe n’a pas de valeur officielle jusqu’à ce que les syndiqués en aient pris connaissance et se soient prononcés sur sa teneur dans le cadre d’un suffrage, ce qui est était prévu pour le 22 mai.

« Les membres nous ont donné un rapport de force important avec les votes de grève quasi unanimes pris lors des assemblées officielles précédentes. Le comité de négociation estime être arrivé à obtenir une entente de principe à la hauteur du mandat donné par les membres. Ce sera maintenant à ceux-ci d’en évaluer le contenu et de se prononcer en assemblée générale », explique le représentant syndical des Métallos, Marc Tremblay.

ArcelorMittal Mines et Infrastructures Canada est pour sa part « heureuse d’annoncer qu’une entente de principe est survenue entre l’entreprise et les exécutifs des cinq sections locales du Syndicat des Métallos » en jugeant que « les objectifs des deux parties ont été atteints, reflétant un climat de collaboration et de respect mutuel » et que « cette entente pourra générer des retombées positives pour la Côte-Nord, notamment en favorisant la stabilité économique et le développement local. » ArcelorMittal se dit satisfaite de ces négociations qui permettent d’en arriver à une entente juste et équitable pour toutes les parties et dont la dernière phase s’est déroulée en présence d’un conciliateur nommé par le ministère du Travail.

La proposition patronale précédente qui ne répondait pas aux attentes des syndiqués avait été rejetée par ces derniers dans le cadre d’un vote dont la proportion oscillait entre 95 % et
99,8 % selon la section syndicale. Les membres se sont dotés du même souffle d’un mandat de grève à déclencher au moment jugé opportun.

Ni le syndicat, ni l’employeur n’ont souhaité commenter plus en détail le contenu de l’entente de principe avant que celle-ci ne soit entérinée par les syndiqués.

Au moment de mettre sous presse, le résultat du vote des syndiqués n’était pas encore connu.

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Publié le 27 mai, 2025, dans la publication : Numéro 10 Volume_43

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Publié sur le site le 27 mai 2025

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Guerre commerciale

Le Québec en mode riposte

par Éric Cyr

Dans une rare déclaration ministérielle prononcée au Salon rouge de l’Assemblée nationale, le 4 février 2025, le premier ministre du Québec, François Legault, a tenu à faire le point sur la menace tarifaire imposée par le président américain Donald Trump qui plane sur l’économie du Québec en s’adressant aux élus. Le discours prononcé a laissé planer un doute auprès des autres formations politiques qui ne se sont pas mises au diapason de ces belles paroles.

Le chef du Parti québécois (PQ), Paul St-Pierre Plamondon, a critiqué l’approche de la Coalition avenir Québec (CAQ), en dénonçant son manque de coopération et de collaboration avec les autres partis. « Dès le 9 janvier, nous avons offert au gouvernement du Québec de former une Équipe Québec qui inclurait les oppositions, les acteurs économiques et les experts de sorte à parler d’une seule voix et coordonner les préoccupations comme les propositions. La CAQ a balayé du revers de la main cette proposition et a préféré mener les négociations seule, ce qui n’a pas empêché le Parti québécois de faire des propositions. Constatant que nous ne disposons d’aucune information de la part du gouvernement et que les actions de la CAQ demeurent très opaques, nous souhaitons éviter les erreurs de la pandémie de même que prévenir les décisions précipitées qui pourraient causer plus de tort que d’apaisement de la situation. »

Le PQ a énoncé des constats et se pose des questions fondamentales qu’il juge importantes dans les circonstances.

– La première vague de contre-tarifs annoncés par le gouvernement du Canada ne représente que le 1/10 de la valeur de nos importations des États-Unis. Il ne s’agit donc pas d’une mesure aussi forte que ce qu’on a bien voulu nous présenter ; cette première phase n’entraînera pas nécessairement une onde de choc ni de grandes remises en question immédiates aux États-Unis. Les revenus générés par ces tarifs ne suffiront bien évidemment pas à pallier les pertes générées par cette guerre commerciale.

– Nous ne savons toujours pas ce qu’il est advenu de la demande de François Legault voulant que les tarifs soient redistribués pour soutenir les entreprises dans chaque province plutôt que d’être versés dans le budget consolidé du gouvernement du Canada.

