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Transports

Lien terrestre Fermont-Sept-Îles

par Éric Cyr

Légende photo : Sur la photo, des travaux de réfection de la chaussée s’échelonnent sur une cinquantaine de kilomètres. Sur la couverture, une pancarte indiquant l’entrée de la route Denis-Perron (SM-3) située à l’intersection de la route 138 à une trentaine de kilomètres de Sept-Îles est couchée dans le fossé témoignant de l’état de délabrement de certains segments de ce chemin secondaire. Source photo : Daniel Girard

Des travaux de réfection routière ont été amorcés, le 11 août 2025, afin d’éventuellement réussir à relier de façon plus sécuritaire Fermont à Sept-Îles par voie terrestre en passant par un ancien chemin forestier grandement détérioré qui a été abandonné en 2008 dont l’embranchement prend sa source sur la route 138 à proximité de Sept-Îles et qui rejoint la route 389 dans le secteur du Relais Gabriel.

Ce tronçon routier déjà existant qui commence sur la route Denis-Perron et qui traverse la zone d’exploitation contrôlée (Zec) Matimek est totalement asphalté à partir de la route 138. Il constitue au départ la route de service qui permet de se rendre au barrage Denis-Perron de la centrale hydroélectrique de Sainte-Marguerite 3 (SM-3). C’est cette portion qui a été construite en 1994 dans le territoire non organisé de Lac-Walker qu’il faut emprunter avant de bifurquer sur un autre chemin situé à proximité du barrage qui donnait autrefois accès à un camp de travailleurs d’Uniforest sur la réserve faunique de la Société des établissements de plein air du Québec (Sépaq). Il est cependant actuellement déconseillé aux néophytes de la conduite sur un chemin de terre et aux touristes qui ne connaissent pas bien la région, surtout s’ils traînent une roulotte de camping, de l’emprunter dans le secteur plus au nord de SM-3 jusqu’au Relais Gabriel vu son déplorable état de détérioration et son manque d’entretien.

La première étape des travaux de réfection de la chaussée d’une durée de deux semaines inclut du débroussaillage, du déblayage, de l’aménagement et l’ajout de concassé à certains endroits notamment dans la côte des « drive shafts » nommée ainsi à cause des nombreux bris d’arbres de transmission dans le dénivelé de cette montée. L’objectif des travaux, des kilomètres 116 à 169, est de rendre carrossables ces quelques dizaines de kilomètres de cette voie forestière qui s’amalgame avec l’entrée de la réserve faunique sur la route Denis-Perron, qui elle se greffe à la 138 au kilomètre 970 dans le secteur du pont de la rivière Sainte-Marguerite à mi-chemin entre Port-Cartier et Sept-Îles.

Une initiative citoyenne

Le ministère des Transports et de la Mobilité durable du Québec, qui peine péniblement depuis des décennies à la réfection de la route 389, n’est pas l’instigateur ni le maître d’œuvre du chantier qui vise à long terme une amélioration notoire de la fluidité de la circulation sur ce lien routier secondaire. Cette initiative émane plutôt d’un organisme sans but lucratif fondé en juin 2024, le Regroupement des propriétaires et amis du 107 (RPA 107), qui a obtenu une subvention de 225 000 dollars de la MRC de Sept-Rivières pour cette première phase de réfection de ce chemin et dont le total s’élève à 300 000 $.

Des ententes ont été conclues avec des partenaires qui appuient la démarche notamment des Innus et des clubs de motoneige et de VTT de la région.

Selon le président de l’organisation, Daniel Girard, il y a une réelle volonté de rendre cette route plus accessible et sécuritaire et il serait bien que la MRC de Manicouagan envisage de se joindre aux efforts, car la section plus au nord de cet axe routier se trouve sur son territoire. « Nous avons obtenu l’appui du conseil innu Takuaikan Uashat mak Mani-utenam (ITUM) et de son bureau des droits de la protection du territoire qui nous soutiennent dans nos démarches et tiennent à un accès par cette route jusqu’au Relais Gabriel. De plus, nous avons entamé des discussions avec Hydro-Québec, qui prévoit d’ajouter une nouvelle turbine à SM-3 et la construction d’un deuxième poste Arnaud, et avec la Sépaq (Société des établissements de plein air du Québec), afin d’examiner les possibilités qui peuvent s’offrir à nous. Il y a des efforts en ce sens et des bénévoles affichent de la volonté et travaillent avec ardeur à concrétiser ce projet et c’est un retraité qui conduit la niveleuse. Un souper-bénéfice organisé à l’hôtel Sept-Îles a permis d’amasser un montant de 52 000 $ pour cette cause ».

Cet itinéraire une fois restauré permettrait d’éviter un long détour en passant par Baie-Comeau et d’économiser un trajet d’environ quatre heures.

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Publié le 9 septembre, 2025, dans la publication : Numéro_14 Volume_43

  • Bureau des droits de la protection du territoire
  • Chemin forestier
  • Clubs de motoneige et de VTT
  • Conseil innu Takuaikan Uashat mak Mani-utenam
  • Fermont
  • Hydro-Québec
  • Innus
  • MRC de Manicouagan
  • MRC de Sept-Rivières
  • Poste Arnaud
  • Relais Gabriel
  • Route 138
  • Route 389
  • Sépaq
  • Sept-Îles
  • Travaux de réfection routière
  • Tronçon routier
  • Turbine à SM-3

Publié sur le site le 9 septembre 2025

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Route 389

Accidents de camions multiples en six jours

par Éric Cyr

Légende : Sur la photo, l’un des trois accidents de camions survenus sur la route 389 en moins d’une semaine au mois d’août, celui-ci au kilomètre 526. Source photo : Escorte routière Baie-Comeau.

Un total de trois accidents impliquant des poids lourds se sont produits sur la route 389 en moins d’une semaine. Ces camions à plateau (flat bed) transportant des tuyaux ont effectué des capotages causant le déversement de leur cargaison ce qui a nécessité la fermeture du seul lien routier de la région à trois reprises pendant plusieurs heures.

Le premier événement impliquant un véhicule lourd dont le chargement s’est renversé dans le fossé est survenu au kilomètre 526, le 5 août 2025. Il a subséquemment été suivi de deux autres qui ont obstrué le chemin dans une courbe prononcée au kilomètre 172, les deux au même endroit, les 8 et 11 août. Ce phénomène alarmant qui serait lié en partie, deux voyages sur trois, à un stratagème fiscal frauduleux « Chauffeurs inc. » permettant à des entreprises de camionnage de proposer des tarifs de transport à prix réduit en engageant des chauffeurs au rabais. Cette stratégie consiste à diminuer les critères de sécurité, à offrir de bas salaires à des camionneurs acceptant ce genre de traitement et à compter sur la vitesse afin d’augmenter la rentabilité des livraisons en misant sur des travailleurs autonomes qui acceptent de gagner moins. Cette façon de faire favorise principalement l’embauche de chauffeurs inexpérimentés fréquemment issus de l’immigration qui manquent de formation adéquate et qui ne connaissent pas les aléas et les difficultés de cette route qui affiche une configuration particulière. L’autre accident aurait impliqué le manque d’expérience sur ce genre de route d’un camionneur québécois qui a accepté un contrat en sous-traitance.

