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    Nouvelles balançoires à Fermont

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    Éducation à Fermont

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Volume 36

Nouvelles balançoires  à Fermont

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Nouvelles balançoires à Fermont

Nouvelle orientation à la direction

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Parcs municipaux

Nouvelles balançoires à Fermont

par Éric Cyr

De nouvelles balançoires ont été installées dans les parcs municipaux fermontois cet été, au grand bonheur des enfants et des familles, grâce à un projet réalisé de concert entre la MRC de Caniapiscau et la Ville de Fermont.

Les jeunes semblent grandement apprécier cette initiative. C’est la Ville de Fermont, toujours soucieuse de contribuer à assurer le plein épanouissement de la jeunesse par des infrastructures sportives et de loisirs de qualité, qui a installé ces nouveaux éléments acquis par la MRC. Les escarpolettes sont situées dans cinq des six parcs gérés par la municipalité soit dans les parcs Le sentier, Gazon vert, Tarzan (adjacent à la piste d’athlétisme), Youpi (en face du centre de la petite enfance) et Beauséjour (en face des venelles communautaires). Une autre balançoire sera aussi greffée l’an prochain au parc Bon plaisir.

Un bel accomplissement

Le contremaître aux travaux publics à la Ville de Fermont, Germain Hovington, est très heureux de ces ajouts : « Je suis bien content de l’implication de la MRC et de la municipalité qui s’investissent dans de telles réalisations bénéfiques à la communauté, principalement à la jeunesse, et qui contribuent à stimuler le développement psychomoteur des enfants et à agrémenter leurs loisirs. » Ce dernier souligne que ces équipements mis à la disposition de la population, tout comme l’entretien des espaces verts, contribuent à améliorer la qualité de vie des citoyens et à embellir la collectivité qui peut profiter de ces lieux publics.

La valeur du civisme

M. Hovington souhaite sensibiliser les gens à l’importance de préserver ces biens communs en bon état.

« J’incite les résidents à respecter l’intégrité de ces aménagements afin de permettre à tous d’en profiter le plus longtemps possible. Le respect des installations incite les décideurs à investir dans de tels projets alors que les bris volontaires qui coûtent cher aux contribuables produisent l’effet inverse et sont au contraire dissuasifs. »

Pour signaler un acte de vandalisme, n’hésitez pas à contacter la Sûreté du Québec en composant le 418 287-3555 durant les heures de bureau ou en faisant le 911.

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Publié le 10 septembre, 2018, dans la publication : Numéro 14 Volume 36

  • Balançoires
  • Civisme
  • Escarpolettes
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  • MRC de Caniapiscau
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  • Ville de Fermont

Publié sur le site le 10 septembre 2018

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Éducation à Fermont

Nouvelle orientation à la direction

par Éric Cyr

La nouvelle directrice de l’école Des Découvertes et de la polyvalente Horizon-Blanc, Marie-Josée Murray, est entrée en fonction récemment et a pu s’entretenir avec le personnel enseignant dans le cadre d’un brunch d’accueil, le 23 août dernier. Celle qui a pris le gouvernail des deux écoles souhaite mener à bien son mandat et aborde ses fonctions avec optimisme et professionnalisme.

Résidente de Fermont depuis 2004, Mme Murray, qui était jusqu’à tout récemment directrice du Centre éducatif L’ENVOL à Labrador City, est habituée à faire beaucoup avec peu de ressources. Sa vision de l’enseignement repose sur la réussite de tous les apprenants en respectant l’unicité et les différences de chaque enfant tout en réussissant à bien le guider dans son évolution personnelle et d’apprentissage. « L’enseignement n’est pas une profession, c’est une vocation. Il faut accompagner l’enfant et construire une fondation autour de ce qu’il est afin de l’aider à bien cheminer. » Elle affiche une approche positive et souhaite demeurer à l’écoute des aspirations du milieu tout en établissant un trait d’union entre les écoles dans un esprit harmonieux et rassembleur.

« Chacun a un rôle important à jouer dans la réussite des élèves tant le personnel enseignant que celui de soutien. Il faut harmoniser nos efforts afin de maximiser les différents services ainsi que les activités scolaires et parascolaires dans un milieu isolé comme le nôtre pour que chacun en bénéficie. »

Enthousiasme contagieux

Mme Murray, qui a tenu à souligner le travail accompli par sa prédécesseure Janice Rousseau, se dit déjà très satisfaite de l’engagement du personnel élargi des deux établissements d’enseignement depuis son entrée en fonction et qui s’est mobilisé afin d’assurer une rentrée mémorable. Celle-ci explique que travailler de concert et en équipe stimule la participation et favorise un environnement propice au plein épanouissement de tous. « Nous avons la chance localement de pouvoir compter sur des professeurs dévoués et de qualité. Je suis emballée et très heureuse de constater la motivation et l’implication des différents intervenants et des parents avec qui j’aurai à interagir. Il faut bien considérer l’importance de la famille, un maillon important avec qui la collaboration est essentielle afin d’unir nos efforts pour la réussite de l’élève. Je souhaite également entretenir les partenariats déjà établis avec la communauté et, pourquoi pas, les augmenter. » La nouvelle directrice indique que les deux écoles seront plus actives sur les réseaux sociaux et invite les parents à aller visiter les pages Facebook : École des Découvertes et Polyvalente Horizon-Blanc.

Marie-Josée Murray est mère de trois enfants (2, 5 et 7 ans), titulaire d’une maîtrise en administration scolaire de l’Université d’Ottawa, d’un baccalauréat en enseignement préscolaire et primaire de l’Université du Québec à Rimouski, d’un diplôme dans un microprogramme en adaptation scolaire et sociale de l’Université de Sherbrooke et a suivi un programme court en psychologie du développement de l’Université TÉLUQ affiliée à l’Université du Québec.