– La question est essentielle, car Québec vient de faire le pire déficit de son histoire à 11 milliards, notamment parce que la CAQ a dépensé sans compter au cours des dernières années. Ce déficit est grave au point d’amener le gouvernement à faire des coupures dans toutes les directions depuis quelques mois : en santé, en éducation et dans les services sociaux. Le Québec n’a donc pas de marge de manœuvre et risque de voir ses revenus diminuer en cas de récession. Augmenter ce déficit pourrait causer une décote du Québec, ce qui nous entraînerait dans une spirale vers le bas et avec elle notre coût d’emprunt ne cessera d’augmenter.

– Bâtir des barrages et d’autres projets d’Hydro-Québec n’est pas une solution immédiate et directe à une éventuelle crise économique que la situation actuelle pourrait provoquer. L’affirmation de François Legault indiquant que « l’immense chantier d’Hydro-Québec va nous aider à créer des emplois qui vont remplacer ceux qui sont perdus » ne tient pas la route. Il faut compter un minimum de
5 ans avant que se crée un seul emploi dans des projets d’infrastructure de cette nature. Stimuler les projets énergétiques n’est pas pour autant une mauvaise idée, mais ce n’est pas un plan de match si des difficultés économiques surviennent à court terme.

– Même constat pour l’affirmation « On va aussi regarder la possibilité d’augmenter nos investissements dans les infrastructures ». D’ailleurs, il faut rappeler que le projet de loi d’accélération des projets d’infrastructures durant la pandémie n’a pas donné les résultats escomptés.

– Une escalade des tarifs entraînera en toute probabilité le retour de l’inflation, avec les conséquences qu’on connaît sur le consommateur québécois.

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Publié le 18 février, 2025, dans la publication :

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Publié sur le site le 18 février 2025

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Hydroélectricité

Entente historique d’un demi-siècle

par Éric Cyr

Source photo : Pixabay

Un protocole d’entente de 50 ans, dévoilé en grande pompe dans le cadre d’une conférence de presse, le 12 décembre 2024, a été conclu entre les gouvernements du Québec et de Terre-Neuve-et-Labrador au sujet de l’hydroélectricité. Celle-ci viendra à échéance en 2075. Hydro-Québec investira un montant de 25 milliards de dollars (G$) pour trois projets au Labrador.

La construction d’une nouvelle centrale hydroélectrique d’une capacité de 2250 mW à Gull Island, qui commencera ses activités d’ici 2034-2035, totalisera 20 G$ et une autre, Churchill Falls 2 (CF2), de 1100 mW, devrait être terminée d’ici 2035 pour 3,5 G$. Des travaux d’amélioration de la centrale existante de Churchill Falls de 1,5 G$ destinés à obtenir une augmentation progressive de la puissance actuelle qui s’accroîtra de 550 mW additionnels de 2028 à 2038 sont aussi prévus. Ce projet énergétique sur lequel se sont entendus les gouvernements caquiste de François Legault et libéral d’Andrew Furey, tous deux en perte de popularité, modifie l’ancienne entente de Churchill Falls qui garantissait au Québec des prix très inférieurs à la valeur du marché jusqu’en 2041 dont la nouvelle échéance est dorénavant fixée à 2025.

Ce nouveau scénario ne fait pas l’unanimité au sein des partis d’opposition des deux provinces et a été soumis à un vote de la Chambre d’assemblée de Terre-Neuve-et-Labrador, qui a adopté, à la suite d’un débat exceptionnel de l’Assemblée législative quatre jours à ce sujet, le 9 janvier 2025, une motion en faveur d’un accord de principe qui accorde aux négociateurs de la société de la Couronne Newfoundland and Labrador Hydro (Hydro NL), qui sera le propriétaire majoritaire de ces projets, un mandat les autorisant à poursuivre les négociations en vue de conclure une entente définitive avec la société d’État Hydro-Québec qui devrait être finalisée en 2026. Les progressistes-conservateurs, qui avaient donné le feu vert à l’époque au démarrage du désastreux projet hydroélectrique de Muskrat Falls, ont demandé de reporter le vote jusqu’à une révision de l’arrangement provisoire avant de prendre une décision irrévocable. Les députés de ce parti ont finalement boycotté le suffrage et sont sortis en guise de contestation. Après avoir hésité, les néo-démocrates et les deux députés indépendants se sont rangés du côté du gouvernement après avoir obtenu l’assurance qu’un groupe indépendant examinera le protocole d’entente et les négociations ultérieures.