Une brèche à la sécurité routière

La situation inquiète particulièrement les usagers de la route qui relie Baie-Comeau à Fermont et au Labrador incluant des conducteurs professionnels d’expérience qui empruntent ce lien interprovincial ainsi que des citoyens de la Côte-Nord et du Labrador qui discutaient abondamment du sujet sur les réseaux sociaux en faisant part de leurs craintes et de leurs doléances tout en dénonçant cette problématique récurrente. De nombreux camionneurs de l’industrie du transport et du remorquage au Québec jugent ces chauffeurs improvisés comme dangereux et inaptes à conduire et certains dénoncent vertement et avec indignation leur présence sur les routes sans avoir de formation préalable qui devrait être impérative selon eux. Le phénomène préoccupe également des premiers répondants, notamment de Fermont, qui se déplacent sur la 389 pour porter assistance aux blessés lorsque des accidents surviennent.

Des intervenants de la région souhaitent un resserrement de la surveillance policière sur cette artère routière ainsi qu’un rehaussement de la présence des contrôleurs routiers, qui sont actuellement en conflit avec le gouvernement du Québec et qui sont donc moins présents sur les routes en particulier dans les régions éloignées. Une formation obligatoire est aussi réclamée pour les conducteurs de camions et de fardiers.

Heureusement dans ces cas-ci il n’y a eu aucune fatalité et aucun blessé.

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Publié le 26 août, 2025, dans la publication : Numéro_13 Volume_43

  • Accidents
  • Accidents de camions
  • Chauffeurs de camions
  • Contrôleurs routiers
  • Fermont
  • Formation obligatoire
  • Industrie du transport
  • Lien routier interprovincial
  • Premiers répondants
  • Régions éloignées
  • Route 389
  • Sécurité routière

Publié sur le site le 25 août 2025

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Richesse multiculturelle

Une célébration de la diversité

par Éric Cyr

Légende : Sur la photo, Guy Romain Kouam interroge la cuisinière originaire de la RDC, Bénédicte Kifumbu, au sujet des composantes de son menu. Sur la couverture, des bénévoles prennent la pose avant d’accueillir leurs hôtes au banquet.

La troisième édition de la Fête de l’unité de la diversité fermontoise, appelée aussi Fête de l’amitié, un événement permettant de mieux faire connaître les différentes cultures qui se côtoient localement, s’est déroulée à la loge des Moose, le 7 juin 2025, sous l’impulsion de l’instigateur de la démarche, Guy Romain Kouam, qui a une fois de plus réussi à mobiliser des bénévoles et des partenaires en les incitant à prendre part à l’organisation de cette activité multiculturelle annuelle.

Un total d’environ 110 personnes ont pris part dans une ambiance joyeuse à cette manifestation familiale populaire dont l’objectif est de contribuer à bâtir l’unité au sein de la population fermontoise marquée par sa mixité culturelle et sociale. Organisé par le conseil de fabrique de la paroisse catholique de la Résurrection de Fermont, ce rapprochement reflète la pluralité des origines des citoyens et témoigne de la richesse du foisonnement multiculturel de l’endroit.

Les invités au festin ont pu déguster des plats typiques et des menus diversifiés de plusieurs pays qui étaient représentés dans le cadre de cet événement culinaire et culturel. Les participants ont cuisiné des mets en provenance des Amériques, avec le Canada incluant l’Acadie et le Québec (Nancy Hardy, Sylvie Lebreton, Cinthia Pelletier et Louise Vachon) et la Colombie (la membre de l’équipe Diversité-Équité-Inclusion de ArcelorMittal, Ana Maria Rengifo), d’Afrique, avec le Burkina Faso (Moumouni Boulsa) le Cameroun (Famille Kouam, Marie Noëlle Mbendeu et Vanessa Vessah) qui a reçu l’appui du Sénégal (Justine L’Heureux) la Côte d’Ivoire (Virginie Zampaligré) et la République démocratique du Congo (Bénédicte Kifumbu) ainsi que d’Europe avec la France (Marjorie Alies accompagnée par Marika Boileau du Canada).

Les convives, qui ont eu l’occasion de goûter à certaines délicieuses recettes de la cuisine traditionnelle des différentes nationalités ayant participé au rassemblement culturel et gastronomique, ont adoré l’expérience gustative qui leur a permis de découvrir des habitudes alimentaires et des recettes en provenance d’autres régions de la planète et d’échanger avec des gens issus de plusieurs endroits du globe. Les représentants des différents pays étaient pour leur part heureux de faire découvrir une partie de leur culture et de leurs traditions culinaires. Des invités ont reçu des prix de présence offerts par des commerces et entreprises à la suite d’un tirage au sort. Une soirée dansante animée par Alexandre Brisebois a clôturé l’activité.

L’organisateur principal de cette réunion pluriculturelle a chaleureusement remercié ceux qui ont préparé avec amour des spécialités de leur pays d’origine afin de faire découvrir dans le cadre d’un repas collectif une partie de leur culture aux gens d’ici. Il a également souligné le travail des membres du comité organisateur qui ont déployé beaucoup d’efforts afin que la fête atteigne son objectif qui est de favoriser les échanges et les rencontres dans un contexte de partage. Il a de plus exprimé sa gratitude envers les bénévoles, les commanditaires et les donateurs qui ont appuyé cette initiative depuis ses débuts, ce qui a contribué à assurer son succès notamment ArcelorMittal et la MRC de Caniapiscau pour leur appui financier et le club social des Moose, qui a facilité la logistique en offrant généreusement sa cuisine et sa salle de réception.

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Publié le 24 juin, 2025, dans la publication : Numéro_12 Volume_43

  • Activité multiculturelle
  • ArcelorMittal
  • Bénévoles
  • Club social des Moose
  • Fabrique de la paroisse catholique de la Résurrection de Fermont
  • Fermont
  • Fête de l’amitié
  • Fête de l’unité de la diversité fermontoise
  • Foisonnement multiculturel
  • Gastronomie
  • Guy-Romain Kouam
  • MRC de Caniapiscau
  • Partage culinaire
  • Partenariat
  • Rassemblement
  • Traditions culinaires

Publié sur le site le 19 juin 2025

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Services animaliers

La Patte givrée ouvre ses portes

par Éric Cyr

Légende : Sur la photo, les deux associées passionnées qui se sont récemment lancées en affaires, Jennifer Emmons (à gauche) et Sarah Arseneau avec, Rose, qui prend la pose au centre derrière la vitre, à la station de toilettage de La Patte givrée.

De nouveaux services de toilettage et de pension pour petits animaux sont proposés localement par l’entreprise La Patte givrée, qui a invité le public à son ouverture officielle dans le cadre d’une formule de journée porte ouverte qui s’est déroulée dans ses installations situées au 100 G, rue Bertrand dans le parc industriel de Fermont, le 8 juin 2025.

Les visiteurs qui se sont déplacés pour l’occasion, dont certains étaient accompagnés de leurs animaux de compagnie, ont pu effectuer une visite guidée des lieux avec les copropriétaires, Jennifer Emmons et Sarah Arseneau, qui les ont accueillis chaleureusement en leur expliquant les modalités des services offerts pour les chiens et les chats, dont les quartiers sont divisés à part, incluant des séjours confortables dans un environnement sécurisé ainsi que des sorties quotidiennes, et en répondant à leurs différentes questions relatives à ceux-ci.

Bienveillance et passion

En plus d’offrir un toilettage « tout en douceur » pour les chats et les chiens, La Patte givrée répond à un besoin important dans la communauté puisqu’il n’y avait plus aucune offre locale de service pour la garde d’animaux pendant une période d’absence de leurs propriétaires depuis la fermeture du salon de toilettage Chapitou qui était situé au même endroit. Ayant constaté l’existence de ce vide, et à la suite d’un sondage du marché, les entrepreneures, qui se font un devoir d’offrir un service adapté et personnalisé pour chaque animal, en prônant des valeurs de bien-être optimal, de confiance et de respect des animaux qui leur ont été confiés et qui sont au cœur de leur engagement, ont décidé de combler cette plage vacante en reprenant le flambeau dans ce domaine spécialisé, qui est une vocation plutôt qu’un simple travail. Les propriétaires de chats et de chiens peuvent dorénavant partir en vacances ou pour un rendez-vous médical l’esprit tranquille en sachant que leur compagnon est entre bonnes mains.

