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  • Tensions et sourde oreille…

    Réservoir Manicouagan

    Tensions et sourde oreille…

  • L’amélioration des sentiers se poursuit

    Monts Severson

    Une 7 septembre, 2021

    L’amélioration des sentiers se poursuit

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    Fête nationale de l’Acadie

    Un tintamarre à Labrador City

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    Minerai de fer Québec

    Nouvelle convention collective

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    Transport ferroviaire

    Investissements importants pour Transport Tshiuetin

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    Cancer Fermont célébré à nouveau

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    Deux hommages s’ajoutent pour un Fermontois d’exception

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    Prix Hector-Fabre 2020

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    Cancer Fermont

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  • Un prolongement qui se prolonge…

    Route 138

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    Fin de la grève chez ArcelorMittal

    Une 21 juin, 2021

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    Entreprise d’économie solidaire

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    Mine de fer du Lac Bloom

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Entente de principe entre les Métallos et MFQ

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Réservoir Manicouagan

Tensions et sourde oreille…

par Éric Cyr

Source photo : Rudy Landry

Le Conseil des Innus de Pessamit considère que le gouvernement du Québec et la société d’État Hydro-Québec bafouent les droits de cette Première Nation en procédant au rehaussement du niveau d’eau du réservoir Manicouagan, qui alimente le barrage Daniel-Johnson et la centrale hydroélectrique de Manic-5, en négligeant de se conformer à leurs obligations de consultation et d’accommodement.

Selon le vice-chef des Innus de Pessamit, Gérald Hervieux : « Pour ajouter l’insulte à l’injure, le gouvernement a procédé dans ce dossier en informant les villégiateurs et les propriétaires de chalets situés dans le secteur visé de son intention de révoquer leurs baux de villégiature afin de procéder à l’augmentation du niveau de l’eau souhaité, sans daigner en informer les Innus, sans que leurs préoccupations, notamment environnementales, soient considérées et sans leur proposer d’accommodements. » Les Innus de Pessamit, qui ont vu leur territoire ancestral littéralement dévasté par les barrages, les réservoirs et centrales hydroélectriques sans consultation et sans leur consentement, ne semblent pas compter aux yeux de Québec. Pessamit connaissait les intentions du gouvernement de rehausser le réservoir puisqu’une ordonnance de la Cour supérieure du Québec rendue en décembre 2020, permettait à Hydro-Québec de le faire, à la condition expresse d’avoir obtenu les autorisations au terme d’un processus de consultation et d’accommodement auprès des Innus et à la suite d’examens menés par le ministère de l’Environnement du Québec (MELCC) et de Pêches et Océans Canada. La Première Nation s’est donc impliquée de bonne foi dans le processus de consultation et s’est attelée à la tâche de conduire ses propres évaluations sur les plans communautaire, technique et environnemental, étude dont les résultats préliminaires ont fait l’objet d’un mémoire déposé le 6 juillet 2021. Mais Hydro-Québec n’a pas jugé bon d’attendre les résultats préliminaires de cette consultation et a décidé de procéder sans avertir le Conseil des Innus de Pessamit.

Loin des belles paroles

À l’heure actuelle, le niveau d’eau approche et menace les installations de la Réserve mondiale de la biosphère Manicouagan Uapishka, copropriété des Innus de Pessamit et de l’UNESCO. L’objectif étant de remplir le réservoir à une hauteur de 355,95 m à l’automne 2021 et à une hauteur de 359 mètres en 2022. « On comprend qu’Hydro-Québec est pressée et ne souhaite pas s’embarrasser de « procédures » avec les Innus. D’autant plus que pour la société d’État, le processus de consultation et d’accommodement mis en place par le gouvernement du Québec ne constitue généralement qu’une façade, une perte de temps instituée pour donner l’impression qu’Hydro-Québec se conforme aux exigences établies par la Cour suprême du Canada en regard des préoccupations des Premières Nations. On est loin de l’appel au dialogue lancé par la présidente d’Hydro-Québec, Sophie Brochu, dans le cadre de son programme « Énergie en commun ». On est loin des belles paroles du gouvernement en matière de relations avec les peuples autochtones », poursuit le chef, Jean-Marie Vollant.

Indifférence totale

«Encore une fois, nous sommes considérés et traités comme un peuple de second ordre et cela nous replace devant la réalité d’une nation qui subit une expropriation illégale de ses terres ancestrales sur lesquelles ses droits, pourtant reconnus par la constitution du Canada et par l’ONU, sont continuellement bafoués », affirme le chef Vollant. Se disant offusqué des méthodes cavalières et de l’approche colonialiste que privilégient le gouvernement du Québec et sa société d’État, celui-ci rappelle que le Nitassinan (terres ancestrales) de Pessamit est le territoire le plus exploité au Québec pour ses ressources hydroélectriques.

« Ce plus récent événement constitue la preuve que le gouvernement et Hydro-Québec agissent dans l’indifférence la plus totale envers nos droits. »

Pour exprimer son indignation et exiger une rencontre, le chef Vollant a transmis, le 14 juillet 2021, une lettre à Mme Brochu, ainsi qu’aux ministres québécois Benoit Charrette (Environnement) et Jonathan Julien (Énergie, Ressources naturelles), où il est spécifié, que les procédures de rehaussement doivent cesser. Celle-ci est demeurée à ce jour lettre morte.

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Publié le 7 septembre, 2021, dans la publication : Numéro_14 Volume 39

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Publié sur le site le 7 septembre 2021

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Monts Severson

L’amélioration des sentiers se poursuit

par Éric Cyr

Source photo : Michel Michaud

L’entreprise de Baie-Comeau spécialisée dans l’aménagement et la valorisation de sentiers divers en milieu périurbain ainsi qu’en régions éloignées, Les Aménagements nordiques, a récemment poursuivi l’optimisation de la sécurité et favorisé une meilleure accessibilité aux sentiers pédestres des monts Severson situés à proximité de Fermont en continuité d’une démarche amorcée en 2020.

Souhaitant bonifier l’offre de services aux citoyens, la Ville de Fermont a lancé cette année un nouvel appel d’offres pour finaliser la réfection des sentiers. Répartie sur deux ans, l’initiative aura donc totalisé un montant de 542 682 $. Selon la directrice du Service des loisirs et de la culture, Marie-Pier Allard, des subventions obtenues en 2021 ont aidé à la concrétisation du projet. Le Programme de soutien à la mise à niveau et à l’amélioration des sentiers et des sites de pratique de plein air a fourni 150 000 $, la MRC de Caniapiscau a contribué 42 800 $ par le Fonds de soutien au développement des communautés en santé et 31 961 $ par le Fonds régions et ruralité – soutien aux projets structurants. La Société du Plan Nord a pour sa part remis 37 032 $ par le biais du Fonds d’initiative nordique.