Le premier ministre de Terre-Neuve-et-Labrador, Andrew Furey, qui a déchiré de façon théâtrale le contrat initial de 1969 et assuré que la frontière du Labrador est définitive, considère que cette transaction, qu’il décrit comme étant potentiellement la plus importante de l’histoire de sa province lourdement endettée, est un tournant qui mettra fin au sentiment d’amertume qui découlait de l’entente précédente qui avantageait selon lui grandement le Québec. La PDG d’Hydro NL, qui présentera une série de webinaires destinés à expliquer l’entente, Jennifer Williams, est satisfaite du nouvel accord qui comporte selon elle de nombreux avantages et qui permettra à ses concitoyens de reprendre le contrôle du fleuve Churchill. Le gouvernement de cette province a également lancé une campagne de promotion mettant en vedette des ouvriers visant à stimuler l’assentiment de la population.

Entente hydroélectrique

Bémols du Parti québécois

Le Parti québécois (PQ) se questionne à savoir s’il faut célébrer l’entente entre Québec et St. John’s en ce qui concerne Churchill Falls et considère que peut-être du côté de Terre-Neuve il y a lieu de triompher comme le premier ministre Andrew Furey l’a fait. Cependant, du côté du Québec, il est d’avis qu’il faut examiner les faits avec lucidité et rigueur.

Le PQ félicite l’équipe de négociation d’Hydro-Québec pour le travail de longue haleine effectué afin d’arriver à cette entente et qui a fait au mieux avec les cartes qu’elle avait en main, mais déplore en revanche que le gouvernement Legault ne lui ait pas distribué la meilleure main. Il juge qu’il y aurait eu d’autres options par exemple la construction d’infrastructures de production ailleurs qui aurait pu coûter plus cher avec un prix de production d’énergie du kilowatt/heure (₵ / kWh) plus élevé.

Selon le chef du PQ, Paul St-Pierre Plamondon, le Québec aurait dû aborder la négociation avec la posture suivante :

– La centrale de Churchill Falls est située au Labrador, un territoire qui a été amputé du Québec pour être attribué à Terre-Neuve, une injustice historique. Aucun gouvernement du Québec n’a reconnu la frontière du Labrador déterminée par la mauvaise décision rendue en 1927 par le Conseil privé, une institution coloniale britannique qui, comme l’histoire l’a maintes fois démontré, a penché en défaveur du Québec. Dans une déclaration publiée en 2001 lors du changement de nom de Terre-Neuve, le gouvernement Landry a réitéré que le Québec n’accepte pas la décision de 1927 et ne reconnaît pas la frontière du Labrador, à l’instar des gouvernements de Taschereau, Duplessis, Johnson, Lévesque et Bouchard, entre autres, qui avaient affirmé la même chose d’une manière ou d’une autre.

– En ce qui concerne la prétendue injustice du contrat de 1969, ce n’en est pas une. D’abord pour la raison historique mentionnée ci-dessus. Mais aussi parce que le Québec et Terre-Neuve ont signé ce contrat de 1969 dans un contexte où Terre-Neuve n’avait aucune capacité pour développer une centrale hydro-électrique à Churchill Falls. Le Québec a donc assumé tous les risques pour la construction de la centrale avec, en contrepartie, un accès à l’électricité de Churchill Falls à des tarifs préférentiels jusqu’en 2041. Ce contrat est parfaitement légitime, ce que les tribunaux ont confirmé.

– Il n’y a pas de débouché pour l’électricité de Churchill Falls autrement que par le Québec.

– Le développement et la gestion de nouvelles infrastructures de production d’électricité ne peuvent être assumés exclusivement par Terre-Neuve, comme l’a démontré le fiasco de la centrale de Muskrat Falls (qui a coûté 13,5 milliards de dollars (G$), le double de ce qui était prévu, et qui produit de l’électricité au taux ahurissant de 22,6 ₵ / kWh, une tentative terre-neuvienne de contourner le Québec avec l’aide illégitime du fédéral.

Le PQ trouve que ça coûte cher aux Québécois que François Legault ne se soit pas souvenu de l’histoire du Québec et du Labrador et n’ait pas assuré la posture stratégique que le Québec aurait dû avoir en se présentant aux négociations sur Churchill Falls en position de faiblesse, en acceptant que le Québec n’eût soi-disant d’autre choix que de faire des concessions majeures à Terre-Neuve. Selon le PQ, il a accrédité la théorie terre-neuvienne que c’est Terre-Neuve qui est victime d’une injustice à cause du contrat de 1969, en abandonnant son devoir de rappeler la véritable injustice de 1927 et de maintenir la position historique du Québec.

« Le gouvernement de la Coalition avenir Québec (CAQ) négocie une partie importante de notre avenir énergétique sans aucun plan, aucune vision d’ensemble. On l’attend toujours, le plan du gouvernement de la CAQ en énergie, mais en vain depuis des années », conclut le chef du PQ.