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Publié le 10 septembre, 2018, dans la publication : Numéro 14 Volume 36

  • Centre éducatif L'ENVOL
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  • Polyvalente Horizon-Blanc

Publié sur le site le 10 septembre 2018

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Rentrée scolaire

Pour commencer l’année du bon pied

par Éric Cyr

Source photo : Yan Poirier

La rentrée scolaire s’est déroulée sous le thème du renouveau et de la continuité pour les élèves de l’école Des Découvertes et de la polyvalente Horizon-Blanc de la Commission scolaire du Fer à Fermont, le 28 août dernier. Un accueil spécial a été réservé aux jeunes et à leurs parents à l’auditorium des écoles où un spectacle a été présenté devant une salle comble par le personnel enseignant qui a mis la main à la pâte sous la supervision de l’enseignante en arts plastique, Nadia « Filiatrault » Brouillard, qui a assuré les préparatifs du spectacle.

Après l’allocution de la nouvelle directrice des deux établissements d’enseignement, Marie-Josée Murray, qui souhaitait se présenter et accueillir les jeunes et leur famille, place à une séance loufoque, hétéroclite et disparate. Plusieurs petits numéros de variété, écourtés à cause de leur forme dérisoire et improvisée, ont été présentés au public par le personnel incluant des sketchs, de la danse, de la musique, des chants, un chien savant, des meneuses de claque (cheerleaders) et des représentations de magie et d’illusion.

Le quatuor clownesque « Trouve ta voix », « Les sopranos », « Les cocoladas », les magiciens « Les fantastiques magistiques », « Sancho flamenco », « Les voltigeuses » et en primeur « Les métal profs » ont offert des performances grotesques et saugrenues pour le moins oubliables. C’était évidemment là l’objectif inavoué afin d’assurer une transition contrastée et discordante vers le clou du spectacle qui a fait fureur.

Coup de théâtre et étonnement

Une surprise inattendue a joyeusement ravi l’auditoire : l’apparition sur scène de Ludovick Bourgeois et de Fred St-Gelais qui ont charmé la foule massée à l’auditorium grâce à leurs chansons bien connues et à leur musique entraînante. Les deux artistes ont généreusement accepté de participer à l’événement divertissant avant de prendre l’avion au grand bonheur des parents et enfants rassemblés sur les lieux et qui s’en sont donnés à cœur joie en applaudissant chaudement les musiciens qui ont répondu de façon enthousiaste en leur offrant des refrains bien connus. Certains en ont même profité pour danser en avant de l’estrade. Cette manifestation spontanée et inattendue a grandement contribué à agrémenter l’ambiance en transmettant une énergie débordante et contagieuse au public. Les jeunes ont par la suite pu poser des questions au chanteur et prendre des photos en sa compagnie lors d’une séance d’autographes.

Une autre rentrée scolaire s’est tenue le lendemain, 29 août, pour les élèves fermontois de la Commission scolaire anglophone Eastern Shore.

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Publié le 10 septembre, 2018, dans la publication : Numéro 14 Volume 36

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Publié sur le site le 10 septembre 2018

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Rio Tinto

Possible scission chez IOC

par Éric Cyr

Source photo : IOC

Le géant minier australien Rio Tinto songerait à se départir de ses intérêts dans la minière IOC et à profiter du prix avantageux du fer sur le marché pour inscrire la minière, dont il détient près de 59 % de la chaîne de production, en bourse selon des sources bancaires et industrielles citées par l’agence de presse Reuters.

Rio Tinto, dont le minerai de fer constitue le secteur d’activité le plus profitable et qui l’utilise dans la fabrication de l’acier, aurait approché la banque d’investissement européenne Crédit Suisse pour entamer une éventuelle vente aux enchères de sa participation majoritaire dans l’entreprise d’après des informations divulguées par Sky News.

Quel avenir pour la minière ?

Le deuxième producteur de minerai de fer au monde, qui avait acquis 58,7 % des parts d’IOC lors d’une offre publique d’achat (OPA) hostile de l’australienne North en 2000, serait en processus de liquidation de sa participation évaluée à 6 milliards de dollars selon le site internet mining.com qui indique que le groupe Crédit Suisse ferait partie des démarches de succession. La multinationale Rio Tinto aurait déjà été approchée par d’autres joueurs d’envergure comme ArcelorMittal et Teck Resources de potentiels acheteurs et envisagerait également comme scénario alternatif la vente d’actions publiques de la compagnie IOC à la bourse de Toronto (TSX) et a mandaté la banque Royale du Canada (RBC) pour obtenir des conseils dans ce sens. Des sources bancaires estiment que le prix demandé est important mais que la vente est envisageable considérant que les prix du minerai de fer ont atteint leur niveau le plus élevé depuis février dernier.

La dernière tentative de Rio Tinto de vendre ses parts dans la minière IOC remonte à 2012 et avait finalement été abandonnée. Si une telle transaction survenait, cela constituerait une occasion pour l’australienne de mettre la main sur des liquidités. Le député provincial du Labrador Ouest, Graham Letto, a confié à Radio-Canada/CBC que plusieurs propriétaires se sont déjà succédés et la transaction envisagée ne constituerait, si elle se concrétise, qu’un autre chapitre dans la vie de la minière.

La boucle ferroviaire

Certaines sources non officielles au Labrador indiquent qu’il pourrait y avoir un intérêt pour ArcelorMittal à se porter acquéreur d’IOC qui œuvre dans le même domaine, qui dispose de ressources en fer pour plusieurs années et qui possède le chemin de fer QNS&L qui pourrait éventuellement être relié au chemin de fer Cartier dont dispose ArcelorMittal afin de former une boucle reliant le nord au sud facilitant ainsi le transport en continu du minerai de fer.