Le superviseur de chantier embauché à titre contractuel par la municipalité, Michel Michaud, qui a veillé à l’exécution des tâches, confie : « Les travaux qui ont été exécutés dans les chemins piétonniers ont pour objectif de faciliter l’accès au plus grand nombre de randonneurs souhaitant découvrir un environnement nordique typique de notre région et de le faire de façon la plus sûre possible. Les aménagements sont respectueux de l’environnement et répondent aux standards nationaux. Ils permettront aux randonneurs de circuler dans les pistes en toute sécurité, à la découverte d’un environnement nordique typique à notre région. » Ce dernier explique que cette approche fait suite à celle entamée l’année passée.

« Les sentiers Severson ont la particularité d’offrir aux randonneurs des vues panoramiques exceptionnelles sur un environnement de toundra alpine après seulement quelques minutes de marche. Les travaux les plus marquants qui ont été effectués sont liés aux infrastructures (escaliers, ponts…). Cette entreprise d’aménagement a déjà fait des travaux similaires dans les sentiers du Piton, des Cairns et du Lacreux et cette fois-ci elle s’est attaquée au contournement dans le sentier des Cairns, à une déviation dans le sentier du Piton, à l’amélioration du sentier La Roff, à la création d’un nouveau sentier de la montagne de Quartz. Elle s’est aussi attardée au sentier linéaire qui relie le stationnement du début des sentiers à Fermont. »

L’approche préconisée minimise l’impact social et environnemental et le PDG de la société, Jonathan Dupont, qui a le souci de réduire l’empreinte écologique lors des aménagements, insiste sur le fait que ceux-ci doivent respecter des critères et des normes strictes en la matière : « Les gens souhaitent se ressourcer en nature dans le cadre d’une ballade de quelques heures et pas nécessairement planifier une grande excursion et c’est dans cette optique que nous orientons nos interventions. Les tendances évoluent dans le domaine de la marche qui se démocratise de plus en plus au Québec en devenant une activité familiale nécessitant l’accès à des sentiers faciles et intermédiaires destinés à monsieur et madame Tout-le-Monde. »

Passionné de plein air, le conseiller municipal, Bernard Dupont, est heureux de ces améliorations : « Les sentiers des monts Severson sont grandement utilisés par des citoyens et par des touristes qui viennent nous visiter et nécessitaient certains travaux afin d’assurer la sécurité des randonneurs ainsi que pour permettre aux familles de profiter pleinement de la randonnée en nature. »

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Publié le 7 septembre, 2021, dans la publication : Numéro_14 Volume 39

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Publié sur le site le 7 septembre 2021

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Fête nationale de l’Acadie

Un tintamarre à Labrador City

par Éric Cyr

Légende photo : Salim Dabo tient fièrement le drapeau acadien. Source photo : Zoé Désilets

Afin de souligner la fête nationale des Acadiens, le 15 août 2021, l’Association francophone du Labrador a organisé un tintamarre, une première dans cette localité nordique. Mus par le travail, de nombreux Acadiens ont rejoint par le passé la petite communauté francophone de l’endroit et plusieurs en font toujours partie. Certains Acadiens demeurent aussi à Fermont.

Le défilé d’une trentaine de personnes, des Acadiens, francophones et francophiles, principalement des enfants et leurs parents habillés aux couleurs de l’Acadie, ont participé à l’événement au son de la musique acadienne en faisant du bruit avec des instruments qu’ils ont confectionnés eux-mêmes en remplacement des traditionnels chaudrons et  casseroles, en soufflant dans des flûtes et en agitant des crécelles et des drapeaux acadiens. Les mascottes des Jeux de l’Acadie, Acajou, et des Jeux franco-labradoriens, Rigolo, se sont jointes à la marche dont le départ s’est fait du Bruno Plaza à Labrador City.

Qui sont les Acadiens ?

Les Acadiens sont une ethnie originaire de France qui constitue l’autre peuple à majorité francophone et catholique vivant principalement en Amérique du Nord et notamment au Nouveau-Brunswick, la seule autre province canadienne après le Québec où le français constitue une langue officielle. Ils sont descendants des premiers colons français établis en Acadie à l’époque de la Nouvelle-France. Durant une tentative de nettoyage ethnique, la déportation des Acadiens, appelée aussi le Grand dérangement, de 1755, ces derniers furent déracinés de leurs terres par les Britanniques et déportés par bateaux en Nouvelle-Angleterre et à travers le monde. Après cet événement qui visait à les faire disparaître, des survivants retournèrent en Acadie ou se fixèrent dans différentes régions de la planète. On retrouve entre autres des Acadiens au Québec sur la Côte-Nord au Havre-Saint-Pierre et à Natashquan, lieu d’origine de Gilles Vigneault, aux Îles-de-la-Madeleine ainsi que dans les quatre provinces de l’Atlantique, incluant à Terre-Neuve dans la région de Cap-Saint-Georges, L’Anse-à-Canard et La Grand’Terre. Certains trouvèrent refuge à Saint-Pierre-et-Miquelon, seule colonie d’Amérique du Nord restée française à la suite du traité de Paris de 1763. En Louisiane ils sont devenus les Cajuns (Cadiens). Il y a aussi des descendants acadiens en France comme à Belle-Île-en-Mer en Bretagne et dans le Poitou. Les Acadiens sont intimement liés par leur survivance, leur héritage culturel et par leurs noms de famille.

Selon un dicton populaire : « Nous les Acadiens, on a l’eau salée qui nous coule dans les veines, un accent inimitable, la fête dans la tête et l’Acadie dans le cœur ! »

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Publié le 23 août, 2021, dans la publication : Numéro_13 Volume 39

  • Acadie
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Publié sur le site le 23 août 2021

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Minerai de fer Québec

Nouvelle convention collective

par Éric Cyr

source photo : MFQ

À l’instar de leurs confrères du Syndicat des Métallos d’ArcelorMittal qui les ont précédés de peu, les 465 employés de Minerai de fer Québec (MFQ), affiliés au même syndicat, qui travaillent à la mine de fer du Lac Bloom, ont ratifié un nouveau contrat de travail de trois ans, dont neuf mois étaient déjà écoulés, le 24 juin dernier. Les syndiqués de MFQ ont entériné, au cours de quatre assemblées, l’entente de principe dans une proportion de 79%.

À l’heure de l’expansion minière annoncée, ceux-ci ont obtenu plusieurs avantages concernant les conditions de travail. « Nous sommes très contents ! Lors des dernières négociations, en 2017, la compagnie venait tout juste d’annoncer un redémarrage, le contexte était donc moins bon. Le moment était aujourd’hui beaucoup plus propice à cette négociation, alors que le prix du fer atteint des records historiques. Cela s’est reflété sur les résultats : nous avons réussi à aller chercher plusieurs gains au niveau des conditions de travail et des aspects normatifs de la convention », fait valoir le président de la section locale 9996 des Métallos, Yves Lapierre.

Les salaires augmenteront de 10,15 % sur trois ans (3,9 %, 3,25 % et 3 %) et les contributions de l’employeur au régime de retraite à cotisations déterminées sont accrues. Le pourcentage de salaire pour les vacances a été bonifié et la procédure relative à l’obtention de vacances a été améliorée. Les syndiqués pourront ainsi prendre des vacances sur une plus longue période et d’une façon plus équitable en fonction de l’ancienneté. L’allocation pour le travail en zone nordique et les déplacements est majorée et un montant est aussi alloué pour reconnaître la contribution des salariés au développement de l’entreprise. Une majoration de l’allocation mensuelle des travailleurs saisonniers a aussi été négociée.