 

 

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Publié le 21 janvier, 2025, dans la publication : Numéro_1 Volume_43

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Publié sur le site le 21 janvier 2025

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Minerai de fer Québec

Les négociations dans l’impasse

par Éric Cyr

Source photo : MFQ

Les négociations pour l’implantation d’une nouvelle convention collective des employés syndiqués de Minerai de fer Québec (MFQ) qui exploite le complexe minier du Lac Bloom situé à proximité de Fermont ont été rompues malgré des efforts de conciliation. Les travailleurs membres de la section locale 9996 des Métallos, qui sont sans contrat de travail depuis septembre dernier et qui représentent environ 63 % de la main-d’œuvre totale sur le site minier, ont rejeté la dernière proposition patronale réaffirmant leur volonté de déclencher à tout moment une grève générale illimitée si les pourparlers n’aboutissent pas à un accord de principe.

La minière croit avoir proposé des conditions justes et équitables et est persuadée que son offre tient compte des besoins de ses employés tout en visant à protéger leur pouvoir d’achat individuel en prenant en considération les pressions inflationnistes en plus de refléter la dynamique concurrentielle de l’industrie.

L’entreprise a fait le point sur sa position par voie de communiqué, le 5 février 2024, dans lequel le chef de la direction de Champion Iron, la maison mère de MFQ, David Cataford s’exprime. « Nous sommes déçus de ne pas être parvenus à une entente avec le syndicat à la suite des récentes discussions et du processus de conciliation. Nous avons toujours à cœur le bien-être de nos employés, qu’ils soient syndiqués ou pas. À ce titre, nous cherchons à mettre en place les meilleures conditions de travail possible afin d’attirer, de retenir et de développer les meilleurs talents, tout en veillant à ce que notre société puisse naviguer dans des contextes économiques volatils. Notre plus récente offre globale atteint ces objectifs à tous les niveaux. Nous avons fait preuve de transparence avec les Métallos depuis le début des négociations et nous sommes persuadés que ses membres reconnaissent nos efforts importants pour offrir un environnement de travail sain et des conditions concurrentielles en vue d’une nouvelle convention collective », explique le dirigeant.

Bras de fer ou rapprochement ?

L’entreprise précise qu’elle continue de collaborer afin de trouver un terrain d’entente et que les discussions en cours n’ont pas d’incidence sur les opérations de la mine de fer du Lac Bloom pour l’instant. De plus, elle indique que compte tenu de ses liquidités et des stocks de concentré de minerai de fer accumulé, elle considère être en bonne posture pour atténuer les impacts d’une grève potentielle sur ses activités et sa situation financière.

MFQ a récemment obtenu l’assurance d’un approvisionnement additionnel en énergie d’Hydro-Québec et envisage plusieurs initiatives, dont celle d’une modernisation de ses infrastructures à Fermont, afin d’améliorer la qualité du minerai de fer qu’elle produit en plus d’une éventuelle expansion minière du côté du Labrador grâce au projet Kamistiatusset (Kami).

La plupart des syndiqués de l’unité 9996 du Syndicat des Métallos affiliée à la Fédération des travailleurs et travailleuses du Québec (FTQ) font du navettage aérien (fly-in/fly-out) pour se rendre sur leur lieu de travail.

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Publié le 20 février, 2024, dans la publication : Numéro_03 Volume_42

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Publié sur le site le 19 février 2024

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Compagnie minière IOC

Nouveau contrat de travail

par Éric Cyr

La Compagnie minière IOC et les sections locales du Syndicat des Métallos/United Steelworkers représentant environ 2 000 employés des installations d’IOC à Labrador City et à Sept-Îles ont conclu de nouvelles conventions collectives. Les nouvelles ententes de cinq ans ont été ratifiées par les membres des sections locales 5795, 6731 et 9344 à la suite de plusieurs mois de négociations constructives. Les conventions, qui entreront en vigueur rétroactivement, le 1er mars 2023, prévoient des salaires plus élevés, des régimes de retraite bonifiés et de meilleurs avantages sociaux pour les travailleurs.