« À Fermont, les animaux occupent une place précieuse dans nos vies. Ils font partie de la famille et c’est important pour nous d’offrir un endroit où ils sont traités avec tout l’amour et le respect qu’ils méritent », confie la cofondatrice de La Patte givrée, Sarah Arseneau. Sa collègue, Jennifer Emmons, conclut : « On entend encore trop souvent des histoires troublantes où les animaux sont maltraités, que ce soit en pension ou en toilettage. À La Patte givrée, on veut changer cette malheureuse réalité en offrant un service attentionné, respectueux et axé avant tout sur le bien-être de chaque animal comme s’il s’agissait du nôtre. »

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Publié le 24 juin, 2025, dans la publication : Numéro_12 Volume_43

  • Animaux domestiques
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  • Environnement sécurisé
  • Fermont
  • Jennifer Emmons
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  • Services de toilettage et de pension

Publié sur le site le 19 juin 2025

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Arts

« Entre racines et voyages »

par Éric Cyr

Légende : Sur la photo, la professeure d’arts Isabelle Grenier (à gauche) et les jeunes artistes devant leur création collaborative.

Une œuvre collective réalisée sur une période de six mois par des élèves du centre éducatif L’ENVOL, qui accueille des francophones de la maternelle à la douzième année au 505, rue Bristol Crescent à Labrador City, a été officiellement dévoilée, le 10 juin 2025. Le vernissage de cette production artistique s’est fait en présence d’enseignants et de parents qui s’étaient déplacés pour l’occasion.

Les jeunes ont exploré leur perception et leur vision du Canada dans le cadre de ce processus créatif en puisant leur inspiration dans ses symboles les plus représentatifs comme ses cultures, ses langues, ses paysages majestueux, son histoire et particulièrement les animaux sauvages qui ont servi de catalyseur à la démarche artistique. Plusieurs espèces emblématiques qui peuplent le territoire et qui sont porteurs de récits ancestraux pour les Premières Nations ont été représentées sur cette fresque murale dont la concrétisation a été guidée par l’artiste peintre fermontoise Isabelle Grenier. Selon l’instigatrice du projet de longue haleine, l’enseignante de sciences humaines Lamia Gharbi, qui souhaitait intégrer une façon originale d’enseigner sa matière : « Nous avons réalisé que les êtres humains sont liés par l’imagination et par le mouvement. Nous sommes tous connectés ici ou là. Les peuples indigènes habitaient les lieux, mais étaient nomades. On a exploré le sens du déplacement à la fois terrestre et spirituel. »

L’objectif au départ était d’intégrer certaines notions de communication par l’art en intégrant les couleurs, les différents langages artistiques, les formes et les symboles afin d’amener les jeunes à réfléchir au message qu’ils souhaitaient transmettre grâce à ce médium.

« Chaque création est le reflet d’un regard personnel sur les multiples facettes du Canada : certains y ont vu un pays enraciné dans des traditions, d’autres, une terre d’accueil et de renouveau alors que certains ont perçu un vaste territoire naturel à protéger », confie Mme Grenier.

La thématique « Entre racines et voyages » illustre un double mouvement, celui du déplacement des cultures, des peuples, des histoires, et celui de l’enracinement, dans les liens humains, la mémoire et la terre. Les artistes, dont chacun a apporté sa fantaisie et sa griffe, ont ainsi utilisé les caractéristiques, les couleurs et les formes animales pour représenter la cohabitation harmonieuse et la diversité ethnique tout en soulignant les nombreuses disparités du pays. Entre nature et modernité, entre passé et avenir, entre solitude et communautés, cette représentation conjointe se veut une célébration de la richesse imaginaire de cette contrée vue par des jeunes qui y habitent. « C’est une fresque vivante de ce qu’ils espèrent, imaginent et ressentent pour ce lieu empreint de contrastes, un endroit où se croisent anciennes traditions et histoires nouvelles. Les élèves ont exprimé leur vision propre et conjointe de ce que signifie vivre dans cette région du monde aujourd’hui », conclut la professeure d’art.

Inspirée par une richesse historique, des peuples autochtones qui sont les premiers gardiens du territoire jusqu’aux vagues d’immigration qui ont façonné son identité actuelle, cette conception est une exploration de la mémoire et du présent. L’œuvre d’art, qui mêle histoires migratoires, questionnements identitaires, rêves d’avenir et souvenirs familiaux, reflète de multiples réalités parallèles de ce pays en constante mutation et en perpétuel mouvement qui affiche d’innombrables visages. « Entre racines et voyages » est une invitation à observer une représentation fictive du Canada à travers les yeux de la jeunesse qui met l’accent sur des valeurs de diversité, de liberté et de respect.

Ce projet a été possible grâce à la contribution financière du programme national canadien ArtsSmarts qui vise à intégrer les arts et la culture dans le curriculum scolaire.

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Publié le 24 juin, 2025, dans la publication : Numéro_12 Volume_43

  • canada
  • Centre éducatif L'ENVOL
  • Création artistique
  • Curriculum scolaire
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  • Fermont
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  • Labrador City
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  • Oeuvre collective
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  • Vernissage

Publié sur le site le 19 juin 2025

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Pousse partout!

Un quart de siècle déjà

par Éric Cyr

Légende : Sur la photo, la propriétaire de Pousse partout!, Francine Marcoux (à gauche), accueille chaleureusement des clients venus se procurer des produits locaux dans l’une de ses serres.

L’entreprise Pousse partout! a célébré son 25e anniversaire, le 23 juin 2025. La fondatrice de l’exploitation agricole, Francine Marcoux, et son conjoint, Yoland Corbin, qui avaient été honorés dans le cadre de la 130e édition de la compétition de l’Ordre national du mérite agricole en 2019 sont fiers de cette réalisation qui honore leur ténacité.

Les deux passionnés d’agriculture et d’horticulture avaient à l’époque chacun obtenu une médaille de bronze et le titre de chevalier dans le cadre de la remise de cette distinction honorifique qui a reconnu leurs efforts déployés et leur savoir-faire démontré dans la gestion de leur entreprise. Reconnue par l’Union des producteurs agricoles (UPA), l’exploitation agraire rurale fermontoise enchâssée juste au-dessous du 53e parallèle est celle qui se situe le plus au nord du Québec.

Diplômée de l’Institut agroalimentaire de Saint-Hyacinthe en horticulture fruitière et légumière, Mme Marcoux a développé au fil du temps et à force de persévérance et de polyvalence une expertise adaptée à la culture nordique prenant en considération le climat et la réalité particulière du milieu géographique local.

Fidèles à la tradition de la production de plantes ornementales, les deux associés, qui se spécialisent également dans la culture maraîchère ainsi que dans l’aménagement et l’entretien paysagers, ont accueilli leur clientèle de la région dans leurs installations situées au 22, rue du Camp dans le parc industriel de Fermont, le 14 juin dernier, afin de lui proposer une variété de fleurs annuelles et de plantes ornementales produites en serre localement.