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Publié le 27 août, 2018, dans la publication : Numéro 13 Volume 36

  • Actions publiques
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Publié sur le site le 27 août 2018

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Club de golf Tamarack

50 ans de beaux moments!

par Éric Cyr

Le club de golf Tamarack de Labrador City fondé en 1968 a célébré un demi-siècle d’activité cet été. Malgré un climat nordique souvent très changeant qui peut parfois contribuer à raccourcir la saison et auquel il faut s’adapter, cette institution sportive dans la région offre un ravissant parcours de qualité comprenant 18 trous répartis sur une superficie de 6110 verges de longueur au grand plaisir des amateurs de golf.

Le cinquantième anniversaire de cet organisme sans but lucratif (OSBL), qui occupe son emplacement actuel depuis 1972 et qui dispose d’un service de restauration ouvert au public sept jours sur sept et d’une boutique de location et de vente d’équipement, a été souligné de façon spéciale durant la période estivale notamment avec le tournoi des marchands, une tradition annuelle fort prisée des golfeurs et soutenue par les entreprises locales, les 11 et 12 août derniers. D’anciens adeptes de cette discipline n’habitant plus les parages se sont même déplacés pour l’occasion.

Entourés de sapins et d’épinettes, les athlètes masculins et féminins de tous niveaux, incluant les enfants de 7 à 15 ans dans le cadre d’un programme jeunesse, peuvent pratiquer leurs habiletés dans ce sport difficile qui peut être intimidant au début, mais que tout le monde peut apprendre. La saison, qui débute habituellement fin mai, début juin et qui se termine fin septembre, début octobre, se poursuit au gré des intempéries pour une cinquième décennie.

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Publié le 27 août, 2018, dans la publication : Numéro 13 Volume 36

  • Cinquantième anniversaire
  • Club de golf Tamarack
  • Institution sportive
  • Labrador City
  • Organisme sans but lucratif-OSBL

Publié sur le site le 27 août 2018

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Commission scolaire du Fer

Des infrastructures vétustes revampées

par Éric Cyr

La nécessaire réfection d’installations en désuétude que le ministère de l’Éducation du Québec a annoncée se concrétise à Fermont. Des travaux ont commencé dans le secteur de la résidence du personnel (logements des enseignants) dans le mur-écran et devraient se poursuivre durant quelques années dans le cadre de projets prioritaires afin de tenter de rattraper le retard accumulé au fil du temps et de corriger la situation.

Selon le nouveau directeur général de la Commission scolaire du Fer, Richard Poirier, des mesures concernant le maintien d’actifs immobiliers à Fermont, incluant l’entretien et la rénovation de bâtiments, qui avaient été longtemps repoussées et qui pèsent lourd dans la balance, ont été adoptées. Les correctifs les plus pressants ont été priorisés dans le cadre d’une enveloppe budgétaire qui tient compte de l’évaluation de l’important déficit d’entretien qui est estimé à 50 M $ et qui sera échelonnée sur plusieurs années afin d’assurer la pérennité du parc immobilier qui date des années 1970.

Cure de rajeunissement

M. Poirier explique : « Fermont a grandement besoin de travaux et de mises à niveau et fait actuellement partie des priorités de l’organisation. Durant les cinq prochaines années, c’est près de 15 M $ qui sera investi sur l’ensemble du parc immobilier fermontois notamment pour les deux écoles, les appartements et quelques maisons qui appartiennent à la commission scolaire. » La première phase du projet de restauration a été amorcée à la mi-août et se poursuit.

« On procède actuellement à la rénovation de la surface extérieure du bloc 1 situé au bout du mur-écran, une section qui compte trois façades, incluant une amélioration de l’isolation et du revêtement ainsi qu’un remplacement de la fenestration (fenêtres) afin d’augmenter l’efficacité énergétique. Le système de ventilation sera aussi remis à jour. »

Rajustement primordial

Selon ce dernier, des rénovations intérieures seront effectuées ultérieurement après la seconde phase de remise en état de l’enveloppe extérieure qui est prévue à l’été 2019. Le prédécesseur de M. Poirier, l’ancien DG, Lucien Maltais, qui a transmis le dossier à son successeur nouvellement en poste, expliquait avant son départ qu’il était au courant des nombreuses lacunes et du fait qu’il y avait beaucoup de rattrapage à faire dans le cadre d’une essentielle modernisation à apporter aux infrastructures à Fermont afin de préserver les biens immobiliers. Il précisait que cette somme ne comblera pas tous les besoins mais que le montant de 18,5 M $ consenti pour l’ensemble de la commission scolaire par le Ministère permettra d’effectuer des réparations majeures localement.

Un suivi est effectué par des architectes et ingénieurs qui se déplacent périodiquement afin de vérifier si les travaux sont conformes aux devis et si les aménagements sont conçus dans le respect des normes relatives aux organismes publics.

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Publié le 27 août, 2018, dans la publication : Numéro 13 Volume 36

  • Commission scolaire du fer
  • Fermont
  • Ministère de l'Éducation du Québec
  • Mur-écran
  • Parc immobilier fermontois
  • Réparations majeures
  • Résidence du personnel enseignants
  • Richard Poirier-directeur général CSF
  • Travaux de rénovation

Publié sur le site le 27 août 2018

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Transquébeclabrador

La route 510 se met à niveau

par Éric Cyr

La portion labradorienne de la Transquébeclabrador, appelée autoroute 500, qui relie la route nationale 389 (frontière du Québec) à Happy Valley-Goose Bay au Labrador sur une distance asphaltée de 543 kilomètres, est déjà complétée et sa prolongation, la route 510, qui rejoint la route 138 encore inachevée au Québec, sera grandement améliorée sur sa presque totalité grâce à des travaux d’élargissement et d’asphaltage qui devraient être finalisés d’ici trois ans.