Le président et chef de la direction d’IOC, Mike McCann, a déclaré : «Nous sommes heureux que les nouvelles conventions collectives aient été ratifiées par nos employés. Au cours des cinq derniers mois, nos équipes de négociation ont travaillé ensemble de manière productive pour obtenir des contrats équitables, concurrentiels et qui soutiendront l’avenir de notre entreprise. Cela nous permet de veiller sur nos gens et démontre ce qu’il est possible de réaliser lorsqu’une organisation travaille ouvertement et honnêtement avec les représentants syndicaux de ses employés.» Selon le Syndicat, le contrat prévoit une hausse salariale de 8, 9 % la première année, afin de maintenir le pouvoir d’achat à la suite de la poussée de l’inflation. La prime de flexibilité qui bonifie le salaire passe par ailleurs de 1,25 $ l’heure à 2 $. Les hausses prévues pour les deuxième et troisième années sont de 2,2 % annuellement et de 2,75 %
pour la dernière année. Un boni de 2500 $ s’ajoute à la signature de la nouvelle convention collective.

Évolution des négociations

Une entente de principe qui avait été conclue entre les comités de négociation des Métallos avec Rio Tinto IOC, le 1er mars dernier, a été écartée dans une forte proportion par les syndiqués qui se sont majoritairement prononcés en sa défaveur. Les adhérents des sections locales 5795 et 6731, représentant au total plus de 1500 travailleurs et travailleuses à la mine de fer d’IOC à Labrador City, au Labrador, ont décliné la proposition initiale dans un rapport de 65 %, les 3 et 4 mars derniers. Quelque 400 employés membres de la section locale 9344 de Sept-Îles sur la Côte-Nord, affectés au chemin de fer QNS&L et au port de la minière IOC, ont imité leurs confrères et consœurs des Métallos du Nord en refusant l’accord de principe à 96,6 % au cours d’une assemblée, le 7 mars 2023. «L’inflation est importante. Les membres exigent des conditions de travail en conséquence de cette situation et ont fait réaliser à l’employeur qu’il manque encore des éléments avant de pouvoir conclure le contrat de travail», explique alors le représentant syndical des Métallos du bureau régional de la Côte-Nord à Sept-Îles, Marc Tremblay.

Solidarité nord-sud

«Nous retournons tous ensemble, solidairement, à la table de négociation dans l’espoir de conclure un contrat de travail à la hauteur des attentes des membres », conclut le président de l’unité syndicale 9344, Eddy Wright. Le président de la section 5795, Michael Furlong, écrivait sur la page Facebook Usw 5795, le 22 mars : «Votre comité de négociation a travaillé conjointement de concert avec ses collègues de la section locale 9344 à Sept-Îles. Nous avons demandé que le conciliateur et l’entreprise acceptent de ramener toutes les parties à la table de négociation. Nous avons convenu de nous rendre à Sept-Îles, le 26 mars, pour reprendre les négociations.» Une délégation de Labrador City a pris l’avion à l’aéroport de Wabush à la date prévue afin d’aller négocier en compagnie des collègues québécois. À la suite de la reprise des pourparlers, l’employeur a déposé une suggestion finale de convention collective. Les syndiqués de Sept-Îles se sont prononcés sur cette ultime offre patronale, le 1er et 2 avril, en acceptant sa ratification à 83,6 %. «Après analyse de la proposition, le comité de négociation a décidé de la recommander à ses membres y voyant une avancée par rapport à ce qui était auparavant sur la table», explique Eddy Wright. Leurs homologues du Labrador ont pour leur part voté en faveur à 86,5 % les 3 et 4 avril.

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Publié le 10 avril, 2023, dans la publication : Numéro_07 Volume_41

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Publié sur le site le 11 avril 2023

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ArcelorMittal

Des négociations au point mort

par Éric Cyr

Une rencontre virtuelle visant à expliquer les revendications et les doléances des travailleurs ainsi que les motifs ayant mené au conflit de travail, déclenché le 10 mai 2021, s’est tenue entre la haute direction d’ArcelorMittal et les comités de négociation du Syndicat des Métallos, le 14 mai dernier. Le président de la multinationale, Lakshmi Mittal, et le président et chef de la direction de la division d’exploitation minière de l’entreprise au Canada, Mapi Mobwano, ont assisté à cet entretien qui ne se voulait pas une tribune de négociation, mais qui a cependant semé l’espoir d’un dialogue constructif.

Quatre jours plus tard, le conciliateur convoquait les belligérants à un retour à la table de négociation. Les premiers pourparlers officiels depuis le début de la grève se sont donc déroulés, le 20 mai, à Sept-Îles. La conjoncture n’a malheureusement pas donné de résultats concluants et les négociations ont rapidement achoppé. Force est de constater que la partie patronale et la partie syndicale sont encore loin d’un compromis. L’impasse demeure puisque cet exercice n’a pas permis d’en arriver à un dénouement.

