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  • Volume 39

  • Une fiction réaliste à  Schefferville

    Cinéma

    Une 1 novembre, 2021

    Une fiction réaliste à Schefferville

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Volume 39

Une fiction réaliste à  Schefferville

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Cinéma

Une fiction réaliste à Schefferville

par Éric Cyr

Source photo : Voyelles Films

Un film dont l’action se déroule dans la région de Schefferville, Nouveau-Québec, a été tourné sur place avec des comédiens professionnels, mais aussi des acteurs et des figurants locaux qui ont été formés pour jouer un rôle dans la trame du récit. L’œuvre cinématographique a récemment été présentée en salle dans le cadre du Festival du nouveau cinéma de Montréal, le 9 octobre dernier, et en ligne le lendemain.

Tourné en 2019, Nouveau-Québec, le premier long métrage de fiction pour la réalisatrice de documentaires Sarah Fortin, peint un portrait romancé, mais inspiré d’un fort réalisme, du lieu nordique qui présente au début des images historiques avant d’enchaîner avec une trame narrative fictive très crédible et des images à couper le souffle. La documentariste, qui a travaillé en milieu autochtone en tant que cinéaste formatrice pour Wapikoni Mobile, un organisme de médiation, d’intervention, de formation et de création audiovisuelles qui dispose d’une roulotte mobile munie d’équipements et qui s’adresse aux jeunes autochtones dans le but de contrer les taux élevés de suicide, de décrochage scolaire et de toxicomanie, s’est déplacée à plusieurs reprises dans les communautés innue de Matimekush-Lac John et naskapie de Kawawachikamach, de 2008 à 2012. C’est à cette époque qu’elle a eu un coup de cœur pour ce « territoire immense et très envoûtant ».

Relation émotive et géographique

« J’ai un parcours de documentariste, mais je souhaitais mélanger deux genres cinématographiques. J’aime voir les véritables lieux. Le Québec est pluriel et je voulais présenter une part d’exotisme à travers le regard des personnages, une relation allochtone-autochtone dans le cadre d’une rencontre interculturelle qui demande un certain effort, montrer à quel point les codes sociaux diffèrent, que ceux-ci peuvent sembler à la fois familiers et étranges et que le contexte peut s’avérer très dépaysant. Le passage des Blancs à Schefferville a laissé des traces et des souvenirs douloureux et beaucoup de ressources et de services ont été abandonnés lors de leur départ laissant un paysage lunaire rempli de trous de mines. Je me suis intéressée à l’histoire et au passé de ce lieu et aux Innus qui y ont survécu à la suite de la fermeture de la mine de fer avant la reprise des activités minières », confie la réalisatrice.

Selon Mme Fortin, il est fortuit que le sujet traité obtienne beaucoup d’écho actuellement, mais cela démontre qu’il est devenu totalement pertinent. « J’avais envie de montrer une partie méconnue du Québec, un territoire qui s’ouvre sous nos yeux avec sa nordicité, sa fascinante réalité et les gens qui y habitent. Ce fut une belle révélation pour l’équipe de tournage, constituée d’une vingtaine de techniciens en plus des acteurs, qui a filmé en temps réel durant 14 heures à l’intérieur des wagons de passagers du train Tshiuetin. Cela aura permis de sentir la réelle fatigue des comédiens durant le long trajet. Les artisans du film, qui ont principalement été hébergés dans une maison de travailleurs munie d’une quinzaine de chambres louée durant un peu plus d’un mois, ont pu s’imprégner de l’essence du milieu. La distribution artistique a aussi intégré plusieurs habitants locaux notamment dans des rôles principaux et de la figuration. Le jeu des acteurs amateurs a été modulé par un professionnel afin de ne rien perdre de l’homogénéité des échanges. De nombreuses personnes de la communauté se sont impliquées dans la concrétisation du projet et je leur en suis reconnaissante. »

Sarah Fortin travaille déjà sur une autre production dont l’action se déroulera en Abitibi et dans le nord de l’Ontario. Le film Nouveau-Québec devrait sortir en salles au Québec en février prochain. Pour en connaître plus sur la scénariste et réalisatrice de cinéma, consulter le site internet : https://reals.quebec/sarahfortin et sur le long métrage, rendez-vous sur la page Facebook : Nouveau-Québec le film.

Produit par Voyelles films et mettant en vedette Christine Beaulieu, Jean-Sébastien Courchesne et Jean-Luc Kanapé, Nouveau-Québec, qui prendra l’affiche au Québec à l’hiver 2022, a été réalisé par la cinéaste québécoise Sarah Fortin qui, dans le cadre du tournage, est allée passer plus d’un mois près du 55e parallèle, à Schefferville, à Matimekush-Lac John et à Kawawachikamach.

Synopsis

Alors qu’ils se rendent à Schefferville, un village isolé du nord du Québec, pour régler la vente d’un chalet, Sophie et Mathieu se retrouvent confrontés malgré eux à une situation grave et inattendue. Forcé de rester sur place plus longtemps que prévu, le temps que se mette en branle une enquête policière plombée par les moyens réduits de l’endroit, le couple se retrouve isolé du reste du monde, en contact, pour une rare fois, avec la réalité autochtone locale. Le duo voit sa relation mise à l’épreuve, alors que chacun prend une voie opposée face à cette situation oppressante, dans ce huis clos des grands espaces.

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Publié le 1 novembre, 2021, dans la publication : Numéro_18 Volume 39

  • Autochtones
  • Cinéaste
  • Cinéma
  • Film
  • Long métrage
  • Nouveau-Québec
  • Réalisatrice
  • Sarah Fortin
  • Schefferville

Publié sur le site le 1 novembre 2021

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Diffusion Fermont

Capacité Internet accrue

par Éric Cyr

Toujours à l’avant-garde de la technologie, le fournisseur de services Internet et de télévision, Diffusion Fermont, procède actuellement à la modernisation de son réseau afin d’offrir une capacité de vitesse Internet accrue grâce à des investissements majeurs.

C’est pour faire face à la demande croissante, offrir une meilleure qualité de service et satisfaire les exigences des clients en matière de débit que l’entreprise d’économie sociale justifie cette décision d’affaires. Selon le directeur technique de Diffusion Fermont, Christian Lefrançois : « Nous avons décidé d’optimiser notre réseau de fibre optique et coaxiale après une étude et l’élaboration d’un projet amorcées au début de 2020. La pandémie a freiné notre élan puisque des problèmes d’approvisionnement en matériel électronique liés à la situation mondiale provoquée par la Covid-19 sont survenus, occasionnant un report important de toutes les livraisons des appareils nécessaires à la modernisation de nos installations. Nous avons donc poursuivi la démarche à l’été 2021 après avoir constaté que l’apparition de la formule du télétravail suscitait un très grand intérêt pour nos services, démontrant un besoin croissant pour un système Internet plus rapide. » M. Lefrançois explique que cet investissement majeur est crucial pour la coopérative et permet le remplacement des nœuds de raccordement optique et l’ajout de nouvelles infrastructures, ce qui donnera une capacité accrue et une offre de mégabits plus importante aux clients. Le matériel est mis à jour afin d’accueillir les nouveaux modèles de modems.  Celui-ci ajoute :

