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  • Volume 36

  • Miss Sushi  à Fermont

    MAHF

    Une 5 novembre, 2018

    Miss Sushi à Fermont

  • Un parcours électrisant

    Voiture Bolt

    Un parcours électrisant

  • La Sûreté du Québec s’investit

    Grand défi Pierre Lavoie

    La Sûreté du Québec s’investit

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    Maison des jeunes Alpha

    À l’œuvre pour la jeunesse

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    Carol Auto Ford

    Une 22 octobre, 2018

    Un demi-siècle au service des consommateurs

  • Inauguration de la mine Wabush 3

    Rio Tinto IOC

    Inauguration de la mine Wabush 3

  • Habitat Fermont se refait une beauté

    Travaux de rénovation

    Habitat Fermont se refait une beauté

  • Le château fort péquiste tient bon

    Côte-Nord

    Le château fort péquiste tient bon

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    Demi-marathon des champions

    Une 8 octobre, 2018

    Un événement doublement dans le vent

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    Club social des Moose

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  • Documentaire à vélo

    Cyclotourisme

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  • La Grande corvée ne s’essouffle pas

    Monts Groulx-Uapishka

    La Grande corvée ne s’essouffle pas

  • Le caractère singulier de la Côte-Nord

    Élections Québec 2018

    Une 24 septembre, 2018

    Le caractère singulier de la Côte-Nord

  • C’est mieux ailleurs…

    L’économie locale

    C’est mieux ailleurs…

  • En autostop jusqu’à Fermont!

    Expédition terrestre

    En autostop jusqu’à Fermont!

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Volume 36

Miss Sushi  à Fermont

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MAHF

Miss Sushi à Fermont

par Éric Cyr

La Maison d’aide et d’hébergement de Fermont (MAHF) a célébré son vingtième anniversaire en grande pompe, le 20 octobre dernier, au Centre multifonctionnel Cliffs. Le public qui s’était procuré des billets a pu vivre l’expérience « Sushi à la maison » en version revisitée de type dégustation en plus de pouvoir assister à la conférence de la chef propriétaire et instigatrice du concept de Miss Sushi, Geneviève Everell.

Le sushi affranchi

Les 160 convives ont pu déguster un menu coloré, délicieux et mémorable servi dans une assiette composée de bouchées incluant un tartare de saumon de l’Atlantique, un tartare de thon rouge, deux différents makis, dont un qui a été baptisé Fermont, ainsi qu’un sushi au canard confit. Un délectable tartare dessert avec chocolat et framboises était aussi inclus dans le service. Pour les plus gourmands, un savoureux plateau de sushis desserts a été sorti, le tout concocté par deux chefs sushi qui s’étaient déplacées localement dans le cadre de l’événement culinaire festif original.

Parcours tumultueux

La conférencière a parlé avec franchise, honnêteté et humour du cheminement qui l’a menée à devenir une ambassadrice québécoise du sushi créatif, dont la variante n’a rien à envier au sushi traditionnel du Japon où celui-ci est beaucoup plus fondamental et où l’on trouve surtout des nigiris et des sashimis. Il existe en effet très peu de variation du sushi au pays du Soleil-Levant où ce mets représente l’éloge de la simplicité. Confiante et épanouie, la mère de famille, qui a inventé un menu unique et inexploré inspiré de ce plat conventionnel nippon, a d’abord connu une enfance difficile. Des parents alcooliques toxicomanes, une mère battue et des carences affectives l’ont conduite de piquerie en famille d’accueil. Obligée de s’alimenter dans les banques alimentaires durant cette période d’instabilité, Geneviève Everell a été rapidement forcée d’acquérir un esprit d’adaptation et de débrouillardise, des forces qu’elle utilise aujourd’hui dans son métier d’entrepreneure. Elle a tôt appris à faire beaucoup avec peu.

C’est par pur hasard que l’adolescente s’est déniché un emploi dans un petit restaurant où elle a appris à fabriquer des sushis, ce qui est vite devenu une fascination qui n’a fait que croître.

« Je me disais que si j’apprenais à en faire, j’allais pouvoir en manger. Mettre du riz chaud sur des feuilles d’algues a changé ma vie et est devenu une passion. J’inventais déjà à l’époque des sushis créatifs. J’ai un don inusité, je goûte dans ma tête. » Appelée plus tard au chevet de sa mère atteinte de cancer, Geneviève Everell, qui s’est déjà réconciliée avec son père qui a arrêté de consommer, accompagne celle-ci vers son dernier repos et fait la paix avec son passé. « Ma mère demeure mon étoile et j’ai développé une chouette relation avec mon père. »

Réussite méritée

Aujourd’hui, la femme d’affaires prospère gère sa carrière professionnelle. Elle a participé à des émissions de télévision sur le plateau du chef Ricardo, a publié plusieurs bouquins de cuisine dont Sushis à la maison, un livre à succès vendu à plus de 30 000 exemplaires. Sa marque est associée à IGA-Sobeys où ses produits sont vendus en épicerie et elle a récemment annoncé sur Instagram l’ouverture prochaine d’un premier comptoir-restaurant Sushi à la maison à Montréal. Il ne faut pas en parler, mais il se pourrait bien que l’on puisse bientôt se procurer exceptionnellement certains de ses produits à la Coop Metro de Fermont.

Une trentaine de commanditaires ont appuyé l’activité, qui a nécessité la contribution de quatre fournisseurs de produits alimentaires, un défi, puisqu’aucun n’avait jamais livré de poisson en si grande quantité à Fermont. L’équipe de la MAHF a travaillé près de trois mois à l’élaboration de la démarche.

Pour plus d’info : https://sushialamaison.com/

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Publié le 5 novembre, 2018, dans la publication : Numéro 18 Volume 36

  • Conférence
  • Fermont' Maison d'aide et d'hébergement de Fermont
  • Geneviève Everell
  • MAHF 20e anniversaire
  • Miss Sushi
  • Modèle d'affaires
  • Sushi à la maison
  • Sushi créatif

Publié sur le site le 5 novembre 2018

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Voiture Bolt

Un parcours électrisant

par Éric Cyr

Le Fermontois Denis Laroche a toujours été avant-gardiste et suit les tendances des nouvelles technologies. C’est d’ailleurs le premier à avoir eu l’accès Internet localement. Comme il prend sa retraite sous peu, après avoir exercé son métier de mécanicien d’entretien durant 30 ans à la minière ArcelorMittal, il s’est fait un cadeau dont il est particulièrement fier, une automobile totalement électrique.