« La séance a permis de constater de façon évidente qu’il n’y a pas de terrain d’entente possible à l’heure actuelle. La grève se poursuit donc dans l’ensemble des installations d’ArcelorMittal à Fermont, à Fire Lake et à Port-Cartier. Nous ne succomberons pas au chant des sirènes », confie le coordonnateur du Syndicat des Métallos pour la Côte-Nord, Nicolas Lapierre, qui explique de façon métaphorique qu’avant d’en venir à un accord, il faudrait au préalable évoluer sur la même patinoire et qu’avant d’attacher les lacets des bottines, il faut défaire les nœuds. Selon les Métallos, les principaux points en litige concernent les assurances, les primes, le régime de retraite, les salaires et l’horaire de travail de 14 jours consécutifs, suivis de 14 jours de congé, inspiré du système de navettage aérien des travailleurs qui favorise l’exode à l’extérieur de la Côte-Nord.

La directrice des communications d’ArcelorMittal Exploitation minière Canada, Annie Paré, juge que rien ne permet de croire à un retour à la table de négociation puisqu’il n’y a eu aucune évolution depuis la rencontre. Mme Paré explique que l’entreprise minière se prépare à un conflit qui pourrait se prolonger.

« Malgré tous nos efforts, nous n’avons pas été en mesure de trouver un terrain d’entente avec le Syndicat des Métallos. Nous avons tendu la main pour faire évoluer la conversation, mais ne pouvions malheureusement pas poursuivre les discussions dans un contexte où la partie syndicale refuse de négocier et maintient une position de « tout ou rien » sans démontrer d’ouverture. Nous avons donc interrompu les négociations pour le moment. Considérant l’impact majeur à divers niveaux sur tous nos employés, qu’ils soient syndiqués ou cadres, et sur la communauté dans son ensemble, cette situation ne profite à personne. Nous demeurons disposés à négocier, de façon raisonnable, constructive et ouverte. »

Le conciliateur a convoqué les deux parties à la table de négociation, le 3 juin. Le président et chef de la direction d’ArcelorMittal Exploitation minière Canada et président du comité de gestion d’ArcelorMittal Infrastructure Canada, Mapi Mobwano, y prendra part.

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Publié le 7 juin, 2021, dans la publication : Numéro_11 Volume 39

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Publié sur le site le 7 juin 2021

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Renouvellement de la convention collective d’ArcelorMittal

Rejet en bloc des offres avant de conclure une entente de principe

par Éric Cyr

Au moment de mettre sous presse, c’est avec une très forte majorité de 99,6 % que les 2 000 travailleurs syndiqués d’ArcelorMittal sur la Côte-Nord à Fermont, Fire Lake et Port-Cartier avaient rejeté l’offre finale de leur employeur, décidant du même coup de déclencher une grève en l’absence de règlement. Le ton a monté d’un cran à la suite de la proposition de la multinationale d’instaurer un régime de retraite à deux vitesses, désavantageux pour les nouveaux travailleurs, qui a été vivement décrié par les membres. La compagnie a par la suite rapidement rappelé le syndicat à la table de négociations après avoir fait appel en renfort à l’ancien premier ministre du Québec, Lucien Bouchard, en tant que négociateur pour la partie patronale.

Sauver l’héritage

« Le mandat est clair : il n’est pas question de lâcher les jeunes. Le régime de retraite doit être maintenu pour tous. Si l’employeur s’entête, le minerai restera là où il est, aussi longtemps qu’il le faudra pour assurer des conditions de travail équitables pour tous les travailleurs, actuels et futurs. Les anciens se sont battus pour ce régime de retraite, les membres actuels sont déterminés à le transmettre aux plus jeunes », fait valoir le coordonnateur des Métallos pour la Côte-Nord, Nicolas Lapierre.

Règlement ou conflit de travail

Outre le régime de retraite, les syndiqués demandent de rapatrier au sein d’ArcelorMittal des postes attribués à des sous-traitants. Le syndicat souhaite entre autres s’attaquer aux différences entre les conditions des travailleurs du site minier de Fire Lake et de ceux de la mine du Mont-Wright. « Il est minuit moins une. Le nœud est simple à défaire, du moment que la volonté y est de la part de l’employeur qui ne doit pas douter de la détermination des 2 000 membres! S’il faut passer par un conflit, les membres n’hésiteront pas », confie le syndicaliste.