Fiesta libérale

Le projet d’asphaltage de la Translabrador (autoroute 500) amorcé en 2009, à la même période que les premières annonces de réfection de la route 389 toujours en branle au Québec, est terminé depuis plus de deux ans et celui de son extension, la route 510, devrait aussi l’être presque entièrement en 2021 grâce à un financement additionnel de 64,5 millions de dollars confirmé, le 25 juin dernier, à Happy Valley-Goose Bay par le ministre des Transports et des Travaux publics de Terre-Neuve-et-Labrador, le libéral Steve Crocker. Le premier ministre de cette province, Dwight Ball, était également sur place en compagnie de la députée libérale fédérale du Labrador, Yvonne Jones, et des quatre députés libéraux provinciaux du Labrador, Graham Letto, Randy Edmunds, Perry Trimper et Lisa Dempster.

Le coût estimé de l’entreprise sera réparti entre Terre-Neuve-et-Labrador (32,6 M $) et le gouvernement fédéral (31,8 M $). Les travaux sur la route 510 qui s’étaleront sur 126 km de Cartwright Junction à Happy Valley-Goose Bay seront entamés dès l’été prochain. Le premier ministre Ball précise que depuis 2016, un total de 370 km a été asphalté sur l’autoroute 500 au coût de 170 M $. Selon ce dernier, une fois l’opération parachevée sur la 510, il ne restera que de 70 à 80 km de route à être réalisés dans le secteur de l’Anse au Clair.

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Publié le 27 août, 2018, dans la publication : Numéro 13 Volume 36

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  • Happy-Valley
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  • Projet asphaltage
  • Route 500
  • Terre-Neuve-et-Labrador
  • Translabrador
  • Transquébeclabrador

Publié sur le site le 27 août 2018

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Transquébeclabrador

Supercherie libérale prise 3

par Éric Cyr

Le gouvernement libéral québécois semble vendre vessie pour lanterne au sujet des investissements anticipés de 468 millions de dollars pour la route nationale 389 puisque c’est le troisième engagement à ce sujet en moins d’une décennie. D’abord annoncé pour la première fois en 2009 par l’ancien premier ministre Jean Charest dans le cadre du Plan Nord, le discours fut relayé en 2017 par son successeur le premier ministre sortant Philippe Couillard avant la plus récente prédiction.

L’art d’étirer la sauce

Le ministère des Transports du Québec a assuré qu’un budget de 468 M $ était alloué pour la réfection de cette route interprovinciale dès 2015 afin de rétablir le tracé de 570 kilomètres sur une période de dix ans. Pourtant dans une sorte de subterfuge incongru et à la suite de la plus récente annonce d’investissements pour des travaux d’amélioration entre Baie-Comeau et Fermont, le montant demeure inchangé malgré la contribution du gouvernement fédéral qui allongera 183 M $ sortant ainsi de sa léthargie en couvrant 40 % de la facture. De plus les travaux devraient encore se poursuivre durant une autre décennie.

Dossier épineux et tergiversations

C’est la ministre fédérale du Revenu national, Diane Lebouthillier, qui a confirmé lors de son passage à Baie-Comeau, le 27 juillet dernier, la première contribution d’Ottawa pour la route 389 qu’elle a qualifié d’axe stratégique important pour le transport des personnes et des marchandises. Selon la ministre québécoise déléguée aux Transports, Véronyque Tremblay, la route 389 est une infrastructure importante pour le gouvernement du Québec et le dossier est jugé prioritaire (SIC) par l’État qui a soumis sa candidature pour le Nouveau Fonds Chantiers Canada d’où provient la contribution d’Ottawa. Le seul lien routier du nord-est québécois était pourtant déjà admissible au préalable au programme précédent appelé Fonds Chantiers Canada dont Québec n’a pas daigné tirer parti à l’époque au contraire du Labrador qui en a grassement profité pour achever le prolongement de la 389 au Labrador, la route 500 (autoroute Translabrador), pour l’amélioration et l’asphaltage de ce lien routier du Labrador Ouest jusqu’à Happy Valley-Goose Bay.

« Si la 389 constituait une priorité
du Plan Nord elle serait achevée »

La route, les sapins et les valises

Selon le député du Parti québécois de René-Lévesque sur la Côte-Nord, Martin Ouellet, qui a réagi sur son profil Facebook, cette « nouvelle » déclaration coïncide étrangement avec la campagne électorale : « Rien de nouveau, que du réchauffé déjà annoncé en 2017 et même en 2009 par Jean Charest. Ne nous prenez pas pour des valises, la part du fédéral dans ce dossier est juste normale dans le cadre de cette route interprovinciale. » La députée péquiste de Duplessis, Lorraine Richard, abonde dans le même sens : « C’est une manœuvre purement électoraliste. Il est difficile de suivre ce dossier plutôt nébuleux quand les intervenants ne savent pas où ils en sont rendus. Le montant accordé par le fédéral aurait dû servir à accélérer l’échéancier des travaux sur cette route ou à tout le moins améliorer la sécurité en effectuant des corrections temporaires dans des secteurs identifiés en attendant l’aboutissement de ceux-ci qui s’éternisent. » La députée de Manicouagan du Bloc québécois, Marilène Gill, y voit aussi un dédoublement de promesses électorales puisque la somme de 183 M $ consentie par le gouvernement Trudeau ne sera disponible qu’après l’élection fédérale de 2019. « Ça ressemble à un cadeau de la ruche libérale fédérale à son essaim provincial et qui s’apparente à deux promesses électorales dans une. C’est de la poudre aux yeux, de belles paroles mais toujours rien de concret. Si la 389 constituait réellement une priorité du Plan Nord, ça fait belle lurette que sa réfection serait complétée. »

Écran de fumée, mensonges et trahison

Ça ne prend pas un comptable ou un mathématicien pour effectuer ce simple calcul 468 M $ réservé pour la 389 par le gouvernement du Québec il y a quelques années + 183 M $ accordé par Ottawa = 651 M $. Donc dans les faits Québec ne respecte pas son engagement initial puisqu’il ne fournira que 190 M $ consentis par la Société du Plan Nord et 95 M $ provenant de Transports Québec pour un total de 285 M $. C’est donc le 183 M $ d’Ottawa qui comblera la différence pour atteindre 468 M $. Selon la ministre québécoise déléguée aux Transports, Véronyque Tremblay, cela permettra de dégager une marge de manœuvre pour d’autres projets. Oui mais où et quand?