Comme convenu dans une lettre d’entente, un exercice conjoint d’étude des salaires sera effectué d’ici septembre 2022 afin de revoir les classes salariales. Déjà, le nombre d’heures requis pour changer d’une classe salariale à une autre a été revu à la baisse. Une nouvelle prime pour les accompagnateurs de personnes en apprentissage, distincte de celle des formateurs, a de plus été instaurée. Plusieurs aspects normatifs de la convention collective ont été améliorés. Ainsi, l’ancienneté occupera une place plus importante, notamment lors des affichages de postes. Les procédures de mouvements de main-d’œuvre ont aussi été modifiées afin d’assurer une plus grande fluidité.

« Le comité de négociation a travaillé très fort durant sept mois, alors que 62 rencontres ont été tenues. Cela a porté ses fruits : ce contrat permet de corriger le tir sur plusieurs clauses normatives. La convention est en ordre pour assurer une belle expansion, harmonieuse », fait valoir le représentant syndical du bureau régional des Métallos de la Côte-Nord, Dany Maltais.

Notons par ailleurs que les représentants syndicaux seront en mesure d’être plus accessibles pour les membres. Le vice-président sera libéré à mi-temps pour des rotations de 14 jours, alors que les deux représentants à la prévention seront libérés à temps plein, ce qui s’ajoute au président qui est libéré à plein temps pour des rotations de 14 jours.

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Publié le 23 août, 2021, dans la publication : Numéro_13 Volume 39

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Publié sur le site le 23 août 2021

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Transport ferroviaire

Investissements importants pour Transport Tshiuetin

par Éric Cyr

Source photo : Tshiuetin

Le corridor ferroviaire du nord-est du Québec et de l’ouest du Labrador qui relie Sept-Îles à Schefferville sera modernisé grâce à un investissement de 55 millions de dollars de Québec et d’Ottawa. Les gouvernements québécois et fédéral ont fait l’annonce conjointe de ce partenariat, le 8 juillet dernier. Cette voie ferrée, qui constitue un levier économique et un moyen de transport privilégié, est jugée essentielle pour les trois communautés situées dans la région scheffervilloise qui n’est pas connectée par un réseau routier.

La première compagnie de chemin de fer détenue et gérée par des membres des Premières Nations au pays, Transport ferroviaire Tshiuetin, qui transporte des passagers et approvisionne Schefferville en marchandises, pourra bénéficier d’un financement de la Banque de l’infrastructure du Canada dans le cadre de l’Initiative d’infrastructure pour les communautés autochtones, qui investira 50 millions de dollars dans la société sous forme de prêt à long terme.

Transports Canada, qui soutient Tshiuetin depuis sa création en 2005, a également renouvelé son engagement et augmentera ses subventions annuelles d’au moins 12 millions de dollars pour les dépenses d’exploitation et d’investissement par l’entremise de son Programme de contribution pour les services ferroviaires voyageurs.

Le gouvernement du Québec octroie pour sa part une aide financière de 5 millions de dollars sous forme de prêt remboursable par le biais de la Société du Plan Nord, qui a déjà fait un prêt de 1,9 million de dollars pour des travaux de réfection urgents, pour la rénovation du chemin de fer qui assure la liaison terrestre entre Sept-Îles, le Labrador, et la ville minière québécoise. Ce soutien financier permettra d’assurer la pérennité d’une entreprise et d’une infrastructure qui revêtent une importance stratégique pour faciliter l’accès au territoire nordique et pour la vitalité économique de la région de la Côte-Nord tout en améliorant leur efficacité.

Nouvelle gare et Internet

Ces montants destinés à consolider les activités du transporteur sur rails serviront notamment à la rénovation de la structure des voies ferrées, des gares et mini-gares existantes, des camps de travailleurs. Ils seront aussi utilisés pour faire l’acquisition de nouvelles locomotives plus performantes qui permettront aux convois de réduire leurs émissions de gaz à effet de serre par une consommation réduite en carburant tout en étant plus confortables, rapides et sécuritaires. Les nouveaux trains seront de plus munis de technologies de communication permettant de transmettre directement des instructions au centre d’exploitation grâce à un dispositif de contrôle bonifié et ultimement d’un réseau Internet LTE accessible aux passagers. La construction d’une gare à Mani-utenam (Sept-Îles) et d’un tronçon qui relierait cette communauté innue au chemin de fer principal de 574 kilomètres, dont 217 kilomètres (134 milles) appartiennent à Tshiuetin, est aussi envisagée.

Accès au territoire

Le gouvernement du Québec s’est engagé à assurer un accès multiusager à la fosse du Labrador dans son Plan d’action nordique 2020-2023. Le chemin de fer Tshiuetin, qui appartient aux nations innues de Takuaikan Uashat Mak Mani-utenam (Sept-Îles), Matimekush-Lac John (Schefferville) et naskapie de Kawawachikamach (Schefferville), permet d’offrir des services essentiels de transport aux communautés et à l’industrie, que ce soit pour le transport de passagers, de marchandises ou de minerai de fer. Les citoyens de Fermont et du Labrador Ouest peuvent prendre ce train à la jonction du quai Emeril, située à 200 mètres au nord de l’autoroute Trans-Labrador (route 500), après avoir parcouru 50 kilomètres (45 minutes de trajet) en voiture à partir de Labrador City, mais doivent prévoir un système de navette pour s’y rendre ou pour en revenir.

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Publié le 23 août, 2021, dans la publication : Numéro_13 Volume 39

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Publié sur le site le 23 août 2021

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Cancer Fermont célébré à nouveau

Deux hommages s’ajoutent pour un Fermontois d’exception

par Éric Cyr

Source photo : Jocelyn Blanchette

Qui ne connaît pas monsieur Denis Grenier ? Si vous habitez la région, vous avez certainement croisé cet homme passionné ou à tout le moins entendu parler de lui. Le président fondateur de l’organisme caritatif Cancer Fermont, qui entamera bientôt sa 16e année au service des personnes atteintes du cancer et leurs proches localement, fait preuve de détermination, de persévérance et de ténacité en consacrant temps et énergie à cette cause qui lui tient particulièrement à cœur.

Ce bénévole infatigable, dont la motivation première, après son travail à la mine de fer du Lac Bloom, est de venir en aide à cette clientèle, récolte deux autres prestigieux prix qui s’ajoutent à une impressionnante liste bien méritée.