« Nous sommes toujours soucieux de servir efficacement notre clientèle, nous voulons nous assurer que nous serons en mesure de répondre aux exigences grandissantes du milieu. Plusieurs clients possèdent déjà leur nouveau modem qui offre des performances supérieures tant au niveau de la vitesse de connexion que d’un signal Wi-Fi amélioré. »

La directrice générale de Diffusion Fermont, Isabelle Nadon, confie : « Depuis quelques années, nous avons accès à plus de bande passante pour satisfaire nos membres. Récemment, Québec a proposé l’Opération haute vitesse, visant à fournir un minimum de 50 Mb/s en téléchargement et 10 Mb/s en téléversement, à tous les foyers résidentiels en région éloignée. Après une année d’évaluation, de travail et de communication avec des fournisseurs, notre directeur technique, Christian Lefrançois, accompagné de notre technicienne, Cindy Canuel, a monté le projet et fait des soumissions. Je cherchais à obtenir de l’aide financière pour concrétiser le projet puisque le service qui se rend ici n’était pas exploité. Le processus gouvernemental est long et complexe, nous avons donc décidé de devancer l’aide permise en commandant immédiatement une partie du matériel nécessaire. Le projet, qui totalise plus de 400 000 $, a été étudié et examiné sous toutes ses coutures et nous sommes heureux d’avoir obtenu une aide de 375 000 $. Nous pouvons ainsi nous assurer que toutes les résidences de Fermont puissent obtenir ce service d’ici septembre 2022, non seulement selon les exigences du CRTC (Conseil de la radiodiffusion et des télécommunications canadiennes) et de Québec, mais encore plus. Avec l’accord de nos fournisseurs, tout le matériel a été commandé. Certains équipements ne sont pas encore livrés à cause des délais occasionnés par la pandémie, ce qui retarde un peu nos plans. Nos travaux ont tout de même commencé et se poursuivront l’été prochain. Malgré les embûches, nous sommes très fiers d’avoir réussi notre pari! »

Diffusion Fermont remercie sa clientèle, qui devra vivre avec certaines interruptions durant la durée des travaux, de sa collaboration et de sa compréhension. Ceux-ci sont toujours annoncés sur la page Facebook de Diffusion Fermont.

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Publié le 18 octobre, 2021, dans la publication : Numéro_17 Volume 39

  • Diffusion Fermont
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  • Opération haute vitesse
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  • Vitesse de connexion

Publié sur le site le 18 octobre 2021

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ArcelorMittal

Investir et s’investir

par Éric Cyr

Source photo : Pixabay

Immédiatement après la fin de la grève de ses employés syndiqués à Fermont et à Port-Cartier, ArcelorMittal a annoncé, le 17 juin dernier, son projet de construire de nouveaux locaux pour le centre de la petite enfance (CPE) Le Mur-mûr de Fermont et d’aménager les cours extérieures du CPE Touchatouille de Port-Cartier.

« ArcelorMittal est heureuse d’annoncer son projet de construire de nouveaux locaux pour le CPE Le Mur-mûr à Fermont, en plus de participer à l’aménagement des cours extérieures des deux installations du CPE Touchatouille de Port-Cartier », pouvait-on lire dans le communiqué transmis aux médias qui indiquait également que ces deux projets combinés devraient représenter des investissements communautaires de plus d’un million de dollars pour ArcelorMittal. L’objectif de l’entreprise était de démarrer officiellement les deux projets avant la fin de 2021.

Le président et chef de la direction d’ArcelorMittal Exploitation minière Canada, Mapi Mobwano, déclarait alors :
« Notre action dans le cadre de ces deux projets permettra d’accélérer la mise en place de ressources essentielles au mieux-être de nos communautés. Notre volonté claire d’être une organisation responsable est une fois de plus démontrée avec l’annonce de ces projets et nous nous réjouissons de pouvoir faire une différence dans la vie des familles d’ici. C’est une grande fierté de collaborer à des projets de revitalisation des villes où nous sommes implantés et nous continuerons de le faire pour assurer leur pérennité ».

Progression des réflexions

Selon la directrice des communications de la minière, Annie Paré, contactée le 24 septembre dernier : « Les parents et les éducatrices ont été consultés par un sondage afin de recueillir leurs opinions quant aux points importants à considérer dans le projet. Les échanges se poursuivent donc avec la Ville de Fermont et la direction générale du CPE pour élaborer le projet qui répondra le mieux aux besoins des familles. » Mme Paré explique que deux options sont envisagées en ce moment : la première est un site à proximité de l’endroit actuel et la seconde est un site qui demeurerait relié au mur-écran. En ce qui concerne le financement, cette dernière précise : « Il est cependant trop tôt pour statuer sur l’enveloppe budgétaire avec précision puisque plusieurs éléments sont en cours d’évaluation avec les différents intervenants. Nous poursuivons le travail et nous vous tiendrons informé des développements pertinents. »

Le maire de Fermont, Martin St-Laurent, explique l’évolution des discussions avec la compagnie et l’avancement des objectifs :
« La Ville de Fermont sera heureuse d’être partenaire dans le dossier. Une de nos ressources agit déjà à titre de facilitateur pour le projet. Nous sommes reconnaissants à ArcelorMittal de s’impliquer dans la communauté et de nous permettre de nous épanouir en tant que ville minière nordique modèle. Il est important de créer un milieu de vie complet et de qualité pour l’ensemble de la population résidant en permanence dans notre municipalité. »

Du côté du CPE fermontois, le conseil d’administration et la direction se réjouissent des avancées du projet ainsi que de la générosité et de la collaboration des partenaires locaux.

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Publié le 18 octobre, 2021, dans la publication : Numéro_17 Volume 39

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Publié sur le site le 18 octobre 2021

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Pénurie de logements

La région fortement touchée

par Éric Cyr

Source photo : Pixabay

La pénurie de logements qui sévit actuellement au pays n’épargne pas la région de Fermont et du Labrador Ouest ainsi que Schefferville et constitue un problème criant qui nuit grandement aux petites et moyennes entreprises (PME) puisque les commerces et les organisations de moindre envergure peinent à recruter du personnel afin de combler leurs besoins.

Le phénomène des travailleurs volants (fly-in/fly-out) vient accentuer le caractère incertain du recrutement local qui se retrouve dans un cul-de-sac compte tenu de l’absence d’endroits où loger d’éventuels employés.

Selon la doyenne de la petite communauté francophone à Labrador City, Lise Boucher : « Ce n’est pas une situation nouvelle puisque le logement est au cœur des préoccupations chaque fois que le cycle des métaux est à la hausse et semble relayé aux oubliettes par la suite. On discutait déjà du sujet lors du dernier boom minier durant lequel certains citoyens ayant habité ici toute leur vie et ne touchant pas de salaires équivalant à celui du domaine minier ont dû se résigner à contrecœur à déménager ailleurs à la suite de l’augmentation exorbitante du prix des loyers convoités par plusieurs. » C’est aussi le cas de certaines femmes victimes de violence conjugale qui ont dû quitter leur foyer par nécessité et qui ne réussissent pas à se reloger.