Vers l’avenir

Malgré son énergie et sa passion, la propriétaire de la jardinerie qui avance en âge songe éventuellement à prendre sa retraite et souhaite transmettre le flambeau à la relève qu’elle pourrait aider et aiguiller en partageant ses connaissances générales liées au domaine afin d’assurer la pérennité de la vocation originale de ce commerce qui a pignon sur rue à Fermont grâce à l’orchestration planifiée d’une transition. « Pousse partout! fut une belle aventure remplie de défis et de réalisations dont Yoland et moi sommes très fiers », confie Mme Marcoux, qui remercie ceux qui ont appuyé sa démarche entrepreneuriale au cours des années et particulièrement les consommateurs qui l’ont encouragée en achetant ses articles.

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Publié le 24 juin, 2025, dans la publication : Numéro_12 Volume_43

  • 25e anniversaire
  • Agriculture nordique
  • Compétition de l’Ordre national du mérite agricole
  • Culture maraîchère
  • Entreprise
  • Expertise
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  • Fleurs
  • Francine Marcoux
  • Horticulture fermontoise
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Publié sur le site le 19 juin 2025

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ArcelorMittal

Nouvelle convention collective de cinq ans

par Éric Cyr

Source photo : Métallos

Le Syndicat des Métallos et ArcelorMittal ont ratifié, le 22 mai 2025, une nouvelle entente de travail pour les employés de l’entreprise minière sur la Côte-Nord qui s’appliquera pour une durée de cinq ans. Les employés obtiendront des augmentations qui oscillent de 26 à 30 % sur cette période selon les catégories d’emploi.

« Nous avons travaillé tant sur les clauses normatives que financières et nous sommes fiers du résultat. C’est un des meilleurs contrats que nous avons obtenus et c’est grâce au solide appui que les membres nous ont donné lors des assemblées générales, avec les votes de grève », soulignent conjointement les présidents et présidentes des différentes sections locales des Métallos, soit Karine Sénéchal (SL 5778), Éric Bacon (SL 6869), Stéphan Tremblay (SL 7401 Sud), Jérémy Lévesque (SL 7401 Nord), Krystelle Lévesque (SL 8664).

L’ensemble des travailleurs verra son salaire bonifié de 17 % sur cinq ans, dont 6 % dès la première année. De plus, une part de l’indemnité de vie chère (boni) équivalant à 4,19 $ sera graduellement intégrée à leur revenu, ce qui permettra qu’il soit comptabilisé pour le calcul de la retraite et des congés. Cela portera donc les hausses salariales à un total de 26,16 % à 30,21 %.

Les différentes primes ont été augmentées. La prime de nuit atteindra 2,50 $ au cours du contrat ; la prime pour les travailleurs affectés à l’entretien de la voie ferrée est augmentée de 2 $ l’heure. Un jour férié pour la Journée nationale de la vérité et de la réconciliation est ajouté, le 30 septembre, et les syndiqués auront droit à un congé flottant additionnel. Un montant supplémentaire de 10 $ sur la base du régime de retraite s’ajoute au cours de la convention, ce qui donnera un montant additionnel de 300 $ par mois pour un retraité qui prend sa retraite après 30 ans de service, et l’indexation du régime de retraite est maintenue pour les retraités. Un poste de technicien en prévention incendie est aussi ajouté à Port-Cartier.

« On a réussi à sortir de cette négociation avec un contrat exceptionnel, et ce malgré un prix du fer moins élevé qu’à la dernière négociation. C’est grâce à la grande solidarité des membres.  Nous sommes très heureux d’avoir réussi à maintenir l’indexation du régime pour les retraités tout en augmentant substantiellement les conditions de retraite pour les travailleurs et travailleuses actifs. Ce contrat instaure aussi un bon équilibre entre les différents groupes qui forment la main-d’œuvre », souligne le représentant syndical Marc Tremblay.

Collaboration et respect mutuel

De son côté, ArcelorMittal Exploitation minière Canada (AMEM) « se réjouit d’avoir proposé un cadre de règlement propice à l’atteinte d’une entente négociée juste et équitable. Les objectifs des deux parties ont été atteints, reflétant un climat de collaboration et de respect mutuel. » La compagnie minière a affirmé être heureuse d’annoncer que ses employés des cinq sections locales du Syndicat des Métallos ont approuvé la ratification de l’entente de principe au terme d’un vote des employés réunis en assemblées générales. « Les nouvelles conventions collectives, d’une durée de cinq ans, assureront une stabilité ainsi que de bonnes conditions de travail pour nos salariés. Cet accord nous permettra également de générer des retombées significatives pour la Côte-Nord et le reste du Québec. Il favorise la stabilité économique et le développement local alors que nous continuerons d’investir dans nos opérations et nos installations pour assurer la pérennité de notre organisation », a déclaré le président et chef de la direction d’AMEM, Mapi Mobwano. La minière explique que l’entente prévoit des augmentations salariales importantes dès la première année, en accord avec les standards récents du marché ainsi que des ajustements au régime de retraite et à d’autres dispositions financières. ArcelorMittal estime que les nouvelles conventions collectives sont conformes aux normes de l’industrie et avantageuses par rapport au marché. L’entreprise est convaincue qu’elles contribueront au succès à long terme de ses activités minières tout en la positionnant comme un employeur de choix.

ArcelorMittal sur la Côte-Nord

Adoption du renouvellement de la convention collective

Voici les résultats du scrutin qui s’est avéré favorable dans une proportion importante à l’acceptation du nouveau contrat de travail des employés de l’entreprise minière ArcelorMittal œuvrant sur le territoire nord-côtier. Le pourcentage du vote des membres syndiqués au sein des différentes sections locales du Syndicat des Métallos est affiché ci-dessous.

Sections locales :

5778 (mines de fer de Mont-Wright et de Fire Lake, Fermont : 76,9%.

6869 (chemin de fer et port, Port-Cartier : 69,2%.

7401 et 7401-FP Sud (employés de bureau à Port-Cartier et techniciens en protection des incendies) : 87%.

7401 et 7401-FP Nord (employés de bureau à Fermont et force protectrice) : 73%.

8664 (usine de bouletage de Port-Cartier) : 85%.

Santé et sécurité au travail

De l’espoir chez ArcelorMittal

Lors des récentes négociations pour une nouvelle convention collective pour les employés syndiqués d’ArcelorMittal sur la Côte-Nord, les parties patronales et syndicales ont convenu de travailler sur la problématique récurrente de la poussière au concasseur et au concentrateur à la mine de fer de Mont-Wright.

Dans le cadre de la démarche qui s’inscrit dans le cadre du volet santé et sécurité au travail (SST), un comité a été créé afin de veiller aux investissements destinés à réduire la poussière dans ses secteurs des infrastructures minières. Un meilleur mécanisme de suivi des tests respiratoires a également été instauré. Une indemnité a de plus été adoptée pour les travailleurs qui ont l’obligation de porter des masques dans un environnement poussiéreux.

Un pas dans la bonne direction

Selon le Syndicat, les pourparlers à ce sujet ont eu « L’objectif est d’inciter ArcelorMittal à réduire la poussière à la source. Si l’employeur doit débourser de l’argent parce que ses installations ne sont pas sécuritaires, ça devrait l’inciter à procéder plus rapidement aux améliorations nécessaires. Nous suivrons le dossier de près grâce à ce nouveau comité », confie la présidente de la section locale 5778 du Syndicat des Métallos, Karine Sénéchal.

L’inhalation de fines particules de poussières dans l’air en milieu minier peut causer diverses maladies principalement pulmonaires, mais aussi d’autres affections. La silicose, une grave maladie des poumons, est causée par l’inhalation de poussière de silice. D’autres maladies liées aux poussières peuvent également être observées dans l’industrie minière comme la pneumoconiose de charbon, des irritations des voies respiratoires, des bronchites chroniques et certaines formes de cancers.