Reconnaissance marquée

M. Grenier est lauréat de la 24e édition des prix Hommage bénévolat-Québec 2021, qui reconnaissent l’apport considérable de personnes et d’organismes bénévoles partout au Québec. Sa candidature qui a été soumise par ses pairs a été confirmée pour la Côte-Nord dans la catégorie bénévole 36 ans et plus par le ministre du Travail, de l’Emploi et de la Solidarité sociale, Jean Boulet, le 17 juin dernier. Cette reconnaissance lui sera remise pour son remarquable engagement social et sa contribution à l’amélioration de la qualité de vie dans son milieu. Cet honneur décerné par le gouvernement du Québec a été immédiatement suivi d’un autre. En effet, M. Grenier est gagnant du prix Cares Jefferson 2021 du district 5 du Syndicat des Métallos/Steelworkers, attribué par le bureau de Pittsburgh en Pennsylvanie, honorant des membres syndiqués ou retraités qui favorisent une culture d’entraide au Canada et aux États-Unis. M. Grenier a en effet reçu, le 14 juillet, une lettre signée du président international des Métallos, Thomas Conway, et du directeur québécois, Dominic Lemieux, confirmant qu’il recevra cette distinction dans le cadre d’une cérémonie officielle à Montréal en décembre prochain.

« Je suis à la fois ému et fier d’accepter ces prix. Je suis très heureux, mais je ne saurais passer sous silence le travail des nombreux bénévoles et l’apport inestimable des donateurs qui se sont relayés et qui contribuent à assurer la pérennité de Cancer Fermont. Merci à vous puisque vous avez un rôle primordial à jouer dans le succès de notre mission », confie M. Grenier avec modestie et humilité.

Succession de considérations

Ces deux nouveaux prix constituent les cinquième et sixième hommages de ce genre pour l’organisme caritatif et son fondateur, M. Grenier, qui semblent indissociables. M. Grenier représente les valeurs de l’organisation avec brio et peut compter sur l’aide précieuse de bénévoles dévoués qui l’appuient sans réserve. Ce dernier a en outre été honoré par le passé sur la colline du Parlement à Ottawa par la députée fédérale de Manicouagan, Marilène Gill, du Bloc québécois, pour sa grande contribution communautaire et sociale dans sa collectivité grâce à la mission de cette œuvre de bienfaisance en plus de recevoir la médaille de la députée. M. Grenier a également reçu des mains de la députée de Duplessis, Lorraine Richard, du Parti québécois, la médaille de l’Assemblée nationale à Québec, pour les mêmes raisons et a aussi obtenu une distinction similaire, le prix du Gouverneur général pour l’entraide remise par le gouverneur général du Canada, David Johnston, lors de son passage à Fermont en 2014 à l’occasion du 40e anniversaire de cette municipalité.

Félicitations à cet homme engagé et à son équipe de bénévoles pour leur engagement envers la communauté qui ne passe pas inaperçu.

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Publié le 23 août, 2021, dans la publication : Numéro_13 Volume 39

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Publié sur le site le 23 août 2021

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Prix Hector-Fabre 2020

La Réserve mondiale de la biosphère Manicouagan-Uapishka lauréate

par Éric Cyr

Source photo : Claude Mazer

La ministre des Relations internationales et de la Francophonie, ministre de l’Immigration, de la Francisation et de l’Intégration, Nadine Girault, a remis, le 19 mai dernier, le prix Hector-Fabre 2020 à la Réserve mondiale de la biosphère Manicouagan-Uapishka (RMBMU) pour souligner le succès de son entrepreneuriat collectif. Ce prix est assorti d’une bourse de 25 000 $.

Le prix Hector-Fabre 2020 est remis à la RMBMU pour l’ensemble de ses actions à l’échelle régionale et internationale. De concert avec des acteurs clés de tous les secteurs d’activité, la Réserve mondiale s’est démarquée en matière d’accompagnement d’entreprises, de diffusion du savoir et de promotion de la fierté locale et a toujours été activement impliquée au sein du réseau mondial des réserves de biosphère de l’UNESCO ainsi que d’autres réseaux internationaux associés au développement durable. L’organisation s’est également illustrée en faisant la promotion de son identité régionale, de sa nordicité, et de la conciliation des activités industrielles et du développement durable.

La RMBMU compte deux unités d’affaires qui ont pour principe l’entrepreneuriat collectif. La première, MU Conseils, est une agence de services-conseils en développement durable. Son approche des stratégies participatives contribue à tirer les organisations et les communautés vers le haut en engageant les parties prenantes dans des solutions innovantes et concertées. La seconde, la Station Uapishka, est une station de recherche et d’écotourisme cofondée et cogérée avec le Conseil des Innus de Pessamit. Elle joue un rôle structurant dans la protection, la mise en valeur et l’occupation contemporaine de l’arrière-pays de la Manicouagan à travers la recherche scientifique, le savoir autochtone et la promotion du tourisme durable.

La ministre Girault est fière de cet accomplissement. « L’action de la RMBMU est un levier dans le développement de collectivités durables, concertées et solidaires. Ses méthodes innovantes sont saluées et intégrées par plusieurs des 700 autres réserves mondiales de la biosphère de l’UNESCO situées partout dans le monde. Elle se positionne comme un leader dans son domaine et ses succès rejaillissent sur l’ensemble du Québec. Je suis particulièrement fière que la remise de ce prix mette en valeur le savoir-faire et l’entrepreneuriat collectif de nos régions du Québec. »

Le ministre de l’Énergie et des Ressources naturelles et ministre responsable de la Côte-Nord, Jonatan Julien, se réjouit que le travail et le côté innovateur de la Réserve mondiale de la biosphère Manicouagan-Uapishka soient ainsi récompensés. « Les projets de la RMBMU apportent des retombées concrètes à Baie-Comeau, et bien au-delà. Ils ont un effet positif sur le développement socioéconomique et offrent une vitrine internationale incomparable sur notre belle région de la Côte-Nord. »

Selon le directeur de la RMBMU, Jean-Philippe Messier : « Cet honneur mérite d’être partagé avec l’ensemble de nos collaborateurs, car c’est grâce aux solides partenariats développés que nous avons pu concrétiser des projets aussi structurants permettant de faire rayonner la Manicouagan à grande échelle. Au fil des années, la RMBMU s’est particulièrement positionnée par son approche entrepreneuriale dans le réseau mondial des réserves de biosphère. La bourse reçue avec le prix permettra d’accentuer les efforts d’accompagnement dans cette voie auprès de nos partenaires à l’international. »

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Publié le 21 juin, 2021, dans la publication : Numéro_12 Volume 39

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Publié sur le site le 17 juin 2021

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Cancer Fermont

Joan se paye ta tête 2021, une réussite !

par Éric Cyr

La quatrième édition du défi Joan se paye ta tête, au profit de Cancer Fermont, s’est déroulée sur le site touristique du Camion en ville à l’entrée de la municipalité, le 6 juin 2021. Plusieurs sympathisants à la cause se sont fait couper les cheveux ou raser la barbe pour amasser des dons pour l’organisme caritatif qui vient en aide aux Fermontois et Fermontoises qui combattent le cancer et à leurs proches. Un total de près de 15 500 $ a été récolté durant cette activité annuelle de collecte de fonds fort populaire.

Bien que les contraintes sanitaires liées à la Covid-19 aient causé la suppression de plusieurs événements de collecte de fonds en 2020 et en 2021, l’adversité n’a pas modéré les ardeurs des bénévoles et des donateurs qui sont demeurés fidèles à la cause. Les participants ont récolté une somme importante de 15 477,25 $ qui contribuera à assurer la pérennité des services offerts par l’association locale dont les coffres sont moins remplis qu’à l’habitude.