Aux grands maux les grands remèdes

L’adjoint au directeur québécois des Métallos, Dominic Lemieux, était de passage à Fermont afin de rencontrer les associations syndicales sur place et discuter avec les membres sur le terrain. Le syndicat a fait appel à ce négociateur expérimenté afin de tenter de dénouer l’impasse après que la multinationale a transmis ses offres finales, mais non globales, au grand mécontentement des travailleurs. « Quand il y a des dossiers chauds, c’est là que j’embarque. J’ai participé aux négociations de Rio Tinto Alcan et à celles de Lafarge à Saint-Constant », confie le colosse imposant avant d’être interrompu par un appel téléphonique concernant la mine Raglan dans le nord du Québec.

Le respect, la pierre angulaire

Le principal élément qui contribue à accentuer les tensions entre ArcelorMittal et les travailleurs selon M. Lemieux est le manque de respect de la compagnie à l’égard de ses employés qui sont considérés selon ce dernier comme de simples pions et ne sont pas consultés dans des décisions qui les concernent et qui sont prises à leurs dépens. « Les travailleurs veulent regagner le respect de l’employeur. Ils ne se sentent plus respectés. » Il y a aussi beaucoup de contrats accordés en sous-traitance et ça ne passe pas.

« Durant le blitz de négos, le conciliateur a recommandé la présence d’un décideur du côté patronal, le vice-président des ressources humaines a alors été appelé. Du côté syndical, c’est moi qui occupe ce poste. »

Selon le pilier syndical, une retraite fermée à Québec regroupant les différents intervenants a permis de faire certaines avancées au niveau du normatif (tous les volets non pécuniaires) notamment pour les vacances, mais les discussions ont accroché sur l’aspect financier. « Il y a encore des enjeux majeurs en suspens dont un écart important de 8 $ l’heure entre les travailleurs de la mine de Fire Lake et celle du Mont-Wright, les horaires de travail, le rattrapage, la prime du fer à laquelle certains travailleurs n’ont toujours pas droit et le fonds de pension. D’autres clauses notamment l’augmentation salariale et les assurances collectives ne sont pas encore réglées », expliquait ce dernier avant l’annonce de la minière de confier le rôle de négociateur à Lucien Bouchard, qui avait déjà occupé ce poste en 2005 à l’époque de la minière Québec Cartier.

Le gros canon

Le président et chef de la direction d’ArcelorMittal Exploitation Minière Canada, Pierre Lapointe, a commenté l’arrivée de l’ancien politicien dans l’arène : « Cette décision a été prise avec la ferme intention de se donner les moyens nécessaires pour conclure une entente satisfaisante pour les deux parties. » Une entente de principe a finalement été conclue à Montréal entre le syndicat des Métallos et le géant de l’acier. Les syndiqués devaient se prononcer sur le contenu de l’entente avant de choisir de l’entériner ou non, le 11 mai dernier.

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Publié le 15 mai, 2017, dans la publication : Numéro 9 Volume 35

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Publié sur le site le 15 mai 2017

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Métallos/ArcelorMittal

Un mandat de grève sans équivoque

par Éric Cyr

Légende photo : Les boîtes de scrutin attendent paisiblement dans le local des Métallos avant d’être rangées après le vote.

Avec un mandat de grève fort à 99 % en main, les syndiqués des Métallos exigent du sérieux. C’est avec des proportions inébranlables que les travailleurs de la minière ArcelorMittal à Fermont et à Port-Cartier ont doté leurs sections locales respectives de mandats de grève à exercer au moment jugé opportun. Les négociations pour le renouvellement de la convention collective, qui s’étaient amorcées, le 5 janvier 2017, ont été rompues, le 21 mars dernier, alors que le Syndicat a quitté la table, jugeant les demandes du géant de l’acier inacceptables. Les instances syndicales se sont alors retirées des discussions évoquant la lenteur du processus.

Aucune ambiguïté

Après 11 semaines de négociations à temps plein, les discussions portaient toujours sur les aspects normatifs du contrat avant l’arrêt des pourparlers. Les syndiqués (qui sont sans contrat de travail depuis la date d’échéance de la convention, le 28 février dernier) se sont par la suite prononcés à 99 % pour une grève, ce qui démontre une solidarité sans faille, mais aussi une déception indéniable face aux demandes de l’entreprise. Le syndicat des Métallos avait réuni ses membres et tenu plusieurs assemblées générales au préalable afin d’exposer la situation et demander un vote de grève qui pourrait être déclenchée « si nécessaire au moment jugé opportun. » Des rassemblements se sont tenus dans les cinq sections locales pour faire le point sur les négociations et voter au moyen d’un scrutin secret sur un éventuel mandat de grève. Les boîtes de scrutin ont été dépouillées simultanément, le 24 mars dernier, et les résultats sont clairement pour une grève si la nécessité se fait sentir : section 5778 (mine du Mont-Wright et Fire Lake) 99,7 %, section 7401 nord à Fermont et sud à Port-Cartier (employés de bureau et personnel technique) 100 %, section 8664 (usine de bouletage de Port-Cartier) 99,4 %, section 6869 (chemin de fer, installations portuaires et manutention) 99 %.