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Publié le 10 juin, 2025, dans la publication : Numéro_11 Volume_43

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Publié sur le site le 10 juin 2025

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Tourisme

« Expédition 51 » dans la région

par Éric Cyr

Légende : Sur la photo, des participants attentifs lors d’une présentation durant l’atelier touristique régional à l’hôtel Wabush au Labrador. Source photo : Joannie Francoeur-Côté.

Un atelier gratuit destiné à mieux connaître la coopération interprovinciale entre le Québec et le Labrador en matière de tourisme, fruit d’un partenariat entre Tourisme Côte-Nord et Destination Labrador, a eu lieu à l’hôtel Wabush à Wabush au Labrador, le 15 mai 2025. L’objectif de la démarche dédiée à la promotion du circuit touristique « Expédition 51 » et au rayonnement de ses attraits et beautés naturelles était de partager des connaissances sur l’industrie du voyage des deux côtés de la frontière afin de rehausser l’expérience touristique de la clientèle.

Dans le cadre de cet événement proposant une série d’ateliers sur le terrain dans les principaux pôles du trajet nordique en croissante popularité, différentes présentations visant à expliquer et à améliorer l’offre de services aux voyageurs ont été offertes par les promoteurs de cette alliance qui mobilise des acteurs touristiques et plusieurs partenaires des deux côtés de la frontière. L’ambiance décontractée était propice à un réseautage des divers intervenants du milieu touristique de la région sur place notamment des représentants des bureaux d’information touristique de Fermont et Gateway Labrador de Labrador City. Le public a aussi pu se familiariser avec les différents services disponibles pour les visiteurs en quête de grands espaces toujours plus nombreux à emprunter la TransQuébec-Labrador, une route interprovinciale mythique qui s’étale en forme de boucle terrestre à travers des paysages majestueux.

Virée routière unique

La directrice de Tourisme Côte-Nord, Joannie Francoeur-Côté et le directeur général de Destination Labrador, Randy Letto, ont prononcé des allocutions pour l’occasion. « Expédition 51, c’est bien plus qu’un circuit touristique. C’est un véritable pont entre deux territoires, qui met en lumière la richesse de nos communautés, de nos cultures et de nos paysages. Cette collaboration renforce l’attractivité de la région et favorise le développement économique local », souligne Mme Francoeur-Côté. L’agente de développement culturel et touristique à la MRC de Caniapiscau, Pascale Castilloux, qui a pris part aux ateliers, confie : « La MRC de Caniapiscau participe activement à la promotion et à la structuration de ce circuit touristique. Avec ce positionnement, notre immense territoire et ses paysages pittoresques au nord du 51e parallèle prendront leur place comme destination touristique au nord de la Côte-Nord. C’est une belle collaboration avec nos voisins du Labrador. Ces rencontres organisées entre intervenants du domaine sont profitables à l’épanouissement de notre région. »

C’était le second volet de quatre rencontres qui ont été organisées dans diverses localités : Baie-Comeau sur la Côte-Nord, Fermont et l’Ouest du Labrador, Happy Valley-Goose Bay au Labrador et Rivière-Saint-Paul en Basse-Côte-Nord.

Expédition 51 qui réunit de nombreuses associations touristiques régionales bénéficie du soutien des gouvernements du Québec et de Terre-Neuve-et-Labrador, ainsi que les municipalités régionales de comtés (MRC) de Caniapiscau et du Golfe-du-Saint-Laurent. Ce circuit touristique interprovincial traverse la Côte-Nord au Québec et le Labrador à Terre-Neuve-et-Labrador. Avec ses 1 700 kilomètres de routes panoramiques, ses vastes paysages naturels et ses arrêts incontournables, ce parcours séduit les amateurs d’escapades routières, les amoureux d’espaces sauvages, de plein air et de découvertes culturelles.

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Publié le 10 juin, 2025, dans la publication : Numéro_11 Volume_43

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Publié sur le site le 10 juin 2025

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Impact Fermont

Une présentation locale prisée

par Éric Cyr

Sur la photo, quelques-unes des actrices fermontoises en compagnie d’une animatrice de la MDJ Alpha, Fanny Dionne (à gauche), avant le premier visionnage de l’œuvre cinématographique devant un auditoire à l’auditorium des écoles de Fermont.

Le public a été convié à assister au film Impact Fermont qui a été diffusé gratuitement en avant-première à la salle de spectacles Alain-Frappier dans le cadre de l’événement spécial « Bienvenue au tapis rouge », le 22 mai 2025. Une centaine de spectateurs se sont déplacés pour venir assister à la projection cinématographique.

Fruit d’une collaboration entre divers intervenants du milieu fermontois, le court métrage, qui a été réalisé et produit par Patrick Canuel de Pixel Flex Média et la policière de la Sûreté du Québec Hélène Miville et dont la majorité du tournage s’est fait localement, met en scène des comédiens et des figurants de la localité nordique. La trame du récit fictif, qui comprend la simulation d’une tragédie routière et des témoignages, reconstitue des événements dramatiques inspirés d’une mise en situation liée à un accident automobile ayant été causé par une jeune conductrice ayant consommé de l’alcool avant de prendre le volant de son véhicule motorisé. Le produit à vocation pédagogique, dont l’objectif est de favoriser la conscientisation des effets qui peuvent découler de la conduite en état d’ivresse, vise la prévention du phénomène en particulier chez les jeunes. En effet, conduire sous l’effet de substances, comme l’alcool, les drogues et certains médicaments, comporte des risques accrus d’accidents graves et mortels puisque leur consommation peut altérer le comportement de façon importante et grandement réduire la vitesse des réflexes moteurs. Ce matériel éducatif servira d’outil de sensibilisation aux possibles conséquences de la conduite avec facultés affaiblies dans les écoles secondaires du Québec.

L’ambitieux projet est né à la suite d’une initiative de l’animatrice responsable de la Maison des jeunes (MDJ) Alpha de Fermont, Marie-Ève Arsenault, qui a mobilisé et motivé de nombreux partenaires locaux, dont les premiers répondants de la Ville de Fermont (ambulanciers paramédicaux, policiers, pompiers) en les incitant à adhérer à la démarche afin de concrétiser l’objectif de prévention orienté principalement vers un public adolescent, mais qui ne laisse personne indifférent.

Partenariat prolifique

Selon l’agente de police Hélène Miville, qui a œuvré au scénario, au contenu graphique, à la réalisation et à la production : « C’est avec grand plaisir que la Sûreté du Québec a embarqué dans le projet puisqu’il s’agissait d’une bonne occasion pour sensibiliser les jeunes aux conséquences néfastes de l’alcool et de la drogue au volant. Plusieurs bénévoles et partenaires fermontois se sont joints à l’équipe du projet Impact. Je souhaite les remercier pour leur appui, car sans leur aide précieuse, rien de tout ceci n’aurait été possible. »

Cette création conjointe, qui comprend une mise en scène très réaliste, est devenue un outil de prévention que la Sûreté du Québec peut désormais utiliser dans le cadre de campagnes de sensibilisations scolaires auprès des élèves de cinquième secondaire à l’aube de leurs bals de finissants à travers le Québec.

Un autre Impact

Une tournée documentaire s’arrête à Fermont

Le Comité nord-côtier des accidentés de la route a présenté deux projections gratuites du film documentaire Impact. La reconstruction après un traumatisme craniocérébral, dans le cadre de la tournée québécoise qui s’est arrêtée la salle Aurora, le 31 mai 2025.