Rareté

Malheureusement, la loi de l’offre et de la demande prévaut et les minières, qui contribuent à créer la pénurie, ont le beau jeu à Fermont puisqu’elles contrôlent la grande majorité des habitations de l’endroit où la location d’une chambre peut actuellement atteindre jusqu’à 3000 $ par mois pour un entrepreneur dont les travailleurs ne sont pas pris en charge par l’industrie. Ce n’est cependant plus le cas au Labrador Ouest où le libre marché immobilier s’est installé depuis le milieu des années 1970 à la suite de contestations judiciaires par d’anciens employés souhaitant conserver leurs maisons achetées aux compagnies minières qui ont fait valoir leurs droits et ont obtenu gain de cause.

Il existe cependant également une réelle rareté de logements à Labrador City et à Wabush où le parc immobilier ne réussit pas à combler les besoins grandissants et où les prix ont subi un bond important. Là aussi, il est quasiment impossible de trouver un endroit où se loger et certains entrepreneurs, notamment Dexter Construction, ont construit des unités d’habitation afin d’accommoder leurs travailleurs. Après avoir fait ses calculs, un autre entrepreneur, PG Construction & Expertise, a plutôt choisi d’acheter l’hôtel Wabush pour loger ses employés, ce qui lui revenait moins cher que de les loger ailleurs dans la communauté.

Urgence d’agir

À Fermont, où les visiteurs doivent prévoir plusieurs mois à l’avance afin d’avoir une chance de réserver une chambre à l’hôtel local, où le CPE Le Mur-mûr peine à conserver des éducatrices, où la Coop Metro a été contrainte de réduire ses heures d’activités et où le dépanneur de la station-service Esso éprouve de la difficulté à combler son horaire, l’administration municipale étudie la possibilité de mettre en branle un projet d’habitation destiné, entre autres, à aider des commerces et organismes locaux à loger certains de leurs employés et qui pourrait inclure des logements pour les retraités et les aînés.

Selon le maire de Fermont, Martin St-Laurent : « L’administration municipale est consciente de cette problématique et y travaille activement. Nous allons demander au gouvernement du Québec de reconduire une loi privée qui permettrait à Fermont de subventionner de nouvelles constructions ou d’accorder des rabais de taxes aux constructeurs. Cette loi devrait être en vigueur pour 2022 et nous remercions la députée de Duplessis, Lorraine Richard, d’appuyer la Ville dans ce dossier. Nous avons interpellé la Société du plan Nord afin de mettre sur pied un programme de rénovation domiciliaire « Réno-Fermont » pour aider les propriétaires à rénover leur résidence et nous demandons une enveloppe de plusieurs millions de dollars qui serait répartie sur 5 ans. Nous travaillons actuellement à développer un nouveau secteur résidentiel au nord de la rue Franklin qui comprendrait une centaine de terrains à construire. Un OBNL a été mis sur pied afin de construire une quarantaine de logements à coût abordable. Nous dépannons aussi les organismes du milieu dans la mesure où la Ville a des unités vacantes, par exemple nous louons présentement deux logements à des éducatrices du CPE. Il reste beaucoup à faire, mais le conseil municipal continuera à y travailler sans relâche. »

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Publié le 18 octobre, 2021, dans la publication : Numéro_17 Volume 39

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Publié sur le site le 18 octobre 2021

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Parc Beauséjour

La végétation ornementale s’invite

par Éric Cyr

Dans le cadre de l’achèvement des travaux d’assemblage de jeux d’eau réalisés par la Ville de Fermont en partenariat avec la MRC de Caniapiscau dans le parc Beauséjour, situé en face des venelles communautaires à proximité du mur-écran, l’entreprise Pousse Partout! a été mandatée par la compagnie Dexter Québec pour reverdir le lieu.

La technicienne en horticulture et propriétaire du centre de jardinage local, Francine Marcoux, a hésité à accepter le contrat pourtant très intéressant compte tenu de la pénurie de main-d’œuvre.

« J’ai dû faire appel à des amis afin de m’assister aux plantations et ils ont répondu avec enthousiasme fort heureusement. Ils m’ont donné un précieux coup de main qui a permis la concrétisation du projet et je leur en suis très reconnaissante. »

C’est elle qui est responsable de l’aménagement végétal qui s’inspire du plan directeur produit par la firme d’architecture du paysage KAP (Karine Architecte Paysagiste) afin de donner la touche finale de noblesse aux ajouts décoratifs végétaux qui orneront le nouvel agencement du parc familial urbain. Des plantes indigènes de la région pouvant résister au climat rigoureux seront mises en valeur en concordance avec le souhait d’esthétisme et le design formulé par l’architecte paysagiste Karyne Ouellet.

Mme Marcoux explique qu’elle a respecté l’essentiel des recommandations qui ont tenu compte de la préséance des plantes indigènes, mais que son expérience lui a dicté quelques légères modifications plus appropriées à la situation géographique de notre région et qu’elle a validé auprès de KAP notamment le remplacement d’une essence d’arbres, des peupliers, dont la livraison ne s’était pas rendue ici, par des bouleaux blancs. Les arbres retenus sont : des épinettes noires, des mélèzes et des bouleaux blancs.

Plantes indigènes

De gros arbustes ont été plantés notamment des alnus crispa, connus sous le nom d’aulnes crispés ou aulnes tardifs, une espèce nordique, mais aussi des epilobium angustifolium désignés également sous le nom d’épilobes en épi, à feuilles étroites, laurier de Saint-Antoine ou osier fleuri, prisés par les orignaux qui en raffolent.

De petits arbustes ont aussi été plantés : des arctostaphylos uva-ursi de la famille des canneberges, cousines des airelles européennes, sont communément appelés raisins d’ours (Bearberry en anglais). Les Acadiens et les Madelinots les surnomment pommes des prés et les Innus graines rouges, un terme aussi utilisé au Saguenay et dans Charlevoix et dont les habitants le désignent aussi sous le nom de lingonnes ou atocas de cran. En Basse-Côte-Nord on parle de baies de perdrix. Il y a aussi des potentilla de la famille des rosacées, connues sous la désignation potentilles, qui produisent de petites fleurs jaunes ainsi que des eleagnus commutata ou chalefs argentés (pas indigène). Dans la famille des graminées, on retrouve la plante herbacée deschampsia cespitosa ou canche cespiteuse.

Vivaces

Deux variétés de vivaces produites chez Pousse Partout! ont été choisies pour agrémenter l’arrangement floral : sedum ou orpin remarquable (Autumn Joy) surnommé brocoli rose, une plante grasse à feuilles épaisses, et phlox subulata ou phlox mousse, qui ressemble à un tapis de mousse quand il est touffu et dont le feuillage rappelle les aiguilles des épinettes.