Ayant d’abord été propriétaire d’une voiture hybride Chevrolet Volt dont il était pleinement satisfait, M. Laroche, qui souhaitait affirmer son indépendance face aux compagnies pétrolières tout en diminuant son empreinte écologique, a aujourd’hui opté pour un bolide plus performant et 100 % électrique, la Bolt EV. « Cette auto dispose d’un moteur très puissant avec un couple de 266 lb-pi, l’équivalent de 200 chevaux vapeur, avec une autonomie de 383 km (238 miles) avec une charge complète selon le concessionnaire, mais je me suis déjà rendu à près de 500 km. Tout dépend du style de conduite. Le prix à l’achat est tout de même abordable si l’on considère tous les avantages reliés à la performance et les économies réalisées au niveau du carburant et de l’entretien », confie ce dernier, qui explique qu’afin de s’assurer de la fiabilité de sa nouvelle acquisition, il a emprunté la route nationale 389 jusqu’à Fermont. « Le parcours s’est très bien déroulé et le trajet m’a coûté la modique somme de 5 $. Évidemment en hiver il faudrait calculer jusqu’à 35 % de moins d’autonomie car le
chauffage de l’habitacle est énergivore, mais je n’ai pas d’inquiétude relativement à la fiabilité des instruments puisque des tests ont été effectués à – 40 degrés Celsius. »

Rouler vers l’avenir

Celui qui a installé une borne de recharge électrique personnelle dans son garage mentionne que de nombreuses bornes de ce genre ont fait leur apparition à plusieurs endroits au Québec, notamment dans certains commerces comme les restaurants Tim Horton et St-Hubert et continuent à s’implanter progressivement. Il y en a notamment à Baie-Comeau, à la centrale de Manic-5 et même à l’Hôtel Fermont.

« En plus d’un rabais de 8000 $ remboursé grâce à un programme du gouvernement du Québec, il y a plusieurs avantages à utiliser un modèle électrique puisque la plaque d’immatriculation verte permet d’accéder gratuitement aux traversées de la Société des traversiers du Québec, et aux ponts à péages des autoroutes. Il y a aussi le fait que les coûts d’entretien sont modestes, puisque ce type de véhicule n’a pas d’alternateur, de démarreur, de tuyau d’échappement, de catalyseur, de radiateur ni de pompe à eau. Il ne faut se soucier que de vérifier les liquides, les freins et s’assurer de
faire la permutation des pneus. »

Efficacité améliorée

La batterie semble être le facteur le plus important qui fait hésiter certains consommateurs à opter pour un modèle électrique, mais cette technologie a grandement évolué et est beaucoup plus efficace. La batterie au lithium-ion riche en nickel sur sa Bolt EV a une capacité énergétique de 60 kWh qui permet une durabilité accrue. Sa composition chimique augmente la résistance à la chaleur, de sorte qu’elle en tolère davantage avant de consommer de l’énergie pour se refroidir. Un circuit de refroidissement liquide aide à gérer la température de la batterie lorsque la température ambiante augmente. Le bloc batterie et le système de propulsion électrique apportent aussi la tranquillité d’esprit puisqu’ils ont une garantie limitée de 8 ans ou 160 000 km. « Selon le fabricant, la durée de vie moyenne de la batterie est estimée à 16 ans. »

Le journaliste a eu la chance d’effectuer un test routier en compagnie du propriétaire et, en plus d’être étonné de l’excellente manœuvrabilité et du vaste espace dans l’habitacle, puisqu’il mesure 1 m 93 (6 pi 4 po) pour environ 120 kilos (265 lb), il a pu constater une accélération de 0 à 96 km/h en moins de 6,5 secondes.

Consulter ce site internet pour la référence en électromobilité au Québec : https://www.aveq.ca/

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Publié le 22 octobre, 2018, dans la publication : Numéro 17 Volume 36

  • 100% électrique
  • Bolt EV
  • Borne de recharge électrique
  • Électromobilité
  • Empreinte écologique
  • Fermont
  • Moteur électrique
  • Route 389
  • Véhicule électique
  • Voiture électrique

Publié sur le site le 22 octobre 2018

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Grand défi Pierre Lavoie

La Sûreté du Québec s’investit

par Éric Cyr

Des agents du poste principal de la Sûreté du Québec dans la MRC de Caniapiscau à Fermont ont rencontré les élèves de l’école Des Découvertes, le 5 octobre dernier, afin de leur annoncer qu’ils seraient parrainés par une équipe de policiers dans le cadre de la onzième édition du Grand défi Pierre Lavoie.

Le Grand défi Pierre Lavoie, qui a vu le jour en novembre 2008, fait la promotion de saines habitudes de vie auprès des jeunes des écoles primaires québécoises en les sensibilisant à l’importance de la pratique régulière d’activités physiques et d’une saine alimentation et en les incitant à adopter un mode de vie orienté en ce sens. Des représentants du poste local, le directeur Daniel Turgeon, la lieutenante Marie-Hélène Guay et l’agent Martin Thiffault se sont déplacés à l’auditorium des écoles afin de présenter le projet aux élèves et aux enseignants de cet établissement scolaire, réunis dans le cadre d’une présentation dynamique qui a su captiver et motiver les enfants.

Quintuplé cycliste

Une équipe de cyclistes composée de cinq représentants de la Sûreté du Québec de partout au Québec, les agents Martin Thiffault, en fonction à Fermont, Jean Tremblay, Cédrik Brunelle, Maxime Bolduc et Michael Smith formeront l’équipe SQ 2 et prendront part à l’édition 2019 du Grand défi Pierre Lavoie. C’est ce peloton roulant à vélo qui parrainera l’école fermontoise. Les policiers aideront les jeunes à chérir de saines habitudes de vie. Le prochain mois de mai sera d’ailleurs consacré à inciter ceux-ci à bouger afin qu’ils puissent parvenir à accumuler des cubes d’énergie, donnant ainsi la possibilité aux écoles en ayant le plus récolté d’obtenir la grande récompense. Le prix consiste à faire vivre aux vainqueurs une fin de semaine au Stade olympique à Montréal avec tous les gagnants à travers le Québec.

Lors de cet événement, les jeunes vivront des expériences de toutes sortes leur laissant des souvenirs impérissables.

Des membres de la Sûreté du Québec s’impliquent pour cette cause depuis 2011. Les policiers donnent beaucoup de leur temps personnel afin d’arriver à inculquer de saines habitudes de vie et des valeurs de dépassement de soi à la relève de demain qui prend part à cette démarche. Depuis leur première participation, les équipes de la SQ ont redistribué près de 250 000 $ aux écoles parrainées. Ces sommes proviennent de commanditaires, de concours et de divers événements organisés par des policiers et des bénévoles. Le sergent Turgeon confie : « Les agents de la Sûreté du Québec sont très fiers de ce qu’ils accomplissent pour les jeunes et de leur contribution à bâtir un monde meilleur où ceux-ci pourront grandir et s’épanouir. »

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Publié le 22 octobre, 2018, dans la publication : Numéro 17 Volume 36

  • Activité physique
  • Cubes d'énergie
  • école Des Découvertes
  • École primaires québécoises
  • Fermont
  • Grand défi Pierre Lavoie
  • Implication policière
  • Saines habitudes de vie
  • SQ
  • Sûreté du Québec

Publié sur le site le 22 octobre 2018

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Maison des jeunes Alpha

À l’œuvre pour la jeunesse

par Éric Cyr

Sur la photo à partir de la gauche : Les animatrices Kim Marquis et Marie-Ève Arsenault, la présidente du C.A. Chantal Marquis, la responsable de la MDJ Alpha Suzanne Synnott et l’animatrice Catherine Bérubé se préparent à servir les convives.

La Maison des jeunes (MDJ) Alpha de Fermont, affiliée au Regroupement des maisons de jeunes du Québec et soutenue par la Ville de Fermont, a offert plusieurs activités localement à sa clientèle dans le cadre de la semaine des maisons de jeunes, du 8 au 14 octobre 2018.