Le court-métrage intimiste présente le parcours émouvant de trois personnes résilientes qui ont éprouvé un impact émotionnel intense après avoir subi un traumatisme craniocérébral (TCC), une blessure au cerveau causée par un impact physique, souvent à la tête, qui peut aller d’une simple commotion cérébrale jusqu’à des lésions plus sévères avec des symptômes variés selon la gravité, ainsi que des témoignages poignants de membres de leurs familles et de proches aidants qui parlent des conséquences que ce bouleversement inattendu a apportées dans leurs vies.

Courage exemplaire

Les figurants de ce docu-réalité ne sont pas des comédiens, ils racontent ce qu’ils ont vécu de façon touchante et vibrante à la suite de leur accident. Le public peut ainsi constater l’impact que le TCC a dans la vie des victimes, et celles de leur entourage, les difficultés qu’ils ont rencontrées et leur évolution progressive vers une amélioration de leur condition à force d’encadrement et de ténacité exemplaire. Cette œuvre cinématographique réaliste de type reportage illustre le besoin essentiel et la pertinence d’avoir des associations de personnes qui ont été victimes de TCC partout à travers le Québec afin de faciliter l’épanouissement et favoriser l’inclusion sociale de ces gens dont le quotidien a été irrémédiablement perturbé après ce double choc émotif et physique.

Le Comité nord-côtier des accidentés de la route dont le mandat est d’améliorer la qualité de vie des personnes ayant subi un TCC a été fondé en 1998 par l’Association des handicapés adultes de la Côte-Nord. Sa mission est notamment de favoriser l’échange et la communication entre les membres, afin qu’ils se sentent moins seuls. Il favorise également l’intégration sociale et sensibilise la population, les proches, et les intervenants sur les réalités vécues par ses adhérents.

Pour en connaître davantage, consulter le site internet connexiontccqc.ca, ahacn.org et la page Facebook Comité nord-côtier des accidentés de la route.

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Publié le 10 juin, 2025, dans la publication : Numéro_11 Volume_43

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Publié sur le site le 10 juin 2025

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ArcelorMittal

Une entente de principe

par Éric Cyr

Une entente de principe en vue du renouvellement de la convention collective des travailleurs des cinq sections locales du Syndicat des Métallos d’ArcelorMittal sur la Côte-Nord a été conclue entre le comité de négociation et la compagnie minière, le 14 mai 2025.

Les quelque 2500 adhérents des unités syndicales locales 5778 (mines de fer de Mont-Wright et de Fire Lake à Fermont), 6869 (chemin de fer et le port à Port-Cartier), 7401 et 7401-FP Sud (employés de bureau de Port-Cartier et techniciens en protection des incendies), 7401 Nord et 7401-FP (employés de bureau de Fermont et force protectrice), et 8664 (usine de bouletage de Port-Cartier) ont été conviés à des assemblées délibérantes durant les jours suivants afin de se prononcer sur l’acceptation ou le rejet du contenu de cet accord de principe, une étape préliminaire à la signature d’un éventuel futur contrat de travail. Cette entente de principe n’a pas de valeur officielle jusqu’à ce que les syndiqués en aient pris connaissance et se soient prononcés sur sa teneur dans le cadre d’un suffrage, ce qui est était prévu pour le 22 mai.

« Les membres nous ont donné un rapport de force important avec les votes de grève quasi unanimes pris lors des assemblées officielles précédentes. Le comité de négociation estime être arrivé à obtenir une entente de principe à la hauteur du mandat donné par les membres. Ce sera maintenant à ceux-ci d’en évaluer le contenu et de se prononcer en assemblée générale », explique le représentant syndical des Métallos, Marc Tremblay.

ArcelorMittal Mines et Infrastructures Canada est pour sa part « heureuse d’annoncer qu’une entente de principe est survenue entre l’entreprise et les exécutifs des cinq sections locales du Syndicat des Métallos » en jugeant que « les objectifs des deux parties ont été atteints, reflétant un climat de collaboration et de respect mutuel » et que « cette entente pourra générer des retombées positives pour la Côte-Nord, notamment en favorisant la stabilité économique et le développement local. » ArcelorMittal se dit satisfaite de ces négociations qui permettent d’en arriver à une entente juste et équitable pour toutes les parties et dont la dernière phase s’est déroulée en présence d’un conciliateur nommé par le ministère du Travail.

La proposition patronale précédente qui ne répondait pas aux attentes des syndiqués avait été rejetée par ces derniers dans le cadre d’un vote dont la proportion oscillait entre 95 % et
99,8 % selon la section syndicale. Les membres se sont dotés du même souffle d’un mandat de grève à déclencher au moment jugé opportun.

Ni le syndicat, ni l’employeur n’ont souhaité commenter plus en détail le contenu de l’entente de principe avant que celle-ci ne soit entérinée par les syndiqués.

Au moment de mettre sous presse, le résultat du vote des syndiqués n’était pas encore connu.

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Publié le 27 mai, 2025, dans la publication : Numéro 10 Volume_43

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Publié sur le site le 27 mai 2025

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Sécurité civile

Une séance locale d’information

par Éric Cyr

Légende : Sur la photo, des partenaires ayant pris part à l’exercice après la rencontre.

Une séance publique d’information relative à la sécurité civile à laquelle le public a été convié a eu lieu à la salle Aurora à Fermont, le 30 avril 2025. L’objectif était de renseigner les citoyens sur les mesures d’urgence en vigueur en cas de catastrophes naturelles ou autres.

Dans un contexte où l’on constate l’occurrence de plus en plus fréquente d’événements climatiques comme des incendies de forêt et des fermetures de route, plusieurs sujets ont été abordés par les nombreux intervenants de différentes organisations qui travaillent de concert dans le domaine de la gestion de crise afin de coordonner de façon efficace les ressources à déployer sur le territoire pour prévenir les sinistres et se préparer à affronter des urgences de toute nature. L’Organisation municipale de sécurité civile (OMSC), le ministère de la Sécurité publique (MSP), la Sûreté du Québec, la Société de protection des forêts contre le feu (Sopfeu), le Centre intégré de santé et de services sociaux (CISSS) et les responsables de différents paliers municipaux (ambulanciers, Service de sécurité incendie) et de l’industrie minière étaient sur place afin d’exposer et d’expliquer leurs rôles respectifs.

La loi 50 sur la sécurité civile visant à favoriser la résilience aux sinistres, qui a été adoptée le 28 mai 2024, a été présentée durant la rencontre à la quarantaine de participants attentifs aux explications des diverses missions des partenaires dont les porte-parole ont présenté les mécanismes de coordination ainsi que leurs mandats respectifs incluant les plans d’intervention et les modalités d’évacuation en insistant sur l’importance d’une communication claire et efficace auprès de la population et des partenaires ainsi que la préparation préalable à toute éventuelle urgence. Les mesures relatives à l’atténuation des risques et les modalités d’intervention ciblées sur le terrain, incluant l’approvisionnement en denrées alimentaires, en carburant et le transport, ont entre autres été détaillées.

Les citoyens ont pour leur part la responsabilité de préparer un plan d’urgence et être prêts afin de leur permettre de faire face aux imprévus surtout si ceux-ci ont des besoins particuliers. Des outils essentiels sont fortement recommandés comme une trousse de premiers soins avec le nécessaire de matériel de survie incluant de la nourriture, de l’eau, et des médicaments leur permettant de subsister pendant au moins 72 heures (trois jours) idéalement avec un ouvre-boîte, un briquet ou des allumettes, des chandelles pour eux, mais aussi pour leurs animaux de compagnie.