Succès malgré les épreuves

Le président de la fondation, Denis Grenier, est très heureux de la participation et de la générosité des citoyens, des bénévoles, des entreprises et des organismes de la région, qui sont toujours au rendez-vous afin d’appuyer la mission de l’œuvre de bienfaisance locale. Il est de plus très fier des jeunes qui se sont inscrits à l’événement annuel. « Ça fait chaud au cœur de constater que la relève adhère à la mission de Cancer Fermont et y apporte un nouveau dynamisme. Parmi les dix participants, on comptait quatre enfants âgés de dix ans et un de douze ans. Cet événement occupe une place importante dans notre campagne de financement et en particulier cette année à cause de l’annulation de nombreuses activités de levée de fonds qui ne pourront avoir lieu à cause du contexte pandémique. Je remercie particulièrement les bénévoles qui sont le moteur de nos actions, mais aussi les donateurs qui en sont le carburant et les commanditaires qui sont solidaires. »

L’organisateur principal de l’événement de bienfaisance, Kevin Morissette, souligne avec émotion l’engagement indéfectible des participants qui ont surmonté les difficultés relatives à la pandémie et à la récente grève chez ArcelorMittal, le contexte d’insécurité ayant quelque peu freiné l’élan des bailleurs de fonds. « C’est un geste d’altruisme inspirant et motivant que de relever ce défi. Je suis très heureux de constater que les gens donnent une partie d’eux-mêmes afin d’aider leur prochain et ceux qui sont dans le besoin. La présence de plusieurs jeunes adhérents apporte un souffle novateur et une synergie nouvelle tout en contribuant à assurer une continuité pour l’avenir. Je suis très fier de tous ceux qui se sont investis à la réussite de ce mandat notamment Caroline Boudreau et Manon Bouchard. Félicitations à tous ceux qui ont prêté main forte. Nous sommes reconnaissants de votre implication communautaire et sociale. »

Merci aux participants : la coiffeuse Cynthia Henri, Carole Vuylsteke Lécuyer, Gena Beaudoin, Nicole Plourde, Jimmy Bédard, Lilyane Jeanneret, Marilou Pilon, NellyAnne Hovington, Jimmy Bédard, Benoit Samuel et son fils Izack Samuel ainsi qu’un employé de Sodexo, Rémi Martel.

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Publié le 21 juin, 2021, dans la publication : Numéro_12 Volume 39

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Publié sur le site le 17 juin 2021

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Route 138

Un prolongement qui se prolonge…

par Éric Cyr

source photo : Connie F. Stone

Voilà belle lurette que les gouvernements successifs à Québec et à Ottawa promettent le désenclavement de la Côte-Nord et du Labrador par le parachèvement de la route 138 jusqu’à Blanc-Sablon en Basse-Côte-Nord. Une autre récente annonce confirme la tendance. Cette fois-ci, certains travaux devraient bel et bien commencer cet été, près de La Romaine.

Le 10 juin dernier, le ministre des Transports, François Bonnardel, le ministre de l’Énergie et des Ressources naturelles et ministre responsable de la région de la Côte-Nord, Jonatan Julien, le ministre responsable des Affaires autochtones, Ian Lafrenière, ainsi que la ministre fédérale du Revenu national, Diane Lebouthillier, au nom de la ministre de l’Infrastructure et des Collectivités, Catherine McKenna, ont annoncé de bonnes nouvelles aux Nord-Côtiers, lors d’une conférence de presse virtuelle. Ils étaient accompagnés du préfet de la MRC du Golfe-du-Saint-Laurent, Randy Jones, féru du dossier, qui assistait à l’événement depuis son lit d’hôpital, ainsi que des trois Chefs des communautés innues du territoire, le chef du Conseil de la Première nation de Nutashkuan, Réal Tettaut, le chef du Conseil des Innus d’Unamen Shipu, Bryan Mark, et le chef du Conseil des Innus de Pakua Shipu, Guy Mestenapéo. Les maires de Baie-Comeau, Yves Montigny, de Sept-Îles, Réjean Porlier, et de Port-Cartier, Alain Thibault ainsi que les préfets de Manicouagan, Marcel Furlong, et de la Minganie, Luc Noël, ont aussi assisté à la rencontre.

Les ministres ont confirmé que des étapes cruciales à la poursuite du projet de prolongement de la route 138 viennent d’être franchies. Les travaux de construction pour le tronçon situé entre Kegaska et La Romaine commenceront cet été, près de La Romaine. Quant au tronçon situé entre Tête-à-la-Baleine et La Tabatière, les travaux devraient commencer au cours de 2022. Au total, près de 80 kilomètres de route seront construits d’ici 2025 dans l’objectif de relier les localités de la Basse-Côte-Nord entre elles et éventuellement, à plus long terme, avec le reste du Québec, tout en soutenant le développement du territoire nordique.

Approbation du Conseil des ministres et ententes-cadres

La démarche a reçu l’aval du Conseil des ministres pour la réalisation des travaux de construction des tronçons retenus. De plus, le gouvernement du Québec a signé une entente-cadre avec la communauté d’Unamen Shipu, une avec celle de Nutashkuan et une avec la communauté de Pakua Shipu, afin de développer des collaborations déterminées liées à la réalisation du projet. Pour sa part, le gouvernement fédéral poursuit toujours sa consultation auprès des trois communautés innues du territoire. L’aboutissement de ces jalons importants pour le projet en assure ainsi la poursuite.

• La réalisation de ces deux tronçons représente un investissement de 695,5 millions de dollars, soit 285,6 M$ du ministère des Transports, 225,1 M$ de la Société du Plan Nord et 184,8 M$ du Nouveau Fonds Chantiers Canada – volet Infrastructures provinciales-territoriales – Projets nationaux et régionaux du gouvernement du Canada.

• Le projet consiste à aménager, sur deux tronçons, une route à deux voies, soit une dans chaque direction.

• Le tronçon situé entre Kegaska et La Romaine aura une longueur d’un peu moins de 49 kilomètres et comprendra 13 structures.

• Pour relier Tête-à-la-Baleine à La Tabatière, environ 30 kilomètres de route et cinq ponts devront être construits.

• Deux autres tronçons sont inscrits au Plan québécois des infrastructures, dans la catégorie « à l’étude », soit ceux situés entre La Romaine et Tête-à-la-Baleine ainsi qu’entre La Tabatière et Vieux-Fort.

• L’amélioration de la route 138 fait partie des 49 mesures du Plan d’action nordique 2020-2023 (PAN 20-23), sous l’orientation 1 : améliorer l’accès au territoire. Le PAN 20-23 répond aux priorités énoncées par les acteurs du Nord québécois. Il vise à fournir les outils appropriés aux communautés concernées afin qu’elles habitent pleinement leur territoire.

• Le gouvernement du Québec investira ainsi 778,6 millions de dollars, soit plus de la moitié de la somme prévue dans le PAN 20-23, pour soutenir les entreprises et les citoyens établis et actifs au nord du 49e parallèle. Les 49 actions socio-économiques du PAN 20-23 ont été précisées conjointement par 20 ministères et organismes du gouvernement du Québec.