Le rassemblement québécois, dont la MDJ Alpha fait partie, vise entre autres à aider les jeunes à devenir des citoyens critiques, actifs et responsables. Il travaille à promouvoir et à défendre le respect, les droits et les intérêts des adolescents, à favoriser l’apprentissage de la citoyenneté et à faire reconnaître le travail accompli dans les maisons de jeunes membres tout en défendant leur autonomie et leurs actions.

Appartenance au milieu

Lieu d’échanges et de rencontres destiné aux jeunes de 12 à 17 ans, la MDJ Alpha offre une vie associative riche et vivante tout en respectant certains critères qui se résument aux règles de base du savoir-vivre en groupe, au respect de soi, d’autrui et du matériel, le tout encadré d’une philosophie de non consommation d’alcool et de drogues. Le dynamisme de l’association, qui fait partie du milieu fermontois depuis 1980, ne se tarit pas. C’est avec une énergie débordante que les intervenantes et animatrices, dont certaines ont fréquenté l’institution dédiée aux jeunes durant leur adolescence, organisent et coordonnent annuellement de nombreuses activités culturelles, éducatives, sociales et sportives pour stimuler la relève de demain.

Délectable délice

Un événement grand public rassembleur, le traditionnel souper spaghetti annuel, organisé au local de la MDJ Alpha dans le mur-écran, le 13 octobre dernier, a réuni plusieurs personnes, dont 25 adultes, principalement des enfants, des adolescents et des membres de leur famille, qui ont pu déguster, en compagnie des acteurs du milieu jeunesse fermontois, un repas savoureux composé de crudités, de salade César et de spaghetti, suivi d’un gâteau.

La responsable de l’organisme, Suzanne Synnott, qui cumule 30 ans de service au sein de l’association, tient à souligner l’apport inestimable des membres du conseil d’administration dont certains étaient présents : les administratrices adulte Élaine Côté et Chantal Marquis, les administrateurs jeunesse Hélène Landry et Nicolas Blouin, ainsi que l’aide précieuse d’Océanne Laterreur, de Christopher Bédard et d’Emerick Ouellet.

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Publié le 22 octobre, 2018, dans la publication : Numéro 17 Volume 36

  • Activité jeunesse
  • Adolescents
  • Ados
  • animatrices
  • Association jeunesse
  • Fermont
  • Intervenantes
  • Jeunes
  • Jeunesse
  • Maison des jeunes
  • Maison des jeunes Alpha
  • Organisme jeunesse
  • Semaine des maisons de jeunes

Publié sur le site le 22 octobre 2018

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Carol Auto Ford

Un demi-siècle au service des consommateurs

par Éric Cyr

Carol Automobile Ford de Labrador City célébrait son cinquantième anniversaire, le 4 octobre dernier. Plusieurs dignitaires étaient sur place pour prendre part à l’événement, notamment un haut placé de Ford Canada, des délégués de compagnies minières, le député libéral provincial du Labrador Ouest, Graham Letto, des élus municipaux et un prêtre catholique, le père Joy, ainsi que des représentants des médias. Les employés, dont le doyen actuel qui cumule 35 ans de loyaux services, Tony White, étaient aussi réunis pour l’occasion.

Un diaporama de l’évolution historique du dépositaire Ford local a été présenté durant les allocutions et un buffet a été servi avant l’apparition de la mascotte, l’ours polaire Blair, au grand bonheur des enfants. Le 49e anniversaire de mariage de Roger Cayouette, l’un des trois frères qui ont démarré l’entreprise, qui était présent avec sa femme Charlotte Lessard et leur fils Vincent, qui y a travaillé, a été souligné. Un hommage a aussi été rendu au mécanicien Jacques « Coco » Pelletier, qui a œuvré chez Carol Auto durant plus de 43 ans et est malheureusement décédé le 24 août dernier.

Visionnaire

Le concessionnaire automobile a vu le jour grâce à la vision du Bellechassois feu Robert Cayouette, surnommé affectueusement « le chef », qui a concrétisé son rêve d’implanter une franchise du constructeur automobile Ford au Labrador Ouest en 1968. À cette époque, il n’y avait pas de route pour se rendre au Labrador, qui était seulement accessible par train ou par avion, et Fermont n’existait pas encore. Il fallait donc de l’audace pour songer à établir une franchise de Ford dans cette région minière isolée. Les débuts de cet ambitieux projet ont été façonnés essentiellement par cet homme tenace qui a su recruter des personnes de confiance et les inciter à se joindre à lui dans cette grande aventure qui exigeait un total déracinement. Qui de mieux placé pour l’épauler dans cette entreprise que deux de ses frères, Clément et Roger, qui se sont laissés convaincre de le suivre.

Des débuts modestes

Après avoir loué un espace commercial, aujourd’hui occupé par City Tire, les trois frères achètent à un homme d’affaires local, M. Tarrant, un garage de quatre portes déjà érigé à l’emplacement actuel, vestige d’une tentative avortée d’implantation embryonnaire et éphémère d’une bannière Ford. Les trois mousquetaires déterminés sont bien décidés à réussir là où leurs précurseurs ont échoué. Clément, qui avait appris l’anglais lors de son service militaire, faisait l’interprète alors que les deux autres frangins ont rapidement dû apprendre cette langue. Le trio fraternel s’est adjoint un associé, le mécanicien Gilbert Boutin qui aiderait Roger, et ils ont habité dans une modeste maison mobile de quatre chambres au parc de roulottes de l’endroit. Tous devaient mettre les bouchées doubles afin d’assurer le succès de la démarche. Un premier vendeur de voitures, Serto Cyr, s’est ajouté à l’équipe et, en 1973, on procède à la construction d’un agrandissement du garage auquel une porte sera ajoutée. Une station-service gérée par l’Acadien Alphonse Maillet est adjacente au bâtiment et un espace vacant à l’étage inférieur est loué aux coassociés André Allard et Ghislain Boily, qui y opèrent un atelier de débosselage. C’est à cet endroit que, en 1975, débute un incendie qui cause des dommages importants. Une réfection, qui durera six mois, est alors amorcée juste avant l’arrivée du vendeur Jacques Lebel qui remplace son prédécesseur en 1976, propulsant les ventes vers des sommets inégalés.

Détermination et optimisme

Le fils de Robert, Michel, se souvient avec émotion d’un épisode où son père, ayant dû se rendre au garage à la dernière minute pour régler un dossier juste avant de partir en vacances, a dû courir derrière le train en marche afin de rattraper de justesse sa famille qui était à bord. Le 19 janvier 1982, une tempête sans précédent avec des vents atteignant 111 km/h frappe la région et arrache le plastique du panneau publicitaire de Ford, ce qui endommage plusieurs autos neuves stationnées dans la cour. Très croyant, M. Cayouette ne s’est jamais laissé abattre durant les moments difficiles comme la récession économique du début des années 1980 qu’il a réussi à surmonter tout en poursuivant ses activités. D’ailleurs, Carol Auto Ford est le seul concessionnaire local à avoir offert un service continu depuis sa fondation : GM a dû interrompre ses activités durant cette crise et Chrysler n’y a pas survécu et a fermé ses portes.