Plusieurs ont bien hâte à l’été prochain afin de pouvoir profiter de ces nouvelles installations et le conjoint de Mme Marcoux, Yoland Corbin, se permet un peu d’humour : « Ça paraît qu’il fait plus chaud à Fermont, il y a dorénavant des jeux d’eau et une pataugeoire. »

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Publié le 18 octobre, 2021, dans la publication : Numéro_17 Volume 39

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Publié sur le site le 18 octobre 2021

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Élection fédérale 2021

Un exercice coûteux inutile

par Éric Cyr

L’élection fédérale du 20 septembre 2021 qui a coûté près de 615 millions de dollars aux contribuables canadiens s’est avérée totalement inutile puisque le résultat était fort prévisible et l’échiquier politique est demeuré sensiblement le même à quelques détails près constitués par de très rares exceptions dans moins de dix circonscriptions.

Le premier ministre canadien Justin Trudeau a réussi à se faire réélire, mais aura perdu en crédibilité puisque plusieurs lui tiennent rigueur, en particulier le citoyen moyen qu’il se targue de défendre et qui est de plus en plus appauvri par les conséquences de la crise sanitaire, de ne pas avoir tenu compte de l’opinion publique exprimée par la vaste majorité qui ne souhaitait pas retourner aux urnes en période de pandémie, ce que démontre clairement le taux famélique d’électeurs ayant exercé leur devoir de citoyen. Pour des raisons discutables, puisque le parlement fonctionnait, le chef du Parti libéral du Canada a tout de même choisi de déclencher une élection deux ans avant la fin de son mandat pour finalement obtenir un résultat qui ressemble étrangement à un copier-coller de celle de 2019 puisque le choix des votants a reproduit pratiquement le même scénario avec gouvernement libéral minoritaire au pouvoir.

Retour à la case départ

À part avoir dégarni les coffres de l’État canadien de 612 M$, ce que certains chroniqueurs politiques qualifient de gaspillage et même de scandale, car cet argent aurait pu servir à bon escient, ce suffrage a été loin de susciter les passions, à part celles de quelques exaltés révoltés lanceurs de cailloux, et se sera finalement avéré futile et n’aura servi à absolument rien excepté de retarder le fonctionnement du gouvernement fédéral déjà au ralenti en pleine période de crise liée à la quatrième vague de la Covid-19. Une telle preuve de mauvais jugement ne contribue qu’à écœurer les honnêtes travailleurs qui façonnent la société, car ce sont eux qui paieront la facture de ce gâchis improvisé qui démontre le manque d’altruisme d’une certaine « élite » qui profite grassement du dur labeur de ceux qui financent le système démocratique à la sueur de leur front.

Cette élection aura au moins permis de constater que le mépris de certains médias anglophones, qui ont fait fi de l’éthique journalistique, ne semble pas s’essouffler envers le Québec. Cette hargne est ressortie avec la fameuse question controversée lors du débat des chefs en anglais qui sous-entendait que les Québécois sont des racistes et pour laquelle tous les partis politiques de l’Assemblée nationale du Québec ont exigé des excuses qui ne viendront jamais, même si les chefs des trois principaux partis fédéraux se sont joints, un peu tardivement, au Bloc québécois pour décrier l’allusion qui sous-entend que les Québécois sont plus racistes qu’ailleurs au pays.

Pour les cinéphiles le titre de deux films bien connus résumerait assez bien le résultat de ce scrutin et la formation de la 44e législature canadienne : Tout … pour ça ! de Claude Lelouch et Rapport minoritaire de Stephen Spielberg.

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Publié le 4 octobre, 2021, dans la publication : Numéro_16 Volume 39

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Publié sur le site le 4 octobre 2021

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Saut à motocross

Entretien avec le champion québécois

par Éric Cyr

Le champion québécois en sauts acrobatiques à motocross qui fait partie des cinq premiers sur la côte est américaine, Mike Ouellet, originaire de Fermont, était de passage localement dans le cadre d’un spectacle organisé lors du lancement de la nouvelle image de marque de la Ville de Fermont. Lui et ses deux coéquipiers, Louis-Philippe Chabot, de Sainte-Justine en Beauce, et Christian Martinez, de la région de Montréal, se sont rendus entre deux représentations, le 18 septembre dernier, à la Maison des jeunes Alpha pour animer une discussion au sujet de leur sport extrême.

Les motocyclistes ont répondu aux questions des jeunes. À la suite de la rencontre, M. Ouellet (en avant à gauche sur la photo) a accordé une entrevue au journal Le Trait d’union du Nord.

Né à Matane, Mike Ouellet est déménagé à Fermont à l’âge de deux ans. Grand adepte de plusieurs sports notamment le hockey, où il a atteint le niveau senior 2A, le badminton et le tennis, c’est toutefois la moto et la motoneige qui le passionnent particulièrement. C’est dans la localité nordique qu’il a commencé à l’adolescence à pratiquer le motocross. À 15 ans, il s’élançait dans la sablière du lac Carheil afin de parfaire sa technique.

« J’ai vu une présentation de ce sport à la télé et je me suis dit que c’est ce que je voulais faire. J’ai constaté que j’avais un certain potentiel que j’ai exploité. À Fermont nous sommes choyés pour le quatre roues, la moto et la motoneige. Pour ma part, j’aimais mieux la moto », explique l’athlète professionnel qui est aussi mécanicien.

« À 24 ans, j’ai choisi de partir pour aller parfaire cette discipline avec un ancien professionnel du domaine, Jean-François Cantin, à La Tuque en Mauricie. C’est là que j’ai croisé deux autres compétiteurs qui m’ont invité à l’épreuve de Mirabel, la seule du genre à l’époque au Québec », confie M. Ouellet qui a depuis acquis une reconnaissance internationale et brillé un peu partout de la côte est du Canada et des États-Unis jusqu’à Miami, le Midwest américain et la côte ouest américaine. Ce dernier a aussi présenté des spectacles aux îles Trinité-et-Tobago dans la mer des Caraïbes. « Ça a toujours été mon rêve de jeunesse de percer dans cette discipline, je visais à atteindre cet objectif et j’y suis parvenu à force de discipline et de ténacité. J’ai réussi à me hisser sur la grosse scène des États-Unis où je suis reconnu depuis cinq ans. »

Tout comme son frère qui est copropriétaire du Pub Le Réphil, Mike Ouellet a l’esprit entrepreneurial et souhaite diversifier ses activités. Il s’est procuré une structure gonflable adaptée à la fois pour les spectacles de sauts à motocross et à motoneige et s’est récemment acheté une motoneige en prévision de la présentation de spectacles de saut à motoneige. « C’est assez similaire, mais un peu plus dangereux à cause du poids de la machine qui est plus pesante. » M. Ouellet était ravi de se déplacer dans son patelin d’enfance pour offrir un spectacle pour la première fois. « J’étais heureux de revenir dans la ville qui m’a vu grandir afin de présenter mon savoir-faire devant mon monde et je suis très content que le projet ait pu se concrétiser. »

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Publié le 4 octobre, 2021, dans la publication : Numéro_16 Volume 39

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Publié sur le site le 4 octobre 2021

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CPE de la Côte-Nord

Première journée de grève à Fermont

par Éric Cyr

Sans convention collective depuis plus de 18 mois, les travailleuses et les travailleurs des centres de la petite enfance (CPE) syndiqués à la CSN ont profité de la journée soulignant le 100e anniversaire de la centrale syndicale, le 24 septembre 2021, pour accentuer la pression sur le gouvernement en exerçant une première journée de grève en manifestant à Baie-Comeau et à Sept-Îles, mais aussi à Fermont à l’intersection du boulevard Jean-Claude Ménard à l’entrée de la ville. D’autres manifestations semblables ont eu lieu simultanément dans toutes les régions du Québec.