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Publié le 21 juin, 2021, dans la publication : Numéro_12 Volume 39

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Publié sur le site le 17 juin 2021

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Fin de la grève chez ArcelorMittal

Contrat de travail de 4 ans sur la Côte-Nord

par Éric Cyr

À la suite de plusieurs assemblées ayant eu lieu, le 8 juin 2021, les 2500 membres de cinq sections locales du Syndicat des Métallos d’ArcelorMittal sur la Côte-Nord ont entériné, dans une très forte proportion, la seconde entente de principe négociée dans le cadre du renouvellement de leur convention collective, le 5 juin, entre leurs représentants et les dirigeants de l’entreprise minière. Cette décision met fin à la grève générale illimitée qui a été déclenchée par ces travailleurs, le 10 mai, ouvrant ainsi la porte à la reprise des activités.

« Je salue la détermination de nos membres et de leur comité de négociation. Leur unité et leur inébranlable solidarité, en pleine période de pandémie, ont fait la différence entre les premières offres reçues de l’employeur et ce nouveau contrat de travail qui profitera à toute la région. Je remercie l’ensemble des sections locales du Syndicat des Métallos au Québec pour leur solidarité envers les 2500 syndiqués de la Côte-Nord. Nos membres ont lutté pour obtenir le respect et ce message a été entendu par l’employeur », lance le coordonnateur régional des Métallos pour la région de la Côte-Nord, de la Gaspésie, du Bas-Saint-Laurent et des Îles-de-la-Madeleine, Nicolas Lapierre.

La richesse d’ici pour l’économie d’ici

Le nouveau contrat de travail est d’une durée de quatre ans. En considérant l’intégration au salaire de l’indemnité de vie chère, la nouvelle convention collective prévoit des augmentations salariales moyennes de plus de 3 % par année et des augmentations annuelles moyennes des prestations de retraite de 3,75 %. Les retraités actuels verront aussi leurs rentes être indexées de 1 à 3 %.

« Grâce à ce nouveau contrat de travail, nous estimons que les retombées économiques pour la région devraient atteindre 178 M$ pour les quatre prochaines années, soit une augmentation annuelle moyenne de 14 % dans l’apport à l’économie régionale. À travers cette lutte pour leurs conditions de travail, nos membres se sont aussi battus pour le tissu économique de la Côte-Nord et du Québec. Nous pouvons aujourd’hui être fiers de leur lutte », fait valoir le syndicaliste, Nicolas Lapierre.

La lutte des membres du Syndicat des Métallos pour que la richesse d’ici revienne à l’économie d’ici, thème du slogan rassembleur de la grève, aura porté ses fruits. En plus de voir l’employeur abandonner son projet d’horaire 14/14 pour les employés du chemin de fer à Port-Cartier, la prime nordique pour les travailleurs de Fermont grimpe de plus de 90 % pour se fixer à 1200 $ par mois en 2024, la prime de nuit augmente pour l’ensemble des salariés de 50 % et tous les travailleurs de Port-Cartier ou en navettage aérien (permanents non résidents) obtiennent la parité avec leurs collègues de Fermont en ce qui a trait au calcul des vacances.

Deux lettres d’entente s’annexant à ce nouveau contrat de travail témoignent de l’importance des gains obtenus par le Syndicat pour l’économie de la région et du Québec. La première lettre d’entente, intitulée « Contribution à la vitalité de la grande région de Port-Cartier », permet d’instaurer une prime annuelle de 1000 $ à 1200 $ pour tous les travailleurs habitant dans les localités de la Côte-Nord situées entre Baie-Trinité et Sept-Îles. La seconde permettra de créer un groupe de travail pour la mobilisation et la transformation d’ArcelorMittal. Celui-ci aura pour mandat de trouver des solutions aux nombreux enjeux évoqués par les travailleurs et leurs représentants durant la grève : le concentrateur aux installations de Mont-Wright, la santé et sécurité du travail, la main-d’œuvre et l’emploi local, la rénovation et l’entretien du parc immobilier à Fermont, les retombées économiques pour les fournisseurs locaux de biens et services, l’implication et l’initiative dans la communauté, le développement du sentiment d’appartenance, etc.

Selon la compagnie, la dernière ronde des négociations tenue en présence d’un conciliateur nommé par le ministre du Travail, de l’Emploi et de la Solidarité sociale a permis de régler les derniers points en suspens et de convenir d’un accord de principe. Le président et chef de la direction d’ArcelorMittal Exploitation minière Canada et président du comité de gestion d’ArcelorMittal Infrastructure Canada, Mapi Mobwano, qui a participé à ces derniers pourparlers confie. « Nous sommes heureux de tourner la page sur ce conflit. Les dernières semaines ont marqué un temps d’arrêt pour nous permettre de repartir ensemble sur des bases nouvelles. Nous avons hâte d’accueillir à nouveau nos employés et je les assure personnellement de mon engagement, ainsi que celui de tous les gestionnaires et membres de la direction, envers un environnement de travail sain et sécuritaire où le respect mutuel devra primer. » La minière considère que la nouvelle convention collective assurera une stabilité tant aux employés qu’à tous les partenaires d’affaires.

Dans le cadre de son projet de transformation entrepris en 2020, ArcelorMittal entend affirmer encore davantage au cours des prochaines années sa volonté d’être activement engagée dans la vitalité des communautés de Fermont et de Port-Cartier et des projets en ce sens sont déjà en cours depuis quelques mois avec les intervenants locaux.

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Publié le 21 juin, 2021, dans la publication : Numéro_12 Volume 39

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  • Convention collective
  • Côte-Nord
  • Entente de principe
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Publié sur le site le 17 juin 2021

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Mine Scully

Tacora Resources investit à Wabush

par Éric Cyr

source photo : Mine Scully

La minière canadienne Tacora Resources qui a acquis en 2017 et relancé à l’été 2019, la mine de fer Scully à Wabush au Labrador qu’elle exploite depuis, a annoncé, le 12 mai dernier, qu’elle a émis des billets garantis d’une valeur de 175 millions de dollars américains afin de refinancer la dette garantie de la société contractée lors du démarrage et pour financer le fonds de roulement et les besoins généraux de l’entreprise.

Tacora Resources vise l’atteinte de la capacité nominale d’extraction de ce site minier dont le fer est expédié par le chemin de fer QNS&L jusqu’au Port de Sept-Îles sur la Côte-Nord. L’objectif est d’augmenter la production annuelle pour atteindre six millions de tonnes de concentré de fer et d’évaluer les options de croissance des installations de Wabush.

« Notre stratégie de refinancement consistait à réduire nos coûts d’emprunt, garantir une liquidité adéquate et offrir une flexibilité financière à l’entreprise », a déclaré le vice-président à la direction et chef des services financiers de Tacora, Joe Broking.