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Publié le 27 août, 2018, dans la publication : Numéro 13 Volume 36

  • Gouvernement fédéral
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  • Promesse électorale
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  • Travaux de réfection

Publié sur le site le 27 août 2018

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Rencontre littéraire

L’écrivaine Monique Durand sort du rang

par Éric Cyr

La bibliothèque publique de Fermont a accueilli l’écrivaine et journaliste indépendante Monique Durand, le 6 juin dernier, pour présenter le livre qu’elle est actuellement en train d’écrire et qui s’intitulera « Le Nord est une route. » La globe-trotter qui a arpenté la planète a amorcé une discussion où elle a dialogué avec le public du sujet de sa démarche littéraire et a parlé entre autres de son imbrication dans les paysages et la vie du Nord et du Labrador.

Après avoir publié un recueil de nouvelles, Eaux, en 1999, suivi d’un premier roman, en 2003, La femme du peintre, l’histoire d’Evelyn qui rencontre un malotru plutôt désagréable qui deviendra son mari, tous deux encensés par la critique en France et au Canada, l’auteure n’a rien perdu de son inspiration et obtient le prix du Conseil des arts et des lettres du Québec (CALQ) – Oeuvre de l’année sur la Côte-Nord pour son roman, Le petit caillou de la mémoire, sorti en 2016, une fiction directement inspirée de son voisin gaspésien. « J’avais envie d’archiver des vies qui n’existeront plus. » Vient par la suite, Saint-Laurent mon amour, en 2017, qui réunit ses textes publiés dans le journal Le Devoir sur le majestueux fleuve et où elle s’est permis pour la première fois de parler au « je » afin d’introduire son lien intime avec ce cours d’eau. Malgré son succès, cette dernière considère que c’est toujours un privilège quand un éditeur accepte de publier une de ses œuvres.

Vécu et inspiration

« La mode actuelle est à l’autofiction où grosso modo l’auteur se raconte. Dans mon cas, il n’y a pas un seul paragraphe qui n’est pas relié à du vécu. Je suis restée hantée par une histoire de mon père qui racontait qu’un fort vent a fait se détacher un continent de glace alors qu’il était sur le fleuve. Ce souvenir m’a beaucoup inspirée. Par contre, l’écriture ne doit pas être une thérapie sinon ce n’est pas de la littérature », confie la femme énergique qui a aussi fait paraître un livre de récits, Carnets du Nord, en 2012, qui propose une traversée intime au cœur des communautés nordiques. « J’ai longtemps pensé que l’inspiration c’était des langues de feu qui nous tombent dessus, une espèce d’opération du Saint-Esprit. »

Monique Durand, qui a fait une carrière de journaliste et de réalisatrice à Radio-Canada, a obtenu le prix Jules-Fournier du Conseil supérieur de la langue française en 2014 pour l’ensemble de son œuvre dans la presse écrite québécoise.

Durant la rencontre, elle a raconté avec passion et enthousiasme aux Fermontois le périple qu’elle a amorcé de Baie-Comeau vers Baie-Comeau en passant par l’incontournable route 389 et le Labrador, qu’elle a déjà visité, en bifurquant quelque peu afin de s’adapter aux questions qui lui étaient posées. Ses livres sont offerts pour emprunt à la bibliothèque locale.

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Publié le 25 juin, 2018, dans la publication : Numéro 12 Volume 36

  • Auteure
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  • Côte-Nord
  • Écrivaine
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  • Journaliste indépendante
  • Littérature
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  • Monique Durand
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Publié sur le site le 21 juin 2018

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Politique commerciale

Tarification douanière abusive et injustifiée

par Éric Cyr

Le 45e président des États-Unis, le républicain Donald Trump, s’est mis en porte à faux avec les chefs d’État des pays les plus riches du monde lors du Sommet du G7 dans Charlevoix au Québec. Préalablement à cette rencontre, le Syndicat des Métallos/Steelworkers dénonçait déjà les tarifs douaniers injustes sur l’acier et l’aluminium récemment imposés par le gouvernement américain, qui nuiront au commerce et aux travailleurs des deux côtés de la frontière canado-américaine, tout en freinant l’économie.

Quece soit au plan économique ou sur celui de la sécurité nationale, rien ne justifie l’imposition par les États-Unis d’une protection tarifaire sur ces deux alliages métalliques provenant du Canada, fait valoir le syndicat qui représente des dizaines de milliers de travailleurs des secteurs de l’acier et de l’aluminium, tant au Canada qu’aux États-Unis. Cette montée du protectionnisme pourrait mener à un ralentissement du marché nord-américain.

Souricière économique

Les Métallos ont réagi à la suite de la sortie du secrétaire américain au Commerce, Wilbur Ross, qui a annoncé que l’administration Trump imposera des tarifs douaniers de 25 % sur les exportations d’acier canadien et de 10 % sur celles d’aluminium. « Le Canada a toujours été exempté de tels tarifs par le passé parce que rien ne justifie le recours à une telle mesure, tant au chapitre de l’économie que de la sécurité nationale. L’acier et l’aluminium canadiens n’ont rien à voir avec le problème qui préoccupe l’administration américaine, ils ne font pas partie du problème. Imposer ainsi des tarifs à l’acier et l’aluminium canadien risque de nuire aux économies et aux travailleurs des États-Unis et du Canada », fait valoir le directeur canadien des Métallos, Ken Neumann.