« Le manque de main-d’œuvre est criant dans les CPE de la région et, malheureusement, les offres déposées par le gouvernement à ce jour sont nettement insuffisantes pour renverser cette tendance et assurer la pérennité du réseau », déplore la présidente du Syndicat des travailleuses et travailleurs (STT) CPE de Sept-Îles-CSN, Stéphanie Tanguay.

Les 11 000 travailleuses et travailleurs des CPE affiliés à la CSN piaffent d’impatience alors que les négociations stagnent depuis plusieurs mois et que la situation continue de se détériorer sur le terrain. Pendant ce temps, non seulement le gouvernement n’offre aucune solution concrète pour résoudre les problèmes de surcharge de travail et les difficultés de recrutement et de rétention du personnel, mais il fait des demandes de reculs qui ne feront qu’aggraver la situation. « Nos membres dans la région ont voté en faveur de la grève à 100 %. Ça démontre bien à quel point ils sont au bout du rouleau », explique la présidente du STT CPE de la Manicouagan-CSN, Julie Pellerin. « Le gouvernement Legault doit arriver avec des offres raisonnables plutôt que d’essayer de presser encore plus le citron et de risquer de pousser vers la sortie les travailleuses et les travailleurs qui tiennent le réseau à bout de bras. »

« Les CPE ne sont pas qu’un endroit où l’on « parque » les enfants le jour pendant qu’on va travailler. Les personnes qui y travaillent ont les compétences pour éduquer nos enfants pendant une période importante de leur vie. Elles méritent une reconnaissance et un respect à la hauteur avec cette immense responsabilité », souligne le président du Conseil central Côte-Nord-CSN, Guillaume Tremblay.

Des demandes raisonnables

Les travailleuses et travailleurs revendiquent notamment une augmentation salariale équitable pour tous les titres d’emploi. Une technicienne en service de garde scolaire, par exemple, gagnait 29,05 $ l’heure au maximum de l’échelle salariale, avant la négociation du secteur public, contre 25,15 $ pour une éducatrice en CPE alors qu’elles ont la même formation collégiale.

Les représentants syndicaux demandent également des moyens pour donner de meilleurs services aux enfants, dont ceux à besoins particuliers, ainsi que le respect des ratios pour la sécurité des tout-petits. Ils veulent aussi du temps pour la préparation du dossier de l’enfant et pour la gestion de la cuisine.

Et les Métallos

Les éducateurs et éducatrices en garderie du CPE Touchatouille de Port-Cartier, affiliés à la section locale 7065 du Syndicat des Métallos, sont invités à rejeter massivement les offres salariales de la partie patronale, considérées insuffisantes, et de donner au comité de négociation un mandat de grève fort lorsqu’ils seront appelés à se prononcer sur la question au cours d’assemblées générales. Selon un membre du comité de négociation syndical, Manon Leclerc : « L’augmentation salariale de 2 % qui nous est proposée se conjugue à une augmentation presque équivalente des coûts de l’assurance collective. Dans un contexte où l’indice des prix à la consommation (IPC) a crû de 4,1 % depuis un an, cela revient à appauvrir de façon durable les travailleurs essentiels que nous sommes. » La présidente de l’unité 7065, Patsy Ouellet, explique : « Si le ministre de la Famille souhaite ouvrir de nouvelles places et valoriser le métier d’éducatrice et d’éducateur, ce n’est pas avec de telles offres qu’il parviendra à surmonter le contexte de pénurie de main-d’œuvre, à augmenter les inscriptions en technique d’éducation à l’enfance et à assurer un meilleur taux de rétention du personnel. »

Les conventions collectives de tous les syndiqués en CPE à l’échelle du Québec sont échues depuis le 1er avril 2020. Les moyens de pression visent à convaincre le gouvernement de négocier des ententes équitables.

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Publié le 4 octobre, 2021, dans la publication : Numéro_16 Volume 39

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Ville de Fermont

Une image plus moderne

par Éric Cyr

Source photo : Jocelyn Blanchette, photographe

La Ville de Fermont a procédé au lancement de sa nouvelle image de marque, le 18 septembre dernier, dans le stationnement de l’aréna Daniel-Demers. Un spectacle de sauts à motocross de style libre organisé par l’ancien Fermontois Mike Ouellet et son équipe était présenté dans le cadre de l’événement qui a rassemblé près de 900 personnes à l’intérieur et à l’extérieur du site lors des deux représentations qui se sont déroulées en après-midi et en soirée.

L’objectif de l’administration municipale est de rafraîchir son apparence grâce à ce nouvel emblème au goût du jour. Le nouveau symbole se rapproche plus de la réalité actuelle qui a bien évolué depuis la création de l’ancien logo, le fameux « F » orange, qui, bien qu’avant-gardiste dans les années 1970, était devenu vétuste. Les emblèmes héraldiques ne sont pas touchés par l’adoption de ce nouvel insigne. Beaucoup plus représentatives d’un point de vue historique, les armoiries officielles de la Ville de Fermont incluant le blason et la devise « Faire front, faire face » surmontés de deux caribous ont été épargnées par cette modernisation et demeureront pour les documents officiels et les rassemblements de dignitaires.

Nouveau visage

Selon le maire Martin St-Laurent, le renouvellement de l’attribut fermontois a été décidé par la Ville à la suite d’une consultation de certains acteurs du milieu qui ont souligné entre autres l’importance des valeurs familiales qui sont représentées par les lettres r et m de Fermont dans le nouvel insigne.

« C’est un logo simple et facile à reconnaître. On voulait grâce à ce changement rehausser le sentiment d’appartenance à notre localité nordique. Il y a beaucoup de nouveaux arrivants et il est important que les gens sachent que Fermont est une ville à part entière où il fait bon vivre. »

M. St-Laurent confie que la nouvelle représentation visuelle sera progressivement intégrée dans les activités municipales et sur la flotte de véhicules. Des bannières affichant la nouvelle figure ont déjà été installées sur des lampadaires et des articles promotionnels seront bientôt en vente pour le public.