« La nouvelle structure fournira à Tacora le capital indispensable pour poursuivre les investissements et la flexibilité essentielle pour envisager une croissance durable. »

« L’achèvement de cette initiative de financement place la société et nos employés dévoués dans une position enviable où nous pouvons faire preuve d’une plus grande souplesse dans le déploiement du capital nécessaire pour atteindre la capacité de production nominale à la mine Scully et assurer la progression de l’entreprise de façon responsable. Un meilleur bilan était la première étape vers l’atteinte de nos objectifs stratégiques qui comprennent également une amélioration de la productivité et des options de croissance à la mine Scully, ainsi que le développement et le redémarrage de la mine Sydvaranger en Norvège »,
conclut le président et chef de la direction, Thierry Martel.

En janvier dernier, la société a annoncé l’acquisition de la mine Sydvaranger qui peut produire annuellement quatre millions de tonnes de concentré à haute teneur en fer. La mine située au-delà du cercle polaire arctique ayant arrêté ses activités depuis 2015, Tacora présentera un projet de relance à ses actionnaires d’ici le début de 2022.

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Publié le 7 juin, 2021, dans la publication : Numéro_11 Volume 39

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  • Wabush

Publié sur le site le 7 juin 2021

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Entreprise d’économie solidaire

Inauguration officielle de La Brocante

par Éric Cyr

Après quelques mois de préparation, le nouveau local de la friperie La Brocante située dans le centre commercial du mur-écran de Fermont a ouvert ses portes à la population dans le cadre d’une cérémonie officielle présidée par l’évêque du diocèse de Baie-Comeau, Mgr Jean-Pierre Blais, qui a procédé à la coupe du ruban suivie d’un discours, du dévoilement d’une plaque et de la bénédiction de l’endroit en compagnie de l’abbé Jimmy Delalin et de bénévoles venus assister à l’événement.

Mgr Blais a fait l’éloge du travail de bénévolat qui a mené à la concrétisation de cette initiative rassembleuse pour la collectivité et a également parlé de l’importance, pour les paroisses, de ne pas se consacrer uniquement à la vie sacramentelle, mais aussi de s’ouvrir à la dimension sociale.

Partage

« Il y a des familles qui ont des objets à offrir et d’autres qui leur trouvent une utilité. C’est un service inspiré du partage, une œuvre qui aide à la fois les citoyens et la paroisse et qui répond à une nécessité tout en donnant une seconde vie à des objets réutilisables, ce qui est aussi favorable à l’environnement. Il s’agit de s’occuper de la personne considérée dans son ensemble et de ses besoins particuliers, de placer la personne dans son dénuement humain au cœur de nos préoccupations dans une formule de charité pour tous », confie l’ecclésiastique qui remercie les différents partenaires du milieu qui ont collaboré à la réussite de cette entreprise notamment la MRC de Caniapiscau, Les Placements Monfer, la loge des Moose, le Syndicat des Métallos, Panoramique52 et Andrée-Anne Cormier, ainsi que les bénévoles qui se sont investis dans la démarche entre autres le président des marguilliers du conseil de la fabrique de la paroisse La Résurrection de Fermont, Guy Kouam, Alain Bouchard, qui a réalisé de nombreux travaux, la famille Truchon, Marilou Morin-Lévesque, Nancy Hardy et Micheline Lepage, sans qui le projet n’aurait pas abouti.

Donner au suivant

Pour M. Bouchard, qui s’est impliqué dans la rénovation du local depuis le début, il s’agit de donner au suivant dans un concept d’entraide.

« J’ai vécu des problèmes de santé importants qui m’ont ébranlé durant un certain temps et, en plus des soins de santé que j’ai reçus localement et du volet spirituel que je retrouvais à l’église, j’ai obtenu une aide précieuse d’un organisme caritatif, Cancer Fermont, qui m’a beaucoup épaulé durant cette période difficile, ce qui m’a redonné espoir et m’a permis de reprendre courage alors quand j’ai repris des forces et retrouvé une certaine énergie, j’ai décidé à mon tour de redonner à la communauté en m’employant à aider mon prochain et j’ai jugé que cette cause qui rejoint mes valeurs était une belle occasion de témoigner ma gratitude et ma reconnaissance pour le milieu fermontois et les gens qui le composent. »

La responsable de La Brocante, Micheline Lepage, remercie Carmen Jenniss qui l’a précédée durant 15 ans et vous invite à venir la rencontrer. L’horaire est du mardi au jeudi de 13 h 30 à 16 h 30.

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Publié le 7 juin, 2021, dans la publication : Numéro_11 Volume 39

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  • Mgr Jean-Pierre Blais
  • Paroisse La Résurrection

Publié sur le site le 7 juin 2021

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ArcelorMittal

Des négociations au point mort

par Éric Cyr

Une rencontre virtuelle visant à expliquer les revendications et les doléances des travailleurs ainsi que les motifs ayant mené au conflit de travail, déclenché le 10 mai 2021, s’est tenue entre la haute direction d’ArcelorMittal et les comités de négociation du Syndicat des Métallos, le 14 mai dernier. Le président de la multinationale, Lakshmi Mittal, et le président et chef de la direction de la division d’exploitation minière de l’entreprise au Canada, Mapi Mobwano, ont assisté à cet entretien qui ne se voulait pas une tribune de négociation, mais qui a cependant semé l’espoir d’un dialogue constructif.

Quatre jours plus tard, le conciliateur convoquait les belligérants à un retour à la table de négociation. Les premiers pourparlers officiels depuis le début de la grève se sont donc déroulés, le 20 mai, à Sept-Îles. La conjoncture n’a malheureusement pas donné de résultats concluants et les négociations ont rapidement achoppé. Force est de constater que la partie patronale et la partie syndicale sont encore loin d’un compromis. L’impasse demeure puisque cet exercice n’a pas permis d’en arriver à un dénouement.

« La séance a permis de constater de façon évidente qu’il n’y a pas de terrain d’entente possible à l’heure actuelle. La grève se poursuit donc dans l’ensemble des installations d’ArcelorMittal à Fermont, à Fire Lake et à Port-Cartier. Nous ne succomberons pas au chant des sirènes », confie le coordonnateur du Syndicat des Métallos pour la Côte-Nord, Nicolas Lapierre, qui explique de façon métaphorique qu’avant d’en venir à un accord, il faudrait au préalable évoluer sur la même patinoire et qu’avant d’attacher les lacets des bottines, il faut défaire les nœuds. Selon les Métallos, les principaux points en litige concernent les assurances, les primes, le régime de retraite, les salaires et l’horaire de travail de 14 jours consécutifs, suivis de 14 jours de congé, inspiré du système de navettage aérien des travailleurs qui favorise l’exode à l’extérieur de la Côte-Nord.

La directrice des communications d’ArcelorMittal Exploitation minière Canada, Annie Paré, juge que rien ne permet de croire à un retour à la table de négociation puisqu’il n’y a eu aucune évolution depuis la rencontre. Mme Paré explique que l’entreprise minière se prépare à un conflit qui pourrait se prolonger.