Solidarité continentale

Les dirigeants du Syndicat des Métallos des deux pays avaient fait des représentations pour éviter de telles barrières commerciales, menant à une exemption temporaire pour les producteurs canadiens. « Le Canada n’est pas le problème. La décision de retirer le Canada de la liste des exemptions est inacceptable, elle remet sérieusement en question la conception et l’orientation de la politique commerciale de l’administration Trump », fait valoir le président international du Syndicat des Métallos, Leo W. Gerard.

« Cette décision fait fi de la nature équitable des échanges commerciaux d’acier et d’aluminium entre le Canada et les États-Unis. Elle passe outre à la volonté du gouvernement canadien de renforcer ses lois et la coopération avec les États-Unis pour combattre les pratiques commerciales déloyales menées par d’autres pays », poursuit le syndicaliste.

Mercantilisme erroné

« Ces nouveaux tarifs douaniers destinés aux producteurs canadiens d’acier et d’aluminium sont intenables pour l’économie américaine, laquelle a besoin de notre aluminium et de notre acier. Nos industries manufacturières sont fortement interreliées et ça profite aux travailleurs des deux pays. Ces tarifs injustifiés entraîneront des répercussions économiques de chaque côté de la frontière », souligne le directeur québécois des Métallos, Alain Croteau. Selon le directeur des Métallos pour l’Ontario et l’Atlantique, Marty Warren, le Canada n’est pas un mauvais joueur et rien ne justifie d’imposer de telles sanctions sur les importations canadiennes : « Le Canada et les États-Unis doivent se concentrer sur les pays ayant des pratiques commerciales prédatrices et destructrices qui nuisent aux industries et aux emplois dans nos deux pays comme la Chine, l’Égypte, l’Inde, la Malaisie, la Corée, la Russie, la Turquie et le Vietnam. » Le directeur des Métallos pour l’Ouest canadien, Stephen Hunt, ajoute : « Même la preuve réunie par l’administration américaine montre que le Canada est un partenaire commercial fiable et équitable et ne constitue pas une menace pour la sécurité nationale aux États-Unis. »

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Publié le 25 juin, 2018, dans la publication : Numéro 12 Volume 36

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Publié sur le site le 21 juin 2018

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Alimentation

Statu quo à la Coop Métro

par Éric Cyr

La Coopérative des consommateurs de Fermont située dans le mur-écran a tenu son assemblée générale annuelle (AGA), le 6 juin dernier, au chalet de service. Le directeur général du marché d’alimentation, Karim Khimjee, dresse un bilan positif de sa première année à la direction de l’établissement et est satisfait des résultats. Il a expliqué aux membres que le pire est derrière, mais qu’il reste de nombreux défis à relever.

« Je suis optimiste par rapport à l’avenir qui s’annonce bien. Ça va beaucoup mieux et les choses s’améliorent, cependant il y a toujours des dettes à éponger, quelques centaines de milliers de dollars, et nous devons constamment nous adapter aux réalités du marché tout en demeurant concurrentiels afin d’attirer les consommateurs. Nous misons sur la diversité et la fraîcheur des produits offerts, en particulier les fruits et légumes, les fromages et les viandes, afin de bien répondre aux besoins des membres. Les nouvelles heures d’ouverture vont dans ce sens et devraient nous aider à fidéliser la clientèle », confie M. Khimjee. Le nouveau slogan « Vous nous encouragez, on vous accommode ! » définit bien l’entreprise qui comptait 1 419 membres en 2018 (une augmentation par rapport à l’année précédente où on en dénombrait 1 391) et dont les achats qui totalisent 5 450 927 $ équivalent à un peu plus de la moitié du chiffre d’affaires (51,32 %), en excluant le nettoyeur (blanchisserie) où les membres ont contribué pour 5 438 694 $ en 2017 (57,40 %).

Défis de taille

M. Khimjee s’est très bien adapté au milieu fermontois depuis son arrivée et aime beaucoup l’ambiance familiale qui y règne. Il explique que l’épicerie a des prix très compétitifs par rapport à la concurrence concentrée au Labrador et a toujours su s’adapter aux fluctuations de l’industrie minière, mais que le phénomène de navettes aériennes qui transporte des travailleurs migrateurs (fly-in/fly-out) nuit actuellement au recrutement de personnel local, puisqu’il limite le bassin de citoyens résidents.

« L’obstacle le plus important demeure la pénurie de main-d’œuvre qui vient freiner toute future expansion et qui est intimement liée à la qualité du service. » Ce dernier mise d’ailleurs sur une très grande flexibilité des horaires de travail afin d’attirer de nouveaux employés qui peuvent opter pour un emploi à temps partiel adapté à leurs disponibilités. « Ça prend du monde et il faut réussir à stabiliser le personnel tout en stimulant la fierté d’appartenance à la Coop. On a récemment redoré notre image par l’achat d’uniformes qui permettent de mieux identifier les employés, ce qui rehausse d’un cran la perception du public et facilite le contact avec les acheteurs potentiels qui peuvent ainsi interagir plus facilement avec les professionnels sur le plancher. »

Selon le gestionnaire, cette année en fut une de consolidation et des projets d’envergure, qui nécessiteront des investissements majeurs nécessaires d’au moins 200 000 $ incluant le renouvellement du système de climatisation et de réfrigération, demeurent en suspens. Des tirages au sort de quatre bourses scolaires de 500 $ ont été effectués durant l’AGA et les gagnants sont : Samuel Rioux, Mégane Carrier, Gabrielle Bélanger et Olivier Tremblay.