Troisième génération

En 1993, le fondateur prend sa retraite et cède ses actifs à deux de ses fils, Michel et Mario, qui prennent la relève. Ce sont eux qui gèrent actuellement l’entreprise familiale. Ces derniers entreprennent un agrandissement du bâtiment qui est terminé en 2010, juste avant le triste décès de leur père en septembre 2011. Les fils de Michel, Mathew, et de Mario, Marc, travaillent actuellement au sein de la compagnie en attendant d’éventuellement reprendre le flambeau.

Le concessionnaire qui a toujours offert un service de qualité en français et qui a obtenu de nombreuses reconnaissances nationales de Ford Canada est « un excellent citoyen corporatif » selon le député Letto. Carol Auto s’est toujours impliqué dans les communautés locales en contribuant à encourager de nombreuses activités culturelles, sociales et sportives d’ici. Longue vie à Carol Auto Ford !

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Publié le 22 octobre, 2018, dans la publication : Numéro 17 Volume 36

  • Carol Automobile Ford
  • Cayouette
  • Concessionnaire Ford
  • Dépositaire Ford
  • Entreprise familiale
  • Ford trois générations
  • Garage Ford
  • Labrador City
  • Succès entrepreneurial

Publié sur le site le 22 octobre 2018

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Rio Tinto IOC

Inauguration de la mine Wabush 3

par Éric Cyr

Source photo : Mike Power

La minière Rio Tinto IOC a procédé à l’ouverture d’un nouveau puit à ciel ouvert sur le site de ses opérations minières à Labrador City dans le cadre du projet minier Wabush 3. La fosse Moss, qui s’ajoute aux infrastructures existantes de la compagnie, a été officiellement inaugurée, le 25 septembre dernier, en présence de dignitaires dont le premier ministre de Terre-Neuve-et-Labrador, Dwight Ball, et le président et PDG de la minière, Clayton Walker, qui ont coupé le ruban rouge pour l’occasion.

La nouvelle ressource minérale en préparation depuis un peu plus de cinq ans a été développée sur une période de 15 mois par une équipe de 70 personnes et aura nécessité des investissements de 79 M $. L’exploitation du nouveau gisement, qui sera intégré à la mine déjà existante de Carol Lake, devrait prolonger d’au moins une douzaine d’années l’extraction minière à Labrador City, étirant ainsi la durée de vie des opérations locales à plus d’un demi-siècle. Cet ajout permettra également de diminuer les coûts de production et d’accroître la production d’IOC qui passera de 18 à 23 millions de tonnes annuellement, tout en stimulant la vitalité économique de la région, ainsi que celle de Sept-Îles sur la Côte-Nord, puisque le minerai de fer y est expédié par chemin de fer avant d’être exporté à l’aide de minéraliers, ce qui nécessitera plus de conducteurs de locomotives et de transbordements.

Optimisme et environnement

Selon le président de la section locale des Métallos/Steelworkers 5795 de Labrador City, Ron Thomas, la concrétisation de ce projet minier est une bonne chose pour la communauté et les travailleurs tout en contribuant à augmenter l’adhésion au syndicat. Ce dernier émet cependant une réserve en ce qui a trait à la proximité de cette nouvelle mine avec la ville, ce qui pourrait occasionner des problèmes de poussière, et la minière devra assumer ses responsabilités concernant cet aspect environnemental particulier et remédier à la situation si elle se présente. Selon le président d’IOC, Clayton Walker, c’était le moment opportun d’investir compte tenu de l’appui des actionnaires, du gouvernement, des employés et des syndicats locaux combiné à la confiance grandissante dans le marché du fer.

La mine Moss a été nommée en l’honneur du géologue A.E. Moss qui, dans les années 1950, a joué un rôle déterminant dans l’exploration et la mise en valeur initiales des mines aujourd’hui exploitées par la minière IOC dans cette localité.

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Publié le 8 octobre, 2018, dans la publication : Numéro 16 Volume 36

  • Fosse Moss
  • Industrie minière
  • IOC
  • Labrador City
  • Minière IOC
  • Premier ministre Dwight Ball
  • Rio Tinto IOC
  • Wabush 3

Publié sur le site le 9 octobre 2018

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Travaux de rénovation

Habitat Fermont se refait une beauté

par Éric Cyr

Des travaux de réfection ont été complétés au venelle 4, le 26 septembre dernier, au grand bonheur des six locataires de cette habitation à loyer modique(H.L.M.) gérée par Habitat Fermont. La gestionnaire de l’organisme, Brigitte Mercier est satisfaite du résultat. « L’entrepreneur en construction a fait un travail très professionnel. »

Pénurie de logements

Il y a quelques années, la communauté fermontoise est aux prises avec une pénurie de logement qui perdure depuis plusieurs années pour les citoyens qui ne travaillent pas pour une entreprise qui fournit des logements et pour les familles monoparentales. Le problème s’est amplifié avec le temps, atteignant les nouveaux retraités qui perdent leur logement en prenant leur retraite. La gestionnaire de l’époque, Jacynthe Deschênes expliquait alors que plusieurs retraités qui auraient aimé demeurer à Fermont étaient forcés de remettre leur appartement ou leur maison et ne trouvaient pas à se loger. Habitat Fermont a donc réagi afin de contribuer à contrer cette problématique en enclenchant la troisième phase de son projet locatif qui a débuté en 2013 grâce au programme AccèsLogis Québec et à la Société d’habitation du Québec (SHQ) et qui s’est traduit par un investissement de près de 3,5 millions de dollars de la part du gouvernement du Québec et de ses partenaires. La SHQ a accordé une subvention de 1,9 M $ et un prêt hypothécaire de 883 M $ et la Ville de Fermont a consenti à un congé de taxes de 25 ans par un programme spécial lui permettant de le faire avec AccèsLogis. Ces 12 unités d’habitation supplémentaires augmentaient à 24 le nombre de logements pour l’ensemble du projet Habitat Fermont. Le milieu a aussi contribué pour 720 500 $ dont :

-défunte CRÉ Côte-Nord : 45 000 $
-défunt CLD de Caniapiscau : 85 000 $
-MRC de Caniapiscau : 175 000 $
-Ville de Fermont : 100 000 $
-défunte minière Cliffs : 100 000 $
-défunte minière Consolidated Thompson : 25 000 $
-minière ArcelorMittal : 15 000 $
-minière Alderon : 2 500 $
-Coop Fermont : 50 000 $
-Grouptech, Lesage Transport, Électrosélect : 1 000 $ chacun

En 2018

Aujourd’hui Habitat Fermont gère plusieurs logements localement. « En plus des six logements de la venelle 4, on dispose de six roulottes en plus de deux blocs appartement situés un en face de l’autre sur la rue Le Carrefour et Des Bâtisseurs », confie Mme Mercier qui explique que les logements ne sont pas tous de type H.L.M., mais que certains sont à prix abordable et d’autres ont un prix plafond. Un logement est réservé pour la Coop Fermont à la suite d’un accord et une partie des logements est destinée à la population particulièrement pour les retraités.