« Malgré tous nos efforts, nous n’avons pas été en mesure de trouver un terrain d’entente avec le Syndicat des Métallos. Nous avons tendu la main pour faire évoluer la conversation, mais ne pouvions malheureusement pas poursuivre les discussions dans un contexte où la partie syndicale refuse de négocier et maintient une position de « tout ou rien » sans démontrer d’ouverture. Nous avons donc interrompu les négociations pour le moment. Considérant l’impact majeur à divers niveaux sur tous nos employés, qu’ils soient syndiqués ou cadres, et sur la communauté dans son ensemble, cette situation ne profite à personne. Nous demeurons disposés à négocier, de façon raisonnable, constructive et ouverte. »

Le conciliateur a convoqué les deux parties à la table de négociation, le 3 juin. Le président et chef de la direction d’ArcelorMittal Exploitation minière Canada et président du comité de gestion d’ArcelorMittal Infrastructure Canada, Mapi Mobwano, y prendra part.

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Publié le 7 juin, 2021, dans la publication : Numéro_11 Volume 39

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Publié sur le site le 7 juin 2021

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Mine de fer du Lac Bloom

Entente de principe entre les Métallos et MFQ

par Éric Cyr

Source photo : MFQ

Une entente de principe a été conclue, le 24 mai 2021, entre le comité de négociation de la section locale 9996 du Syndicat des Métallos et Minerai de fer Québec (MFQ), une filiale de Champion Iron, qui exploite la mine de fer du Lac Bloom située à proximité de Fermont.

L’unité locale 9996 du Syndicat des Métallos représente près de 390 travailleurs de l’entreprise MFQ. Après une soixantaine de rencontres de discussions échelonnées sur une période de six mois, les parties patronale et syndicale se sont entendues sur les grands enjeux du renouvellement de la convention collective des employés syndiqués. À la suite des pourparlers, le comité de négociation de ce bureau syndical suggère à ses membres de se rallier à l’option négociée. Les représentants syndicaux jugent l’entente digne d’être entérinée et préconisent son acceptation.

Contexte favorable

Le contexte actuel est très différent de celui qui régnait lors de la première convention collective qui avait été négociée à l’époque avec le promoteur du site minier, la société de développement Champion. Les travailleurs avaient alors laissé une certaine marge de manœuvre à l’employeur afin de permettre une relance des activités minières. Le porte-parole syndical, Dany Maltais, considère que l’entente est ciblée sur les besoins des membres et respecte ce que l’employeur est en mesure d’accorder. Il estime que le moment est actuellement opportun puisque le prix du fer est en constante progression et que l’entreprise, en excellente posture financière, envisage même de doubler sa production.

« L’entente de principe est à la satisfaction du comité de négociation. On recommandera fortement aux membres de l’adopter lors des assemblées générales. Nous travaillons maintenant à l’organisation d’assemblées générales dans les plus brefs délais ».

M. Maltais est à l’aise avec le contenu de l’accord de principe qui répond selon lui aux attentes des syndiqués et croit qu’il obtiendra leur assentiment. L’entente sera d’abord présentée et expliquée aux membres lors d’assemblées générales prévues à la fin juin et ceux-ci pourront par la suite se prononcer à son sujet dans le cadre d’un vote. La nouvelle convention collective ne pourra être adoptée qu’à la suite d’un résultat favorable lors du scrutin. MFQ ne souhaite pas faire de commentaires avant le résultat du suffrage.

C’est la seconde convention collective à être négociée depuis que MFQ a entrepris le redémarrage des installations et repris l’exploitation de la mine du Lac Bloom, en 2018, succédant ainsi à Cliffs Natural Resources après sa faillite.

Le complexe minier de MFQ poursuit sa progression et est actuellement en phase d’expansion avec pour objectif de doubler sa capacité d’extraction qui passerait à une production annuelle de 15 millions de tonnes de minerai de fer. Cette démarche est appuyée par de solides paramètres économiques actuels relatifs au marché du fer, son champ d’expertise.

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Publié sur le site le 7 juin 2021

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AFL

Une nouvelle DG fort polyvalente

par Éric Cyr

L’Association francophone du Labrador (AFL) a récemment embauché une nouvelle directrice générale amplement qualifiée pour cette fonction importante qui contribue à assurer la pérennité de l’organisme qui se voue à assurer un rayonnement de la francophonie au Labrador Ouest depuis 1973.

Originaire de Tours en France, Sara Teinturier, qui se passionne pour l’écriture, les livres et la photographie, s’est d’abord formée en sciences politiques à Sciences Po Bordeaux avec une spécialité en faits religieux et laïcité. Elle a étudié durant une année en sciences politiques et en économie à l’Université Complutense à Madrid en Espagne et par la suite en sciences politiques à l’Université de la Sorbonne Nouvelle-Paris 3 avant d’obtenir un doctorat de l’Université de Rennes 1. Chercheuse au cycle postdoctoral en sciences religieuses à l’École pratique des hautes études (EPHE), elle s’est spécialisée ensuite sur les questions d’éducation et de religion ainsi que sur la place qu’occupe la religion dans la culture pop et la spiritualité en science-fiction, particulièrement dans l’œuvre Dune.

De la France au Labrador

Sara Teinturier décide de quitter l’Hexagone, en 2015, afin de poursuivre des recherches en sciences sociales et en sciences humaines au Québec où elle est recrutée à l’Université de Montréal. Lors de son séjour dans la métropole québécoise, celle-ci habite dans le quartier historique La Petite-Patrie qu’elle affectionne particulièrement. Afin d’approfondir son sujet, Mme Teinturier se dirige plus tard vers l’Université de Sherbrooke. En 2019, après deux décennies de carrière dans le domaine de la recherche, celle qui a traversé le Canada de Whitehorse à Montréal entame une réorientation professionnelle et se dirige vers le milieu communautaire et environnemental où elle souhaite relever de nouveaux défis.

Arrivée à Labrador City, le 28 mars dernier, Mme Teinturier fait d’abord une quatorzaine, un passage obligé compte tenu du contexte pandémique actuel. Durant sa période d’isolement forcé, cette dernière participe à des réunions virtuelles et se familiarise avec les dossiers relatifs à ses nouvelles fonctions avant de prendre les rênes de l’association qu’elle va diriger.

« C’est un ami qui m’a parlé de ce poste multisectoriel qui touche à diverses dimensions. J’ai saisi l’occasion, j’étais enthousiaste à l’idée de prendre la direction générale de cette organisation qui est en lien avec des partenaires variés. Je voulais redonner à la collectivité et L’AFL est là pour la communauté francophone », confie-t-elle.

« C’est la première fois que je mets les pieds dans les provinces de l’Atlantique. Évidemment, le Labrador est très blanc et enneigé, je m’y attendais. Je suis très contente de découvrir la région et d’en apprendre plus sur le Nord et sur les villes minières. J’ai l’intention de demeurer sur place au minimum deux ou trois ans », explique celle qui a déjà commencé à réfléchir aux activités qui entoureront le demi-siècle de fondation de l’AFL en 2023. « Le cinquantenaire, ça mérite d’être souligné ! », conclut-elle.

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Publié le 24 mai, 2021, dans la publication : Numéro_10 Volume 39

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Publié sur le site le 25 mai 2021

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