Vous pouvez vous procurer une carte de membre de la Coop Metro, ce qui vous donne droit à des réductions et des privilèges. Renseignez-vous sur place.

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Publié le 25 juin, 2018, dans la publication : Numéro 12 Volume 36

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Publié sur le site le 21 juin 2018

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Route nationale 389

Une distinction peu enviable

par Éric Cyr

La route 389, qui s’étire de Baie-Comeau jusqu’à la frontière du Labrador Ouest en passant par Fermont, a été reconnue à sa juste valeur en s’illustrant parmi les infrastructures routières les plus déficientes au pays pour la seconde fois. Le lien interprovincial, qui fait partie du réseau routier national depuis 2005, s’est attiré les foudres des usagers en se hissant à nouveau au top 5 des routes les plus médiocres du Québec selon un classement établi pour la quatrième année consécutive par l’association des automobilistes CAA-Québec.

Deux fois plus glorieuse

En récoltant la cinquième place à deux reprises au palmarès des dix plus mauvaises routes québécoises, la route 389, qui avait déjà raflé ce titre indésirable en 2015, demeure fidèle à elle-même. Le seul lien routier du Nord-Est québécois s’est également illustré au passage cette année comme pire route de la Côte-Nord en devançant la route 138 qui est toujours inachevée. La 389 a aussi été reconnue comme la route la plus pitoyable sous la responsabilité du ministère des Transports, de la Mobilité durable et de l’Électrification des transports (MTMDET) puisque les quatre autres routes qui seraient dans un état plus lamentable que la 389 sont situées dans des agglomérations urbaines et ne relèvent pas du gouvernement du Québec.

À la défaveur populaire

La route 389, qui ne semble pas faire le bonheur des usagers, loin de là, fait partie des priorités du Plan Nord depuis de nombreuses années et réussit malgré tout à se maintenir parmi les liens routiers à éviter en particulier le goulot d’étranglement de la circulation qui atteint son paroxysme dans le tracé Fire Lake/Mont-Wright.

Discrédit du discours

Selon Transports Québec qui sert la même rengaine depuis près d’une décennie : « Le programme d’amélioration de la route 389, entre Baie-Comeau et Fermont, consiste à réaliser plusieurs travaux afin d’améliorer les conditions de circulation sur cette route nordique. Ce projet s’inscrit dans le cadre des priorités du Plan Nord. Le gouvernement du Québec a alloué un budget total de 468 M $ au programme, qui s’échelonnera sur une période de 10 ans. Il favorisera la mise en valeur du potentiel économique considérable du Nord québécois en donnant accès à de nombreuses ressources naturelles et récréotouristiques. »

La conseillère en communications à la direction générale de la Côte-Nord au MTMDET, Sarah Gaudreault, précise que des travaux ont été réalisés au cours des trois dernières années (2015 à 2017), et que d’autres sont à venir en 2018 (mais pas le nouveau tronçon anticipé Fire Lake/Mont-Wright).

Cet argument semble pourtant manquer de consistance puisqu’un fait demeure : la 389 reste au même point dans la perception populaire qu’en 2015, soit en cinquième position des routes les plus anémiques et étiolées au Québec.

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Publié le 25 juin, 2018, dans la publication : Numéro 12 Volume 36

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Publié sur le site le 21 juin 2018

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Guylaine Tanguay fait tanguer le public

Guylaine Tanguay fait tanguer le public

par Éric Cyr

Véritable conte de fées de la musique québécoise des dernières années, l’attachante, mais non moins impétueuse Guylaine Tanguay, la fougueuse voix de la musique country qui roule sa bosse de festival en festival depuis une vingtaine d’années figure désormais régulièrement au sommet des ventes d’albums. Celle qui a longtemps évolué sous le radar a prestement émergé vers un succès inattendu qui l’a propulsée jusqu’en tête d’affiche. L’artiste a présenté son spectacle « Mon livre vert », accompagnée de ses musiciens, le 26 mai dernier à l’aréna Daniel-Demers de Fermont devant une foule enchantée.

Étoile montante

À 45 ans, la vedette populaire qui baigne dans le country depuis son tout jeune âge chante avant tout pour faire plaisir à son public qui a justement eu droit à une performance des plus bouillonnantes avec des titres bien connus comme « Quand le soleil dit bonjour aux montagnes », « Je voudrais être Madelinot » et « Partons la mer est belle » en passant par du Johnny Cash et du Janis Joplin.

C’est peut-être là la recette de son élixir de jouvence, car elle n’affiche pas une ride tout comme les pièces musicales qu’elle choisit d’interpréter d’ailleurs.

Elle n’offre que du vrai, du brut et de l’énergie pure. Originaire du Lac-Saint-Jean, c’est avec un chapeau de cowgirl et du sang de bleuets dans les veines qu’elle en a donné plein la vue et les oreilles à son auditoire avec la complicité de ses talentueux musiciens, particulièrement le violoniste, dont elle sait fort bien tirer parti. Son énergie contagieuse l’a propulsée en tournée dans différents pays avant un retour aux racines des mélodies qui ont bercé son enfance. Son douzième album « 3764 Elvis Presley Boulevard » qui rend hommage à l’œuvre musicale
du « King » est sorti le 8 juin.

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Publié le 11 juin, 2018, dans la publication : Numéro 11 Volume 36

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Publié sur le site le 11 juin 2018

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Migration

Le retour des bernaches

par Éric Cyr

Sur la photo prise par le photographe amateur Denis Allard, une bernache sur le lac Petit Wabush non loin de la promenade Tamarack à Labrador City.