Le centre d’accueil, de recensement et d’attribution d’hébergement pour les sinistrés qui a été choisi pour Fermont est la salle Aurora. Le centre de coordination des mesures d’urgence est situé au deuxième étage de la caserne 12. Les informations quotidiennes transmises à la population à heure fixe seront notamment accessibles en syntonisant la radio CFMF 103,1 et sur la page Facebook Ville de Fermont. Des sessions de travail subséquentes rassemblant les différents coordonnateurs se tiendront à une date ultérieure.

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Publié le 13 mai, 2025, dans la publication : Numéro_9 Volume_43

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  • Organisation municipale de sécurité civile
  • Plan d’urgence
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  • Société de protection des forêts contre le feu
  • Sopfeu
  • Sûreté du Québec

Publié sur le site le 13 mai 2025

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Presse écrite

Le Trait d’union du Nord finaliste dans sept catégories

par Journal TDN

Le bimensuel Le Trait d’union du Nord a été finaliste dans sept catégories dans le cadre des prix de l’Association des médias écrits communautaires du Québec (AMECQ) qui s’est tenu en parallèle du congrès annuel du regroupement à l’hôtel Le Georgesville à Saint-Georges de Beauce, du 2 au 4 mai 2025.

Le rédacteur en chef et journaliste, Éric Cyr, a été en lice pour une distinction dans les catégories « reportage » pour l’article « Feux de forêt. Du jamais vu dans la région », « entrevue-portrait » pour le texte « Illustratrice-jeunesse. Une passion qui perdure », « critique » pour « De l’humour à saveur exceptionnelle » et « opinion » pour le texte « Le ventre creux, un phénomène de plus en plus répandu ». Le membre du conseil d’administration (CA) et chroniqueur, Marc Labelle, a pour sa part été finaliste dans les catégories « texte d’humeur » pour sa chronique « La Brute » et « journaux à petit tirage » pour « Cuisiner du woke ». Le caricaturiste, Gilles ‘Letour’ Létourneau, était aussi en nomination pour le prix « Robert-Gagnon » qui honore le bénévole de l’année.

La présidente du CA de la publication, Louise Vachon, qui s’est déplacée pour aller représenter Le Trait d’union du Nord sur place a malheureusement dû se résigner à repartir les mains vides. « C’est décevant de ne pas avoir reçu de reconnaissance cette année, cependant le journal a obtenu plus d’une distinction au cours de ses 42 années d’existence notamment le prix du média écrit communautaire de l’année durant deux années consécutives, en 2012 et 2013, en plus d’avoir récolté de nombreux prix par le passé pour son contenu médiatique tant pour les professionnels que pour les bénévoles qui se sont investis à assurer sa qualité », confie cette dernière. Le vice-président, Guy Simard, abonde dans le même sens. « C’est un journal qui publie du contenu d’information de qualité et qui véhicule des nouvelles importantes et nécessaires pour la communauté, ce qui contribue à stimuler son dynamisme et à façonner son orientation. Ce n’est que partie remise. »

Une pensée va aux médias de presse écrite communautaire québécois abandonnés et ignorés par les gouvernements qui ont dû se résigner à cesser leurs activités. En 2024 seulement, cinq journaux québécois membres de l’association, dont le thème très pertinent du congrès cette année était « Gouvernance et survivance », ont mis la clé sous la porte pour diverses raisons notamment la chute de revenus publicitaires et le manque de relève.

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Publié le 13 mai, 2025, dans la publication : Numéro_9 Volume_43

  • AMECQ
  • Association des médias écrits communautaires du Québec
  • Congrès
  • Fermont
  • Gala reconnaissance
  • Journal local
  • Journaux communautaires
  • Le Trait d'union du Nord
  • Média écrit
  • Nominations
  • Presse écrite
  • Prix reconnaissance

Publié sur le site le 13 mai 2025

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In vino veritas

Oser goûter les affaires

par Éric Cyr

La conférencière, entrepreneure et sommelière québécoise de renommée internationale Jessica Harnois a présenté sa conférence « Oser goûter les affaires » dans le cadre de l’événement « Soirée Vegas » organisé par la Chambre de commerce de Fermont suivie d’une dégustation de vins en compagnie de sa collègue Coritha Pierre au bar La belle bêtise à Fermont, le 10 avril 2025.

Détentrice d’un baccalauréat en communication à l’Université du Québec à Montréal (UQAM) et d’un EMBA (administration des affaires), Jessica Harnois qui a voyagé un peu partout sur la planète adore les animaux et s’investit dans une fondation pour aider les éléphants au Sri Lanka. Dès son plus jeune âge, elle a souffert d’otites à répétition qui ont affaibli son audition. L’ouïe étant moins prononcée, elle a commencé à aiguiser d’autres sens comme l’odorat et le goût, les outils les plus importants en sommellerie. À 14 ans, elle tombe follement amoureuse du vin et comme sa mère évolue dans le domaine de la mode, l’autodidacte a été exposée à l’univers du vin lors des défilés de mode, ce qui la propulse vers sa future carrière dans le monde vinicole. Elle a travaillé aux quatre coins du globe dans de prestigieux restaurants comme au Toqué! à Montréal, au Tetsuya’s à Sydney en Australie et au Charlie Trotter’s à Chicago aux États-Unis où elle devient par la suite acheteuse de vins de prestige de la Société des alcools du Québec (SAQ) et présidente de l’Association canadienne des sommeliers professionnels (ACSP). Polyvalente, elle a publié dix livres à ce jour. L’entrepreneure qui a remporté le prix Femme d’affaires du Québec 2019 dans la catégorie petite entreprise décerné par le Réseau des femmes d’affaires du Québec et créatrice de la populaire gamme de vins Bù vendue à plusieurs millions de bouteilles confie : « J’ai besoin de nature. Ma vie est un feu roulant. J’ai deux vitesses, zéro ou turbo !  Je ne mise pas sur mes défauts. L’union fait la force et la vraie richesse c’est l’amour, les amis, la vie qui est précieuse. Le temps est relatif. Si tu n’aimes pas ce que tu fais, c’est long. Pour moi, le vin est magique et constitue un prétexte pour rencontrer l’humain. »

Celle qui se surnomme à la blague ‘Jessico le volcano’ car elle a parfois un tempérament explosif détient aussi un diplôme en mixologie à l’Institut de tourisme et d’hôtellerie du Québec (ITHQ). Elle explique qu’il faut s’adapter aux changements et savoir foncer. Ayant le goût d’apprendre, elle a commencé comme plongeuse dans un restaurant et a gravi les échelons pour devenir cuisinière puis cheffe. Plus tard, au restaurant de renom Le Toqué! dans la métropole québécoise, elle a l’occasion de rencontrer les plus grands chefs mondiaux du moment. « L’excellence et l’expertise font la différence, mais ça vient avec beaucoup de responsabilités. Le danger c’est de se croire invincible ou irremplaçable. En Égypte, ils disent que le véritable cerveau c’est le cœur. La vie est un jeu dans lequel on ne peut pas toujours gagner. La peur c’est l’inverse de l’amour. C’est la nature des relations qui compte et l’on est récompensés quand on trouve une pépite d’or », explique cette dernière qui considère que le secret du succès est la persévérance et de savoir bien s’entourer. Elle a rebaptisé le syndrome de l’imposteur syndrome de l’excellence lors de son séjour en Australie où elle devient sommelière au fameux Tetsuya’s avant de se diriger ensuite vers le Charlie Trotter’s au pays de l’oncle Sam, deux établissements classés parmi les meilleurs au monde. « J’ai adoré serrer les kangourous contre moi. À l’époque, je n’avais pas de diplôme en sommellerie, mais j’avais les capacités. J’ai dit la vérité et j’ai été choisie. À 27 ans, je suis devenue acheteure en chef de la SAQ, le plus important acheteur de vins dans le monde. J’ai appris l’anglais avec un excellent professeur, Bart Simpson, de l’émission de télévision homonyme. Mon truc c’était de faire boire les fournisseurs pour obtenir de bons prix », dit en riant celle qui souffre de dyscalculie (dyslexie des chiffres).