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Publié le 8 octobre, 2018, dans la publication : Numéro 16 Volume 36

  • Accès logis Québec
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  • H.L.M
  • Habitat Fermont
  • Habitation à loyer modique
  • Logement abordable
  • Logements
  • SHQ
  • Société d'habitation du Québec

Publié sur le site le 9 octobre 2018

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Côte-Nord

Le château fort péquiste tient bon

par Éric Cyr

Source photo : PQ

Alea jacta est. Le sort en est jeté. La volonté populaire s’est fait entendre durant l’élection québécoise du 1er octobre dernier et la forteresse péquiste de la Côte-Nord peuplée de « quelques irréductibles Gaulois » a résisté à une vague caquiste bleu pâle qui a déferlé sur l’ensemble du Québec. Les circonscriptions de Duplessis et de René-Lévesque demeureront donc sous le giron du Parti québécois (PQ) au sein de ce retranchement nord-côtier qui « résiste encore et toujours à l’envahisseur » et dans le cas de Duplessis qui demeure le bastion historique du PQ depuis la formation du premier gouvernement de René Lévesque en 1976.

Au Québec

La démocratie s’est exprimée en sol québécois alors qu’un total de 67 % des électeurs ont exercé leur devoir de citoyen en se prévalant de leur droit de vote. La Coalition avenir Québec (CAQ) de François Legault qui formera un gouvernement majoritaire a récolté la plus forte proportion de la faveur populaire avec 37 % des voix, ce qui lui a permis de rafler la majorité des circonscriptions sur l’ensemble du territoire québécois en cumulant un total de 74 comtés. Le Parti libéral du Québec/Quebec Liberal Party (PLQ) au pouvoir depuis 15 ans, avec une brève incursion péquiste de 18 mois, a subi une cuisante défaite en ne réussissant pas à s’adjoindre la bénédiction des locuteurs du français et en ne recueillant que 25 % des votes, équivalant à 32 circonscriptions, principalement concentrées sur l’île de Montréal. Le PLQ n’a pas performé en périphérie de la métropole québécoise et encore moins dans les régions. Le premier ministre sortant Philippe Couillard a confié après ces résultats décevants être en réflexion concernant son avenir politique et pourrait prendre la décision de disparaître du paysage médiatique.

Le 9e chef du Parti québécois (PQ), Jean-François Lisée, a été défait par l’ancien journaliste Vincent Marissal de Québec solidaire (QS) dans Rosemont. L’ancien conseiller au cabinet de Jacques Parizeau et de Lucien Bouchard a pour sa part annoncé qu’il quitte ses fonctions de chef de parti en constatant que le PQ n’obtient qu’un maigre 17 % des voix, son pire nombre de sièges depuis 1973, et qu’il perdra son statut de groupe parlementaire à l’Assemblée nationale puisqu’il ne récolte que neuf députés, ce qui est insuffisant pour atteindre le minimum requis de 12 députés et 20 % des voix. L’autre parti qui se proclame souverainiste, Québec solidaire, a surpris en s’emparant de 10 sièges, soit un de plus que le PQ, malgré qu’il ait obtenu moins de votes que son prédécesseur avec 16 % des voix.

Une éventuelle réforme du mode de scrutin est à envisager durant un mandat de la CAQ puisque le nouveau premier ministre québécois, François Legault, qui a affirmé vouloir gouverner pour l’ensemble des Québécois à la suite de sa victoire historique, s’est dit en faveur d’un tel changement durant la campagne électorale tout comme le PQ et QS.

Et les Nord-Côtiers…

Sur la Côte-Nord, le député péquiste Martin Ouellet a été réélu pour un second mandat avec 42,2 % des votes dans la circonscription de René-Lévesque, freinant la houle caquiste qui n’a pas réussi à percer ce cuirassé du PQ qui résiste depuis 15 ans. Une lutte extrêmement serrée a aussi eu lieu dans Duplessis entre la candidate de la CAQ, Line Cloutier, et la députée sortante du PQ, Lorraine Richard, qui l’a finalement emporté avec 34,29 % des voix et un écart de seulement 126 votes, protégeant ainsi ce vaisseau amiral qui n’a jamais changé d’allégeance depuis la formation du gouvernement de René Lévesque en 1976.

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Publié le 8 octobre, 2018, dans la publication : Numéro 16 Volume 36

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Publié sur le site le 9 octobre 2018

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Demi-marathon des champions

Un événement doublement dans le vent

par Éric Cyr

Source photo : Kathleen Dubé

Une centaine d’irréductibles coureurs et marcheurs de tous âges, incluant beaucoup de jeunes familles, ont bravé les intempéries en participant à la cinquième édition du traditionnel demi-marathon au profit de Cancer Fermont, le 22 septembre dernier. Les organisateurs ont mis les bouchées doubles compte tenu de l’incertitude qui planait au-dessus de la tenue de l’événement sportif qui aurait pu être annulé en raison d’une alerte météo qui prévoyait des vents pouvant atteindre jusqu’à 110 km/h dans la région.

L’équipe logistique était campée au Centre multifonctionnel Cliffs où avait lieu la distribution des dossards, le ravitaillement à l’arrivée et la remise des médailles alors que les départs des quatre catégories au programme couvrant des distances respectives de 21 km, de 10 km, de 5 km ainsi qu’un parcours particulièrement adapté pour les enfants accompagnés de leurs parents de 1,5 km se sont effectués en face de l’aréna Daniel-Demers situé à proximité.

Olé! et l’éolien

Les valeureux athlètes ont dû affronter un vent à décorner les les chapeaux de Vikings, mais leurs efforts ont été récompensés puisque leur ténacité a permis d’amasser un peu plus de 3 000 $ pour la cause. Les sommes recueillies iront directement garnir les coffres de Cancer Fermont afin de l’aider à poursuivre son œuvre de bienfaisance. Le fondateur de l’organisme caritatif qui soutient directement les Fermontois affligés de cancer ainsi que leurs familles, Denis Grenier, tient à souligner l’apport inestimable des différents commanditaires, entreprises, organismes et citoyens qui ont contribué au succès de l’activité de financement.

Champions toutes catégories

« Malgré le froid, on a eu très chaud la journée précédant l’épreuve sportive puisque l’incertitude reliée à la température menaçait d’anéantir les préparatifs. Heureusement, le comité organisateur composé de Lise Pelletier, de Suzanne Caron, d’Annie Breton et de Caroline Boudreau, qui se sont adaptées très rapidement en modifiant les parcours, réorientés sur un circuit urbain autour de la ville plutôt que sur la route 389, a permis une belle réussite encore cette année », confie le président de l’association, M. Grenier, qui n’a que d’éloges pour tous ceux qui s’investissent avec énergie afin d’assurer la pérennité du mandat de cet organisme de bienfaisance local dont le concept est unique au pays. « Je tiens à remercier sincèrement et du fond du cœur, au nom des personnes qui ont pu bénéficier des services de Cancer Fermont et de ceux qui en auront malheureusement besoin à l’avenir, les nombreux bénévoles et partenaires qui se dévouent pour assurer la continuité de sa mission », poursuit ce dernier, qui s’aligne également au fil de départ en tant que coureur depuis les débuts. « Je songe en particulier à ceux qui ont permis la tenue de cette rencontre annuelle malgré les aléas du mauvais temps qui aurait pu tout gâcher. Je ne pourrai tous les nommer, mais je mentionnerai le principal partenaire de cette année, Minerai de fer Québec, ainsi que la Ville de Fermont, la MRC de Caniapiscau et la Sûreté du Québec qui a assuré la sécurité. »

Le couple du Labrador qui a terminé en 2e et 3e place du 21 km a pris part au marathon de Boston récemment et se préparait à se rendre à celui de Chicago.