C’est l’agence d’experts en création et en gestion de marques, Parallèle, de Québec qui a conçu tous les vecteurs de la nouvelle plateforme d’expression après avoir obtenu un contrat de 38 000 $ taxes en sus à la suite d’un appel d’offres. « Nous avons obtenu deux propositions et nous en avons choisi une. Nous voulions nous démarquer en nous dissociant de l’ancien F » explique le maire. « Nous avons voulu souligner ce changement en organisant un spectacle en plein air riche en émotions, le premier du genre depuis le Taïga Carnaval qui s’est tenu à échelle réduite, permettant aux citoyens de se divertir et d’oublier un peu les contraintes liées à la pandémie. Ce fut une belle occasion de faire coïncider le lancement officiel de la nouvelle marque avec l’invitation d’un ancien Fermontois qui a commencé à pratiquer sa discipline ici et qui se démarque dans son domaine du saut en hauteur à motocross. L’athlète a d’ailleurs porté un drapeau avec les nouvelles couleurs à moto avant les deux performances. »

 

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Publié le 4 octobre, 2021, dans la publication : Numéro_16 Volume 39

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Transport aérien régional

Vers un décollage pour TREQ

par Éric Cyr

Le gouvernement fédéral a annoncé, le 11 août dernier, l’octroi d’un soutien financier de 3,5 millions de dollars pour la Coopérative de transport régional du Québec (TREQ) dans le cadre d’une enveloppe de 38,9 millions destinée à soutenir le transport aérien dans les régions de la province. Ce prêt sans intérêt devrait aider à propulser la coopérative d’aviation vers son envol en l’aidant à couvrir les coûts liés à son démarrage et sa commercialisation.

Cette démarche d’Ottawa, qui vise à soutenir les écosystèmes régionaux de transport aérien durement éprouvés durant la pandémie, répond à un besoin qui s’est exprimé très fortement durant cette période difficile et prend la forme d’une aide financière de 206 millions de dollars qui s’inscrit dans le cadre de l’Initiative de transport aérien régional à l’échelle du pays. L’apport de Développement économique Canada donnera un coup de pouce à ce nouveau venu dans le monde de l’aéronautique, qui stimulera la concurrence, dont le modèle d’affaires vise à offrir des liaisons régionales à prix abordable pour ses membres, qui dépassent actuellement les 16 000 coopérants et qui composent sa clientèle. Malgré cette contribution, TREQ, qui propose une flotte d’appareils Bombardier Q400, des avions régionaux performants de 74 places, doit encore ficeler son plan financier.

Cette contribution arrive à point pour de nombreuses régions qui cherchent à se munir de vrais outils de développement afin d’assurer une mobilité des personnes et des biens alors que plusieurs transporteurs aériens tentent de combler le vide laissé par Air Canada qui a suspendu de nombreuses dessertes aériennes régionales, dont plusieurs en sol québécois. Une autre compagnie qui dessert l’aéroport régional de Wabush au Labrador, Pascan Aviation, recevra pour sa part 8,8 millions de dollars en aide gouvernementale.

Carboneutralité

Quelques semaines plus tard, le 30 août, TREQ fait part de son intention de devenir le premier transporteur canadien carboneutre grâce à sa participation au programme de compensation de gaz à effet de serre (GES) de l’Université du Québec à Chicoutimi (UQAC) par l’intermédiaire de sa plateforme Carbone Boréal. Cette entente permettra à la coopérative aérienne de compenser ses émissions de GES, lorsqu’elle lancera ses activités, par la plantation d’arbres dans la forêt boréale québécoise en plus d’encourager l’infrastructure de recherche universitaire.

Le concept coopératif qui a inspiré la création de TREQ vise notamment à répondre à la problématique des prix ridiculement élevés des billets d’avion pour les vols des dessertes aériennes régionales au Québec. Depuis le lancement des inscriptions en janvier dernier, plusieurs citoyens de la région, dont une majorité de Fermontois, ont déjà adhéré à la formule proposée en devenant membres. Comme TREQ a prévu inclure des liaisons vers l’aéroport de Wabush, la Ville de Fermont a incité ses citoyens à devenir membres en offrant un abonnement gratuit pour tous les résidents permanents de la localité nordique souhaitant s’inscrire. Le conseil municipal a adopté une résolution visant à payer les frais d’adhésion à la Coop TREQ à ceux qui en feront la demande.

Pour en savoir plus et vous inscrire, visiter le site internet treq.ca

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Publié le 20 septembre, 2021, dans la publication : Numéro_15 Volume 39

  • Aéronautique
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  • Liaisons aériennes
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Publié sur le site le 20 septembre 2021

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Pénurie de main-d’œuvre

La Coop Metro réduit ses heures

par Éric Cyr

Le seul marché d’alimentation à Fermont est contraint de réduire ses heures d’ouverture et est fermé une journée par semaine, depuis le 14 septembre dernier, à cause de la pénurie de main-d’œuvre qui touche plusieurs sphères d’activités et qui freine certains secteurs de l’économie locale.

Coop Metro, Karim Khimjee, cette décision longuement mûrie s’avérait malheureusement nécessaire compte tenu du contexte actuel de pénurie de personnel, qui est intimement lié au manque de logements, qui sévit localement. Ces deux problèmes majeurs minent l’épicier, mais aussi des organismes et des petites entreprises d’ici tout comme d’autres services essentiels notamment le Centre de la petite enfance Le Mur-mûr.

Inévitable restructuration

« C’est après avoir consulté le président du conseil d’administration de la coopérative et la direction de l’entreprise de distribution alimentaire Metro, dont nous affichons la bannière, que nous avons choisi cette option, que nous espérons temporaire, qui s’imposait considérant les circonstances. La journée du mardi a été retenue, car cela aura moins d’impact sur nos employés à temps partiel et notre service de livraison », confie M. Khimjee, qui fait valoir que huit postes à temps plein sont à combler, ce qui équivaut à un total de 320 heures par semaine. Ce dernier explique que les gérants et lui-même doivent prendre des bouchées doubles depuis un bon moment déjà et que la fatigue accumulée se fait sentir. « Ce n’est pas de gaieté de cœur que nous avons dû nous résoudre à remanier l’horaire de travail, cela nous attriste de devoir en arriver là, mais il fallait agir et ne pas attendre de perdre du personnel de gestion pour des raisons d’épuisement professionnel. »

M. Khimjee a déjà interpelé les décideurs politiques afin que les élus aident la communauté à résoudre la situation problématique : « Il y a d’abord eu une concertation des intervenants du milieu afin d’envisager des solutions, mais rien de concret n’en est ressorti. Nous avons eu des discussions avec la direction de la municipalité au sujet de ces problématiques et nous attendons avec impatience leurs propositions. »

Un mal sous-jacent

L’administrateur considère que le marché ne constitue pas un problème puisqu’il y a une forte demande pour les produits alimentaires, mais qu’il existe une surenchère dans le domaine de l’embauche dans la région et que le phénomène est directement imputable au travail par navettage aérien (fly-in/fly-out) qui nuit grandement à l’épanouissement du milieu et à l’établissement de nouvelles familles sur place contribuant ainsi à une dévitalisation communautaire et sociale et dont les effets se font sentir « jusque dans votre panier d’épicerie ». M. Khimjee conclut : « On ne se mettra pas la tête dans le sable. J’ai hâte que la haute direction des minières prenne conscience de l’impact de leurs décisions qui affectent la vie fermontoise et tente de remédier aux inconvénients qu’elles occasionnent. »

La direction de la Coop Metro demande à sa clientèle de faire preuve de compréhension et de continuer d’appuyer le commerce local malgré le contexte difficile.