La migration printanière des bernaches du Canada vers le nord, en suivant la ligne de la fonte des neiges, afin d’aller se reproduire dans les régions septentrionales a débuté. Plusieurs de ces oiseaux se sont arrêtés un moment dans la région au début mai pour prendre un répit durant leur long périple aérien au grand bonheur des adeptes d’ornithologie, mais surtout des observateurs curieux.

Ces anatidés effectuent plusieurs arrêts en cours de route pour se nourrir afin de se constituer des réserves nécessaires à la migration et à la reproduction. Les bandes migratrices sont facilement reconnaissables à leur formation en « V » irrégulière lorsqu’elles volent au printemps et à l’automne. Cette configuration leur permet de se servir des courants d’air grâce à l’effet du « tirant » dont ils profitent et qui les aide à conserver leur énergie et à franchir de longues distances. Les liens familiaux sont forts chez la bernache du Canada. Les oisillons demeurent avec leurs parents une année entière et retournent avec eux dans les aires de reproduction après leur premier hiver. Les bandes migratrices comprennent un bon nombre de familles qui voyagent ensemble. On peut aussi souvent les entendre puisqu’elles cacardent habituellement en un chœur soutenu.

Rien à voir avec l’outarde

Au pays, la plus grande des oies noires est souvent appelée à tort outarde à cause de sa ressemblance avec le mâle de l’outarde canepetière. Il s’agit pourtant de deux espèces totalement différentes puisque la bernache est un oiseau aquatique avec des pattes palmées et un bec rond comme ceux d’une oie alors que l’outarde est un oiseau terrestre avec des pattes non palmées et un bec pointu. Cette confusion remonte à l’arrivée des premiers colons en Amérique, mais perdure jusqu’à aujourd’hui.

Saviez-vous que la bernache :

-peut parcourir plus de 1 000 km en une journée.
-niche dans la même aire où ses parents ont niché et utilise souvent le même nid annuellement.
-s’accouple pour la vie, mais si l’un des partenaires meurt, l’autre se trouvera un nouveau compagnon.

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Publié le 11 juin, 2018, dans la publication : Numéro 11 Volume 36

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Publié sur le site le 11 juin 2018

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Rio Tinto IOC

La grève est terminée

par Éric Cyr

Les 1 304 travailleurs des sections locales 5795 et 6731 du Syndicat des Métallos/Steelworkers de la minière Rio Tinto IOC à Labrador City, qui étaient en grève depuis le 26 mars 2018 après avoir refusé une première entente de principe, se sont prononcés, le 28 mai dernier, dans une proportion de 79 % pour légitimer un nouveau contrat de travail de cinq ans mettant ainsi fin au conflit qui les opposait à leur employeur. Leurs quelque 300 confrères de la section 9344 à Sept-Îles sur la Côte-Nord ont emboîté le pas le lendemain en entérinant le second accord proposé par la partie patronale à 80 %.

Les employés de la compagnie minière IOC au Labrador Ouest ont donc délaissé les piquets de grève qu’ils occupaient depuis plus de deux mois afin de retourner vaquer à leurs occupations professionnelles. Un total de 117 travailleurs, composant une partie de leurs collègues nord-côtiers affectés à la voie ferrée et aux activités portuaires à Sept-Îles, qui avaient été mis à pied le 14 mai à cause de la grève qui sévissait au Labrador, ont été invités par l’entreprise à se présenter au travail le 30 mai après l’acceptation de cette nouvelle convention collective. Les syndiqués québécois qui détenaient le droit de grève depuis le 10 avril n’ont pas pu exercer ce moyen de pression, car ils étaient toujours en attente d’une décision du Conseil canadien des relations industrielles qui devait se prononcer sur les services essentiels à maintenir. Le récent dénouement leur permettra d’éviter cette option qui n’a plus sa raison d’être à la suite du règlement.

Solidarité sans faille

« Cette négociation a demandé une grande patience et une grande solidarité de tous les membres. Nous avons attendu, nous sommes restés solidaires de nos confrères au nord. Et le résultat en fin de compte est à la satisfaction de tous. La ténacité de nos membres aura porté ses fruits », explique le président de l’unité sept-îlienne 9344, Eddy Wright. Le représentant syndical des Métallos, Dany Maltais, confie pour sa part : « Le contrat est en deux parties. Il y a une entente locale et une entente commune. Les membres sont satisfaits du contrat dans son ensemble. Voilà où a mené la combativité de l’ensemble des travailleurs d’IOC. »

Le tronc commun du nouvel arrangement prévoit une majoration des cotisations de l’employeur dédiées aux retraites et des hausses salariales annuelles de 2,4 % sont aussi au menu pour la durée de cet accord.

Pour les travailleurs québécois, le maximum de dépenses de santé pouvant être assurées à vie est augmenté substantiellement alors que pour ceux du Labrador il y aura une meilleure couverture des soins médicaux qui comprend un accroissement du plafond des prestations qui est dorénavant fixé à 45 000 $ annuellement, avec une garantie de l’employeur de couvrir les frais directement s’il y a un dépassement de coûts au niveau des assurances durant la durée de la nouvelle convention, selon le président de la section labradorienne 5795, Ron Thomas. Ce dernier confie que les travailleurs temporaires ne constitueront plus un problème puisque les nouvelles embauches seront exclusivement réservées pour des postes à temps plein.

M. Thomas considère que les membres qu’il représente ont obtenu dans l’ensemble ce qu’ils souhaitaient moyennant quelques compromis raisonnables. « Ce qui est malheureux c’est qu’il aura fallu en arriver à déclencher une grève qui aura duré neuf semaines avant de parvenir à finalement s’entendre de façon juste et équitable. » Pour Rio Tinto IOC, cet arrangement offre des conditions de rémunération concurrentielles tout en assurant la flexibilité nécessaire pour assurer la pérennité et la compétitivité de l’entreprise minière.

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Publié le 11 juin, 2018, dans la publication : Numéro 11 Volume 36

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