À l’an prochain.

Résultats :

21 km :

1) Pascal Boudreault 1 : 41 : 12.
2) Josephine Rowe Gaulton 1 : 55 : 51.
3) ex aequo Elliott Rowe et Denis Grenier 1 : 58 : 02.
4) Cathy Barriault 2 : 06 : 07.

10 km :

1) Roxanne Tardif 48 : 38.
2) Frédéric Fortin 52 : 34.
3) Myriam Leblanc 55 : 35.
4) David Poirier 56 : 46.

5 km :

1) Émilie Dalaire 27 : 42.
2) Sarah-Maude Bourgeois 32 : 53.
3) Zachary Lepage 34 : 02.
4) Catherine Bossé 34 : 45.

1,5 km enfants :

1) Laure-Lou Ouellet
2) Mathis Thibault
3) Léa Rose Duguay
4) William Thibault

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Publié le 8 octobre, 2018, dans la publication : Numéro 16 Volume 36

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Club social des Moose

De Gagnon jusqu’à Fermont

par Éric Cyr

Légende : Les installations du Club social des Moose à Fermont abritent aussi une station-service.

Les Moose ont résisté contre vents et marées aux aléas du sort et sont toujours très actifs à Fermont alors que d’autres organismes implantés localement depuis 1976 comme le Club Lions et les Chevaliers de Colomb ont malheureusement dû s’incliner après avoir contribué à enrichir la vie sociale et communautaire fermontoise durant de nombreuses années.

Premiers soubresauts

La ténacité des Moose et de leurs légionnaires s’affiche depuis la fondation du premier établissement à Gagnon, la loge 419 du lac Barbel, le 17 décembre 1961. Les bâtisseurs ont d’abord commencé leurs activités dans une maison mobile donnée par un entrepreneur avant d’agrandir les installations en y ajoutant une autre structure de même type qui servait de logement à celui qui occupait les fonctions de gardien et de barman. Quelques années plus tard, un autre élargissement fut nécessaire afin d’y inclure une cuisine pour les repas des légionnaires et des membres ainsi qu’un espace d’entreposage. Une troisième extension fut plus tard érigée à la suite de l’augmentation du nombre de membres actifs, on en dénombrait 352 en décembre 1963. D’autres travaux incluant l’agrandissement de la piste de danse, l’aménagement d’une estrade pour les musiciens, l’isolation de plafonds et l’agrandissement de la cour extérieure pour des courses de motoneige, furent réalisés au cours des années. Les Moose poursuivirent leurs activités à Gagnon jusqu’à la fermeture de la mine de Fire Lake en décembre 1984.

Transition vers Fermont

Malgré l’adversité, les vaillants membres et légionnaires des Moose ne se sont pas résignés à baisser les bras et ont convenu de transmettre le flambeau dans le cadre d’une relocalisation à Fermont en janvier 1985, incluant le déménagement de certains objets du patrimoine et la location de l’actuel édifice où ils ont pu poursuivre leurs activités depuis. Le président du district 4 de l’époque, Charles Roy, fut l’instigateur d’un changement de nom et le bâtiment abritant le chapitre 2198 et le Club social des Moose fut rebaptisé loge 419 de Fermont. Considérant le coût élevé de location et après de longues négociations avec le gouvernement du Québec et la compagnie Shell, il a été convenu d’acheter la bâtisse incluant la station-service adjacente, en 1987, au coût de 360 000 $. L’année suivante, un agrandissement de la cuisine et du bar furent entrepris. Les travaux furent terminés en 1990 avant d’entamer d’autre rénovations pour l’aménagement de cette même section en 1993. D’autres réfections des installations alimentaires furent amorcées en 2000 afin de se conformer aux nouvelles normes.

La loge fermontoise est la plus importante au Québec et compte actuellement plus de 800 membres qui organisent annuellement de nombreuses activités et épaulent plusieurs organismes communautaires locaux notamment grâce aux traditionnels déjeuners du dimanche matin.

Convention annuelle

Les efforts soutenus des membres ont porté fruits puisque la convention annuelle des Moose du Québec, coïncidant avec le 40e anniversaire de la loge 419, s’est tenue à Fermont en octobre 2001. Un total de 705 membres s’impliquait alors localement et un chapitre des Femmes Moose a vu le jour le 29 novembre de la même année contribuant à la vitalité de l’association.

Anecdote

Quelques jours après avoir été reçu membre de la loge de Gagnon en décembre 1966, M. Yvon Jacques est décédé. Le gouverneur de l’époque, Jean-Guy Lavoie, et le secrétaire et membre fondateur, William Belsky, prennent la décision de conduire ses huit enfants (cinq filles et trois garçons) à la communauté de Mooseheart abritant un foyer pour enfants gérée par l’Ordre loyal des Moose situé dans le comté de Kane près d’Aurora en Illinois aux États-Unis. Ils y furent admis le 15 février 1967. Une de ses filles est devenue médecin. Un autre enfant de Gagnon, Denis Dumas, y fut aussi admis le 21 novembre 1972.

Historique

L’Ordre loyal des Moose est une organisme fraternel international de services fondé par le docteur John Henry Wilson à Louisville au Kentucky (États-Unis) en 1888 et qui compte aujourd’hui plus d’un million de membres répartis dans environ 2400 loges qui desservent plus de 1500 communautés dans 50 États américains, quatre provinces canadiennes (Québec, Ontario, Alberta et Colombie-Britannique) ainsi qu’au Royaume-Uni et aux Bermudes. Les Femmes Moose rattachées à l’organisation sont pour leur part disséminées à travers 1600 chapitres aux mêmes endroits.

Des membres influents

Les Moose affichent une liste impressionnante de personnalités publiques qui ont rejoint leurs rangs incluant les 26e, 29e, 32e et 33e présidents des États-Unis, Theodore Roosevelt, Warren G. Harding, Franklin Delano Roosevelt et Harry S. Truman ainsi que des sénateurs, des gouverneurs, un juge en chef et un maire de Chicago. Aussi des astronautes : le deuxième Américain à aller dans l’espace dans un vol suborbital, Virgil Ivan « Gus » Grissom et le dernier homme à avoir marché sur la lune en décembre 1972, Eugene Cernan. De nombreuses légendes du sport professionnel (baseball, basketball, boxe, course automobile, football, golf), des musiciens, des icônes d’Hollywood incluant des réalisateurs et des acteurs. Charles « Charlie » Chaplin, Bud Abbott et Lou Costello faisaient partie des Moose tout comme l’industriel, ingénieur, inventeur et fondateur du constructeur automobile Ford, Henry Ford.

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Publié le 24 septembre, 2018, dans la publication : Numéro 15 Volume 36

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  • Fermont
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Publié sur le site le 24 septembre 2018

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Cyclotourisme

Documentaire à vélo

par Éric Cyr

Légende : Les cyclistes enthousiastes prêts pour le grand départ.