Le bras de « fer »

Selon le coordonnateur régional des Métallos pour la Côte-Nord, Nicolas Lapierre, les travailleurs n’acceptent pas les changements majeurs que veut effectuer la minière concernant les horaires et la mobilité de la main-d’œuvre. « On a mis des balises, ça sert à ça une convention collective, à limiter le droit de gérance de l’employeur. Et là, ArcelorMittal veut sabrer là-dedans, faire une croix sur les 50 dernières années. L’employeur veut faire ce qu’il veut, où il veut, avec qui il veut et les travailleurs eux n’auraient pas le choix d’obtempérer. C’est inacceptable et les syndiqués ont voulu envoyer un message clair à la compagnie : ça suffit le surplace et les pas de tortue. Les négociations doivent commencer pour vrai. Si l’employeur s’entête à vouloir charcuter la convention, il va discuter tout seul, nous n’avons pas de mandat pour ça. ArcelorMittal doit prendre acte du résultat : les membres sont derrière leur comité de négociation et veulent que ça avance », fait valoir ce dernier. Le représentant syndical affirme que le ton doit changer à la table de négociation au sujet des changements souhaités par la multinationale dans les clauses normatives (flexibilité pour les mouvements de personnel, période de probation, horaire de travail des employés de bureau et des travailleurs affectés à la mine de Fire Lake). Le syndicaliste confiait avant le résultat du vote que : « l’objectif est de faire débloquer les négociations. Plusieurs secteurs sont concernés que ce soit le port, le chemin de fer, l’usine, la mine, ou les employés de bureau et ils doivent tous composer avec des réalités différentes, ce qui contribue à accentuer l’envergure des échanges. » Jusqu’à présent, aucune discussion n’a été amorcée concernant les clauses salariales.

« On veut retourner négocier, mais il faut que l’employeur change son attitude et enlève les demandes de concessions. Si la partie patronale persiste dans cette voie, on saura quoi faire, les 2000 travailleurs sont derrière nous et nous appuient. »

Une situation normale

C’est sans surprise que la société, qui a déjà formé ses cadres pour les préparer à un éventuel conflit, a pris connaissance du résultat du vote de grève. Le porte-parole de l’entreprise, Paul Wilson, affirme que c’est habituel dans ce genre de négociations. ArcelorMittal disait, avant le scrutin, être sûre de pouvoir s’entendre avec le syndicat pour le renouvellement de la convention collective. M. Wilson confiait alors que la minière était ouverte à la négociation malgré la décision des Métallos de procéder à un vote de grève auprès de ses membres et souhaite toujours que les négociations reprennent. « Un tel vote de grève fait partie du processus actuel de négociation et ce type de vote va habituellement chercher des votes très élevés. Selon notre compréhension, c’est une situation normale et nous ne sommes pas surpris du résultat. On continue à être disponible pour négocier avec les employés. L’objectif ultime est de conclure une entente satisfaisante pour les deux parties. On demeure convaincu qu’on sera en mesure de trouver les solutions gagnantes pour les deux parties », a-t-il expliqué en soulignant que les conditions du marché du fer sont difficiles même si les opérations de la minière sur la Côte-Nord sont rentables. Ce dernier souligne que l’entreprise a toujours agi en collaboration avec ses employés pour assurer son avenir.

« On a toujours été sur la Côte-Nord et on veut être là pour longtemps. Assurons-nous de bien faire les choses des deux côtés de la table pour s’entendre et assurer la pérennité de l’entreprise et des emplois ».

Bref historique

Les derniers conflits de travail remontent à 2005 avec une grève de six semaines et à 2001 avec un lock-out de quatre semaines. La dernière négociation qui s’est déroulée avec la minière Québec Cartier avant son acquisition par ArcelorMittal s’est tenue en 2006, c’est donc la deuxième négociation depuis que le géant minier a acquis Québec Cartier, la première étant survenue en 2011. La dernière convention collective avait été conclue pour six ans et avait mis quatre mois à être ficelée. Aucune grève n’est survenue à ce jour entre ArcelorMittal et ses employés sur la Côte-Nord.

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Publié le 3 avril, 2017, dans la publication : Numéro 6 Volume 35

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