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Publié le 20 septembre, 2021, dans la publication : Numéro_15 Volume 39

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Publié sur le site le 20 septembre 2021

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Mine de fer du Lac Bloom

La société Champion tournée vers l’avenir

par Éric Cyr

Source photo : MFQ

La haute direction de Champion Iron étudie actuellement l’éventualité de la construction d’une usine additionnelle qui permettrait d’accroître encore davantage la qualité du produit de la mine de fer à ciel ouvert du Lac Bloom, exploitée dans le secteur de Fermont par sa filiale Minerai de fer Québec (MFQ), en rehaussant la pureté de son minerai de façon maximale grâce à un nouveau procédé.

Champion mène en ce moment une étude de faisabilité pour évaluer la possibilité d’augmenter à un plus haut degré la teneur, déjà très élevée, de son concentré de fer. L’étude complétée confirmera ou infirmera les besoins en infrastructures nécessaires pour la production éventuelle de ce produit.

L’édification de la nouvelle infrastructure pourrait permettre d’intensifier la teneur du concentré de fer, actuellement de 66,4 %, et qui devrait, selon les études menées par Champion, frôler le 69 % grâce à de nouvelles technologies de pointe destinées à séparer le fer de la silice par une deuxième étape de fragmentation qui consiste en un concassage (broyage) plus fin et en un procédé par flottaison. Comme le maximum de pureté de l’hématite est de 70 %, cette formule améliorée aurait l’avantage d’offrir un produit de qualité supérieure parmi les plus purs au monde.

Dans le contexte de transition énergétique mondial actuel, il devient nécessaire, pour les sidérurgistes internationaux, de diminuer leurs émissions de carbone dans leur procédé de fabrication de l’acier afin de respecter des mesures législatives de plus en plus rigoureuses. Presque toutes les grandes entreprises sidérurgiques ont des objectifs clairs de réduction de leurs émissions de gaz à effet de serre (GES) et la principale méthode pour les atteindre est d’utiliser du minerai de fer de meilleure qualité qui nécessite moins d’énergie dans le processus de production de l’acier.

Le minerai de fer de haute pureté produit à la mine du Lac Bloom avec de l’hydroélectricité, une énergie renouvelable, se positionne déjà comme une solution dans la décarbonisation de l’industrie de l’acier.

Le nouveau produit qui pourrait être développé par Minerai de fer Québec serait d’autant plus attractif en suscitant l’intérêt des acheteurs tout en permettant à MFQ de contribuer encore davantage au procédé de fabrication de l’acier par arc électrique qui utilise principalement de l’acier recyclé, un procédé beaucoup plus écologique que celui des hauts fourneaux.

Diverses possibilités

Plusieurs scénarios sont à l’étude et l’emplacement de cette première usine du genre pour MFQ n’a pas encore été arrêté. La finalisation de l’étude de faisabilité permettra d’en savoir plus quant au lieu de cette possible installation.

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Publié le 20 septembre, 2021, dans la publication : Numéro_15 Volume 39

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Publié sur le site le 20 septembre 2021

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Ville de Fermont

De multiples chantiers

par Éric Cyr

Des chantiers importants occupent le paysage fermontois depuis quelques mois en concordance avec les exigences du plan directeur des infrastructures de la Ville de Fermont établies par des ingénieurs civils et validées par des inspections des réseaux d’eau potable et sanitaire à l’aide de caméras et d’ultrasons afin de vérifier son état et de constater sa détérioration. Le goudron est à l’honneur puisque la Ville de Fermont a octroyé des contrats d’asphaltage de rues cette année. La priorité a été accordée à des secteurs qui ont été jugés les plus achalandés ou dont la réfection était plus urgente.

Selon le directeur général de la Ville de Fermont, Claude Gagné, la municipalité a un carnet de commandes bien rempli et les principaux chantiers confiés à l’entrepreneur général Dexter Québec pour l’été 2021 consistent en des travaux d’infrastructures sur la rue du Parc qui totalisent environ 4,9 millions de dollars avant les taxes, un remplacement d’un ponceau au croisement des rues Duchesneau et Iberville (tuyau en 2020 et pavage en 2021), qui coûte 400 000 $, une rénovation du stationnement des véhicules récréatifs et remorques adjacent au garage municipal d’une somme de 10 000 $ et la construction de jeux d’eaux pour une somme de 800 000 $ incluant 160 000 $ pour de nouveaux modules qui vont agrémenter les anciens qui seront aussi réinstallés sur place.

Le municipal appuie sur la pédale

Le directeur des Services techniques de la municipalité, Jean-Michel Meilleur, qui supervise les chantiers, explique que les travaux vont bon train et qu’à l’heure actuelle les échéanciers, qui ont été fixés au mois d’octobre pour les travaux d’infrastructures municipales et de voirie (chaussée, drains, asphaltage), sont respectés par la firme Dexter Québec qui fait aussi appel à quelques sous-traitants, dont Lesage Transport, pour certaines tâches spécifiques.

« Avant de démarrer les opérations, des inspections préalables ont été réalisées. Les techniciens des eaux ont effectué une écoute nocturne du réseau d’eau potable, au moment où il est le moins sollicité, à l’aide d’ultrasons afin de détecter d’éventuels sifflements associés à des fuites. Ceux-ci ont aussi procédé à une inspection de la canalisation des égouts à l’aide de caméras avant de compiler les données de ces exercices et de valider le plan directeur permettant de commencer les travaux. »

À la suite des analyses, la réfection des ouvrages de la rue du Parc, entre les rues Duchesneau et du Camp, a été jugée prioritaire et la fin des travaux est prévue pour octobre ou à l’été 2022 si les travaux d’asphaltage ne peuvent être exécutés cet automne. L’assemblage de jeux d’eau sur une thématique nord-côtière incluant des structures fixes et un plancher de béton, dans le parc Beauséjour, situé en face du 6 venelle 11 (ancien café Entracte) rénové en 2019, et des venelles communautaires, un lieu jugé central qui a été retenu pour sa proximité du mur-écran, est réalisé en collaboration avec la MRC de Caniapiscau et devrait se terminer d’ici la fin septembre. La modernisation du stationnement en régie interne a été complétée.

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Publié le 20 septembre, 2021, dans la publication : Numéro_15 Volume 39

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Publié sur le site le 20 septembre 2021

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TransQuébec-Labrador

Des chantiers sur la route 389

par Éric Cyr

Source photo : Louise Vachon

La route 389, qui fait partie de la TransQuébec-Labrador, constitue un lien interprovincial greffé au réseau routier national depuis 2009 et certains travaux très attendus ont été réalisés sur la portion sud de cet axe terrestre en 2021, cependant le nouveau tronçon entre Fire Lake et Fermont n’est toujours pas complété bien que l’étape de débroussaillage ait été amorcée.