Un groupe de quatre cyclistes de classe mondiale est parti de l’aéroport de Wabush au Labrador, le 26 août dernier, avec pour objectif de découvrir la région à vélo en autonomie complète tout en participant à un documentaire sur leur expérience sur l’autoroute Translabrador (la 500) en direction de l’île de Terre-Neuve. Ils étaient accompagnés d’une équipe de tournage américaine.

Les athlètes qui ont sillonné la planète et participé à de nombreuses compétitions sur plusieurs circuits professionnels en étaient à leur première visite dans la région. De gauche à droite sur la photo, on aperçoit la seule femme de l’expédition, Sami Sauri, originaire de Barcelone en Catalogne (Espagne) qui habite aujourd’hui à Berlin en Allemagne. À ses côtés, l’organisateur Angus Morton, un Australien d’origine qui vit maintenant à Denver au Colorado, Dan Craven, de Namibie en Afrique et l’Américain, Jacob Rathe, de Portland en Oregon avec quelques supporteurs locaux qui les ont accompagnés en début de parcours.

La grande aventure

Le Namibien a confié en installant la roue avant de son vélo fraîchement débarqué de l’avion qu’il revenait tout juste de sa lune de miel en Islande et d’une épreuve sportive en Écosse. Il s’est dit très excité de découvrir une autre incroyable région du monde. Dan Craven a rencontré l’instigateur de l’événement lors du Grand prix du Saguenay au Québec et a décidé d’y prendre part. L’ancien coureur professionnel australien, Angus Morton (dont le nom figure sur Wikipédia), qui a terminé sa carrière avec la plus ancienne formation américaine du peloton, l’équipe Jelly Belly-Maxxis, ne fait plus de compétitions. Il s’est réorienté dans la réalisation de films dans ce domaine avec ses partenaires le producteur Matt Browne et le cinématographe, Nate Sorensen, de Salt Lake City en Utah (États-Unis) qui explique que le monde du cyclisme professionnel est un petit milieu et que des liens se tissent facilement.

Le groupe qui s’est élancé sous la pluie devra parfois faire du camping le long de la route et espérait ne pas trop être importuné par les moustiques tout en ayant la chance de pouvoir observer des aurores boréales.

Craven et Sorenson vont terminer leur parcours à Port-Aux-Basques à Terre-Neuve mais Morton et Sauri (qui a éprouvé quelques problèmes à un genou sur la fameuse Route 66 aux États-Unis il y a quelques mois) vont poursuivre leur élan vers la Nouvelle-Écosse, le Nouveau-Brunswick et le Québec avec pour objectif un retour au Labrador Ouest à la fin septembre.

Pour concrétiser leur projet, les quatre cyclistes ont fait équipe avec l’organisme de promotion touristique Destination Labrador et le département du tourisme de Terre-Neuve-et-Labrador.

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Publié le 24 septembre, 2018, dans la publication : Numéro 15 Volume 36

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Publié sur le site le 24 septembre 2018

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Monts Groulx-Uapishka

La Grande corvée ne s’essouffle pas

par Éric Cyr

Source : François Trahan Légende : D'abord prévu pour la présente corvée, le parachèvement de la cabane à création se fera dans les mois à venir indépendamment de la corvée.

L’Association des Amis des monts Groulx a encore une fois cette année convié les adeptes de plein air à la 19e édition de son incontournable rassemblement annuel, la Grande corvée des monts Groulx, du 31 août au 2 septembre dernier, où les participants, qui doivent être complètement autonomes et équipés pour le camping sauvage, se divisent des tâches à accomplir afin d’entretenir des sentiers qui facilitent l’accès à la toundra alpine du secteur.

Selon l’un des organisateurs de l’événement, Guy Boudreau, une trentaine de participants se sont mobilisés sans compter une douzaine d’étudiants du Cégep de Baie-Comeau qui sont venus passer la fin de semaine sur les lieux et qui ont généreusement offert une demi-journée de travail bénévole pour la cause en procédant au débroussaillage du début du sentier Jauffret. Selon la tradition, une randonnée a été organisée pour les nouveaux.

Aventure en nature

M. Boudreau a accompagné six promeneurs à la découverte du mont Harfang, le tout agrémenté d’une interprétation de la flore et d’une cueillette de petits fruits.

« Cette année, nous avons mis l’accent sur le sentier Provencher qui nécessitait beaucoup de travaux. Deux bénévoles, Loïc Michaud et Gabriel Couët, se sont même rendus sur les plateaux dans la petite vallée Provencher, située à sept kilomètres de marche du départ. Pierre Gauthier a pour sa part encadré une équipe pour débarrasser ce même sentier des arbres qui encombraient le passage. »

Un autre groupe, supervisé par le vétéran, Michel Denis, a poursuivi la construction du super pont Pékan sur le sentier Harfang nord qui a commencé il y a cinq ans. Jonathan Dupont s’est quant à lui concentré sur le sentier Jauffret en s’occupant avec quelques bénévoles d’entamer le contournement d’une petite vallée pour faciliter l’accès au sommet.

L’artiste Michelle Lefort, une habituée ayant le cœur à la création, a procédé avec l’aide de quelques participants à la réfection d’une pyramide composée de bois et de pierre, érigée au début du sentier Provencher. Pendant ce temps, le gardien du camp de base, Michel Michaud, a entretenu le feu de camp, fait cuire ses fameuses beans dans la braise et cuisiné la confiture de petits fruits cueillis par les randonneurs.Rendez-vous l’an prochain!

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Publié le 24 septembre, 2018, dans la publication : Numéro 15 Volume 36

  • Amis des monts Groulx
  • Artiste Michelle Lefort
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  • Grande corvée
  • Monts Groulx-Uapishka
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Publié sur le site le 24 septembre 2018

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Élections Québec 2018

Le caractère singulier de la Côte-Nord

par Éric Cyr

Source : Marie-Josée Hudon / Musée des Grands Québécois Légende : Personnage emblématique, René Lévesque a laissé sa marque dans l’histoire du Québec.

À l’approche de l’élection québécoise du 1er octobre prochain, voici un petit historique des deux seules circonscriptions de la Côte-Nord.

La circonscription électorale de Duplessis, dont Fermont et Schefferville font partie, a été créée en 1960 et nommée en l’honneur de l’ancien premier ministre de l’Union nationale, Maurice Le Noblet Duplessis, mort en fonction le 7 septembre 1959 à Schefferville. Phénomène exceptionnel qui n’a nul pareil ailleurs au Québec, ce château fort péquiste depuis près de 42 ans n’a jamais changé d’allégeance depuis la formation du premier gouvernement du Parti québécois (PQ) dirigé par René Lévesque à la suite de l’élection du 15 novembre 1976 où il a prononcé la fameuse phrase devenue célèbre à la suite de sa victoire : « Je n’ai jamais pensé que je pourrais être aussi fier d’être Québécois. »

Électorat convaincu

Des députés péquistes se sont en effet succédés dans Duplessis depuis plus de quatre décennies sans jamais se faire détrôner. Cette séquence unique a commencé avec feu Denis Perron qui a obtenu cinq mandats de 1976 à 1997. Il a été relayé par Normand Duguay qui a siégé de 1997 à 2003 et par Lorraine Richard qui a repris le flambeau depuis 2003.