« L’important c’est ce qu’on fait de notre vie. Il faut apprendre à se connaître. On a le pouvoir de choisir selon nos valeurs. L’énergie c’est ce qui nous propulse. Une banque d’énergie ça se régénère, mais il y a une limite. Il faut gérer nos émotions et ne pas les laisser prendre le dessus. Le but du jeu de la vie c’est de s’amuser. C’est comme un manège et ce peu importe si la balançoire est un peu croche », conclut Mme Harnois qui insiste sur la connexion entre le cœur qui est le métronome et la tête ainsi que sur la nécessité d’être bienveillant avec son corps afin de cultiver la santé.

Quelques titres de livres de Jessica Harnois : Santé, boire et manger : l’alimentation en transdisciplinarité selon les perceptions et Tête, cœur, corps : cultiver l’équilibre, la clé du succès. Pour en connaître davantage, consulter le site internet jessicaharnois.com et la page Facebook Jessica Harnois.

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Publié le 29 avril, 2025, dans la publication : Numéro_8 Volume_43

  • Bar La belle bêtise
  • Chambre de commerce de Fermont
  • Conférencières
  • Coritha Pierre
  • Dégustation de vins
  • Entrepreneure
  • Fermont
  • Gamme de vins Bù
  • Jessica Harnois
  • Prix Femme d’affaires du Québec 2019
  • Réseau des femmes d’affaires du Québec
  • SAQ
  • Soirée Vegas
  • Sommelière

Publié sur le site le 29 avril 2025

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Cancer Fermont

Une petite fille au grand cœur

par Éric Cyr

Légende : Sur la photo, Sloan et sa mère avec le petit Zorro lors de leur passage au bureau du journal.

Une fillette de quatrième année du primaire de l’école des Découvertes, Sloan Pelletier, est inscrite au défi « Joan se paie ta tête » qui aura lieu à la loge des Moose le 2 mai 2025, afin d’amasser des fonds pour l’œuvre de bienfaisance Cancer Fermont. Son objectif est de récolter 2000 $ pour aider l’organisme caritatif qui vient en aide aux Fermontois atteints du cancer et elle compte bien l’atteindre.

La participante de dix ans qui a quatre frères cadets est l’une des plus jeunes à prendre part à l’événement annuel depuis le début de cette campagne de financement. Très émotive, elle s’est sentie spontanément interpellée par la mission de l’organisation et a décidé de s’investir personnellement. « Je trouvais ça plate que les traitements contre le cancer fassent en sorte que des gens perdent leurs cheveux et je voulais aider à ma façon. J’aime prendre soin des autres. Mes camarades de classe et mes amis savent que je vais participer et m’encouragent », confie celle qui fait aussi le don de ses cheveux pour confectionner des perruques dans le cadre du programme d’alternatives capillaires de Leucan.

« Ça fait longtemps que j’y pense. Mamie, la mère à maman a eu le cancer et aussi des gens de mon entourage. Je suis stressée, mais j’ai hâte. C’est pour une bonne cause. J’aime ma famille et je pense fort à eux », explique celle qui adore apprendre de nouvelles connaissances à l’école et dont le passe-temps favori est de s’adonner au dessin. Elle a de plus organisé en parallèle un déjeuner communautaire à la loge des Moose pour amasser de l’argent pour ce défi.

Altruiste de nature

La mère de la plus jeune participante cette année, Myriam Plamondon, est fière de sa fille aînée : « Sloan a toujours été de nature très généreuse. Elle veut toujours aider et pense constamment aux autres et même la plupart du temps avant de penser à elle. Son geste nous épate, mais ne nous surprend pas. Nous sommes très fiers d’elle et nous appuyons totalement sa démarche qui témoigne de sa grandeur d’âme et de sa sensibilité hors du commun. »

Sloan remercie ceux qui ont déjà contribué et ceux qui vont le faire. Vous pouvez l’encourager sur place lors de l’activité ou par le biais de la plateforme de financement participatif gofundme en tapant les mots clés de la cagnotte en ligne : encouragez-sloan-pour-le-defi-tete-rasee.

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Publié le 29 avril, 2025, dans la publication : Numéro_8 Volume_43

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Publié sur le site le 29 avril 2025

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MDJ Alpha

Voyage jusqu’au bout de la route

par Éric Cyr

Légende : Sur la photo, de jeunes Fermontois et leurs accompagnatrices prennent une pause et la pose au bout de la route 138. Source photo : MDJ Alpha.

La Maison des jeunes (MDJ) Alpha de Fermont a organisé un voyage de découverte de la Côte-Nord pour une douzaine d’adolescents de 12 à 17 ans qui fréquentent cette institution vouée à la jeunesse locale du 28 février au 7 mars dernier durant la semaine de relâche scolaire.

Les participants accompagnés de deux animatrices ont pris l’avion à l’aéroport régional de Wabush au Labrador et ont atterri à Sept-Îles, point de départ de cette excursion. Les organisatrices de ce périple nord-côtier ont loué deux véhicules automobiles Jeep J8 afin d’assurer le déplacement routier vers les multiples destinations prévues au programme et à bord desquels elles communiquaient à l’aide de radios bidirectionnelles walkie-talkie. Ils se sont d’abord dirigés vers Baie-Comeau puis ont effectué plusieurs escales en direction de Kegaska en Basse-Côte-Nord où s’achève la route 138 en cul-de-sac. Des visites et des activités se sont déroulées quotidiennement dans des maisons de jeunes le long du parcours notamment à Baie-Comeau, Port-Cartier, Sept-Îles, Havre-Saint-Pierre et Natashquan. Les ados ont pu notamment faire de la glissade, de la planche à neige ou du ski alpin au mont Ti-Basse (Baie-Comeau) et à la station Gallix (Sept-Îles) et déguster de la tire d’érable à Natashquan.

Expérience enrichissante

Selon l’animatrice responsable de la MDJ Alpha, Marie-Ève Arsenault, qui a accompagné l’expédition, la belle température était au rendez-vous et ce fut une excellente expérience pour la relève fermontoise et les maisons de jeunes des différentes localités ont réservé un accueil chaleureux aux voyageurs : « La plupart des maisons de jeunes nous offraient le dîner. Tous semblaient heureux de notre présence ce qui a donné lieu à de beaux échanges, ce qui a permis aux jeunes de réaliser qu’ils sont choyés et que nous disposons de beaucoup de moyens comparativement à d’autres qui manquent souvent cruellement de financement. »

L’animatrice jeunesse, Fany Dionne, qui a également pris part au déplacement, confie :

« Une telle randonnée sur le terrain, ça ramène les jeunes à l’essentiel. Cette activité leur a permis d’être des enfants dans le monde réel et de décrocher du virtuel. »

Pour en savoir plus sur les activités de la MDJ Alpha, consulter la page Facebook Maison Des Jeunes Alpha ou composer le 1 888 451-8092.

 

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Publié le 29 avril, 2025, dans la publication : Numéro_8 Volume_43

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Publié sur le site le 29 avril 2025

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