Plus que du rapetassage ou du ravaudage…

Selon la conseillère en communication à la direction générale de la Côte-Nord du ministère des Transports du Québec, Caroline Rondeau, de l’asphaltage et le remplacement de ponceaux ont été effectués des kilomètres 36 à 49. De nouveaux ponceaux ont aussi été installés aux kilomètres 98 et 177. Divers travaux ont été faits des kilomètres 170 à 185 notamment le changement de neuf ponceaux. Du forage a eu lieu au kilomètre 359 et un ponceau de grande dimension a été construit au kilomètre 427 alors que la reconstruction de la route et d’une structure a été complétée des kilomètres 444 à 450. Une réfection de la chaussée et la restauration du pont au-dessus de la rivière Peppler sont survenues au kilomètre 466. Au kilomètre 477, il y a eu la rénovation du chemin, la substitution de deux ponceaux et la réparation du pont surplombant la rivière Hobdad. D’autres travaux de reconstruction de la chaussée, de changement de ponceaux et de rechargement granulaire sont également prévus en 2021.

Par ailleurs, des travaux se sont déroulés dans le cadre du projet majeur du Programme d’amélioration de la route 389.

Travaux et étapes réalisés en 2021 :

Projet A – de Fire Lake à Fermont : les travaux de déboisement ont commencé à la mi-mars et reprendront cet automne après une interruption durant la période de nidification des oiseaux migrateurs. Une entente-cadre avec le Conseil innu Takuaikan Uashat mak Mani-Utenam (Sept-Îles) balise la collaboration de la communauté autochtone et du gouvernement dans le cadre de l’amélioration de la route nationale 389 dans cette section. Une entente avec cette même communauté a été conclue pour la réalisation des travaux de déboisement et d’autres ententes spécifiques viendront encadrer la réalisation de certains travaux de construction de la route. En parallèle, la préparation des plans et devis en vue de la réalisation du projet A se poursuit ce qui permettra d’amorcer prochainement la prochaine étape, soit la construction du nouveau tronçon.

Projet B – de Baie-Comeau à Manic-2 (km 0 à 22) : travaux sont actuellement en cours depuis le printemps 2020. On prévoit que les travaux seront terminés à la fin 2022.

Projet C – secteur sinueux au nord de Manic-5 (km 240 à 254) : La route a été mise en service au printemps 2021.

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Publié le 7 septembre, 2021, dans la publication : Numéro_14 Volume 39

  • Amélioration de la route 389
  • Chantiers routiers
  • Côte-Nord
  • Lien interprovincial
  • Réseau routier national
  • Route 389
  • Transports Québec
  • Transquébec-Labrador

Publié sur le site le 7 septembre 2021

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Côte-Nord

Prisonniers de la route

par Éric Cyr

Légende : sur la photo, le coprésident de Tourisme Côte-Nord, Yanick Morin (à gauche) et le porte-parole de la Coalition Union 138, Guillaume Tremblay (à droite) lors de la conférence de presse qui s’est tenue le 9 juillet dernier et qui dénonçait entre autres les problématiques vécues par les usagers de la route et le secteur touristique à la veille d’une saison qui s’annonçait exceptionnelle pour la région. Source photo : Coalition Union 138

Selon la Coalition Union 138, qui regroupe plusieurs organisations de différents milieux, les citoyens et citoyennes de la Côte-Nord ainsi que les touristes en visite dans la région sont prisonniers de la route 138. L’organisation dénonce la situation problématique qui a eu lieu durant la période estivale aux traversiers de Tadoussac et de Baie-Sainte-Catherine chargés de relier la Côte-Nord au Québec.

Selon le porte-parole du regroupement, Guillaume Tremblay, la situation était particulièrement difficile durant l’achalandage de la période estivale et a atteint un sommet inégalé durant les vacances de la construction : « Encore une fois la population nord-côtière ainsi que les nombreux touristes en visite chez nous sont prisonniers dans les longues files d’attente pour entrer et sortir de la région. » Ce dernier explique qu’avant même les vacances de la construction, le foisonnement de véhicules faisant la queue en causant d’interminables bouchons de circulation démontre que les choix politiques du passé ne sont plus appropriés et qu’il faut remédier aux graves lacunes qui en découlent.

L’heure du désenclavement

« À l’échelle provinciale, la Côte-Nord est la seule région enclavée. Ailleurs au Québec, personne ne doit attendre avant d’accéder à une région. Le problème est récurrent avec l’afflux touristique qui s’accentue de plus en plus grâce aux efforts de Tourisme Côte-Nord. La situation actuelle doit absolument changer ! », dénonce M. Tremblay.

Pour la Coalition Union 138, « la patience a des limites » et il n’est pas tolérable pour la population de subir ces inconvénients majeurs que ce soit quand ils doivent recevoir leur famille ou pour planifier des déplacements à l’extérieur.

En plus de l’exaspération des citoyens nord-côtiers, les enjeux liés à la sécurité routière soulèvent également des inquiétudes pour la Coalition Union 138, qui constate que l’affluence de convois et de pelotons routiers prend de l’ampleur et que ces caravanes motorisées peuvent souvent atteindre plusieurs kilomètres d’envergure et s’étendre bien au-delà de la zone des traversiers. À cela, il faut ajouter la présence de nombreux chantiers routiers qui multiplie aussi les risques d’accident.

La problématique rejoint également les chambres de commerce Haute-Côte-Nord et Manicouagan qui constatent que la situation actuelle est un frein important à l’économie régionale. Pour sa présidente et son président, Julie Tremblay, et Antonio Hortas, cette situation se traduit par des pertes économiques pour plusieurs membres et elle impose aux entrepreneurs un défi additionnel au développement économique de la Côte-Nord.

Un pont, la solution

La Société du pont sur le Saguenay à Tadoussac, qui milite pour la promotion de la construction d’un pont entre Baie-Sainte-Catherine et Tadoussac, sa raison d’être, abonde dans le même sens. Selon l’organisation, la solution la plus adaptée afin de rendre la route 138 plus fluide et sécuritaire consisterait en la construction d’un pont à l’embouchure de la rivière Saguenay à Tadoussac. Son ancien président, Pierre Breton, en a d’ailleurs fait la promotion sur toutes les tribunes depuis de nombreuses années en expliquant et en documentant tous les avantages qui en découleraient inévitablement. Son successeur, Marc Gilbert, a repris le flambeau et poursuit les démarches de valorisation de cette vision d’avenir qui contribuerait grandement à l’essor de toutes les sphères d’activités de la Côte-Nord et dont l’épanouissement rejaillirait sur l’ensemble du Québec.

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Publié le 7 septembre, 2021, dans la publication : Numéro_14 Volume 39

  • Bouchons de circulation
  • Coalition Union 138
  • Désenclavement de la Côte-Nord
  • Économie nord-côtière
  • Route 138
  • Sécurité routière
  • Société du Pont sur le Saguenay
  • Tourisme Côte-Nord

Publié sur le site le 7 septembre 2021

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