Tradition péquiste

La Côte-Nord compte aussi une autre circonscription qui porte le nom d’un premier ministre qui a marqué l’histoire québécoise moderne. Le comté de René-Lévesque (autrefois Saguenay) a été créé en 1948 et renommé en 2001 en l’honneur du fondateur du Parti québécois, René Lévesque, surnommé affectueusement « Ti-poil ». Cette circonscription est celle qui a le plus appuyé la souveraineté du Québec lors du référendum de 1995. Adjacente à Duplessis, c’est également actuellement un bastion péquiste depuis plus d’une quinzaine d’années. Le député du PQ Lucien Lessard y a régné de 1970 à 1983 avant l’incursion libérale de Ghislain Maltais, de 1983 à 1994, qui fut freinée par le péquiste Gabriel Yvan-Gagnon en 1994 et ce, jusqu’en 2001. En 2002, c’est un député de la défunte Action démocratique du Québec (ADQ), François Corriveau, qui y fit un très bref passage d’une année de 2002 à 2003 avant que le député Marjolin Dufour du Parti québécois n’y fasse sa place en 2003. Il restera en poste jusqu’en 2015 avant de transmettre les rênes à un autre péquiste, Martin Ouellet, élu lors de l’élection partielle du 9 novembre 2015.

Ce château fort est péquiste depuis maintenant 42 ans.

La forteresse péquiste de la Côte-Nord semble très bien ancrée et résiste contre vents et marées, mais ce rempart saura-t-il résister aux remous de la prochaine élection ? La circonscription de Duplessis poursuivra-t-elle sa lune de miel avec le Parti québécois ? L’avenir et les électeurs le diront.

 

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Publié le 24 septembre, 2018, dans la publication : Numéro 15 Volume 36

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Publié sur le site le 24 septembre 2018

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L’économie locale

C’est mieux ailleurs…

par Éric Cyr

Certaines minières de la région établies en sol québécois semblent souvent favoriser les entreprises de l’extérieur de la région au détriment des commerces locaux qui, à quelques exceptions près, tirent le diable par la queue et qui subissent les contrecoups de telles décisions.

Plusieurs commerces fermontois ont de la difficulté à maintenir leurs activités à long terme. La pénurie de main-d’œuvre peut être un facteur dans cette équation, mais pas seulement cela. À titre d’exemple L’Authentique Bistro, l’un des deux seuls restaurants ouverts à l’année, adjacent à l’Hôtel Fermont, a mis la clé dans la porte récemment.

Laver son linge sale

Minerai de fer Québec (MFQ), filiale de Champion, ne semble pas non plus très enclin à prioriser les commerces locaux puisque cette société vient d’abandonner le service de nettoyeur de Fermont avec qui elle faisait affaire depuis plusieurs mois, pour se tourner vers Baie-Comeau tout comme l’autre minière qui a déjà fait de même.

Nettoyeur en péril

Le directeur général de la Coop Metro qui administre en parallèle la blanchisserie fermontoise, Karim Khimjee, confie que ces décisions déplorables viennent menacer l’existence même du nettoyeur, le seul dans la région, qui attire également une clientèle du Labrador. « On vient d’investir 10 000 $ pour la mise à jour de nos équipements et un contrat important qui avait été prévu pour l’achat de nouvelles machines à laver a dû être annulé à la dernière minute à la suite du désintérêt de MFQ, qui a indiqué de façon subite que dorénavant l’entreprise ne souhaitait plus faire affaire avec nous en transmettant un simple avis de 24 heures sans aucune raison valable. »

Visiblement très déçu de ce volte-face des minières, ce dernier poursuit : « L’appui aux entreprises locales est grandement apprécié et contribue à assurer la vitalité du milieu. »

M. Khimjee précise qu’une employée très motivée qui apprécie son travail devra se contenter à l’avenir d’un horaire considérablement réduit et d’un poste à mi-temps. Les heures d’ouverture seront diminuées à un maigre 15 heures/semaine au lieu du 40 heures préalable. « Si la tendance se maintient et sans une meilleure disposition des minières, le service pourrait malheureusement être voué à disparaître après de nombreuses années d’opération. »

Le maire de Fermont, Martin St-Laurent, est au courant du dossier et tente de sensibiliser les principaux intervenants à l’importance de favoriser les entreprises d’ici.

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Publié le 10 septembre, 2018, dans la publication : Numéro 14 Volume 36

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Publié sur le site le 10 septembre 2018

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Expédition terrestre

En autostop jusqu’à Fermont!

par Éric Cyr

Deux Français originaires de Normandie ont fait une escale à Fermont, le 21 août dernier, durant leur périple improvisé sur le pouce vers le Labrador et Blanc-Sablon, en direction de Gaspé à la fin du trajet. Les aventuriers de l’Hexagone ont été subjugués par les ravissants paysages et les grandes étendues de la région.

Les deux comparses sont arrivés en avion à Montréal et se sont rendus aux Fêtes de la Nouvelle-France à Québec et dans Charlevoix, puis en Beauce. Ils ont par la suite marché le long de la rivière Chaudière dans Chaudière-Appalaches avant de poursuivre leur chemin vers les Laurentides et le Saguenay-Lac-Saint-Jean où ils ont sillonné le lac Kénogami. Ils ont ensuite atteint Tadoussac, puis Baie-Comeau avant de rejoindre Fermont.

À la découverte des grands espaces, Benjamin Albrycht (à gauche) de la commune de Videcosville près d’Omaha Beach (débarquement de Normandie lors de la Seconde Guerre mondiale) dans le département de La Manche est forgeron coutelier d’art nordique à la forge d’Asgeir, une bijouterie historique spécialisée en coutellerie d’art et bijouterie scandinave. Quentin Dewailly (à droite) de Bayeux sur la rivière de l’Aure, réputée pour son centre historique médiéval formé de maisons à colombages, est importateur et vendeur de produits spécialisés. Les deux compères qui se passionnent pour les Vikings et les espaces nordiques espéraient pouvoir faire une incursion sur un site archéologique normand si le temps le leur permettait.

Selon M. Albrycht : « Cette première découverte du Québec constitue pour moi l’occasion de faire des rencontres intéressantes et m’a même permis de développer des liens d’affaires, ce qui n’était pas prévu. »

M. Dewailly, qui en est pour sa part à sa seconde visite en sol québécois, a des tendances globetrotter et a déjà eu la chance de se rendre au lac Baïkal, surnommé « la perle de Sibérie », qui constitue la plus grande réserve d’eau douce à la surface de la Terre. Situé dans le sud de la Sibérie en Russie orientale, c’est ce lac qui a inspiré le récit autobiographique de Sylvain Tesson et le film de Safy Nebbou, Dans les forêts de Sibérie, sorti en 2016, qui est occasionnellement à l’affiche sur la chaîne de télévision Super Écran. « J’ai couché dans les deux cabanes que l’on voit dans le film, celle de l’aventurier français et celle du tueur russe exilé. »

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Publié le 10 septembre, 2018, dans la publication : Numéro 14 Volume 36

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Publié sur le site le 10 septembre 2018

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